VAIS-REVOIR
BeaureVOIR, comm. de l'Aisne, arrond. et à 22 kilom. de Saint-Quentin; 2.109 hab. Carrières de pierres.
Beaurieu (Gaspard-Guillard de), littérateur français, né à Saint-Pol en Artois en 1728, mort à Paris, à l'hôpital de la Charité, en 1795. Boiteux, difforme, d'une laideur extrême, il avait une grande vivacité d'esprit, des saillies naïves et piquantes. Ses ouvrages, qui sont assez nombreux, portent l'empreinte de sa nature originale. Les principaux sont : l'Heureux Citoyen (1759); De i allaitement et de la première éducation des enfants (1782) ; l'Elève de la nature (1790); l'Accord parfait om l'Équilibre physique et 7uoral (ll^^o).
BeausobRE (Isaac de), théologien protestant, né à Niort en 1659, mort en 1738. Issu d'une ancienne famillo de la Provence ou du Limousin, dont le véritable nom était Beauxpdis de Beacssart. A l'âge de vingt-quatre ans, il était pasteur, et peu après il fut appelé à desservir l'église protestante de Châtilion-sur-Indre, en Touraine. Après la révocation de l'édit de Nantes, il se réfugia en Hollande. En 1686, il se rendit à Dcssau, conima
réponse, pu
chapelain do la princosso d'Anbalt, ot, en 1605, il devint pastourdo l'égliso française do Borlin, poste qu'il occupa jusqu'à su mort.
Bcausobro fut un dos plus actifs à. défondre la cause do ses coroligionnairos restés on Franco. Ou lui doit : la Défense do la doctrine des réformés sur la Providence, sur la prédestination, sur la grâce et sur l'eucharistie {\00Z); le Nouveau Testament de N.-S. J.-C, traduit en français sur l'origiuul qrec, avec des notes littérales pour éclaircir le texte, on collaboration avecLonfant (1718); Histoire critique du riianichéisme (1734 et 173D). Lo dcuxicmo volume a été rédigé par Formoy, sur los mémoires do l'auteur. L'immonso réputation do Boausobro est duo on grande partie à co beau livre. Parmi ses autres ouvrages, il faut citor : Supplément à i' « Histoire de la guerre des hus- «i7e« ", do Lonfant (Lausanne, 17-45]; Histoire de la lié formation ou Origine et progrès du luthéranisme dans l'Empire et les Etats de ta confession d'Augsbourg, depuis tSH jusqu'à /WO, ouvrage publié par Pajon do Moncets (Borlin, 1785-86). — Ses lils, Charles -LoDis ot Louis, so liront aussi connaître par do nombreux ouvrages religieux et philosophiques.
Beausobre (Jean-Jacques de Beaclt, comte de), général français, né en 1704, mort en 1784. Il prit part aux sièges do Monin, d'Ypres ot do Furnos, on 1745 battit le prince do Waldock, prit on 1746 Malinos, et tit los campagnes d'Allemagne. Il devint maréchal do camp on 1748, et noutonant général on 1759. On a do lui dos Commentaires sur la défense des places d\'Eneas le Tacticien, le plus ancien des auteurs militaii'es (1757).
BeauSOLEIL (Jean nu Chàtelet, baron de), minéralogiste ot alchimiste allemand, né en Brabant, vivait dans la première moitié du xvii" siècle. Il parcourut la plupart dos contrées de l'Europe, cherchant dos mines à l'aide de la baguette divinatoire, fut dépouillé, en Bretagne, vers 1626, de ses instruments sous prétexte de sorcellerie, puis fut enfermé à la Bastille, où l'on croit qu'il mourut vers 1645. Il a laissé un opuscule intitulé : ï)ioris7nus, id est definitio verae philosophie de materia prima lapidis philosophalis (1617). Beausoleil était lo métallurgiste le plus mstruit qui eût encore paru en France. — Sa femme, Martine DE Bbrtereac, s'associa à ses travaux. En 1632, elle adressa au roi un mémoire sur leurs travaux, qui resta sans s, on 1640, un autre au cardinal de Richelieu,
i lit arrêter le baron et sa femme. Ces mémoires curieux s"ont intitulés : la Véritable Déclaration faite au roi et à nos seigneurs de son conseil des riches et inestimables trésors nouvellement découverts dans le royaume de France (1632^; la Restitution de Pluton au cardinal de Richelieu des mines et minières de France (1640).
BeausseT (Le), ch.-l. do cant. du Var, arrond. et à 17 kilom. 'le Toulon; 1.920 hab. Poterie commune, goudron, sa\(Hi, charbon de bois, récolte et commerce de vin, huilo, bl'--, câpres. Patrie de Portails.— Le cant. aScomm. et 8.1G7 hab.
