‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 748 sur 828 · Bateau a voilei · texte numérisé non relu

Bateau a voilei

— Enctcl. Quand on casse l'extrémité de la pointe d'une larme batavique, toute la masse se réduit en poussière, en produisant une légère détonation. Ce Shénomène est dû à ce que, par suite du re- 'oidissement brusque, la pièce se trouve composée de différentes couches de verre inégalement trempées. Ces couches sont dans une sorte d'équilibre forcé, qui est simplement maintenu par la solidarité des molécules de la surface, et qui est rompu aussitôt que l'on opère une solution do continuité quelconque dans l'enveloppe. Les larmes bataviques se nommaient, en Angleterre, gouttes du prince Bupert, parce que ce fut ce prince qui los introduisit le premier dans ce pays.

Batavodurum, ville anc. des Bataves (Germanie H»), entre la Meuse et le 'Wahal, dont l'emplacement exact est inconnu.

■ — .5. Bateau parisien. — 6. Bateau-feu.

it>at«àu a vap«ai.

I BATAVIOIX n. f. Montant en fer

BATAYOLE {la-l-orj ou en cuivre qui supporte les rambardes ou garde ifous des hunes, passerelles, passavants. Souvent, lo garde-fou n'est qu'un simple cordage passé dans les yeux qui terminent les batayoles.

BatBIE ( Anselmo-Polycarpo 1, jurisconsulte, économiste et homme politique fraiirais, né à Seissan (Gers) en ■ 18S8, mort à Pans en 1887. Auditeur au Conseil d'Etat en I 1849, il se vit écarté de ce corps en 1852. Etant docteur en droit, Il se tourna vers l'onseigneraont. L professa dans

. baOlj'ole.

employée par les potiers comme pièce de rapport, ll Entourage du pied d un chandelier, li Lamelle d'or ou d'argent épousant la forme du contour d'un bijou.

BATEAU ((o — do l'anglo-saxon bal, même sens) n. m. Nom générique donné aux navires d'échantillon moyen, et qu'on applique à tort aux navires à voiles ou à vapeur de lout tonnage : Baikad pécheur. Batkad de commerce. Bateau rff plaisance.

— Par ext. Charge d'un bateau : Un batead de bois, de caillitux. déciment, etc.

— Au point de vue de la marche, on divise les bateaux en bateaux à ranies. bateaux à voiles, bateaitx à vapeur, suivant qu'ils sont actionnés par des rames, par le vent ou par la vapeur.

— Suivant les usages auxquels il est destiné, le bateau prend un nom spécial ou accole à son nom celui de sou emploi : Bateau testeur. Bateau qui porte du lest à bord.

II Bateau-poste, Bateau qui fait le courrier, ll Hateau-citeme. Bateau plat, destiné à transporter l'eau douce, il Bateau à eau. Sorte de bateau-citerne, ii Bateau-pompe, Qui porte des pompes d'épuisement ou de remplissage. Il Bateau de pèche. Barque qui sert à la pêche, ll Bateau-porte, Porte flottante qui sert â fermer un bassin de radoub, ll Bateau-boeuf, Gros bateau de pêche très solidement construit.

II Bateau de passage. Barque ou bac qui fait le va-et-vient.

Il Bateau ou Canot de sametage. ll Bateau-pi tote. Embarcation qui conduit les pilotes à la recherche dos navires qui rentrent, n Bateau-drague ou Bateau-rabot, Bateau qui sert ^ draguer les passes. Il Bateau-feu ou Ba/eau-pAare, Bateau indiquant un danger, une passe, au moyen do feux, ll Bateau punté. Bateau dont les fonds sont à 1 abri au moyen d'un pont. II Bateau non ponté. Bateau dont les fonds sont à l'air libre, ii Bateau-cigare, Bateau allongé comme un cigare.

