BATTRE
groiî
.{[IIpubliaJui-m6me uu choix do ses discours àLeip- j 1847. Lors de la Révolution, il lutta coutro les Croates, s'empara de la place forte d'Eszég, mais se retira à Dobreczon lorsque les Autrichiens occupèrent la Croatie. Lorsque Kossuth proclama l'indépendance de la Hongrie, ilnommaBatthyany ministre des affaires étrangères. Après la catastrophe de 'Vilagos (1849), il se sauva avec Kossuth on Turquie, ot fut interné à Schumla. Il vint ensuite en Franco, ot mourut à Paris ;] — Locis Batthyany, né à Pozsony en 1809, mort fusillé par les Autrichiens en 1S49. ([Sa carrière politique commença en 1838, à la Chamliro des magnats, où il était le grand orateur de l'opposition. Il continua ce rôle à la Diète de 1843, puis, en 1848, il fut nommé président du conseil dans le premier ministère hongrois. Partisan du maintien de l'union politique avec l'Autriche, débordé par le parti de Kossuth, qui la repoussait, il se contenta de comoattre pour son pays, jusqu'à ce qu'une chute de cheval le força à déposer l'épée. Il alla siéger à la Diète do Pest, où il fut fait prisonnier lorsque Windisc.hgraetz occupa cette ville (s janv. 1819) et condamné à Être fusillé (e oct. 1819)1.
BatTIADES, nom patronymique dos descendants do Battes. V. Battos.
— Habitants de Cyrène. (Le poète Callimaqno est souvent appelé Balliadè, à cause de son origine.) — Un, une Battiade.
Battice, bourg de Belgique {prov. de Liège, arrond. ailiiiin. et. judic. de Verviers) ; 2.834 bah. Exploitation de lioinilo, bri'pioteries, fabriques de draps.
Battiferri (Laure), femme poète italienne, née en 1525, morte à Florence en 1589. Elle devint aussi remarquable comme poète que par l'étendue de son savoir. Klli> épousa, en 1550, Barthélémy Ammanati, éminent scul|)t('iir et architecte de Florence. Bornardo Tasso, pèro do i auteur de la /^n«a/em, dans son poème d'Amadis, l'appelle n l'honneur d'Urbin «.On a d'elle, outre un grand nombre de vers répandus dans divers recueils, un volume do poésies : il Primo Libro délie opère (1500), etc.
BATTIK (du malais baltik, brisure) n. m. Cotonnade peinte dont les dessins existent à l'envers comme à l'endroit, et qui se prépare spécialement à Java, à Sumatra et à Siam.
BATTIN n. m. Nom vulgaire du sparte, ou jonc d'Espagne.
BATTINE (rad. batlre) a. f. Sorte de baratte en poterie.
Battista (Vincenzo), compositeur italien, né et mort à Naplos (1823-1873), fut élève du conservatoire do Naples. Il a fait représenter une douzaine d'opéras. Battista était très estime des Napolitains, qui se montraient fiers do lui, ce qui ne l'empêcha pas de mourir dans un état proche de la misère. "Voici la liste de ses ouvrages, avec la date do leur représentation : Anna la Prie (1844) ; Marr/fierila d'Aragona, Bosi'ina de La Forest (1845) ; Émo (1846); Irène, Leonora Dori, il Corsaro délia Guadalupa (l853): Ermelinda, Giovanna di Castiglia (18G3) -.Alba rf'Oro (1869). Battista a aussi mis on musique, pour voix de soprano, avec accompagnement de piano, le cinquième chant de VE)}fri\ .lo Danto.
Battista Spagnuoli, poète latin moderne, né à Maniciuo vers 1430, mort en 1516. Il était général des carraos, eut, de son vivant, une renommée éclatante, et Erasme va jusqu'à le comparer à Virgile. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Paris (1513), avec commentaires.
BATTITURES n. f. pi. Techn. V. BATITDRIiS.
Battle, ville d'Angleterre (comté de Sussex), sur l'emplacemont du champ de bataille de Hastings; 3.320 liah. : Ruines do la fameuse Battle-Abbey, bâtie par Guillaume le ('(,iii[!i( r.-iht (Mi nit'-nioire do sa victoire, et où était con-
SiTV,-. I,. //,«„„ .v,/,n/-/,'„MA-.
Battle Creek, ville des Etats-Unis (Michigan), au conlbii'ut ili! la nvièrr de Haltle Creek et du Kalamazoo ; 14.000 bah. Ville commerçante et manufacturière; carrières de grès.
BATl-OGUES ou BATOGUES {ba-togh') a. f. pi. Baguet-
tes avec Insqi Russie, la pe nade. il Peine ces baguette
elles on inflige, en ine de la bastonqu'on inflige avec
: Les BATTOGUES
p,„rr,U rn,ll,
comme une correcet les seigneurs ne rr eux-mêmes.
BATTOIR (do battre)n. m. Sorte do pâlotte armée d'un manclie, dont, on so sort pour battre divers objets : Battoir de blanchisseuse.
