BASSIN — BASSOUTOS
revanche, les cétacés n'ont pour bassin que deux petits os oblongs suspendus dans les chairs et qui correspondent aux liions (dauphins) ; parfois, un troisième os, en forme do croissant, s'articule avec les liions et représente soit le pubis, soit l'ischion (baleines). Ce qui varie surtout chez les mammifères, c'est la forme du bassin. Habituellement, il se rétrécit et s allonge démesurément ; à tel point que la hauteur l'emporte sur la largeur. Néanmoins, les singes anthropoïdes, les pachydermes et quelques ruminants, nous montrent un bassin plus développé en largeur qu'en hauteur. Chez les chauves-souris, et parfois chez les paresseux, les pangolins et les fourmiliers, les tubérosités de l'ischion se soudent au sacrum.
Chez les oiseaux adultes, les os du bassin se soudent avec les vertèbres des lombes et le sacrum, de façon à ne constituer qu'une pièce unique; mais, dans le jeune âge, les parties sont distinctes, comme chez les mammifères. Les pubis, qui ont la forme d'un stylet, ne se soudent pas entre eux, tandis que les ischions viennent par un proloneeraent se réunir à une apophyse de i'ilion.
Chez les reptiles, le bassin varie à l'infini. Parfois, on reconnaît les trois parties qui constituent essentiellement le bassin dos mammifères et des oiseaux {tortues, crocodiles, sauriens), mais ces os changent tellement de formes qu'il est souvent difficile de les" reconnaître à première vue. Chez les ophidiens, le bassin est représenté soit par des petits arcs osseux fixés aux vertèbres sacrées, soit par de petits os contenus dans les chairs et indépendants de la colonne vertébrale. Les batraciens ont des ilions allongés le long des vertèbres et une autre pièce solide qui correspond aux pubis et aux ischions soudés ensemble.
Les poissons n'ont pas de bassin, car il est difficile de considérer comme tels les petits arcs osseux, ou plutôt les apophyses qui se trouvent sur les vertèbres situées à la terminaison de l'abdomen.
Bassin, nom que l'on donne quelquefois aux deux grandes étoiles de la constellation de la Balance.
BASSXNAGE [ba-sî) a. m. Action de bassiner une plaio.
— Dr. coût. Droit qu'avait 'un seigneur de nrélcver un plein bassin de grains sur la vente d une récolte.
— Hortic. Léger arrosage aux semis et aux jeunes plantes.
— Tcchn. Opération du pétrissage, consistant ù incorporer dans la pâte de l'eau et du sel.
BASSINAT {ba-si-na — rad. bassin) n. m. Soie de rebut provenant dos déchets, ti On dit aussi bassinkt.
BASSINE (ba-sin' — rad. bas de forme circulaire, servant à divers usages domestiques : Bas- Bassine à con/îiures, etc.
— Chim. Vaso employé pour chaulfer ou évaporer les liquides.
— Typogr. Réservoir consistant en une caisse rectangulaire de chêne, doublée intérioureinont bai en plomb et qui do sert pourletn-m- ""^^ page du papier.
BASSINÉE {ba-si) n. f. Techn. Eau que contient un bassin.
— Constr. Chaux employée en une fois pour la confection du mortier.
BASSlNEMENT(6a-5y) n. m. Action do bassiner : Le bas- STNEMiiNT d'un Ut. {Peu usité.)
BASSINER {ba-si) V. a. Chauffer avec une bassinoire : Bassiner ((» ^(7.
— En parlant d'une plaie ou d'un organe malade. L'humecter : BASsiNiiR SCS yeux avec de l'eau froide.
— Pop. Ennuyer, assourdir, fatiguer par des bavardages, des questions oiseuses ou indiscrètes.
— Hortic. Arroser légèrement : Il convioit de ba&si^er les plantes nouvellement transplantées. (On bassine principalement les cultures sur couches ou sous cliâssis, les légumes, les fiours, les arbustes nouvellement transplantés, pour les aider à prendre racine. Pendant le printemps, cet arrosage doit se faire le matin, avant que le soleil ait pris do la force, et on été, le soir.)
— Techn. Oassincr la pâte, Lui ajouter un bassin d'eau, lorsQu'elle est trop ferme, n Jeter avec la main de l'eau sur 1 osier, afin do le rendre moins cassant, au moment do l'employer, ii Broyor en poudre impalpable les couleurs dans une bassine.
