B4.X0N — BATRACIENS
Bâton {Heuril, dit l'Ainé. virtuose sur la musette et fameux par lo talent qu'il déployait sur cet instrument, naquit à Paris vers 1710. Il a publié pour la musette trois livres de sonates et deux livres de duos. — Charles Bâton, dit te Jeune, mort on 1758. frère du précèdent, se ht une renommée comme joueur de vielle et apporta quelques améliorations dans la construction de cet mstrument, pour lequel il écrivit un certain nombre de compositions. A 1 époque do la fameuse « guerre des bouifons ■» (1753), il publia une brochure intéressante intitulée Examen de la Lettre de M. Rousseau sur la musique française, dans laquelle il défendait viijoureusement cette musique contre les partisans et les preneurs de la musique italienne.
BÂTON DE Jacob, constellation , connue aussi sous le nom de Bâton de Saint-Jacques et Baudrier d'Orion.
BaTONI ou BaTTONI {Pompeo Girolamo), célèbre peintre italien du siècle dernier, né à Lucques en 1708, mort à Rome en 1787. Si l'on en croit Manette, il n'eut pas de maître, et commença par exercer la profession d'orfèvre. Il peignit des sujets religieux, des tableaux d'histoire, et ht le portrait des papes Benoit XVI, Clément XII, Pie IV, de l'empereur Joseph II et de son successeur Léopold II, du £rrand-duc et de la grande-duchesse de Moscovie, etc. Battoni. émule et contemporain de Mengs, a su réagir contre la décadence de l'art en Italie à son époque. Il se fit remarquer par la justesse du dessin et rhabileté de son pinceau. Le Louvre possède une Madone de cet artiste. Ses meilleures productions sont : à Rome, le Mariage de sainte Catherine au Quirinal ; la Chute de Simon le mar/icien aux Chartreux ; à Florence. l'Education d'Achille et Achille recontiu par les filles de Niromede. au musée des Offices, 5eiTii/eeH/re/e Vice et la Vertu et Hercule étouffant des serpents, au palais Pitti ; etc.
BÂTONNABLE adj. Qui mérite des coups do bâton : Persovnat/e bàtonnable. (Peu usité.)
BÂTONNAGEf/o-nay' — rad. 6rf^on) n. m. Art vétér. Opération qui consiste à chatouiller, à l'aide d'un bâton, le palais d'un animal météorisé, pour amener l'expulsion des gaz.
— Techn. Mise en bâtons de certaines substances fondues, réglisse, cire, etc.
BÂTONNAT ito-na) n. m. Dienité du bâtonnier; exercice de ces fonctions : Obtenir les^ honneurs du ïikioti-iikT.
BÂTONNÉE {{o~nè — rad. bâton) n. f. Mar. Quantité d'eau fournie par un coup de bâton ou tige de pompe. (Vieux.)
BÂTONNEMENT [to-ne) n. m. Art vétér. Coups de verge répétés sur lo ventre d'un animal, pour déterminer l'expulsion des gaz, dont la présence constitue la météorisation.
BÂTONNER (to-né) v. a. Frapper avec un bâton ; Le chevalier de Bohon fit bàtonner VrAtnire.
— Rayer, biffer : B.\tonneb un article dans un compte.
— Plier à petits plis : Bàtonner du linf/e.
— En T. de jeu. Bàtonner une bille, Frapper une seconde fois de la queue une bille qu'on avait mal frappée d'abord.
— V. n. Jouer, s'escrimer du bâton. (Peu usité.) BÂTONNET [to-nè) n. m. Petit bâton.
— Règle à quatre faces owcarrelet.
— Archéol. S'entendait anciennement comme petite goupille en métal, faisant partie d'une charnière, etc. C'était encore une tigelle mobile posée en travers sur la gouttière d'un livre, en avant de la tranchefile, pour arrêter les signets. (On disait aussi dans ce cas bâton, et plutôt pipe.)
Il Bâtonnet d'oiseau, Mince baguette ronde, de bois poli, d'os, etc., avec lequel les fauconniers caressaient leurs oiseaux; ces petites verges s'attachaient aussi aux liens des jambes. [I Jeu des bâtonnets. Ce sont les jonchets modernes. Il Bâtonnet. Comme vêtement, ce mot est synonyme de BACONNET. V. 00 mot.
— Art vétér. Petit morceau de bois dont on se sert, dans la saignée des animaux, pour faire pénétrer brusquement la pointe de la flamme par un coup sec.
— Jeu. Petit bâton aminci par les deux bouts, que les enfants s'amusent à lancer le plus loin possible en le frappant avec un autre bâton.