II Bateau sous-marin. Bateau qui est destiné à naviguer sous l'eau, n Bateau-torpilleur, Petit bâtiment de guerre arme de torpilles, il Bateau de semitude. Chaland on ponton. II B(i(caii-<raJneaii. Embarcation disposée de façon à pouvoir voyager à la voile sur la glace, n Bateau à ponlun.

toueurs, employés à remorquer les bateaux de charge; les bateaux omnibus, parisiens, mouches, hirondelles, etc. . destinésau transport des voyageurs.) il Bateau-tavoir.V .u^vout.

— Bateau à glace. Sorte de panier en osier, recouvert de toile imperméable. Au fond se trouve ua trou. 'On avance, sur cette légère embarcation, sur la glace de peu d'épaisseur, et on peut, en arrivant jusqu'à l'orifice par où un accident s'est produit, laisser couler une échelle et tenter de sauver la victime sous laquelle la glace a cédé. Les types les plus parfaits sont ceux du Français de Liancourt et de l'Allemand Ritzlc.)

— Bateau à air. Caisse en tôle à plusieurs compartiments. (Le dernier, ouvert à la partie inférieure, s'appliquait au fond de l'eau sur l'endroit où l'on voulait travailler. On chassait l'eau on envoyant de l'air, et les ouvriers pouvaient alors préparer leurs mines et opérer comme à l'air libre. Us remplacèrent les petites cloches à plongeur, et à présent, ce système perfectionné prend encore lo nom de • cloche à plongeur > , ou de • caisson à air comprimé ■ .)

— Bateau routeur. Imaginé par l'ingénieur Bazin, qui procéda, en 18B6, aux premiers essais sur la Seine, i Paris. Ce bateau a une forme spéciale : il se compose d'un

Bateau rouleur.

épais tablier rectangulaire qne supportent de gigantesques roues creuses ou flotteurs, maintenant cette plateforme à 6 ou ■? mètres au-dessus du niveau de l'eau. Le mouvement de propu'sion e.st donné par une hélice logée dans l'axe du chenal que laissent les flotteurs entre eux.

BÂTÉE — BATHANGIE

Les roues, qu'actionne une puissante machine à vapeur, roulent sur la masse liquide. La plate-forme supporte la machinerie et la chaufferie, ainsi que les cabines des passagers et de l'équipage. Dans son épaisseur sont contenus les soutes à charbon et les cales à marchandises. Enfin le gouvernail habituel se trouve remplacé par une colonne métallique creuse, lançant un puissant jet deau dont l'action s'ajoute à celle de la machine.

~ Pont de bateaux, Pont composé dun tablier en bois porté par des bateaux amarrés.

— Imc. Arriver en trois bateaux, Arriver avec un apparat, une solennité extraordinaires. (Cette expression, qu on emploie en parlant d'une personne ou d'une chose dont on veut relever l'importance affectée, est une allusion a l'usage de faire escorter par des vaisseaux de guerre un vaisseau de transport qui est richement chargé ou qui a quelque passager illustre à son bord.) il II n'en vient que deux en trois bateaux. Se dit ironicjuement des personnes que l'on vante ou qui se vantent dune manière outrée, à qui l'on donne ou qui se donnent une importance exagérée.

Pop. ou fam. Monter un bateau à quelqu'un : l" Fatiguer quelqu'un par une plaisanterie indéfiniment répétée ; 2" Duper une personne, lui en faire accroire, il On dit aussi, dans ce deraiev sens. Mener quelqu'un en bateau, il Etre d'un autre bateau. Etre d'une autre génération, d'un autre caractère. Il Etre du dernier bateau. Etre de (ou à) la dernière mode.

— Argot. Faire le bateau. Se dit de deux joueurs qui s'entendent pour faire perdre ceux qui parient contre un de leurs affidés. il On dit aussi faire une galiote, one cïaye.

~ Comm. Bois, Charbon de bateau. Bois, Charbon apporté sur les rivières par les bateaux.

— Econ. dom. Petit plat en forme de bateau, pour servir des hors-d'œuvre.

— Géol. Courbure concave et de petites dimensions que présente l'allure d'un terrain, d'une couche, d'un filon. \\ Fond de bateau, La partie inférieure de cette courbure.

