‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 735 sur 828 · BAS KIS — BASSAC · texte numérisé non relu

BAS KIS — BASSAC

Chez les Byzantins, en Italie, dans le midi de la France, nartoutoù subsistaient des monumems grecs ou romains, cet an conserva assez longtemps les traditions des anciens maîtres. A dire vrai, les sarcophages chrétiens ne donnent pas une très haute idée de la manière dont la sculpture en bas-relief fut pratiquée vers les premiers temps du moyen ât'o. Toutefois, un e.'camen attentif permet de reconnaître parfois, sous l'enveloppe d'un travail grossier, des réminiscences heureuses du style antique. Les églises chrétiennes des premiers siècles étaient rarement ornées de sculptures ; mais l'an du bas-relief servait du moins à

travaillés : retables, tabernacles, calices, châsses, croix, encensoirs, lutrins, bancs d'œuvre, crédences, armoires, coifres, bahuts, armures, etc.

En Italie, l'art du bas-relief fut asservi, pendant la plus grande partie du moyen âge, aux formes monotones et étriquées de la sculpture byzantine : mais les procédés suracnés, les vieilles routine's firent ensuite place à l'étude do l'antique et à l'observation de la nature. Il semble que les maîtres de la Renaissance se soient efforcés de produire dans leurs bas-reliefs l'illusion de la peinture ; ils adoptèrent un style plus large, plus énergique, sans renon-

BaSS OU BaSS-ROGK, îlot de l'archipel Brilaaniqup, sur la côte S.-E. d"Ecosse, dans le golfe de Forth, comio d'Haddington. Cet îlot fut jadis la forteresse d'une fannUo nommée Lauder, qui, en 1671, vendit le château à Charles II. Transformé en fort royal, ce château devint une prison d'Etat, où furent enfermés les principaux covenao taires. A la révolution de 1688, la garnison se déclara en faveur de Jacques II ; il fallut bloquer l'île pour la contraindre à capituler, et ce fut la dernière place forte quv résista à Guillaume III, Ce rocher appartient, aujourd'hui, à la famille Hamilton-Dalrymple,

Bas-reliefs : 1. Egyptp : Sèti I.r (Abydos). - S. Perse : La fris de la colonne Trajane. — 6. Francs : Jean Goujon, la Mise au lombi — 9. Italie : Donalcllo, Chaire de Prato. — 10- France : Carpeaux, le Ti

s lions (SiiseV — 3. Assyrie : Chasse d'Assur-bani-pal (mus^e Britannique). — 4- Grèce : Frise du Parthénon. — 5. Rome : Fragment Louvre). — 7. Italie : Ghiberti, Sacrifice d' A braham (Baptistère de Florence). — 8. Italie : Niccolo Pisano. Chaire du bajttistére de Pise. i^he de Flore (haut relief, Pavillon de Flore, Paris). — 11. Italie : Luca délia Robbia, Jeunes Chanteurs (Florence). — 12- France :

Le Lorrain, les Chevaux d'Ajiollon (haut relief, Hôtel de Tlraprii

représenter les mystères do la religion nouvelle sur les autels, les cuves 'baptismales, les croix, les calices, les châsses des saints martyrs. A aucune époque il n'y eut un plus grand nombre d'artistes occupés à ciseler les métaux. L'ornementation sculpturale commença à se montrer au XI» siècle sur les chapiteaux des églises romanes, et surtout aux baies du grand portail et à la façade. Au xn'' s., les artistes, placés sous 1 inspiration gréco-bvzantine, donnèrent libre carrière à leur imagination; fes fleurs, les rinceaux et autres ornements furent mieux fouillés, plus élégamment dessines qu'aux époques précédentes de l'ère romane. Les bas-relicis représentant la figure humaine perdirent peu à pou la physionomie barbare qu'ils avaient eue jusqu alors. L'architecture ogivale conserva et r^' liora ce système do décoration : les 7naitres de pierre tiplièrent les bas-reliefs, non seulement sur les façades, mais encore dans l'intérieur des églises. La sculpture monumentale joue un grand rôle dans les magnifiques caihé drales élevées au xiii'. au xiv et au xv" siècle. L'art de sculpter en relief les métaux, l'ivoire, le bois, l'albâtre, produisit à la mémo époque une foule d'ouvrages finement

ror toutefois à flatter l'œil par la disposition pittoresque des figures et la dégradation savante des objets. Ce système fut singulièrement exagéré, au xvii* siècle, par l'Algarde et le Bernin, et aussi par les sculpteurs français, sous l'influence du peintre Lebrun. Même certames œuvres de Puget reflètent cette tendance fâcheuse à faire rivaliser la sculpture avec la peinture. Mais le retour au classicisme, tenté par le peintre David, rendit la sculpture à ses véritables procédés; et, à notre époque, le bas-relief a été traité par des sculpteurs comme Rude, David d'Angers, Carpeaux, etc., dans la manière large et grande qui convient ù. cet art.

