BECS-DE-CYGNE
BEC-DE-FAUCON n. m. Art milit. < i . archéol. Arme de coup qui était, aux xv* ot xvi" siècles, un marteau dont le fer opposé au mail se terminait en pointe Ion- j, guo, acérée, ordinairement arquée. On di- ^\^' sai t aussi" bec d'oisel ». Quand cette pointe faucuu. était crochue, l'arme s'appelait « bec-decorltin » . Il PI. Des becs-de-faucon.
— Zool. Nom donné quelquefois à la tortue franche.
BEC-DE-GÂCHETTE (chef) n. m. Eu T. d'armur., Partie proéminente du devant de la gâchette, dans la platine d'un fusil. Il PI. Des
BECS-I)E-GÀCHETTE.
BEC-DE-GRUE n. m. Bot. Nom vulgaire do plusieurs espèces do géraniums et d'orodiums, à cause do lalonguour de leurs fruits. Il PI. Des becs-de-grce.
— Chir. Instrument qui servait autrefois à extraire les corps étrangers d'une plaio et les esquilles d'une fracture.
' BEC-DE-HACHE n. m. Nom vulgaire do l'huîtrier ou pio de mer. ii PI. Des becs-de-bache.
BEC-DE-HÉRON n. m. Nom vulgaire du géranium arduinum. Il PI. Des becs-de-uéron.
BEC-DE-LA-PLUME A ÉCRIRE n. m. Pointe du calamus tcnplorius. \ . ce mot.
BEC-DE-LÉZABD n. m. Sorte do tire-baUe qu'employaient les armuriers, il PI. Des becs-de-lézard.
BEC-DE-LIÈVRE n. m. Anat. pathol. Difformité qui consiste en la division verticale de la lèvre supérieure, comme cela a hou normalement chez le lièvre, ii PI. Des
BECS-DE-LIÈVBE. . .
— Bec-de-lièvre simple. Celui qui n'a qu'une division. Il Bec-de-Uèvre double, Celui qui a deux divisions, n Bec-deliévre compliqué, Celui qui accompagne l'écartement des os maxillaires supérieurs et de la voûte du palais.
— Par ext. Personne affectée de cette difl'ormité.
— Mamm. Espèce de chauve-souris dont la lèvre supérieure est fendue.
— Encycl. Anat. pathol. La fissure labiale, à laquelle Ambroise Paré a donné le nom do bec-de-lièvre, a son siège presque exclusif sur la lèvre supérieure ; les cas rapportés par IMeckel et Nicati de fentes congénitales de la lèvre inférieure sont à juste titre suspectés. La fissure labiale est simple ou double. Ordinairement siftiple, elle est parallèle au bord de la gouttière médiane de la lèvre supérieure, ot se termine sous l'une des deux narines. Il y a presque
1. Bec-de-liôvre simple'; 2, 3, Bec-de-lièvre double ; 4. Taille
.les lambeaux et passage du fil pour la suture métallique ; 5. Suture
entortillée.
toujours écartement des deux parties de la lèvre : le plus interne des deux bords reste perpendiculairement dirigé, l'externe est relevé par la contraction des muscles diducleurs, dont l'action n'est plus contre-balancée par la continuité des fibres du muscle orbiculaire des lèvres. Pendant lo rire ou les pleurs, cet écartement augmente. Lorsque le bec-de-lièvre est double, la lèvre supérieure porto deux fissures parallèles, qui aboutissent aux deux narines ; le nez est aplati des deux côtés, et les deux portions externes de la lèvre laissent au milieu un tubercule médian, c'est-àdire une portion charnue, qui, de la sous-cloison nasale descend jusqu'au niveau de la lèvre. Les bords divisés sont touj ours lisses, arrondis et tapissés par la muqueuse, comme des lèvres naturelles.
La division n'est pas toujours bornée aux parties molles ; elle s'étend quelquefois à l'os maxillaire supérieur dans le point où devrait exister la réunion de cet os avec l'os incisif, et alors elle peut consister dans une simple fente ou dans une séparation complète, existant d'un seul côté seulement ou des deux côtés à la fois. Dans d'autres cas, la division a lieu au milieu ; il y a séparation des deux os intermaxillaires, s'étendant plus ou moins loin en arrière, et se prolongeant quelquefois jusqu'au voile du palais divisé lui-même ; le bec-de-lièvre est alors dit complexe ou compliqué. Il peut y avoir même absence complète de la voûte palatine, do la cloison des fosses nasales, de la partie moyenne de la lèvre supérieure et de l'arcade alvéolaire qui la supporte. Cette horrible infirmité est connue sous le nom de gueule-de-loup. Enfin, on a mentionné d'autres complications plus graves encore. La fissure peut se prolonger jusqu'à la base du crâne, et intéresser la colonne vertébrale en totalité ou en partie, la face, les os du crâne.
Le bec-de-lièvre, ainsi que les diflTormités congénitales qui l'accompagnent, résulte d'un arrêt de développement chez l'embryon, des divers bom-geons du premier arc branchial qui forment la mâchoire supérieure. Le bocde-lièvre médian, qui est rare, résulte de la non-réunion des deux bourgeons incisifs. Pour les becs-de-lièvre latéraux, les auteurs ne se sont pas encore mis d'accord sur les détails de leur genèse. D'après la théorie de Gœthe (1786), ils résulteraient de la non-réunion du bourgeon incisif et du bourgeon maxillaire du même côté. Pour Albrecht, dont les idées ont été défendues en France par Broca, le bourgeon incisif de chaque côté serait double : il y aurait de chaque côté deux bourgeons intermaxillaires dont la non-réumon constituerait le bec-de-liôvre latéral. V. BRANCHLA.L {ai'cs brauchiaux).
Le bec-de-lièvre est plus qu'une difl'ormité, c'est une infirmité. La succion chez les jeunes enfants, la mastication, la déglutition, l'exercice de la parole et le crachement sont plus ou moins difficiles, souvent la salive s'écoule. La digestipn est compromise. En conséquence, le bec-de-lièvre appelle, dans la plupart des cas, les secours de la chirurgie.
— Traitement. Le traitement chirurgical du bec-de-lièvre remonte à une haute antiquité. Celse fait connaître lo mode opératoire qu'il mettait en pratique, et qui est à peu prés semblable à celui usité aujourd'hui. C'est à Ambroise Paré et surtout à Franco qu'il faut arriver pour voir naître un véritable progrès. Quelques chirurgiens pensent quo l'opération doit être faite sans tarder ; mais la plupart sont d'accord pour reporter à l'âge de six mois ou même d'un an l'opération du bec-de-lièvre non compliqué, et beaucoup plus tard celle du bec-de-lièvre compliqué.
L'opération, telle quo la faisait Franco, comprend l'avivement au bistouri ou aux ciseaux des parties à rapprocher et le maintien du rapprochement au moyen de sutures entortillées. On emploie aussi les sutures métalliques. Pour éviter l'encoche qui subsiste après cicatrisation, par suite de la rétraction cicatricielle, Clémot, do Rochefort, et après lui Malgaigae et Nélaton ont modifié lo procédé en taillant le long des bords libres de la fissure deux petits lambeaux qu'on renverse et qu'on affronte par des sutures. La saillie ainsi formée s'eS'ace très vite. Mirault d'Angers conseille de ne tailler qu'un seul lambeau qu'on applique sur le point de réunion des surfaces avivées. Dans le cas de bec-de-lièvre double on fait la réunion avec le lobe moyen s'il est assez volumineux; sinon, on l'excise pour faciliter le rapprochement des deux bords libres extrêmes. Si les ailes du nez sont trop écartées, on les rapproche par une épingle fichée de part en part à leur partie inférieure (procédé de Philips). Il est quelquefois nécessaire d'enlever les incisives et même l'os incisif quand ils sont trop saillants.
Bec-de-lièvre, ancienne famille bretonne qui remonte historiquement au commencement du xiV siècle. A la fin de l'ancien régime, il en subsistait encore sept branches, dont quatre étaient demeurées en Bretagne, deux étaient passées on Normandie, une daus le Maine. Ces sept branches étaient celle des marquis de Bec-de- Lièvre, celle des seigneurs du Boisbasset, celle des sei-
gneurs de Saint-Maur et de Penhouet, celle des seigneurs de Belair {sortie des seigneurs de Penhouet), celle des seigneurs du Brossay (sortie des seigneurs de yaint-Maur), celle dos marquis de Cany et celle des seigneurs do Bonnomare (sortie des seigneurs de QuéviUy, marquis de Quany).
Bec-de-MORTAGNE, comm. de la Seine-Infér., arrond. et à 38 kiluni. du Havre, à la source de la rivière de Ganzeville, brandie de la rivière do Fécamp ; 1.119 hab. Usine à tcillor le lin.
BEC-DE-PERROQUET (pé-ro-ké) n. m. Chir. Tenaille dont on se sert dans les fractures du crâne pour extraire les fragments d'os. Il PI. Des becs-de-pebroqdet.
— Ichtyol. Nom vulgaire des scares, à cause de la forme do leur bouche.
BEG-DE-PIGEON {jon) n. m. Nom vulgaire d'une espèce du géranium colombin. Il PI. Des becs-de-pioeon.
BEC-DE-POULE n. m. No On rappelle aussi bec -d'oie
BEC-D'OIE n. Nom vulgaire du dauphin cause do la conformation de son museau, il Nom vulgaire de la tortue caret. (On dit aussi dans ce sens bec-depooLE.) Il Nom vulgaire de la potentille ansérine. il PI. Des becs-d'oie.
BEC-D'OISEAU {zo) n. m. Nom vulgaire de l'ornithorhynque. Il Nom donné, dans l'ouest de la France, à la poire beurré d'Angletel^e. Il PI. Des becs-d'oiseau.
BEC-D'OISEL, BEC-D'OUTARDE n. m. Marteau d'armes du XV" siècle. (Syn. de bec-de-faccon.) il PI. Des becsd'oisel, des becs-d'outabde.
BEC-DORÉ n. m. Pigeon à bec et à pattes jaunes. Il PI. Des becs-dorés.
BEC-DUR n. m. Nom vulgaire du gros-bec commun. Il PI. Des BECS-Dtms.
BÉCELEUF, comm. des Deux-Sèvres, arrond. et à 16 kilom. do Niort, dans la Plaine, près de l'Autise; 1.041 hab.
BEC-EN-CISEAUX (zo) n. m. Nom vulgaire des oiseaux palmipèdes du genre rhynchops. (V. ce mot.) il PI. Des
BECS-EN-ClSEAUX.
BEC-EN-CROIX (kro-a) ou BEC-EN-CROUS [krou) n. m. Nom du bec-croisé commun, il PI. Des becs-en-croix ou
BECS-EN-URODS.