— MoU. Nom d'une grande espèce de patelle. ti Bateau ponté,^om commun aux grandes espècesdugenre crépidulc.

— Techn. Menuiserie d'une partie de carrosse, ii Lit en bateau. Lit dont les pans recourbés rappellent la coupe d'un bateau.

— Encycl. Mar. Les modes de propulsion des bateaux sont la voile, Vaviron, le touage, la vapeur par application directe ou par remorquage. Les bateaux à vapeur sont en fer, les bateaux à voiles et les chalands en bois ou en fer. Les couples, le bordé et le vaigrage ne se ressemblent dans aucun type. Le nom de bateau à vapeur est donné aux seuls bâtiments de petit cabotage et de petit tonnage, et à ceux qui naviguent sur les fleuves, canaux, lacs. Les autres s'appellent bâtiments ou ?iavires, paquebots ou steamers. C'est Papin qui pensa le premier à se servir de la vapeur, dont il voulait appliquer directement l'effort sur les rames. Un essai qu'il fit en 1707 à Cassel, sur la Fulda, fut couronné de succès ; mais les bateliers de Wera, au confluent de la Wera etde la Fulda, mirent son bateau en pièces. En 1736, Jonathan HuUs obtint patente pour un bateau qui devait avoir deux roues à l'arrière ; mais l'argent lui manqua. En 1770, Watt perfectionna la machine Newcomen, mais un essai tenté sur la Seine ne fut pas heureux. En 1773, le marquis de Jouffroy d'Abbans, ayant vu les pompes à feu de Chaillot, résolut ae les appliquer à la marche des bateaux. Il lança, en 1776, sur le Doubs, un pyroscaphe de 13 m. de long et de 2 de large, qui marcha très bien ; il en construisit un plus grand en 1782, qui avait 41 m. de long, 4"", 15 de large, et portait deux roues à aubes. Ses essais ayant parfaitement réussi, il demanda un privilège pour quinze ans. Le ministre Calonne refusa dans une ironique réponse. Jouffroy mourut en 1832, aux Invalides, après avoir assisté au triomphe de Fulton. La solution fut cnerchée en même temps par Guyon de La Plombière (1776) et l'abbé d'Arnal, chanoine d'Al'ais (1781); en Angleterre, par Patrick Miller (1787), lord Stanbope (1795), Baldwin (1796), qui échouèrent, comme Symington en 1801 et Desbancs en 1802. Aux Etats-Unis, Jonn Fitcb {I78û)et James Rumsay (1787) ne furent pas plus heureux. Robert Livingstone, seul, arriva presque au but. Enfin, Fulton, Américain aussi, après avoir dépensé à la France de grosses sommes d'argent, dans des essais de mines sous-marines qui échouèrent, proposa à Napoléon P% qui le refusa, un bateau à vapeur à roues, qui parcourut 5.7G0 m. par heure. Fulton rentra en Amérique, fit construire une forte chaudière en Angleterre, et la mit sur un bateau, le Clermont. Le 16 août 1807, son bateau, de 50 m. de long et de 5 m. de large, fit son premier voyage, et remonta de New-York à Albany avec la plus grande facilité : la navigation à vapeur était créée. Dès 1812, l'Angleterre lance, sur laClyde, un bateau à vapeur, la Comète. Bientôt, les pyroscapbes s'aventurèrent en haute mer; \e Bob-Boy alla en 1815 de la Clyde à Belfast. En juillet 1819, le Savannah franchit l'Atlantique et atterrit à New-York ; depuis cette époque, l'évolution n'a plus subi d'arrêt. En 1823, la marine royale française commence à son tour sa transformation, l'hélice se découvre; Dupuy de Lôme.par ses savants travaux, donne à la marine à vapeur un large essor, et, avec les cuirassés type Su/fren et les frégates type Gloire, Couronne, la France tient, pour un temps trop court, malheureusement, la tête des marines de l'Europe. En même temps, les machines se modifient, les condenseurs par mélange remplacent l'évacuation à l'air libre et les condenseurs par surface viennent à leur tour quand la pi'ession monte aux chaudières. Le bois est définitivement remplacé par le fer ou l'acier, dans les coques des bateaux. La détente de Wolff est remplacée parles machines compound, puis par la triple et la quadruple expansion, avec des pressions aux chaudiôresde U à 17 atmospnèreg. La vitesse devient leprincipal facteur des bateaux, et on passe des 6 kilom. à l'heure du C^eïwoni de Fulton, aux 30 et 32 nœuds, soit 79 kilom., donnéspar le torpilleur français le J^orban, dû à Normand, et par la Turbima, bateau anglais d'un système nouveau. V. RODES, HÉLICE, TORPiLLEDRS. — Pour les règlements concernant la rcg:lementation de la navigation, v. navigation.

