‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 754 sur 828 · V. PALPITATIONS. Il Fig. , , , , ,m i · texte numérisé non relu

V. PALPITATIONS. Il Fig. , , , , ,m i

Battement de cœur, ^ F^ n 11 "" 3

Emotion, sentiment vif 1111 il

ou tendre.

~ Techn. S( plus ou moii

Lie imprimée par l'os- Battement de pe cillation du pendule pointe ; 2. Roud coudé,

d'une horloge ou d'une

montre, il Battements de pei^siennes, Petite pièce méta\lU\ne, droite, à pointe droite ou coudée ronde à pointe, qui re(.'oit le choc d'une persienne et sert à l'arrêter, n Partie de la lame d'un couteau qui porte sur le ressort, il Partie du pavé qui se trouve au droit do l'ébrasoment d'une porte cochôre. ii Outil servant au faucheur abattre sa faux.

— Encycl. Phys. Le phénomène des battements se réalise avec la plus grande facilité : il suffit de faire vibrer dans des plans parallèles deux diapasons qui n'ont pas la mémo période, c'est-à-dire dont la durée d'oscillation n'est pas la même. Chacun d'eux donne naissance à une onde sonore ; si, en un certain point, à un moment donné, ces deux ondes sont concordantes, il y a maximum de hauteur pour le son résultant, mais ces ondes ne se propagent pas avec la même vitesse ; l'une d'elles empiète de plus en plus sur l'autre; elles se contrarient, et à un certain moment, pour un point déterminé, le son résultant présente un minimum d'intensité. En d'autres termes, l'amplitude du mouvement oscillatoire résultant est fonction périodique du temps, et, par suite, passe par une série de maxima et minima; entre deux maxima, c'est-à-dire deux renforcements, se trouve un minimum, c'est-à-dire un affaiblissement. L'oreille perçoit d'autant mieux ces variations de hauteur qu'elles sont plus distantes; pour cela, il faut que les diapasons vibrent presque à l'unisson.

L'observation des battements peut servir à déterminer la différence entre les périodes de vibration de deiLx diapasons, ou encore à accorder ensemble deux diapasons. Le même phénomène se produit dans la propagation de la lumière, lorsque deux sources lumineuses envoient dans la mémo direction dos endos n'ayant pas même période.

BatteNBERG, ville d'Allemagne (prov. de Hcsse- Nassau), près de l'Eder, sous-affluent du Weser par la Kulda; 1.000 hab. De là tire son nom une famille princière à laquelle appartient A/exa;irfre de Battenberg, prince de Bulgarie.

BATTENBURGISTES n. m. pi. Anabaptistes partisans do Jean de Baitenburg, successour de Jean de Leyde. — Un battenhurgistk.

u. Ouvrier d'un moulin à

BATTE-PLATE n. f. Outil de plombier pour plier le zinc, le pluiub. Il PI. Des battes-plates. V. batte.

BATTER [ba-teur, mot. angl., dérivé lui-même de bat. battoir) n. m. Joueur recevant la balle avec le bat, au jeu de cricket.

BATTERAND iba-te-ran — rad. battre) n. m. Masse de fer, à nianclie flexible, pour casser les pierres, ii Lourd marteau do carrier pour enfoncer des coins dans la roche. (On dit aussi battrant.)

BATTERIE {ba-te — rad. battre) n. f. Bataille, rixe, qui suit une querelle : Une batterie d'im-ognes.

— A'n batterie ! Commandement pour mettre la pièce à l'extérieur et prête à tirer, ii Mettre les pièces en batterie. Les disposer comme il vient d'être dit. n Au fig., batterie ou en batterie se dit d'une série d'objets alignés : Tuyaux en batterie. 11 Approvisionner la batterie. Disposer les ustensiles et amener les munitions, n Sortir de batterie. Quitter la pièce. Il Dégager la batterie. Evacuer la batterie ou le pont.

— Batterie de cuisine. Econ. dom. Ensemble des ustensiles de métal employés dans une cuisine : Une batterie DE cuisine doit être reluisante de propreté.

~ Batterie de mots. Littér. Sorte de choc produit par l'opposition de certains mots réunis à dessein.

— Batterie électrique. Phys. Réunion de plusieurs bouteilles de Leyde chargées et déchargées à la fois.

— Franc-maçonn. Rythme des coups frappés avec le maillet ou avec des mains, en signe d'approbation, de sanction, de bienvenue, etc., dans le cours des travaux d'une tenue maçonnique.

