ACIER
Cœur d'aciei-, Cœur dur, et que rien ne saurait attendrir ; homme inébranlable dans ses résolutions. Ii Langue d'acier. Langue infatigable, impitoyable, toujours prête à déchirer le prochain.
— Mettre du baume d'acier. Recourir au chirurgien, et plus spécialement au dentiste pour faire arracher une dont. (Fam.)
— Encycl. Hist. La présence dans le fer d'une petite quantité de matières étrangères, et les opérations physiques auxquelles on peut soumettre ce métal, modifient profondément ses propriétés mécaniques; aussi distinguet-on trois classes principales de métaux ferreux: les fers proprement dits, les aciers, et les fontes.
Les fers et les aciers se différencient très nettement de la fonte : contenant en général moins de carbone et autres éléments étrangers au fer pur, ils sont malléables, et fondent entre 1.200" et 1.500" environ. II est beaucoup plus difficile de s'entendre sur ce que l'on doit appeler acier d'une part, et fer d'autre part; parmi les diverses conventions proposées, nous en citerons deux. La première est commode et très souvent adoptée: elle consiste à appeler /"er tout produit ferreux malléable et soudé; acier, tout produit ferreux malléable et fondu. La seconde tire son importance de ce fait qu'elle a été proposée par un congrès international réuni à l'exposition do Philadelphie ; nous la citons textuellement :
" L Tout composé ferreux malléable, comprenant les éléments ordinaires de ce métal, et obtenu soit par la réunion de masses pâteuses, soit par paquetage ou par tout autre procédé n'impliquant pas la fusion, et qui d'ailleurs ne durcit pas par la trempe, bref, tout ce que l'on a désigné jusqu'à ce jour par le nom de fer doux (lorought iron, en anglais), sera appelé à l'avenir fer soudé (weld iron, en anglais ; schweiss eisen, en allemand).
ti IL Tout composé analogue qui, pour une cause quelconque, durcit sous l'action de la trempe et fait partie do ce qu'on appelle aujourd'hui acier naturel, acier de forge, ou plus particulièrement acier puddlé [puddled steel) sera appelé acier soudé {weld steel, en anglais ; schioeiss stahl, en allemand;.
" III. Tout composé ferreux malléable qui aura été obtenu et coulé à l'état fondu, mais qui ne durcit pas sensiblement sous l'action de la trempe, sera appelé fer fondu (ingot iron, en anglais ; /luss eisen, en allemand).
" IV, Tout composé pareil qui, pour une cause quelconque, durcit sous l'action de la trempe, sera appelé acier fondu {i7if/ot steel, en anglais; /luss stahl, en allemand)."
Une telle distinction conventionnelle des métaux ferreux en fers proprement dits et aciers est commode pour les relations commerciales et industrielles. Il est d'autre part un ensemble de propriétés mécaniques sur lesquelles tous les industriels s entendent parfaitement, et qui définissent la valeur d'un métal :
Lorsqu'on soumet un barreau d'acier à des charges graduellement croissantes, on observe une première période, dite période d'élasticité, durant laquelle les allongements, proportionnels aux efforts, disparaîtront quand on supprimera ceux-ci; cette période dure jusqu'à une certaine limite de la charge , qu'on appelle /imiVe de charge à l'élasticité, et qu'on mesure en kilogrammes par millimètre carré ; si l'on dépasse cette limite élastique, une partie de l'allongement subsiste quand on a supprimé l'effort et constitue ce qu'on appelle une déformation
Îiermanente : à ce moment, la pièce a pris, sur toute sa ongueur, un allongement permanent que l'on désigne, industriellement, par allongement proportionnel. En poursuivant encore l'essai, on voit très souvent l'allongement se localiser en un ou plusieurs points où prennent naissance des étranglements (strictions) ; à cet instant, on note la. limite décharge à la rupture; puis ces strictions s'accentuent jusqu'à la rupture définitive. Ces phénomènes élastiques sont d'une étude théorique et expérimentale très délicate: la loi élémentaire de Hooke indique bien un allongement proportionnel à l'effort de traction; mais, pour les grandes transformations, quand apparaissent les déformations permanentes et les strictions, il semble y avoir un écart entre cette loi et les phénomènes observés. La loi de Hooke, sans être encore rigoureuse, peut suffire néanmoins à expliquer l'origine de ces strictions, mais la distribution des forces est loin d'être homogène dans une section de la tige, et l'influence du mode d'en-r castrement des extrémités n'est pas négligeable. Malheureusement, sur la répartition des efforts à l'intérieur et ses rapports avec la ductibilité du métal, la nature et l'influence précises des encastrements, on manque jusqu'ici de données rigoureuses.
Ces essais de traction ne sont pas les seuls auxquels on soumet les aciers : nous citerons encore les essais do fle3rion,d& torsion^ de résistance au choc (par exemple : un prisme à base carrée, de 100 millimètres de côté, placé sur des points d'appui distants de 1 mètre, est frappé en son milieu par un mouton, qu'on fait tomber de hauteurs graduellement croissantes, jusqu'à ce qu'on obtienne la rupture).
