‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 745 sur 828 · BATARD · texte numérisé non relu

BATARD

Van der Meulen, qui marie un paysage à l'action procession militaire, otfre un mélange unique. Celu

Lebrun, avec les tapisseries des Gobelins. les plafonds de Versailles et les Batailles d'Alexandre, appartient plus à la courtisanerie qu'à l'histoire. Ces deux artistes sont médiocrement continués : l'un par Martin l'alné, l'autre par les Parrocel. La peinture de batailles, sous Louis XV. aura moins d'occasions de se produire. Le genre ne continue pas moins à vivre avec Casanova, Lutherbourg.

Pour réveiller cette peinture, il faut la Révolution. David peint Bonaparte au Saint-Bernard, Carie Vernot saisit la note pittoresque, Gros la note héroïque {Eijlau. Aboukir). Cette fois, la peinture de a la bataille <> est trouvée, avec le champ immense où évoluent les armées, et l'action centrale, le geste décisif, le groupe, qui en résument l'esprit. Elle devient une chose proprement française : Delacroix y fait frissonner l'émotion romantique (i'nfriSe des croisés à Constanlinople ; Tailleùourr/'i : Vernet peint à la toise le troupier d'Afrique {Conslantine, la Smala, etc.), tandis que le grand Raffet et l'amusant Charlet font revivre la légende napoléonienne par la vignette lithographique. A leur suite, il faut nommer une foule d'artistes : Roqueplan, Alaux, Bouchot, Bellangé. Lami, Devéria, Philippoteaux, Doré, Barrias, A. Dumaresq, Gigoux, Couder, Pils, Yvon, Meissonier, etc.

La guerre de 1870 a fourni des thèmes nouveaux, autrement poignants, à la peinture comme à la sculpture monumentale et décorative. En même temps, le panorama militaire, chose nouvelle, a permis de multiplier et d'agrandir les sujets. Parmi les maîtres de cet art tout récent, figurent Alph. do Neuville, Détaille. Poilpot, A. Morot, etc.

BATAILLÉE [ta-lU [Il mil.) — rad. balail) adj. f. So dit.

«n blason, d'une cloche munie d'un Imiail ou battant d'un émail ditl'éront : Cloche d'or uatam.lkb de sable,

BATAILLER i,la-llé [Il mil.]) v. n. Livrer une bataille, soutenir un combat : /^s gens d'armes batailleront, et Dieu donnera la victoire. {Jeanne d'Arc.) il Etre en guerre, lutter : Les Gaulois bataillaiicnt toujours.

— Par cxt. So battre : Ferrailleur qui aime batailleh. t^lo'

— Fig. So disputer, se quereller, contester : Les ancu-ns nhilosoplies BATAILLMliNT

— En T, df inar.. I.uttor contre lo vont ou BATAILLEUR, EUSE Itu-lle.

lo •

urant.

;'((/ mll.])n. Personne qui aime a ikikiih.t, uans tous les sens de ce mot.

— adj. : Caractère UATAILLKUR. Humeur batailledsk.

BATAILLIÈRE {ta-llèr' {Il mil.) — rad. batail) a. f. Cordelette avec laquelle on manœuvre lo traquet d'un moulin, c'est-à-dire la tringle do bois qui, située dans l'axe do la trémie, t'ait tomber lo grain dans l'œillard de la meule.

BATAILLON [ta-llon [Il mil.) - rad. bataille) a. m. Corps de troupes d'inranteric, formant ordinairementuno division du régiment, et subdivisé lui-mômo en plusieurs compagnies : Un BATAILLON de zouaves, de chasseurs àpied.

— Par ext. Troupe de soldats, armée : Les armées marchent aujourd'hui par gros BATAILLONS. Il Troupe nombreuse d'hommes ou d'animaux : Un chef d'école traîne à sa suite tout un BATAILLON de disciples et de travailleurs.

— Bataillon de guerre, Bataillon supplémentaire que l'on ajoute à un régiment, en temps de guerre, il Dataillun carré. Bataillon formé en carré, avec quatre fronts, pour résister de tous côtés lorsqu'il est enveloppé, ii Chef de bataillon. Officier qui commande un bataillon, et à qui on donne aussi le nom de commandant, ii Ecole de Initaillun, Théorie dont la connaissance est nécessaire pour la manœuvre d'un bataillon.