— Jeux. Petits murs construits le long des couverts dans un jeu de paume, il Action de réunir, sous un gobelet d'escamoteur, des muscades éparses sous les autres gobelets. Il Au jeu de l'ambigu. Quantité de jetons qu'un joueur propose de jouer.

— Mar. et artill. Double rangée de canons placés sur un pont à tribord et bâbord, n PaV extension, ce nom a été donné aux étages de canons superposés : Batterie basse, ou première batterie; deuxième batterie, ou batterie intermédiaire ; troisième batterie, ou batterie haute, seulement sur les vaisseaux de ligne ; enfin, batterie des gaillards, ou barbette. — On dit indifféremment vaisseau à deux, trois batteries, pour deux, trois ponts. La batterie basse s'appelle aussi batterie noyée. La. construction des navires a changé, mais on conserve ce nom pour les compartiments qui se trouvent au-dessus de la flottaison ou du pont cuirassé. L'artillerie, au lieu d'être en batterie, est souvent en réduit ou en tourelle ; et, si les navires ont plusieurs étages de foux, le plus souvent il n'y a ou'une batterie couverte, quand elle existe. Les batteries des gaillards se divisent en batterie avant et batterie an^ière ; le groupement des canons a même créé une batterie tribord et une batterie bâbord, placées chacune sous le commandement d'officiers distincts. Longtemps les vaisseaux ont été classés d'après le nombre de leurs batteries, ii Batterie fiotT tante. Premier type de navire cuirassé, ne montrani, audessus de l'eau qu'une citadelle portant seize bouches à fou.

— Fig. Moyens d'action combinés : Dresser, Préparer ses batteries. Changer de batteries.

— Métall. Appareils dits laminoirs (v. ce mot), à l'aide desquels on étire le fer.

— Mus. Ensemble des instruments à percussion, comme tambour, grosse caisse, cymbales, etc. ii Manière de battre lo tambour suivant certaines règles : Les batteries diverses sont autant d'avertissements différents, w Manière de battre les cordes d'une guitare, au lieu de les pincer comme à l'ordinaire, il Passage composé de notes d'un accord qu'on fait entendre successivement sur un instrument, et qu'on répète plusieurs fois dans un mouvement plus ou moins rapide : Les batteries 5ur le violon sont souveJit difficiles, et souve7it aussi produisent un effet désagréable.

— Pyrotechn. Réunion de plusieurs pièces, disposées en ligne droite, et destinées à partir simultanément.

— Techn. Pièce de fer aciérée par-dessous, qui, dans l'ancien fusil à pierre, recouvrait le bassinet et produisait, sous le choc du silex, les étincelles enflammant l'amorce.

Il Série de pilons ou de marteaux, ordinairement disposés en ligao. ii Chaudière à battre le sirop, dans les raffineries de sucre, il Cuve où les chapeliers toulent les chapeaux.

Il Cuve pour opérer la séparation de la fécule et de l'indigo. Il Fond d'un bassin à ciment, ii Fond de tamis.

— Encycl. Art milit. Le mot batterie désigne en même temps les groupements de bouches à feu dont on veut concentrer le tir contre un but commun, et les travaux de ter~ rassement exécutés tant pour faciliter le tir de ces bouches à feu que pour les protéger contre celui de l'ennemi, le persoïme/ pour servir les bouches à feu, ainsi que le matériel même constitué par celles-ci et les voitures diverses qui les suivent. Dans cette dernière acception, la batterie est dite : à pied, si elle no comprend que des servants ; montée, si elle comprend également des conducteurs avec des attelages ; à cheval, si ses servants sont des cavaliers au lieu de monter sur les coffres des caissons. Elle est également dite : de campagne, en raison de la nature des pièces qu'elle sert; de montagne lorsqu'elle est armée de pièces de ce nom, portées à dos de mulet. Le nombre des pièces est le plus généralement de 6, en France. La composition à S pièces est encore fréquente à l'étranger, surtout en Autriche, en Italie, en Russie.

Une batterie peut également se trouver désignée par la nature ou le calibre de ses pièces. On distingue des bat^ teries de 00, 80, 75 millim.

Enfin, à un autre point de vue encore, on qualifie do divisionnaires les batteries qui sont attachées aux divisions d'infanterie ou de cavalerie, et de batteries de corps, celles qui restent sous les ordres immédiats du commandant de corps d'armée.

