BEAUFORT — BEAUHARNAIS
IrMl
Dans la géographie féodale de la France, on trouve nn duché de ce nom, situé daus la provuice de Champagne (élection de Troyes).
BEAUFORT 011 BEAUFORT-DU-JURA, ch.-l. de cant. du Jura arroiid. et â 15 kilom. de Lons-le-Sauçier ; 1 160 hab Ch. de f. P.-L.-M. Ruines d'un aucien château fort. Forges, taillanderies, moulins à blé. — Le cant. a 19 comm. et 6.:7S liab.
BEAUFORT, ville et port des Etats-Unis d'Amérique (Caroline du Nord), .sur l'Atlantique ; 2.850 hab. Commerce de téréboDthiiio et do résine. (Tombée au pouvoir des confédérés pendant la guerre de la Sécession, elle fut reprise par le général Burnside, le 21 mars I8C2.) — Ville et port des Etats-Unis d'Amérique (Caroline du Sud), sur le bras do mer appelé canal de Port-Royal; 8.050 hab. Station balnéaire. Coton, riz, mais et patates. (A Port-Royal, près do Beaufort, débarquèrent, en IGCO, les futurs fondateurs de Charleston. La ^ille fut prise par l'armée fédérale après la victoire navale de Hilton Head, le 6 décembre 1861.)
Beaufort, ville do l'Australie CVictoria), sur le Yam- Hole, affluent du Fiery Creek, tributaire du lac Bola 4.5110' hab. Laines ; vignobles ; mines d or
BeAUFORT-EN-VALLÉE, ch.-ln u le Loire, arrond. et à 16 kilom. de Baut,( arrosée par la Loire et l'Authun 4.2';8 hab. Fruits secs, grains, toiles huiles et bestiaiK. Ruines d'un cha teau. Cette petite ville était aune fois le chef-lieu d'un comté qui poi tait le môme nom. — Le cant a 7 comm. et 12.601 hab.
Beaufort (comtes dia). La ville
et le comté de Beaufort, en Anjou furent assignés en douarie, dès 1200 â la comtesse d'Angoulême, par son mari Jean sans Terre. Philippe Auguste (1205) en abandonna la iouissance à Guillaume Desroches; Anut. Jt 1., j.iiurt. Louis VIII (1225) les mit dans la dot de la fille do P. do Monclerc, comte de Bretagne, fiancée à l'un de ses fils ; mais, le projet de mariage ayant échoué, le roi les donna à Charles d'Anjou. Le fils de Philippe \ I, Jeau, les donna à Guill. de Limousin, frère de Clément VL En 1461, Charles VII en investit René d'Anjou, roi de Sicile. Louis XI les réunit à la couronne, en 1480. Charles VIII les assigna comme douaire à la veuve de René d'Anjou, et, lorsque celle-ci mourut, en 1498, ils retournèrent de nouveau à la couronne. Ils passèrent, avec l'Anjiou et l'Angoumois, à Louise de Savoie, lorsque François I" constitua(i5l4) le douaire de sa mère. Celle-ci les céda en 1515 à son frère naturel, René, bâtard de Savoie, dont le fils, Claude de Tende, en jouit jusqu'en 1559; le comté fit alors définitivement retour à la couronne. — BiBL. : Célostin Port, Dictionnaire de Maine-et-Loire. Beaufort (doché de). L'ancienne petite localité de Beaufort, en Champagne s'appelle aujourd'hui Montmorency (Aube). Henri IV l'érigea, avec ses appartenances, en duché (1597) pour Gabrielle d'Estrées; Montmorency- Luxembourg l'ayant acquis, Beaufort devint Montmorency, et Louis XIV, à son tour, l'érigea en duché (1688). Beaufort (maison belge). Cette maison se divisa, au xill" siècle, en branches do Gones, de Fallais, de Celles et de Spontin. La famille de Beaufort-Spontin eut parmi ses représentants les plus connus Fredêric-Adguste- Alexandre, duc de Beaufort, né àNamur en nsi, mort à Bruxelles en isn. Il fut chambellan de l'impératrice Marie-Thérèse, et, en 1814, il devint gouverneur général des Pays-Bas. Quand le royaume des Pays-Bas fut créé, il fut nommé grand maréchal de la cour.