Battoir rf(( fabricant de pipes.
— Pop. Main large et solide.
Il Par ext. Main du claqueur, qui fonctionne avec la môme constance et le mémo bruit que le battoir des blanchisseuses.
— Agric. Partie mobile du fléau, celle qui frappe sur les gerbes, ii S'appelle aussi battant.
— Jeux. Sorte do palette avec laquelle on lance la balle dans les joux do paume, ii Jeu du battoir, Jeu do la grande paume.
BATTOIRE (rad. battre) n. f. Techn. Syn. de barattk.
BATTOLOGIE (de lîattos OU Battus, roi do Cyrène, qui était hèirtio, ot que cette infirmité forçait à répéter souv(.-nt le iiK'iiip mot plusieurs fois, et du gr. logos, discours) n. f. Répétition oiseuse, et presque dans les mêmes termes, do ce qu'on avait dit déjà : Les apostrophes et h'S exclamations, tes battologies de remplissage, les redondances verheiises. (Ch. Nod.)
^ — Syn. Battologie, tautologie. Une battologie, d'aprfts l'Académie, est la répétition inutile d'une même chose. Une tautologie est la répétition inutile d'une même idée en différents termes. Cela n'ost pas très clair, puisqu'il est impossible d'exprimer une chose sans exprimer par cela môme une idée. Il est plus simple de dire qu'une battologie est la répétition inutile du même mot, du même membre do pliraso, et la tautologie la répétition oiseuse d'une mémo idée sous dos termes différents, ayant le même sens.
BATTOLOGIQUE adj. Qui tient do la battologie; qui a rapport à la battologie : Stxjlc battologique.
BATTOLOGUE n. m. Ecrivain qui se répote, qui fait de la haUolo-io : A/« battologue ennuyeux.
Batton i Désiré-Alexandre), compositeur français, né et mon à Paris (.1707-1855). Elèvo doChcrubiniau Conser-
vatoire, il obtint, en 1817, le premier grand prix do Rome à l'Académie des boaus-arts. Batton a fait représenter à i'Opéra-Comique les ouvrages suivants : la Fenêtre secrète, trois actes (1818); Ethelwina, trois actes (1827); le Prisonnier d'Etat, un acte (1828); le Remplaçant, trois actes (1837). Il a aussi collaboré aux pièces suivantes : ^e Car/i/) du drap d'or, en 1828, et la Marquise de Brinvilliers, en 1831.
Battoni (Pompeo Girolamo). V. Batoni.
BattORI, nom d'une ancienne et noble famille originaire de la Hongrie. V. Bathori.
BATTORIES n. f. j)!. Comptoirs étrangers que possédaient les anciennes villes hanséatiques. — Une battorie.
Battos, nom de quatre rois de Cyrène : Battos I", originaire de Théra et fondateur de la colonie de Cyrène au milieu du vu* siècle avant J.-C [Il régna environ quarante ans et eut pour successeur son fils Arcésilas l"'^] ; — Battos II, surnommé l Heureux, fils d'Arcésilas P^ [Il embellit Cyrène, développa la colonisation, refoula les Libyens et battit complètement le roi d'Egypte Apriès (vers 570). Il eut pour successeur son fils Arcésilas II, avec qui commença la décadence]; — BattOS III, le Boiteux, fils d'Arcésilas II. [11 régna de 550 à 530 environ. Il se laissa dépouiller par ses sujets de son autorité, et ne conserva guère que son domaine royal, avec quelques fonctions sacerdotales ou privilèges honorifiques]; — BattosIV, surnommé le Beau, fils et successeur d'Arcésilas III et petit-fils de Battos III. [On ne sait rien de son règne. Il est probablement le père de cet Arcésilas IV dont Pindare a chanté la victoire aux jeux Pythiques, en 460.]
BATTRANT n. m. Techn. V. batterand.
battre (lat. batuei'e, même sens. — Je bats, tu bats, il bat. iKjus battons, vous battez, ils battent. Je battais, nous huftions. Je battis, nous battîmes. Je battrai, nous battrojis. Je battrais, nous battrions. Bats, battons, battez. Que je balte, que nous battiotis. Que je battisse, que nous battissions. Battu, ue. Battre) v. a. Frapper, heurter directement ou à l'aide d'un instrument : Battrk des meubles, des habits. Battre le grain, ii Dans son sens le plus général, Frapper une personne ou un animal pour leur faire du ma! : Battre un enfant, un chien. Celui qui veut battre, étant jeune, voudra tuer étant grand. (J.-J. Rouss.)
— Par anal. Heurter, se ruer contre : Vagues qui battent le rivage. Volets gui battent le niur.
— Mêler," brouiller, gâcher: Battre t/e* ce«/s. Battre le beun-e. Battre de la terre et de l'eau.
— Vaincre, à la guerre ou au jeu : Battre les entiemis. Battre quelqu'un au billard, ii Fig. Triompher, être mis au-dessus de : Le droit, d'abord battu par le fait, finit par le BATTRE. (Chateaubr.)