— Chim. et phys. Un acier se trouvant ainsi caractérisé par un certain nombre de données numériques, il importe de relier ces données aux facteurs élémentaires, desquels dépendent toutes les propriétés du métal, à savoir ; l" la constitution chimique, c'est-à-dire la nature des corps simples ou de leurs combinaisons mutuelles qui peuvent exister dans le métal en proportions diverses; 2*" Vétat physigue (il dépend essentiellement de la forme et de la répartition des éléments chimiques juxtaposés [grain], et aussi de la déformation permanente que des er^)rts mécaniques ont pu provoquer dans le métal [écrouissage] ).
D'autre part, un acier qui, porté à une température suffisamment élevée (800" au moins), a été refroidi brusquement {trempé), présente des propriétés différentes de celles qu'il possède quand il a été refroidi lentement à partir de la même température {recuit) ; nous aurons à tenir compte de la trempe et du recuit dans l'étude que nous allons faire de la constitution chimique et de l'état physique des aciers.
ï. Constitution chimique. — De tous les corps qui, étrangers au fer, entrent dans la composition des aciers, le carbone est de beaucoup le plus important. La teneur en carbone d'ailleurs ne doit pas dépasser 1,50 pour 100; sinon, le métal cesse d'être malléable et devient une fonte. Parmi les autres éléments qui interviennent, en faibles proportions d'ailleurs, pour modifier les propriétés des métaux ferreux, nous citerons le manganèse, le chrome, le tungstône, le silicium, le phosphore, le soufre, etc.
Les premières expériences faîtes en vue de déterminer l'influence des éléments étrangers sur les aciers sont résumées dans les deux formules suivantes, relatives aux métaux recuits :
R = 30 -H 18C -f 36C^ -f- l,8Mn + 1,5 Ph -I- l,OSi A = 42 — 3eC — 0,55Mn — 0,60 Si où R est la limite de charge à la rupture exprimée en kilogrammes par millimètre carré, A l'allongement proportionnel mesuré entre deux repères distants de 100 millimètres; C, Mn, Ph, Si, représentent les teneurs pour cont en carbone, manganèse, phosphore et silicium. Quant à la limite de charge à l'élasticité, elle est, pour les aciers simplement carbu"rés, sensiblement égale à la moitié de la limite de charge à la rupture: mais, pour les métaux phosphoreux et manganèses, la limite d'élasticité se rapproche beaucoup plus de la limite de rupture.
Ces résultats n'intéressent que les aciers 7'ecuifs; si l'on soumet ces métaux à la trempe, on constate : une élévation de la limite de charge à la rupture et de la limite de charge à l'élasticité ; une diminution de l'allongement ; une augmentation de la dureté et de la fragilité. En ce qui concerne en particulier la limite de charge à la rupture, Osmond représente par la formule suivante les effets dus à une trempe à 1 huile :
Ri — R = 0,92 (R — 32). Rt est la limite de charge à la rupture de l'acier trempé. R la même constante relative à l'acier recuit; ces deux termes s'annulent par R = 32, et effectivement l'expérience montre que la trempe est sans effet sur un acier présentant une résistance de 32 kilogr. De telles modifications produites par la trempe dans les propriétés des aciers sont sous la dépendance do phénomènes d'ordre chimique :
Lorsqu'on échauffe progressivement jusqu'au rouge vif une tige d'acier, on observe, à un moment donné, un ralentissement brusque dans la dilatation et dans l'accroissement de l'éclat du métal : c'est là l'indice de transformations chimiques s'accomplissant dans la masse en expérience; au refroidissement, un arrêt analogue se produit à une température un peu plus basse ; à ce doiu)le phénomène on donne le nom de recalescence. On conçoit dès lors l'effet d'un refroidissement brusque : si le métal traverse la température critique de recalescence en un temps plus court qu'il n'en faut pour que la masse subisse complètement la transformation chimique correspondante, ce métal gardera quelque chose de l'état chimique dans lequel il se trouvait aux températures supérieures ; de là la grosse influence de la vitesse de refroidissement sur les effets de la trempe, vitesse qui dépend d'ailleurs de causes multiples, telles que: les dimensions des pièces trempées, la nature du bain trempant, la température d'immer-
L'étudo cristallographique des aciers est venue confirmer entièrement ces résultats et montre que le carbone n'est pas au même état dans un acier recuit et dans un acier trempé ; on trouve, dans les aciers recuits, deux carbures cristallisés, la cémentite Fe'C et \a.perlite Fe*'C; dans l'acier trempé existe un carbure de même composition que la perlite, Fe"C, c'est la hardénite. Les cristaux de hardénite se distinguent de ceu.x de perlite par leur aspect et en ce que, traités par les réactifs les plus faibles, ils laissent déposer du charbon. Enfin, si la trempe est faite au point de recalescence, la proportion de hardénite est exactement égale à la proportion de perlite qui se serait déposée dans un refroidissement lent. L'expérience montre aussi que le fer lui-même éprouve de pareilles modifications allotropiques sous l'influence de la température, et qu'un brusque refroidissement rend ces transformations permanentes.