BEC-EN-CUILLER (cu-yèr) n. m. Nom vulgaire du sava-
cou. Il PL /If > nrrs-i;N-CniLLER.
BEC-EN-FOURREAU (fou-ro) n. m. Nom vulgaire du
chionis. il l'I. Des bECS-EN-FOCRREAC.
BEC-EN-PALETTE [léf) n. m. Ornith. Un des noms do la spatule, ii PI. Des becs-en-palette.
BEC-EN-POINÇON n. m. Nom donné à des passereaux du genre némosie. il PI. Des becs-en-poinçon.
BEC-EN-SCIE n. m. Nom vulgaire d'un gobe-mouche. Il PI. Des decs-en-scie.
Becerra (Gaspard), peintre, sculpteur et architecte espagnol, né à Baeza (Andalousie) en 1520, mort à Madrid en 1.510. 11 se rendit à Rome, où il subit l'influence des ouvrages de Raphaël, do Michel-Ange et de Daniel do Volterra. Vasari lui donna dos leçons et l'employa. A son retour, en 1556, il fut nommé peintre et sculpteur de Philippe II ; il peignit à fresque plusieurs scènes mythologiques ou allégoriques et des arabesques, dans les salles de 1 Alcazar de Madrid (incendiées en 1735). Becerra fut aussi sculpteur. Son chef-d'œuvre fut une statue de Notre-Dame de la Solitude (Nuestra Senora de la Soledad), disparue le siècle dernier. Becerra a encore exécuté le grand retable do la cathédrale d'Astorga et d'autres sculptures dans divers couvents de Saragosse, Zamora et Grenade.
Becerra y Bermudez (Manuel), homme politinue espagnol, né à Santa-Maria-de-Otero (Lugo) en 1823. D abord professeur, il prit une part active aux mouvements révolutionnaires de 1848 et de 1854, où il fut membre de la junta de Salut public. A la suite du pronunciamento du général Prim, il fut forcé de se réfugier en Belgique avec Sagasta, Castelar et autres. Il revint en Espagne lorsque larépublique, qu'il avait proparée , fut proclamée ; élu à la Constituante, il devint ministre des colonies. I! fut un de ceux qui appelèrent au trône le prince Amédée de Savoie, ot il obtint alors le portefeuille des travaux publics. A la chute d' Amédée, en 1S73, il partit do nouveau en exil, revint comme député aux Certes, mais surpris par le pronunciamento du général Pavia, il refusa d'adhérer au nouveau régime, déclina l'offre d'un portefeuille, et se contenta d'un siège de sénateur quo lui attribuèrent les électeurs de la province de Cuença.
BECriGUE (ficjli) a. m.
Nom vulgaire de diverses espèces de passereau.x que l'on chasse en automne pour leur chair délicate, engraissée parle raisin ou ou la tigue. (Les becsfigues viennent du midi de la France ; ce sont des pipis ou [anthus'] pitpits et diverses sortes de passereaux.) il PI. Des becfigoes.
BEC-PIN n. m. Nom donné aux passereaux, n Nom scni^ lequel les anciens naturalistes réunissaient les passereau^: àbeetin, effilé, aigu, tels que les traquets, les fauvettes, les pitpits, etc. (Ces divers genres appartiennent à des familles fort éloignées les unes des autres.)iiPl. Des becs-fins.
BEC-FLEUR n. m. Nom donné à des oiseaux-mouches et colibris du Paraguay. Il PI. Des becs-flecrs.
BÊCHAGE n. m. Action de bêcher, de cultiver à la bêche.
BÉCHAMEL (François), missionnaire français, mort en 1S74 ou 1675. Il entra chez les Jésuites et fut envoyé en 1671 à la Guyane. 11 exécuta à l'intérieur des terres, en l'année 1674, jusque chez les Indiens Acoquas, un voyage intéressant dont son compagnon, le P. Grillet, a écrit la
BÉCHAMEL ou BÉCHAMEIL (Louis deI, marquis de Nointel, financier qui s'enrichit pendant les troubles de
BecSgu
la Froniio. li acquit une certaine c61(^brit(S parmi les gastrononios, on inventant une sauco blanche à laquelle il a donné son nom, et devint maître d'hôtel de Louis XIV; mort on 1703, a un à^je très avancé.
BÉCHAMELLE (du nom do Louis de /itkhamel) adj . et n. f. Se dit d'une sauco faite avec de la farine cuite, sans ôtro roussie, dans du beurre frais, avec do la cr^mo ou du lait : La blancheur est la première condition de forme de la sauce
BÉCIIAMELLK.
— lif'chamcUc grasse, Autre sauce du mfimo genre, mais plus comi)liquéo que la précédente, et qui se fait avec dos dés do lard, do la graisso do voau, divers légumes ot du bouillon, le tout accompagné d'épicos ot d'aromaios.
— Rkm. L'usage a prévalu d'écrire lîécliamel quand le mot est employé comme nom propre ; béclmvxelle quand il est employé comme nom commun ou comme adjectif. On dira donc r Des œufs à la Bkchamkl, ot des œufs à la sauce Di^;nnAME-:i.i.i':. Manger une déchamklle.
BÉCHAMP(Pierre-Jacquos-Antoine), médecin et chimiste fi'atn;ais, né à Bassing, prés Diouzo (Mourtho), en 181G. 11 fut nommé professeur do chimie médicale et do pharmacie à la faculté de Montpellier (I8r.7), puis dovint doyen do la faculté catholique do médecine de Lille, et membre correspondant de l'Académie de médecine. Outre ses thèses sur la pyroxyline ou coton-poudre et des mémoires nombreux, on lui doit: Leçons sur la fermentation vineuse et sur la fabrication du vin (1863); Conseils aux sériciculteurs sur l'emploi de la créosote pour l'éducation des vers à soie (I8G7); De la circulation du carbone dans la nature et des intermédiaires de cette circulation (I868j ; Lettres historiques sur la chimie {ISI G) ; Sur la nature et la constitution de la fibrine du sang (1876). Son ouvrage capital a pour titre : les Microzymas dans leurs rapports avec l'hétérogénie, l'histof/énie, laphysiologie et la pathologie (1883).
Dans tous ces travaux, Béchamç développe etappli(jue sa tht>orie des microzymas, qui a fait pour lui l'objet d innombrables mémoires, et qu'il oppose à la théorie de l'infection microbienne. A l'Académie do médecine, il estentré ouvertement on lutte avec Pasteur. Les microzymas sont, selon lui, des agrégations moléculaires très petites, mais visibles, représentant dans l'organisme animal l'élément vivant per se; ils sont germes de bac- ""
téries, et peuvent devenir pathogènes. Sa doctrine n'a pas fait d'adeptes.
BÊCHARD {char' ~ rad. bêche) n. m. Iloue à deux branclios larges et pointues.
BÊCHE (bas lat. besca) n. f. Agric. Instrument f->rmn d'un fc-plat, tranchant, emmanché comme unn polio, et qui sert à fouir et à retourner la I' ri't' : La bêche du jardinier, du mineur, /^e /)//''; parfait de tous les labours est celui qui se fait n la BÊCHE. (Math, de Dombasle.)
— Par ext. Instrument de travail, gagne-pain : /,(( plume est la bêche du savant. (Saint-Evrem.)
— Fig. Do7iner des coups de bêche. Entamer, modilior, changer : Donner des codps de bêche dans l'édifice social.
— Navig. fluv. Nom que portent certains bateaux, les toues (v. ce mot), qui circulent sur le KliHiin. Bôche.
' /lécke de crosse, Appareil ayant plus ou moins la forme d'une bôcheoud'un soc de charrue, adapté à la i-rnsse d'un affût de canon do campagne pour en limiter, et, SI piissible, en supprimer le recul, en s enfonçant dans le sol.
BÊCHE adj. f. Usité seulement dans la locution Têtehrclw, La tôte ou la partie supérieure de l'un étant auprès 'Il ■> [Mods ou de la partie infôrii'iiro do l'autre : 5e coucher Ti n-uÈCHE. Mettre des bouteil- /'■ n TE-BÊCHE dans un panier.
BÊCHE-LISETTE {zèt') f. n.
N. 111 vulgaire de divers insectes C'<\<'u\ntive?,,rhynchiteseteumùll'-s. ,|ni attaquent la vigne.
Bec-HELLOUIN (Le), comm.
(1.^ 1 Kure, arrond. ot à 21 kilom.
<ln Hornav, sur le ruisseau du //' r. afrt. "de la Risle ; 503 liab. ili. do f. Ouest. Haras do reiiii>iiio, sources minérales, moulins à blé, blanchisseries.
- Encvcl. Le BcC'Hellouin est odôbre par l'ancienne ab- Ikivm de ce nom, une des plus li'lli's de la Normandie, fondée, III iii:ti, par Hellouin, seigneur <li' liiMineville-sur-Boc. Pende %
t.nips après sa fondation, Lantiaiii-, saint Anselme et plu- i
Mi iii-s autres, se retirèrentdans
oMi,. abbaye, ot y fondèrent la première école qui ait été ■ .Hisacrée, on Normandie, à l'enseignement des langues et • \<--. srionces. La réputation de cette écolo fut bientôt eui> lionne. Bien qu'elle fût fortifiée, l'abbaye fut prise, en I ., par les Anglais ; reprise par les I r,uii;aisen 1421, puis parles Anglais i !i 1 I i8, elle fut saccagée par les prol'^iants en 1563. L'église abbatiale I -I l'omplètement disparue ; une h.inio tour isolée, bâtie au xv' siècle» a rt.' restaurée aux frais de l'Etat; lo magnifique maître-autel a été ii;insfôré dans rég:liso Sainte-Croix, a l'ornay, et l'église paroissiale du \'--r i>ossède un superbe émail et quel- (HH's Statues provenant de l'abbaye.
Tiuit ce qui était consacré à l'habitaiii'ii di^s moines a été conservé.
BÊCHELON (rad. bêche) n. m. Très piiiic liiiii'ito, dont la lame a, d'un *-t.\ un taillant, et, de l'autre, deux
BÊGHEMENT n. m. Action de bA- Bêchelon
ch.r, il.- f.uiir : Trésor d'or ou d'ar-
ijri.t tnaivê en teri'e, par bêchement ou oiwerturef est au 'pr,nre. (Coutum. gén.) [Vieux.]
BÊCHER V. a. Retourner, creuser avec une bêche, cultiver à la bêche ; Bêcher un jardin. Lorsque Adam bêchait
I Pop. So maltraiter mudo capacité om-
et qu'Eve filait, oùétajt le gentilhomme ?{ChiintàcsLo\\aTdH).
— Pop. Diro du mal, gloser sur lo compte do,^)arco qu'on retourne on tous sons la personne bêchée : C est la mode aujourd'hui de DÊcUEit tout le monde.