— MoU. Nom vulgaire d'une espèce de cône. BÂTONNIER (to-ni'ê — rad. bâton) n. m. Membre d'une
confrérie, chargé do porter le bâton aux processions.
— Adm. jud. Titre donné au chef de l'ordre des avocats inscrits près d'une cour ou d'un tribunal.
— Techn. Ouvrier qui s'occupe exclusivement de la confection des fauteuils, des chaises, des tabourets et sièges mobiles, faits en général de bois carré et contourné.
— Encycl. La dénomination de bâtonnier vient de ce qu'on portait chez le doyen choisi par la confrérie religieuse et juridique de Saint-Nicolas la bannière ou bâton du saint. La première mention d'un bâtonnier est de 1602. Dans quelques provinces, ce titre était remplacé par celui de syîidic.
Sous le décret du 14 décembre 1810, le bâtonnier était nommé par lo procureur général. De cette époque à nos jours, la loi a varié plusieurs fois, et le décret des 10-25 mars 1S70 a rendu aux avocats le droit d'élire directement le bâtonnier. Le bâtonnier est élu à la majorité absolue. Il est élu légalement pour un an, mais l'usage est d'élire le même bâtonnier deux années de suite.
Le bâtonnier est chef de l'ordre, dépositaire du tableau, président du conseil de discipline, qu il est chargé de convoquer, et il est tenu de faire exécuter ses décisiutis : il représente l'ordre vis-à-vis de ses confrères, sur l{-'s<|Ufls il a un droit de surveillance, etvis-â-visdes corps judiriaircs.
le
BÂTON-ROUGE, ville des Etats-Unis d'Amérique, capitale politique et siège de la législature de l'Etat de la Louisiane, depuis 181S, surlo Mississipi; 10.500 hab.
Fondée dans la première moitié du xvni<= siècle par des Fran(;ais, celte ville fut prise pendant la guerre do la Sécession, le 25 avril 1SC2, par Farragut, commandant les troupes fédérales, reprise peu après par les Sudistes, et soumise do nouveau par les soldats du Nord, sous les ordres du général Banks.
Batonya ou mieux Baltonya, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie, comitat de Csanadj ; 12.000 hab. Bestiaux.
Bator (Nyir-), ville d'Austro-Hongrio (Hongrie, comitat de Szabolcs); 5.000 hab. Distilleries, huileries. Berceau do la famille Bathory.
Batouanas, tribu du désert de Kalahari. — Un Ba-
TOUANA. V. BAKALAUARIS.
Batouas, peuplade naine de l'intérieur du Congo, qui parait répandue sur une grande surface. La taille des Batouas est en moyenne de 1°',40; leur teint est café au lait clair. Ils vivent de pillage et de chasse. — Un Batoda.
3ATOUDE (ital. battuto) n. f. Tremplin très flexible, en usage dans les cirques.
BaTOUÏAS, tribu kabyle, établie à l'O. d'Oran, entre la Sebka et la mer. — Un Batovîa.
Batou-KHAN, fils de Djoudji-khan et petit-fils de Gengis-khan. Ce dernier avait donné à son fils Djoudji la ■1 plaine du Kiptchak « en apanage. Djoudji étant mort quelques mois avant son père, Batou fut investi de la souveraineté du Kiptchak. d Alan, de la Russie et de la Bulgarie. Ogotaïkaan, successeur de Djingiz sur le trône de Mongolie, le chargea de la conquête des pays voisins de la Caspienne. Batou entra en Russie, saccagea Moscou et, après avoir dévasté Cracovie, il battit le duc de Breslau à Wahlstadt {un). Il rava^rea la Hongrie, dont le roi, Bela IV, se réfugia en Dalmatie. En 1252, la défaite du grand-duc de Moscou, André Jaroslavitch, réduisit le grand-duché à n'être (ju'une province de l'empire mongol. Batou mourut en 1254, laissant ses immenses Etats à Berekeh-khan, descendant de Djagatai.
BatOUM. ville et port de la Transcaucasie (Asie russe), sur la côte orientale de la mer Noire ; 23.200 hab. Le climat y est tempéré, mais peu salubre : pluies abondantes, marais. C'est une ville de commerce et une place forte. Elle exporte surtout le pétrole, qui vient de Bakou. Etain en feuilles pour bonbonnes de pétrole, plomb, acier, cuivre; orangers, citronniers. Ancienne station militaire romaine (Bathys), elle appartint aux Turcs du xv" au xix' siècle ; en 1878,' lé traité de Berlin la céda aux Russes. Port franc jusqu'en 1886.— Pop. du cercle de Batoum: 44.000 hab.
