‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 790 sur 828 · BEDON · texte numérisé non relu

BEDON

— Enctcl. Le bedon était un tam- Bedon, bour à caisse hémisphérique, comme les attabalos et les nacaires de la cavalerie. (Cette expression avait encore cours au xvri' siècle.)

BEDONDAINE (rfén") n. m. Autref., Gros ventre, bedaine.

— Art milît. Au moyen âge, Machine à jeter des pierres, deux fois plus grosse que la dondaine, ce qui l'aura fait appeler bis-dondaine.

— Mus. Espèce de cornemuse à gros ventre. BEDONNER [do-né] v. n. Jouer du bedon, du tambour.

(Vieux.)

— Fam. Prendre du ventre : Souvent, vers quarante ans, on commence à bedonnur.

BEDONNERIE [do-nc-rï) n. f. Bruit du bedon, du tambour. (Vieux.)

BEDOOR [dour') n. m. Poids en usage à Malacca, dan? l'Inde, et dont la valeur est de l kilogr. 23.

BedOS de Celles {dom François), bénédictin de Saint-Maur, né à Caux, diocèse do Béziers, en 1706, mort en 1779. Membre de l'Académie de Bordeaux et correspondant de l'Académie des sciences de Paris. On lui doit un des meilleurs traités de Gnomonique (i760) qui existent, ainsi que VArt du relieur et du doreur de livres et VArt du facteur d'orques (1766-1778); ce dernier traité a été quelquefois attribué, mais à tort, à son confrère dom François Monniot, bénédictin, mort en 1797.

Bédouin, ïNE(dorar. bedoui, habitant du désert), Arabe du désert : La vie du Bédouin est, par excellence, lavie du Sémite. (Renan.)

— Par ext. Homme brutal, sauvage : C'est un Iiomme grossier, iiiculte^ un vrai bédouin.

— n. m. L'un des dialectes de l'arabe vulgaire, parlé par les nombreux Arabes du désert : Parler le BÉnoDiN.

— Encycl. On désigne sous le nom de Bédouins tous les Arabes nomades, qu'ils vivent dans l'Afrique septentrionale, en Arabie ou en Syrie. Leur nombre n'est pas aussi considérable qu'on se le figure généralement : dans beaucoup de régions de l'Arabie, ils ne forment que le quart do la population; dans le nord do l'Afrique, ils sont surtout nombreux sur les confins du désert.

Leur alimentation, leur costume sont ceux de leurs congénères. (V. Arabe.) Leur religion est le mabométisme.

C'est chez les nomades seuls que la tente est en usage, et, grâce à cette habitation portative, ils installent où bon leur semble leur douar ou village. Pasteurs et guer- ; riers, les Bédouins ont conservé un vif amour de Tindépendance et ne sont que nominalement soumis aux souverains des pays qu'ils

parcourent, sous l'autorité réelle de leurs cheicks. Malgré une ignorance profonde, ils aiment la poésie et ils comptent parmi eux des orateurs d'une véritable éloquence. Us sont égoïstes, indolents, fourbes et pillards, mais ils font preuve d un courage que possèdent rarement les sédentaires.

BÉDOUIN n. m. Un des noms vulgaires du mélampyre des champs.

BET>OUhIEN{li-in~deLaBedoule,n.àe lieu)n.etadj. m. IS'om donné par Kilian à la partie infér. de l'étage aptiru.

BÉDOURTA {en thibétain Sangs-rgyas sman-gyi ttla Bedurya-hi 'Od-kyi rgyalpo « Roi du Béril lumineux, Bouddha suprême médecin »). C'est le premier et le plus adoré des sept dieux nommés au Thibet Mah-la (sman-èla), ou Bouddhas de médecine, qui paraissent avoir pour origine le Bhaisadjyaràdja, " Roi de médecine (spirituelle) », dont il est fréquemment question dans les livres du bouddhisme Mahâyâna. On s'adresse à eux, et particulièrement à Bédourya, pour obtenir la guérison de toutes les maladies. Au Japon, il est adoré sous le nom de Bîn-zou-rou.

BedOUS, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 25 kilom. dOloron, sur le gave d'Aspc; 973 hab. Ardoisières; forêts, soieries mécaniques.

BÉDOUSI (zi) n. ra. Nom d'un petit arbre indéterminé do l'Iode, à feuilles odorantes.