~ Loc. pnov. : J'aimerala mieux bflcher la terre. So dit en parlant d'un travail qu'on regarde comme très pénible outrés difficile, ou pour lequel on a une répugnance insurmontable.
Se bêcher, v. pr. Etre bôchô.
tuollomont on paroles.
BÊCHER {cher') n. m. Petite ployéo autrefois on AHom.'igne.
BÊCHER V. a. C'est, pour le jeune faucon, Prondro lo leurre à plein bec. n On dit aussi DKCyDER.
Bêcher (Jean-Joacbini), chimiste allemand, né à Spire en 1625, mort en 1682. Il parcourut la Hollande, la Suède, ritalio, et fit connaissance avec les savants les pluscélôbres do son temps, notamment avec Descartos, lo P. Mersennc, Saumaise. En 1666, il fut nommé professeur de médecine à l'université de Mavnnce ; puis il alla s'établir à Munich, où il eut la direction au laboratoire. Mais son excessive vanité et son esprit inquiet et indépendant no lui permettaient do se fixer définitivement nulle part. Do Munich, il so rendit à Vienne, où l'amitié du comte de Zinzendorf lo fit nommer conseiller de la chambre du commerce. Disgracié bientôt, il passa on Hollande, où il s'établit à Harlem, vers 1678. Il présenta aux états généraux divers projets financiers et industriels, proposa do transformer en or lo sable des dunes, inventa une machine pour le dévida^e de la soie, et, mécontent de voir repousser ses propositions, partit pour l'Angleterre vers 1680. U y passa doux ans à étudier les mines de Cornouailles et do l'Ecosse, et mourut à Londres, selon les uns, et, selon d'autres, en Allemagne, où il était revenu sur l'invitation du duc de Mocklombourg.
Dans ses ouvrages. Bêcher insiste sur la nécessité, pour la chimie, de s'éloigner des voies do la philo.sophio scolastique.
La réputation do Bêcher repose surtout sur la doctrine des trois éléments qu'il appelait les trois terres, savoir: la terre vitrifiable ou l'élément terreux; la terre mercuriello ou l'élément métallique; la terre inflammable ou l'élément combustible.il admettait, en outre, un acide universel [acidum U7iiversale, solvens catholicum, spiritus esurinus), qui était lo principe du croisement des minéraux.
Bêcher est le dernier chimiste célèbre qui ait professé la croyance à la transmutation des métaux. Il prétendait aussi, en calcinant les argiles avec de l'huile, les changer en fer ; il obtenait effectivement du fer, mais co fer provenait de l'oxyde de fer que contiennent les argiles, et que la matière organique réduit à l'état métallique.
Le principal ouvrage de Bêcher est la Physique souterraine {Actorum lahoratorii chymici Monacensis sou Pkysicx suhten-anex libri duo (Francfort, 1669).
Les autres ouvrages de Bêcher sont : Institutiones chymicm seu Manuductio ad philosophiam heT-meticam (Maiuz, 1662) ; Pamassus medicinalis {lGG3)t traité de matière médicale en vers et en prose ; Institutionis chymicx prodromus, id est Œdiptis chymicus, etc. (Francfort, 1664); Supplcmentum in physicdm subterraneam (Francfort, 1675); Epistolas c/jï/mïca? (Amsterdam, 1673); etc.
Bêcher (Alfred-Jules), littérateur, musicien et révolutionnaire, né à Manchester, de parents aile- , ,
mands, en 1803, mort en 1848. Avocat, professeur de musique et critique, il fonda, en 1848, à Vienne, le journal le Radical, où il excita la population à la plus vigoureuse résistance. Mais, lorsque Vienne eut été prise d'assaut, il fut condamné à mort et passé par les armes. On doit à Bêcher: Jenny Lind, esquisse de sa vie (1847), et des lieder.
BÉCBEREL, ch.-l. de cant. d'IIle-et-Vilaine, arrond. et à 19 kilom. de Montfort ; 852 hab. Source ferrugineuse ; filature ; château de Caradenc. Aux environs, on trouve la lande d'Ervan, fameuse par le traité conclu entre Jean de Montfort et Charles do Blois, on 1363. — Le cant. a 10 comm. et 10.G27 hab.
BÊCHET {chè) n. m. Nom que porte, dans divorsos parties do la France, l'orge d'hiver.
BÊCHETON n. m. Sorte de petite bôche étroite. d'-nt on se sert spécialement pour la culture des haricots.
BÊCHETONNER (rad. bêcheton) v. a. Déchausser et reclianssor les haricots.
BÊGHETTE n. f. Petite b6che.
BÊCHEUR n. m. Homme qui bêche.
— Fam. Travailleur : Les bêcheurs toujours.
— adj. Arg. Avocat bêcheur. Nom très expressif sous lequel les voleurs désignent l'avocat général.
BÊCHEVET (rè — du lat. bis, et de chevet) n, m. Double chevet : Lit à bèche- VKT. (Vieux.)
— Par ext. Coucher .
bèchevety Mettre têtebêche. Bêclievet.
— En T. de cbarp..
Poutres accolées l'une à l'autre par leurs extrémités taillées en biseaux allongés. Au joint, les deux poutres ainsi assemblées n'ont pas une épaisseur plus forte que chacune d'elles.
BÉCHEVETER (double le t devant un emuet : Je béchevette. Il bèchevetterait) v. a. Mettre téte-bécbe, lo pied ou la partie inférieure de l'un contre la tête ou la partie supérieure de l'autre : Béchevkter des bouteilles, des plantes, des gerbes, des feuilles de papier, il On dit abusiv. béjoiter.
BÉCHEVITER V. a. En T. de papet.. Classer tête-bôche les fouilles de papier que l'on vient de couper.
BÉCHlLITE(de Béchi, n. do lieu, et du gr. lithos, pierre. — L'orthogr. étymol. serait bkchilithe) n. f. Borate naturel de chaux," trouvé dans les lagoni do la Toscane. Variété dhayésine.
Bechin, ville de l'Austro-Hongrie (Bohôme), district de Tabor, surlaLuschnitz; 2. lOOhab'^ Fabriques de fourneaux et de poterie, commerce de céréales et do bois. Sources minérales.
Bêcheton.
t presque
BECHAMELLE — BECK
BÉGHION ou BECHXUM {chi-om' — du gr. hèx, hêchior,, toux, parce quo co genre de plantes jomt do propriétés adoucissantes) n. m. Nom scientifique du TtJHSiLAGE. Syn.
do VKUNONIE.
BÉGHIQUE [chik' — do gr. bàx, bêchios, toux) adj. Se dit dos remèdes adoucissants, employés contre la toux : Sirop
Bl'^ClIIQUE.
— n. m. Médicament béchique : Le capillaire ett un trèa bon liÉcingcB.
Béchir ou BescHIR, émirdu Liban otchérif du Haaran. né on 1703. mort en isrjO, Vassal do Méhémet-Ali, vicoroi d'Kgyjjtn ; sa nd<dité envers ce prince le fit destituer en 1840, et il se réfugia on Italie. Il revint ensuite àCoDStantinople, mais ne putso faire rendre son titre.
BÊCHOIR (rad. bêche) n. m. Houe carrée â. largo for. BÊCHON (rad. bêche) n. f. Petite houo dont on se sort pour biner à la main.
BÊCHOT {cho) n. m. Hort. Sorte de petite bJîcho. — Chass. Nom par lequel on désigne commonémcnt la bécassine sourde, ainsi que le bécasseau.
BÊCHOl^AGE {cho-taj') n. m. Action de remuer la tcrro avec un bèchot, afin do l'ameublir. (On l'emploie surtout dans la culture des pépinières et des jardins légrimicrs. On procède aussi au bôchottage au pied des pins et sapins).
BÊCHOTTE (dim. do bêche) n. f. Longue gaule terminée par un crochet, pour atteindre les fruits sur les arbres.
BÊCHOTTER (cho-té) V. a. Travailler avec le béchot :
BÊCHOTTKR dcS fois.
BeCHSTEIN (Jean-Matthieu), naturaliste allemand, n6 à Waltershausen en 1757, mort on 1822. Il s'adonna avec passion à l'étude de la sylviculture, fonda en 1794, à Kcmnote, une école forestière très fréquentée, puis fut nommé, en 1800, par le duc do Saxe-Meiningen, directeur do l'académie forestière de DreissigacKcr, où il forma un grand nombre d'élèves qui propagèrent ses idées dans toute l'Allemagne. On lui doit, entre autres ouvrages : Histoire naturelle, indigène et étrangère (1792-1797) ; Cours complet de science forestière (1818-1821) ; Botanique forestière (1810); Entomologie forestière {19.1%).
Sechstein (Louis), poète et romancier allemand, neveu du précédent, né en 1801, mort en 1860. Il a écrit un Livre de contes allemand", des recueils de poésies et beaucoup de romans qui ont popularisé son nom. Nous citerons, parmi ses œuvres poétiques : les Fils d'Aymon (Leipzig, 18301 ; la Danse macabre (^Leipzig, 1831); Poésies (Francfort, 1836), et parmi ses écrits en prose : Histoires et contes fantastiques (Stuttgard, 1833) ; Contes de la Thuringe (Meiningen, 1835-1838) ; le Pays natal et l'étranger (Leipzig, 1839) ; Grumbach, roman (1839) ; Vouloir et Devenir (1850) ; Une destinée obscure (1850).
BÉchuanas. Ethnol. V. Betchouanas.
BÉGION ou BÉCIDM {si-om") n. m. Genre de labiées d'Abyssinie, comprenant des arbrisseaux pubescents dont on ne connaît qu'une espèce.
BEC-JAUNE n. m. Ornith. V. béjaunb. N PI. Des becsjaunes.
BECK n. m. Nom d'un poids usité autrof. en Angleterre.
Beck fJoan, baron de), général au service du roi d'Espagne, mort à .\rras en 1648. D'abord berger, puis postillon, il prit du service comme simple soldat, et devint, par son courage et ses talents militaires, lieutenant général, baron et gouverneur du duché de Luxembourg. Dans sa brillante carrière, il se signala à la bataille de Thionville (1640), au siège d'Aire (1641), au combat d'Honnecourt. à la bataille de Lens (1648), où il reçut une blessure mortelle.
Beck (Chrétien-Daniel), historien et philologue allemand, né et mort à Leipzig ( 1757-1832). D devint professeur des langues grecque et latine à Leipzig (1785), et s'acquit une grande réputation par son enseignement. U fonda une société philologique qui fut transformée, en 1809, en Gymnase royal philologique. II en fut le directeur, et reçut la dignité de conseiller anlioue. Bien que chargé d'ua
frand nombre de fonctions administratives, Beck a prouit beaucoup d'ouvrages historiques, philologiques, archéologiques, qui témoignent d'une érudition profonde. Nous citerons : Histoire universelle {nsi-ï&Oi); Eléments ou principes fondamentaux d'archéologie {\S\G); Répertoire bibliographique des littératures modernes nationales et étrangères, que Beck commença en 1819 ot qu'il continua jusqu'à sa mort.