BATOURNER v. a. Techn. Mesurer les douves servant à la confection d'un tonneau, pour les égaliser au besoin.
BatOUTA (Abou-abd-Allah-Mohammed Ibn-abd-Allah- Ibni, célèbre voyageur et géographe musulman, né à Tanger en 1304, mort en 137R. A vingt-deux ans, il fit le pèlerinage de La Mecque et ne revint, en 1350. dans son pays natal qu'après quinze années, durant lesquelles il visita l'Afrique. l'AraDie, la Syrie, la Perse, l'Asie Mineure, le sud de la Russie, le Turkestan. l'Afghanistan et l'Inde. L'empereur Mohammed Ben-Tugluk lie nomma kadi de Dehii et l'envoya comme ambassadeur à l'empereur de Chine. Il se rendit ensuite en Espagne et dans le Soudan, où il pénétra jusqu'à Tombouctou. Il a laissé un grand traité de ses voyages intitulé Tohfet el-Xodhar fi qharaib el imsar toe aàjaib el Asfar. qui a été traduit en France, aux frais de la Société asiatique de Paris.
BATRAGHIDÉS {ki — rad. batrachus) n. m. pi. Famille do poissons acanthoptères à corps ramassé, épais, à grosse tète et à peau ordinairement nue ou chagrinée. Les batrachidés sont des poissons voraces, de taille moyenne, qui habitent les mers chaudes. Genres principaux : batrachus, porichfhys, etc. — Un b.atrachidé.
BATRACHION (A*i — du gr. batrakhos, petite grenouille) n. m. Section du genre renoncule et ancien nom de la renoncule aquatique.
BATRACHITEfA-i-dugr. batrakhos, g,T&Qo\x\\\e)Tï. f.Géol. Silicate naturel de chaux et de magnésie dont le poids spécifique est de 3,12, et la dureté de 5 à 5,5. Labatrachite, qui appartient au genre péridot, est une variété de monticellite.
— Antiq. Pierre verdâtre, qui passait pour provenir do la tête du crapaud, et qu'on disait efficace contre toutes sortes de venins.
et son confrère Sauros bâtirent, à leurs frais, des temples à Jupiter et à Junon. Ne pouvant mettre leurs noms dans la dédicace, ils signèrent leurs œuvres en faisant sculpi. r des grenouilles [batrachos) et des lézards [sauros) sur Its chapiteaux ioniques. On a retrouvé à Rome des fragments de ces sculptures symboliques.
BATRACHOSEPS {ko-sèps — du gr. batrakhos, grenouille, etsèps, nom d'un reptile) n. m. Genre de batraciens urodcs les, famille des pléthodontidés, renfermant des salamandreaméricaines de forme très allongée.
BATRACHOSIOPLASTIE {ko, plass — du gr. bafrakhosis, grenouillette, et plassein, former) n. f. Opération inventée par Jobert de Lamballe pour la guérison de la yrenou/llette, par la formation d'une fistule.
BATRACHOSPERME(Aro*j — dugr.6a^roA-/jos, grenouille, et sperma, semence) n. m. Genre d'algues de la famille des némaliacées-batrachospermées des eaux douces, dont l'espèce type forme des sortes de chapelets, analogues au frai des grenouilles.
— Encycl. Le genre batrachosperme , commun en Euroii-^-, existe en Afrique, en Amérique; en Océanie, il comprcmi une dizaine d'espèces, qui croissent dans les eaux douces, surtout au milieu des eaux vives et courantes. L'espèce la plus commune est le batrachosperme monilifomie. Cette algue, d'une couleur brunâtre plus ou moins foncée, est remarquable par sa consistance gélatineuse, et par h^s paquets L'Ioliub'Tix de ses ramules.
BATRACHOSPERMÉES (Aoss) n.f. pi. Tribude lafaniillo des némaliacées, dans la classe des algues, ayant pour tv}"? le genre ifl/rar/fos/jerme, et caractérisée par un thallo foi-mé d'unsimple filament nu oucortiqué; sporogone extôi-ieurou tissu du thalle.—
Une BATRACHO- SPERMKE.
BATRACHO" STOME {koss — du gr. batrakhos, g renou ille, et stoma , bouche ) n. m. Genre d'oiseaux passereaux fissirostres, famille des capriraulgidés, renfermant des engoulevents plus petits que les podarges. mais à bec plus largement fendu. (Les espèces connues de batrachostomes habitent la Malaisie et le sud de l'Inde.)
BATRAGHOTÉTRIX (ko-té-triks — du gr. batrakhos, grenouille, et tétrix, nom d'un orthoptère) n. m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, famille des acrididés, renfermant des espèces africaines et indiennes dont la forme générale est celle des tétrix, mais qui sont toujours aptères.