Bedr (bataille de), victoire remportée, en l'an 2 do l'hcgire (624), par Mahomet, sur les Coreïschitos, tjui l'avaient forcé à s'enfuir de La Mecque à Médine. Il voulait enlever une caravane de Coreïscliites qui revenait de Syrie, dirigée par Abou-Sotian. Ce dernier, l'ayant appris, envoya prévenir ses compatriotes do La Mecque, et une rencontre eut lieu près de Bedr. L'arméo de Mahomet s'élevait à 313 hommes, et celle des Coreïschitês à \}:,'k

BedRAL-DJEMALI, général musulman, né en ArnnMio en 1014, mort au Caire en 1094. Il fut gouverneur de la Syrie en 1064 et 1067, mais la perdit presque tout entière. Le calife fatimite Mostauser l'appela en Egypte pour soumettre ce pays, qui était soulevé; Bedr vint de Saini- Jean-d'Acre à Damiette avec cent navires et entra au Caire (1075). Il fit périr dans un festin les chefs do l'insurrection et reconquit les provinces soumises aux rebelles. I! gouverna l'Egypte durant vingt ans, jusqu'à sa mort.

BedrasCHI (Jeda'ia Ben-Abraham) [également connu sousle nom de HappenniniAubonnet-Abraham], rabbin et écrivain espagnol qui vivait au xvii* siècle. Le plus important de ses ouvrages: Bechinat-Olam, c'est-à-dire Aa^amen [on Appréciatio}ï]au 7nonde{\4ie),a. été traduit en français par Philippe d'Aquin (1629) et par Michel Berr( 1768).

Bedr-ED-DIN-LOULOU (el-Melik-er-Rahim-Aboul-Fadail), souverain de Mossoul, né vers 1163 etmoi^t dans sa capitale en 1259. Il fut d'abord esclave, puis chambellan des princes de Mossoul. A la mort d'Izz-ed-Dîn-Nour-ed- DînArslan, il devint arabek de son fils Masoud, et, après l'extinction de la famille régnante, il monta sur le trône. Ce prince, très adroit politique, sut garder sa princifiauté au milieu des troubles sanglants qui marquèrent la fin de la dynastie ayyoubite et des invasions des Mongols.

BÉDRIAC, ancien village d'Italie (Gaule cisalpine), chez h's Céuomans. Deux fois, pendant les guerres civiles qui suivirent la mort de Néron, les légions romaines se heurtèrent dans les plaines de Bedriacum, près de Crémone. Dans la première bataille, Vitellius gagna l'empire contre Othon, qui, vaincu, se donna la mort, n préférant, dit-il, qu'un seul se sacrifiât à tous, plutôt que tous à un seul »

Beecher-Stowe.

(69 apr. J.-C.)- Dans la seconde, Vitollius, après trois mois de rùgno, perdit le trono, vaincu par Antonius et les légions d'Illyrif, qui combattaient pour Vospasion, proclamé empereur par les logions do Syrie. Cette dernière liataillo fut plus sanglante encore que la première. Cinquante mille liomnios, ilit-on, y périront, et Crémone, mise à sac par les vainqueurs, fut ensuite réduite en cendres.

BeOUER, comm. du Lot, arr. et à. 8 kilom. do Figoac, près du Celé; 1.032 liai).

Bedum, villo dos Pays-Bas (Groninguo); 5.000 hab.

Bedwin (Great-), villed'AngletorrefcomtôdeWilts), Bur lo laiial du KouuHtà l'Aven ; 2.200 hab. Kgliso ancienne.

Bedworth, bourg d'Angleterre (comté de Warwick), près du canal doCoventry ; 5.100 hab. Houillère ; rubans.

BÉE (de l'anc. verbe bée?; dont le participe adjectif est béant) n. f. Ouverture ménagée dans un mur pour faire une porte, une fenêtre.

— Hydraul. Ouverture par laquelle coule l'eau ([ui donne lo mouvement à un moulm. il On dit mieux abée.

— Techn. En T. de tonnollorio. Se dit en parlant dos tonneaux vides, ouverts par un do leurs fonds.

