‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 773 sur 828 · AST · texte numérisé non relu

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. Peu, tant soit peu, un peu.

Beaucoup de bruit pour rien, comédie en cinq actes et en vers, do W. siiakspeare, qui fut probablement représentée pour la prcinicro fois on 1600. Le sujet do cette pièce a été euipruiiKi par Shakspeare au Becueil d'histoires tragiques de Bolleforcst ; mais les circonstances accessoires et le dénouement en sont très différents.

Don Pedro, prince d'Aragon, qui vient d'écraser la révolte de son frère naturel don Juan, est reçu par Léonato, gouverneur de Messine. Don Pèdre forme deux projets : marier son favori Claudio à Héro, tille de Léooato, car les jeunes gens s'aiment, puis inspirer un amour réciproque à Béatrice, nièce de Léonato, ot à Bencdick, jeune seigneur, ami d© Claudio, quoiqu'ils ne cessent de so poursuivre mutuellement de leurs railleries et qu'ils aient l'un et l'autre horreur du mariage. Don Juan et son affidé Borachio ne reculent devant aucun moyen pour empêcher l'heureux dénouement de ces deux intrigues. Il en résulte des accusations, des arrestations, des provocations..., et la comédie ne se termine pas moins par un double mariage.

Un heureux mélange de sérieux et de gaieté valut à cette comédie, dès le temps de Shakspeare, les plus vifs applaudissements. Elle a été remaniée deux fois pour la scène anglaise : la première, en 1673, par Davenant, sous ce titre : la Loi contre les amants; la seconde, en 1737, par James Miller, sous ce titre ; la Passion universelle.

Lo titre même de cette comédie, Beaucoup de bruit pour rien, a passé en proverbe et est resté dans toutes les langues pour exprimer un dénouement sans aucune proportion avec les péripéties qui l'ont amené.

Beaucoup de bruit pour rien, opéra en quatre acte» et cinq tableaux, paroles d'Edouard Blau, musique de Paul Puget, représenté à l'Opéra-Cominue de Paris le 24 mars 1899. Blau a emprunté à la célèore comédie de Shakspeare lo sujet de son livret, sur lequel P. Puget a écrit uno musique d'un ton juste, d'un tour aisé et où le lyrisme des scènes d'amour a plus de grâce que d'envolée.

BeauCOURT, comm. du Haut-Rhin français ou territoire de Belfort, arrond. et à 18 kilom. de Belfort ; 4.538 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Horlogerie, mouvements do lampes, métronomes, serrurerie, quincaillerie.

BeaucOURT (Gaston -Louis -Emmanuel du Fresnr, marquis de), historien français, né à Paris en 1833. Son œuvre capitale est son Histoire de Charles VII (Paris, 1881-1891). Cet ouvrage considérable a obtenu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres deux fois le grand prix Gobert. De Beaucourt créa, en 1866, la Bévue des (Jueslions historiques, et fonda, en 1868, la Société bibliographique, sous les auspices de laquelle parait le • Polybiblion •, revue bibliographique.

BEAUCRIER {bo-cri-é) n. m. Variété do raisin. Il On dit aussi beautrikr, ou beaunier.

BEAUDREDIL {bo-dreuVj n. m. Ichlyol. Syn. de baudroie.

Beaupay, comm. de laSarthe, arrond. et à 19 kilom.

du Mans; 1.673 hab. Moulins.

BeaufFORT (Louis-Léopold-Amédéo, comte de), archéologue et administrateur belge, né à 'Tournai en 1806, mort en 1858. Fils d'un des chefs du parti catholique, il se fit remarquer par la restauration des vitraux de .Sainte- Gudule, de Saint-Waudru, et d'autres édifices gothiques. A Bruxelles, il organisa le musée royal d'armures et d'antiquités. Son influence et sou exemple réveillèrent, en Belgique, la culture de l'archéologie.

BEAU-FILS {bo-fiss — de beau, et fils; beau étant ici, et dans les mots analogues, un terme honorifique appliqué aux personnes qiii entrent dans une famille à la suite d un mariage) n. m. Fils de la personne qu'on a épousée a eu d'un précédent mariage : Eugène de Beauharnais, fils de Joséphine, devint le beau-fils de Bonaparte.

— Par oxt. Gendre.

BeaDFORT, comm. du Nord, arrond. et à 11 kilom.

d'.\vesnes, sur un affluent de la Sambre ; 1.067 bab. Elevage de bestiaux; brasseries.

Beaufort ou Saint-maxime-de-beaufort, ch.-I.

de cant. do la Savoie, arrond. et à 19 kilom. d'Albertville, à l'entrée de la vallée de son nom ; 2.286 hab. {BeaufortaJns, aines ou Beaufortens. ennes.) Excellents pâturages ; commerce considérable do bestiaux et de fromages. Moulins, teinturerie, fours à chaux. Château de La Salle, où Henri IV séjourna deux fois pendant les guerres de Franc» et de Savoie. — Le cant. a 4 comm. et s. 655 hab-

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