BATRACHUS {kuss — du gr. batrakhos, grenouille) n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des batrachidês, renfermant des formes des mers chaudes, de petite taille, carnassières et vivant dans les grands fonds. L'espèce type est le cotte grognant (batrachus gruniens [mer des Antilles]), qui atteint i pied de long, fait entendre un grognement en mouvant les pièces de ses opercules, et senible, comme certains silures, posséder un appareil venimeux.
BATRACIENS {si-in — du gr. batrakhos, grenouille) n. m. pi. Zool. Terme créé par Alex. Brongniartpour designer les animaux vertébrés, à température variable, à
Batrachostome.
liATKACiKNS : 1. Rainette; 2- Crapaud ordinaire: 3. Triton marbré; 4. Larve de triton: 5 Profée; 6. Cécilie; 7. Grenouille; (de 8 il 11). Trauâfyrmatious successives de lagrenouHle) ; 17. Protritoa ; 18. F aise oba ira chu s diluviaiius ; 19. Branchiosaurus ealamandroides.
respiration pulmonaire ou branchiale, à peau généralement nue, et subissant des métamorphoses. — Un batracien. Il On les appelle aussi amphibiens.
— Encycl. Zool. Les batraciens sont des vertébrés à température variable; leur peau est presque toujours nue, sert à la respiration, renferme des glandes et des pigments, et sécrète des liquides caustiques. L'épiderrae se renouvelle constamment par lames.
Le squelette est assez particulier; les côtes manquent presque toujours, et. entre les os iliaques, on voit, chez les anoures, un prolongement de la colonne vertébrale qu'on nomme urostyle. Les veux existent toujours, mais peuvent être cachés sous la peau. La langue sert souvent d'organe préhensile ; ainsi, chez les grenouilles et les crapauds, elle peut se rabattre sur la proie et la ramener dans la bouche. La respiration s'exerce par la peau, par des poumons ou par
BATRACHOÏDE [ko'ld' ~ du gr. batrakhos, grenouille, et cidos. forme) n. m. Genre de poissons actuellement supprimé, où rentraient les raniceps et phycis actuels, hebatrar/iuidcs f/mclini de Risso est le phycis blennioides ; le batradiuides blcnniûides de Lacépèdc est le raniceps trifurcus.
Batrachoinyoïnacllie (la) [c.-à-d., en gr., le Combat des 7'ats el des grenouilles], petit poème burlesque, en un seul chant, de deux cent quatre-vingt-quatorze vers. C'est une sorte de parodie de l'épopée homérique, dont la réputation a été très surfaite. On l'attribue communément à Homère, mais sans aucune vraisemblance. D'après Suidas et l'auteur du traité sur la Mnlif/nité d' Hérodote, ce poème serait l'œuvre du Carien Pigrès, frère de la reine Artémise.
Batrachos, architecte, originaire de Sparte, qui vivait à Rome au temps d'AugusterSuivant Pline, Batrachos
dos branchies. II existe un organe vocal chez les crapauds et les grenouilles; on sait quo ces derniôros coassent. Le cœur possùdo doux oreïlhHtos et un ventricule, et les globules rougos *iu sang sont trùs gros et elliptiques, pourvus d'un noyau. Los l)atracions vivent on général dans
HATRACLNE
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riMils sriiit petits, cénôralemcnt \' a ni aiiiriids, ni allantoïdc. La niM- i|i^iir aplatie et des brans ,111 i.|.ln--iii pour faire place à iiiii. Il ii's pulmonaires apparais luu:^ .^'atrophient. Ace moment, les membres so mudtrunt, «t la queue disparaît. Il on est ainsi chez les anoures; mais, cliez les urudôlns, la queue persiste, ot, chez los pérennibrauches, les branchies externes persistent (prêtée, axolotl).
— Classification. La classe des batraciens so divise on trois ordres : les anoures, les urodèles et les apodes. Les anoures sont los grenouilles, les rainettes, hîs crapauds. Ils sont dépourvus de queue à l'état adulte. Leurs membres sont bien dévelonpi's ; los larves respirent au moyen
i de branchies, los adultes à l'aido do poumons. On los divise ' en discodactyles, oxydac/i/li-s, agtosses. Los urodèles eut la I peau nue; le curps est allongé, la queue est persistante. I Ils ont des mcmi>ros cniiris, des oranchios à l'état do larve, dos poumons àlï-iat adulte ou des branchies persistantes. Ou les divise en salamandrines et pérennibrancln-s. Les apodes sont vermiformes, ont de petites écailles ot n'ont pas de membres; ce sont los cccilides.
