BASTIAN
BASTANT, ANTE {bass — rad. baster) adj. Suffisant pour, capatdo do : La majorité des suffrages est reconnue UASTANTK à l'achèvement de la loi. (Cnatoaubr.) [Vieux.]
BASTAQUE {stak') a. f. Mar. V. bastague.
Bastar, principauté de l'Inde anglaise (Gondvana [Inde centrale]), peuplée do 19G.000 hab.
BASTARD {sta7'') n. m. Métis do blanc ot do Hottentot.
BasTARD (Dominique de), jurisconsulte français, né à Toulouse en 1683, mort en 1777. Devenu doyon du parlement de cette ville, il rédigea avec talent de nenibreux rapports ; notamment, celui qui concerne les fameuses propositions de l'Eglise gallicane, consacrées par l'édit de 1682. Bastard fut nommé membre du conseil du roi en 1771.
Bastard D'Estang (Dominique -François -Marie, comte de), magistrat et homme politique, né à Nogaro (Gers) en 1783, mort en 1844. Conseiller à la cour impériale de Paris (1810), puis premier président de la cour royale de Lyon (1815), il fut appelé, en 1819, à la Chambre des pairs, instruisit le procès do Leuvel, et fut, après 1830, un des membres chargés do l'instruction du procès des ministres do Charios X. — Son frère Jkan-Fbançois-Au- GUSTK de Bastard d'Estang, officier et archéologue, frère du précédent, né en 1792 à Nogaro, mort à Bouglon (Lot-et-Garonne) en 1883. fit laeampagne de Saxe en 1813, et servit sous la Restauration. Il a publié divers ouvrages, dont les principaux sont : Costumes de la cour de Bourgogne sous le régne de Philippe le Bon; Peintures et ornements des manuscrits français, riche recueil de planches coloriées, dont vingt livraisons seulement ont paru. Ses collections archéologiques ont été données à la Bibliothèque nationale. — Henri-Bruno de Bastard d^Estang, frore des précédents, magistrat, né à Paris en 1797, mort en 187.'». 11 fut conseiller à la cour impériale de Paris, puis président de Chambre, et enfin président honoraire. On a de lui : une Monographie du parlement de Toulouse (1854); les Parlements de France, essai historique {IS5S) . — Jean-Denis- LÉON de Bastard d^Estang*, neveu des précédents, né à Paris en 1822, mort à Hong-Kon^' en 1860, a suivi la carrière diplomatique et a fait partie de l'ambassade extraordinaire envoyée en Chine en 1860. Il a publié : Recherches sur V insurrection communale de Vézelay {\^h\); Vie de Jean de Ferriére, vidame de Chartres (1858).
BASTARDIE (bass — de Bastard, n. prep.) n. f. Genre de malvacées, voisin des sidas, renfermant des plantes herbacées ou sufl'rutescentes, dont les deux espèces connues sunt originaires de l'Amérique tropicale.
BASTARDO f/;a.çs)n. m. Cépage provenant du Portugal.
BASTARÈCHE {bass) n. f. Sorte de capote mobile qu'on a'iapte sur le devant de certaines voitures, comme Vaméricaiiie, par exemple.
Bastarnes, peuple qui s'éten- .I:nt, aïKirtir ■\n il" S. av. J .-C, de la hanie Visfiilo an bas Danube. Il était de raco germanique suivant Tacite, celti(|Uo d'après les documents grecs.
Philippe le souleva contre les Romains. L'empereur Probus en établit lOO.OOO en Thrace. — Un Bastarne. a, bastarèche.
BASTE ou BAST (bassi'— 3" pers. du sing. do l'indic. prés, du verbe 6«s/er, suffire) interj. qui signifie Assez, cela suffit : Baste ! laissons cela, ou qui marque rinditTérence, le peu d'importance ou d'attention qu'on attache à une chose : Il a dit cela: baste ! il n'en
— En T. do mar.. Commandement employé sur les bâtiments de commerce do la Méditerranée et qui signifie : Assez! liens bon! arrête!
amarro ! ii On dit aussi vasti^.
BASTE {basst') n. f. Econ. rur. Vaisseau do bois pour le transport do la vendange, il Cylindre à conserver lo lait. Il Panier qu'on porte attaché au bât d'une béte de somme.
— Comm. Etotfo de soie qu'on tire de la Chine. l>ai.te.
— Jeu. On désigne sous ce nom,
aux jeux d'hombre ot du quadrille, t'a* de trèfle, qui est le troisième matador.
— Techn. Nom donné anciennement aux enchâssures soudées aux émaux d'applique, il Rempli qu'on fait â une étoffe.
BastÉ (Eugène), auteur dramatique. V. GRANOÉ(Eug.).
BASSURE — IJASTIAT
BA6TBL {slèl') n. m. Ancien nom d'uo ospar». ou petit mât loger, qui s'applique contre le» liauhans, qu'il reçoit
BasteliCA, ch.-l. do cant. de CorHO. arrond. ot à 28 kil. d'Ajaccio, sur le fleuve côlior Pninolli; 3.341 hab. Ehvo do bétail ; châtaignes, fromages: patrie du fameux San Pietro d'Ornano. — Lo cant. a T, comm. otG.172 hab.