Beecher-STOWE (mistross Harriett — pron. bl-lcheur- M), célèbre auteur américain, fille du docteur Lyman Beecher, née en 1812 à Litchfield, dans le Connecticut, morte en 1896. Elle épousa, en 1825, un homme d'un vaste savoir, le docteur Calvin Stowe, ardent abolitionniste, professeur à Darmoutil, puis à Cincinnati. Forcé, en 1850, de quitter Cincinnati, le docteur Stowe se réfugia dans les Etats de l'Est, et obtint, dans le Massachusetts, à Andover, une chaire de littérature biblique.

M""' Stove l'y suivit. C'est alors qu'elle composa, d'a-

Frès ses souvenirs, sur épouvantable condition des esclaves, l'ouvrage qui devait fonder saréputation, ce célèbre et dramatique roman intitulé : Uncle Tom's Cabin (la Case de l'ouclo Tom), qui parut d'a- ! bord dansl'nErenationale» I de Washington (1850). Traduite aussitôt dans presque j toutes les langues, cette œuvre produisit, dans les doux inondes, une impression immense, et eut un nombre con- I sidérable d'éditions. Ses autres ouvrages : la Clef de la Case de l'oncle Tom; Souvenirs des pays étrangers (1854), relation d'un voyage qu'elle fît en Europe ; la Perle de I l'Ile d'Orr (1862), et surtout sa Vraie histoire de la vie de lad;/ Bijron (1869), sont bien loin d'avoir la même valeur. I Beechey ("William), peintre anglais, né à Burford, i dans lo comté d'Oxford, en 1753, mort en 1839. Elève de ; l'Académie royale en 1772, il eut Reynolds et Paul Sandby ' pour maîtres de prédilection, et montra un talent particulier pour la peinture de portraits. En 1793, il fut nommé 1 associé de l'Académie et peintre de la reine Charlotte. Sa I grande célébrité et sa fortune datent du tableau qu'il peignit en 1798, ot ou il représenta George III, accompagné du prince de Galles, du duc d'York et de ses aides de camp, passant en revue deux régiments do dragons. Le

SI es de cette peinture valut à Beechey son élévation

au rang do chevalier, et le titre d'académicien. Durant pr.-s.|uetout le règne de George III, il fut le principal portraitiste do la cour, et son étoile no comment^a à pâlir que lorsque Lawrence eut conquis sa grande réputation. Ses portraits ont beaucoup de vérité et de coloris, mais man- I quent un peu de caractère et ne sont pas sans raideur. ! Beechey (Frédéric-'William), fils du précédent, navi- 1 gateur anglais, né en 1796, mort en 1856, a participé à des j expéditions fécondes en résultats géographiques et scion- ] tiliques. En 1818, il accompagna sir J. Franlilin et David Buchan dans les mers arctiques, et, en 1819, le capitaine Edw. Parry dans les mêmes parages. En 1821 et 1822, il j explora avec son frère la côte de Barbarie, à l'E. do Tripoli, et publia la relation de ce voyage (Proceedinrjs ofthe /■'.i iiedilion to explore the northem Coast of Africa from Tripuli eastward [Londres, 1828]). En 1825, il s'avança jusqu au 71» 23' 31" do latitude nord. La relation de ce grand VI . yago, intitulée : Narrative of a Voyage to the Pacific and /I' Ininy's Sirait. to cooperale with the polar Expédition in t'^.'.'-ixas, parut à Londres en 1831.

BeechworTH, villo d'Australie (colonie de Victoria), .Mil- lo .Spring Creek, sous-affluent du Murray; 7.350 hab. l'i iiii-e principal du district aurifère d'Orens.

Beeck, village d'Allemagne (Prusse occidentale [prov. ilii lîbin]), sur l'Emscher, près de son confluent avec lo Klim ; 12.785 hab. A Laar, fonderie de fer, mines, etc.

BeecKMANN (Isaac), mathématicien hollandais, mort iMi 11.77. Ami de Descartes, illedéoida à écrire son Traité sur 1,1 fuiisK/ue, ot s'en attribua, pendant quelque temps, la ]ialcniiti. On lui doit : Mathematico-physica {imi). .BEEFSTEAKn. m. Art culin. V. bifteck.

BEEGÉRITE (do Beeger, n. d'homme) n. f. Sulfure naturel .1. i.i,iuuili i-t de plomb, répondant à la formule Pb'Bi'S*. Beek, bourg dos Pays-Bas (Limbourg), arrond. et à 1 1 kiloni. de Maostricht; 2.775 hab.