Beaufort (maison anglaise). Jean de Gand, duc de Lancastre, quatrième fils d'Edouard III, eut de sa maîtresse Catherine Swynford trois fils : Jean, Henri, et Thomas, qui prirent le nom de Beaufort (Beaufort-en- Anjou). L'aîné, Jean, reçut le titre tie » comte de Somerset », et fut le chef de la maison de Beaufort-Somcrset. Il mourut en 1409. Son fils aîné, appelé aussi Jean, vécut de 1403 à 1444. Il reçut le titre de « duc de Somerset » en 1443. Il prit une part active aux guerres de France, et fut capitaine général de Normandie et d'Aquitaine. Il ne laissa qu'une fille, Marguerite, comtesse de Richmond, mère du roi Henri VII . Le titre ducal passa donc à son frère puîné, Edmond, qui avait remporté de brillants succès en France (prise de Honiieur en 1440). Mais Edmond se rendit impopulaire eu favorisant la conclusion de la trêve de 1444, et, plus tard, en laissant Charles VII reconquérir la Normandie et la Gascogne. Après la défaite de Castillon, en 1453, il fut envoyé à la Tour, tandis ([ue son rival, York, devenait Protecteur. Délivré peu après, il fut tué à Saint-Albans, dans la première bataille de la guerre des Deux-Roses. La branche des Beaufort-Somerset s'éteignit avec ses fils, qui périrent tous dans cette guerre. Mais l'un d'eux laissait un bâtard, dont les descendants reçurent, deux siècles plus tard, le titre de « ducs de Beaufort » . — Henri de Beaufort, second fils de Jean do Gand et de Catherine Swynford, eut aussi un grand rôle ; il devint évêque de Lincoln en 1398, puis de "^'inchester en 1404 ; cardinal en 1426. Il fut chancelier à plusieurs reprises, sous les règnes de Henri V et de Henri VI. Il disputa avec acharnement le pouvoir au duc de Glocestor, auquel il était très supérieur. Il mourut en ]447.
— BiBLioGR. ; ■\^\vlie, Histonj of England iinder Henri/ IV (Londres , 1884-189*6) ; Ramsay, Lancaster and York (Oxford, 1892).
Beaufort (la duchesse de). V. Estrées (Gabrielle d'). Beaufort (François de Vendôme, duc de), né à Paris on 1616, tué au siège de Candie en 1669. Son père était César do Vendôme, bâtard de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées, et sa mère la duchesse Françoise de Mercœur. U passa sa jeunesse daus les armes, et se rendit en Angleterre au moment de la découverte de la conspiration do Cinti-Mars. Il ne revint en Franco qu'après la mort de Richelieu (1642). Beaufort ne put supporter la prépondérance de Mazarin : il se jeta dans l'opposition la plus brouillonne, et finit par se faire arrêter au Louvre, le 3 septembre 1643. Renfermé au donjon de Vincennes, il parvint à s'échapper, en 1649; un arrêt du Parlement le déclara justifié do l'accusation portée contre lui. Quand la Froude éclata, Beaufort devint l'allié actif ot précieux du
cardinal de Retz, et fut l'idole de la populace, qui 1 avait surnommé le roi des Balles, mais ne retira d'ailleurs aucun avantage de la Fronde; il signa la paix avec autant de légèreté qu'il en avait montré en se révolunt. Lorsiiue Louis XIV revint à Paris en 1653, Beaufort lui offrit ses services, et fut, depuis lors, un sujet soumis. Mis à la tète des flottes, il se signala en 1664 et 1665 dans plusieurs expéditions; puis fut chargé, en 1669, d'aller secourir les Vénitiens, attaqués ^s^. <5y.
dans l'île de Candie par . .'---»^,».
les Turcs. Beaufort y fit des prodiges de valeur. Il fut tué dans tt une sortie faite dans la nuit du 25 juin 1669 'bon corps ne put être retrouvé ; c est à cette circonstance qu il dut l'honneur de figurer parmi ceux que l on es saya d'identifier avec l'Homme au masque do for.