— Bataillons scolaires. Constitués un moment pour donner une certaine instruction militaire aux élèves des écoles primaires, et qui n'ont eu qu'une courte existence. Crées en 1881. ils ont été l'objet de nombreuses critiques, qui ont amené leur suppression en \%'si.

— Hist. Bataillon sacré. Dans les armées thébaines. Troupe dont tous les membres, intimement unis, étaient disposés à mourir l'un pour l'autre, il Bataillons de la salade, Nom que l'on donnait, sous Louis XIV, à des troupes qui portaient encore le casque appelé salade.

— Mar. Nom donné aux compagnies de marins fusiliers formant une école installée à Lorient, et destinée à donner aux navires les marins fusiliers et les officiers brevetés fusiliers, indispensables dans les escadres pour la direction de l'instruction du fusil, les opérations à terre et le commandement des pièces de petit calibre à tir rapide.

— Encycl. On appela d'abord bataillon un corps de troupes d'un effectif de 600 à 1.000 hommes et qui était considéré comme l'unité tactique de l'infanterie. Le bataillon, formé d'un certain nombre de compagnies, en comprenait, au temps de Turenne, jusqu'à n, de 53 hommes chacune, dont 3 officiers. Ce nombre n'a cessé ensuite de dimi-

nuer, l'effectif de la compagnie et son importance grandissant en même temps. Depuis la fin du xvin* siècle, les bataillons français sont restés à 8 compagnies jusque vers 1857. époque où ils furent réduits à 6. Lors de la réorganisation de 1872, on les ramena à 4, et la compagnie devint l'unité tactique de l'infanterie.

Depuis, les bataillons de chasseurs à pied ont été reportés à 6 compagnies, composition appliquée d'abord aux bataillons affectés à la défense des Alpes et motivée par le rôle spécial qui leur est attribué. — Les bataillons d'artillerie à pied, créés en 1883, sont également à 6 batteries. Les bataillons du génie sont à 4 compagnies.

A l'étranger, les bataillons d'infanterie sont à peu près partout à 4 compagnies.

L'effectif de guerre de la compagnie étant fixé à 250 hommes, le bataillon d'infanterie s'élèverait à 1.000 hommes sur le pied de guerre.

Les bataillons sont habituellement groupés, par 3 ou par 4, en régiments. Il existe cependant des bataillons formant corps, tels que ceux d'artillerie à pied et ceux de chasseurs. Ces derniers peuvent être commandés par des lieutenants-colonels. Les autres le sont toujours par un chef de bataillon, un chef d'escadron dans l'artillerie à pied.

Il faut citer encore, comme bataillons formant corps, ceux d'infanterie légère d'Afrique, dont le nombre des compagnies varie en raison de leur recrutement spécial.

Bataillon carré en 1815 (le), tableau de Protais (musée du Lu.xembourg). Ce peintre, ancien officier, montre un grand savoir technique, mais le dissimule toujours

dern.TP la .-oiirc.ptnjn poétique de l'ensemble. Le Bain, lion carré (à Waterloo) nous montre les défenseurs de la patrie couchés par terre. La lune éclaire de ses pâles rayons tous ces braves, tombés en défendant leur pays. Une impression triste et patriotique se dégage de ce tableau.

Batak, ville de la Roumélie orientale (Turquie d'Europe), sur un toriout du bassin de la Maritza; 1.955 hab.

des oiseaux du genre

Bataks. EiliMol. V. UA-rrAS.

Batala, ville do l'Indo anglaise fPendjab fprov. do Lahon II ; 27.000 hab. Fabrication do coton, do soie, d'articlrîs de cuir et d'ustensiles de métal.

BatalHA, bourg du Portugal (prov. d'Estrémadure), sur le Lena, affluent du fleuve côlier la Lis; 3.600 hab. Exploitation de sources salées. Beau couvent do dominicains fondé par le roi Jean I", ot destiné à la sépulture dos rois de Portugal, vrai chef-d'œuvre de l'art gothique. Batalha est le ch.-l. d'un concelbo peuplé do 6.100 hau.