Les batteries à pied, dont les officiers seuls sont montés, sont destinées, soit à. servir certaines pièces de campagne d'un calibre et d'ime nature exceptionnels (comme les obusîe7-'S ou mortiers de campagne récemment introduits dans le matériel de quelques puissances), soit, plus généralement, à manier les bouches à feu dites de siège, de place, de côte.

Les ouvrages de fortification plus spécialement disposés pour recevoir les bouches à feu sont nommés, suivant les cas : batteries de place, ou de côte. On appelle batteries de siège celles qui sont employées à l'attaque d'une place, et qui sont, en outre, dites batteries directes, d'ejifilade, à ricochet, de brèche, contre-batteries, etc., suivant qu'elles sont destinées à battre directement un ouvrage, ou à enfder une face de celui-ci, à en atteindre les pièces par ïvcocAe^ à faire brèche dans une muraille, à contre-battre les pièces opposées aux batteries do brèche, etc.

En principe, une batterie se compose d'un terre-plein, où les pièces sont établies sur des plates- formes, derrière une masse couvrante, appelée épaulement ou coffre, et précédée d'un fossé, creusé surtout pour fournir la terre nécessaire à former l'épaulement. Cet épaulement, d'une épaisseur minimum do 6 mètres, présente un talus exté' rieur à terre coulante, une plonr/ée létrèroment inclinée, et un talus intérieur, presque vertical, qui, pour cette rai-

son, doit fttre rovCtu au moyon do saucissons, gabions ou sacs à terre. Tantôt les pièces liront à travers (ioaemhrasures découpées dans repaulomeat, et dont le fond et les cût6s ou Joues sont revfitus do môme pour résister au

sovffle des bouches à feu. — Tantôt, les pièces tirent

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à Sàrbette, c'est -i-d

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atrÛt, Ot(|Ui <'S( .■■-:il>-|!M-lii rrll,. ,|l| |,, , I . . ,,■■! , ,;,.

La pièce tirant, a l.arh.'iir rst m s \>u- m,, , ;, . ni.n^

son cliajnp de (ir est i.lii\ cifii'ln, [mitc <|no sa dlrectinn n'est pas limitée par li-s |nu<s .Iuim- ciuhrasuro. Souvent, d'ailleurs, on creuse mit Ir i.nr [ilcin, des deux côtés de la plate-forme, des oxcavaiiuns ou peuvent s'abriter les serrants. Les batteries se coniiilètont par dos magasins à. munitions, creusés souvent dans l'épaisseur môme do l'épaulement.

Entin, les batteries peuvent être encore blindées ou à ciel ouvert, suivant <|ue leur terre-plein est ou n'est pas recouvert par un bliJidnffc (sorte de plafond destiné à garantir les pièces coiiire les effets du tir vertical ou tir en bombe, ou tout au iii'MiK runtre les éclats^es projectiles fusants, c'ost-à-ilirc sus. (imlilns ^"éclater en l'air).

Les li.itirnrs •!<■ pince et de côte, établies dans des ouvrages .1" fnri I fini linn permanente, sont protégées par des abris do diverse nature, auxquels, surtout on ces derniers temps, on a su donner une très grande force de résistance. Les pièces sont établies dans des casemates, derrière des cuirassements, dans des toui'elles cuirassées, etc.

— Phys. On désigne sous le nom de batterie électrique lo groupement, d'une façon particulière, de plusieurs condensateurs, généralement des bouteilles de Leyde. On distingue la batterie en surface et la batterie en cascade.

— Batterie en surface. Les condensateurs sont placés de façon à faire communiquer ensemble, d'une part toutes les armatures extérieures, d'autre part toutes les armatures intérieures. Cette communication s'établit, pour les premières, au moyen d'une feuille d'étaiu doublant le fond d'une caisse dans laquelle les bouteilles sont placées, et qui se prolonge latéralement jusqu'à la rencontre de doux poignées métalliques; pour les secondes, à 1 aide d'un conducteur qui réunit toutes les armatures intérieures. Les poignées i ut i n s i i «

étant mises en communication avec le sol, les armatures sont au potentiel zéro ; si l'on met les armatures intérieures en communication avec une source, toutes les bouteilles sont au même potentiel, V, par exemple ; la capacité c du système est évidemment la somme des capacités de chacun des condensateurs ; si tous ceux-ci sont identiques, et que C soit la capacité de l'un deux, C =nc, n étant le nombre de condensateurs. Si E est l'ënergie du système, M étant la charge fournie par la machine, on a :

E = -ncV'=— . {V. CONDENSATEUR.