Beaufort ( Louis de), historien d'oiigine française, mort a Maostricht en 1795. Il appar tenait â une famille de duc de Beaufort
protestants français
qui s'étaient réfugiés en Allemagne au xvii» siècle. Par i>n livre : Dissertation sur f incertitude des cint/ premiers siècles de l'histoire romaine (1738), plusieurs fois réédite, il mérite une place à part dans l'histoire de la critique historique, où il devança son époque. Ses autres travaux furent également consacrés à l'histoire de Rome.
Beaufort (Henri-Ernest Grodt, chevalier de), marin et voyageur français, né à Aubevoye (Eure) en 1798. mort on 1825. Après avoir navigue dans le Levant, il alla au Sénégal, et son séjour dans cette colonie lui inspira 1 idée d'achever l'œuvre de Mungo-Park. Après un séjour de deux ans à Paris pour faire les études nécessaires. Beaufort entreprit, avec l'aide du gouvernement, un voyage dans la Senégamhio, où il recueillit partout de précieuses obseivatiuhs. Il mourut des suit.-; d'une fièvre pernicieuse. Beaufort dHautpoul iKdouard, comte, puis marquis dei, officier du génie, né à Paris en 1782, mort en 1831. Il fit avec Masscna^les campagnes de Naples et de Po""gal. Sous la Restauration, il fut successivement chef de division à la guerre, ingénieur en chef de la ville de Paris, colonel du génie et directeur des fortifications.
Beaufort D'HauTPOUL ( Charles-Marie-Napoléon PE) général français, né â Najdes en 1804, mort à Pans en 1890, fils du précédent. Beaufort d'Hautpoul fit la campagne de Morée. U assista à la prise d'Alger (1830). 11 devint, en 1837, aide de camp de Soliman-Pacha, puis du duc d'Aumale. Lieutenant-colonel en 1848, il devint, en 1849, chef détat-major de Pélissier, à Oran, colonel eii 1850 et général en 1854. Pendant la campagne d Italie, il était chef détat-major du 5' corps. Promu divisionnaire, il commanda, en 186O, le corps expéditionnaire de Syrie. Beaufort de ThorIGNY (Jean-Baptiste), général, né en 1761 à Paris, mort en 1825, fit en 1792 la campagne du Nord comme adjudant-major de gendarmerie, devint colonel en 1793, puis général après la bataille de Granville. Envoyé en Vendée, il battit les Anglais près de 1 île d'Aix (1798). Disgracié par Bonaparte, il accepta, pour vivre, la place d'inspecteur des droits réunis dans le Cantal. BEAUPORTIE (de Beaufort, n. pr.) n. f. Genre de la famille des myrtacées-leptospermées, renfermant dos arbrisseaux qui croissent en Australie.
BeaufOU, comm. de ia Vendée, arrond. et à 18 kilom. de La Rfichc-sur-Yon, sur un sous-affluent de la Vie; 1.30:, hab.
Beaufranchet D'Ayat (le comte Louis-Charles- Antoine DE), général, fils présumé ou prétendu de Louis XV et de la demoiselle Morphise, qui épousa le comte de Beaufranchet à'Ayat ; né en 1757 au château d'Ai/a'-Saint-H ilaire, en Auvergne, mort en 1812. D'abord page de Louis XV, il était capitaine au régiment de Berry-cavaleric, à l'époque de la Révolution. En 1793, il était chef d'état-major du camp sous Paris, et il assista, en cette qualité, au supplice de Louis XVI. II est un de ceux à qui l'on a attribué le fameux roulement de tambours qui interrompit le discours du roi. Mais ce fait n'est pas établi.
