‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 779 sur 828 · BEAUSOBRE — BEAUVALLET · texte numérisé non relu

BEAUSOBRE — BEAUVALLET

de tello sorte que la tapîsscrio produite est serrée et une, son exécution est remarquable.

Beauvais (hibgk de) [27 juin 1472]. Charles lo Téméraire, en luito avec Louis XI, après avoir mis Ncslo & feu et à sang, se présenta devant Beau%-ai-s. La ville était mal fortilîée, et sa garnison ne réduisait a trois cent« hommes d'armes. Les femmes prirent elles-mêmes les armes. C'est là. qu'une jeune flilo, Jeanne Four^uet (ou Fouquot selon quelques-uns, Jeanne Laine selon 1 opinion la plus accréditée), so défendant la hacbo à la nuin et arrachant une bannière bourguignonne déià plantée sar lo rem])art, conquit lo glorieux surnom de Hachette. Le lendemain matin, douze cents cavaliers françaisdétachésdr la farnison de Noyon entraient dans la ville par la rive Aud u Thérain, après avoir fait quinze lieues d'une traite, cl, lo jour suivant, tout un corps d'armée les suivit. Beauvais était .sauvé. Charles lo Téméraire leva le sièco lo se juillet. Louis XI institua une procession dite de l'Assaut, qui a lieu, aujourd'hui encore, tous les ans à Beauvais, et oCk les femmes précèdent les hommes. V. IIacuette (Jeanne).

Beauvais (Catherine-Henriette Bellieb, damo de), née vers 1608, morte vers 1675. Mariée à. Pierre do Beauvais, seigneur de Geniilly, elle devint femme de chambre d'Anne d'Autriche. Elle fut, dit-on, à quarante-cinq ans, la première maîtresse do Louis XIV, qui n'avait lui-mémo que quinze printemps- La reconnaissance de son royal elôvo lui V£uut le monopole des transports publics par carrosses à quatre chevaux. Elle ne cessa de jouir dun grand crédit à la cour. — Son fils, le baron de Beauvais, fut fait a capitaine des plaines des alentours de Paris * . et resta l'ami du roi, dont il avait été le camarade d'enfan<-o. Catherine de Beauvais eut aussi une fille, qui épon.sa lo marquis de Richelieu.

— liiBLiOGit. : Saint-Simon, Mémoires.

Beauvais (Guillaume), numismate français, né à Dunkerque on 16»8, mort en 1773. 11 avait amassé une précieuse collection do médailles, et il a laissé des ouvrages estimés ; notamment ; Histoire abrégée des empereurs romains par les médailles (Paris, 1767), et Traité des finances et de ta fausse monnaie des Romains (Paris, 1740).

Beauvais (Jean-Baptiste-Charles-Marie), prélat français, né à Cherbourg en 1731, mort en 1790. Evoque de Senez (1773) et prédicateur de la cour, il fit entendre à Louis XV de dures vérités, particulièrement dans son sermon du jeudi saint 1774, où il avait pris pour tcxio ces paroles de Jooas : a Dans quarante jours, Ninive sera détruite. D Louis XV mourut ouarante jours après. Cette apparence de prophétie produisit un grand effet sur le peuple. Chargé par Louis XVI de prononcer l'oraison funèbre de son prédécesseur, Beauvais ne resta pas audessous de son sujet, et c'est alors qu'il lit entendre co mot si connu : « Le silence des peuples est la leçon des rois, n Beauvais se démit de son évéché en 1783. Il possédait une éloquence douce, persuasive et simple, qui le fit comparer à Fénelon. Ses œuvres ont été publiées sous le titre de Sermons, panégyriques et oraisons funèbres de l'abbé de Beauvais (1807).