— Paléont. C'estdansle terrain houillerque l'onconslato la présence des plus anciens batraciens. Ils appartiennoiit tous à l'ordre des stégocéphales {branc/iiosaurus, etc.). Cet ordre se poursuit dans le permien [protnlun. etc.), ot disparaît avec le trias; le labijrinthodon on est lo type lo plus parfait. Ce n'est plus ensuite que daii-> h- irnaiu crétacé mférieur que l'on retrouve les bairari.us ; cui orc no s'agit-il que de rares urodèles, parmi lr^i|ui I . il laut oepondant citer les genres actuels : tritv/i. finhuminilra. Les anoures apparaissent seulement dans le lorrain coiTcne avec les genres actuels :ï'«na, bufo, pelobates, d'iscoglossus.
— Batracien volant. V. rhacophore.
BATRAGINE (du gr. batrachos, grenouille) n. f. Venin
qiu^ l'on extrait d'une certaine espèce de batraciens. I — Encycl. La batracme, que los Espagnols appellent I posadarago. est une substance lactescente, quand elle est I fraîche; grise, inodore, quand elle est sèche, et ([ue les 1 Indiens Cnacoanos font sortir de la peau et en particulier ! des glandes cervico-temporales d'un petit batracien du
genre phylobates, en le faisant chauffer embroché par un
fragment de bois. Un seul individu fournil, paraît-il, pour [ cimiuante dards, un venin qui se conserve plusieurs an- I nées. Les animaux blessés meurent avec des convulsions;
mais, pris à l'intérieur, ce venin est inofifeusif. On ou a extrait
uiK' matière résineuse inerte et un alca-
1mii|i' azoté qui est la batracine propre-
liHiii dite.
BATRATHÈRE (du gr. batèr , âros.
; marcheur, ot athèr , épi) n. f. Section
du giMiro andropogon, do la famille
des i^'raininoes.
BATRIACE
BATRISUS
!■ \i \' I i .<-■ ■'■iirises comptent de n..nil.iriiM •. r^i.i.is, répandues sur tout le globe; on on I MiiiiaiL dix -i Karupo. Ce sont de grands psélaphidés i|iii vivout avec les fourmis, généralement sous les Oi -irros. Citons les batrisus forinicarius (France), batrisus ili'u^irirus (Caucase).
Batroun (autrof. Botrys), ville et port de la Tur-
i|iiir 1 A -II- I Syrie [prov. du Liban]), sur la Méditerranée; '-' l'i'i. iiaii. l'.-clio d'épongés. Son port fut un repaire de |ni,i[rs au lomps d'Antiochos lo Grand. Ville épiscopale du . omté de TripoH, nommée Le Boutren, à l'époque des
BATSGHIE (de Batsch, botan. allem.) n. f. Bot. Nom dniiiH' successivemont à divers genres ou sous-genres (ht liosperme, abute, huniboldtîe, eupatoire), et qui ne sei't pbis aujourd'hui que comme synonyme.
Batta (Alexandre), violoncelliste, né à Maostric t en 1S16. Il fit ses études au conservatoire de Bruxelles. Il emn'pi-ii ensuite une série de voyages artistiques, se prodmsit dans les grandes villes d'Europe, et ses succès furent ^'laiids. Batta a publié un certain nombre de morceaux pour son instrumeot. — Deux frères de ce violoncelliste, .Ii:\n-L\uri;nt Batta, pianiste, né à Maestricht en 1817, mort ù. Nancy en 1880, et Josicph, violoniste, né à Maestii lit on 1820, se sont également fait connaître
BATTAGE (ba-taf — pour l'étym., v. battre) n. m. (>|p'-ia(,ion dans laquelle les tiges de céréales récoltées SMiit battues ou froissées do manière que les grains soient d.'iarh.^s dos épis : Battagk au fléau. Battage mécanvnœ. Aotion d'agiter la crème du lait, pour y déterminer la ior[ii:ii:nii du beurre : Une température de quinze à seize ((ri/r,--; ,/.■■ < nih'ur est favorable au battage du beurre.
I'': Mi'iisonge, hâblerie, ayant pour but de duper, d<!i i.cir accroire; Pas de battage!... ça ne prend pas. Mar. Angle de battage d'une pièce. Portion de l'horizon i[ii" [M'ut baitro la pièce avec ses projectiles. (Les pièces 'Il luurollos ont un battage beaucoup plus considérable ■\n:- les pièces (en batterie), il Plan de battage. Projection 'Il |ilan du navire sur lequel on trace les angles de poiu- '■-yj'' on chasse et en retraite extrême sous lesquels peuviut, tirer toutes les pièces du bord. (Pour les grosses pi'- os, on trace un diagramme gradué, et le commandant ^" loiid ainsi compte à première vue des pièces dont il dis|i..se pour une position quelconque de l'ennemi.)