Se bassiner, v. pr. S'humecter un organe malade ou une plaio : Si; bassiner hs yeux.
BASSINET ou BAGINET {Im-si-nt)) n. m. Petit bassin ; cuvette. Il Fig. : Cracher au bassinet, Donner de l'argent ù contre-cœur.
— Casque en usage durant tout le xiV siècle.:; Par ext.. ce mot s'appliquait à l'homme do guerre armé de toutes pièces ciui était coifl'é du bassinet : 6'«e troupe de quatre à cinq cents bassinets.
— - Anat. Poche à peu près ovale, situé dans le fond de la scissure du rein, dans laquelle s'ouvre l'uretère.
— Bot. Nom vulgaire de plusieurs espèces de renoncules, et en particulier de la renoncule acre, appelée encore bouton d'or.
— Hydraul. Endroit voûté pour mesurer et distribuer i'cau que fournit une source.
— Techn. Bassin où l'on fabriauc lo sel. Il Sorte de bobèche adhérente à la partie supérieure d'un chandelier.
Il Petit réservoir do cuivre, qui faisait partie de la platine à serpentin, de la platine à roue et do la platine à pierre rtans les armes à feu et où l'on plaçait la poudre d'amorce.
\) Bassinet de sùrctc , Donii-cyliudro disposé do façon à recouvrira volonté toute l'amorce, pour empêcher Te-xplo-
e; E, bassiue à c
Petit bassinet
sion, dans le cas où lo chien du fusil viendrait à s'abattro accidentellement.
— Encycl: Dès le xiii* siècle, et même plus anciennement, on entendait par bassinet une calotte de fer unie au camail de mailles et qui se portait sous le heaume ; plus tard, ce petit bassinet subsiste sous le grand bassinet à visière : porté seul, il est une coififure de piéton. Au xiV siècle, le grand bassinet est formé d'un timbre en coupole pointue descendant sur la nuque et portant sur ses bords de petits tubes, vervelles ou vertevelles, après quoi s'attachait le camail de mailles ; une visière mobile, conique, percée de trous, défendait le visage ; et souvent un grand gorgerin cylindrique d'acier battu complétait l'armement des mâchoires et du cou. Vers 13S0, les bassinets portent une visière némisphérique criblée do petits trous. Ils disparaissent vers 1410 et sont remplacés par les bicoquets et les salades. Au commencement du xiv" siècle, on entendait par bassinet ù bretêche un petit bassinet uni au camail et portant un nasal mobile tenant à celui-ci et se rattachant à volonté au timbre par un bouton tournant.
BASSINOIRE {ba-si) n. f. Bassin couvert, ordinairement en cuivre, muni d'un manche, et qu'on remplit de braise pour le passer entre les draps d'un lit afin do les chauffer.
— Pop. Grosse montre, il Quelqu'un ou quelque chose qui obsède, qui ennuie ; Voilà vingt fois qu'il me demande la même chose; c'est une véritable bassinoire !
BASSINOT {ba-si-no) n. m. Techn. Petit bassin placé au ibnd d'un vase pour laisser reposer un liquide.
— Mus. Basse de hautbois.
Baquet du distilla-
Bassioun, village d'Egypte ( Basse - Egypte [prov. de Gbarbieh]), clî.-l. de district, sur U' canal Salamoniéh ; 6.000 hab.
bassiste {ba-sist') n. m. Artiste qui joue de U du violoncelle. iiOn dit aussi basse,
U li\SMLR Bassinoire
Bassol (Jean) ou Bassolis (Joannes), *''^^"*' ^'^'
( ossais, mort en J3-17 . II vint en France et entra
ire des minoriies II avait une telle réputation de
que Scot disait quelquefois : « Si Jean Bassol
1 écoutait je me contenterais de cet auditoire, u On a de
' onunentai'ia seu lecturœ in quatuor liby'os sententiaruyn
s, 151"), et Miscellanea philosophica et medica.
Bassompierre. La famille de Bassompierre était l'une des plus anciennes de l'empire d'Allemagne ; elle était branche cadette de la maison de Clèves. Les seigneurs de Bassompierre servirent d'abord les ducs de Bourgogne, puis les ducs de Lorraine. Ils figurent dans les guerres de Charles-Quint contre la France.