Beauvais de Préau (Charles-Nicolas), conventionnel, né à Orléans en 1745, mort à Montpellier en 1794. D'abord médecin à Paris, il fut, sous la Révolution, nommé député à l'Assemblée législative, et à la Convention nationale, oii il se rangea parmi les montagnards. Envoyé dans le Var avec Baille, il fut jeté en prison lors de l'entrée des Anglais à Toulon. Il n'en sortit que pour succomber aux suites des mauvais traitements qu'il avait subis. — Son fils Charles-Théodore, général et écrivain militaire, né à Orléans en 1772, mort en 1830, reçut de la Convention, après la mort de son père, une pension de l .500 fr., puis le grade d' 0 adjudant général » . Fait prisonnier par des

Turcs à son retour d'Egypte (1796), Beauvais ne revint en France qu'en 1801. 11 reprit du service en 1809 comme général, combattit on Espagne, puis sur le Rhin en 1813, et reprit ISeuss. Il rentra dans la vie privée après "Waterloo. Il a publié : Victoires et conquêtes des Français (1817), et la Correspondance officielle et confidentielle de Napoléon Bonaparte avec les cours étrangères ; etc. (1819-1820).

BeauVAISIS ou BeaXJVOISIS (ri), ancien pays de France, jadis compris dans le gouvernement do Picardie, puis dans celui de l'Ile-de-France. Fait aujourd'hui partie du département de l'Oise, où il comprend l'arrondissement de Clermont et une partie de celui de Beauvais.

BeauVAIS-SOUS-MATHA, comm. de la Charente-Inférieure, arrond. et à 25 kilom. de Saint-Jean-d'Angely, près du Brion, affluent de l'Antenne; 932 hab,

Beauval, comm. de la Somme, arrond. et à 6 kilom. de Doullens; 2.4S7 hab. Briqueteries; fabrique de toiles d'emballage. Ce bourg fut autrefois beaucoup plus important. En U29, il obtint une charte de commune; en 1597, Henri IV v campa après le siège d'Amiens et avant celui de Doullens. 'fraces de la voie romaine d' Amiens àThérouanno.

Beauval (Jeanne-Olivier Boirguignon, dame dk), comédienne française, née en Hollande vers 1643, morte à Paris en 1720. Molière, l'ayant vue jouer, la fit admettre, ainsi que son mari, Jean Pitel, sieur de Beacval, dans la troupe des comédiens du roi (1670). Après la mort de Molière, ils jouèrent sur le théâtre de rHôtel de Bourgogne, et furent conservés à la réunion des deux scènes rivales (1680). M"* de Beauval, qui avait obtenu de beaux succès dans les rôles do reines et do soubrettes, se retira du théâtre en 1704, ainsi que son mari, qui mourut en 1709.

Beauvallet (Piorre-Nicola.s), sculpteur et graveur français, né au Havre en 1750, mort à Paris en ISIS. 11 eut pour maître Pajou, et fut agréé à l'Académie de peinture en 17S9. On lui doit de très intelligentes restaurations d'œuvresmutiléespendanilapériodo révolutionnaire. Il exécuta les bustes de plusieurs personnages ; entre autres, celui de Marat, qui fut placé uans la salle des séances de la Convention, et celui do Châlier, qui lui fut commandé par la Commune de Paris. U fit aussi le buste de Guillaume Tell, qu'il offrit aux Jacobins. En 1810, il donna Suzanne surprise au bain, statue exécutée pour la laiterie de Rambouillet. H envoya au Salon de 1812 une Pomone et un Narcisse, et fit ensuite un buste de Sapho et le modèle en plâtre d'une statue du général Moreau.

Beauvallet (Pierre-Frauçois\ acteur français, né à Pithiviers (Loiret) en 1801. mort à Passy en 1873. 11 étudia d'abord la peinture dans l'atelier de Paul Delarocbe, puiSi sur le conseil de Casimir Delarigne, il entra au Conser-