Beck (Jean-Tobie de), théologien allemand, né à Balingen (Wurtemberg) en 1804, mort à Tubiogue en 1S78. U étudia, de 1822 à 1826, la théologie à, Tubin^e, fut pasteur dans diverses paroisses, professeur ordinaire de théologie et enfin prédicateur à Tubingue, de i843jusqu*àsamort. A la fois éloquent sermonnaire et savant professeur, Beck opposa, en théologie, à l'école critique et spéculative de Baur, une direction indépendante et originale : il attachait la plus grande importance à l'étude approfondie dos saintes Ecritures. Homme d'une rigide droiture et d'une franchise absolue, il ne craignit pas, pendant la guerre de 1870, de comparer l'attitude de la Prusse, vis-à-vis de la France, à celle du pharisien qui dit en regardant le péager : n Je te remercie, 6 Dieu, de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ni mémo comme celui-là. Je jeune deux fois la semaine, je donne la dîme de ce que je possède, et... je porto mon livre de cantiques avec moi dans mon havresac. ■ Nous citerons parmi ses ouvrages, outre six recueils de Sermons chrétiens f 1836-1838); la Doctrine chrétienne d'après les sources bibliques (i84l); Essai sur l'âme d'après la Bible (1843): la Doctrine chrétienne de l'amour, comprenant deux parlios : la Naissance de la vie chrétienne et la Philanthropie chrétienne (Stuttgard, 1872) ; Explication des deux lettres de saint Paul à Timoihée (Gutersloh, 1879) ; etc.
Beck (Charles), poète allemand, né en 1817 à Baja (Hongrie), mort à Vienne en 1879. Poète Ivrique plein d'élégance et d'originalité, il a chanté en allemand, avec une grande pureté de langage, les mœurs populaires du
BECKENRIED — BECQUÉ
pays où il est né. U s'était fixé à Vienne. Ses principaux FeTueils sont : les I\'uits (1838); le Poète errant (1838); /.y Chants de paix {1S39); Janko, le gardien de chevaux (1842), la plus importante de ses œuvres; Recueil de poésies (1S14)- Chants du vauvre homme (1846); les Roses de tous les mois (1848); les' Chants armés (1848); Mater dolorosa, roman (1S52) ; Jadtrlgn, récit en vers (1863) ; Repos et Mouvement, recueil do vers (1870).
BeCKENRIED ou BeggENRIED, ville de Suisse (cant. d'UnterwaldoD), sur le lac des Quatre-Cantons ; 1.500 hab. A Beggenried se réunissaient jadis les quatre cantons forestiers, pour traiter de leurs intérêts communs.
BeckeR (Guillaurae-Gottlieb), archéologue et agronome allemand, né en 1753, mort à Dresde en 1813. Il fit ses études à Leipzig, visita la France et l'Italie, professa à Dessau, puis à Dresde, où il fut aussi directeur du musée des Antiques. Son principal ouvrage est intitulé : Augusteum ou Description des monuments antiques qui se trouvent à Dresde (Dresde, 1805-1812).
BECKERouBAJERT-BECKER(Léonard-Nicolas),comte DE MoNs, général français, né à Obernheim en 1770, mort à Paris en 1840, s'engagea en 1786, fit les campagnes de Vendée, de Saint-Domingue, d'Italie (1800), d'Autriche {1S05), et fut nommé, après Austerlitz, général de division. S'étant opposé à la guerre d'Espagne, il vécut dans la retraite de 1808 à 1814. Elu membre de la Chambre des députés en 1815, il reçut du gouvernement provisoire, après la seconde abdication, la mission d'accompagner Napoléon à Rochefort, et l'accomplit de manière à gagner l'estime de l'empereur. Il fut nommé pair de Franco par le ministère Decazos, en 1819.
Becker (Charles-Frédéric), historien allemand, né et mort à Berlin (1777-1806). Malgré sa mort prématurée, il a laissé sur l'histoire ancienne un grand nombre de récits, auxquels les charmes du style et la vivacité des impressions ont valu un grand succès : Histoire universelle (1801-1805).
Becker (Guillaume-Adolphe), érudit allemand, né à Dresde en 1796, mort à Meissen en 1846. Il se fixa, en 1842, à Leipzig, où il fit, avec le plus grand succès, des leçons sur les écrivains de l'antiquité et sur l'archéologie. Les principaux ouvrages do cet éminent érudit sont : Gallns, scènes romaines du temps d'Auguste (i838); Chariclès ou Tableaux de^ mœurs de l'antiquité grecque {\%\Ç>); Manuel de l'antiquité romaine (1843).
Becker (Nicolas), poète allemand, né à Geilenkirchen en 1809, mort en i845. II est connu surtout par l'Hymne du Rhin, composé en 1840, au moment où se popularisaient en France l'idée d'une guerre générale et la velléité de reprendre la frontière du Rhin. Dans cet hymne chaleureux, qui eut en Allemagne un succès d'enthousiasme national, le poète s'écriait ;
Non! ils n'auront pas le libre Rhin allemand! En France, cette manifestation inspira à Alfred de Musset un chant étïncelant de verve :
Et à Lamartine sa belle ode de la Marseillaise de la paix.
Becker (Johann Philip), publiciste et révolutionnaire allemand, né en 1809, mort en 1886. D'origine bourgeoise, il se fit volontairement prolétaire, et prit part à plusieurs mouvements démocratiques en Allemagne et en Suisse, après la révolution de 1830, et, plus tard, après celle de 1848. A partir de 1860, il se voua entièrement à la propagande socialiste, et joua un rôle important dans les démêlés de Marx et de Bakounine. Il fut 1 un des créateurs de l'Internationale {\S65), et fonda, en 1877, à Genève, un journal socialiste, le Précurseur, destiné à rallier le " parti des travailleurs suisses» , qui a survécu à son fondateur.
Becker (Constantin-Jules), musicien allemand, né en 1811 à Freiberg, mort en 1859. Parmi ses œuvres, il faut citer une symphonie à grand orchestre ; la Vie des Bohéiniens, rapsodie en sept chants pour un chœur d'hommes ; le Siège de Belgrade, opéra représenté à Leipzig en 1848, et de nombreux recueils do lieder et morceaux de chant détachés. Becker a publié aussi : les Nouveaux Romantiques, roman musical (1840); Klccbexn et compagnie, roman satirique, et une traduction allemande du Voyaqe musical de Berlioz. On lui doit aussi une Méthode de chant pour les hommes, une Petite méthode d'harmonie, et un manuel intitulé : Science de l'harmonie pour les amateurs.
Becker (Charles-Louis-Frédéric), peintre allemand, né à Berlin en 1820. Elève de l'académie des beauxarts do sa ville natale, puis d'A. von Klœber, U se rendit, on 1341, à Munich, où il apprit la peinture à fresque sous la direction de H. Hess. En 1842, Becker entreprit des voyages d'études à Paris, puis à. Rome, et, à plusieurs reprises, à Venise. Nous citerons, parmi ses œuvres : Masques à Venise, la Visite de Charles-Quint à Fugger (Galerie nationale de Berlin) ; une Scène de Goetz von Berlichingen (galerie Strousberg) ; l'Inquisition, l'Anniversaire du conseiller (Galerie de la ville de Kœnigsberg) ; la Dame noble et le Page, la Visite chez le doge, etc. Los qualités dominantes de Becker sont la fidélité historique, la vigueur et l'harmonie du coloris^ la finesse et la grâce dans l'interprétation des sujets.
Becker (Auguste), paysagiste allemand, né à Darmstadt on 1822, mort en 1887 à Dusseldorff. Entré, en 1837, dans l'atelier de Henri Schilbach, peintre du théâtre do la cour à Darmstadt, il s'adonna à la peinture de paysage, fit des voyages d'études en Bavière, dans le Tyrol,Vn Suisse et en Norvège, et enfin so fixa à Dusseldorff (1852). De 1864 à 1869, Becker fut l'hôte de la reine d'Angleterre à Baimoral. Cet artiste est un des représentants les plus distingués de l'école d'Achenbach; mais il a son originalité propre. Ses œuvres sont au nombre de près de 400; une partie se trouvent dans la famille royale d'Angleterre et chez le roi Charles do Roumanie.
Becker (Auguste), poète et écrivain allemand, né à Klmgonmunster (Palatinat) en 1828, mort à Eisenach en 1891. Il débuta par un poème, s'adonna au journalisme, puis écrivit des romans où l'on trouve de remarquables peintures de mœurs et de caractères. On cite, parmi ses meilleures œuvres: le Testament du rabbin (1866-1867); Condamné (1868) ; VEscarboucle (^1870) ; Ma Sœur (1876), où il raconte les aventures de Lola Montés à Munich ; les Chemins des bois (1881) ; etc.
BECKÈRE (de Becker, n. pr.) n. f. Genre de graminées-
panicées, renfermant des herbes de Nubie et d Abyssinie.
BECKÉROPSIS {psiss — de Becker, n. pr.) n. f. Genre de graminées-panicées, voisin des setaria et des gymnothrix, dont on connaît deux espèces de Nubie.
Becket (Thomas), chancelier d'Angleterre et archevêque de Cantorbéry, né à Londres en 1117, tué à Cantorbéry le 29 décembre 1170. Son père, Gilbert Becket, fils d'un bourgeois de Rouen et d'une bourgeoise de Caen, exerça à Londres l'office de bailli royal. Thomas devint l'ami de Henri Plantagenet, qui, dès son avènement, on 1154, le prit pour chancelier. Il avait été ordonné diacre, mais menait une vie fastueuse, et il fut pendant huit ans le ministre zélé de Henri II, le roi le plus autoritaire que l'Angleterre ait connu au moyen âge, Henri II crut bien faire en lui faisant accepter le siège vacant de Cantorbéry (1162). Thomas Becket donna aussitôt sa démission de chancelier, disant qu'il ne pouvait servir deux maîtres, et se montra dès lors le défenseur acharné des droits du clergé contre la prérogative royale. Il se brouilla complètement avec Henri^ II à propos des Constitutions de Clarendon, qui limitaient la juridiction ecclésiastique, le droit d'excommunication, etc. (1164). Becket, déclaré félon, s'enfuit en Franco, où, pendant six ans, il s'adonna à des macérations et à de fiévreuses études théologiques. L'héritier présomptif de Henri II ayant été associé à la couronne en son absence, le 14 juin 1170, il excommunia les prélats qui avaient assisté à la cérémonie. Henri II essaya alors do faire la paix avec lui et le rappela. Il revint on Angleterre, mais maintint son excommunication. Quatre chevaliers, témoins de la fureur du roi, partirent pour Cantorbéry, et tuèrent l'archevêque. Il fut dès lors vénéré comme saint et martyr. (V. Hknri II.) Henri VIU, on 1538, détruisit la châsse où étaient déposées ses reliques.