Christophe de Bassompierre, né en 1547, mort à Nancy en 1596, fut placé en qualité de page auprès du jeune duc d'Orléans, qui devint roi sous le nom de « Charles IX w . Le duc le prit en affection et le garda auprès do lui jusqu'en 1564. A cette date, Christophe accompagna Henri de Guise, qui allait en Hongrie combattre les Turcs. Il y resta deux ans, et fut rappelé par Charles IX, qui le nomma colonel d'un régiment de reitres. Après l'assassinat du duc de Guise à Blois, il se sépara de Henri III ; il lutta aussi contre Henri IV. Blessé à Ivry en 15ii0, il se retira en Lorraine. La conversion de Henri IV le rapprocha de la France.
François de Bassompierre naquit au château d'Haroué en Lorraine en
1579, 'et mourut à Pro- y^ -* ^^^^^^î\
vins en 1646. Sa mère ,/ --// , '' :--^
(nièce du maréchal de f f^li'^ "^*
Brissac) le présenta à '*' ' '
la cour en 1598. Hen- ' '
ri IV lui fit un accueil bienveillant et le décida à rester à son service.
A peinoarrivéà lacour, /
Bassompierre commen- /
ça une vie d'aventures ^ ^
galantes, à laquelle la / - * . campagne de Savoie, / ^
en 1600, et celle de II ou- ,''"' grie contre les Turcs, en 1003, firent une cour- i ■"♦ /
te diversion. Malgré la , .
conduite frivole de Bas- ^ '
sompiorre, le connétable de Montmorency lui offrit sa fille en mariage. Le mariage allait s'accomplir, quand le roi intervint. Epris de M"* do Montmorency, il pria Bassompierre de renoncer à cette union. Il obtint sou désistement.
Après l'assassinat do Henri IV, au milieu des intrigues et des troubles qui agitèrent si longtemps le royaume, Bassompierre resta toujours fidèle à la cause royale. Il lut récompensé de sa fidélité par la charge de colonelgénéral des Suisses (1614). de grand maître de l'artillerie i 1617), et, on 1619, par sa nomination au grade de chevalier des ordres. Nommé ambassadeur en Espagne, il négocia habilement le traité de Madrid (1621), qui réglait au profit do la France le différend relatif aux affaires de la Valteline et des Grisons. A son retour, il fut fait maréchal de Franco. En 1G25, il fut envoyé en Suisse comme ambassadeur pour contre-balancer les influences allemande et espagnole. Il passa en Angleterre, en 1626, pour nétrocior
Franco r
assista au siège de La Rochelle (1628), et aida Loui^; \ M T à forcer le pas de Suse (1629). En 1630, il fut de nou\ . . i ambassadeur en Suisse, où il fit une- levée de soliai- Impliqué dans le complot de la iournée des dupes, il mi enfermé à la Bastille en 1631 ; il y resta jusqu'à, la mort i de Richelieu. Délivré de sa prison en 1643, il ne reparut à 1 lacour que peu de temps avant la mort de Louis XIII. U ] reprit sa charge de colonel-général des Suisses, mais il ne ' jouit pas longtemps do ce retour ae fortune; il fut trouvé I mort dans son lit à Provins.
Pendant ses loisirs forcés de la Bastille, Bassompierre composa s&sMémoiresoMy -plntôt, \c Jouirai de sa rîc. C'est des sources importantes de l'histoire de cette époque.
nbassade;
cadémiques et de trai-
On a encore de lui tain nombre de Discoi tés, sur divers sujets.
BASSON {ba-son — ital. bassone, augment. de basse, basse) n. m. Instrument de musique à vont et à anche, qui forme dans l'orchestre la basse du quatuor des instruments de bois (flûte, hautbois, clarinette et basson).
— Basson quinte. Diminutif du basson, portant la même étendue, se jouant avec les mômes clefs, mais dont lediapason est plus élevé d'une quinte que celui du basson, ii Basson-contre ou Contrrbasson. Instrument à vent et à embouchure, qui donne l'octave inférieure du basson, li Basfi<<n russe. Instrument en bois, à dix trous, dont quat ri ■ munis de clefs, qui est usité dans certaines églises pour remplacci' l'ancien serpent.