BEAUVARLET — BEAVER

vatoire. En 1825, il débuta à l'Odéon, d'où il passa en 1827, A rlmbieu, où il joua le drame. Engage a la Comedie- Française en 1830, Beauvallot ne tarda pas à tenir avec éclat les premiers rôles dans la tragédie ; notamment, dans Cima le ad. Polyeucte, Horace Jancréde, etc. Il fut reçu sociétaire en 1831, et nommé professeur au Conservatoire en 1839. n avait uno diction pure, le geste ample, de ia passion et uno vois puissante. Beauvallet a écrit quelques pièces pour le théâtre, notamment des drames 2n vers : L Prédiction (1835) ; Robert Bruce (1847) ; fe De,-nier Abencérage (1851); etc. - Son tils, Léon Beauvallet, né et mort à Paris (1829-1885), fut d abord acteur suivit Racbel en Amérique, et publia à son retour (1856) une spirituelle relation de cette tournée. D écrivit ensuite en collaboration des comédies, des drames, des vaudevilles; entre autres : les Femmes de Gavami (1852); le Crime de Faverne(\m]; les Femmes de Paul de hock (1875); la Belle Polonaise (1882). Il publia aussi un certain nombre de romans. — Fba-ntz Beauvallet, fils de Léon, ne et mort à Paris (1851-1889), a écrit plusieurs pièces, dont quelques-unes en collaboration avec son père, comme le Fils d'une comédienne (1874); les Jolies Filles de Gréiiin (1876), et seul : Mademoiselle d'Artagnan (1887) ; etc. BEAUVARLET (Jacques-Firmin), graveur français, né AbbeviUe en 1732, élève de Ch. Dupuis, de Laurent int très jeune à Paris,

Cars et de DauUé,

1 il fut nommé graveur du roi. Reçu académicien en 1776, il est mort en 1797. Il a gravé au burin et édité un assez grand nombre de pièces, dont quelques-unes sont justement estimées. Beauvarlet se maria trois fois : deux de ses femmes, Catherine-Fbançoise Beauvarlet, née Deschamps, et Marie-Catherine Beauvarlet, née RioUet, l'ont aidé dans ses travaux.

— BiBLloc.R. : E. Delignières, le Graveur Beauvarlet et l'Ecole abbevilloise au xvill' siècle (1891).

BeadvaU (de), ancienne et célèbre famille originaire d'Anjou, déjà fort puissante au xi" siècle, et dont les armoiries étaient semblables, sauf la brisure, à celles des anciens comtes d'Anjou. Les membres de cette famille qui se sont le plus distingués sont : Lonis de Beauvau (1410-1462), l'homme de confiance do René d'Anjou, ipii en fit son conseiller, puis le nomma chambellan, sénéchal d'Anjou, grand sénéchal de Provence et capitaine de la Tour de Marseille. [Il prit une part active à l'expulsion des Anglais] ; — Bertrand de Beauvau, son frère, lequel passa au service du roi de France, Charles VII, puis de Louis XI, qui le chargèrent de plusieurs négociations diplomatiques importantes; — René-François de Beauvau, évêque de Bayonne, puis de Tournay, qui s'illustra à la défense de cette ville contre le prince Eugène (1709).

[Lorsque la vide tomba au pouvoir de l'ennemi, il refusa de chanter un Te Deum, puis se rendit auprès de Louis XIV, qui lui fit rendre les sommes qu'il avait dépensées pour la défense et le nomma archevêque de Toulouse, puis de Narbonne] ; — Marc de Beauvau, prince de Craon (1679- famUlede Beauv.iu. 1754), grand d'Espagne et négociateur du mariage de François de Lorraine avec Marie- Thérèse, mariage qui valut à François la couronne d'.41lemagne. [En récompense, il fut nommé vice-roi de la Toscane , qu il gouverna très sagement] ; — Charles de Beauvau, maréchal de France (1720-1793), qui se signala à l'assaut de Mahon, de Bormida, etc. [Lieutenant général des armées, il fut nommé gouverneur du Languedoc, en 1763. Lorsqu'il prit possession de son gouvernement, il apprit que quatorze femmes étaient enfermées, depuis un grand nombre d'années, dans une prison d'Etat, appelée la Tour de Constance, parce qu'elles n'avaient pas voulu abjurer le protestantisme. Le prince de Beauvau les mit sur-le-champ en liberté, pourvut à leur subsistance, et écrivit à Versailles ce qu'il venait de faire. Bienlôt après, il reçut l'ordre de réintégrer en prison dis des femmes qu'il avait délivrées, avec menace, s'il n'obéissait pas, de perdre son commandement. Le gouverneur répondit par ces seuls mots : a Le roi est le maître de m'ôter le gouvernement qu'il m'a confié, mais non de m'empécher d'en remplir les devoirs selon ma conscience et mon honneur, u Devant cette ferme et noble résistance, la cour n'insista plus.]