Batalpachinsk (anc. Batalpnchintkaia), ville de la Russie d Europe (Circaucasie I icrr. du Koubani;, sur le Kopban : 6. 100 hab. Scierie, commerce de céréales et do bétail. Ville fondée en 1803, ch.-l. d'un cercle peuplé de 188.500 hab.

BATAN n. m. Nom vulgaire, dans l'Inde, du durio zibethinus.

Batan, IIo do rOcéanio espagnole (Philippines), la principale dos Mes Butanes. Mines de houille.

Batan, ville et port de l'Océanie espagnole (Philippines [lie do Panay)) ; 10.000 hab.

BataNA, ville de l'Inde anglaise (Pendjab), sur la branche do Batana du canal Ouest-Djemna ; 7.650 hab.

BatanÉEouBasan, petite contrée del'anc. Palestine, à l'E. du Jourdain, comprise dans la demi-tribu de Manassé.

Batanga, pays de l'Afrique occidentale (colonie allemande du Cameroun), peuplé de 06.000 hab. Ce pays a été cédé par la France à l'Allemagne, en 1885.

BatangaS, ville de l'Océanie espagn. (Philippines (île Luçon)). ch.-l. de la prov. de son nom, sur le golfe de Batangas ; 35.600 hab. — La prov. du même nom, couverte de montagnes, possède une population de 350.000 hab.

BATANCME n. m. Sorte de toile du Levant.

BataNOUN. village de l'Egypte (Basse-Egypte [prov. de .Menouliéh];; 8.700 hab.

BATARA n. m. Nom vulgair^ thamnophile. V. ce mot.

BÂTARD (tar'}, ARDE [ce mot, qui primitivem. s'écrivait bastard, comme le prouve la présence de l'accent circonflexe, est formé du radical bas, joint au mot, également celtique, tarz (extraction)) adj. Qui est né de parents non mariés l'un à l'autre : Enfant bâtard. Fille bâtarde.

— Dégénéré ou altéré : Hace bâtarde, ii Tenantde deux espèces contraires ou opposées. (Se dit au prop. et au fig.) : Chien BÂTAKD de dogue et de matin. Les Martyrs de Chateaubriand appartiennent au genre bâtard du poème en prose.

Il Porte bâtarde. Porte intermédiaire entre la porte cochère et la petite porte, ii Sucre bâtard, ou substantiv. Bâtard, Sucre dont le sirop a été fourni pardes résidus du raffinage.

Il Pâle bâtarde. Pâte de boulangerie entre dure et molle.

— Fig. Se dit d'une œuvre non produite par la personne à qui on l'attribue ; fausse imitation d'un autre objet.

— Archéol. Epée bâtarde. Sorte d'épée à deu.x tranchants, à pointe retaillée en ogive, et propre, par conséquent, à fournir des coups d'estoc et de taille. On la nomme » bâtarde » parce qu'elle peut se manier, à volonté, avec une ou deux mains. Il n'y a pas de différence fondamentale entre le demi-espadon ot l'épée bâtarde. (V. épée, espadon, estra- MAçoN.) Il On entendait jadis, en artillerie, sous le nom de bâtardes, diverses pièces de canon de calibres très différents.

— Anc. coût. Bâtard de Caux, Cadet sans fortune, parce que. dans la coutume de Normandie, les cadets du pays de Caux n'entraient point en partage avec leurs aînés.

— Calligr. Ecriture bâtarde. V. bâtarde.

— Econ. agric. Vache bâtarde , \ache dont le lait diminue à une seconde portée.

Il Laine bâtarde. Laine de seconde tonte.

— Hortic. Plante bâtarde, Plante sauvage ou non greffée : De la laitue bâtarde. Un rosier bâtard, il Plante qui porte lo nom d'un genre auquel elle n'appartient pas.