— Jeu de basson, -Jeu d'anches qui, dans l'orgue, complète le hautbois et lui sert de basse. (Le jeu de basson comporte une étendue do deux octaves.)
— Encycl. Le basson est formé de quatre pièces de bois, percées de trous et garnies de clefs, qui s'adaptent les unes aux autres et que Basson. vient terminer un tube de cuivre en forme d'S,
appelé bocal, au bout duquel l'exécutant fixe son anche, anche double, comme celle du hautbois. Les Italiens ont donné au basson le nom de fai/olto, parce que, lorsque ses quatre pièces sont démontées, leur assemblage forme comme une sorte de fagot.
La partie de basson s'écrit normalement sur la cief de fa quatrième ligne, à laquelle on substitue, lorsqu'on le fait monter très haut, la clef d'ut quatrième ligne, comme pour le violoncelle. L'étendue de l'instrument comprend trois octaves et une tiuintc, à partir du si bémol en dessous des portées de la clef de fa-
BASSON (ba-son) ou BASSONISTE {ba-so-nisst') n. m. Artiste qui joue du basson.
BASSON {ba-son) n. m. Variété de foulque ou poule d'eau.
BassORA ou BaSRAH, ville de la Turquie d'Asie, sur le Chatt-el-Arab, à 100 kilom. du golfe Persique, ch.-l. de vilayet; 18.000 hab., surtout mahométans. Peu d'industrie : lainages; dattes renommées; dans les environs sont des salines. Le district de Bassora compte 300.000 hab. Quant à la prov. du mémo nom, une des trois divisions de l'ancien pacnalik ae Bagdad, elle possède environ 950.000 h.
— Encycl. Bassora, sur la route fluviale de Bagdad à la mer, a conservé une partie de son ancienne importance commerciale; elle exporte des laines, dattes, tapis et
iporte des cotonnades, soieries, denrées commerciales. ■ Fondée en 636 par les premiers khalifes, elle fut rebâ-
Eteodue du basson.
tieauxn"^
cle.
rétablissement des ecclésiastiques et des servi français auprès de la reine Henriette, fille de Henri IV. 11
BASSORIE {ba-so) n. f. Genre de solanacées, voisin du genre solayuim, renfermant des arbustes ou des arbrisseaux, ainsi c|ue des plantes herbacées do l'Amérique tropicale et de l'Inde.
BASSORINE {èa-so) n. f. Principe immédiat dont la gomme de Bassora est presque exclusivement composée, et que l'on rencontre aussi dans diverses espèces d'acacia.
— EhXYCL. La bassoj'ine est un corps solide, incolore, inodore, demi-transparent, insoluble dans l'eau, mais s'y gonflant beaucoup. La bassorine sèche ressemble à la gomme ordinaire, mais sa transparence est moins grande, et elle n'est point pulvérisable ; elle bleuit par la teinture d'iodo, et donne une solution limpide dans l'eau.
BASSORIQUE [ba-so) adj. Chim. Relatif à la bassorine.
BASSOTIN {ba-so) n. m. Cuve à indigo du teinturier.
BassONES, comm. du Gers, arrond. et à 18 kilom. do Miiamlr; '.»s6 hab. Sources chlorurée sodiques. Donjon ( ;iir'' du xiv siècle, reste d'un important château des an la-vé(iues d'Auch.
BASSOUIN iba-sou) n. m. Pêch. Corde fixée d'une part au halin ou aussière, et de l'autre à la ralingue d'un filet.
Bassouto, pays de l'Afrique australe, habité par les
BassouTOS ou Bakonis, groupe ethnique important i\o r.Vtriqite australe, dont les tribus sont établies vers les sources du fleuve Orange et de son affluent, le Caledon. Les principales tribus de ce groupe sont les Bassoutos proprement dits, les Bataous, les Bapoutis, les Makololos. les Makolokoués, les Makatlas, les Bamakakanas, les Matlapatlapas, les Batlous, les Bapéhs, lesBapos, les Bamosetlas, les Bamasélas ou Balakas. les Babiris, les Bapiris, les Bahoukengs, les Batlokouas, les Baakhahélas. Intimement apparentées aux Cafres, la plupart de ces tribus ont reconnu l'autorité d'un chef suprême, Moshesh, qui, de nomades, les rendit sédentaires.— ^« Bassouto (ou Bakoni'.