BEADVEAU (6d-t'o — anc. franc, berer, biaiser) n. m. Sorte d'équerre avec branches mobiles, et qui sert pour transporter un angle d'un lieu à un autre, n On dit aussi

BÉVEAU, BIVEAC.

BeauvERT (Barrdel-), écrivain français. V. Barruel.

Beauville, ch.-l. de cant. de Lot-et-Garonne, arrond. et à -li Idium. d'Agen; 1.044 hab. Eglise paroissiale du xiii' siècle. — Le cant. a 8 comm. et 4.533 hab.

BeauviliJXR (Marie Saint-Aignan deV née au château do La Ferté-Hubert en 1574, morte à l'abbaye de Montmartre en 1657. Religieuse à Montmartre, elle fut, en 1590, séduite par Henri IV, qui l'installa au château de Senlis; puis elle retourna au couvent, dont elle devint abbesse en 1598. Pendant les cinquante-neuf ans qu'elle occupa ce poste, elle s'efforça de faire cesser les désordres qui régnaient dans son couvent.

Beauvillier (François-IIonorat de), premier duc de Saint-Aignan, memnre de l'Académie française, né en 1610, mort à Paris en 1687, s'iionora par la protection qu'il accorda aux gens de lettres. Il fut gouverneur de Touraino(ic6i), puis du Havre (1684).— Son fils Paul, duc de Beauvillier, comte de .Saint-Aignan, né à Saint-.\ignan en 1648, mort à Vaucresson en 1 7 14, fut un homme do vertu et d'au noble caractère. H fut nommé gouverneur du duc do Bourgogne en 1689, et attaché de même, on 1690 et 1693, à la personne des ducs d'Anjou et de Berry. En 1685, il avait été nommé chef du conseil des finances à la place du fou maréchal de VUleroy.— Paul-Hippolyte de BeauvUUer, duc de Saint-Aignan, fils du précédent, né à Paris en 1684, mort en 1776, fils du précédent. Diplomate et homme de guerre, il fut aussi ami des lettres et écrivain ; il entra à l'Académie française en 1727.

Beauvilliers (Antoine), excellent cuisinier, né à Pans en 1754, mort en 1817. Il ouvrit au Palais-Royal, avant la Révolution, un restaurant qui eut d'aliord 'une grande vogue, mais qu'il se vit contraint de fermer en

1793. On lui doit l'Art du cuisinier (Paris, 1814), un des meilleurs traités qui existent sur la matière.

Beauvoir, comm. de l'Yonne, arrond. et à 13 kilom. d'Au.xerre, dans la vallée d'Aillant ; 349 hab. Ce village formait autrefois une seigneurie qui donna son nom à une famille de Bourgogne, laquelle avait pour chef, à la fin du xiv siècle, Gcillaume de Beauvoir, seigneur d'Auxerre, de Chastellux, etc., père do Claude de Beauvoir, vicomte d'Avallon, maréchal de France, qui appuya le parti anglais dans les premières années du règne de Charles VII. — Il eut pour fils aine Jean de Beauvoir, sire de Chastellux, vicomte d'Avallon, dont un petit-fils, Louis, est l'auteur de la branche des marquis de Chastellux perpétuée jusqu'à nos jours.

Beauvoir ou Beauvoir-sur-mer, ch.-l. de cant.

de la Vendée, arrond. et à 58 kilom. des Sables-d'Olonne ; 2.534 hab. Port sur un canal de 4 kilom. qui conduit à la mer. Pêche d'huîtres. Commerce de sel, grains, bois de construction et de chauffage. Cette ville, autrefois baignée par l'Océan, fut assiégée en 1588 par Henri IV, qui faillit y perdre la vie. Ancien château, près duquel se trouve un monticule d'huitres fossiles. — Le cant. a 4 comm. et 8.790 hab.