— Mar. Tout à fait semblable de dimensions et de formes : Deux canots bâtards, il l'ièces bâtardes. Nom donné à deux canons montés tribord ot bâbord du coursier. (On dit aussi substantiv. ; Les bâtardes.) ii Hunier, Canot bâtard. Hunier, Canot de grandeur moyenne, qui peuvent remplacer, au besoin, le grand ou le petit hunier, le grand ou lo petit canot, il loife bâtarde. Sur les galères. Grande voile ne s'employant que par un temps presque calmo. ii Marée bâtarde. Fausse marée, petite marée, marée des quadratures, par opposition aux grandes marées des svzygies.

— Mus. Mode bâtard. Nom donné, dans le plaih-cbaDt, aux modes hvperéolien et hyperphrygien, qu'on avait rojetés des mot)es authentiques et plagaux.

— Pathol. Qui ressemble à une maladie, sans en avoir tous les caractères essentiels : /.'ne ptairesie bâtarde.

— Pêch. Nom donné à uue espèce de vers rouges que l'on recueille au milieu dos rochers que la mer découvre. (Ces vers servent d'appâts pour les lignes.) ii Nom par lequel les pêcheurs désignent le poisson appelé rouget.

— Substantiv. Personne née de parents non mariés ensemble : Un BÂTARD, ime bâtarde.

-^ Bâtard adultérin. Bâtard dont l'un des parents au moins est marie, ce qui fait que sa naissance provient d'un adultère, ii Bi'itard simple, Celui qui est né de deux personnes libres des liens du mariage.

— Prov. : L'hiver n'est pas bâtard; s'U ne vient tat, il vient tard, Tôt ou tard, il fait toujours froid en hiver.

— Encycl. Anc. dr. franc. On appelait bâtard l'enfant né hors mariage. En droit romain, les bâtards ne succédaient pas â leur père ; mais, lorsqu'on donna à l'enfant légitime un droit de succession sur les biens de sa mère, l'enfant naturel eut le même droit. (V. enfant satohkl.) Tandis que lo droit romain était favorable à l'écard de l'enfant naturel, en droit germanique, au contraire, une union formée entre personnes de mémo condition sociale pouvait, seule, donner la légitimité aux enfants. A l'avènement du droit féodal, comme sous les lois barbares, le fruit d'une union inégale était privé de liberté, soumis à la puissance seigneuriale la plus complète, assujetti au formariage, au cnevage, à la mainmorte. Entre les xin« et XV* siècles, les bâtards cessèrent d'être serfs, de la même façon ({ue les aubains, notamment en profilant des privilèges des terres de franchise, ou en faisant aveu au roi.

BATARDAILLE — BATAVIA

Devenu lilire, le bâtard fut exempt du formariage et du anciennement, il n'avait pas de

chevage ; mais, comme anciennement, il n avait pas ùt famille. Personne ne pouvait donc lui succéder. (V. bâtardise.) De son côté, il ne pouvait recueillir aucune succession; il n'avait droit, par rapport à ses père et mère, qu'à leur demander des aliments. Anciennement, il ne pouvait tester, mais cette incapacité ne se retrouve plus daus les coutumes du xvi* siècle.

Au point de vue féodal, le bâtard, quoique libre, était de condition vile. Beaumanoir lui refuse le droit au duel judiciaire. A l'origine, il était incapable de tenir un fief. Plus tard, les bâtards des rois furent princes. Ceui des grandes et illustres maisons étaient nobles et exempts de tailles ; mais les mêmes faveurs n'étaient pas faites aux fils illégitimes de simples gentilshommes.

En effet, une ordonnance de 1629 décida que les bâtards des gentilshommes ne seraient point tonus pour nobles. Au cas où ils seraient anoblis, eux et leurs descendants seraient obligés de briser leurs armoiries d'une barre dite de bâtardise. Les lettres de noblesse qui leur étaient concédées devaient, d'après le règlement sur les tailles de 1634, être vérifiées en la cour des aides.

La légitimation d'un bâtard, par le mariage subséquent de son père, lui conférait tous les droits des enfants nobles légitimes ; il n'en était pas de même du bâtard légitimé par lettres du roi.

Napoléon I", instituant les majorats en 1808, dérogea à l'ancienne jurisprudence en autorisant leur transmission et l'héritage des titres à la descendance directe et légitime, naturelle et adoptive, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture.

Cette jurisprudence nouvelle fut confirmée par Napoléon III, dans le décret conférant au général Pélissier le titre do « duc de Malakoff ».