— Encycl. D'une taille moyenne, les Bassoutos ont les traits nigritiques. quoique leur teint soitd'un jaune brun. Intelligents et braves , ils comptent plus dune page brillante dans leur histoire ; mais ï\^ devenus oeaucoun moins belliqueux depuis que, eu l
Eassoutn,
, adj.) n. f. Terrain l)as ot
. ils ont imiiloré la protection du gouvornemont du Car>. Un grand nombre parlent et écrivent l'anylais ot lo hollandais. Cependant, ils ont consorvo leurs chefs, qui disposent do leur vie et do leurs bions. Ils sont restés atiaclu^s à la polygamie ot à leurs vieilles pratiques do sorcellerie, ils continuent à employer la sagaio et le grand bouclier en peau de bœuf, quoiqu'ils possèdent dos fiisils do fabrication anglaise. Très hospitaliers, ils rei;oivont bien les étrangers, et lo chef est tenu do nourrir tous ceux qui ont affaire à lui. En temps de guerre, la vie du guerrier qui se rond est épargnée : les femmes, les enfants, los messagers sont considérés comme inviolables. Los crimes, le meurtre surtout, sont sévèrement punis : la peine do mort est lo châtiment do l'assassinat.
BASSURE {Im-stn-' — rad. fiai humide, il .Num dérivant du mot liasse ot donné par les marins de la Manclie à (luelques d.iiigors dont lo plus connu est la Bassuro do Baas. (Dans ce dernier cas, on dit aussi dassu- BBTTlî [ha-sii].)
BASSUS {ha-siiss) n. m. Genre d'insectes hyménoptères téré- ba!..-.ua [-^v. 2 imoj.
brants entomophages, famillo
dos iclmeumonidés, renfermant des ichnoumons européens parasites; en général, des syrphus. Citons lo bassus elegatis (Kranco).
Bassus (Aufidius), historien romain. V. Aufidia. — C.Esit's Bassus, poète latin du i" siècle. Quintilien (X, 1 )
10 place inimédiatomont après Horace pour la poésie lyrique. Mallieurousement, il ne resto presque rien do lui. La VI" satire do Porso lui est adressée.— Saleius Bassus, poète latin du i" siècle. Quintilien (X, l) le range narmi los poètes ilu genre épique. Il lui reconnaît de la vénémence et de l'iniMi^iiiation ; mais, ajoute-t-il, la vieillesse mémo n'avait pu niûrirson talent. Juvéïial rappello?en»(« Saleius.
Bassus, hérétique gnostique du n' siècle. Il était disciple do Valentin. Comme l'hérésiarque Marcus, il faisait entrer la science des calculs et des nombres dans l'explication. Bassus, se fondant sur rette parole du Christ : Je suis l'alpha et l'onuUja, prétendait que l'alphabet grec renferme tous les mystères de la religion et on rend compte.
BaS5VILL£ (Nicolas-Jean Hugoo, dit de), né à Abboville en 1753, mort à Rome en 1793. Il prit le petit collet et, tout en vivant de l'enseignement qu'il donnait, s'adonna à la littérature. Il publia ôes Eléments de mythologie {ll&i), dos poésies intitulées : Mélanges erotiques et historiques publiés par un chapelain de Papkos. Dès 1789, il se lança ardemment dans lo mouvement révolutionnaire, et publia des Méinoi7'es sur la liévolulion de France {\1 90). Lebrun lo fit nommer secrétaire de légation à Naples (1792) ; dix jours après son arrivée, il demandait une légation. Envoyé en mission officieuse à Rome, il no réussit qu'à susciter une manifestation de la populace qui le massacra. L'opinion puliliiliio transforma ce tragique incident, qu'on représenta rMiiiino ordonné par lo gouvernement pontifical ; on fit de 'Cl intrigant, sans valeur ni conviction, un martyr de la lilMM-ié. Â la paix do Tolentino (1797), une indemnité de 300. une livres fut accordée par le pape à la famille Hugou. Dorat-Cubières a chanté la gloire de Bassville dans : la Mort de Bassville (sic) ou la Conjuration de Pie VI dévoilée,
Bassvilliana (la), poème italien de Monti ( 1793), inspiré à l'auteur par 'la mort tragique de son ami, le diplomate français Bassville. Monti, ardent royahste, suppose que Bassville se repent au moment d'expirer, et que Dieu lui pardonne ses égarements révolutionnaires, mais on lui imposant pour châtiment la vue des crimes de la Révolution ot leur punition. Ce poème est remarquable par la pureté du style, le coloris et la richesse de l'expression ; mais los imprécations contre la Révolution et les encyclopédistes, dont il est rempli, sont aujourd'hui bien passées de mode.