— Explorer : Battre le pays, n Battre du pays. Parcourir, voyager, sans le sens de recherche qu'implique la locution précédente : Certains touristes ont battu du pays autant que le Juif errant. Il Battre la campagne. Se mettre en quête dans les champs. — Fig. Donner à dessein des raisons vagues, pour gagner du temps ou déguiser sa pensée.
Il Signif. plus souvent divaguer.
— Battre l'air. Faire des mouvements dans l'espace : Les oiseaux battent l'air de leurs ailes. — Fig. Faire une chose inutile. (On dit dans le même sons battre le vent,
et BATTRE l'eau.)
— Battre la caisse, le tambour, Donner un signal à l'aide du tambour, n On peut donner pour régime au mot Battre le nom d'une batterie particulière do tambour : Battre lu charge, le rappel, la générale, etc. — Fig. Faire grand bruit, user do beaucoup de moyens bruyants : Battre la CAISSE pour attirer les chalands. Il Battre tantôt les baguettes, tantôt le tambour. Affirmer tantôt une chose, tantôt une autre, n Battre la breloque, Battre sur le tambour des coups rompus et saccadés. — Fig. Déraisonner, n Battre la chamade. Battre le tambour d'une façon particulière, pour avertir l'assiégeant qu on demande à capituler. — Fig. Se retirer d'une discussion, fauto d'arguments pour repondre.
— Battre monnaie. Autref., Frapper les flans à l'aide du balancier ou d'un appareil qui le remplace, pour y ]»roduire l'empreinte, ii Par ext. Faire fabriquer de la monnaie, avoir le droit d'en faire fabriquer : Plusieurs vassaux du roi battaient MONNAIE au moyen âge. il Fig. Se procurer de l'argent par un moyen quelconque : Battre monnaie en vendant ses bijoux, en empruntant, etc. il Battre monnaie sur la place de la Révolution, Phrase qui avait un sens torrihlq au moment de la Révolution française, car, à cette époque, les biens des condamnés mis à mort par jugement du tribunal révolutionnaire étaient confisqués au profit de la République. (Cette phrase a-t-elle été vraiment prononcée par quelqu'un? On l'a prêtée à Barère, mais il a énergiquement repoussé cette accusation.)
— Battre le fer. Frapper le fer sur l'enclume avec un marteau, il Fam. Faire des armes. Il Fig. Travailler assidûment. Il Battre le fer pendant qu'il est chaud. Saisir l'occasion favorable ; faire de nouveaux efforts au moment où tout fait présager qu'ils doivent réussir.
— Battre à froid. Battre le fer sans l'avoir fait chaufî'or. Il Fig. Tenter une entreprise difficile, impossible : C'est
une afftiire que vous battez a froid, qui n'aboutira jamais,
— Battre en brèche. Battre de façon à ouvrir une brèche. Il Fig. Battre quelqu'un en brèche. Ruiner son argumentation, ruiner sa réputation, son crédit.
— Battre en ruine. Battre de façon à démolir complètement : Battre en ruine uiie pince de guerre. » Fig. Anéantir, réduire à rien : Battre en ruine les arguinents de ses adversaires.
— Battre les buissons. Frapper dessus pour faire lever le gibier, ii Par anal. Faire des recherches actives : Pour prendre un filou, la police bat les buissons pendaytt des muis entiers. \\ Il a battu les baissons, un autre a pî-is les oiseaux. Un autre a profité des peines qu'il a prises.
— Battre la semelle. Frapper le sol alternativement avec les pieds, pour se les réchauffer.
~ Battre le briquet^ Heurter une pièce d'acier contre un caillou, pour détacher des parcelles de métal qui s'enflamment ot allument l'amadou, n Pop. Marcher de telle manière que les chevilles des deux jambes se touchent, so froissent réciproquement.
— Se faire battre. Se dit de quelqu'un qui fournit luimême à l'ennemi, à l'adversaire, l'occasion de le vaincre.
— Battre les oreilles. Assourdir par des répétitions oximiyomc^. \\ Battre quelqu'ttn comme un chien. Le frapper sans pitié, sans ménagement, il Battre quelqu'un comme plâtre, Le battre fort et dru, comme on bat le plâtre pour
l'écraser. Il Battre quelqu'un à plate couture, Le batire comme une couture qu on aplatit, le vaincre complèhment. W Battre quelqu'un à ten^e, Ba.ttTO quelqu'un qui un saurait se défendre; et, au fig., User de ses avanta^'.s avec quelqu'un qui n'est pas en état de riposter, il Battrr comme un sourd, Battre quelqu'un sans plus de pitié que ^.i l'on n'entendait pas les plaintes du patient.
— Battre froia à quelqu'un, hui témoigner de la froideur.