BASTELL {stèl') n. m. Domaine incessible et inaliénable que reçoit tout officier et sous-officier do la portion de larméo suédoise, portant lo nom do indelho.
BASTÈQUE {sték'j n. Qnenouilletto du bas des haubans.
BASTER {stèr' — do l'espagn. baxto, rempli) v. n. Suffire. Il Donner satisfaction ù. quelqu'un, lui réussir. (Vieux.)
BA8TÉRIE {basa) n. f. Bot. Syn. de oerkhetib, otdo
Boxlcn
Ârracs de Bastia.
BASTERNE (b(L9$ — lat. bastema, mémo sons) n. f. Antiq. Char en usage chez certains peuples du Nord, notammont chez 1 0 s Bastarnes nCarpathcs).
C'était une voiture avec des " coussins et des portières. Les dames romaines l'adopteront et, plus tard, les rois mérovingiens. Il Plus tard. Litière portée à dos de mulet.
BASTET {slé) n. m. Nom donné à bord aux bâtons employés dans le gréement. ii En particulier, ce nom s'appliquait à une traverse do bois portant des cncoclies, destinée à écarter les haubans, et qui était fixée aux trelingagcs. (Elle s'appelait aussi quenodillette, de la forme dos amarrages qu'on faisait dessus.)
Basti, villo do l'Inde anglaise (prov. du Nord-Ouest), sur le Kouana, sous-affluent du Gange parloGogra; 5.500 h. Ch.-l. du district de Basti, peuplé do 1.785.800 hab.
Bastia, port et ville de la Corse, sous-préfecture du départ, du même nom, sur la Méditerranée, en face l'ilo d'Elbe et les cotes de Toscane; 22.j52 hab,. Subdivision do la 15' région militaire (Marseille). Courd'appel et tribunal de 1" instance. Lycée ressortissant à l'académie d'Aix. — Ville pittoresque, au port peu profond et peu sûr. Industries métallurgiques (1er, cuivre, antimoine), marbreries, tanneries, moulins à huile d'olive, fabriques de pâtes alimentaires, cultures do fruits, pêcheries.
L'arrond. compte 20 cant., 91 comm. et 80.454 hab. — Le cant. do Bastia(Terranova), compte 2 comm.
et 7.878 hab. ; celui de Bastia (Terravachia), i comm. et 15.134 hab.
— Histoire. Ce fut d'abord un fort (bastia) fondé par les Génoisen 1313, qui devint capitale do l'île sous la domination génoise, jusqu'en 176'.i [réunion à la France). En 1794, les habitants soutinrent le sièçe contre Paoli, et durent livrer la ville au bout do deux mois. Bastia fut chef-lieu du département du Golo, jusqu'en 1811, où les deux départements corses furent réunis en un.
BASTIAM {bass) n. m. Techn. V. bastant.
Bastian (Adolphe), vovageur et ethno^aphe allemand, né à Brème en 1826. Entre 1851 et 1859, il exécuta un voyage autour du monde, dans lequel il visita l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, le Mexique et la Californie, la Chine, les Indes, la Turquie d'Asie, 1 Egypte et l'Arabie, puis les possessions portugaises du sud-ouest de l'Afrique. En 18GI, il étudie l'Indo-Chine ; puis, un peu plus tard (1864-65), l'archipel Indien et le Japon, le désert de Gobi et la Sibérie méridionale, visite les monts Oural , le Caucase, et longe la mer Caspienne et la mer Noire. Nommé professeur d'ethnologie et administrateur du musée d'ethnologie de Berlin, Bastian a exécuté, depuis, plusieurs voyat'es pour organiser la station de Chmchoxo sur la côte de Loango, et pour compléter les collections ethnologiques du musée royal de Berlin (voyage dans l'Amérique équatoriale en 1875-1876, aux Indes, dans l'Insuliiide. en Australie, en Polynésie, dans l'Amérique septentrionale et centrale, en 1878-1880). Son dernier voyage ilS89-i891) le mena de l'Asie centrale en Amérique. Bastian a écrit de nombreux mémoires, et composé beaucoup d'ouvrages.
BasTIAT fCIaude-Frédéric), né à Mugron (Landes) en 180 1 . mort à Rome en 1850. Fils d'un négociant, orphelin à neuf ans, il fit du commerce dans la maison do son oncle, puis de l'agriculture à Mugron, dont il fut nommé juge do paix, après la révolution de 1830. Passionné pour l'économie politique, il publia, en 1341, un premier essai sur te fisc et la vigne. Il suivait avec un vif intérêt les efforts de la Ligue fondée en .Angleterre par Cobdon pour l'abolition des droits sur les grains. Il envoya, en 1844, au ■Journal des économistes » un premier article intitulé : De l'influence des tarifs français et anglais sur l'avenir des deux peuples. Alors commença la période de six années qui ont suffi pour faire la gloire de Bastiat. Il constitua une association, la Liberté des échanges. 11 publia : Cobden et la Ligue^ et tous ces petits pamphlets dont les plus utiles sont les Sophismcs éco7ïomiques, dans lesquels on trouve mêlés la sagesse de Franklin et l'esprit do Voltaire.
Quand la révolution de 1S4S éclata, Bastiat combattit le socialisme avec une passion égale à celle avec laquelle il combattait lo protectionnisme. Elu à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative, il prit rarement U