CIP.CO.CO'IL
— Syn. Acétonique, cétonique.
ACÉTONITRATE n. m. Sel double dans la composition duquel entrent l'acide acétique et l'acide nitrique.
— Àcétonitrate d'argent, Produit, ou mieux mélange d'acide acétique, de nitrate d'argent et d'eau, employé en photographie dans le bain sensibilisateur du papier à l'iodure a'arg;ent pour le procédé négatif. Cette méthode n'est plus appliquée, depuis que l'on a des papiers et pellicules négatifs au gélatino-bromuro d'argent.
ACÉTONITRILE n. m. Substance huileuse que l'on obtient en chauffant l'acétamide avec l'acide phosphorique anhydre. C'est l'éther cvanhydrique de l'alcool méthylique, ou cyayiure de méthyle C\V -Ckz. Il bout à 82". Ûensité 0,805 à 0". II brûle avec une flamme rouge, est soluble dans l'eau en toutes proportions. Il se combine avec des chlorures métalliques.
ACÉTONURIE (do acétone, et du gr. ourein, uriner) n. f. Elimination d'acétone par les urines en quantité supérieure à celle oui s'y trouve normalement contenue. Au contact du perchlorure de fer, l'urine donne une coloration rougo brun. On peut transformer l'acétone en iodoforme en traitant par la liqueur iodo-iodurée (solution d'iode dans l'iodure do potassium) et une lessive de soude caustique. On reconnaît ensuite riodoforme à son odeur, à ses réactions et à l'examen microscopique de ses cristaux. C'est une complication du diabète. V. acétone et acktonémik.
ACÉTOPARATARTRIQUE adj. So dit d'un éther qui dérive du paratartrate neutre d'éthyle, par la substitution d'un acëiylo à un atome d'hydrogène typique non basique.
ACÉTOPHÉNONE(de (ic^^one et pft^nj/^e) n. f. Acétone mixte ijui se produit dans la distillation sèche d'un mélange d'acétate et de benzoate de calcium. Syn. mkthyl-
PHKNVLCKTONE, MKTHYI.BKNZOYI.K.
— Encycl. Vacétonhénone C*H'-CO-CH» s'obtient soit
Car la distillation sècho d'un mélango d'acétato et do enzoato do calcium, soit par l'action du chlorure do bon* zoyio sur lo zinc-méthylo.
C'est un solide cristallisé en grandes lames. Il fond ù 15** et bout & I08«, Par l'oxydation, il so scinde CD donnant de l'acide bcnzoïque ot do l'acide carbonique.
ACÉTO SALI CYLI QUE adj. Se dit d'un anhydride que l'on obtient par la réaction du chlorure d'acéiylo sur lo salicylatu de sodium. Cet anhydride est encore appelé
ACKTATi-; DK SALtCYLE Ct SALICYLATE D'aCÉTYLE.
ACÉTOSAMINE (du lat. acetosa, chose aigre, et ammoniaqucj n. f. .Substance alcaline, insoluble dans l'éther, soluble dans l'eau et l'alcool, obtenue par l'action du chlorure d'éthylùne sur l'ammoniaque. Syn. de acêtyj.auine.
ACÉTOSELLE (diminut. du lat. acetosa, chose aigre) n. f. Nom vulgaire de Ï03:alis acetosella do Linné, appcléo aussi oxalidi: acide, furelle, alléluia, aurelle. V, oxaMDe.
ACÉTOSELLE, ÉE adj. Qui a la saveur do rosoillo.
ACÉTOSITÉn. f. État, qualité des substances acétcases.
ACÉTOXIME (de acéto et oxime) n. m. Ce composé est le premier de la série des acéloximcs. On désigne sous co nom les composés obtenus en traitant les acétones par l'hydroxylamine.
L'acétoxime C'H'AzO s'obtient en traitant, à froid, l'acétone ordinaire par une solution d'hydroxylamioe. L'éther dissout l'acétoxime qu'il laisse ensuite cristalliser.
Ce sont des cristaux blancs, fusibles à 60", solublesdans l'alcool et l'éther. Ce corps, qui est volatil, a l'odeur du chloral : il est dédoublé par l'acide chlorhydrique en acétone et hydroxylamine. Il est soluble dans le bisulfite de sodium et se combine avec les acides et les alcalis.
ACÉTOXYLIDE n . f. Amïde acétique préparée au moyen de la xylidine et renfermant, par conséquent, un groupe xylique, en remplacement d'un atome dTiydrogèno dans l'acétamide. V. xylidink.
ACÉTYLACÉTiQUEadj. Se dit en particulier d'un éther qui se forme dans la réaction du sodium sur l'éther acétique ordinaire.
— Encycl. h'éther acétylacétique
C'H"^0' = (CH'.CO.CH'.CO'Cnî») appelé aussi acide éthyldiacétique et acétone-carbonate aéthyle, est à la fois une acétone et un éther ; il possède encore la fonction acide, c'est-à-dire la propriété de substituer un radical à l'hydrogène, qui appartient au groupe CH', bien qu'il n'ait pas la forme habituelle (CO'Hj du groupe acide ; il la doit à l'accumulation d'oxygène dans les groupes voisins, comme cela arrive souvent, selon une remarque de Wurtz qui équivaut presque à une loi.
L'éther acétylacétique est un liquide bouillant à ISO",», de densité à peine supérieure à celle de l'eau ; il a une odeur agréable de fraise. L'eau à 150", les acides forts et les alcalis le décomposent en acétone, acide carbonique et alcool. La chaleur le dédouble à l'ébullition en éther acétique et acide déhydracétique.
ACÉTYLACÉTONE n. f. Liquide incolore, d'odeur agréable, ayant pour formule C=H'0*, qui diffère de l'acétone par la substitution du radical acétyle à un atome d'hydrogène.
ACÉTYLAMINE. V. ACETOS.KMINE.
ACÉTYLANILINE n. f. Substance alcaline oue l'on obtient en faisant réagir l'aniline et la liqueur des Hollandais à la température de 200". L'acétylaniline est soluble dans l'eau et dans l'alcool, insoluble dans l'éther.
ACÉTYLBENZINE n. f. Acétone mixte qu'on peut considérer comme résultant de la substitution du radical acétyle à un atome d'hydrogène dans la benzine. h'acétytbenz4ne CH'-CO-CH*, on méthylbenzoyle ou méthylphénylacétone, se prépare en distillant un mélange de benzoate et d'acétate de calcium. Elle cristallise en lames fusibles àïO"; elle est ancsthésique.
ACÉTYLBUTYLIQUE adj. Se dit d'un alcool, Valeooî acétylbulyUque C'ir'O', liquide incolore, d'odeur camphrée, bouillant vers 155".
ACÉTYLBUTYRIQUE adj. S'applique à plusieurs acides isomères très avides d'eau, différant de l'acide butyrique par la substitution de l'acétyle à l'hydrogène.
ACÉTYLCAPROÏQUE adj. Se dit dun anhvdride, V anhydride acétylcaproique C'U'-0-C*H", liquide incolore qui bout vers 170°, et qu'on obtient en chauffant l'acide caproïque avec un excès d'anhydride acétique.
ACÉTYLCUMÈNE n. m. Liquide incolore qui bout vers 255" et qu'on prépare en faisant agir stir le ctmiène le chlorure d'acétyle en présence du cnlorurô d'aluminium. Sa formule est C"H'*0.
ACÉTYLE (rad. acétique) n.xa. Radical hypothétique des composés acétiques.
— Encycl. Wurtz représente ce radical par C'H'O ou CH*— CO. Vacétyie ne peut être isolé et n'a même pu être obtenu jusqu'ici à l'état de diacétylo comme l'allvle l'a été à l'état ae diallyle. Parmi les composés acétyliques. on connaît : l'oxyde d'acétyle ou anhydride acétique. Vhydrate d'acétyle 'ou acide acétique, Thydrure d'acétyle ou aldéhyde ordinaire, l'azoture d'acétyfe ou acéiamfdo. le bromure, le cyanure et quelques dérivés de substitution où l'hydrogène du radical est remplacé partiellement ou totalement par du chlore (mono, bi, tri chloracéiyle) ou par du brome (mono, bi, tri bromacétyle).
Berzélius appelait acétyle le radical non oxygéné C'H*.
ACÉTYLÈNE (rad. acétyle) n. m. Hydrocarbure gazeux, qui est à racétylo de Berzélius C'H* ce que Téthylèno est à l'éthyle.
— Encycl. Historique. Le gaz acétylène a été entrevu en 1836 par Ed. Davy comme l'un des produits gazeux de l'action do l'eau surles résidus noirs de la préparation du potassium. Jusqu'à 1S59, l'acétylène n'a pas été connu à l'état pur ni étudié d'une manière complète, maisons signalé Vexisience de composés métalliques explosifs qui se forment quand le gaz d'éclairage (Torrey, Bcettger) ou les gaz produits dans l'électrolyse de l'alcool (Quet) passent dans des conduites de cuivre ou dans une solution ammoniacale do chlorure cuivreux ou de chlorure d'argent : et ces composés ont été recoooas depuis comme ^les combinaisons de l'acétylène.