— Argot et pop. Feindre ; Battre u?ïe maladie, n Battrr ledigdig. Simuler une attaque d'épilepsie. w Battre comtois. Faire le niais, jouer le rôle de compère, n Battre l'antif. Espionner. (Signif. aussi Battre le pavé, et surtout à la recherche d'une place.) il Battre la dèche, Etre dans la misère, ii Battre sa flemme. Paresser, il Battre le job. Se «in d'un acteur qui s'embrouille et ne sait ce qu'il dit. (Ct-ii.expression s'emploie surtout en parlant d'un vieil artiste dont la mémoire est affaiblie.) n Je m'en bats l'œil. Je m'en moque, cela m'est égal.
— V. n. Frapper : La grêle bat contre les vitres.
— Ballotter, être secoué : Volet qui bat.
— Etre animé de pulsations alternatives : Le cœur des petits enfants bat de cent trente à cent quarante fois par tninuie. (J. Macé.) il Le cœur me bat. Mon cœur liât. Se disent aussi pour exprimer une émotion vive, un sentiment de peur, d'espoir, d'impatience, etc.
— Porter, on parlant des bouches à feu : Canons qui battent à ta7ît de kilomètres, il Darder, en parlant du soleil : Soleil qui bat d'aplomb.
— Etre battu, en parlant du tambour ou d'un signal particulier donné par le tambour : Toiis les cœurs battent quand bat la générale.
— Battre du tambour, de la caisse. En tirer des sons. || Battre aux champs; ha.t.tTe le tambour pour faire rendre les honneurs à quelqu'un.
— Battre en retraite, Abandonner son camp ou le champ de bataille, en se retirant en bon ordre, ii Par ext. et fig., Se retirer d'une discussion, etc. ; céder.
— Battre des mains. Applaudir, et, au fig., Approuver.
— Battre son plein, Etre en pleine activité, dans toute sa splendeur : Saison, fête qui bat son plein.
— Battre des ailes. Agiter les doux ailes en parlant d'un oiseau, il Battre d'une aile, Ne se servir que d'une aile.
— Loc. fam. Battre de l'aile ou .\e battre que d'une aile, Etre comme un oiseau qui a une aile cassée, être en piteux état. Il Bien ne lui bat sous la mamelle gauche. Il n'a pas de cœur.
— Artill. Attaquer avec une machine de guerre : Battre des remparts avec un bélier. \\ Frapper à coups de boulets : Artillerie qui bat des murailles, il Etre en position pour battre : Forts qui battent l'entrée d'une rade, il Battre en salve, en mine, en brèche, etc. (V. salve, mine, brèche, etc.)
Il Battre la poudre, La presser de huit ou dix coups de fouloir, pour éprouver le canon.
— Chorégr. Battre des entrechats. Faire, avec les pieds élevés déterre, des mouvements rapides en frappant une jambe contre l'autre.
— Fauconn. Battre de l'oiseau. C'est corriger le faucon qui a fait une faute, en le frappant avec le mannequin d'un oiseau inofi'ensif.
— Jeux. Aux échecs, Pouvoir atteindre en un seul coup joué. I! Au trictrac, Battre le coin. Tomber, sur le coin do son adversaire, à coup de dames, il Battre par passage ouvert, Tomber, par le passage d'un dé au moins, sur une lame qui a une dame au plus, n Battre par passage fermé. Tomber, par le passage de deux dés, sur des cases occupées par deux dames au moins, il Battre une dame, Porter, d'une flèche où l'on a deux dames, sur une flèche où l'adversaire n'en a qu'une, il Battre à faux. Battre par les deux flèches, dont l'une a deux dames et l'autre une. n Battre les cartes. Les mêler.
— Manèg. Battre à la main. En parlant du cheval. Faire de brusques mouvements de tête de haut en bas, et inversement. Il Battre des flancs. En parlant d'un cheval, Etre haletant, il Battre la poudre ou la poussière. En parlant du cheval, Piétiner sans avancer, il Battre la poudre au pas. Aller un pas trop court, li Battre la poudre au terre à terre. Faire les pas très courts, u Battre la poudre aux courbettes. Les faire trop basses et trop précipitées, n On dit que le fer d'un cheval bat lorsqu'il est près de se détacher.
— Mar. Un navire bat pavillon de telle ou telle nation quand il l'arbore à sa corne de brigantîne ou à la poupe.
Il Les calfats battent les coutures, c'est-à-dire qu'ils enfoncent les étoupes dans les coutures à coups de maillet. Il On bat les coutures d'une voile ou les œillets de ris quand on les écrase par des chocs réitérés, n Neutral. Un navire bat en arrière quand il marche de l'arrière avec sa machine.
— Les pièces battent en chasse ou en retraite quand elles tirent sur l'avant ou sur l'arrière.
— Mus. En parlant de deux sons dissonants, Prodnim certains renflements appelés battements, il Battre lame.'^i'i r. Marquer, avec des gestes, les temps do la mesure.
— Techn. En parlant d'un métier, Etre en activité, fonctionner, il Battre à la terre. Fouler une étoffe avec de la terre détrempée, n Battre la pâte, Frapper l'argile avec un maillet de bois, afin de la rendre plus malléable, ii Battre la chaude. Etirer sur l'enclume des lames d'or et d'argent recuites, n Battre la ligne. Soulever un cordeau tendu et Idanchi à la craie, et le laisser retomber brusquement afin de tracer une ligne droite sur une pièce de bois ou autre.