Beaussierde Lille ou de Lisle (Louis^osephDE), marin français, né à Toulon eu 1700, mort en 1765. 11 entra à quatorze ans dans la marine ; en 1746, il livra, sur la frégate la Subtile, un combat victorieux contre une division anglaise, ot devint, eu 1749, capitaine de vaisseau. En 1758, il réussit à sortir do Brest, bloqué par les Anglais, et à conduire au Canada le gouverneur Montcalm avec des troupes. Fait prisonnière Louisbourg(l76l), il fut échangé l'année suivante, ot alla s'emparer des îles sous le Vent. Il reçut, à son retour, lo grade do « chef d'escadre " (1764).
BeaUSSIER (Louis-André de), chef d'escadre, neveu du précédent, né à Toulon on 1724, mort on 1789. Ses premiers combats furent ceux de Toulon (1744) et des îles Sainte-Marguerite. Devenu capitaine de la Sirène, il fit une chasso acharnée aux corsaires anglais, et, nouveau Jean Bart, fut assez habile pour transporter, malgré les flottes ennemies, les troupes destinées à la défense du Canada et de Saint-Domingue. Après avoir infligé, sur les côtes haïtiennes, une série do défaites aux croiseurs anglo-américains, il prit part au combat d'Ouessant, fit la guerre d'Amérique, et fut nommé ensuite chef d'escadre.
Beaussire (Emile-Jacques- Armand), écrivain et homme politique, né à Luçon (Vendée) en 1824, mort à Paris on 1889. Il professa successivement dans divers lycées, et, après la guerre, il entra dans la vie politique, comme député de la Vendée. Nommé, en 1880, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il résigna, en 1881, son mandat de député. Ecrivain distingué et penseur éminent, autant qu'orateur disert, il a publié, en dehors de ses nombreux articles dans la « Revue des Deux Mondes », « le Temps », « les Débats », etc., plusieurs importants ouvrages philosophiques, dont los principaux sont: Du fondement de l'obligation morale (1855) ; Antécédents de l'hégélianisme dans la philosophie française (1865); la Liberté dans l'ordre intellectuel et moral (1866) ; la Morale indépendante (1867); Examen de la morale évolutionniste de M. Herbert .S'pencer (1880); les Principes de la morale (18S.5).
BEAUTÉ (6n) n. f. Qualité de ce qui est beau; ensemble harmonieux de formes et de proportions, qui éveille en nous le sentiment «in plaisir et de l'admiration : La beauté d'un cheval, d'un monument. La beauté du visage, des cheveux, des bras.
; sont que d'un printemps..
c le temps.
E. AUOIER.
— Dans un sens plus abstrait. Idée de la perfection physique : En toute chose, la mesure et la proportion constituent la BKAUTÉ comme la vertu. (Platon.)
— Perfection, charme, en parlant des diverses parties du corps humain, ot, dans cette acception, no s'emploie qu'au pluriel : De secrètes beautés.
— Caractère de ce qui plaît, de ce q^ui flatte agréablement la vue ou l'ouïe : La bemjtè du ciel, des fleurs, d'ujie voix. Il Se dit particulièrement de ce qui excite l'admiration dans les œuvres de l'art ou de l'esprit : La beactè d'un poème, d'une statue, d'un tableau.
— Type de perfection particulier à une race humaine : Beauté grecque. Beauté /«ire.
— Par ext. Femme belle, gracieuse, séduisante : Une jeune beauté. D'innocentes beautés, ii Une femme quelconque : Une bcauté un peu mûre, w Le sexe féminin, le beau soxo : Rechercher les suffrages de la sEAtni^.
— Fam. Raroté, Bingularité ;
. . . Je voudrai!, m'en coût&t-U ^rand'choso, Pour la btautà du fait avoir perdu n
MoukuB.
^ .^ de l'ûmo : iCa BEAUTÉ
morale peut durer toujours. (M""* Homieu.) — Beauté du diable. Fam. Eclat, fralchour do la jeu-
Fig. Eclat de l'esprit, perfecti
nesse, sans autre agrément réel dans les traits du visage (Se dit peut-être par allusion ù l'état do perfection dans lequel était l'ange déchu avant sa révolte.)
— EnCYCL. V. ESTlJÉTigUK.
— Anton. Laideur, horreur, moDstruosité, vilenie. Beauté (analyse i>e la), par Hogarth. V. a>alysb.
Beauté (dame de), surnom que prit Agnès Sorel, quand Charles VII lui eut fait don du château de Beauté, qui avait été bflti par Charles V, et qui était situé sur la Marne, au delà du ooi;; do Vinconnes, sur lo territoire actuel do la commune do Nogont. II disparut au xviii" siècle.