- Battage a quelquefois été employé en littérature pour i] abordage agressif.
f — Série. Opération destinée à enlever la bavo défec- I tueuse ot tendue des cocons, pour faciliter le dépeloionnage.
— Techn. Opération qui consiste à battro ot comprîm^T A la main ou mécaniquement la pâte do papier, il Dans les poudreries, Action de battre la poudre ù canon encore humide, dans des mortiers en bois, avec dos pilons do m^mo matière. Il Battage d'or. Opération grâce à laquelle los ouvriers batteurs d'or transforment en fouilles d'une extrême flnosse dos plaques do ce métal précieux, uniquement on so servant du marteau, il Battage de la laine, Opération quo l'on fait subir à la laine avant de la mettre en œuvre. (Co travail s'exécutait autrefois à la main, à l'aide do minces baguettes avec lesquelles on frapnalt la laine placée sur des claies. Aujourd hui, on a simplillô ot régularisé cette opération en employant dos machines spéciales, connues sous le nom do : batterie ordinaire, avec ou sans compteur, et do batterie cône continue. Le battage u pour but do débarrasser la laino des impuretés qu'eue contient encore après son lavage.) ii Battage de la soie. Opération quo l'on pratique dans lo tirage do la soie, afin donh'ver lo />vson ou bourette qui couvre la surfat^e dos cnrons. Il Battage du fil. Ce battage s'exécute dans le but d'obtenir un fil lisso ; c'est lo fil à coudre quo l'on traite ainsi, en le faisant passer entre des battes qu'actionne une machine à vapeur, il Battage du coton. Lo battage du coton consiste à le faire battre mécaniquement, afin do lo nettoyer ot faire disparaître los impuretés. (Cette opération se compose de doux phases successives : le battage proprement dit, et l'aspiration, enlevant les impuretés qui ont résisté au battage, n Battage des velours drapés et tissus de laine. Lorsque l'on veut avoir des draps spéciaux, veloutés, ondulés, satinés ou frisés, on fait subir à ces tissus un nouveau battage mécanique, qui redresse les légers filaments de laine aplatis par les opérations antérieures. Il Battatfe des cuirs. Opération très importante, qui donne au cuir uno épaisseur régulière, en même temps qu'une souplesse, une consistance et uno fermeté plus grandes. (Co travail, à do très rares exceptions, ne se fait plus à la main, mais à l'aide do machines qui agissent par percussion, ou encore par compression.) n Battage de la pâte. Il faut, pour avoir, dans la fabrication de la porcelaine ou de la faïence, une pâte bien homogène, donnant des produits irréprochables à la cuisson, faire subir à cette pâte un battage long et minutieux, succédant au pétrissage ou marchage. (Le battage se fait soit à la main, soit à l'aide d'appareils appelés tines, suivant que l'on traite uno faible ou uno grande quantité do pâte.)
— Teint. Le battage des matières teintes s'opérait tout d'abord à la main ; de nos jours, dos machines spéciales accomplissent l'opération.
— Trav. publ. Battage de pieux ou pîlots. Dans un grand nombre do travaux : construction de quais, do piles de ponts, etc., on a recours au battage do pieux, afin d'établir uno base solide aux maçonneries futures. Ce battage s'opère à l'aide d'une masse de fonte appelée mouton, qui tombe d'une certaine hauteur sur la tête du pieu.
— Exploit, des mines. L'opération précédant celle du fonçage d'un puits de mine consiste à pratiquer des sondciges, afin de reconnaître exactement la nature du soussol. Ce travail s'exécute à l'aide de tiges, dites leviers de battage, à l'extrémité desquelles se fixe l'outil servant à battre lo sol, et que l'on désigne sous lo nom de trépan. La tige de sonde est soulevée à une certaine hauteur, puis on la laisse retomber brusquement; c'est en cela que consiste le battage.
— Encycl. Agric. Le battage des céréales s'exécute généralement soit au moyen d'une machine spéciale dite batteuse, soit au moyeu du fléau.
Le battage au fléau est pénible, long et dispendieux.
Ce procédé rudimentaire est encore en usage dans la petite culture en France, dans l'Est et le Nord principalement. Il était déjà employé par les peuples agriculteurs, aussi loin que remonte leur histoire, de même que d'autres procédés non moins défectueux, tels que Végrenage, ou battage en frappant les épis sur un corps résistant, le chaubage, ou battage au tonneau, le dépiquage, ou battage par l'action des animaux. Un perfectionnement sensible consiste à froisser les céréales par l'action d'un rouleau solide ou évidé traîné par des animaux. V. batteuse, égre-
NAGE, CUAUBAGE, DÉPIQUAGE.