Beauvoir ou Beauvoir La Nocle (Jean de La

Fini, capitaine et diplomate protestant, né au milieu du XVI' siècle, mort en 1601. joua un rôle important dans les guerres de religion. Partisan du prince de Condé, il s'empara du Havre, qu'il livra aux Anglais. U assista au combat de La Roclie-.Abeille, puis contribua â faire conclure la paix. En 1572, il s'enfuit à Genève. En 1575, il accompagna le duc d'.A.njou à La Rochelle, et fit signer la Il paix de Monsieur 11. Henri IV l'envoya comme ambassadeur en Angleterre ; il était frère de La Fin et beau-frère de Jean de Ferrières.

Beauvoir (Edouard Roger de Bully, dit Roger de), écrivain français, né à Paris en 1809, mort en 1866. Neveu du député de Bully, qui le força à prendre le pseudonyme littéraire de Roger de Beauvoir, il se jeta avec ardeur dans le romantisme, et écrivit de nombreux romans, parmi lesquels les plus connus sont : le Café Procope (1835); Histoires cavalières (1838); le Chevalier de Saint-Georges {IMO); la Lescombnt{lSiV,; l'Hâtel Pimodan (1846); plusieurs volumes de poésies : la Cape et l'Epée (1837), etc. Il a écrit aussi pour le théâtre; notamment : le Chevalier de Saint-Georges, vaudeville, avec Mélesville (1840) ; Un dieu du jour, avec Lambert Thiboust (1850); les Enfers de Paris, mélodrame (1853); le Baisin, comédie (1855); etc. Roger de Beauvoir a collaboré, en outre, à une foule de journaux et revues. — Sa femme, Eléonore-Uocadie Doze, actrice et femme de lettres française, née à Hennebon (Morbihan), morte à Paris en 1859, reçut des leçons de M"* Mars, et débuta, en 1839, à la Comédie-Française. Elle quitta la scène pour épouser Roger de Beauvoir; cette union ne fut pas heureuse. Une séparation eut lieu avec éclat en 1850, et Roger en fit une spirituelle satire, sous le titre de Mon procès. On a de M°i« Doze plusieurs comédies ; l'Un et l'Autre; l'Amour à la marécnale; Au coin du feu; Drelinl drelinl (1850- 1858) : des romans : Une femme forte (1858) ; les Confidences de 3/"* Mars ; etc.

Beauvoir (Ludovic, marquis de), écrivain français, né à Bruxelles en 1846. Son père, le marquis de Beauvoir, mort eu 1870, était attaché à la famille d'Orléans. Il venait de terminer ses études lorsque, en 1865-1866, il accompagna dans un voyage autour du monde le duc de Penthièvre, fils du prince de Joinville. Il publia, en trois parties, la relation de son voyage sous le titre de Australie (1869); de Java, Siam, Canton (1869); de Pékin, Yeddo, San-Frâncisco (1872). Pendant la guerre avec l'Allemagne, le marquis de Beauvoir servit comme capitaine dans les mobiles de la Somme. Depuis, il entra dans la diplomatie, et fut nommé, en 1876, sous-chef du cabinet du duc Decazes, ministre des affaires étrangères. H fut mis en disponibilité, sur sa demande, en 1879.

Beauvoir-SUR-NIORT, ch.-I. de cant. des Deux- Sèvres, arrond. et à 16 kilom. de \iort : 484 hab. Ch. de f. Etat. Carrières, vins blancs, distilleries d'ean-de-vie. — Le cant. a 13 comm. et 4.709 hab.

Beauvois, comm. du dép. du Nord, arrond. et à 12 kilom. de Cambrai ; 3.990 hab. Ch. de f. du Cambrésis. Brasseries*, huileries, filature de laine, fabrication de tissus de laine.

Beauvois (Eugène), archéologue et historiographe, né en 1835 à Corberon (Côte-d'Or). Il prit part à la guerre de 1870-1871 comme capitaine de mobilisés. Comme publiciste, il s'est spécialisé dans l'histoire politique des pays Scandinaves. Ses principaux ouvrages sont : Antiquités primitives de la Norvège (1869); la Colonisation de la Bussie et du Nord Scandinave, traduit du danois ( 1 875) ; l'Elysée des Mexicains comparé à celui des Celtes (1885); les Trois Chamilly (1886).

Beauvoisin, comm. du Gard, arrond. et à 13 kilom. de Nimes; 1.576 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Vins.