— BiBUOGR. : Memorials for tne history of Thomas Becket, édit. Roberison et Sheppard « Rev. Brit. script. » (Londres, 1875-1885); L'Huillier, Saint Thomas de Cautorbéri/ (Paris, 1891-1892) ; L. B. Radford, Thomas of London, before his consécration (Cambridge, 1894).
BeckETT (Isaac), dessinateur et graveur anglais» né dans le pays de Kent en 1653, mort à Londres en 1719. Il commença par être apprenti chez un imprimeur sur étoffes, et il étudia ensuite Tart de la gravure sous E. Lutteroll. II a gravé surtout des portraits d'après Kneller, Lely et Riley, et aussi d'après van Dyck et le Titien. Il a beaucoup gravé à la manière noire. Son dessin est un pou mou, ses dégradations claires et assez fines ; mais les ombres sont opaques, comme il arrive souvent dans ce genre de gravure.
Beckford (William), littérateur anglais, né à Fonthill- Abbey en 1759, mort à Bath en 1844. Possesseur d'une immense fortune, il fit de longs voyages en Europe, apprit un grand nombre do langues, et, de retour en Angleterre, il se livra à de telles prodigalités, qu'il finit par se ruiner. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : Biographical Memoirs of exfraordinary pointers (1780) ; Vath'ek, conte arabe (1786), ouvrage écrit en français et auquel W. Beckford doit, au moins en France, la meilleure part de sa réputation (Stéphane Mallarmé en a donné, en 1876, une réimpression) ; Italy, with Sketches of Spain and Portugal (1834) ; etc.
BECKITE n. m. Silice concrétionnée, variété de calcédoine.
Beckmann (Jean), savant allemand, né à Hoya (Hanovre) en 1739, mort en 1811. Il s'adonna à l'enseignement des sciences à Saint-Pétersbourg, puis à Gœttingue, où, à partir de 1799, il professa l'économie rurale. Dans ses cours, qui le rendirent célèbre, il chercha surtout l'application des sciences à l'administration, aux arts, à l'industrie, etc. On lui doit plusieurs ouvrages techniques.
BECKMANNIE (de Beckmann, n. pr.) n. f. Genre de graminées phalaridées, fondé sur une seule espèce, que l'on rencontre dans l'Europe australe, dans quelques parties de l'Amérique méridionale, dans l'Asie Mineure et dans la Sibérie.
Beckum, ville de Prusse (Westphalie), ch.-l. du cercle de son nom ; 4.600 hab. Brasseries, distilleries d'oau-de-vie ; carrières de calcaire. — Pop. du cercle de Beckum : 45.000 h.
Beckx (Jean-Pierre), général de l'ordro des jésuites, né à Sichem (Brabant) en 1795, mort en 1887 à Rome. Entré dans la Conipagnie de Jésus, il devint confesseur du duc d'Anhalt-Kœthen, procurateur de la province d'Autriche (1847), fit rétablir son ordre en Hongrie, et succéda, en 1853, au P. Roothaan comme général des jésuites. Doué d'une intelligence très vive et très souple, il exerça une grande influence sous le pontificat do Pie IX, et joua un rôle important dans le mouvement qui aboutit à la définition dogmatique de l'Immaculée conception et, plus tard, de l'infaillibilité du pape.
BÉCLAN n. m. Cépage noir do bonne espèce, cultivé principalement dans le Jura.
BéCLARD (Pierre-Augustin), chirurgien et analomiste, né à Angers en 1785, mort à Paris en 1825. D'une famille de petits commerçants peu aisés, il dut montrer une résolution inébranlable pour obtenir de son père la permission de commencer ses études médicales à l'école préparatoire d'Angers. Venu à Paris pour les compléter, il s'y distingua rapidement : prosecteur de la Faculté (1811), docteur en chirurgie (1813), chef des travaux anatomiques, chirurgien en chef de la Pitié (1815), professeur d'anatomie(18i8), membre de l'Académie de médecine (1820), Ces brillants et rapides succès étaient dus moins à des facultés supérieures qu'à un travail assidu, à une mémoire exercée et puissante, à une excellente méthode, à une rare facilité d'élocution. On l'avait surnommé le Grandisson des chirurgiens.
Béclard a inventé ou perfectionné plusieurs procédés opératoires; on lui doit une nouvelle méthode do guérir la fistule du conduit de Stenon, plusieurs procédés d'amputation partielle du pied, de désarticulation des os du métatarse, de la hanche, de l'épaule. Il est, avec Chaussier, l'auteur de la taille bilatérale. En physiologie, il a fait, avec Legallois, des expériences pour déterminer la part que l'estomac, l'œsophage et les parois abdominales ont dans l'acte du vomissement.
Les deux principaux ouvrages do Béclard sont : Additions à l'anatomie générale de liichat (1821); Eléments d'anatomie générale ou Description de tous les genres d'or-
ganes qui composent le corps humain (1883) ; 2» édit. (I8î6), avec une Notice sur la vie et les ouvrages de Béclard, par Ollivier ; 3* édit. (1852), et 4" édit. (1864), avec additions de Jules Béclard.
BÉGLARD(Jules), fils duprécédent, médecin et physiologiste français, né et mort à Paris (1817-1 887). Agrégé àla Faculté en 1845, il succéda à Longet dans la chaire de physidlogie en 1872. Membre du conseil général do la Seine en 18: i, réélu en 1874, il posa sa candidature au Sénat comme rériublicain modéré en novembre 1876, et à la Chambre des députés en 1877 ; mais il échoua. Ses succès comme professeur lui valurent, en 188 1 , le décanat à la Faculté de médecine, et, en 1886, le grade de commandeur de la Légion d'honneur. Jules Béclard a fait paraître : le Système cartilagineux (1846); deux éditions successives des Eléments d'anatO" mie géné^rale, de son père ; Hygiène de la première enfance (1852); Traité élémentaire de la physioloqie humaine {1"> éàit.^ 1855), ouvrage classique, souvent réédité, qui contient les travaux personnels de l'auteur sur la contraction musculaire, l'influence des rayons lumineux sur la nutrition, la fonction de la rate, etc.: Rapport sur les progrès de la médecine en France ( 1 868), et de nombreux articles publiés dans la II Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie»; Notices et portraits : éloges lus à l'Académie de médecine : de Blainville, Delpech, Villermé, Gerdy, Rostan, Velpeau, Trousseau, Louis, Cruveilher, Nélaton (1878). Le D^ Béclard a publié aussi des mémoires très intéressants sur Harvey, sur Ge&ffroy-Saint-Hilaire, etc.
BÉCLARDIE (de Béclard, n. pr.) n. f. Bot. Syn. de crtp-
TOPDS.
3 du cheval ier-guignett©
Becon, comm. de Maine-et-Loire, arrond. et à 18 Itilom. d'Angers; 2.042 hab. Exploitation du granit dit grison. Chevaux et bestiaux. Château de Landeronde.
BÉCONQUILLE (^-(7/' [Il mil]) n. f. Bot. Un des noms vulgaires de l'ipécacuanhà.
BÉCOT (co) n.m. Nom servant à désigner la petite bécassine ou sourde, et aussi, mais plus rarement, la bécasse.
BÉCOT (co — rad. bec) n. m. Fam. Petit baiser donné du bout des lèvres, avec la prestesse de l'oiseau qui donne un coup de bec.
BÉCOTER (rad. bécot) v. a. Donner un petit baiser du bout des lèvres.
Se bécoter, v. pr. S'embrasser, se donner des bécots.
BÉCOURT, musicien français, doitunenotoriétéàcefaît qu'il est l'auteur de la musique du fameux chant révolutionnaire : Ah! ça ira. Bécourt était, vers 178G, violoniste à l'orchestre du petit théâtre des Beaujolais, pour lequel il écrivit plusieurs airs de danse, dont un qui avait pour titre le Carillon national. Quand vint la Révolution, un chanteur ambulant, nommé Ladre, prit cet air pour timbre ety adapta les paroles de sa chanson : Ah! ça ira. Y. Çmra.
BEC-OUVERT (ver') n. m. Ornith. Nom vulgaire des oiseaux échassiers du genre anastome. (V. ce mot), ii PI. Des
BEC s -ou VERTS.
— Fauconn. Sorte de héron, connu -sous le nom de butor. BecOYA. Géogr. V. Bkquia.
BEC-POINTU n. m. Ichtyol. Nom vulgaire de la raie blanche. Il PI. Des becs-pointds.
Becq de FouquiÈRES (Louis), littérateur, né et mort à Paris (1S31-1SS7). Il quitta l'armée pour la littérature. On lui doit divers ouvrages : Jeux des anciens (I869h Traité de versification (1879); Traité de diction (1881); l'Art de la mise en scène (1884), etc.; mais il est surtout connu par ses beaux travaux sur André Chénier, dont il a publié les Poésies, les Œuvres en prose, les Œuvres posthumes (1862-1872), suivies de Lettres critiques sur la vie d'André Chénier {ISSl).
Becque (Henry-Frânqoin), auteur dramatique français, né et mort à Paris ( 1837-1899). Il débuta par un livret d'opéra, Sardanapale (Théâtre-Lvrique, 1867). L'année suivante, le Vaudeville donna de lui l'Enfant prodigue, pièce en quatre actes, en prose, où l'on applaudit une action simple et naturelle, un esprit comique jaillissant de source. Henry Becque présentaensuiteàl'Odéonetailleursundrameencinqactes et sept tableaux, Michel Pauper, qu'il finit par faire représenter à ses frais, à la Porte-Saint-Martin, pendant 1 été de 1870. Malgré sa valeur, la pièce, dont Taillade jouait le principal rôle, n'eut pas grand succès. Eu 1871, le Vaudeville représenta, de Henry Becque, une comédie en trois actes, en prose, l'Enlèvement, dont la chute éloigna l'auteur du théâtre pendant quelques années. H y revint avec la Navette (1878) et les Honnêtes Femmes (1880), comédies en un acte qui réussirent au Gymnase. À cette époque, Henry Becque avait depuis longtemps en portefeuille /- >; Corbeaux, grande comédie de mœurs en quatre acto^. Elle fut représentée au Théâtre-Français (14 sept. 1882). Ce fut presque un événement, et la salle, à la tin du troisième acte, devint houleuse. La pièce a été reprise à l'Odéou en 1897, et la critique a rendu justice à ses solides qualités; mais l'étude des caractères est trop poussée au noir pour qu'elle plaise au public. Entre temps, la Parisiennr, comédie en trois actes (^Renaissance, 1885), a^ait établi définitivement la réputation de l'auteur.