BAS RIS n. m. Dernière bande de ris des voiles -.Mettez If^s huniers an uMi ris.

BasROUR ou BaSNOUR, ville de l'Inde anglaise (prov. de Madras', sur l'estuaire du fleuve côtier; 1.570 hab. Ancienne ville forte et place de commerce importante.

BASS ou BASSE (bdss) n. m. Nom anglais adopté par les pûcbours de nos côtes pour le bar commun ou loubine {labrax lujius). V. bab, et labras.

BasS (néTROiT de), détroit de l'Océanie (Australasic\ entre la terre de Van Diémen au S. et l'Australie au IS. Découvert par Bass en 1798.

Bass (George), explorateur et chirurgien de marino anglais de la fin du xvin« siècle, mort au début du xix'. 11 découvrit, en 1798, au S.-E. du continent, le détroit qui le sépare de l'ile de Van Diémen et qui, depuis lors, a porté le nom de détroit de Bass.

BASSA n. f. Nom d'une ancienne mesure de capacité usitée a Vérone et valant 4l. 522.

BasSA fGR.^ND-) ou BUCHANAN, ville de l'Africiue occidentale (Libéria)!, à l'embouchure du fleuve Saint-John. Principal centre commercial de l'Etat de Libéria.

BasSAC, autre nom du Mékong antérieur, l'un des bras maritimes du Mékong (Indo-ChincJ.

BasSAC, une des quatre circonscriptions administratives, la plus occidentale de la Cochinchine française, entre le Mékong antérieur, la mer de Chine et le ^olfe de Siam, la péninsule triangulaire terminée par la pointe Ca-

Nord, au lieu d'être

mau: 27.200 kilom. carr., ot pi-t'-s ilo 500.000 hab. Co pays plat ot m.irt'cagcux, que coupent do nombreuses riviôrcs ot les <-an:tux do Racli-Gîa et do Vinh-T6, a pour culture prini'ipali> lo riz.

BaS3>G (tkmple de), côlôbro temple grec, situé sur lo territoire de Phigalio, au S.-O. do l'Arcadie, pr6s do la frontière do Mess(^nie. (Co temple, consacrt^ à Apollon Epikourios. fut construit cntro 419 et -117, par Ictinos, larchitocto du Parthc'non. Il ditTèro, parson orientation, do tous les tompl es connus ;

car la porto principale fait faci

dirigée vers f'Orionl. La frise do la eella, dècuuvorto en 1818, so composait do vingt-trois bas-rcliofs en marbre, ronrôsontant la GueiTe des Centaures et des LapiUies, et colle des Grecs et des Amazones.)

BASSAGE n. m. Techn. En T. do tanneur, Opération qui

f)roduiL lo gonflomont du cuir, ii On la désigne aussi sous 0 nom do uim-:bation à la fdsék. V. co mot. Bassain ou Bassin. Gcogr. v. Basskin.

Bassam (Grand-), ch.-l. de la colonie de la Côte d'Ivoire, ot siè^o du gouvernement. La ville est bâtie à l'embouchure ao la Comoë, sur un banc do sable de 300 m. de largo environ, situé entre la mer et la laguno d'Ouladino. La population indigène, amalgame de races diverses, compte 2.r)00 âmes; la population européenne ^e compose de fonctionnaires coloniaux et des gérants des factoreries de commerce (5 françaises, 1 anglaise, l allemande). Grand-Bassara est un centre commercial très important, où l'on échange les armes, les étoffes, les spiritueux, la bimbeloterie contre la poudre d'or, l'huile do fialme, l'ivoire, et surtout les bois d'ébénisterie, particuièroment l'acajou. La ville a été reliée par une ligne télégraphique avec les villes du littoral de la Côte d'Ivoire jusqu'au Cavally.

lia nhjion de Grand-Bassam est très riche et produit la ]ilii|i;irt des végétaux de la flore tropicale ; mais la paresse drs liabitants les empêche de s'adonner à l'agriculture. L's riverains sont de très habiles bateliers, et c'est sur Juurs pirogues que l'on franchit la barre, en attendant la construction du wharf projeté. En arrière et au N. de Grand-Bassam s'étend do l'E. à l'O., sur une longueur do près de 20 kilomètres, la lagune du nirme nom, navigable aux bateaux à vapour de faible tirant d'eau, ce qui permet l'exploitation des forêts du littoral.