ACÉTYLÈNE — ACHAINTRE
Porrot a obtenu l'acétylène impur par l'action de Tr^tîncelle électrique sur les vapeurs d'alcool et d'éther. C'est Berthelot qui, de 1859 à 1862, a fait connaître complètement ce gaz et mis en évidence son remarquable pouvoir éclairant. 11 a montré qu'il existe toujours dans les produits de décomposition par la chaleur des matières organiques, et qu'on peut le former par synthèse en faisant passer l'étincelie d'une forte pile entre deux charbons dans l'œuf électrique rempli d'hydrogène, synthèse fondameulale en chimie organique. Le même chimiste a donné
L'hv'Irogène purifié et séché dans les f
àanale ballon O, h l'action de l'érincelle électrique jaillissant entre deux charbons. L'acétylène formé se précipite so'JS forme d'acétylure de cuivre dans le flacon C contenant du chlorure cuivreux en solution ammoniacale. Le verre D, contenant du mercure, sert de témoin.
en outre un moyen simple pour préparer l'acétylène dans les laboratoires ; ce moyen consistait à faire passer dans un tube au rouge dos vapeurs d'éther, à faire barboter les gaz produits dans une solution de chlorure cuivreux ammoniacal pour fixer l'acétylène sous forme d'acétylure de cuivre, corps rouge brun 'insoluble qui, traité par l'acide chlorhydrique étendu, laisse dégager de l'acétylène pur. Ce procédé a été modifié par Jungfleich, qui substituait la combustion incomplète du gaz d'éclairage à la décomposition des vapeurs d'éther.
Depuis les travaux de Berthelot, l'acétvlène a été l'objet de nombreuses recherches, et on a indiqué maintes manières de l'obtenir. Aucune n'était capable de faire sortir ce gaz du domaine des laboratoires et de le faire passer dans celui de l'industrie. Il faut cependant citer les expériences de "Wœhler qui, cherchant à utiliser la réaction signalée par Davy, réussit, par la calcination d'un alliage de zinc et de calcium avec du charbon, à obtenir du carbure de calcium donnant, avec l'eau, de l'acétylène. C'est ce même carbure que Moissao a retrouvé autour des électrodes en charbon de son four électrique formé d'un bloc de chaux (1892). Un de ses collaborateurs, L.-M. Bullier, travaillant sur cette donnée, a enfin doté l'industrie d'une méthode de préparation du carbure de calcium et, partant, de l'acétvlène, que quelques-uns attribuent à tort à l'Américain "\Villson.
— /^?'^/)a7-aïion.Laseule préparation de l'acétylène qu'on doive retenir actuellement est celle qui consiste à décomposer par l'eau le carbure de calcium. Ce corps se fabrique aujourd'hui industriellement au four électrique en utilisant les chutes d'eau comme force motrice ; il ne coûte
C, charbon qui am^iK' le charbon. O, charnitTÉ
mant la sole du four pour déverser' le produit de l'opération dans le wagonnet W. P, contrepoids qui maintient la soie fermée pendant l'opération- T. tr«^mie amenant le mélange de chaux et de charbon. Dans le four de gauche, l'opération commence ; dans celui de droite, elle est près de s'achever.
plus que 200 fr. la tonne, avec un rendement de 300 mètres cubes de gaz. Les appareils où se fait cette réaction sont nombreux. Ils peuvent se diviser en deux classes : ceux où le carbure arrive peu à peu dans l'eau, et ceux où l'eau vient au contraire progressivement au contact du carbure. Dans tous les cas, il se forme de la chaux ; la réaction peut s'exprimer par la formule
C Ca + H'O = C H> + Ca O. carbure de calcium. eau. acétylène, chaux.
Le résidu de chaux, beaucoup plus volumineux que le carbure employé, est très encombrant. Il faut craindre d'ailleurs l'élévation de la température due à la chaleur de la réaction.
L'emploi de l'acétylène exige les mômes précautions que celui du gaz de houille, car il produit promptemcnt 1 asphyxie, et son mélange avec l'air est détonant ; comme poison, il est beaucoup moins redoutable que l'oxyde de carbone.
— Usages. L'acétylène paraît devoir se substituer dans une certaine mesure, comme gaz d'éclairage, au gaz de la houille. Son pouvoir éclairant est beaucoup plus grand et, quoique son prix de revient soit encore notablement plus élevé à volume égal, il fournit le même éclairement que les meilleurs becs â, incandescence dans dos conditions
aussi avantageuses. Grâce à la blancheur de la flamme, les couleurs des objets ne sont pas altérées. Le pouvoir photogénique de cette flamme permet en outre de l'utiliser en photographie, dans les travaux d'impression à la lumière. Les essais d'emploi sont de trois sortes : 1" dans des lampes portatives : ce mode ne paraît pas avoir d'avenir; 2'' à l'aide de générateurs petits ou grands, distribuant le gaz par des conduites : ce mode d emploi semble devoir rendre dos services sérieux dans les localités dépourvues d'usine à gaz, dans les châteaux, les fermes, les usines éloignées des centres; 3° à l'aide de récipients portatifs contenant l'acétylène litjuéfié : ce mode d'emploi, qui paraît commode, est jusquici dangereux. Des explosions formidables se produisent souvent au moment de la fermeture ou de l'ouverture des récipients.
— Propriétés. L'acétylène, C'H*ouCH=CH, est un gaz incolore, inflammable, donnant une flamme fuligineuse très éclairante et exhalant une odeur désagréable. Il est vénéneux. Sa densité est 0,92. Il est soluble, en proportions variables, dans l'eau, le sulfure de carbone, l'essence de térébenthine, la benzine, lacide acétique, l'alcool absolu, etc. L'acétylène a été liquéfié par Cailletet sous une pression do 83 atmosphères à la température de 18". C'est un liquide incolore, mobile, très réfringent, plus léger que l'eau. L'acétylène gazeux donne avec l'oxygène un mélange détonant.
L'action de l'hydrogène naissant sur l'acétylène le transforme en éthylène, si l'on opère en liqulde'alcalin.
L'acétylène est un carbure d'hydrogène quadrivalent,et on le symbolise en écrivant la formule avec une triple liaison entre les deux atomes de carbone de la molécule HCHCH. Le brome, en se fixant dans la proportion de deux atomes (il ne peut se fixer en proportion moindre), détruit une des liaisons et fournit le dibromure d'acétylène CHBr = CHBr; puis, deux autres atomes de brome venant encore s'ajouter, on a le tétrabromure d'acétylène ClIBr'-CHBr*. Arrivée là, l'expérience montre qu'on ne peut plus rien ajouter à la molécule sans la détruire, et la formule n'indique plus en etf et qu'une liaison unique entre les deux atomes de carbone.
Le chlore, mélangé à l'acétylène, détone à la lumière dii.useet donne de l'acide chlorhydrique et du charbon.
L'iode chauff'é â 100», pendant vingt ou vingt-cinq heures, avec l'acétylène, donne des cristaux d'iodure d'acétylène. On connaît un assez grand nombre de bromures d'acétylène. L'acétylène se combine aux hydracides. Avec l'acide chlorhydrique, on obtient le chlorure d'éthylidène ; avec l'acide iodhydrique, l'iodure d'éthylidène. L'acide sulfurique étendu l'absorbe. L'acétylène donne avec les métaux alcalins des produits do substitution appelés acétylures. On produit des acétylures de potassmm, de sodium, C^Na' ou C'K», en fondant ces métaux en présence do lacétylcne. L'acétylure de cuivre, composé rouge brun, insoluble, do composition différente (C'HOu)'O, se dépose sur les parois du vase où l'on fait passer un courant d'acétylène à travers une dissolution ammoniacale de chlorure cuivreux. Cette réaction est caractéristique do l'acétylène et fournit un moyen de le purifier.
Sous l'influence de l'étincelle électrique, l'acétylène se combine à l'azote pour former de l'acide cyanbydrique. L'acétylène, chauffé dans une cloche courbe, se condense pour former de la benzine.
— Carbures acétijléniques. Les homologues do l'acétylène, c'est-à-dire les corps qui en diffèrent par un multiple de CH° et qui ont ainsi pour formule générale C"!!'" — *, sont aussi quadrivalents. On peut les considérer comme résultant do la substitution à H dans l'acétylène d'un radical ÇnHiD^'; ainsi, en substituant le radical méthyle CH*, on obtient l'allylène CH'-C — CH. Ces carbures quadrivalents homologues de l'acétylène sont appelés carouresac^tijléniques. Ils forment la série acétylénîque.
Il y a toutefois une remarque importante à faire. Un carbure peut être quadrivalent et différer de l'acétylène par un multiple do CH' sans être réellement acétylénique; il suffit qu'il soit deux fois étbylénique. Ainsi l'allylèno CH^-C^CH a pour isomère l'isoallylène ou aliène CH' = C = CH*, carbure diéthylënique.
B'^actions caractéristiques, uqs carbures réellement acétyléniques précipitent aussi le chlorure cuivreux ammoniacal et le nitrate d'argent ammoniacal. Les précipités sont insoluble-6, détonants, etrégénèrcnt les carbures sous l'action des acides. Les autres carbures quadrivalents no donnent pas de précipités dans ces conditions; on les appelle isoacétylvniques.