En dehors de ses ouvrages dramatiques, Henry Becqur a collaboré à de nombreux journaux. Il a aussi donné dis versa la « Revue contemporaine». Par certaines tendan ers de son œuvre, il peut être considéré comme le père, comm.' le précurseur tout au moins, du théâtre « cruel » (on a dit aussi le théâtre rosse).
Dans ses ouvrages principaux, il révèle un talent original et vigoureux; juge clairvoyant de beaucoup d'infamies et de petitesses, liostile à toute concession, il exprime de nombreuses vérités, mais avec une franchise souvent empreinte de trop d'amertume.
BECQUÉ, ÉE {bé-ké) adj. Usité dans la locution Œuf bcc'i/iè, <Euf â travers !a coque duquel on commence à voir le bec du poussin.
le becqu^ei
i a lo hoc. d'un émail dif-
— Blas. Se dit d'un oiseau qi feront du reste du corps.
BECQUEBOIS {bck'~hoa — do bcc, ot bois) n. m. Un dos noms vulgaires du pivert et do quelques autres espèces lie pies. 11 On dit aussi uecquabo, ot ukcqukbo.
BECQUÉE «Ml BÉQUÉE [Ici^ — rad. hcc) n. f. Action d'un oisoau ijui iluiinc l;i piituro à ses petits. Il Quantité de nourriture iju'uii ni.scati prend avec son bec pour la donner à ses petits : Apn'n avoir donné la bkcqdioe à ses petits pendant quelques jours, l'alouette les instruit à chercher euxmêmes leur nourriture.
— Fam. Petite bouchée : Encore une bbcquéb, monpetitl
— Donner la becqv/e à quelqu'un, Lo nourrir sans y être obligé, sans en retirer aui^uu profit : Le paresseux sou/frirait volontiers qu'on lui donnAt toujours la becquée.
— Fig. Caresser une idée : Qui de nous ne donne la BECQDKK rt de naissantes espérances ? (Chatoaubr.)
BECQUER V. n. Prendre la becquée, saisir avec lo bec, hoci\yïeivr : Petits oiseaux qui vont BKCÇiVKK le raisin. [y ioux.) Il On disait aussi »i>cnKR.
— So dit du poussin nuand il commence à montrer son bec à travers la coque de Tœuf.
Becquerel (Antoino-César), physicien français, né à Chàtillon-sur-Loing (Loiret) en 1788, mort à Paris en 1878. Elùve de l'Ecole polytechnique, il fit, comme officier du génie, les campagnes sanglantes d'Espagne et do France, ot so distingua à l'assaut du fort de Francoli. Il donna sa dt^niission de chef de bataillon en 1815 pour se livrer aux travaux scientiliques. Ses recherches portèrent plus particulicrenient sur l électricité ; ce fut lui qui construisit la première pile à courant constant. On lui doit aussi la balance électro-ma-
fnétique, ainsi que do nomreux travaux sur l'éloctrochimie, science dont il fut un des créateurs ; des rechorchos sur la conductibilité électrique des métaux, sur les galvanomètres, sur rèlectricité atmosphérique ; un procédé do coloration électrique sur or, argent et cuivre ; enfin une multitude d'applications de l'électro-chimio à la dorure, à l'argenture, etc. A l'aide des actions électriques lentes, il obtint l'aluminmm, le silicium, le glucium, le soufre, l'iode en cristaux, les sulfures métalliques, le sulfure d'argent, les doubles lodures, lo sparth calcaire, la doloniie, les phosphates terreux et métalliques, etc. Il fit faire do grands progrès à la télégraphie ; il inventa Vaif/uille thermo-électrique, qui permet de déterminer la température dans les profondeurs du corps, Xactinomf'tre électro-chimiqite, pour déterminer la radiation lumineuse dans les profondeurs do la mer, le galvanomètre différentiel, etc. Dans les dernières années de sa vie, il étudia les forces électro-capillaires et leur rôle au point de vue physiologique et météorologique. Membre du conseil général du Loiret, il a aussi beaucoup contribué par ses mémoires à appeler l'attention du gouvernement sur l'amélioration de la Sologne. Il entra à l'Académie des sciences en 1829. Outre un nombre considérable de mémoires spéciaux, il a publié les ouvrages suivants : Traité e.Tpérimentdl de l'électricité et du magnétisme (1834- 1840): Elénu-nts d'électro-chimie ; Traité de physique considérée dans Sfs rapports avec la chimie et les sciences naturtHles ', Eléments de physique terrestre et de météorologie {\9iM)\ Des engrais inorganiques ; Des climats et de l'influence
fu'exercent lès sols boisés et non boisés (1853); Traité de électricité et du magnétisme (1855) ; Des forces physico-chimiques et de leur intervention dans la production des phénomènes naturels [X?,!^). Dans ce dernier volume se trouvent exposées toutes ses recherches depuis 1823 sur le dégagement de l'électricité dans les actions chimiques, sur les courants électro-capillaires et les phénomènes atmosphériques.
Becquerel (Louis-Alfred), médecin français, fils aîné du précédent, né à Paris en 1814, mort en 1862. Outre sa thèse de doctorat Sur les affections tuberculeuses et le carreau (1840), on lui doit : Recherches cliniques sur la méningite des enfants (1838): la Séméiotique des urines (1845), ouvrage pour lequel l'Institut lui décerna l'un des prix RIontyon (1842J; Recherches sur les liquides de l'économie tlims l'état pathologique, notamment sur le sang ; Traité du li''i/in/eme7it et des moyens de le guérir (1844); De l'empivt'inr en médecine (1844); Traité élémentaire d'hygiène prin'-e et publique (1854) ; Des applications de l'électricité à i'i thérapeutique médicale (1853); Traité clinique des maladi''.^ de l'utérus (1859).
Becquerel (Alexandre-Edmond), physicien, deuxième liU WAntoine-César, né à Paris en 1820, mort en 1891. Il ;i M^ta son père dans un grand nombre de recherches. En i ' ^', il fut appelé à la chaire de physique et de météorol' i-ii^ du nouvel Institut agronomique fondé alors au Con- ■ i\atoiredes arts et métiers, il succéda à son père, en i-:^, comme professeur de physique au Muséum, et fut <lji membre de l'Académie des sciences en juillet 1863. Il s l'si, livré à des recherches intéressantes sur le magnétiMiie, l'optiquo et l'électricité. Il a découvert un chlorure ^1 iivent qui peut recevoir et conserver les impressions ' «livrées de la lumière, et démontré que le gaz oxygène f^i im corps magnétique. On lui doit aussi beaucoup d'ob- M ivatianset d'expériences sur le spectre solaire, la constitution de la lumière électrique, les phénomènes magnétiques et diamagnétiques, etc. Parmi ses mémoires, il faut fHiT particulièrement : le .Spectre solaire et la constitution '!<' l'i lumière électrique (1889-1840-1841); Sur les phénomène^ magnétiques et atamagnétiques (1845-1855) ; Sur les lois Il ni président à la décomposition électro-chimique des corps (isiii); Sur le tracé des lignes isothermes en France; Beclirrrhes sur les effets électriques produits au contact des curp.'i sn!idr.<; et n,/indes en mouvement (1852-1855); la Contluciih'diir rf Ir-i f si.ifances électriques; la Lumière; ses r,ni.-;>'s .■! ,v. ? r//.7,s 1^1867-1868); Dcs forces physico-chimii/urs- .-t Ir/ir infrrroition dans la production des phénomènes naturels (1875).
Becquerel (Antoine-Henri), fils du précédent, né à
Pans en 1852. Entré à l'Ecole polytechnique en 1872, puis
à l'Ecole des ponts et chaussées, il en sortit ingénieur on 1877. Professeur de physique au Muséum d'histoire naturelle depuis 1892 et à l'Ecole polytechnique depuis 1895, il entra à l'Institut en 1889. Il a publié do nombreux mémoires dans les n Comptes rendus do l'Académie dos sciences n, dans les a Annales do chimie et do physique», ou dans le a Journal de physique n. Citons : Recherches sur la polarisation rotatoire magnétiaue, découverte du phénomène dans les gaz (1870-1879) ; Recherches sur la polarisation atmosphérique ; A ction du magnétisme terrestre sur l'atmosphère (1879); Recherches sur la phosphorescence ^1882- 1897) ; Etude des spectres infra-rouges, spectres d'émission des vapeurs métalliques incandescentes (1883-1884) ; Rechercfies sur l'absorption de la lumière dans les cristaux (1886- 1888) ; la Matière verte chez les phyllies [en collaboration avec Charles Brongniart (1895)]; Découverte des radiations invisibles émises par l'uranium et des phénomènes produits par ces radiations ; Photographie au travers des corps opaques, décharges des corps électrisés (1896-1897), etc.
BECQUERÉLIE (de Recauerel, n. pr.) n. f. Genre de cypéra'Cfs, rcntiTiiiant des plantes du Brésil et do la Guyane.
BECQUEROLLE n. f. Un des noms do la bécassine doubh- {{//iiluliiiDios gallinula).
BECQUET ou BÉQUET [ké) n. m. Autref-, Petit bec.
— Carross. Petit morceau do bois en pointe que l'ouvrier rapporte en avant de l'accotoir.
— Pêch. Nom vulgaire du saumon et du brochet, n On écrit aussi béchet pour ce dernier.
— Techn. Pièce de cuir introduite sous une semelle, pour la renforcer. Il Morceau de bois rajusté à une cassure.
Il Plan incliné.
— Typogr. Bout de copie qu'on ajoute à une éprouve. Becquet (Just), sculpteur français contemporain, né
à Bt'.ançouen 1829; élève de Rude. \2ii Faune jouant avec une panthère, qu'il envoya au Salon de 1857, attira sur lui l attention : ce groupe bien vivant, et d'un mouvement h irdi, se distinguait par une exécution quelque peu brutile et un sentiment réaliste très particulier. Il envoya au Salon de 1859 un Saint Sébastien, morceau vigoureux, un ppu tourmenté dans certaines parties, mais très étudié dans d'autres et d'un modelé savant.
BECQUETAGE n. m. Action do becqueter, coups de bec.
BECQUETER OU BÉQUETER (change l'e muet du rad*
I mcrt, devant une syllabe muette : Je becqueté. Tu I i ( '(crus. Il becquèteraH) v. a. Mordiller avec lo bec, j our manger, attaquer, ou caresser : Becqueter des fruits. L oiseau prisonnier becqueté la main qxti le retient. Becqueter les lèvres.
— Fig. Attraper, prendre où l'on peut, mettre la main sur Becqueter une vente, il Piquer, tourmenter, troubler, ronger : Pensée qui becqueté toujours le cœur.