L histoire de la ville, fondée en 184.'î, so confond avec celle de la colonie; c'est au capitaine Bin^er, le premier gouverneur de la colonie, qu'elle doit son importance ac-

Bassan (les), surnom d'une famille de peintres italiens, dont le plus célèbre est Jacques Bassan (ou exactement Jacopo da Ponte), né et mort à Bassano (1510-1592). Elève do son père, Francesco da Ponte, il alla à Venise, où il subit l'intluenco de Titien, et peignit de grands tableaux religieux, avec des fonds de passage, à la manière des tableaux de genre. Il y introduisait volontiers des accessoires d'un ton local et d'une couleur très vive. Il peignit aussi des paysages et des animaux. Beaucoup de ses tableaux sont au musée de sa ville natale ; on eu voit aussi à Vienne, à Venise, au Louvre, à Madrid, à Dresde, à Munich. Lo Bassan est un réaliste qui, à la suite de Véronèse, a fait descendre la peinture religieuse d'un deg'rê do plus, en la transformant en pittoresques tableaux de mœurs. Hardi coloriste, du reste, tout lui est bon pour produire des effets de lumière agréablement fondue : paysans, bestiaux, saints et animaux. — Parmi ses quatre (ils et élèves, qui popula.isèrent et multiplièrent ses thèmes, Francksco Bassano (1519-1592) et Leandro Bassano (1558-1623) furent les plus remarquables. Tous deux so transportèrent à Venise; ils peignirent ensemble, dans l'église du Mout-Cassin, le tableau colossal du Miracle des cinq pains. De Francesco seul, à Bassano, on voit une belle Madone avec Pierre et Paul; quelques plafonds au palais des Doges, à Venise; d'autres œuvres à Vienne. Berlin, etc. De Léandre seul, qui fut aussi remarquable dans le portrait, des tableaux religieux à Madrid, à Munich, etc. ; dos portraits à Dresde, et surtout, à Bassano, une Mise au tombeau d'un beau dessin ec dun riche coloris.

— Les deux autres fils du Bassan, Giambattista et Giro- LAMO da Ponte, nés à Bassano, le premier en 1553, le deuxième en 15Q0, lurent surtout des copistes de leur père ou do leurs frères. Girolamo fJérùmej eut pourtant quelque rOputaiion. Il mourut en 1G22.

Bassani (Giovan Battista), compositeur et excellent violoniste Italien, né à Padouo vers 1657, mort à Ferrarc en 1710, fut élève du P. Castrovillari. Membre de la célèbre académie des philbarmoni(|ues de Bologne, il fui maître de chapelle de la cathédrale de cette ville, et ensuite de celle de Ferrare. Il a laissé des opéras et des compositions rfli^imises et instrumentales; notamment : /'«/am/(f ( iiisi); A inorosa predadi Paride (IGSA); Alarico (10S51; Ginevra (1690); H Conte di BacheviUe (1G9G); la Murtc dclum (169G) ; un De profundis à huit voix ; etc.

Bassano, ville d'Italie (Vénétie), sur la Brenta ; li.500 hab. Briqueteries, tuileries, soieries, tanneries, fabricatiou de meubles, etc. On y voit encore lo vieux château fort construit par le tyran Ezzelin de Romano. Le 6 septembre 1796, défaite de's Autrichiens commandés par le général Wurmscr. battu â Roveredo par Augoreau ot Masséna. En ISOD, Napoléûn érigea la ville ot le territoire de Bassano en durlié. en faveur du ministre Maret.

— Lo district compte ôO.r.oo hab.

Bassano ,duc de), v. Maket {Hugues).

Bassano (marquis de). V. Santa-Cruz.

BASSARIDE 11 BASSARIS v ^ n. m. Genre de mammifères .anii\ ..i . , ■.;i; ''■■ •':■■■■ \ i\rridcs, renfermant une seule esp, ■,■(-■ .i i Vu,, m ; ,,■ .rMjalc, ([ui fait le passage culro les musieliUs et le^ i ivettes. Le bassaris astuta ou

et chasso la nuit; on l'apprivoiso facilement.

BA3SARI- QUES n. I". pi.

Hist. anc. V.

Iil0NYS1A(30i;S .

BASSAT(6asa) ti. m. Sarrau de l'ardoisior, matelassé dans lo dos.

BASSE n. f.

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