— Dr. L'article 531 du Code civ. classe les bateaux parmi los biens « meubles «; mais l'article 630 du Code de proc. civ. établit pour leur saisie et leur vente des formes particulières. Comme moyens de transport, les bateaux sont soumis au droit de navigation et aux formalités que nécessite la perception de ce droit. Sur mer, la navigation des bateaux à vapeur est réglementée par l'ordonnance royale du 17 janvier ISiG. Sur les fleuves et rivières, cette même navigation a été, tout d'abord, régie pnr l'ordonnance royale du 23 mai 18V3 ; mais cotte ordonnance a été révisée 01 rapportée par un décret du 9 avril 18S3. Ce d6i:rct a

eu un double objet, résumé en ces termes dans un rapport spécial du ministre des travaux publics : « Mettre la réglementation en harmonie avec les progrès accomplis, et faciliter l'industrie du transport par eau, tout en assurant les garanties qu'exige la sécurité publique. » A Paris et dans le département de la Seine, une ordonnance de police du 25 octobre 1840 oblige les bateaux de toute espèce, employés à la navigation, à porter, sur leur arrière, en grosses lettres blanches, sur un fond noir, une devise, ainsi que le nom et le domicile de leur propriétaire.

BÂTÉE (rad. battre) n. f. Terre pétrie en une fois dans la caisse du verrier pour la confection des pots ou creusets à fondre, il Ecueile de bois pour le lavage des sables aurifères. (On écrit aussi battéb.)

BATEILLE {tèll [Il mil.]) n. f. Parapet ou mur d'appui construit extériem-ement autour de la bure d'une forge.

BatÉKÉS, population du Congo français, établie entre l'Ogôoué et l'AUma. — Un Batéké.

— Encycl. Les Batékés sont des hommes assez grands, avec une tête relativement petite ; leur peau est très noire, et tous leurs traits sont franchement nigritiques. Leur costume se compose uniquement d'un pagne en fibres de palmier tressées qui leur descend jusqu'aux genoux. Les ornements sont réservés à l'homme : il se pare de plumes sur la tête, de perles blanches et bleues au cou, et d'anneaux de cuivre aux bras. Les Batékés se livrent à la culture, et se nourrissent surtout de produits végétaux; ils n'ont que peu d'animaux domestiques. Leurs habitations sont assez soignées. Leurs armes consistent en flèches empoisonnées et en sagaies. Ils aiment le bruit, et toutes leurs fêtes s'accompagnent de danses, de musique et de chants.

BATEX*AGE n. m. Service de bateaux assurant la communication des navires entre eux ou avec la terre, le transport des passagers et des marchandises, il Droit de transport payé à un batelier, il Exercice du métier de bateleur.

— Faire le batelage, Aller chercher avec des canots le poisson pris par les pêcheurs, pour le vendre et rapporter à ces derniers les filets ou l'appât nécessaire pour leur éviter de rentrer au mouillage.

BATELÉE n. f. Charge, contenu d'un bateau : Une râtelée de promeneurs. Une batelèe de frvits.

— Fig. Grande quantité : Une batelee de gens.

— En T. dadmin., on donne le nom de batelée au Poids réglementaire fixé par les ordonnances de marine et déterminant, dans le but de prévenir tout accident, le maximum de la quantité de personnes ou de marchandises qu'un bateau peut prendre à son bord.