L'énergie est donc proportionnelle au Dombre de condensateurs pour un potentiel donné, et inversement proportionnelle à ce nombre pour une charge donnée.

— Batterie en cascade. On fait communiquer l'armature intérieure du premier condensateur avec l'armature extérieure du second, et ainsi de L'armature intérieure du premi

mise en communication avec la source, l'armature extérieure du dernier communiquant avec lo sol. La source fournit une charge M au premier condensateur, sicc'c"... sont les capacités des condensateurs, v v' y''... les potentiels correspondants, par délinitiun :

Batterie en cascade

Supposons les n condensateurs identiques; en ajoutant les égalités précédentes membre à momnre, on aura :

Le système a donc une capacité n fois plus petite qu'un seul des condensateurs ; d'autre pan

E varie en raison inverse du nombre de condensateurs pour un potentiel donné et en raison directe de ce nombre pour une charge donnée.

— On emploie l'un ou l'autre système, suivant les cas. Ainsi on emploiera une batterie en cascade ([uand on disposera d'un potentiel qu'un des condensateurs employé seul no pourrait supporter. V. étincelle électrique.

BatTERSEA. ville d'Aniileterre (comté de Surrev). à 5 kilom. de Londres, dont elle est comme un faubourg" sur la Tamise; 130 ooo hab. Hérolto d'asperges.

Battersea and Clapham. canton (borougft) d'Angleterre ((■onito (le Sui-n-vV formé des deux localités do Sattersca et do L'iapham; ir.o.c.oo hab.

BATTEUR. EUSE (rad. battre) n. Personne qui aime à donner des coups : Il n'est pas de batteurs oui tie finissent par être battus.

— Fam. Batteur de fer. Spadassin, ferrailleur, i; Batteur de pavé. Oisif qui passe son temps A courir les rues.

— Pop. Batteur de vaches liées. Bravacho, vantard, qui EO glurilie des choses les plus simples et les plus faciles.

— Série. Ouvrier, ouvrière qui bat les cocons pour en opérer le dévidomont.

— Batteur de mesure électrique. V. mesure.

— Agric. Batteur en grange ou simplement Batteur, Ouvrier (|ui bat les gerbes pour en faire sortir le grain.

— Argot. Batteur de dig dig. Voleur qui simule une attaque d'épilopsie pour exciter la pitié des passants ou, dans un magasin, pour permettre à ses complices, souvent dos femmes, do voler à leur aise.

— Art milit. Batteurs d'estrade, Cavaliers isolés de l'armée, dans un but spécial do surveillance et d'espionnage. 'I Par ext. Vagabond plus ou moins suspect.

— Techn. Ouvrier qui bat certaines matières pour les /■(■raser : Iïattix'iî de plâtre. Battim'R de soude, ii Ouvrier <|]ii |M nu la ti-iTi- 'Ir l'ipc. Il Ouvrier qui bat des métaux l- Il I' 'lit. I, I i>iii 1rs amincir : Battecr d'étain. Bat- 1 1 I i: ' r ' tM\ 1 1' r I .II, -tir chargé de battre les livres.

\' Ml r ilniiNir 1 h.irgé do battre lo bois pour faire lover le gildcr. V. THA(jutiDB.

— Encvcl. Techn. Quatre opérations principales consti

batteur d'or : la fonte, le forgeago, lo lami-

BATTERSEA — BATTIIYANY

lourd, il passe par les mailles du grillage, ot est recueilli

Les organes d'une batlfut^e en travail /r,ti. 2 nf sont pas visibles 1^ sauf le sr. ,>.!., ,

dune feuille de papier de soie; 56 de feuilles ainsi battues sont placées les une sur les autres, en les séparant par dr carrés de vélin, appelés outils. Oji w» au-dessus et au-dessous un cahier ir vinfouilles de vélin ou oiiiilures. Kiidn. << enferme le tout, ou premier Crt»r/M/-. iJaii> ArrrjMiii.> a-- !a deux fourreaux do fort parchemin. On corp-Tation des

Sorte alors lo caucher sur un bloc de mar- batteurs d'or, re poli, et on le bat avec un lourd marteau à panne circulaire, légèrement convexe. Quand les feuilles d'or désafflourent les outils, on les retire et on les coupe en quatre nouveaux quartiers, que l'on assemble, au nombre de 112, pour former un seconrfcaHc/ier. Ce caucher, battu, fournit des feuilles qui, coupées en quatre, servent à faire un troisième assemblage ou chaudret, dans lequel la baudruche remplace le vélin. Après le battage, les feuilles, partagées en quatre et assemblées au nombre de 800, forment un moitié. Enfin, les feuilles du moule, battues, sont divisées en quatre et placées dans de petits cahiers appelés quarterons ou livrets, dont lo papier est frotté avec de la terre bolaire, afin de prévenir toute adhérence du métal. Chaque livret renferme 25 feuilles.