BeautemPS-BEAUPRÉ (Charles-François), ingénieur hydrographe français, né à La Neuville-au-Pont en 176C, mort on 1854. Il étudia la géographie sous la direction de lïuache, son cousin, fut nommé îngéniour à dix-neuf ans, ot chargé en mémo temps do dresser les cartes du Neptune de la Haltique ; puis, en 17a I, accompagna, comme premier ingénieur hydrographe, lo contre-amiral d'Entrecastoaux dans son voyage à la recherche de La Pérouso. Pendant cotte expédition, il lova avec une précision remarquable le tracé des terres et des mers parcourues par l'expédition. De retour à Paris en 1796, Beautomps-Bcaupré fut chargé do tous les grands travaux hydrographiques qui eurent lieu sous l'Empire ot sous la Hcstaurâtion, et mérita lo surnom de Père de l hydrographie. Nommé, en 1810, membre do l'Académie des sciences, en 1814, ingénieur hydrographe en chef, il ne cessa, tant que ses forces le lui permirent, de travailler au progrès de 1 hydrographie française. II a achevé lo Neptune de la Baltique; rédigé le Nouveau Pilote français, et publié, entre autres travaux : la Carte hydrographique générale, pour ser\'ir au voyage de circumnavigation du capitaine Marchand ; le/'Zan de l'Escaut (i^Oi)', VAtlas du voyage d'Entrecasteaux (1808); et&. Grâce à des relèvements astronomiques, combinés avec ceux do la boussole, Beauteraps-Bcaupré s'était créé, pour lo levé dos plans, une méthode d'une grande précision.
BEAUTIE n. f. Bot. Syn. de thylache.
Beautiran, comm.de la Gironde, arr. et à 17 kil. do Bordeaux, sur la Garonne ; \.\fi'2.\\îih.[peau(irannais, aises.) Vins rouges ; carrières ; fabrique de chandelles, do cierges.
BEAUTRIER [tri-é) n. m. Syn. do beaucrier.
BEAUTURE(W) n. f. En T. de mar., Beau toiii].s : Avoir une BiCAuruKE, une continuation de BiiAUTURE. (Peu usité.)
Beauvais, ch.-I. du départ rOisc, à 79 kilom. de Paris, na
'Armes de Be;
Ch. de fer du Nord; sur le theiviiu pop. 19.275 hab. (Beauvaisiens, e>n:. , ou Beauvaisins, ines.) Evêchô sufl'ragant de Reims ; subdivision de région du 2" corps d'armée (Amiens) ; tribunal de première instance ressortissant à la cour d'appel d'Amiens ; collège do l'académie de Paris ; bibliothèque. Ville industrielle : fabriques de draps, de couvertures de laine, surtout de tapis; tabletterie. En 1860, la fabrique de tapis a été réunie aux Gobelins. — L'arrond. de Beauvais a 12 cant. 242 comm. et 125.149 hab. ; le cant. N.-E. 8 comm. et 15.809 hab. ; le canton S.-O., 4 comm. et 13.706 hab.
— Histoire. Ancienne capitale des Bellovaqucs, Beauvais a fait partie, au moment de la domination romaine, de la Belgique 1" ot o. gardé de cette époque les restes d'une enceinte qui daterait de Néron, un temple de Bacchus, des arènes
des to
ibeau
des voies roma nés. L'éjilise de la Basse-CEuvre de style romanobyzantin , est du vîii* siècle. Pen dant le moyen igt Beauvaisacube lu coupdevie:la\ lie a résisté aux An glais et à Charl s lo Téméraire, i l'assiégea en 1 (défense hcroi | de Jeanne Ha chctle). La cathe drale, de ce temps ^ "^
a un magnihque Touisdui. ,,..i3.
chœur du xm" et du \iv* siècle une nef irai-i\ r-^alo du xvi«, ornée de belles verrières et de portes sculptées, peut-être par lo Prlmatice, des tapisseries et statues du xvu* siècle ; mais la grande nef et la façade n'ont jamais été exécutées. Patrie do Villiers do L'IsIe-Adam, du grammairien Restaut, de Longlet-Dufresnoy, etc.
— Tapisseries de Beauvais. C'est en 1661 que Colbert fonda la manufacture de Beauvais, bien que, depuis le xvi" siècle, les tapisseries fabriquées dans cette ville aient joui d'un grandrenom. L'établissement subit, jusqu'en 1726, de nombreuses fluctuations, en dépit des avantages dont jouissaient les concessionnaires, leurs ouvriers et leurs apprentis. Bernier et Oudry, qui en prirent la direction à l'époque ci-dessus, donnèrent à la manufacture de Beauvais un élan inconnu jusqu'alors. Pendant la Révolution, les travaux périclitèrent, et, en nivôse de l'an II. les ateliers furent fermés. Ils s'ouvrirent de nouveau en prairial an III, et la manufacture devint établissement de l'Etat.
Les tapisseries fabriquées à Beauvais ont toujours été de basse lisse, malgré l'ordonnance de Colbert qui prévoyait la création de métiers do haute lisse, concurremment avec les premiers. Les tapisseries de la manufacture de Beauvais consistent en tissus pour meubles, portières, écrans. avec décors de fleurs ou d'ornements. Les chaînes employées so composent d'un mélange de laine et de soie,