Beek ou Beck (David), peintre hollandais, né à Delft au . ommencomont du xvu" siècle, mort à La Haye on iir.i'i. Après avoir travadié successivement pour les cours il .Viigleterro, de France et de Danemark, cet artiste fut atlaolié au service de la reine Christine, qui l'envoya dans I. s diverses capitales de l'Europe pour y faire les poriraiis des souverains et dos grands personnages. Il revint I ii^iiile en Hollande, et mourut empoisonné, dit-on, à l'âge :'■ iroiite-cinq ans. Ses tableaux sont assez rares dans les iiiu-.os ; on ne connaît de lui, en France, qu'un portrait, au musée Je Lyon.

Beeldemaker (Jean), peintre hollandais, né à La Il:l^'■ \ur% li'.30, mort dans cette villo en 1701. Il peignit des chasses d'un coloris vigoureux. Ses ouvrages sont rares. Le musée do Rotterdam a de lui un tableau d'une exécution ample et peu commune, représentant deux chasseurs avec trois chiens de grandeur naturelle, dans un

paysage montuoux, dont lo fond est vivement éclairé par le soleil. Un autre est au muséo d'Amsterdam.

Beelitz, ville d'Allemagne (prov. do Brandebourg), sur la Niopliiz (bassin du Havol); 3. MO hab.

BéELZÉBUTH. Myth. syr. V. Bei.zébutu.

BÉER (môme origine que bayer) v. n. Tenir la bouche grando ouverte ; bayer. (Co dernier mot est plus usité.)ilRegardcr avec curiosité et la bouche ouverte : Je voulut aller dans la rue pour dkee connue les autres. (M»" de Sév.) Il Etre ouvert, être béant.

— liéerà ou après, Désirer, soupirer après ; Qui noBp.K point APRES la faveur des princes ? (Montaigne.) [Vieux.]

Beer (Joseph), clarinettiste, né à Griinwald en 1744, mort à Berlin on 1811. Il fut le premier clarinettiste de son temps, et l'on peut dire de lui qu'il fonda en quelque sorte 1 école moderne do la clarinette, qu'il perfectionna en ajoutant la cinquième clef, ot dont il sut transformer le jeu en lui donnant à la fois l'éclat et le velouté.

Beer (Georges-Joseph), médecin oculiste, né à Vienne (Autriche) en 1763, mort en 1821. Il fut professeur à l'institut clinique do Vienne, et inventa plusieurs instruments de chirurgie et divers procédés opératoires. Il a laissé, sur les maladies des yeux, de nombreux ouvrages. Les principaux sont : Observations pratiques sur les maladies des yeux (Vienne, 1791); Manuel dos maladies des yeux (1792) ; Bibliotheca ophthalmica (1799), ouvrage dans lequel il analyse les divers traités sur les ophtalmies; Doctrine des maladies des yeux (1813-1815); Histoire de la médecine oculaire (1813). Un de ses ouvrages aété traduit en français, sous le titre : Des moyens les plus efficaces pour constn-er la vue, et la fortifier lorsqu'elle est affaiblie (lSl2).

Beer (Meyer). V. Meterbeee.

Beer (GuiUaumeJ, astronome allemand, né à Berlin on 1797, mort en 1850, était le frère aîné du célèbre compositeur Meyer Beer (3/ej/er4eer). Banquier à Berlin et membre do la chambre prussienne depuis 1846, il s'occupa d'astronomie et de sciences exactes, et établit un observatoire près de Berlin. Il a publié des ouvrages estimés : Observations physiologiques sur Mars (1830); Mappa selenoi/raphica, carte détaillée de la lune (1830); Sélénoqraphie générale et comparative (1837), ouvrage dans lequel il explique et commente la carte précédente . — Son frère, Michel, poète allemand, né à Berlin en 1800, mort en 1833, s'est fait connaître par des pièces de théâtre au style pur ot d'une grande élévation do pensée : Clytemnestre (1818) ; les Fiancés d'Aragon ( 1823) ; te Paria (l826) ; 5(rîie7!S(!e (1829); VEpéeet la Main (1832). II a laissé des recueils de poésies lyriques, ainsi que deux drames inédits.