Il Battre la laine, la soie, le coton, etc., c'est, à l'aide de machines spéciales, les débarrasser des impuretés qui les souillent, il Battre au large. Augmenter la section d'une galerie de tunnel ou de mine en abattant leurs parois, n Battre des pieux. Les enfoncer en se servant du mouton et de la sonnette, il Battre la lettre. En tj^pogr., Frapper les (.aractères avec les doigts pour les niveler.
— Véner. Battre l'eau. Se dit du cerf qui, épuisé, se jette dans un étang ou une rivière, pour dérouter les chiens et chercher à se rafraîchir le sang, il Se faire battre. En parlant du gibier, Se faire chercher longtemps sans se lever.
— Prov. et loc prov. : Battre le chien devant le loup. Feindre de se fâcher coiilre qnrlqn'un. ])oiir iminiicr une autre personne, il Battre le chien devant le lion, l-'airo une réprimande à quelqu'un, pour qu une jior.snimc présente et à qui l'on n'ose s'en prendre s'applique la leçon, il H lait bon battre un glorieux, Il est commode de donner des coups à une personne vaine, parce qu'elle aura honte de so plaindre d'avoir été battue. V. battre le fer, et battre les buissons.
Battu, ue part. pass. du v. Battre.
— Yeux battus, Yeux entourés d'un cercle noir, comme s'ils avaient reçu un coup.
— Alchim. Fortomonl poussé, bxaltô par lo fou : Los es- 'frntmt aisément.
/'fi/tnc ou Solbaturc, Maladie do la I hlciit oxtùriour,
/". l'as accomjiagni do battomonts.
haiiii d'or OU darqent, Urocan m61o .1 ar(;ont.
'pnt'^ n,\Tïns k
I Hiroun. Battudc i'oiseau, Sur qui l'oisoau do proio a iiii \. iii.iblo avantage: Udrun battu nui, 'oishau. iiFig., Aiiiiiii.l. rininigi5,otaussi Enervé, affaildi par lanialadib : J'- ~ '■ >" i'M. m. 11.1 je me sens encore uatto iih i.'oiskau.
l'i in Aiii.int vaut bien battu que mal battu, Quand
"Il ■■< ' ■'< '"in entreprise qui oH'ro dos <lanf,'ers, au-
liii' *"ii II I suivre jusqu'au bout, ll Cocu, battu et
coiiteiil, s, ,11,. ,|,. provorlio rabelaisien, dont le sons est siiiii-i.nii m <iaii' par lui-même.
— A M rs I I 11 ]:k. : La femme de Sganarelle qui veut être b.Tttue, AlliisKiii a une dos scènes les plus comiques de i\l,,li.'n', ■lall^ /,' Médecin malgré lui. Sganarelle a battu s.t IV-niin,' -Mariiiio, (lui lui reprochait son ivrognerie. SurviiMii 1,1 v,,isiii Kobert, qui s'interpose entre les deux ('•poux, 01 luotiiiiiirudomment le doigt entre iarhrc et l'érnrce. Martine lui donne un soufflet et lui dit qu'il n'est qu'un sot do venir se fourrer où il n'a que faire.
— n. m. Personne à qui l'on a donné des coups : Ce sunl ordinairement tes battus qui piujent l'amende.
— Hist. Nom donne aux flagellants.
— Techn. Trait d'or ou d'argent battu : Employer du battu. Il Battu de feutre, Défaut du papier provenant d'une petite quantité de pâte mal étalée.
Se battre, v. pr. Se frapper mutuellement; combattre, lutter : Se battre à coups de poing. II Se dit particulièrement du combat singulier appelé «duel»: Se battriî à l',-p,',; au pistolet, il Battre à soi-même : Le lion se bat les fhnics avec sa queue. II Se battre les flancs, au (ig., est une ln,iition familière signifiant S'animer, s'e.xoiter soi-même, faiio dos elTorts exagérés et souvent inutiles : Se battre Li:s FLANCS pour trouver quelque chose de spirituel.
— Par ext. Se heurter, se ruer l'un sur l'autre, en parlant des éléments : Les vents se b,\ttent avec furie. Les /lois se battent avec un bruit a/freux.
— Fig. Discuter.
— Etre battu : Les céréales ne se battent plus nuère au fléau.
— Fauconn. 5e battre à la perche. En parlant de l'oi- MMu, S'agiter sur sa perche comme pour s'envoler, ii Fig, .^0 donner beaucoup do mouvement inutile.
- Faire battre. Cette expression a deux sens très dilfén-nts, suivant que Battre est verbe actif ou verbe pronoiiiinal employé avec ellipse du pronom. Ainsi, faire battre ih'ii.e hommes, c'est, dans le premier cas, leur faire donner ■ li's coups par une autre personne; c'est, dans le second, les mettre aux prises, les faire lutter l'un contre l'autre.