ACÉTYLÈNE- CARBONIQUE adj . Se dit des acides qui p eu vent être considérés comme de l'acétylène dont un ou deux atomes d'hydrogène sont remplacés par CO'H. L'acide acétylène-monocarbonique CH~C-CO'H est plus souvent appelé acide propargylïque.
L'acide acétylène-kicarbonique, qui vient ensuite, a pour formule C0»H-C=C-CO'H. On en obtient le sel de potassium en traitant l'acide dibromosuccinique par la potasse alcoolique en excès. Ce sel, traité ensuite par l'acido sulfurique, donne l'acide qui cristallise en tables fusibles à 175" et solubles dans l'éther. Cet acide se combine avec les hydracides. Traité par le brome, il donne l'acide dïbromoacétylène ; hydrogéné par l'amalgame de sodium, il se transforme en acide succinique.
ACÉTYLÉNIQUE adj. Qui a rapport à l'acétylène : Sérifi ACF.TYLÉMijUE. Il Qui jouG le même rôlo chimique que l'acétylène : Carbure acêtyléniqur.
ACÉTYLSAUCINE n. f. Nom do composés qui dérivent de la salicine par la substitution de lacétyle à l'hydrogène, et dont un seul est connu, la létracétylsalicine.
ACÉTYLURE (rad. acétyle) n. m. Nom géhérique des composés qui représentent de l'acétyle combiné avec un métal. Ces composés représentent également de l'aldéhyde dans lequel un atome d'hydrogène est remplacé par un atome de métal. On leur donne encore le nom a' aidé ky dates. Il Carbure ne différant de l'acétylène que par la substitution d'un métal à l'hydrogène.
ACÉTYLURÉE n. f. Corps cristallisable que l'on obtient en faisant réagir le chlorure d'acétyle et l'urée.
ACEVEDO (Cristobal dk). peintre d'histoire espagnol, né à Murcie, formé à Madrid par Bartolomé Carducho, vivait au xvi« siècle. Plusieurs de ses tableaux, représentant des sujets de l'histoire sainte traités avec beaucoup de caractère et de science du dessin, se trouvent dans les églises et couvents de l'Espagae.
ACHAB (fcab'), le plus impie des rois d'Israël (917-R97 av. J.-C.), fils et successeur a'Amri. Poussé par sa femme Jézabel, il releva les autels de Baal, et fit mourir Naboth pour s'emparer de sa vigne. Il fut tué dans une bataille contre le roi de Syrie, et les chiens, suivant la prédiction d'Elie, léchèrent le sang de ses blessures.
AGHACANA (cha) n. m. Espèce de cactus du Pérou, du genre cereiis, dont les fruits pulpeux comestibles sont utt* Usés dans ce pays.
ACHADE {cha) n. f. Sorte de houe pour biner les vignes.
ACHANODON {ké — du gr. akaina, aiguillon, et odoxis, odontos, dent) n. m. Genre de mammifères artiodiactyles, famille des suidés, créé en 1873. On le trouve dans le terrain éocène supérieur. Il est considéré comme un des ancêtres du cochon domestique.
ACH^US ou ACHÉUS {ké'uss), frère d'Ion et neveu d'Hellen, fondateur mythique de la nation achéenne. — AcH.«us, d'Erétrie, poète tragique, né en 484 av. J.-C. Il ne reste de ses œuvres que des fragments. — AcBiEUS, de Syracuse, poète comique, cité par Suidas, paraît avoir appartenu à la période alexandrine. — AcH.«us ou Achkus, rils de Neptune et de Larisse, frère du second Pélasguset do Phtius. Il était renommé pour sa simplicité. Un jour, comme il se servait d'un pot do terre pour reposer sa ttlao et qu'il trouvait cet oreiller trop dur, il lo remplit de paille afin de lo rendre plus moelleux.
AcH^US, roi de Syrie, né vers 270 av. J.-C, mort en 215. Lieutenant de Séleucus III Céraunus, il l'aida à reprendre les provinces asiatiques dont les rois de Pcrgame s'étalent emparés, et, après l'assassinat de ce roi, refusa la couronne et appela au trône le frère de Séleucus, Antiochus, alors à Babylone. Accusé par ses ennemis d'aspirer à détrôner Antiochus III, il se déclara roi de Syrie (219 av. J.-C), s'installa à Sardes et fit même frapper des monnaies en son propre nom. En 216, Antiochus, débarrassé de la guerre contre Ptolémée Philopator, roi d'Egypte, so tourna contre Achœus ; il le contraignit de s'entermer dans Sardes, et le lit mettre à mort quand des traîtres le lui eurent livré.
ACHAGUAS, tribu indienne nomade de l'Amérique, habitant entre le Rio-Negro et l'Orénoque. — Un âcbagua.
— n. m. Idiome : Parler /'achagua.
ACHAGUAS, bourgade qui devint le chef-lieu de la province d'Apuré (Venezuela^; c'est aujourd'hui la capitale du district d'Achaguas (4.200 hab.).
AcHAlE [ka), petite contrée de l'anc. Grèce, au N. du Péloponèse, divisée en douze villes, qui formèrent, vers 280 av. J.-C, la ligue Achéenne. — un donne le même nom à une portion de la Phthiotide en Tbessalie, où régnait Achteus ; ~ à une province romaine formée après la destruction de la liçue Achéenne, 146 ans av, J.-C, comprise depuis dans le diocèse de Macédoine ; — à une Domarchie du royaume actuel de la Grèce et dont Patrcis est le chef-lieu fsiû.ûoo hab.).
ACHAÏE {ka) [principauté d']. On désigne sous ce nom la partie de l'ancien empire grec conquise entre 1205 et 1210 par Guillaume de Champlitte et Geoffroi de Villehardouinj neveu du chroniqueur, c'est-à-dire le Péloponèse. Cette principauté latine fut successivement gouvernée par des personnages appartenant à plusieurs maisons princières: les Champlitte {de 1205 à I209i, les Villehardouin (de 1210 à 1277), les Anjou-Tarente, dont les premières n'eurent que la souveraineté directe, — la suzeraineté appartenant aux empereurs latins de Constantinople, puis aux rois angevins de Naples, — et dont la dernière posséda à la fois (depuis 1294) la souveraineté et la suzeraineté. Vendue (en 1385 probablement) aux cnevaliers de Rhodes, la principauté, par suite des compétitions qui se produisirent, demeura sans souverain et fut administrée par une sorte de conseil de régence. En 1411, Centurione Zaccaria II, seigneur d'Arcadia, devint prince d'Achaïe, et le resta jusqu'à la conquête du pays par Thomas Paléologue (1428-14301; avec lui disparût la principauté latine d'Achaïe, à laquelle se substitua, jusqu'à la conquête turque (1460-1401) lo despotat de Morée.
— BiBLiOGR. : Buchon, Recherches (et Nouvelles recherches) historiques sur la principauté française de Morée et ses hautes baronnies (Pans, 1843' ; De Mas-Latrie, les Princes de Morée ou d'Achaïe, i20S-l46i (Venise, 1882).
ACHAIEN, ENNE {ka-i-in, en), celui, celle qui était de l'Achaie, qui habitait ce pays. — Z-es Acha'iens.
— S'empl. aussi adjectïv. dans le même sens que
ACHAÏQUE.
ACHAÎQUE {ka) adj. Qui appartenait, qui avait rapport à l'Achaïo ou à ses habitants.
ACHAINE ou AKÈNE (du gr, vrir) n. m. Fruit sec, indéhiscent, uniloculaire, uniovulé, et dont le péricarpe n'est pas soudé avec la graine. Le fruit des composées est un akène Quand ce fruit ren ferme plusieurs compartiments clos, il prend les noms suivants : diakène{ombellifères), triakène ( capucines), tétrakene (labiées), pentakène (quassies) , poUjakhie (radis), etc.
ACHAINTRB
(Nicolas-Louis), philologue, né à Paris on 1771, mort vers 1830. Il est l'auteur d'un Cours d'humanités depuis la sixième jusqu'à la rhétorique (^13 vol.) et le traducteur estimé de V Histoire dé la Guerre de Troie (1813), attribuée à Dictys de Crète ; des traités de Cicéron, insérés dans l'édition de Fournier; d'un écrit de saint Jean Damascèue sur la musique, etc.
et chainein, s'ou-
('.immo (iilitcur. il a publié, avec dos notes ; Uorace, Jiii'i'iml, l'crsc, Phèdre; dos fragitionts do Tacite, Ole.
ACHALANDAGE n. m. Action do procurer dos clients A un niarcliand : Probité et hahiieti, voilà les deux meil- Ifura moi/ens rf'ACUAi-ANiuaK. Il Ensombio dos clients : Ai'oir un nombreux aciulandagk. il V. clientèle.
ACHALANDÉ, ÉE adj. Qui a beaucoup do chalands, d'arlu-tours : tloutiquc bien aciialam>ki:.
ACHALANDER (rad. c/m/anrf) V. a. Attirer, fairo venir dos chalands : Propreté et confort acuaLandent un hôtel.
— Kig. Mettre eu vogue : Achalander une doctrine. S'ac/ia/ander, v. pr. Obtenir dos chalands, dos prati-
ipu'S ; Les chnrtatans mentent pour mieux s'acualander,
— Anton. Déchalander, déBachalander.