BeauvOISIS. GéogT. V. Beauvaisis.

Beauvollier (Pierre-Louis Valût de), général français, né en 1770 au château de Sammarcole, près de Loudun, mort vers 1825. Ancien page de Louis X"VI, il reçut, en 1793, le commandement en second de l'artillerie de l'armée vendéenne, et prit part à un grand nombre de combats. Mis, en 1799, à la tête d'une division, il se soumit en 1805. Ayant obtenu, en 18U, un poste dans l'administration militaire, il fit la campagne de Russie, où il resta prisonnier jusqu'au retour des Bourbons. Royaliste impénitent, il redevint, aux Cent-Jours, intendant général de l'armée vendéenne. La seconde Restauration récompensa le zèle de Beauvollier par le titre de « comte » et le grade de « maréchal de camp ». On a de lui : Essa> sur la Vendée envisagée dans son agriculture, son industrie, etc. vParis, 1816).

raisin. Syn. de

Beaux, comm. de la Haute-Loire, arrond. et à 7 kil. d'Yssingeaux; 1.197 hab.

BEAUX-ARTS {bôz-ar') n. m. pi. Arts qui ont pour objet la représentation du beau. V. art.

— Encïcl. Académie des beaux-arts. V. Académie.

Beaux-â-ftS (Palais des), à Paris. Cette désignation m a été donnée aux bâtiments de l'Ecole des beaux-arts. I - C'est l'architecte Debret qui fut chargé d'approprier les anciens bâtiments du couvent des Petits-Augustins pour y installer les services de l'Ecole. Il jugea bon de démolir les bâtiments de l'ancien couvent, sauf la chapelie, et éleva, sur leur emplacement et sur celui des jardins, l'édifice qui fut achevé sous la direction de Duban. L'entrée principale, sur la rue, donne accès dans une première cour, où se trouve placé Télégant portail du château d'Anet, transporté là depuis 1791, et qui sert de façade à | l'ancienne chapelle du couvent. Au fond de la cour se I dresse l'arc de Gaillon, provenant du fameux château que i le cardinal d'Amboise fit commencer en 1500. Les ouvertures de cet arc servent comme de niches à jour où l'on a

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placé des statues et des vases de la Renaissance, et laissent apercevoir la façade principale du nouveau palais, qui s'élève à l'extrémité d'une seconde cour, séparée de la première par une balustrade.

Des galeries spacieuses relient le corps principal du

Ealais aux bâtiments qui s'élèvent sur le quai. De ce côté, i façade est percée, au premier étage, de sept larges fenêtres en portiques. Le Palais des beaux-arts, commencé en 1820 par Debret, a été continué, à partir de 1833, par Duban, qui a fait subir d'heureuses modifications au projet primitif, et qui a construit seul la partie sur le quai, commencée en 1858, et terminée en 1861. V. école.

Beaux-arts (administration des). L'administration des beaux-arts porte le titre de « Direction ». Elle relève du ministère de l'instruction publique et a son siège rue de Valois, dans les bâtimentsdu Palais-Royal. La /JiVec^ion des beaux-arts, à laquelle a été réunie l'ancienne Direction des bâtiments civils, comprend les services suivants : travaux d'art et musées, enseignement et manufactures nationales, monuments historiques, théâtres, palais nationaux. La Direction des beaux-arts est pourvue d'un Conseil supérieur des beaux-arts. Elle compte, en outre, une foule de conseils spéciaux, notamment le conseil des bâtiments civils, le comité des travaux d'art, le comité de perfectionnement des arts du dessin, la commission de souscription aux ouvrages d'art, la commission de l'inventaire général des richesses d'art de la France, le conseil supérieur de l'enseignement à l'Ecole nationale des beaux-arts de Paris, le comité des sociétés des beaux-arts des départements, la commission des monuments historiques, de laquelle relève une sous-commission des monuments mégalithiques, les commissions de surveillance de chacune des manufactures nationales d'art, et la commission des théâtres. C'est par les soins de la Direction des beaux-arts que s'ouvre chaque année, à Paris, le congrès des sociétés des beaux-arts des départements, depuis 1877. Ce congrès, ainsi que les tournées annuelles des inspecteurs de l'enseignement du dessin et des musées dans toutes les villes de France, assurent à la Direction des beatux-arts une réelle influence sur tous les points du territoire, et c'est en présence de cette action chaquejour grandissante que le Parlement a transformé le service central tantôt en direction générale, tantôt en sous-seçrétariat d'Etat, tantôt en ministère (U nov. ISSl, ministère des arts). Il n'est pas douteux que lenombre, la variété, l'importance des services qui ressortissent à cette administration gagneraient encore en influence profitable si le département des beaux-arts formait un ministère distinct. (V. Traité de l'Administration des beauxarts, par Dupré et OUendorff, Paris, 1885.)'