BATELER (prend II devant une syllabe muette : Je râtelle. Tu RATELLERAS) V. a. Transporter par bateaux : Ba- TELER du poisson. Il Conduire un bateau. (Peu usité.)

BATELER (rad. bateau. — Prend II devant une syllabe muette : Je batelle. Il batellera) v. n. Débiter ou faire des bouffonneries comme un bateleur.

BATELERIE n. f. Tour, bouffonnerie debateleur. (Peu us.) BATELET {k^'j n. m. Petit bateau à rames. BATELEUR, EUSE (de l'anc. franç. basteler, jouer des (jdsfeaux, petits bâtons, baguettes d'escamoteurs) n. Personne qui amuse le public, en plein vent, par des bouffonneries, des tours de force ou d adresse : La grande famille des BATELEURS Comprend une variété infinie de types.

— Par dénigr. Bouffon de société, ii Acteur.

— Fig. Charlatan -.Hua des bateleurs de variitê. (Balz.) Il Syn., en ce sens, de saltimbanque.

— Encycl. Le bateleur fut à l'origine un homme qui exécutait des tours à l'aide d'un bâton ou d'une baguette. Mais, de très bonne heure, il cesse de considérer cet accessoire comme un attribut indispensable de sa profession, et devient un amuseur sans caractère précis.

Le métier do bateleur remonte aux temps les plus éloignés. Les Grecs le connaissaient. Les Romains préféraient les jeux cruels du cirque ; toutefois, ils avaient aussi des bateleurs, et la Gaule, devenue romaine, emprunta à ses vainqueurs tous leurs genres de divertissements.

Les spectacles des histrions et des bateleurs furent en grande iaveurdèsleiv*et le v* siècle. Leur prospérité dura jusqu'au jour oîi les gens d'Eglise, qu'ils avaient parfois la hardiesse de critiquer, élevèrent la voix contre eux. et bientôt les bateleurs furent tellement décriés qu'ils devinrent fort rares. Au ix« et au x* siècles, les calamités publiques, les misères excessives, les exilèrent presque complètement. A l'avènement de Hugues Capet, c'est à peine si l'on en trouve quelques-uns confondus avec les mimes et les baladins, et menant comme eux une vie errante et précaire. D'ailleurs, les troubadours, dans le Midi, et les trouvères, dans le Nord, allaient s'emparer de l'attention publique. Néanmoins, c'est grâce à eux que les bateleurs devaient un jour reconquérir la faveur publique. Quelquesuns de ces poètes, en effet, devenus riches, et ne voulant plus se déplacer, prirent à leur service des jongleurs ou ménestrels, qui colportèrent les œuvres de leurs patrons.

Ordinairement, le jongleur était le chef d'une troupe composée de chanteurs, de conteurs, de musiciens, de farceurs etde bateleurs, qui s'associaient pour mettre leurs talents et leurs profits en commun. On les recherchait et on les payait fort cher, surtout au xii* siècle, qui fut pour les histrions une époque fortunée. Leur vogue dura jusqu'au moment où, par les représentations des Mystères, les confrères de la passion, les clercs de la basoche et les enfants sans-souci créèrent le théâtre de France : jongleurs, ménestrels et histrions abandonnèrent alors leurs prétendues fonctions dramatiques et devinrent de simples danseurs.

Aujourd'hui encore, " bateleur » est un nom générique, englobant une foule de professions diverses : baladin, banqniste, charlatan, farceur, opérateur, paradiste, etc. Il s'applique à tous les joyeux compères qui ont conservé d'âge en âge la tradition au rire et de l'esprit gaulois : tels Bruscambille. Gauthier-Garguille. Gros-GuilIaume, Turlupin, sans oublier les Barry, les Bobèche, les Galimafré, les Mondor, lesTabarin, TesTaconnet, etc.

BATELEUSE n. f. Espèce d'alouette d'Afrique. BATELIER {li-è), ÈRE n. Celui, celle qui dirige et conduit, sur un cours d'eau, un bateau affecté au batelage.