— Allcs. LiTTER. : Se battre contre des moulins à vent, -\llusion a l'un des épisodes les plus comiques duroman de /',,« Quichotte. Le chevalier de la Manche, dont l'imagiiiaiion exaltée trouve partout du merveilleux, aperçoit des iii,,ulins à vent qu'il prend pour des géants, et contre les- ,|iiels il se précipite la lance au poing. De là l'expression ■"•,' battre contre des moulins à vent, qui signifie Se forger d.'s chimères, se créer des fantômes pour les combattre.
— Syn. Battre, frapper. Battre veut dire donner des oiips en grand nombre, et toujours avec l'intention de lairo mal. Frapper peut se dire quand on ne porte qu'un M'iil coup, et même quand il n'y a aucune volonté de faire mal. Avec 6o(/re on n'indique pas ordinairement la place l'ii tombent les coups; on dit bien, au contraire, frapper a la joue, au visage, dans le dos. Battre emporte quelqucl,,is l'idée d'être le plus fort, de remporter la victoire. Enlin , se battre signifie ordinairement prendre part à un coml,at; .se frapper, signifie plus spécialement se donner dos ciups à soi-même.
- Syn. Battre, défaire, vaincre. Battre l'ennemi, c'est 1 .'mporter sur lui dans la bataille, être le plus fort dans uii,3 circonstance donnée. Oe'/aii-e, c'est rompre, désorgani- .M'r une armée disposée en bataille, mettre le désordre dans ses rangs et les disperser. Vaincre ajoute aux idées l'i-ocjdentes celle de lagloire, et il suppose un résultat plus ■ Iriisif: l'ennemi c/<i/'ai( peut se reformer; l'ennemi iartuaiijiMirii hui peuttriompherdemain : l'ennemi vaincu n'est plus a craindre, et le vainqueur peut lui imposer ses conditions.
— Anton. Caresser, flatter.
BATTUDEn. f. Pêch.V.BASTUDB.
BATTUE frad. battre) n. f. Chass. Chasse que l'on fait, à
I anlo do rabatteurs eu truqueurs {v. ces mots), aux louns l'iMKirds, sangliers, etc. '
— Manèg. Bruit du pas du cheval.
— Pêch. Creux fait dans la vase ou le sable par le poisson, i|ui s'y enfonce pendant l'hiver.
— Techn. Préparation des cocons dans des bassines remplies d eau bouillante, pour dégager les bouts de soie
II ijiiantité de cocons que l'on soumet ensemble à l'onc- Kitiondu battage.
— Encycl. Dr. Les battues de chasse sont prévues et rêt-l-'inentées par notre législation comme mesures de désira, non des animaux nuisibles et malfaisants, tels que les 1..UIIS, sangliers, renards, blaireaux, etc.
Les particuliers ont le droit de détruire sur leurs terres en tout temps, sans permis de chasse, et indépendamment d... tout dommage, les animaux nuisibles, c'est-à-dire ceux irno désigne commo tels, aux termes de l'article 9 de la loi du :i mai 1844, modifié par la loi du 22 janvier 1S74 un arnne du préfet, pris sur l'avis du Conseil général. '
11 autre part, la loi municipale du 5 avril 18S4 (art. au, ^ .j) a aitnbue aux maires le droit d'ordonner des battues sur li' t.'rritoire de leurs communes, mais sous les conditions 'I'"' ^'^"-'' : <■" temps ordinaire et on ce cpii concerne les ani- '""'' '''■' l^ii'.'s 1,111. il, 1,., paraît. 1,. |,i,.|,., i. -rai, le maire ne
j";^" /'t'"''!'"' ''" ■;■' "I' "' '■' i"'Ti.| Mires ou dcteu-
'.,!'.'],' '''.■.ii.i- .. i.,iii,iii. :, ■■ l'i ,■ncequicon- ^' ^ , ''' ^1"'' '''.'' 'I' '''' l.'iil's I I 11 - .aii lui s J,> maire peut,
.jircs une mise en demeure, non suivie d'exécution, faite aux détenteurs du droit de chasse, se substituera ceux-ci li.iiir les battues, et faire appel, dans ce but, aux habitants.
■" - ---.battues peuvent être ordonnées par les pré-
en conformité de l'arrêté du 19 pluviôse an 'V et de onnance du 20 août 1814. Ces battues, dites préfecto-
, peuvent avoir lieu en tout temps et s'appliquer en rai à tous les animaux malfaisants ; mais elles doivent lurs être concertées avec les agents forestiers, et exé- 3s sous leur surveillance et leur direction.
A un autre point do vue, la battue ou traque ost aujourd'hui reconnue légitime on tant que procédé particulier do la chasse ù. tir. En tout cas, elle constitue un acte de cliasso, et do co principe il résulte que les traquours encourent les pénalités édictées par la loi du 3 mai 1844, lorsque la chasse à laquelle ils participent est irréguliére ; par exemple, parce ou elle a lieu en temps prohibé. Selon les conditions dans lesquelles elle est faite, elle porto les noms do battue sous bois, battue en plaine, battue au chaudron et liattue au cordeau.