— Hist. L'art du batteur d'or était connu dès l'antiquité. Avant la Révolution, les batteurs d'or et d'argent, ou ortiatteurs, formaient, à Paris, une communauté soumise à la juridiction do la Cour des monnaies.

BATTEUR (ba-teur — rad. battre) n. m. Machine préparatoire de la filature du coton, il Batteur épluche u7'. Batteur do premier passage, il Batteur étaleur, Batteur qui prépare les nappes de coton pour les carder.

BATTEUSE (ia-fe)u' — rad. battre) n. f. Agric. Machine pour égrener les céréales ou d'autres plantes, par l'efiet de chocs répétés : Andrev) Meickle, de Tynitigham {East- Lothian)y a combiné en 1786 la première batteuse mécanique dans ses organes essentiels. (J. Ringelmann.)

— Techn. Appareil pour réduire les métaux en feuilles.

— Encycl. Le batteur A et le contre-batteur B — v. fig. 1 — constituent les organes essentiels de la batteuse pour céréales. Le contre-batteur et surtout le secoueur S — v. même fig. — séparent le gram do la paille battue. Le tarare-ventilateur T V nettoie le grain.

Le batteur est un cyhndre rotatif sur lequel sont fixées les battes b, b^, 6,, 6,, etc.. qui agiront en frappant ou froissant les céréales. Le contre-batteur est une pièce fixe (sinun qu'on peut généralement l'éloigner ou la rapprocher latéralement du batteur), placée vis-à-vis du batteur et

formée d'une portion de surface à peu près cylindricme. Extérieure au contre-batteur, elle l'enveloppe partiellement. Sa surface est pourvue de contre-battes cb^,cb^^cb^... Les céréales, étendues à mesure sur une table C, sont poussées dans le sens de la flèche F, entraînées par le mouvement du batteur, prises entre cette pièce et le contre-batteur, et les épis sont frappés par les battes ou froissés énergiquement entre les battes et les contre-battes. Le contre-batteur est ordinairement à claire-voie : une

Fartie des grains tombe sur lo plan P, et s'écoule par ouverture O; ce qui reste de grains sort avec les pailles de l'autre côté du batteur et vient tomber sur un secoueur S.

Celui-ci est constitué par des lames de persienne pp, p' p\j etc., disposées côte à côte dans le sens de la largeur de la machine. Les extrémités pp' sont soutenues par la tige d'un arbre en vilebrequin, et les extrémités ^, p\ articulées de manière que, par le mouvement rotatif de l'arbre, les lames de persienne puissent alternativement se soulever et s'abaisser. La paille, incessamment secouée, chemine dans le sens de la flèche p, et vient glisser finalement hors de la machine par un plan à claire-voie P', ù, la base du(|uel elle est recueillie. Ce qui restait de grains passe par les jours dos persieuncs, tombe sur le plan P et s'écoule en O.

La totalité du grain (sauf les pertes) se trouve donc dirigée dans lo tarare T, sur une grille G où, sous l'action du courant d'air provoqué par les ailettes a, a', etc., du ventilateur V, le grain est dépouillé grossièrement des menues pailles, qui s'échappent eu X. Quant au grain, plus

Fig. 3.

Fig. 2. Batteuse à grand travail

on se place en avant de la machine). Ils sont cachés en elFet par la table C, les plans P, P' et des parois latérales R, R'. etc. La batteuse est généralement montée sur doux paires do roues, comme une voilure, et mise d'habitude en mouvement par l'action d'un manège ou d'une locomobile.

Mais il existe deux tj*pes de batteuse ; la batteuse en long, où les céréales sont présentées â. l'action du batteur dans une direction perpendiculaire à son axe, les épis engrenant les premiers, et la batteuse en travers, où, les céréales étant disposées parallèlement àTaxe, épisct tiges engrènent en môme temps.

La batteuse en long brise la paille, mais elle peut avoir des dimensions restreintes. Il n'en est pas de même pour la batteuse en travers. Elle ménage la paille, mais il faut ciue l'axe du batteur (d'où dépend la largeur de la machine) ait la même longueur que les tiges des céréales.

