ACIER
ACICULÉ, ÉC (ilu lat. adeida, potito aiguillo) adi. Qui cfiilili' fuit (rmio aiguillo; qui ost on forme d'aiguilïo. ACicULirORME nii ACIFORME Mu lat. acicula, potito
! iillr, <•( (1.. f„ruu') aJj. Qvn a la formo d'une aiguille. ACICULITE ('lu l;i; , 'inc>i(<i, potito aiguille) n. f. liismtith uliiii.' ii;iUu-<-l vri)'C;u'lii'.S") qui so ir>.iito on aiwuillos dans un quartz iiriirro do Sibôrio.
Aciilaspis.
vive et désagréable sur les organes :
ACIDALIE n. f. Entom. fionro
a'nis.'i tes !rpidoi)t<>r['s nocturnos,
.!.■ I.i inlMi des phalônites. Le type
fsi \,in<f,ilui uniata, très commune acM dlo omée,
fu l'r;iiioo dans tous les bois, on juin
.1 m juillet. Il Genre do coléoptères tétramôros no com-
[Mrii.int qu'une espèce, originaire du Brésil.
Hortic. Variété do roses, dont la couleur ost blanche, 1, I rr mont rosée.
AciDALlE, fontaine do l'anc. Grèce, dans la Béotio, l'i r 1 ( >r. Iiuniùno, consacrée à Vénus et aux GrAcos.
AciDALIUS (Valons), philologue et poète latin, né ;ï Wutstock (Brandebourg) en 1567, mort en 15i)5. Il se (il surtout connaître par d'excellents commentaires sur (,>iiitiiP-Curco, Plante ot quelques autres écrivains latins. Sis puôsios iatïnos sont peu ostimôes.
ACIDASPIS (piss — du çr. akis. pointe, et aspis, bon- I h ■! 11. m. Trilobite de la famille des acidaspidées, remari|ii;il!h' par la présence de sillons longitudinaux supplùiiH'iii.iires à la glabelle. Les aciilnsj<i,i sont pourvus de neuf à 'ii\ sograents. Le pygidium ost IHiit ot semi-circulaire. Chai\ur sfigment porte, sur chacune il'- l'U'-vres, deux paires d'épines -I. les ot allongées et une paire MM- I.' rarhi^. On trouve Vacidaspis luirlii -lanslosilurieninférieur, r( V>i<-i,l.i'./iis Dufrenoyi dans le ilr\ iniH'ii inférieur.
ACIDE (du gr. akis, pointe, ai- Liiiir; d'oii le lat. aciihis) adj.
(,'111 a une saveur aigre, piquante ; L-- lait caillé est acÏde.
- Kig. Aigre, piquant, mor- (l.iui : Critique acide. Il Se dit an. si des sons aigus de certains m -iniments, et do tout ce qui protnii une impres: ' J. \' uni crécelle.
- Cliim. Qui possède les propriétés des acides : Sel Al ini:. Il Fermentation acide. Fermentation sous l'Influence (!<' la^^uello une substance devient acide, il Réaction acide, rn'priété de rougir la teinture bleue de tournesol.
Géol. S'applique aux roches siliceuses qui doivent Iriir légèreté spécifique à la prédominance de la silice ou acuic silicique.
- S'empl. substantiv. Etat acide, aigreur : Les petits r:-i<.- h}iincs passent facilement à Taciol:.
Syn. Acide, acerbe, acre, etc. V. acerbk. Anton. Doux, sucré.
ACIDE n. m. Nom générique d'une classe de corps r- rn[H>sés hydrogénés qui rougissent la teinture bleue «il luiirnesol et forment dos sels par substitution d'un iiH i,tl à l'hydrogène basique.
Kncycl. Chim, Un certain nombre de corps, ayant la saveur aigre du vinaigre, ont comme lui la propriété Il ri'ugir la teinture bleue de tournesol : on les appelle '1' - 'irides; d'autres ramènent au bleu la teinture de touriitsiii rougie par les précédents : ce sont des bases; de luiMon d'un acide et d'une base, faite en proportions riuivvnables, résulte un corps qui est sans action sur ce inrino réactif coloré, et que l'on appelle sel. Acides, bases «■t s.'ls sont trois catégories de corps absolument dépendaiiirs l'une de l'autre: les trois mots ne sauraient être (il iiiiis l'un sans l'autre.
Imposant uniquement sur l'action qu'exercent les corps sur !(■ tournesol, la détinition que nous venons de donner est tout à fait artificielle, et surtout insuffisante; car, si l'« f/az carbonique rougit cette teinture et si la soude la tilriiit, le carbonate de sodium que fournit la combinaison (il' ics deux corps bleuit encore le tournesol, et pourtant, nii 11' range quand même dans la catégorie des sels. Aussi, }Hiiir effectuer la classification en question, les chimistes uiii-ils dû faire intervenir d'autres facteurs, en particulier la ri.institution même des corps.