ACHALINOPTËRES (.ta — du gr. a priv ; khalinos, frein,
et pléron, ailo) n. m. pi. Section dos k'pidoptèros, correspondant aux diurnes dos anciens autours, caractérisée par l'abscnco d'un crin ou d'une soie raido servant à maintenir les ailes antérieures.
ACHANGO, tribu nègro du Congo français établie sur le plateau où naissent le Ngonnié et l'Olooué, al'fluontsdo gaucho do rOgooué, et la Louisa, al'lluont du Kouilou.
ACHANTI (kan onehan — en angl. Ashantcc), contrée do l'Afrique occidontalo (côte do l'Or), dont le territoire, aux limites indécises, peut être considéré comme borné par le Pra au S., la Conioé à l'O., la Volta au N. et à l'E. Superficie approximative : ICO.OOO kilom. carrés.
Carte du j.aya des Acliaulla.
— Enctcl. Le pays achnnli, situé à la limite méridionale 11 plateau de iîrès etdegranii formant la région duNiger, I' compose de deux zones distinctes : d'abord, au S-, un istrict montagneux, large de 12 à 15 kilom., où des mas- !"s granitiques isolés atteignent une altitude de 500 à 'Il m. A ce rebord du plateau fait suite vers le N. un pays r vastes plaines, ondulé de collines peu importantes. — .0 sol varie suivant les régions : le sable, plus ou moins 11. produit par la désagrégation des rochesgranitiques ou nseuses, domine dans les parties élevées où le granit et • trrés sont restés à découvert. Dans les bas-fonds, les .illées, les dépressions marécageuses, le sol est noir, ferle, mélangé souvent do couches d'une marne onctueuse 1 L-rasse; souvent aussi, on y trouve de la latérite. Ciimme toute la région guinéenno et soudanaise, le a\ s achanti ap-
nt au do- ggf^ ^JX"
de la mous
Types aehantis.
li ont
l'|^^■^ crues
iiiMiii..nt des
lies. I.a lorét vierge de la cote de Guinée se poursuit M|iio sur le rebord achanti du plateau: plus au N., elle
ï.eclaircissant, se limitant aux bas-fonds humides et \ rives des cours d'eau, abandonnant le reste du pays ï savanes. Le palmier à huile y fait place peu à peu \ hautes herbes parsemées do baobabs, do cactus, d'ar- •■; résineux et épineux ; là vivent l'éléphant, l'antilope, iiillle, le daim, la girafe, le lion, le léopard, le cha- I, iii'. i,o crocodile et l'hippopotame peuplent les ri- M' -, <|ii{ -lOnt très poissonneuses.
.■■■ \-li.iiitis appartiennent ù une des plus belles va- 1.^ de la race nôgre; leur origine est inconnue. On I seulement qu'ils sont venus du N.-E. vers la lin du "' ^if"^'": Ce peuple guerrier, toujours en armes et me lérocité redoutable, transforme ses fêtes popuivs en massacres (surtout les fêtes do l'Igname et de liai), et fait alors do Coumassi et de ses autres villes nuit de charniers. Ce n'en est pas moins un peuple lie civilisation assez avancée, cultivateur, industriel liant tirer un parti excellent des richesses agricoles^ nieres et autres que lui offre lo pays. On évalue à
royaume
3 millions lo nombro des Achantis, qui so sont groupés sur plusieurs points dans des villes importantes : Coumaaai, la capitale, Douabon, Oda, etc.
1-08 richesses naturelles du pays achanti, les aptitudes do ses habitants, son importance pour la pénétration anglaise dans la bouclo du Niger, la prospérité do son commorco avec les pays du Soudan expliquent les elforts persistants do l'Angletoire pour on fairo uno colonie. L'expédition do 18S5-1896, .soignousomont préparée et habilement conduite par sir Francis Scott, a fait â cet égard ce que n'avait point roussi à exécuter celle do ISIS-Tl: elle a mené en quelques semaines les Anglais do la cfilo A Coumassi, et soumis à leur domination oirective tout lo pays achanti. Déjà, les nouveaux possesseurs du sol sonpont à y établir un chemin do for qui reliera la céto do I Or au Soudan ; ils veulent fairo leur base d'opérations vers lo N. du pays qui fut longtemps l'obstacle lo plus sérieux A leur expansion coloniale dans la boucUi du Niger.
— Bini,iOGH.:Weitbrccht,C<iia(re anj en AcA"ii(i(Londres, 1875. — Musgrave, A Coumassi at'ec A'co(/ (Londres, 1890).
Achanti ou Achantin, habitant d'Achauti. — l.cs Achantis (ou Achantins,
— n. m. Idiome : /.'achanti (ou achantin).
— Adjectiv. Le peuple achanti (ou achantin).
ACHANTILLES {kan ; Il mil. — du lat. ac/ian(imi, matière odorante) n. f. pi. Nom donné par antiphrase à une section des cirnicides, comprenant la punaise.
ACHARD ou ACHAR (du nom d'un voyageur français qui apporta on Europe la recette de cette préparation) n. m. Condiment qu'on prépare en faisant macérer dans du vinaigre, aux Indes, aux Antilles, etc., des bourgeons tendres de chou palmiste, de bambou, etc., et, en Europe, toutes sortes do légumes additionnés de piments et autres aromates, qu'on sert à titre do condiments, do hors-d'œuvre. AcHARD (Frédéric-Charles), naturaliste et chimiste allemand, né à Berlin en 1753, mort â Kumorn (Silcsic) en 1821, descendait d'une famille française protestante. Il est le véritable vulgarisateur de la fabrication du sucre de betterave, découverte par Margraf cinquante ans auparavant. Achard était directeur de la classe de physique à l'Académie des sciences de Berlin. Il a laissé, entre autres ouvrages, un Traité complet sur le sucre européen de betterave, traduit par D. Angar (Paris, 1812).
ACHARD (.\lexis-Jean), peintre français, ne à "Voreppe (Isère) en 1807, mort à Grenoble en 1884. Après un voyage en Egypte, il se fixa en France, où il s'adonna au paysage et à la gravure à l'eau-forte. Il a beaucoup produit, et ses toiles aussi bien que ses planches sont remarquables par le sentiment et la justesse de l'observation.
ACHARD (Louis-.Aniérff^'e-Eugéne), romancier français, né à Marseille en 1814, mort à Paris en 1875. Il fit d'abord du journalisme dans sa ville natale, puis à Paris, mais c'est surtout comme romancier d'un sentiment délicat qu'il est connu. Il a bien écrit uno quarantaine de romans, dont plusieurs on cin(| ou six volumes. Les principaux sont: .Cc;fe-/<ose( 1847); les Petits-fds de Loeelace (1854); la Hobe de JVessus (1855); Maurice de Treuil (1857) ; le Clos Pommier (1858): la Sabntiére\li-a9):
les Misères dun millionnaire (\%c,\)\ Histoire d'un homme (1863) ; les Coups d'épée de M. de La Guerclie (1863), ouvrage qui a pour suite Envers et contre tous (1874); ;1/|"" de Saren5(1865); la Chasse à l'idéal {\S61); Marcelle (1868); la Cape et l'Epée, roman suivi de la Toison d'or (1875). Amédée Achard a fait jouer quelques pièces de théâtre, et on lui doit encore dos lettres adressées à un journal de Paris dont il était lo correspondant durant la campagne d'Italie : Monteùello. Magenta, Marignan (1859).
ACHARD (Pierre-Frédéric), acteur et chanteur comique français, no à Lyon eu ISOS, mort à Paris en 1856. Il avait un véritable talent, et se fit applaudir dans les chansonnettes, dout il mit le genre à la mode.
AcHARD (Léon), chanteur français, né à Lyon en 1831, fils du précédent. Elève du Conservatoire, il obtint en 1854 le premier prix d'opéra-comique et débuta au Théâtre- Lyrique où il chanta avec un grand succès les rôles de ténor. A I Opéra-Comique, où il outra en 1862, il joua dans Haydée, la Dame blanche, le Songe d'une nuit d'été, le Préaux-Clercs, et créa, avec un succès constant, les rôles de ténor dans Mignon, le Capitaine Henriot, etc. En 1873, il entra à l'Opéra, débuta dans la Coupe du roi de Thulé, nuis joua dans les Huguenots, l'Africaine, où il interpréta brillamment le rôle de Vasco do Gama, etc. E.xcelleni dans les morceaux qui demandent do la grâce et du charme, il réussit moins dans ceux qui exigent une grande puissance vocale. En mars 1876, il revint quelque temps à l'Opéra-Comique, quitta la scène, et fut nommé professeur de cbant(opéra-comiquo) au Conservatoire.— Achara Frédéric), son frère, acteur français, né à Paris en 1848.
Sorti en 1873 du Conservatoire, il débuta au Gymnase, dans le rôle d'Octave {Moiisietir Alphonse, d'-^lex. Dumas): il se fit applaudir dans , ^
plusieurs autres pièces par (v>"iyi son jeu leste et gai. Il a joue ^<sî. J également au théâtre des' Nations otauxBouffes-Parisieus.