BattAGLIA, ville d'Italie (Vénétie [prov. de Padoue]), sur le canal de son nom, qui unit le canal de Moncelice au Bacchiglione; 3.800 hab. Eau minérale.
BatTAGUA (Francesco), patricien et homme d'Etat vénitien, né et mort à Venise (1743-1799). Il appartenait au parti avancé, qui réclamait, avant la Révolution, une réforme do la Constitution, et qui était favorable, lors de l'approche de l'armée de Bonaparte, à un rapprochement avec la France. Mêlé à toutes les négociations qui précédèrent l'occupation de Venise par le général Baraguay d'Hilliers, il mourut de douleur lorsqu'il vit sa patrie livrée à lAutriobe par lo traité de Campo-Formio.
Battaglinï (Maro). antiquaire italien, né en 1645 prés do Uiniiiii, IN.!: a Césène en 1717, fut évêque de Nocera i i ; i U], lui doit : Istoria universale di
tutti i cu'n /-irticolari di saricta Chiese (1686).
Dans uiif ^ ■ (il. . hi [on, publiée en 1689, il ajouta l'histoire de quatre oont trois autres conciles, et Anfiali del Sacerdozio e delV Imperio inforno aW intero secolo decimosettimo di nostra sainte (Venise, 1701).
Battaille (Cliarl<js-Amable), chanteur français, né â Nantes en 1S22, mort â Paris en 1872, était déjà médecin, lorsqu'il abandonna !a science pour i'art. Sorti du conservatoire de Paris avec les trois premiers prix de chant, d'opéra et d'opéra-comique, il débuta à l'Opéra-Comique en 1848. Sa belle voix de basse chantante et son intelligence scénique le mirent bientôt en évidence. Après un court séjour au Théâtre-Lyrique, Battaille rentra pour un instant à l'Opéra-Comique, mais la fatigue de sa voix l'obligea à renoncer au théâtre et à se borner aux soins de la classe de chant qu'on lui avait confiée au Conservatoire. En 1861, Battaille avait publié uno brochure sous ce titre : Nouvelles recherches sur la phonation. Après lo 4 septembre 1870, Battaille fut nommé sous-préfet d'Ancenis.
BATTAISON n. f. Action do battre le blé; époque où il est battu, il Un dit phuùt battage.
Battambang ou Song-KÉ, rivière d'Indo-Chine
(royaume de Siam) : on l'appelle aussi Prek-Bak-Préa et Pèam-Séma. Celte rivière naît près de la côte du golfr* do Siam, à TE. du Chantaboun, ot finit dans le lac Tonlé-Sap. après avoir arrosé Battambang et Bak-Pjéa
Battambang, ville do riudo-ChinofroyaumodoSiam). ch.-l. de la province du mémo nom, sur !o Song-Kô» tributaire duTonléSap,le «Grand-Lac- duCambodgo; SO.OOOh. Marché important sur la route de Pnora-Penh (uavigation ù vapeur) à Bangkok. Ruines khmcrii.
Battambang (i'Rovincb de), province siamoise, daos le sud-est du royaume, constituée principalement par le bassindu Song- K6. D'uno étendue de 10.000 kilom. carr., elle est peuplée d'environ 100.000 hab., pour la plupart cambodgiens: les Chinois y sont nombreux.
-■ Encycl. La;ïrot'mce(/e/ya»am6aHi'/ est cambodgienne. Elle a été conquise dans co sièclo par le Siam, auquel la France l'a laissée, en 1867; mais lo traité franco-siamois de 1803 l'a placée sous lo contrôle de la France, et la convention franco-anglaise de 1896 l'a reconnue comme comprise dans la zone d'influence française et non garantie au Siam.
BiHLiooR. : Henri d'Orléans et Roux, la Province de Ititttamhang (u Bull. Soc. géogr. comm. », 1895).
BATTANT Iba-tan — rad. 6a/^rc)n. m. Pièce do fer, saspendue librement à l'intérieur d'une cloche, contre les parois do laquelle elle frappe quand la cloclio est mise en branle.
— Vantail d'uno porte: Ouvrir uneportc à rfewx battants. Il Feuillure simple ou double contre laquelle s'appuie l'un dos vanteaux d une porte, n Rainure concave dans la- (luello s'emboîte un ravalement convexe. (On l'appelle battant meneaiu: ou ^ — .^^
à gueule de loup; s'emploie pour les fenêtres.)