Beer (Adolphe), historien autrichien, né à Prossnitz (Moravie) en 1831. Il aété professeur d'histoire à l'Ecole techninuo supérieure de Vienne (1868). En 1870, attaché au ministère do l'instruction publique, il prit une grande part à la réorganisation de l'enseignement populaire. En 1873, il fut élu au Reichsrath. Il s'est occupé surtout d'histoire commerciale. Parmi ses travaux, il faut citer : Ceschichte des Welthandels (Histoire du commerce universel [1860-1864]) ; Holland und Oeslerr-Erbvolqekrieg (la Hollande et la guerre de succession [187i]); Staatshaushalt Oesterreich-Ungams seit IS6S (Economie politique de l'Autrioho-Hongrie depuis 1868 [1881]).

Beeren (Gross-), village de Prusse (prov. de Brandebourg (régence S.-E. de Postdam]) ; 1.370 hab. Victoire des Prussiens, commandés par Bulow et Bernadette, sur le maréchal Oudinot, le 23 août 1813.

Beeren-EYLAND (en franc, l'ile aux Ours), ile de l'ocoan Glacial arctique, au S.-E. du Spitzberg et au N.-O. de la Norvège septentrionale, découverte par le Hollandais Barentz, le 1" juillet 1596. L'Anglais Bennett lui donna le nom do Chérie, en l'honneur de son patron. L'île est très fréquentée par les pêcheurs norvégiens.

Beerfelden, petite ville d'Allemagne (Hesse grandducale), à 25 kil. de Darmstadt, près de la Gammelsbacher Thaï ; 2.000 hab. Fabrication de draps et bonneterie.

Beernaert (Auguste), homme politique belge, né â Ostende en 1829. Entré au barreau de Bruxelles, il se plaça au premier rang, et devint, en 1859, avocat à la cour de cassation. Los électeurs de Thielt l'envoyèrent à la Chambre des députés, où il se fit remarquer par sa logique serrée et ses grandes facultés d'assimilation. Ministre des travaux publics (1873-1878), ministre de l'agriculture et de l'industrie (juin 1884), il prit, le 24 octobre 1884, la présidence du conseil avec le portefeuille des finances. Au pouvoir, où il représentait le parti catholique, il montra des tendances libérales, un grand esprit de modération, et ht preuve d'une habileté consommée à travers des difficultés nombreuses , notamment au sujet de la revision de la constitution et de la réforme électorale. Ayant eu à lutter contre son propre parti , il fit une question de cabinet de la représentation proportionnelle qu'il voulait introduire dans la loi électorale, et donna sa démission le 28 mars 1894. Il devint, en 1895, président de la Chambre des députés et, en 1898, associé de l'Académie dos sciences morales de Paris.

Beeroth, villo de l'anc. Palestine, tribu de Benjamin. Los Chananéens, qui voulaient s'opposer en cet endroit au passage des Israélites, y furent taillés en pièces par Josué.

Beers (Jan van), poète flamand, né et mort à Anvers ( 182 1-18S8), fut professeur à l'Athénée d'Anvers (I860). Ses principaux ouvrages poétiques, écrits en flamand, sont : Itères de jeunesse (1853) ; l'Aveugle {lS5i); les Illusions de la rie (1859! ; Jacob de Maerlant (1860) : Maria, poème ; Sentiment et i'ie( 1869), recueil de poésies où se trouve Beffja, une de ses plus belles inspirations ; Feuilles tombantes (1884).

BÉËSE n. m. Bot. Syn. de htpolttbk.

Beernaert.

BEDUER — BEETLER

BEESHA {tn-cha] n. m. Genre do graminées, tribu des bambusées, à chaumes arborescents, originaire dos Indes orientales et d'Amboino.

BeeskOW, villo de Prusse (prov. do Brandebourg), sur la Spréo; 3.800 hab. Fabriques do toiles ot de draps, tanneries, bra.sseries. Capitale d'une ancienne seigneurie. — Pop. du cercle de Beeskom-Storkovi : 43.500 hab.

Beesly (Edward Spenceb), professeur, historien et philosophe, né en 1831. Démocrate, libre penseur ot disciple do Comte, il a propagé ses doctrines en Angleterre. Ses idées agraires sont celles de .Stuart Mill. Il a publié de nombreux ouvrages d'économie politique et d'histoire. Dans son livre sur Calilina, Clodius et Tibère fl878), il montra beaucoup d'indulgence pour ces personnages.