ACHARIDE (ka — du gr. akharis, qui manque de grâce) n.m.Genre de coléoptères Ion- Acharia — A, lleurmàle; B. neur gicornes, tribu des lamiaires. femelle ; C, fruit; D, graine.
ACHARIÉES {ka — du gr. akharis, qui manque do grâce) n. f. pi. Genre de plantes, de la tribu des passiflorées, originaire du Cap, ayant pour type Vacharia ou acAarie.
ACII.ALA.NDAGE — ACUÉÛU
ACHARIUS (Kric), mt^docin et naturalifito suddors, nd à Oi;llo en 1757, mort à AVadstcna en 1819. I) fut élévo do I.inné, et devint membre do l'Académio do Stockliolm en nofl. 11 s'occupa «pi^cialemont do l'àtudo des lichens et do» cryptogames. Il alairtH/j : Lit^henographia uniter»alu (Gœllinguo, 1804); Synopaii melhodica licfienum (Lund, 1814).
ACHARNÉ, ÉE adj. Altachfi furicusomoot à. sa proie, au prop. et au lit. ; Kunemi acharne. Joueur acu&b.nb. n Qui dt-noto do raciiarnement : Combat acuabnk.
ACHARNEMENT n. m. Ardeur d'un animal qui s'attache opiniàirùmrnt À sa proie : Le lion dévore «a victime avec
ACllAB.NHMIÎNT.
— Parcxt. Fiirour avec laquello so battent les animaux 011 les nommes les uns contre les autres : L'n iSOO, lea liatjitanls de Sarafjosse nous réaUtérent avec acuarnbmhnt.
— Kig. Animosiié, tenaciti5 : /.'achabne.ment desjoueura.
— D'acharnement, loc. adv. Avec acharnement, avec ardeur, opiniâtreté.
ACHARNER fdo à et efiair) v. a. Animer, exciter, irriter : Achaknbk des chiens contre un taureau.
— En T. de vénor. et fauconn. Donner le goût de la chair aux chiens, aux oiseaux de proie, pour exciter leur ardeur.
S'acharner, v. pr. Pcrsécuier,'poursuivro avec opiniâtreté : Séyuicr 8'aciiabna contre Fouquet.
— Fig. S'appliquer à quelque chose avec ardeur : Sacharner â It'tude, aux affaires, au jeu.
Acharnes {/car — gr. Akharnai), nom duo dème de l'Attique, au pied du mont Parnès, et qu'a remplacé le village do Minidé. (Hab. : Acharnéens [ou Achamiena\^ ennes). Les Grecs disaient : Musc achaméenne, pour désigner une poésie grossière.
Achamiens {/car) [les], comédie d'Aristophane, représentée l'an 426 av. J.-C. hcrile pendant la guerre que se faisaient alors Athènes et Lacédémone, cette pièce satin CI U6 avait pour but do livrer au ridicule les généraux athéniens Cléon et Lamachus, partisans de la guerre, tandis que, suivant \o poète, le peuple désirait ardemment la paix. Dans une suite de scènes burlesques, Aristophane oj)pose à Lamachus, qui revient éclopé d'une bataille, un simple citovcD, Dicéopolis, qui, ayant conclu avec Sparte une irôve do trente ans, vit dans la joie et l'abondance.
ACHAT {cha) n. m. Action d'acheter : Z'achat d'une terre, il La chose achetée : Montrer ses achats.
— Bours. Achat à la hausse. Achat de valeurs qui s'opère lorsque, présumant une hausse prochaine, on attend pour revendre avec bénélîce. Il Achat à la baisse. Achat d'etfets publics opéré lorsque survient une baisse, après que l'on avait déjà vendu à un prix plus élevé ces mêmes effets livrables à terme, n Achat à prime. Négociation dans laquelle, moyennant une prime déterminée, l'acheteur est libre de prendre ou de ne pas prendre, aux échéances convenues, les effets achetés.
— Dr. Achat et vente d'effets militaires. V. militaire.
— Comm. Livre d'achats. Registre sur lequel les commerr-ants enregistrent jour par jour les marchandises qu'ils achètent.
— Stn. Achat, acquisition, emplette. Achat marque particulièrement l'action d'acheter. Emplette désigne plutôt la chose achetée et s'applique surtout aux petits objets d'un usage ordinaire. En droit, achat se dit de choses mobilières, et acquisition de biens immeubles.
— Anton. CeBsion, vente.
ACHATE \ka — de Achate, n. pr.) n. m. Nom spécifique d'une espèce de lépidoptère diurne.
AcHATE {ka), personnage de l'Enéide, le compagnon lo plus dévoué dEnéo et son ami intime. (V. Fidls AcHATES.) Il S'emploie comme nom commun, jpour désigner un compagnon inséparable : Tristan l'Èei^mite et Olivier Le Dain suivaient Louis XI comme deux achates.
AcHAZ {kàz'), roi de Juda, cruel et impie (740-724 av. J.-C). Il appela contre les rois de Syrie et d'Israël, ses ennemis, le roi d'Assyrie, Téglath-Phalasar.
ACHE (en lat. apium,du celt. ach, eau, par allusion aux lieux où elle croît) n. f. Genre do plantes ombellifères ammiuées , comprenant plusieurs espèces, dont l'une, la plus commune, est le céleri : Les italiens ont les premiers transformé Tache sauvariç en plante potagère, il Chez les anciens. Vache jouait, dans les cérémonies funèbres, le rôle que joue chez nous l'immortelle.
— Encycl. Bot. L'ache des marais (apium graveolens) est uno plante bisannuelle, à racine courte et pivotante, à tige herbacée, portant des feuilles ailées, très découpées, et des fleurs d'un blanc verdâtre, disposées en ombelles. Elle croît dans les marais et sur les bords des ruisseaux do presque toute l'Europe. L'ache est diurétique, expec- Achc—^V. fleur grossie; lorante et résolutive ; associée au ^' ""P'^ d« 1 ovaire, quinquina, elle est employée comme fébrifuge. Cette plante, modiliéo par la culture, a produit le céleri.
— Blas. La feuille d'ache, très usitée comme élément décoratif dans l'architecture gothique, est l'ornement caractéristiquo de la couronne des ducs et des marquis, dont elle forme les fleurons. ,^-OC 'I ' y> —
ACHÉ (comte d'), vice-amiral ->^^^ jL V^^'% français, né vers 1700, mort en 1775. Ol^- — g^js^— ^^ Investi en 1757 du commandement y^ V^rv ^\
des forces françaises dans les mers i^^^\ ] [\^^yj de l'Inde, il laissa les Anglais ruiner I f\ \
notre domination sur les côtes do / /\ \
Malabar et de Cororaandel. — Son » ». «i \
tîls. Robert-François, vicomte Ache. Blas.)
d'Aché, né en 1757, mort en 1809, fut longtemps chef d'une bande do chouans, et fut pour ce fait condamné à mort en 1799. Il se réfugia en Angleterre, d'où i! revint en 1809 faire de nouveau en Bretagne la guerre de partisans. Il y périt.
ACHÉAOU, montagne d'Algérie, prov. d'.\Iger, à l'O. do Boghar : 1.814 mètres d'aliitude. Sur ses flancs sons les ruines do Taza, le bordj fameux d'Abd-el-Kader.
ACHÊCH — ACHETER
ACHÊCH ou AcHACH, nom de plusieurs tribus d'Algérie (proviuces de Constantine etdOran),etaussi du Sahara. -
ACHÉE n. m. Genre de mammifères édentés doDt l'ai est le type.
— n. f. (du lat. esca, pâture), nom vulgaire du ver de terre, et, par extension, des vermisseaux, larves, insectes dont se servent les pêcheurs pour amorcer leurs lignes.
ACHËEN, ENNE (ké-in, en — rad. Achale), celui, celle nul habitait l'Achaïe. Il Par extens., tout habitant de la Grèce. — Les Achée.ns.
— Adjectiv. ; Le peuple achken. La race achéesne.
— Encycl. Cette peuplade, qui appartient à la race pélasgique, semble avoir habité la Laconie. Les Doriens la refoulèrent vers le N. du Pélojionèse, d'où elle expulsa les habitants antérieurs, les Ioniens. Les Achéens transformèrent les bourgades ioniennes de l'Achaïe en villes fortifiées indépendantes les unes des autres, mais unies par le lien religieux des fêtes communes célébrées à Héliké. Ils se tinrent à l'écart des luttes politiques et militaires du reste de la Grèce et firent porter leur principal effort sur la colonisation de l'Italie méridionale (Sybaris, Crotone). La destruction d'Héliké {373 av. J.-C.) amena une éclipse momentanée de la dodécapole achéenne qui, un siècle plus tard, se reconstitua et forma la ligue Achéenne.