— Argot. Cœur, llOosier. il Langue.
— Bot. Chacune des deux valves qui forment les sOiques.
— Chass. Petit piège d'oiseleur.
Comm. Plan-
ches do chône de 0"',333 de large et 0'",ll0 d'épaisseur; ou 0'",250 de large et 0'»,080 d'épaisseur. Ce sont les deux types admis sur la place de Paris pour les bois de cette essence.
— Erpét. Pièce mobile qui, chez certaines tortues, ferme la carapace lorsque l'animal y retire son corps.
— Moll. Nom que l'on donnait autrefois aux valves.
— Techn. Pièce principale d'un loquet en fer, celle qu'on soulève, et qui ferme en retombant, n Pièce de bois qui
f tousse le grain dans l'œillard du moulin, n Châssis qui bat a trame dans les métiers A tisser.
— Battant brocheur. Métier particulier avec lequel so tissent les étofl'es brochées, ii Battant à chariot. Le principal organe du métier Gand. ii Battant brodeur. Métier à broder les étoffes, ii Battant lanceur. Pièce d'un métier à tisser, actionnée mécaniquement et munie de deux coulisseaux qui chassent alternativement la navette.
— Battant de grenadière et Battant de crosse. Anneaux de fer ou do cuivre fixés : le premier à la grenadière, le second à la crosse d'un fusil, et servant à recevoir les deux bouts de la bretelle avec laquelle on porte l'arme en bandoulière. V. fusil.
BATTANT {ba-tan), ANTE adj. Qui bat, qui aimeà battre :
Je ne suis point battant, de peur d'être battu.
MouÈRE.
— Porte battante, Porte qui n'est pas arrêtée et que le vent fait battre, ii Double porte placée au-devant d'un appartement, et qui se referme d'elle-même.
— Pluie battante, Averse, grande pluie.
— Tambour battant. Au sou du tambour : Une garnison qui se rend avec les honneurs de la guei-re sort avec armes et bagages, tambour battant, enseignes déployée», il Fig. Rondement, sévèrement : Mener quelqu'un tambour battant.
— Mar. Vaisseau battant ou bien battant. Vaisseau dont l'artillerie est bien installée, fonctionne bien.
— Techn. Métier battant. Métier d'ourdisseur et de tisseur, en activité.
— Loc. fam. Tout battant neuf. Complètement neuf; Un habit tout battant neuf, n Fig. Ingénu, en parlant des personnes ou des qualités de lame : Un esprit vif et tout battant neuf.
— Substantiv. Personne qui bat ou qui a battu : Les battants avaient injuslejnent attaqué les battus.
BattAnt, part. prés. S'emploie dans la locution Mener battant, ne cesser de poursuivre, en parlant de l'ennemi, de l'adversaire : Cette mousqueterie nous mena battant^imqu'à notre grand'garde. (St-Sim.)
BATTANT-L'ŒIL {ba-tan) n. m. Bonnet de femme en négligé, portant deux avancements qui se rabattent facilement sur le visage et surtout sur les yeux. (Vieux.) ii PL Des battant-l'œil.
Battara (Jean-Antoine), savant prêtre italien, né & Rimini, mort dans cette ville en 1798. U a écrit plusieurs ouvrages, notamment : Fungorum agri Ariminensis Historia (Faenza, 1755-1759), oii il traite des champignons et de leur véritable nature, et un traité d'agriculture, Pratica agraria distributa in varii dialoghi (Rome, 1778).
BATTARÉE (du nom du botan. Battara) n. f. Genre de champignons du groupe des phalloïdées, ayant des aflinités multiples, comprenant trois espèces exotiques : l'une trouvée en Angleterre, l'autre dans les sables du Volga, la troisième, douteuse, au Pérou.
— Encycl. Ce genre est caractérisé par une volve qui renferme, dans les deux feuillets dont elle so compose, une matière gélatineuse. Cette volve se rompt, et il en sort un pédicule creux, presque ligneux, qui supporte un chapeau campanuliforme, lisse en dessous, lilamenteux et pulvérulent en dessus. La membrane interne de la volve recouvre toute cette partie, comme lo ferait un capuchon.
BattaS (i»ays des), contrée do la Malaisio (île de Sumatra), sétendant le long do la céto occidentale et dans l'intérieur de l'île. Ce pays, très montagneux, où se trouve le lac Toba.est couvert en grande partie d'impénétrables forêts ; dans le centre, on trouve des plaines et des vallées fertiles, où l'on récolte du benjoin et du camphre. Il est divisé en cinq grrands territoires, gouvernés par cinq rajahs, auxquels obéissent des chefs tributaires.
BATTAS