— Fam. Manger, se nourrir (en parlant de l'homme) : Vendre tout ce que l'on a pour becqueter.
— Fauconn. Prendre la becquée. V. becquer.
Se becqueter, v. pr. Se battre à coups de bec : Les coqs SE becquètent à mort, n Se caresser avec le bec : Les pigeons passent des heures à se becqueter.
— Par ext. S'embrasser l'un l'autre à plusieurs reprises. Il Se joindre, être placé l'un près de l'autre : Faire se becqueter deux rimes au bout d'une idée. (V. Hugo.)
BECQUETEUR (rad. becqueter) n. m. Nom vulgaire du petit sterne ou liirondelle de mer {sternula minuta).
BEGQUILLON {ki-llon [Il mil.] — dim. de bec) n. m. Fauconn. Bec des jeunes faucons ot autours.
— Hortic. Petit pétale qui remplace le pistil, dans une anémone double.
BECQUOYSEL {bé-koa-zèV — de bec, et oysel [autref. oiseau]) n. m. Art milit. V. bec-d'oisel.
BEC'ROND n. m. Un des noms vulgaires du bouvreuil.
II PI. Des becs-ronds.
Becse (0-), ville de l'Austro-Hongrie (comitat de Bacs), sur la Theiss, vis-à-vis de Torok-Becse ; 17.000 hab. Grand commerce de grains.
Becse (TorOK-), ville de l'Austro-Hongrie (comitat de Toroutal), sur la Theiss, vis-à-vis d'0-Becse ; 7.300 hab. Commerce de fruits et de céréales ; élève de bétail.
BECSKA {hf'k-ska) n. m. Mesure de capacité employée aniifims ;t Ciacovie, et qui valait environ 57 litres.
Becskerek (Nagy-), ville do TAustro- Hongrie (Ibuiyrir). dans le Banat, comitat de Torontal, sur le canal do Béga ; 22.000 hab. Vignoble, sériciculture, pêcheries ; grandes foires. Céréales et bétail. Ancien château fort.
BectaS. Biogr. V. Bektash.
BeCTOZ (Claudine de), née près de Grenoble en 1480, morte en 1574. Elle prit, sous le nom de sœur Scolastique, le voile dans le monastère de Saint-Houorat en Provence, dont elle devint abbesse, et fut un des écrivains latins les plus élégants de son temps. François I", qui était en correspondance avec elle, montrait ses lettres comme des modèles de bon goût.
bec-tranchant n. m. Pêch. et chass. Nom vulgaire du pingouin, ii PI. Des bkcs-trancbants.
BÉCU, UE adj. En T. de fauconn.. Se dit d'un oiseau do chasse qui a lo bec long et fort comme le héron; Oi.sea» bécu.
BÉCUANT {ku-an) n. m. Couche fortement inclinée dans une ardoisière.
BÉCUDEL {dèV) n. m. Variété de raisin.
BÉGUL {ku) n. m. Pièce soutenant l'échafaud, dans une ariloisière.
Becula ou BeGULUM, Tille de l'anc. Espagne (Bétique). Victoire de Scipion sur Asdrubal, en 209av.J.-C.
BÉCUNE n. f. Nom vulgaire de la sphyrsena barracuda des Antilles, qui est considérée comme vénéneuse. (On dit ordinairement la » grande bécune ».) V. sphyrène.
BEDAINE [dèn — étym. contestée : probablement du vx fr. boudin, boudiné, signif. nombril [l'ancienne forme boudaine paraît militer en faveur de cette origine]) n. f. Fam. Gros ventre ; ventre en général : Remplir sa bedaine.
— Art. milit. anc. Boulet de pierre, qu'on lançait au moyen d'une catapulte, et plus tard avec des bouches à feu.
— Econ. domest. Nom donné anciennement à des vases à grande panse, de toutes matières et de toutes dimensions, qui ser\'aient à divers usages, surtout à renfermer des liquides. Il On disait aussi bédanne, et becdasnu.
BECQUEBOIS — BEDEAU
BÉdAne on bEG-D'Ane n. m. Outil d'acier, employé par le maréchal ferrant, n Outil d'acier, sorte do Duria étroit et à tranchant plus large que le corps do l'outil, dontse servent les charpentiers et les menuisiers pour creuser dos mortaises.
Il Outil do serrurier ou d'ajusteur, à tranchant mince eteflllé; il est plus étroit que le burin.
BÉDARIEDX, ch.-l. de cant. do l'Hérault, arrond. ot à 37 kilom. do Bézicrs, sur lOrb; 5.968 hab. Uiédariciens, ennes.) Ch. de f. Midi. Collège communal; fabrique do filoselle ; draps fms, huiles, Hlatures de laine, quincaillerie, bonneterie, B(^da.tk«i: i. De tourpapeterie, mégisserie, chapellerie, ncur; 2, De tnenuUier. tointurerio, confiserie, distillerie. I>^charpf!nUer;3.I>«inécollo forto; commerce de bois do construction, graines, légumes secs, fourrages, garances, chardons, laines. — Le cant. a 8 comm. et 12.267 hab.
— Histoire. La ville de Sédarieux existait déjà an XII' siècle, sous le nom de Redeiriy. Elle supporta plusieurs sièges pendant les guerres de religion. Vers la tin du xvii» siècle y furent créées des fabriques de draps, qui ont acquis une grande importanco. Patrie de Guillaume d'Abbes de Cabrerolles.
Armes de Bédarieux.
BÉDARRIDE (.Jassuda), jurisconsulte français, néot mort à Aix(I»oi- 1882). II se fit recevoir avocat et devint bâtonnier de son ordre, à Ai.x, en 1847. Il a publié un ouvrage important : Droit commercial, commentaire du code du commerce (1854 à 1864). En outre, on lui doit : Trc du dol et de la fratide en matière civile et commerciale { 1 8r.2) ; Commentaire de la loi du i 4 juin 1865 sur les chèques (1874) ; Droit commercial des chemins de fer au point de vue du transport des voyageurs et des marchandises (1876); Commentaire de la loi du fO décembre 1874 sur l'hypothèque maritime f 1877) ; Questions de droit commercial et de droit civil, avec leurs solutions {IS»T>).
BÉDARRIDES, ch.-l. do cant. de Vaucluse, arrond. et à 12 kil. d'Avignon, au confluent de l'Ouvèzo et d'une branche de la Sorgiie ; 2.049 hab. (//^rforriV/ars, aises.)Ch. de f. P.-L.-M. Mûriers.— Le cant. a 4 comm. et 10.970 hab.
BÉDAUDE ou BÉDEAUBE n. f. Dans diverses parties de la France, on nomme ainsi la cormetlle à mantelet.
BeddOE (John), médecin et anthropologiste anglais, né à Bewdley (comté de Worcester) en 1826. Il prit part à la campagne de Crimée comme médecin militaire, puis s'établit à Clifton. Outre de nombreuses brochures, on lui doit : Essai sur l'origine de la nation anglaise (1868) ; Taille et proportions de l'homme dans les îles Rritanniques (1869- 1870) ; Rapport du tempérament et de la complexion avec la maladie; les Races britanniques (1885), etc.
BEDDOMÉE n. f. Genre de méliacées-trichiliées, renfermant un arbrisseau grimpant des monts NÎIgherries (Inde).
Bède (saint), surnommé le Vénérable, savant religieux et historien anglais, né à Wearmouth (comté de Durham) vers 675, mort en 735, et, selon Baronius, en 77G. Il passa presque toute sa vie au monastère de Saint-Paul à Jarrow. Bède, à une époque ou l'Europe était plongée dans la barbarie, savait laphilosophie, l'astronomie, l'arithmétique, la grammaire, 1 histoire, la théologie, etc. H repoussa les avances du pape Sergius, qui voulait l'attirer près de lui. Le plus important des ouvrages de Bède est son Histoire ecclésiastique, en cinq livres. Elle commence soixante ans environ avant Jésus-Christ, au moment de l'expédition de César dans les Gaules, et s'étend jusqu'à l'an 731. II a écrit encore des Commentaires sur l'Ecriture. tainte, un Manuel de dialectique, un traité De sex ^tatibus mundi, dont la chronologie fut généralement adoptée an moyen âge, et qui contribua à vulgariser l'ère chrétienne ; un Martyrologe, et un très grand nombre de traités très divers.
BEDEAU {dû — du bas lat. bidellus, qui a lui-même une origine germanique) n. m. Dans une église. Employé laïque subalterne, portant verge ou masse, et spécialement chargé de précéder le clergé dans les cérémonies, de marcher devant les quêteurs pour leur faire faire place, de maintenir le bon ordre pendant les offices, etc.
— Anciennement, ce terme avait plusieurs autres significations. l*Lesôerfeauxrfejt«/jce étaient chaînés de faire certaines assignations, d'arrêter les voleurs, d'opérer les saisies, d'exécuter les sentences. 2" Les bedeaux des uni' versités étaient des appariteurs. 3» Les bedeaux des manoirs, en Angleterre, étaient des représentants des seigneurs, chargés de surveiller la culture.
Bedeau (Marie-Alphonse), général français, né et mort àVertou,près de Nantes (1804-1863). Envoyé en Algérie en 1836, il y tit toute sa carrière, et gagna ses grades à Cherchel, Mouzaia, Médéa, Miliana et Tlemcen. Il prit part à la bataille de risly ( 1844), fut nommé général de division. En 1845, il ht doux campagnes heureuses.
et, deux ans après, il dirigea une expédition contre les Kabvles de Bougie. Pendant quefquo temps, en 1847, il fut gouverneur général d'Algérie. Il rentra en France à laveille delà révolution de Févrierl848. Charge parlegénéral Bugeaud de commander une des cinq colonnes destinées à comprimer l'insurrection, le cénéral Bedeau déploya peu d^énergie. Il fut nommé'mmistro de la guerre par le gouvernement provisoire , puis" rerut le commandement militaire de Paris; il fut appelé ensuite à commander la l""' division de l'armée des Alpes. Nommé représentant à la Constituante par le département de la Loire -Inférieure,
Bedeau.
BÉDÉE — BEDRIAC
Bédégi
Bedeau devint -sice-président de cette assemblée, ou il votaavec le parti républicain modéré. Il fut blessé pendant l'insurrectioà de Juin. Réélu à l'Assemblée législative par le département de la Seine, il se rapprocha davantage de la majorité. Lors du coup d'Etat de 1851, le gênerai Bedeau fut arrêté avec Cavaignac et Lamoriciere, puis banni Bien qu'il eût reçu l'autorisation do rentrer en France, il continua d'habiter la Belgique jusqu'à la proclamation de l'amnistie de 1859. Il se retira alors dans son pays natal, où il vécut dans une retraite profonde.
BÉDÉE, comm. d'IUe-et-'Vilaine, arrond. et à 5 kilom. de Montfort; 2.445 liab.