Dans la liattue sous bois, les tireurs se placent le long d une ligne déterminée d'avance, et toujours sous lo vent. Quant aux traquours, ils doivent se rendre au lieu qui leur est désigné, en observant le plus grand silence, munis de deux bâtons : l'un dont ils so servent pour frapper sur les buissons, l'autre qu'ils jettent au-devant des animaux lorsqu'ils en voient venir sur eux. Aussitôt que le signal do la marche en avant est donné, les rabatteurs so mettent en route, en poussant de grands cris et en frappant sur les bui,ssons. Ils doivent conserver entre eux la môme distance, de peur de laisser de trop grands espaces, par lesquels lo gibier s'échapperait.
Les battues en plaine ne diffèrent des battues sous bois que par la nature du terrain. Pour la battue au chaudron, on entoure une grande plaine d'un cordon de tireurs, qui tous se dirigent vers un centre commun. La 6a«ue au cordeau se fait au moyen de longues cordes, auxquelles sont attachés des grelots ou des morceaux de papier. Les traquours, tenant ces cordes par les extrémités, traversent la plaine, et le gibier, effrayé, fuit et se trouve bientôt à la pprtêo des tireurs.
BATTURE n. f. Linguist. V. BAS.stjRE.
BA'TTURE (ba-tur' — rad. battre) n. f. Sorte de dorure dont l'assiette so compose de miel, colle et vinaigre, ii Opération du relieur, consistant à battre les feuilles d'un volume avec un marteau d'une forme particulière, pour en diminuer l'épaisseur, ii Endroit d'une rivière où il y a peu de profondeur.
BATTUTA (A) [ba-tou-ta — mot ital.] loc. adv. Mus. Ad libitum, sans observer la mesure : Chanter a battdta.
Battyani, nom d'une ancienne famille hongroise. V. Batthyany.
Batuecas (Las),vallées d'Espagne (Estrémadure [prov. de SalamanqueJ), encaissées entre les sierras de Gâta et de Francia, dont I Alagon emporte les eaux au Tage. La population y est très clairsemée, mais non aussi sauvac'e qu'on s'est plu à le dire. (V. Kurdes.) C'est là que M»' Se
Genlis a place la scène d'un roman
publié en 1814, les Batuecas.
Batu-KHAN. Biogr. V. Batou- Khan.
BatYN, nom arabe désignant trois petites êioiles, très rapprochées, du Bélier.
BATYNITE n. m. Hist. relig.
Membre d'une secte musulmane, qui parut en 1163. Les batynitos, qu'on appelle encore batini ou ba~ théniens, sont plus connus scfus le nom do ismaéliens. "V. ce mot.
BATYPHON n. m. Instrument inventé en 1839 par 'Wieprecht, directeur des corps de musique de la garde royale de Prusse, et Skorra, facteur d'instruments de la cour Batyphon.
royale.C'est une sorte de clarinette contre-basse en ut d'une sonorité très égale et pleine d'ampleur sur toute l'étendue de son échelle. Sa construction diffère de celle de la clarinette ordinaire par la disposition des trous latéraut, qui, étant données les dimensions de l'instrument, ne sont plus accessibles aux doigts et doivent être bouchés à l'aide de clefs. L'ouverture successive des trous latéraux produit les sons fondamentaux dont l'effet réel est à l'unisson des notes
comprises entre mi et la t|, ainsi : Etendue du balypho
BATZou BATZEN n. m. Anciennes monnaies d'Allemagne et de Suisse, valant de 13 à 17 centimes, n Nom populaire conservé à la monnaie suisse actuelle de 10 centimes. Batz, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. et à 21 kil de Saint-Nazaire, entre l'Océan et les marais salants- 2.506 hab. Ch. de f. Orléans. Petit port; exploitation des marais salants, actuellement en décadence. Eglise Saint- Guénolé, très intéressante ; ruines de Notre-Dame-du-Mouriès ; le menhir de Batz a été détruit il y a quelques années. — Enctcl. L'ancienne chaîne d'îles où se trouvent Le Pouliguen, le bourg de Bat: et Le Croisic est attachée depuis plusieurs siècles au continent ; on veut qu'entre ces îles et la colline de Guérande ait eu lieu, en 56 av. J.-C la grande bataille navale où les Vénètes furent vaincus par César.
Les habitants du bourg de Batz disent ne pas appartenir à la même race que les populations bretonnes des villages environnants ; ils se croient de source Scandinave ou sa.xonne. Rien ne paraît justifier cette prétention ■ m 1 aspect physique, m le costume, ni la langue des paludiers de Batz, fort rapprochée du vannetais. Mais les gens de Batz ont toujours vécu dans l'isolement, ne se mariant qu entre eux; aujourd'hui encore, le costume ancien, fort original, n'est pas complètement abandonné : il reste dans es hameaux avoisinant Batz 400 personnes environ parlant I ancien dialecte.