Beaux-arts (Ecole des). V. école.

BEAUXITE n. f. Hydrate naturel d'alumine et de fer. Syn. de bauxite.

BEAUZ (6(5) n. m. Jeu de cartes que l'on jouait avec un jeu spécial de cinquante-six cartes, représentant des animaux, des signes du zodiaque, etc.

Beauzac, comm. de la Haute-Loire, arrond. et à 20 kil. d'Yssingeaux, près de la Loire; 2.473 hab. Commerce de bétail ; blé.

BeauzÉE (Nicolas), célèbre grammairien français, né à Verdun en 1717, mort à Paris en 1789. En 175,5, il succéda à Dumarsais dans la rédaction des articles de ^ammaire insérés dans l'Encyclopédie, et entreprit sa Grammaire générale ou Exposi'tion raisonnée des éléments nécessaii'es pour servir à l'étude de toutes les langues (Paris, 1767), ouvrage savant et consciencieux, mais d'une métaphysique obscure, qui lui valut la place de professeur de grammaire à l'Ecole militaire de Paris (1768) et son élection à l'Académie française (1772). Logicien vigoureux, il a fait avancer la science grammaticale, en donnant sur les questions importantes des idées meilleures et plus saines que ses prédécesseurs. On doit encore à Beauzée des traductions des Œuvres de Salluste (1770) ; de V Histoire d'Alexandre le Grand par Quinte-Curce (1789); do VImUation de Jésus-Christ {ii^S); etc.

Beaver (Philippe), marin anglais, né en 1760, mort en 1813. Après avoir servi dans la marine anglaise pendant la guerre de l'indépendance américaine, il entreprit de fonder une colonie en Afrique; mais, abandonné par les colons, il échoua. Il reprit du service dans la marine, devint capitaine de vaisseau, prit part à l'expédition d'Egypte, en 1801, se distingua à la prise de la Martinique, puis, en 1810. à celle de l'île de France; ""^" après une croisicro des plus 7'"'" ^ '"" ""

dans les mers de

rindo, il mourut au cap do Tîonno-Espéranco. II a laissé, sur son essai do colonisation, un livre intitulé : African ^t'imiranda rrlniivrs to an attempt to establtsh a. Éritish st'tllcitiL'iit un (lu- islanil of Iiulama,otc. (Londres, 1805).

BeavER FaLLS, ville dos Etats-Unis (Ponsylvanio), sur roiiio; y. 750 hab. Ch.-l. d'un district pôtrolirôre.

BÉBÉ (de l'angl. bahy) n. m. Fam. Très jeune enfant : Allaiter, vacciner un bj^ué. il Faire le bébé. Se conduire avec aussi pou do raison qu'un tout polit enfant.

— Par anal. Poupée qui ressemble à. un petit enfant : DÉDÛ nutumatique.

— Par ext. Porsonno do irias petite taille.

BÉBÉ {do son vrai nom Nicolas Fiîuuy), né dans los Vosges en 1739, nain de Stanislas LeckzinsKi, duc do Lorraino. Sa taillo, lors do sa naissance, n'attoiçnait quo 24 centimôtrcs ; un sabot rempli de laine fut, dit-on, son premier berceau. Quand il eut atteint toute sa croissance, vers sa quinzième année, il avait 70 centimètres et pesait environ neuf livres et demie. Son intelligonco était très

fou développée, et jamais on ne put lui apprendre à lire. I mourut Cl vingt-cinq ans, en 1761.

BebedeRO, lac salé do l'Amériquo du Sud (république

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