Achéenne Iké-èn') [ligue], fédération de douze viUes de l'Achaïe, sur la côte N. du Péloponèse, dont le centre religieux et politique était Héliké. Disparue en 373, après la destruction d'Héliké, cette fédération revécut en 280, mais n'acquit une véritable importance politique que depuis 251 'av. J.-C, lors de 1 accession de Sicyone. Grâce à l'habile politique d'Aratus, la ligue Achéenne s'accrut de villes étrangères au Péloponèse, même d'Athènes (229), et s'opposa à l'extension macédonienne, qui pesait sur une partie de la Grèce. Les bases de la confédération étaient : l'entière égalité des Etats qui en faisaient partie ; le maintien de la démocratie tempérée dans les villes; la liberté municipale, en tant que les intérêts généraux n'étaient pas engagés; une assemblée générale qui décidait de la paix, de la guerre et des alliances ; enfin, un conseil supérieur de démiurges, à la tête duquel était un stratège ou chef militaire. La ligue Achéenne commença à décliner dès 226, mais se maintint encore, grâce à Philopœmen, de 207 â 183. Elle tomba ensuite aux mains d'incapables, et disparut lors de la défaite de Leucopetra, qui livra définitivement la Grèce aux Romains (146 av. J.-C).
— BiBLiOGR. : Fustel de Coulanges, Polybe (Paris, 1858); M. Dubois, les Ligues étolienne et achéenne (Paxis, 1884).
ACHEIRE [kèr'— du gr. a priv., et kheir, main) adj. Qui est privé de mains, surtout en parlant d'un fœtus. 11 Où dit
aussi ACHIRE.
ACHEIRIE (kér)n.!. Etat d'un foetus qui n'a pas de mains. Il On dit aussi achirie.
ACHËIROPOiÉTES {ké-i — du gr. a priv.; kheir, main, etpoiêtés, créateur) n. f. pi. Nom donné â des images qui, suivant la tradition, étaient dues à un miracle. Les plus célèbres sont la sainte face que possédait sainte Véronique, le portrait du Sauveur donné au roi Abgar, celui que l'on conserve à Saint-Jean-de-Latran, à Rome, et qui, ébauché par saint Luc, avait été achevé par les anges, etc.
AcHÉLOÏDES {kê — rad. Achéloiis). On donnait ce nom aux Mr< m s, iill.s d'Achélous, et aux nymphes en général.
ACHÉLOMA Iké — du gr. a priv., et khélàma, coche de flectiej li. m. Genre de batraciens fossiles, de l'ordre des stégocéphales. La seule forme connue est Vacheloma Cummingi, trouvé dans le terrain permien du Texas,
ACHÉLOiJS {ké), dieu-fleuve, fils de Téthys et de l'Océan, père des sirènes, vaincu plusieurs fois par Hercule, à qui il avait osé disputer Déjanire. Hercule lui arracha même une de ses cornes, qui, remplie par les nymphes de fleurs et de fruits, devint la corne d'abondance. (V. abondance. • Les représentations symboliques du fleuve .\chéloiis se distinguent par la forme de serpent ou de taureau qu'il prit pour combattre Hercule; plus souvent encore, il a une tête humaine, mais armée de cornes. Il tient en mains une patère et un roseau. — Fleuve de l'Epire, qui coulait entre l'Acarnanie et l'Etolio. Homère l'appelait le « roi dos fleuves ». C'est VAspru-Potamo.
AcHEM, AcHiN, Atchem, Atchim ou Atchin,
noms d'un royaume indigène de l'extrémité N.-O. de Sumatra, dont la vraie dénomination est Atjeh. C'est aujourd'hui une division hollandaise do la colonie, ayant pour chef-lieu Kota-Radia : le centre en est, quoi que disent les cartes, encore indépendant. Cette contrée, mal connue, est montagneuse et bien arrosée ; elle produit le riz, le coton et presque tous les végétaux de la zone torride.
Les Achémois sont, semble-t-il, des Malais fortement mélangés avec les peuples de la côte opposée sur le confinent indo-chinois et aussi avec les Battas.
Ils vivent dans de pauvres habitations en planches, à peine garnies des objets les plus indispensables. Le costume, presque identique pour les hommes et pour les femmes, se compose essentiellement d'un pantalon {seluharafjib) et d'un sarong ; le haut du corps reste habituellement nu, mais la tête est couverte. Ce qui distingue surtout les hommes, outre le bonnet autour duquel est enroulé un morceau d'étotîe en forme de turban, c'est le port perpétuel de l'arme n.ationale, le kriss, ou encore le klewang. Comme les autres liabitants do l'archipel malais, les Achémois sont sobres à l'ordinaire, intempérants dans les fêtes, très adonnés à l'opium, et laissent aux femmes les soins domestiques et les travaux du jardinage.
Ils se disent musulmans, mais, en réalité, en prennent fort â leur aise avec les orescriptions du Prophète. Leur langue écrite est le malais ; leur langue parlée est tm mélange de battak, de malais et d'indoustani.
On distingue parmi eux les Achémois proprement dits, répandus siîr tout le territoire, — le peuple de Pédir, résidant surtout sur la côte septentrionale ou d'Areka, — — les Mnlais, établis dans la partie orientale du pays.
A la suite de la reconnaissance par l'Angleterre du pays d'Atjeh comme possession des Hollandais (1871), ceu.x-ci ont commencé contre les Achémois, pirates et pillards incorrigibles, une interminable guerre d'escarmouches et d'embuscades.
AcHEM, divinité des Druses. V. Hakem.
ACHÉMÉNÈS (ké — Hakhâmanis), premier roi indépen-
dant d'une des provinces de la Perse soumise jusqu'alors à l'empire des Mèdes, et le fondateur de la dynastie des Achéménides .
ACHÉMÉNIDES [ké), descendants d'Achéménès ; C'est de la famille des Achéménides que sont issus Darius, fils d'I/ys/aspe, et Cyrus.
— Encycl. Ancienne dynastie des rois de Perse <^m a régné sur l'Iran pendant plusieurs siècles dans l'antiquité, de l'an 688 à l'an 330 av. J.-C Le fondateur de la dynastie, Achéménès, est le premier souverain d'une des provinces de la Perse qui se soit rendu indépendant de la puissance des Mèdes. C'est à Cyrus II, son quatrième descendant, que commence la gloire du grand empire des .ichéménides. Après avoir conquis la Lydie et soumis les peuples des bords de la mer Caspienne, Cyrus marcha sur Babylone dont il s'empara, et devint ainsi maître de tout l'Orient. Ses successeurs ont conservé le pouvoir jusqu'au moment oCi Alexandre, après la défaite et la mort du dernier des Darius (Codoman), devint à son tour l'arbitre du monde. — L'histoire des Achéménides n'a été connue pendant longtemps que par la Bible et les traditions des Grecs: ses auteurs nationaux l'avaient pour ainsi dire oubliée. Les inscriptions trilingues en caractères cunéiformes sont venues aujourd'hui jeter une grande lumière sur cette dynastie, dont on peut ainsi établir la généalogie d'une manière rigoureuse et qui, à partir ae Telspès, fils d'Achéménès, se partage en deux branches.
GÉNÉALOGIE DES ACHÉMÉNIDES Achéménès (688 av. J.-C ).
...bys
Cyiiis II {te Grand, S36).
ckml.jse II (529
' Ariaramuès.
^ Hystaspe.
Gaumatès ^fam Bmerdis, 522). Darius I" (b21).
Xerxès W (tsG).
Artaxersès U' (Longue- Main, 4G5).
Xerxès II (V2i — iô jours).
Sogdica (124).
Darius II [Nûtfius, i24).
ArtaxtTxès III {Ochu.\ ;i(.I).
Arsès aJ8).
Darius lU [fûdoman, 33(i-a30).
— BiBLioGR. : J- Menant, les Achéménides et les inscriptions de la Perse (Paris, 1872) ; Oppcrt, Mémoire sur las itiscriptioiis achéménides dans le Journal asiatique (1851).
ACHEMINEMENT n. m. Action de suivre un chemin, de se diriger vers un but.
— Fig. Disposition, préparation, moyen de parvenir : L'exagération est un achkminement vers le mensonge.
— Manèg. Action d'habituer un jeune cheval à marcher droit, en obéissant aux guides et aux éperons.
— Techn. Action d'enlever les plus grosses aspérités à une glace, après le coulage.
ACHEMINER (rad. chemin) v. a. Mettre en chemin, diriger vers un lieu : Acheminer du blé vers le march}.
— Fig. Diriger, amener graduellement ; La physique ACHEMINE l'esprit à la chimie. Il Hâter, mettre en état de réussir : Nouvelle qui achemine le paix. (Vieux.)
— Manèg. Accoutumer un cheval à marcher droit devant lui, en obéissant à la bride et à l'éperon : Acheminer un cheval. Cheval acheminé.
— Techn. Acheminer une glace, c'est, immédiatement après sa coulée, La débarrasser des grosses aspérités.
S'acheminer, \. pr. Se diriger vers.
— Fig. Aller progressivement, arriver à ses fins, à son terme : Le Japon s'AcuuMiNEi'ers la civilisation européenne.
Achémois, Aghimois, Atchinois.ou en hollandais
Atjeh, habitant du royaume d'Atjeh (Sumatra.)
— n. m. Langue des Achémois : Savoir Tachémois.
— Adjectiv. : Le peuple achémois. V. Achem. ACHEN (lac d') ou AcheNSEE, le plus grand et le
plus beau lac du Tyrol septentrional (Autriche); il donne naissance à la rivière Ac«e« (ouWalchen), petit affluent de i'Isar. Alt. : 920 m.; profondeur, 132 m. Sur ses bords, les villages d'Achenthal et d'Achensee sont des lieux de villégiature très fréquentés.