BeeSTON, ville d'Angleterre (comté de Nottingham), sur le ch. do f. do Derby â Lincoln ; 6.950 hab. Fabrication de dentelles et d'ouvrages en osier. — Nom do plusieurs autres paroisses et villages d'Angleterre (comtés de Chester, d"york, etc.).

Beethoven (Ludwig van), l'un des génies héro'ïques de la musique, né à Bonn en 1770, mort â Vienne en 1827, était fils et petit-fils de musiciens. A.streint dès sa plus tendre enfance à l'étudo do la musique, il s'y montra pourtant rebelle tout d'abord, et co n'est qu'après quelques hésitations qu'il s'attacha avec enthousiasme à cet art dont il devait être l'un des plus admirables ot des plus glorieux représentants. Ses premiers maîtres furent d^s musiciens aujourd'hui oubliés : PfeifTer, Van der Eden, Neefe ; plus tard, il reçut des conseils d'Haydn, étudia le contrepoint avec le célèbre théoricien Albreclitsborger, ot travailla aussi avec Saliori. Mais, comme tous les hommes supérieurs, il dut peut-être son savoir plus à lui-même et à ses méditations qu'aux leçons qu'il put recevoir. S'étant rendu à Vienne, il eut lo bonheur d'y rencontrer des protecteurs riches et puissants, qui, devinant son génie, s'employèrent de leur bourse etde leur influence aie fixer en cette ville ot à y faciliter ses premiers pas. H avait à peine di.x-sept ans lorsque, se trouvant en présence de Mozart, iqui l'on avait vanté son talent déjà grand d'improvisateur, celui-ci lui donna à développer un thème Beethovuu dans lequel il avait à dessein

accumulé les difficultés. Beethoven se mit au piano, et travailla ce thème avec une telle originalité, une telle puissance, une telle fertilité d'imagination, que Mozart, émerveillé, se tourna vers les assistants, en leur disant : ■ Ecoutez bien ce jeune homme; il fera parler de lui un Jour. •

Beethoven trouvait à Vienne un milieu éminemment favorable à la manifestation de son génie. Ses protecteurs, le prince Lichnowski, le baron van .Swietcn, l'archiduc Rodolphe et autres, mettaient à sa disposition les exécutants, les artistes dont il pouvait avoir besoin pour l'audition de ses compositions.

La noblesse, la passion, la grandeur, telles sont les caractéristiques du tempérament musical de Beethoven. Chez lui la science, une science profonde, est à la hauteur d'une inspiration dont l'abondance et la nouveauté sont les qualités dominantes. S'il n'est pas plus grand qu'Haydn et Mozart, il a agrandi, en ce qui concerne la musique instrutnentale, le domaine exploré par ces deux hommes de génie. Il a donné à la sonate, au quatuor, à la symphonie, une ampleur inconnue avant lui ; il en a renouvelé les formes, et l'on peut dire qu'il était tellement en avance sur son temps que, aujourd'hui, après un siècle bientôt écoulé, ses œuvres semblent écrites d'hier, et ouo nul encore n'a pu les égaler. La Sonate pathétique, la .Vonate à Kreutzer, les grands trios avec piano, les admirables quatuors, la Symphonie en ot mineur, YHéroique, la Pastorale, la Symphonie avec chœurs, sont des morceaux de tente beauté.

Beethoven a d'ailleurs touché à tout, et dans tous les genres a affirmé la puissance do son incomparable génie. A côté de ses neuf symphonies et de ses œuvres si nombreuses do musique de chambre, il faudrait citer l'admirable Messe en ré, l'oratorio le Christ au mont des Oliviers, les airs de ballet de Prométhée, les ouvertures sublimes du Roi Etienne, i'Egmont et de Coriolan, la musique des Ruines d'Athènes, les lieder d'ua sentiment si pénétrant et si pathétique, les concertos de piano, et enfin cette noble partition de Fidelio, son seul essai demusiquedramaiique, qui nous a valu les quatre ouvertures superbes écrites pour cette œuvre puissante.