BEAU-FRÈRE [bô — v. BEAU-FILS pour l'étym.) n. m. Mari de la sœur ou de la belle-sœur d'une personne. «Frère do la femme ou du mari (S'applique même aux femmes, lorsqu'on veut designer par un seul mot un beau-frère et sa belle-sœur : Li mnrtaye entre beadx fr rcs tst interdit en principe par l Eijtise, mais il peut etie auloiist )
BeaugenCY, ch l de cant du dep du Loiret arrond et à 23 kilom. S O d Orléans sni H Lime 1 t son affluent de droite, les il/«i" ' / ; 1 '1 h ib rh de tir
d'Orléans. Blé, mu i h
lins, tuileries, pt i Pont sur la Loire i 11 11 n
Eglise Nolre-Dami (roman fin iu xii's.); ancien château, ancien dmi jon dit " tour de César » Hôtel di ville. Viaduc sur le i u de Beanifem 1/ chem. de fer de Pans à Borde iu\ — Le cant. de Beaugency a 7 comm et 10.696 hab.
Histoire. La situation geograjue de Beaugenc> explique son histoire. A l'époque romaine, ce fut une station, au cioisement des votes d'Orléans à Tours et de Chartres à Bourges Au tempsdes Capétiens, cette place compta parmi les mieux fortifiées du royaume. Elle eut, jusqu à la fin du xii" siècle, des seigneurs héréditaires. Il s'y tint deux conciles fameux : l'un en 1104, où Philippe pï fut absous de l'excommunication, l'autre eu 1151, où Louis VII et Eléonore d'Atjuitaine divorcèrent. La guerre de Cent ans, les guerres de religion, la guerre de 1870, révélèrent mieux encore l'importance stratégique de cette ville. En 1359, elle est prise par les Anglais ; en 1428, reprise par Jeanne d'Arc ; en 1485, La Trômoille l'cnlèvo à Dunois et au duc d'Orléans ; en 1568, 1 — a>
phiqu liistoi
les protestants la brûlent. Enfin, ]e 8 décembre is^o, l'éva. cuation malheureuse de Beaugency par le général Camô, et son occupation par les Mecklembourgeois, compromirent les succès de l'armée de Chanzy.
Patrie du physicien Charles, inventeur des ballons à gaz hydrogène (1746-1823); du littérateur Etienne Aignan (1773-1824); de rarchéologue Ad. Duchalais (1814-1854:i.
— BiBLiOGR. : Pellieux, Essai historique sur Beauf/enq/ (1786) ; A. Duchalais, Redierches historiques sur la ville et le canton de Beaiujency (1845).
BeauHARNAIS, nom d'une famille noble originaire ito l'Orléanais, et dont plusieurs membres jouèrent un nMe important à la fin du xviu' siècle. Elle était alors divis. e en deux branches : à l'une a appartenu le comte de Beauharnais, époux d'une femme connue comme poète sous le nom de Fanny ; père de Clatidk de Beauharnais, qui mourut pair de France sous la Restauration; grandipère de STÉPHANiii, mariée en 1806 au grand-duc de Bade, et de DÉSIRÉE, mariée au marquis de Quiqueran-BeauJL u. La seconde branche était représentée, à la fin du xviir -sncle, par deux frères : François et Alexandre. François eut de son premier mariage une fille, Emilie, qui épousa le comte de La Valette, et de son second mariage une autre fille, qui fut mariée au sénateur Laity. Alexandre était l'époux de la célèbre Joséphine; sa fille Hortense, devenue reine de Hollande et femme de Louis Bonaparte, devait être la mère de Napoléon IU ; son fils Eugène, marié avec la princesse Augusta de Bavière, eut de cette union : Auguste-Charles, duc de Leuchtenberg, époux de la reine de Portugal, doua Maria; Maximilikn-Joseph, époux de la princesse Olga, fille de l'empereur Nicolas de Russie; Joséphine, mariée au roi Oscar de Suède ; Eugénie-Hur- TKNSE, mariée au prince de HohenzoUern ; enfin, Amélie- AuGDSTA, mariée à don Pedro II, empereur du Brésil.
Beauharnais (Fanny, comtesse de), née à Paris en 1738, mono à Paris en islS- Fille d'un receveur des finances, elle épousa en 1753 le comte de Beauharnais, se sépara de lui au bout de quelques années, forma à Paris un salon où se réunissaient les littérateurs et les savants de son temps, et essaya de se créer une réputation littéraire. Ses poésies ne lui ayant attiré que des épigrammes, et ses pièces do théâtre ayant été sifflées au Théâtre- Français, elle se retira un instant en Italie, revint en France, fut emprisonnée sous la Terreur, et termina sa vie dans la retraite et le culte des lettres.