— adj. : Compagnie batelière.

— Kncycl. Dr. Les hateliers qui transportent des personnes ou des marchandises, avec des bateaux leur appar-

tenant ou loués par eux, sont considérés comme se livran' à dos opérations de commerce. Le détournement, par un batelier, d'objets confiés à sa garde comme 'batelier, ne constitue pas simplement le délit d'abus de confiance, mais un vol particulièrement grave, puni de la réclusion par l'article 386, § 4, du Code pénal. L'article 387 du môme , code prévoit un abus de confiance spécial de la part des bateliers ou de leurs préposés : l'altération des vins ou de toute autre espèce de liquides ou marchandises dont le transport leur a été confié. Si l'altération a été commise ou tentée par le mélange de substances malfaisantes, la peine applicable est un emprisonnement de 2 à 5 ans, une amende de 25 à 500 francs, et, en outre, facultativement, pendant cinq ans au moins et dix au plus, la privation des droits mentionnés dans l'article 42 du Code pénal, ainsi que l'interdiction de séjour. S'il n'y a pas eu mélange de substances malfaisantes, la peine est réduite â un emprisonnement de 1 mois â l an et à une amende de 16 à 100 francs.

Batelier d' Aviron (Jacques Le), jurisconsulte

français du xvi= siècle. Il était avocat au présidial d'Evreux, et a écrit des Commentaires sur la coutume de Normandie, publiés à Rouen en 162G, à la suite de ceux de Bérault et de Godefroy.

BATELLERIE n. f. Ensemble des bateaux qui font le tran.sport des marchandises sur les fleuves et rivières.

BATEMANNIE (ma-n'i) n. f. Genre d'orcliidacées, tribu des vandées, comprenant cinq ou six espèces de l'Amérique tropicale.

BÂTER V. a. Mettre un bât : Bâter un âne, un vmlet.

— Neutral. Bien ou mal bâter. Aller, convenir bien ou mal, comme un bât qui va ou ne va pas à la béte qui le porte : Affaire qui bâte bien, qui bâte mal.

Bâté, ëe part. pass. et adj.

— Fig. Qui subit un joug moral :

Combien voit-on de gens sottement enti^téa. Qui, nés avec le bât, veulent mourir hâtés!

— Loc. fam. Ane bâté. Personne excessivement sotte ou ignorante.

— Pbov. : L'âne du commun est toujours le plus mal bâté, Il n'est rien de moins soigné que ce qui appartient au public.

— Anton. Débâter.

Bâtes (Jean), célèbre organiste anglais, né en 1740, mort en 1799. Il fut chargé de la direction des oratorios exécutés chaque année à "^"estminster pour l'anniversaire de la mort de Heendel. Bâtes a composé un opéra, Phar- 7iaces, trois opérettes, des sonates pour piano, etc. — Sa femme, Sara Bates, connue d'abord sous le nom de miss Harrop, acquit la réputation d'une cantatrice excellente, tant par la pureté et l'étendue de sa voix que par l'expression dramatique.

BATEUL n. m. Partie du harnais des bêtes de somme, qui leur bat sur la croupe, ii On écrit aussi bateoil, et on dit aussi bacul, bacule, bat-cul ou batte-cul.

BAT-FIUÈRE (6a) n. m. Dans les tréfileries, Instrument en usage pour battre les fils de fer. n Des bat-filière.

BAT-FLANC {ba-flan — de battre, et flanc) n. m. Pièces de bois à arêtes arrondies que l'on suspend dans les écuries afin de séparer deux chevaux l'un de l'autre.

Il PI. Des bat-flanc.

BATH n.m.Pêch. V.bat.

— Métrol. Mesure de capacité en usage en Palestine et équivalant à 18 litres ^^ environ.

BATH n. m. Papier à lettres de provenance anglaise, do belle qualité, originairement fabriqué à Bat h et qui a joui d'une grande vogue : Marie Duplessis, la « Dame aux camélias n, je servait pour sa correspondance de papier BATH rose.

Adj-, adv. et pop. Se

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