L''s anciens donnaient lo nom de sels à tous les corps analogues au sel marin. Pour la première fois, en 17-11, Kou.'lle l'aîné émit cette opinion que les sels sont formes " |iar l'union de quelque acide que ce soit, minéral ou v<i:''tal, avec les alcalis fixes ou l'alcali volatil, avec les ti rr-s absorbantes ou une substance métallique ». Plus raiil. Lavoisier, dans ses études sur les combustions (soul\ -, \iliosphore, carbone, etc.), montra la nature oxygénée d un certain nombre de corps rougissant le tournesol; il fit '■niiiiaiire aussi la présence de l'oxygène dans les « chaux ni'ialliques », et conclut que les sels sont formés par la t tiidinaison d'un acide oxygéné et d'un oxyde métallique.
Mais Davy vint qui découvrit la nature de ce qu'on aii|>i'lait alors l'acide " muriatique oxygéné »; ce prétendu a. i-ir était un corps simple, le chlore, et le sel ordinaire aiiM-lé jusqu'alors n muriate de soude » se trouvait formé di- . hlore et de sodium, sans oxygène ; il était exclu ainsi iU' la classe des sels, et son acide, l'acide muriatique, rayé de la classe des acides. On créa alors une classe spéciale d'acides, auxquels on donna le nom il'hydracides, pour rappeler qu'ils résultent de l'union d'un élément avec riiydi-ûgène ; Davy alla plus loin et voulut qu'il n'existât qui' tios hydracides : pour lui, c'est àl'hydroçène, et non ù 1 n\ ygène, que les acides doivent leurs propriétés caractén -liiiues ; il formule l'acide sulfurique S O' H', la potasse Kl 'if, et la réaction de ces doux corps l'un sur Vautre, t ne par Lavoisier :
SOMPO + K'O.H'O = SOMv'O + SH'O a. ; Il sulfurique liydrat^. potasse. sulfate de potassium, eau, fst tormuléo par Davy :
SO* H* + SKOH = SO' K' + 2H' O aciJe sulfurique. potasse, sulfate «le potassium- eau, ei !■' sulfate de potassium, considéré par Lavoisier comme résultant du remplacement de l'eau do l'acide sulfurique
hydraté par l'oxyde do potassium K'O, ost regardé par Davy comme le résultat de la substitution du potassium à
riiytlrogèno do l'acide sulfurique.
Kn réalité, Davy oppose sa tliéorio unitaire à la théorie dualistiquo de Lavoisier.
Dulong, on France, so rallia aux idées de Davy, lesquelles, ai n s avoir été un moment abandonnées, sont auiour- 11 M Nil .1 illemont adoptées. .So hasant sur le modo de Il ■ !ii 'mil des corps par l'éloctricité, on définit les •l'-i'i' ' n':nnr ,/c.v combinaisons d'un élément »Hcctro-négatif
nu d'un rtudrat électro-néqntif avec l'hydrogène, élément l'icctro-nositif. Avec cette définition, l'acide chlorhydriquc l'acide uromhydriquo, l'acido sulfurique, l'acide phospho
riquo, qui ont respeclivemont pour formule
HCI, HBr, SO* IP, PhO' H* sont dos combinaisons avec l'hydrogène, des éléments ou radicaux électro-négatifs Cl, Br, SO*, PhO*. Si l'on soumet, on effet, l'acide chlorhydriquc à l'action d'un courant électrique, rhydroç:ène se rend au pùle négatif, ot le chlore au pôle positif; avec l'acide sulfurique, l'hydrogène se dégage eiicuro au pôle négatif, mais le groupement SO', m; M li'H 1 ! 111 polo positif, se scinde en oxygène etanhy-
'li; "i SO', qui s'unit immédiatement à l'eau
p ! ! : I : I acido Su* H' ; en son essence, l'action de
1 l'I-M ![i l'acide sulfurique ost bien la mémo que
sur l'aciili' ■ 'I '• il \ ■M-i.|iic.
CompiiM . ;i, ment hydrogénés, les acides peu-
ventéclian. ■ : !■ n ;i , ;i n;^'ùne contre un autre élément électro-positiiiiKi 1 uiiaiijicUc inétal; le résultat do cette substitution s'appoUu un sel; aux acides énoncés ci-dessus correspondent les sels de potassium suivants : KCl, KBr, SO*K»,PhO K'.
A ce caractère nous joindrons, pour les acides oxygénés, la propriété de pouvoir fournir un chlorure qui on dérive parla substitution deClà OH ; ce chlorure, traité par l'eau, reproduit l'acide primitif et fournit l'acide chlorhydrique. C'est ainsi que le chlorure PhOCP correspond à l'acide phosphorique, et l'action de l'eau sur ce corps est représentée par la formule :
PhOCP + 3H'0 = Ph O (OH)' 4- 3HCI.
Comment se fait dans un acide le remplarement de l'hydrogène par un métal? Cotte substitution peut avoir lieu directement, ou par double décomposition :
lo La production du sulfate de zinc dans la préparation de l'hydrogène est un remplacement pur et simple do l'hydrogène de l'acide sulfurique par du zinc :
SO* H' -f- Zn = SO* Zn + H» acide sulfurique. zinc sulfate de zinc. hydrogène.
20 C'est au contraire une double décomposition qui se produit lorsque l'on met en présence l'acido sulfurique et un hydrate basique comme la potasse :