BÉDÉOAR ou BÉDÉGUAB (gar) n. m. Galle chevelue que l'on trouve sur les rosiers et les églantiers, et ([Ui est produite par la piqûre , ,
d'un insecte hynieno- \'\i, ,.f7
ptôre, le cynips de la rose.
— Enctcl. Lagalle désignée sous le nom de bédégar se développe sur diverses parties du rosier ou de l'églantier, sur la tige, les feuilles, les fruits, etc., et est produite par le cynips de la rose, qui piqiin le végétal pour y ili poser ses œufs. L' ^ larves s'y développent ensuite, et y vivent jusqu'au moment où elles deviennout des insectes parfaits. Les bédé-
fars ont une couleur verte rougeâtre, et on en a vu attoinre la grosseur d'un œuf de poule. L'ancienne médecine les croyait doués de grandes vertus curatives.
Bedekovics, noble famille hongroise, originaire de la Croatie. François Bedekovics, né en 1755, mort en 1825, était député de la Croatie en 1790, et remplit do hautes fonctions à la cour de François I", qu'il suivit dans les campagnes de 1809, 1813 et 1814. — Casimir Bedekovics (1728-1781), écrivain, directeur du collège croate à "Vienne. On lui doit un volume de drames : ffilaria Collegii Croatici ante cineres, seu dramata de Josepho, S. Bernardo et Juslino (1778). — Koloman Bedekovics était le premier ministre pour la Croatie dans le cabinet Andrassy (1867).
BEDEL n. m. Nom donné, dans certaines forges, à des gangues servant de noyau aux blocs d'hématite.
BÉDELIN n. m. Coton d'origine orientale et do mauvaise qualité, il On
dit aussi BKLÉDIN.
BEDEN-SATOR n . m.
Bateau de Mascate servant à la pêche du thon.
BEDER V. a. Au jeu de l'oie, Etre contraint de revenir au point d'où l'on était parti au moment où l'on a jeté les dés.
Bedford (comté de), division administrative de l'Angleterre ; IGO.OOO hab. Ce comté, arrosé par l'Ouse, l'Ivel et l'Hiz, est montueux dans sa partie méridionale, mais bien cultivé et fertile on céréales. Elève du bétail pour l'approvisionnement de Londres.
Bedford, ch.-l. du comté de Bedford (Angleterre), sur l'Ouse ; 28.000 hab. Remplie de monuments gothiques et d'établissements de chanté fondés par sir "W". Harpur sous Edouard VI . Située dans la région agricole , fait commerce de grains et de nattes de paille ; fabriques do dentelles. — Autres villes de ce nom dans le comté de Lancaster, en Pensylvanie (Etats-Unis), et dans l'Etat de New- York (Etats-Unis).
Bedford (comtes et ducs de). Le plus illustre fut/o/»i DE Lancastre, duc de Bedford, né le 20 juin 1389, mort à Rouen le 14 septembre 1435. C'était le troisième lils du roi Henri IV. Pendant sa jeunesse, il rendit déjà de grands services, en qualité de gardien des frontières d'Ecosse. Son frère Henri V, pendant ses séjours en France, lui confia à plusieurs reprises la régence, et, sur son lit de mort, lui donna le titre de ■ régent du royaume de France »
il422). Depuis lors, Bedford resta presque constamment en france, et sa biographie se confond avec l'histoire de la tentative faite par les Anglais pour achever la conquête de ce pays. Dans le gouvernement des provinces déjà conquises, dans ses rapports avec son allié le duc de Bourgogne, dans les campagnes dont il dirigea ou surveilla l'exécution, il se montra homme orgueilleux, obstiné, cruel, mais doué d'un grand sens politique, sachant se dominer et transiger au besoin, etil déploya de rares qualités d'administrateur. La tâche qu'il avait entreprise était irréalisable, et il y succomba. Le traité d'Arras, qui scellait la réconciliation du roi de France et du duc do Bourgogne, lui brisa le cœur, et il mourut peu après. On peut voir son portrait dans le livre d'heures exécuté pour sa femme, et qui se trouve maintenant dans la collection du British Muséum (Addit.manuscT. 18850). —John Rosselhi486-1555), l'un des favoris do Henri VIII, qui le fit grand amiral, reçut sous le règne d'Edouard VI, en 1550, le titre de « comte de Bedford »: depuis lors, le titre do " comte », et ensuite do « duc do Bedford » , est resté dans la riche maison de Russell. — Francis Rcssell , second comte de Bedford (1527- 1585), prit une part importante à l'établissement de la liturgie protestante. — Francis Russell, quatrième comte do Bedford (1593-1041), essaya, au début de la révolution d'Angleterre, de jouer le rôle de conciliateur entre le roi et le parti populaire. — Son fils, "William (1613-1700), père du malheureux lord Russell, exécuté en 1683 (v. Russell), fut créé, en 1091, duc de Bedford et marquis de Tavistock.
— John Russell, quatrième duc de Bedford (1710-1771), présida un des ministères de George in. — Francis Russell, cinquième duc (1765-1802); John Russell, sixième duc (17G6-1839) ; Francis Russell, septième duc
Beden-safor.
Bcdja;
(1788-1861); Francis Russell, neuvième duc (1819-1891), sont célèbres par les progrès qu'ils ont fait faire à l'agriculture anglaise, dans leur ferme modèle de "Weburn. (La plupart des ducs de Bedford ont appartenu au parti whig.)
— BiBL. : Articles John of Lancaster et Jiussell dans Dictionanjof national biography {hondTes, 1892 et 1897) ; Doyle, the Officiai Baronage of England (Lohdres, 1885 et suiv.).
BEDFORDIE (de Bedford, n. pr.) n. f. Genre de composées-sénécioninées, comprenant des arbrisseaux tomonteux, originaires de l'Australie.
BÉDIABLE interj. Par le diable. (Vieux.) BÉDIEU interj. Ancien juron équivalant à Par Dieu. Bedjapour, ville de l'Inde anglaise. V. Vizapour Bedjas ou Bicharis , peuplade occupant la région qui s'étend de l'Egypte à l'Abyssinio, de la Mer Rouge au Nil. — Un Bedja (ou Bichari).
— Encycl. On trouve quelques Bedjas au Darfour et au Kordofan, et ils paraissent avoir formé jadis un puissant empire. Leur capitale fut détruite par les Foundjis, qui leur imposèrent l'islamisme et restèrent
maîtres du pays jusqu'en 1820, où ils passèrent sous la domination de l'Egypte.
Les Bedjas so'nt de taille moyenne. Ils ont la peau d'un brun clair ou couleur d'ocre rouge, les cheveux longs et assez fortement frisés sans être crépus, la barbe
Eeu fournie, les membres grêles, eurs traits n'ont rien de nigritique ; toutefois, il y a des traces de mélanges nègres.
Les Bedjas sont des nomades qui vivent sous la tente. Ils élèvent des bœufs, des moutons, des chèvres, des ânes et des chameaux; leur industrie est rudimentaire , mais ils savent néanmoins forger des glaives et des poignards.
Braves, mais peu hospitaliers, les Bedjas sont divisés en un grand nombre de tribus. Leur régime familial est basé sur le matriarcat ; la femme jouit, chez eux, d'une grande influence. Leur langue est chamitique, infiltrée de mots arabes. Ils sont musulmans
Bedlam (corrupt. de Bethléem), célèbre hospice d'aliénés, à peu de distance de Londres. C'était primitivement une maison religieuse ; elle fut convertie en un hôpital d'aliénés par Henri VIII, en 1547. — Un nouvel hôpital de Bethléem (comme il fut nommé cette fois) fut commencé en 1675, sur un terrain confinant au mur d'enceinte de Londres. Il fut remplacé, en 1814, par l'hôpital de Sainte- Marie de Bethléem, élevé de l'autre côté de la Tamise, dans la paroisse de Lambeth. {Echappé de Bedlam est synonyme de fou, de personne extravagante.)
Bedlington, ville d'Angleterre (Northumberland), sur le fleuve côtier Blyth; 17.000 hab.
Bedmar, bourg d'Espagne (Andalousie, prov. de Jaen), sur un affluent du Guadalquivir ; 3.000 hab.
Bedmar (Alphonse de La Cueva, marquis de), prélat et diplomate espagnol, né en 1572, mort à Oviédo en 1655. Il est connu par le rôle qu'il joua comme ambassadeur à Venise en 1G18, où il imagina une conspiration pour faire tomber Venise entre les mains des Espagnols. La conspiration fut découverte, mais Bedmar ne put être arrêté à cause de son caractère diplomatique. On lui a attribué un traité contre Venise, publié sous le titre de Squittinio délia libcrta Vetieta (1612).
Bednore, ville de l'Inde anglaise. V. Nagar.
BÉDOCHER V. a. Sarcler à l'aide du bédochon.
BÉDOCHON n. m. Sorte de petite serfouette. V. ce mot.
BEDOIL (i/o-ai) ou BEDOUCHEn.m. Arme d'hast et outil du moyen âge ayant la forme d'une serpe (on le suppose, du moins). Les statuts des forgerons de Bordeaux font rentrer les bedouches parmi les outils.
BÉDOIN, comm. do Vaucluse, arrond. et à 14 kilom. de Carpentras, au pied du mont Venteux; 2.008 hab. Fabriques importantes de poteries de terre, filatures de soie. Ce village fut, en 1794, brûlé par ordre de la Convention parce que l'arbre de la Liberté y avait été abattu pendant une nuit d'orage par une main demeurée inconnue. — Patrie du comte de Flassan.
BÉDOLUÈRE (Emile Gigault de La), littérateur français, né à Amiens en 1812, mort à Paris en 1883. Après avoir collaboré au » Charivari », à la n Revue britannique » , à r n Univers illustré ", dont ,1 fut un des fondateurs, il entra, en 1849, au « Siècle», dont, à partir de 1852 jusqu'à sa mort, il rédigea talent le courrier quotidien. On lui doit, en outre, un certain nombre d'ouvrages : Beautés des victoires et des conquêtes des Français de 1791 à 1815 (1839); les Industriels (1845); Mœurs et vie privée des Français (1847); Histoire de la garde nationale (1848); Histoire du nouveau Paris, Environs de Paris, le Tour de Marne (li6b) ;■ Histoire générale des peuples anciens et modernes (1879), et des traductions de Cooper, Walter Scott, Dickens, etc.
BEDON n. m. Syn. de tambour, dans le vieux français. Il Bedon de Biscaye, Sorte de tambour do basque, garni de castagnettes, n Bedon de Suisse, Très gros tambour, qui était à peu près semblable aux grosses caisses des musiques militaires.
— Fam. Gros ventre rebondi ; personne ventrue. Il Terme de mépris, d'un sens tout à fait vague : Va donc, eh,