BAST intorj. V. baste.
Bast. Myth. Déesse à tête do chatte , adorée dans I la liasse Egypte, et qui personnifie la chaleur fécondante du soleil, riérodote l'appelle « Bubaste », du nom do la ville de Bubastis, où elle avait son temple.
Bast (Martin-Jean de), prêtre et antifluaire, né à Gand en 1753, mort en 1825.
11 prit une part active à la révolution brabançonne en 1780. De Bast ptait membre de l'institut dos Pays-Bas et de l'académie de Bruxelles. Ses principaux ouvrages sont : Recueil d'antiquités romaines et gauloises, trouvées dans la Flandre proprement dite (Gand, isoi), suivi do deux suppléments en 1809 et 1813; Bccherches historiques et littéraires sur les lainfiips celtique, gauloise et tarfes(/»e(1815-181G); l'Institution des communes dans la Belgique pendant les xn' et xm* siècles, otc.
Bast (Frédéric-Jacques), savant plulologuo et diplomate allemand, né en 1772 dans le duché do lIesse-Darnistadt,mort,en isii. 11 remplit des fonriious diplnniaiiqiies, puis ^ ,^,
devint çnns.Tvaieur .le la bihhothèque de Darni^i.i h un :, \,- . ,- savant, qui devint correspondant dorinsi, .1 . un opuscule très remarquable : Z,cN
liheralis. Parthéniwi et Aristé-
ainsi que des Dissertations pa-
leoi/raplm^ncs [ISll'i
Bast (Louis-Amédée dk), littérateur français, né à Paris en 1795, mort à Treil en 1892. D'abord officier, il se tourna, eu 1819, vers la littérature, ot publia un grand nombre d'articles, do nouvelles, do romans. Nous citerons de lui : le Afameluk de la grenouillère (1829); le Cabaret de Bampofieau ii^\2); la Galère de M. de Vivonne (1848); les Galeries du Palais de Justice (1851); Merveilles du génie de Vhomme, Récits historiques et insti'uctifs sur l'origine et l'état actuel des découvertes et inventions les plus célèbres [l^ô^]-, Contes à ma voisine (1^61), etc.
BASTAOAIRCS {basa — du gr. hantagê, \ irde et au soin iaux dans l'empire" byzantin. — Un BAHTAUAmB.
ïe) n.m.pl.
Officiers préposés à la garde"et au soin do^ bagages do»
Bastague.
ini]>i
BASTAOE {hans) ou B&TAGE (rad. haater, qui s'est dit
pour hâlcr) n. m. Dr. féod. Droit exigé par certains seigneurs sur le bât quo portait chaque bôto, chargée ou non, qui traversait sa seigneurie. Ce droit n'empêchait pas qu'il pût en ôtro du un autre pour la marchandise.
BASTAGUE {stagh') ou BASTAQUE [stak") n. f. Hauban ù. itaguc, en usage sur les lougres.
BA8TAIN {stin) n. m . Textile provenant des Indes.
BASTAINO [stin) n. m. Tcchn. Nom commercial donné à dos bois do sapin d'un équarrissago de 0'",05'i à 0'»,055 d'ép:iisseuret 0"',160 à O", 170 do largeur.
Il 'lu <iit aussi BAST1NG.
Bastak, ville do Perse f prov. do Lansran); environ 5.000 hab.
Bastan ou Baztan (val dk), ronun. d'Espagne (prov. de Navarre), dans la vallée du mémo nom où coule la Bidassoa. Cette vallée des Pyrénées renferme quatorze villages (dont Elizondo est le principal), peuplés par 8.500 hab. Sa principale richesse consiste on gros bétail ; cUo produit un peu de blé, du maïs, dos châtaignes et des fruits on abondance.
BASTANT {bass) n. m. Frayon de moulin, il On dit aussi