— Anto5. Légitime.

Bâtard de Mauléon (le), roman d'Alex. Dumas père (Paris, 18i6). Ce roman a pour sujet la rivalité de Pierre le Cruel ot do Henri de Transtamare, au service duquel Charles V mit les grandes compagnies d'aventuriers qui ravageaient la France, avec Duguesclin à leur tête. Mais, dans le roman, tout l'honneur de l'entreprise revient au Bâtard do Mauléon . Sauf ce détail , l'auteur laisse à la vérité historique une assez large part. Il montre les aventuriers extorquant 200.000 écas d'or au saint-père en passant à Avignon, parvenant en Espagne, donnant â Henri de Transtamare le trône de son frère. A travers ce canevas se déroulent les chapitres d'un amoor sans cesse contrarié, celui du Bâtard de Mauléon pour la belle Moresqae Aïssa, surveillée par le farouche Mothril, ministre et conseiller du roi Pierre. Une foule d'épisodes et de détails se rattachent à la trame principale. Le Bâtard de Mauléon en sort à son avantage, grâce à sa propre vaillance, mais grâce également à son fidèle écuyer Musaron. Sans être une des meilleures oeuvres de l'auteur, le Bâtard de Mauléon est une de celles où il a déployé beaucoup de fantaisie et de verve.

BATARDAILLE (H mil.) n. f. Fam. Tas de bâtards, race de bâtards.

BÂTARDE (rad. bdtardy adj.) n. f. Ecriture à jambages

fleins ea à liaisons arrondies, tenant de la ronde et de anglaise, d'où son nom : BAtarde penchée, ronde.

— Mar. Nom d'une voile de la galère, la plus grande de toutes, n Bâtarde de racage. Cordage traversant les bigots et les pommes de racage, formant un coUier entourant le mât et fixé sur la vergue. (Il permet de hisser et brasser facilement les vergues de hune auxquelles ils sont destinés et d'éviter que ces vergues s'écartent trop du mât.)

— Min. Nom donné, dans les mines, à la couche de houille qui précède la grande masse.

— Techn. Lime de serrurier ou d'horloger, qui n'est ni fiuo ni grosse. Il Forme spéciale pour le sucre bâtard.

— Typogr. Caractères d'imprimerie imitant les lettres de l'écriture dite « bâtarde d.

BÂTARDE, ÉE adj. Môle de façon à constituer un tout bâtard: Un accent français bâtarde de suisse. (Baudelaire.)

BÂTARDEAU {do) n. m. Fam. Petit bâtard.

— Petit couteau de table ou â armer renfermé dans la gaine d'une dague, ou parfois d'une épée.

BATARDEAU {do — du vx franc, bostard, digue) n. m. Digue provisoire, établie pour mettre à sec 'j^âu un endroit où ion veut bâtir, n Baîardeau simple, Celui qui est formé d'une seule enceinte de pieux et do palplanches. it Batardeau double, Celui qui est formé de deux enceintes dont lintervaUe est rempli de terre glaiso battue ot tassée.

— Fortif. Digue maçonnée pour contenir l'eau d'un fossé ou d'un avant-fossé.

— Mar. Caisson en bois calfaté et dont les formes étaient exactement celles de la carène.

(On l'appliquait contre le i)ord par des cartahus passant sous la quille, ei, quand il était bien à la place qu'on lui avaitchoisic,on pompait vivement l'eau de l'intérieur, et on pouvait ainsi soit laireuoe visitc,soit réparer unoavarie.)

nÔD appelait aussi Batwdeau.

do ce nom les faux

bordagos qu'on appliquait au-dessus du bastingage ou sur le pont pour l'abatago en carène, n Echafaudage formé de planches, qu'on élève sur le bord d'un bâtiment avant de le coucher sur le flanc pour lo radouber.

— Encyci,. An milit. 11 y a des hatardeamr d'amont, pour séparer les fosFÔsde la rivière-, des batardeaux d'aval, pour retenir les eaux, et des batardeaux intermédiaires, pour diviser le bassin d'inondation on plusieurs parties de

s sont munis d'éclu-

uivcaux diff'crcnls. Tous ces i

ses. Le dessus des batardeaux, qui se nomme cape, est disposé en dos d'âne afin qu'on ne puisse y passer, et, pour rendre ce passage encore plus difficile, on construit sur le milieu une tourelle pleine, appelée dame.