ACHENBACH (Andréas), peintre allemand, né à Cassel on 1815. Il alla étudier son art à Dusseldorf, et reçut les leçons de Schadow. Il est un des plus remarquables représentants de l'école formée par ce maître. Il s'est adonné à peu près exclusivement au pavsage, et s'est acquis, dans ce genre, un juste renom. Onantité de ses mannes et d'autres de ses tableaux ayant pour motif des sites de Hollande, d'Italie, do la mer du Nord, de la Norvège, dos Alpes ou des bords du Rhin, ornent les musées allemands. Achcnbach a fait de fréquents envois à nos Salons et aux Expositions universelles. Il a été médaillé â celle do 1867. — Achenbacb. fOswald'i, son frère et son élevé, né à Dusseldorf, en 1827, fut aussi peintre, et s'adonna comme lui au paysage; mais, pendant que Andréas inclinait â traiter ses sujets avec quelque réalisme, Oswald a voulu mettre dans ses sites plus d'idéalisme et un peu de convention. 11 n'a guère représenté que des Vues d'Italie. Le musée du Luxembourg, à Paris, possède de cet artiste le Slâle de Naples. Beaucoup de ses tableaux sont conservés dans les musées d'Allemagne.
ACHENBACH (Henri), homme politique allemand, né à Saarbrùck en 1829, Professeur de droit à l'Université de Bonn (1860), conseiller des mines au ministère du Commerce (1866), député, il fut chargé de soutenir, en 1871, les projets de loi du gouvernement devant le Reichstag. Sous-secrétaire d'Etat au ministère des Affaires ecclésias-
l — oî
tiques et do l'Instruction publique en 1872, il défen<ii( avec talent les fameuses lois de mai. (V. Kulturkampf.) Ministre du commerce, de l'industrie et des travaux publics, de 1873 à 1878, il s'occupa des moyens d'accroître les débouchés commerciaux. Depuis, il a été président supérieur de la province de Prusse occidentale et du Brandebourg. On lui doit plusieurs ouvrages sur le droit minier.
ACHÈNE n. m. Bot. V. achaine.
ACHENEAU ou mieux ChenEAU, Hv. navigable do Frauco. êmissairedu lac de Grand-Lieu (Loire-Inlérieure), se jetant dans la Loire, en aval de Nantes. Cours 21.500 m.
ACHÉNIEN, ENNE adj. Géol. V. AACHENIEN, ENNE.
ACHÉNODE yké) n. m. Fruit résultant de la réunion de plusieurs achaines (ou achènes).
ACHENWAL (Godefroy), économiste allemand, néàElbing (Prusse) en 1719, mort à Gœttingue en 1772. II créa la statistique. Ses ouvrages sont : Eléments de la statistique fies principaux Etats de l'Europe (1749) ; Histoire des Etais de l'Europe (1759) ; Principes d'économie politique (1761).
AcHERDUS fgr. Akherdous), dème de l'Attique, do la tribu HiiqiotUoùniide, dont l'emplacement est indéterminé.
AcHERN, ville d'Allemagne (gr. -duché de Bade), sur VAçhvr, alEl. dr. du Rhin; 3.400 hab. Antique chapelle Saint-Nicolas, où fut déposé le cœur de Turenne en 1675.
ACHERNARD. Astron. V. Akharnar.
ACHÉRON {ké ou ché : mais, d'après l'étymologie, il vaut mieux pronoiîcer A-kè royi — du gr. akhos, douleur, et roos, fleuve), fleuve des Enfers.
— Géogr. et myth. L.es géographes distinguaient plusieurs fleuves de ce nom. Le plus connu, le Macropotamo actuel, prenait sa source au marais d'Achéruse, et débouchait près d'Ambracie, dans la mer Ionienne, après avoir traversé la Thesprotie. Ses eaux, noirâtres et saumàtres, coulaient sous terre dans une grande partie de leur parcours ; de là le nom de fleuve des Enfers aue les poètes donnèrent à TAchéron, qui portait, selon la mythologie grecque, le nom d'un des fils du Soleil et de la Terre, changé en un fleuve infernal par Jupiter, pour avoir fourni de l'eau aux Titans. — Un autre Achéron existait en Italie, dans la Campanie, au voisinage de Cumes.
— En poésie, VAchéron signifie les Enfers, la Mort : La peste, puisqu'il faut l'appeler par son nom,
Capable d'enrichir en un jour VAchéron.
La FoNTilNE.
— Allus. LiTTÊR. Et l'avare Achéron ne lâche point sa proie, Vers de la Phèdre de Racine (acte II, scène v). Le bruit de la mort de Thésée s'est répandu. Hippolyte cherche à persuader à Phèdre qu'elle peut encore espérer son retour; mais celle-ci lui répond :
voit point deux fois le rivage des morts.
Seiirneur; puisque Thésée î
En vain vous espérez qu'un dieu vc
El l'avare Achéron ne lâche point s
abres bords,
Ai.hérontifi {sphinr h'te de t
Ce vers célèbre a passé dans la langue, oîï il désigne, non pas la Mort, comme dans la scène d'où il est tiré, mais des passions jalouses comme l'amour, la haine, l'envie, et surtout la rapacité unie à la ténacité.
ACHÉRONTIA (ké-ron-si) n. m. Lépidoptère hétérocère [nocturne), famille des sphingides. Une seule espèce européenne, l'acherontia Atropos, ainsi nommée d'Atropos (Parque de la mort), parce que les taches du tlîorax figurent une tète de mort. V.
sphinx.
ACHÉRONTIA(Avron-si), nom sous lequel les anciens désignaient plusieurs marais situés en divers pays, et dont les ouvertures conduisaient aux régions infernales.
ACHÉRONTIENS (ké-7'07i-si) ou ACHÉ- RONTIQUES adj. m. '"""' ^"^'""^■
pi. Les Etrusques appelaient ainsi quinze ouvrages qui enseignaient une théorie mystique de la jturification des âmes, et l'art de tirer des prédictions de tous les événements. Ils les appelaient aussi livres tagéfiques, parce qu'ils les supposaient recueillis par le devin Tagès.
ACHÉRUSE. ACHÉRUSIA OU ACHÉRUSIE (ké), nom donné par les Grecs et les Romains à diverses ouvertures qui étaient censées conduire aux Enfers, ainsi qu'à des marais avoisinant ces ouvertures et au territoire où elles se trouvaient. C'est ainsi que ce nom désignait : le marais d'Achéruse, où le fleuve Achéron prenait sa source, dans l'Epire; un lac dit lac des Enfers, dans lequel, suivant certains auteurs, se jetait l'Achéron ; une presqu'île dans le Pont, où quelques-uns plaçaient la caverne a Achéruso qui communiquait aux Enfers; une caverne voisine d'Hermione. dans PArgolide; un promontoire do la Campanie, entre Cumes et Misènc, à peu de distance do l'Averne ; un promontoire de la Bithynie, dans le voisinage d'Héraclée-
ACHÉRY (dom Luc d'), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Saint-Quentin en 1609, mort à Paris en 1615. Son principal ouvrage, le Spicilegium, contient des documents relatifs à l'histoire ecclésiastique (Paris, 1655-1677). Il a été le collaborateur de Mabillon pour la publication des Acla Sanctorum des bénédictins.
ACHET ou ACHETE {chè — du gr. achetas, sonore) n. m.
Terme employé par los Grecs pour désigner tics insectes qui
produisent une stridulation, tels que les cigales, les grillons.
ACHETABLE adj. Qui peut être acheté : L'esclave était
vendable et achetable, coinme le cheval et le bœuf.
ACHETER V. a. (étym. douteuse : du lat. accep/fl^'e. recevoir, ou du bas lat. accapilare, prendre à redevance. — Dans aucun cas, ce verbe ne redouble le t ; l'e muet du radical ac/iei se change on è ouvert toutes les fois que le t
iiivi d'un c muot : Tacheté. J'acluHerai. Que j'achète). M rir uiio ciioso à prix d'argenl, en la payanl : Achenu livre, une maison.
l'eut avoir un comiilôment désignant la personne qui , fin ou a codé ; alors, il régit (iucl.|uorois la prt-p. de ou 1,1 l'icp. à, mais plus souvent la pré]), chez : Aciiiiriiit une .'hn.sr im quelqu'un, A quelqu'un, ohkz quelqu'un. (Dans co lin iiinr cas, il s'agit toujours d'un marcliand do profession.) Il Arhrter à quelqu'un signifie aussi Achotor quoique clioso jiMiir (|Uolqu un : Aciieteu un jouet k un enfant.
Acheter un auteur. Acheter ses œuvres, n Acheter un
,'• signiliait, avant le service militaire obligatoire
tous, Donner une somme d'argent à un honimo i>our
(■•emplisse lo service militaire il la place d'un autre.
'. \. hâter des bans, Ohleuir, moyennant une certaine
iuinmo, la dispense do faire publier ù l'égliso un ou doux
des trois bans do mariage.
— Comm. Acheter comptant, Payer sur-lo-champ co que l'on achôto. Il Achètera trente, à soixante, à quatrevingt-dix jours, Achotor à la condition que l'on no payera que dans trente, soixante, quatre-vingt-dix jours.