Batz (île de), île et comm. de France, située sur la cote bretonne de la Manche, vis-à-vis de Roscoff, dans le départ, du Finistère, arrond. et à 28 kilom. de Morlaix- 1.286 hab. Pêche et cabotage.
Batz (Manaud m, baron de), se trouvait, avec Henri de Bearn, au siège d'Eause, en 1577, lorsque le roi se vit tout à coup entouré d'ennemis dont les chefs criaient : lirez a la bra>,e verte! désignant ainsi le costume porté par le futur Henri I\ . De Batz fit, avec trois compagnons un rempart de son corps au roi blessé, et ils le défendirent jusqu'au moment où ses troupes purent le délivrer.
Batz (Jean, baron de), arrière-petit-fils du précédent conspirateur royaliste, né près de Tartas en 1760, mort en 1S22, au domaine de Chadieu (Puy-de-Dôme). Député do la
BATTUDE - BAUDARTIUS
noblesse aux états généraux do 1 789, il siégea au côté droit, et montra quelque connaissance des matières de finances. Lors du procès du roi, il organisa une conjuration pour enlovor ce prince pendant lo trajet du Temple â l'échafaud. isnsuite, Batz consacra tousses oflorts à la délivrance do la reine, du dauphin et des princesse», noua des intelligences do tous côtés, et, avec la complicité do l'officier municipal Michoni», pénétra même au Temi.le, â la têio d une fausse patrouille. Los poursuites dont il était l'objet
n'arrêtèrent
pas un moment ses entreprises. Il continua &
brure ; B, bauquiére :
C. bau ; D, «erre baui|iji(,re ; E, gouttiôrej F. fourrure de gout-
s agiterjusquo sous l'Kmpire. Il fui nommé, le 18n.
maréchal de camp.
— BiBLioGR. : G. Lenôlrc, le Baron de Batz (Paris, 189C). BATZEN n. m. Métrol. V. batc.
BAU (Ijo) n. m. Sorte de grand fliot pour la pêche.
BAU((/o — du holland. balk, poutre; en tud. balco, en island. biellca, en allcm. balkcn, en dan. et en suéd. bielkc) n. m. Chacune des poutres transversales qui soutiennent les ponts du navire et maintiennent l'écarlcmcnt des couples : Bau de la cale. Bau du faux pont. Bau de force des navires à roues. II Maître bau. Le plus largo bau do navire. Il Bau de dalle. Le premier vers l'arrière, n Bau de cuttii. Le plus voisin du mit do beaupré, il Bau de lof, Le premier à l'avant.
— Encycl. Les baux servent à lier les murailles, en même temps qu'ils supportent les ponts ; ils sont courbes, convexes vers le haut; leur pente sur l'horizontale s'appelle la tonture, leur flèche, le bouge. Ils sont soutenus en leur milieu par des pièces de bois ou de fer appelées évontilles. Les baux sont en bois ou fer. En bois, ils sont en deux ou trois pièces, assemblés à écarts longs ou à sifflet Ils sont fixes a la muraille par la bauquière et la fourrure de gouttière, pièces longitudinales renforcées par la sous-bauqnière et la vimro de gouttière. Peur résister aux efforts de cisaillement, on se sert de courbes de bau fixées à la muraille et au bau, cornières qu'on fit en fer aussitôt qu'on le put. Aujourd'hui' les baux des navires en fer sont en cornière à double T ciî à boudin. Ils sont cintrés à chaud à leur forme définitive, et reliés à la membrure par de solides équerres. Les inter\-'alles des baux en bois sont remplis par des barrotins ; pour les baux en fer, on se sert de simples lattes en cornière.
Bauan, ville de l'Océanie espagnole (Philippines, île Luron Tprov. de Batangas]) ; 35.60oTiab. — Autre ville de Luçon fprov. de l'Union); 7.950 hab.
BAUBILLON {bô-bill [ll mil.]), ONNE n. Radoteur, rado-
BAUBILLONNAGE {bo-bill [Hmll.j) n. m. Radotage. (Vx.) BAUBILLONNER {b6-bill-o-né[llmU.]) v. n. Radoter. (Vx.) BAUBIS {bô-bi) ou BAUBI (onomatopée, à cause de l'aboiement) n. m. Chiens courants anglais, chassant indifféremment le lièvre, le renard et le sanglier. Baubola. Géogr. anc. V. Bilbilis.
BAUCENT {san) a. m. et adj. Se disait d'un cheval marqué de blanc à la tête, aux flancs, aux jambes. (On dit aujourd'hui balzan.) Il Bannière à deux pointes.
— Encycl. hebaucent, en tant que bannière du Temple, était de deux tons, noir et blanc. (On disait aussi bauçan, et, par corruption, Aeaitséan.) Il y eut, au moyen âge, des baucents vermeils, d'un seul ton, ou lamés d'or ; en les attachait aux mâts des nefs de guerre.
BAUCRAUS (li) ou BAUCHALÈS Uèss^ n. m. Nom donné à un cépage noir que l'oii appelle aussi, dans certaines contrées de la France, mourastel.
BAUCHE n. f. Constr. Sorte de mortier.