— Gén. civ. Le batardeau est un barrage temporaire, destiné à détourner tout ou partie d'un cours d'eau pour l'exécution de certains travaux : murs de quais, piles de ponts, etc. On construit un batardeau en enfonçant deux rangs parallèles de pieux jusqu'au sol solide, en garnissant du haut en bas les pieux de palplanches (v. ce mot), et en bourrant dans l'intervalle ainsi réservé de la terre argileuse. L'enceinte intérieure se trouve isolée et peut être facilement asséchée par l'action de pompes d'épuisement. Lorsqu'il s'agit de la construction d'une pile de pont, le batardeau prend le nom de caisson. V. ce mot.

BÂTARDEMENT adv. D'une façon bâtarde, il Par bâtardise. (Peu usité.)

BÂTARDIE n. f. Dr. féod. V. bâtardise.

BÂTARDIËRE n. f. Plant d'arbres grefi'és, en pépinière. Il Lieu où l'on met eu dépôt les arbres pris â une pépinière.

BÂTARDISE n. f. Etat do bâtard : La barre est, en blason, signe de bâtardise. V. bâtard.

— Encycl. Dr. féod. Droit de bâtardise ou de bâtardie. On appelait ainsi le droit qu'avait un seigneur ou le roi sur des biens laissés par un bâtard défunt. Il existait une certaine corrélation entre ce droit et le droit d'aubaine; le bâtard était, comme l'aubain, dans une situation inférieure sur la terre où il vivait. Les seigneurs et le roi se disputèrent la s,uccession des bâtards ; dès le xni* siècle, il y eut des conflits à ce sujet. Les droits du roi ne cessèrent de s'étendre aux dépens de ceux des seigneurs, et, â la fin du xiv siècle, le droit de bâtardise leur était enlevé, au moins en règle urdinaire. Il en fut ainsi non seulement dans les pays de coutumes, mais même dans les pays de droit écrit. Beaucoup de coutumes admettaient, cependant, que les enfants légitimes et le conjoint succédaient au bâtard. Quoique devenu régalien, le droit de bâtardise subsista parfois au profit des seigneurs. On le considérait comme dépendant de la justice ; il était le plus souvent rattaché â la haute justice, plus rarement à la moyenne ou â la basse justice. I,e droit de bâtardise, au regard des seigneurs, fut aboli par le décret des 13-20 avril 1791.

BATARNAY(Ymbert de), seigneur du Bouchage, né vers 1 438, mort en 1523, s'attache en 1455 à la fortune de Louis XI, alors dauphin, lui reste fidèle dans sa lutte contre son père, et en est récompensé par une faveur qui ne se dément pas un seul instant. Son dévouement, soutenu par les dons en terre et en argent par lesq^uels le roi satisfait sa rare âpreté au gain (seigneurie du Bouchage, avec la main de Gabrielle de Montchenu, en 1463, Fezcnsac érigée en comté en 1474, etc.), se manifeste dans les missions multiples et délicates dont il est chargé (surveillance du duc de Guyenne, soumission de Bourges, puis du Roussillon). Conseiller et chambellan du roi, qui ne I)eut se passer de lui, il exécute ses vœux et surveille sa maison. Même faveur, môme activité sous Charles VIII (mission en Bretagne, à Saluées, en Savoie, à Gênes, éducation du dauphin) et sous Louis XII, où il est le second de Georges d'Amboise. Il mourut à quatre-vingtcinq ans, dans son domaine de Montrésor, qui lui doit sa collégiale et, vraisemblablement, son château. Batarnay est le grand-père maternel de Jeanne de Poitiers.

BaTASZEK, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat do Tolna]), près du Danube ; 8.150 hab. Vignobles.

Batataes, villo des Etats-Unis du Brésil (Eiatdo Sào Paulo); 7.000 hab. Plantations de café; élevage de bétail et commerce de cuirs.

BATATE n . f . Genre de convolvulacées.

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