Partie la plus basse dans uno BassarWc
composition
vocale ou instrumentale; cello sur laquelle repose tout l'échafauda^o harmonique ot qui est le fondement mémo do l'harmonie iLulli fur le premier, en France, qui fit des bassks.
— Nom qu'on a donne pendant longtemps ot quo quelques-uns donnent, encore aujourd'hui, au violoncelle. (On dit encore parfois, on parlant do l'instrument: une bonne hassc, une basse ([ui a un joli son.) Copendatit, la dénomination do vio~ hmcellc prévaut généralement.
— Dans la musique militaire, Instrument do cuivre (saxhorn, hélîcon), etc., sur lequel 00 joue la partie de basse. V. saxhorn, uélicon.
— Basse de viole (en ital. viola di gamba). C'est l'instrument qui, avant l'invention du violoncelle, servait à faire la partie de basse dans la music^ue instrumentale. La basse Basse {saxhorn). do viole était montée de six cordes,
et quelquefois de sept. Après l'introduction du violoncelle dans les orchestres, la basse de viole fut encore employée pendant longtemps pour jouer des solos, puis elle disparut peu à peu et d'une façon définitive.
— Basse de hautbois. C'est le nom qu'on donnait autrefois, en France, au basson.
— Basse (voix de). C'est la plus grave et la plus puissante des voix d'homme et de toutes les voix. Son ctondue rationnelle comprend aumoinsdeux octaves, et voici ses deux notes extrêmes :
On l'écrit, comme toutes les parties do basse instrumentale, sur la clef do fa quatrième ligne. On donne généralement le uomAo basse-tail Le ii la voix de basse des chœurs, tandis que la voix de basse des solos prend celui de basse chantante (en ital. hasso eantante. Parfois on fait une distinction : on désigne la première basse sous le nom de basse noble (Basile, du Barbier de SèvUle), et la seconde sous celui de basse bouffe {MaLVÛioXo, du morne). On appelait jadis basse-contre et on appelle aujourd'hui basse profonde une certaine variété de la voix de basse plus grave encore que la basse chantante et ayant quelques notes do moins dans le haut
— Encycl. La bassp gouverne le système des modulations et caractérise lestonalités en obligeant les autres parties à lui obéir et à suivre ses évolutions. Il peut arriver que, dans une composition vocale, un chœur, par exemple il se trouve deux parties de basses distinctes; c'est alors la partie la plus profonde, la basse la plus basse, qui règle ainsi l'Iiarmonie et lui sert de conducteur et d'indicateur, Dans 1 orchestre, c'est généralement la contrebasse qui a la partie la plus grave de l'ensemble instrumental.
liasse chiffrée. C'est une partie de basse surmontée des clutlros indiquant Iharmouie, sur laquelle les organistes accompagnent le chant d'église. Très souvent, au xviii° s.,
Exemple de basse chiffrée.
la musique de chant n'était publiée qu'avec une partie do basse chitfrée, dont l'accompagnateur au clavecin devait réaliser l'harmonie séance tenante et à première vue.
/ïrtsseco«r(»«e. C'était une partie de basse instrumentale, chitfrée aussi pour indiquer l'harmonie à l'accompagnateur. On lui donnait ce nom de <■ basse continue u parce quelle ne s'interrompait pas tout le long dun morceau, comme le faisait la basse vocale, et pour la distiuo-uer aussi de certains récits de violoncelle. 11 fallait être excellent musicien pour accompagner ainsi ; aussi disait-on autrefois Enseigner la basse continue liotr d'ire Enseigner l'harmonie ou l'art de l'accompaonèmunt . ( Vieux. ^
La basse contrainte, rpie les iLiliensappelient i/iA-,so nstinatOf consistait en une lornuile de lia:.-sc .[ui se n-nùtail
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Exemple Je basse contrainte, ans changoment, tandis que, sur cette formule unique, u compositeur s'obligeait à changer constamment le chant, liarinonie ot la disposition des parties. C'est là, d'ailleurs :u point do vue de l'étude, un exercice excellent.
La busse fondamentale est un système harmonique ima- :iiié, au xvia» siècle, par Rameau, et qrii consistait i ii'cndre comme basse rationnelle la note l'ondameniale de lia<|ue accord, ce qui, selon lui, donnait la preuve de la l'Sulanti! do l'harmonie. C'était l'erreur d'un homme do rônio, mais cette erreur avait ses partisans enthousiastes uinnio ses adversaires acharnes, ot l'on peut dire do la lasso toadamentale qu'elle a fait couler des dots d'encre