Dans la batteuse en long, les battes et les contre-battes sont le plus souvent des chevilles solidement boulonnées {fig. 3).

Les batteuses en travers se construisent dans toutes les régions où la paille a une valeur marchande élevée, mais surtout en France et en Angleterre. Dans les machines françaises, l'axe du batteur peut mesurer jusqu 'à 2 m. Les battes sont des fers cornières boulonnés sur des cercles de fonte, eux-mêmes disposés sur l'axe du batteur [fig. 4). Le contrebatteur est à clairè-voie et pourvu de contre-battes ; sa vitesse varie de 900 à 1.200 tours par minute. Dans les machines anglaises, Taxe du batteur

fieut avoir moins de l mètre; alors, a paille engrène obliquement.

Les batteuses du type le plus simple peuvent d'ailleurs se réduire au batteur et au contre-batteur, ou s'ad- Fig. 4.

ditionner, dans les machines dites à

grand travail, d'un trieur de grains, d'un élévateur à godets, pour porter le grain du tarare au trieur, à.'engrenages mécaniques, etc. Une telle machine, d'après les expériences de Ringelmann, peut battre 1.600 kilogr. de grains à l'heure, mais elle emploie 24 personnes, et elle est mue par une locomobile de 6 chevaux -vapeur.

Enfin, il existe de très petites oatteuses mues àla main : batteuse à petites graines de plantes fourragères, égreneuse de maïs, etc. V. égrenecse et dépiquage.

— BiBLiOGR. : J. Grandvoinnet, Traité de mécanique agricole (Paris, 1857-1859) ; Hervé-Mangon. Machines et instruments d'agriculture (Paris, 1863); Ringelmann, les Machines agricoles {Paris, 1S8S); Alf. Tresca, le Matétnel agricole moderne (Paris, 1395).

SatTEUX (l'abbé Charles), littérateur et humaniste français, né à Alland'huy, près de Vouziers, en 1713, mort en 1780. Entré dans la carrière ecclésiastique, il s'adonna à l'enseignement, et, après avoir professé la rhétorique à Reims, puis à Paris, au collège de Navarre, occupa la chaire de philosophie grecque et latine au Collège de France, fut admis à l'Académie des inscriptions et belleslettres en 1754, et enfin à l'Académie française en 1761. Ses principaux ouvrages sont : les Beaux-arts réduits à un seul principe (1746), assez bon traité, sauf en ce qui regarde la musique, dont l'auteur n'avait aucune notion; Coui'S de belles-lettj'es {i~oO), Vivre très estimé, surtout à l'époque où il parut; une traduction d'Horace {n^O); la Morale d'Epictète tirée de ses propres écrits (1758) ; Traité de la construction oratoire (1764); les Quatre Poétiques d'Aristote, d'Horace, de Vida et de Boileau (1771). Citons, enfin, ses Mémoires sur l'histoire des Chinois (1776-1789), collection achevée par Bréquigny et Guignes.

Battey, chirurgien américain, de Rome en Géorgie (Etats-Unis d'Amérique). Il a inventé, en 1872, une opération connue sous les noms de oophorectomte et de opération de Battey, et qui consiste dans 1 ablation des ovaires sains ; c'est la castration de la femme. Hégar dispute à Battey la priorité de la découverte; mais si, en réalité, ce dernier pratiqua l'opération quinze jours plus tôt, c'est à Battey que revient l'honneur d'en avoir établi les indications et'la pratique. V. oophorectomïe.

Batthyany, ancienne famille hongroise qui fait remonter son origine à Eôrs, un des compagnons d'armes d'Arpad lors de la prise de possession du pays à la fin du IX* siècle. Les membres les plus connus do cette famille sont : Charles-Joseph Batthyany, né en 1697, mort en 1772, un des hommes de guerre les plus distingués de son temps. [Il servit, comme trénéral, sous les ordres du prince Eugène, puis combattit Frédéric de Prusse en Bolième, les^Français et les Bavarois commandés par le comte de Ségur. Il fut élevé, en 1764, à la dignité de prince de l'empir^ej; — L'évéque Ignace Battâyany (1741-1798), qui londa à Carlsbourg un observatoire. [On lui doit un recueil des lois ecclésiastiques du royaume de Hongrie (1785)'; — Casimir Batthyany (1807-1834), homme politique, qui se distingua dans les Diètes, à partir de 1840, par ses vues larges et libérales, et aida de sa fortune à la publication d'ouvrages écrits à l'étranger en faveur de la liberté hou-

BATTIADES

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