Il Acheter à terme ou à crédit. Acheter à la condition quo l'on no payera que dans un temps déterminé. Il Acheter à profil, Ai!hotor, suivant lo journal d'acliat du vendeur, à tant pour cent de bénétlce. Il Acheter en yros. Acheter d'une seule fois uno grande quantité des m/^mes denrées.
Il Acheter en détail, N'acheter d'une chose quo do petites quantités à la fois.
— Fig. Corrompre, s'assurer les services de quelqu'un à prix d argent : Achetkr des témoins. Achktkr des votes.
Il Obtenir au prix des plus grandes difficultés, avec beaucoup do peine : AcniiTEU laqluire au prix de sa vie.
— Pkov. : Acheter chat en poche, Faire une acquisition sans bien connaître l'objet que Ion achète, il Qui bon l'achète, bon le boit, Pour avoir de bonne qualité le vin, les liqueurs, etc., il faut y mettre lo prix, il Acheter par francs et vendre par écus. Vendre avec un bénéfice excessif.
S'ac'Jeter, v. pr. Ktro acheté, acquis à prix d'argent.
— Fig. Ftrc arquis, obtenu par des sacrilicos : Toute gloire qui s'achètk par le samj est mensotufe.
ACHÈTERESSE rèss) n. f. Femme qui achète. (Ce mot est un terme du Palais ; (tc/tp/trresse désigne juridiquement celle qui achète, ot acheteuse celle qui a la manio d'acheter.)
ACHÈTES {kî't') ou ACHETES (ké-tèss) [du gr. a priv. ot /chaité, soie] n. m. Nom donné au groupe des gephyriens inormes {siponculides et priapuliaes), par opposition aux chétifères ou géphyrions armés do soies raides [échiurides). n Désigne aussi les HiRUDiNÉES,par oppositiou aux aunélides chëtopodes.
ACHETEUR. EUSE n. Personne qui achète, qui a la manie d'arhoter : f.c vendeur trompe souvent l' acheteur.
— l"iL I , lui [iii ,1 :!i i|ui obtient par corruption.
— (oui III In. ; i:il, chargé, dans les maisons do
comniis^i'ii, 1 ,r iM ! Il' compte dos correspondants :
Les A( ni 1 1.1 i;^ i ' ' ■■! :'.■■! :rrment les mieux appointés.
— Adjrcuv. : X'iduu a< hetedse. (Proudh.)
— Syn. Acbeteur, acquéreur. Acquéreur se dit phUnt de celui qui achète dos immeubles, et acheteur do celui qui achôto des nirubl«-s.
— Anton. Débitant, détaillant, marchand, vendeur.
ACHEULÉEN. ENNE :/.;-;;(. en") adj. Qualification adoptée en premier lieu par li^s archéologues pour désigner la IH'oniiôre phase de 1 époque dite paieo/ii/ti(/i/e, où Thorauie ne connaissait encore que l'usage do la pierre taillée.
— n. m. : Z-'acheulêen. {Emprunté à la localité de Saint- Achonl, près d'Amiens, ce nom a été remplacé par celui do che/lt'cn, depuis qu'il a été reconnu quo l'aclieuléen datait do la lin de l'époque chelléenne.) V. ÂGE.
ACHEUX, ch.-l. do canton de la Somme, arr. et à 18 kil. do Doullcus ; 637 hab. — Le cant. a 26 comm. et 10.713 hab.
ACHEVAGE {oaf) n. m. Action d'achever, dernière façon quo l'ouvrier donne à uiio pièce. {Se dit particuhèrement dans lo moulage, lo tournage ou le coulage de la poterie.)
ACHEVALER (do à cheval) v. a. Se dit d'une armée occupant les doux rives d'un llouve, les deux côtés dune route.
S'ac/ieva/er, v. pr. Etre achevalc.
ACHÈVEMENT [man) n. m. Accomplissement, exécution ontioro d'une chose : //'achèvement d'une maison.
— Fig. Perfection, réunion de toutes les qualités : L'éducation n'est que /'achèvement de l'homme selon le plan tracé pur lu Providetice. (Dupanloup.)
~ Littcr. Ce qui complote lo dénouement d'un ouvrage. ACHEVER (rad. chef, tête, bout, extrémité. — II change !'«■ Miuet du rad. achev on è ouvert, toutes les fois que la consonne v est suivie d'un e muet : J'achève. J'achèverai) ■w a. Terminer uno chose commencée : Le génie commence les beaux ouvrages, mais le travail seul les achève. Je n'ai vti luire oncor que les feux du matin, Je veux achever ma jouvii«e.
A. CUÉNIER.
11 Avaler. lïoirc entièrement : Achever son pain, son vin. Il 'l'uor, donner le coup do grâce : On achevi: d'un coup de revolver dans l'oreille les militaires qu'on fusille.
— Fig. Mettre le comble à uno situation de corps ou d'esprit : A un certain degré d'exaspération, la moindre contrariété nous achève, it Mettre la dernière maiu pour perfectionner : L'étude commence un honnête homme, et le commerce du monde Tachêve. (St-Evrem.) il Compléter, consonimor ; La France monarchique, épuiaéc par Louis XIV, AiHEVA sa ruine soh.ç Louis XV.
— Avec un inlinitif pour complément, il est toujours suivi lin la l'r-'pMs m .■\|.|(Miv.> ; A •, n.i ■ >, ,},;r, une femme qui i/ii'isr ,\r:i \ r m s,' ,/./,■.,.-■ .■■,■,■• \] ' ' .!,■ Uosenberg.)
— Ti'<Ihi, l'an-'- ■-:il.ir la .Inui. la- t ■ lot rj^ .■ auX chandelles
àlaba-m-no, ■ fin . r .[.■î .-iiW.-o ! or s^nv [,■ niartcau. Il Terminer l'cdui-aiioii d'un cheval, le dresser complètement.
L'ac/ievé, n. m. Perfection d'un ouvrage dans le genre auquel il appartient, ti S'emploie surtout dans les arts plastii|Uos : liarqe a sculpté des lions d'un achevé admirable.
S'achever, v. pr. Etre achevé, se terminer : En fait de gouvernement, il f<in! tles compères ; sans cela, la pièce ne s'achèverait pas. i^Napol. I'^^) Il Arriver à la dernière perfection : La .îciVjjc*! s'.\chève par le style comme une plante par sa fleur. (H. Taino.^
— Syn. Achever, finir, parachever, terminer. Ces quatre mots peuvent, dans beaucoup do cas, s'employer l'un pour l'autre. Toutefois, ac/iet^Rr ajoute à l'idée de nîener à terme une idée de perfection dans l'accomplissement. Termuttr
Biçniflo simplement Mettre un terme & uno chose, qu'elle soit par.''aito ou non. Finir, c'est aussi Monor uno cho.se jusqu'au bout, mais sans la porfoctiou qu'oUo comporto. Achcvcrn'ii rapjiort qu'à un ouvrage permanent, soit do la main, soit do 1 esprit ; finir se dit particulièrement d'une occupation passagère ; terminer so dit surtout pour les discussions, les dilî"éronds.Parac/i/n'i?r, augmentatif d'ac/wver, mar((uo un degré superlatif do perfection.
— Anton. Gonunencer, ébaucher, entamer.
ACHEVEUR n. m. Celui qui achève, qui adoucit les métaux. Il Lo plus grand dos moules des batteurs d'or.
ACHEVOIR n. m. Outil au moyen duquel on donne la derni<''ro faron à certains ouvra^'es. Il Lieu où l'on porto certains ouvrages pour les terminer.
ACHIARDZ (Antoine o'), naturaliste italien, né à Pise en 18311. Il a donné des publications scientifiques très estimées : Coraux fossiles du terrain nummulitiquc des Alpes vénitiennes (Milan, 1866-1868); Etudes comparées entre les coraux des terrains tertiaires du Piémont et ceux des Alpes vénitiennes (1868); Minéralogie delà Toscane (Piso, 1872-1873); Sur le calcaire lenticulaire et grossier de la Toscane (1874) ; Biographie minéralogique, géologique et paléonto logique de la Toscane (1875); Minéraux toscans ( 1877) ; Sur l'origirie de l'acide borique et des borates (1878). Il a publié aussi, en 186.i, un poème sciontillque, la Terre.
ACHIA5 {fci-âss — du gr. a priv., ot khia, traco) n. m. r.enro d'insectes diptères, famille dos athéricèros, que l'on trouve à Java ot au Brésil.
ACHILIE {ki) ou ACHEILIC {ké) [du gr. a priv., et kheilos, lèvrej n. f. Monstruosité produite par le manque de lèvres.
ACHILLAS, ministre du roi d'Egypte Ptolomée XII, eut la principale part au meurtre de Pompée; il fut mis à mort par ordre do César (47 ou 48 av. J.-C.J.
Achille. Myth. Fils de Thétis et de Pelée et roi des Myrmidoos, le plus fameux des héros grecs immortalisés par Homère. Suivant quelques traditions, sa mère le plongea dans le Styx dès sa naissance, ce qui le rendit i»i'u^i(=rable, excepté au talon par lequel eilo le tenait. Il fut instruit par Phœnix et par le centaure Chiron, qui lui