Les dernières années de Beethoven furent remplies do contrariétés de toutes sortes. La gloire était venue, mais non la fortune. Indépendamment des soucis d'argent, il 'Ht les embarras de plusieurs procès de famille. La surdité. Ht il avait senti les premières atteintes à trente ans, ivait séparé de la société; c'est alors qu'il écrivit ses ieniières œuvres, qui se ressentent de l'état de trouble et d'agitation où était son âme et dans lesquelles, à travers des beautés de premier ordre, se font remarquer des passages dont le sens a toujours échappé aux interprètes les plus habiles et les plus sympathiques à son talent. Une dernière infirmité, l'hydropisie, le conduisit à la mort. L'œuvre de Beethoven est immense; nous nous bornerons â dire que le nombre de ses compositions dépa.sso do beaucoup lo chiffre de trois cents.

— BIBLIOOR. : G.-E. Anders, Détails biographiques sur Beethoven (Paris, 1839); 0. Mùhlbrecht, Beelhoceiis Leben (Vienne, 1864); V. Wilder, Beethoven, sa vie et son œuvre (Paris, 1SS3); Nohl, le Bréviaire de Beethoven (Leipzig, 1S70).

BEETLAGE (hW) n.m. En T. de manuf.. Travail que l'on fait subir, pendant l'opération des apprêts, aux tissus de coton ou de lin. (Cette opération, qui donne aux tissus une plus grande souplesse, s'exécute à l'aide de pilons qui frappent sur les tissus à coups précipités.)

BEETLER (bit'-lé) [M.tCHLSE i]. La machine à beetlcr se compose d'une rangée de pilons de bois avec extrémités inférieures métalliques, qui, à tour de rôle, frappent sur le tissu subissant l'opération du beetlage.

BËETS — BÉGAYEMENT

Beets (Nicolas), po6to et écrivain lioUandais, né à HarioS en 1814. Successivement pasteur à lleemstade, ?r6s^ Harlem, et à Utrecht; puis, en 1S74, professeur SotUéolog.e à runiversité de cotte ville, il est 1 auteur de poésifs très estimées: les Bluets (is-^)-. Nouveaux Poèmes ii51) ; les Enfants de la mer (1861) ; Poésies diverses (18G2); Marguerite (I8o9). Comme prosateur, on lui doit ouelaùes nouvelles, des descriptions de paysages ou d inté- Jieurs hollandais, des études de moeurs, etc., reunies sous fè titre de Caméra obscura (1877), et toute une série d ouvra" es de critique, d'histoire littéraire, d esthétique, de thfflosie: Heures de recueillement (Harlem,, 1848-1S60); Etudeï de littérature (1856); Etudes littéraires diverses

BÉFANA, sorte do fée italienne, chargée de veiller sur la conduite des petits enfants et de leur distribuer, suivant cette conduite, corrections ou récompenses ; particulièrement, des friandises la veille de Noël.

BÉFABIE n. f. Bot. Orthogr. vicieuse du mot béjarie.

Bepfara (Louis-François), biographe français, né à Nonancourt en 1751, mort en 1838. Commissaire de police à Paris, de 1792 à 1816, il employa ses loisirs à faire de curieuses recherches sur l'art dramatique, tant en France qu'à l'étranger, particulièrement sur la vie et les écrits de Molière II a fait paraître : l'Esprit de Molière ou Choix de maximes, pensées, caractères, portraits et réflexions tires de ses ouvrages (1777); Dissertation sur Jean Poquelm Molière {\i2\); Maison natale de Molière (1835).

BEFFONITE (de Be/fon, n. de lieu) n. f. Silicate naturel d'alumine et de chaux. 'Variété d'anorthite.

BEFFROI (du haut allem. becvrit, tour de défense) n m Tour de bois, à plusieurs étages, montée sur des roues, souvent couverte de cuir, avec laquelle on attaquait les remparts des villes dont on faisait le siège : Les Anqlois qui séoient devant La Rcole avoienl fait cimrpenter deux BEFKROYS de gros merrien, à trois estaf/es. (Froiss.)

— Tour do vill'e, dans laquelle on plaçait des gardes pour surveiller la campagne, et une cloche ([ui servait a fa fois à sonner l'alarme et à convoquer les hommes de la ,1 Cloche établie daus la même tour : Honner le

lussi cliat. (C'est la dab-

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