Beauharnais (François, marquis de), né à La Rochelle en 1756, mort à Paris en 1846, fut député de la noblesse aux états généraux, où il se signala par son zèle royaliste, émigra et se rallia plus tard à Bonaparte, qui l'en récompensa en le nommant ambassadeur en Espagne. Disgracié pour avoir refusé de seconder les vues de l'empereur dans ce pays, il mourut oublié à Paris.
Beauharnais (Alexandre, vicomte de), né à la Martinique en 1760, guillotiné à Paris en 1794, servit avec Rocliambeau en Amérique, en revint avec une jeune créole, Joséphine Tascherde La Pagerie, qu'il avait épousée en 1779 à la Martinique, et fut envoyé, comme député de ia noblesse, aux états généraux, où il se distingua par l'ardeur de son libéralisme. En 1792, il partit pour l'armée comme adjudant-général; en 1793, il était général en chef de l'armée du Rhin, refusait de prendre le portefeuille de la guerre, et donnait sa démission. Retiré dans sa terre de La Ferté-Imbault, il fut arrêté comme complice de la reddition de Mayence, et condamné à mort.
Beauharnais (Eugène de), fils du précédent, duc de Leuchtenberg, prince d'Eichstadt, vice-roi d'Italie, né à Paris en 1781, mort à Munich en 1824, eut, comme sa sœur Hortense, une enfance attristée par les malheurs de sa famille, mais fut appelé à une rapide fortune, du jour où il eut donné à Bonaparte l'occasion de connaître sa mère en allant lui demander l'épée du général Beauharnais, saisie lors du désarmement qui suivit le 13 vendémiaire. Après le mariage de Joséphine avec le jeune général, il fut envoyé successivement en Italie, où il servit dans les guides de Bonaparte; à Corfou, où il remplit uoe mission secrète; à Rome, où il assista à l'émeute qui coûta la vie au général Duphot ; en Egypte, enfin, où il servit comme aido de camp du général en chef, et faillit périr devant Saint- Jean-d'Acre. Promu chef d'escadron après Marengo et général de brigade en 1804, il fut, lors de 1 établissement du régime impérial, nommé successivement prince français, archichancclicr d'Etat, et enfin vice-roi d'Italie. II partit immédiatement pour Milan. Il avait alors vingtquatre ans, un extérieur sympathique, une réelle bonté d'âmo jointe à une éclatante réputation do bravoure. A
peine installé, il s'occupa de créer
niser l'administration; grâce à des etforts incessants, il réussit peu à peu à triompher de la répugnance invincible de ses sujets pour le service militaire, et à former des troupes qui montèrent jusqu'au chiffre de 80.000 hommes et se distinguèrent dans les campagnes d'Autriche , d'Espagne et de Russie. En même temps, il assurait aux Italiens les bienfaits de réealité civile et politique, en promulguant les codes napoléoniens, et développait leur bien-être matériel en multipliant les grands travaux publics et les voies de communication. Le général était, chez lui, àlahauteur de l'homnie d'Etat: en 1809, il défendait son royaume contre l'invasion autrichienne, et faisait oublier, par une brillante campagne en Hongrie et une éclatante victoire au Raab (14 juin), quelques échecs passagers essuyés en Italie; en 1812, il se montrait admirable de dévouement et de fidélité àNapoléon, dans la désastreuse expédition de Russie. Enfin, après s'être distingué à Lutzen.il retournait dans son royaume pour organiser la défense, en défendait pied à pied le territoire, ■ et'remportait une victoire sur le Mincio (1814). On l'a accusé d'avoir songé à abandonner la cause de son beaupère pour obtenir des souverains alliés la conservation de son trône ; mais rien n'a jamais été moins prouvé. Après la chute deNapoléon, lorsque l'insurrection de Milan (20 avr. 1814) lui eut prouve qu'il no pouvait pas compter sur lo
Eugène de Beauharnais ■ armée et de réorga-
dévouement de ses sujets, il se réfugia à Munich, auprès