IL Etat physique. — Les phénomènes d'ordre chimique no dominent pas à eux seuls les propriétés mécaniques des aciers : des aciers tremp'^s do même composition et à un même état chimique ont souvent des propriétés différentes; il faut en rechercher la cause dans la structure physique du métal. Il résulte des recherches faites par Osmond que dans les aciers les cristaux sont en forme d'aiguilles, s'enchevêtrant les unes dans les autres, et constituant des sortes de ceï^u/es; on conçoit qu'un pétrissage mécanique quelconque, un forgeage, un laminage, brisent ces cellules et les désagrègent; ces dernières peuvent d'ailleurs se reconstituer, dans des conditions de température convenables, sans pour cela que le métal passent l'état fondu.
La trempe, que nous avons déjà vue intervenir pour modifier la constitution interne de ces cristaux, joue également un rôle important dans ces changements de structure : elle modifie la forme extérieure et les dimensions de ces cellules. A ce point de vue, d'ailleurs, la trempe agit soit par la température initiale de chauffe avant le refroidissement rapide, soit par les conditions dans lesquelles se fait le passage au point de recalescence. La température initiale de chauffe importe en ce sens qu'un acier porté à 900" devient cassant et perd tout allongement de rupture : on dit qu'il est brûlé; la présence du phosphore abaisse la température à laquelle ce phénomène se produit. Quant à ce qui se passe à la recalescence, l'expérience a mis nettement en évidence que la transformation est différente, à réchauffement et au refroidissement : tandis qu'à réchauffement le changement de structure est complet, au refroidisseinent la forme extérieure des cellules n'éprouve aucun changement; seule, leur structure interne varie. L'industrie tire un
frand parti de ces changements de structure produits ans les aciers par les passages au point de recalescence. La constitution chimique et la structuré cristallisée ne sont pas les seuls facteurs dont il faille tenir compte pour fixer les propriétés des aciers. Par exemple, un métal de limite élastique L prend une déformation permanente sous l'action d'une charge supérieure à L : l'expérience montre qu'il ne peut, après avoir été ainsi déformé, reprendre une nouvelle déformation permanente que sous l'action d'une nouvelle force L' plus grande que L,Vacier est alors dit écroui; sa malléabilité est devenue plus faible, et il peut d'ailleurs reprendre parle recuit ses propriétés primitives.
Fabrication db l'acier. — L'invention do l'acier est très ancienne et paraît liée, comme l'usage du fer dont elle représente un perfectionnement, aux origines orientales de la métallurgie. On peut dire d'une façon générale que partout, à la fin de l'âge de fer, on fabriqua
l'acier; mais le meilleur, comme !e plus fin, venait, au témoignage de Pline, du pays chinois. Les Indiens qui ont donné leur nom à des procédés de fabrication do l'acier ne sont pas nettement indiqués comme les inventeurs de cette substance.
Les travaux de Réaumur, Berthollet, Monge ont perfectionné l'ancienne fabrication. Les procédés sont nombreux, mais ils peuvent tous se ramener à l'une des trois méthodes générales suivantes :
Décarburation partielle de la fonte (acier d'affinage, acier Bessemer) ;
Carburation du fer pur (acier de carburation, acier cémenté):
Combinaison de ces deux procédés, autrement dit décarburation de la fonte par le fer pur (acier Martin).
En réalité, le procédé Bessemer et le procédé Martin sont aujourd'hui presque seuls employés ; ce sont ceux que nous décrirons plus spécialement, nous bornant à rappeler pour mémoire le principe des anciennes opérations.
— Anciens procédés d'affinage. La décarburation partielle de la fonte était obtenue par une fusion au contact d'oxydes, ou sous le vent d'une tuyère ; en réalité, l'opération était la même que dans la transformation de la fonte en fer ductile par affinage au charbon de bois, ou par mazéage et puddlage ; seulement, on s'arrêtait avant l'enlèvement complet du carbone et du silicium. Ces procédés, aujourd'hui complètement abandonnés, donnaient les aciers naturels ou aciers de forge, et l'acier puddlé.
— Cémentation, h'acier cémenté, qu'on appelle encore acier de carburation, s'obtient par carburation du fer ductile : les barres de fer sont rangées par lits, avec du charbon en poussière mélangé de i/io de son poids de cendres et de sel marin, dans des caisses rectangulaires en briques réfractaires ; on maintient le tout au rouge pondant sept ou huit jours. L'acier brut cémenté est recouvert de soufflures, on lui donne le nom d'acier poule. Pour lui donner do l'homogénéité, on l'étiré en barres minces que l'on soude ensuite par le martelage après les avoir portées au rouge ; on obtient ainsi l'acier corroyé.
~ Procédé Bessemer. La méthode d'affinage de la fonte par le procédé Bessemer a été exposée pour la première fois par son inventeur en 1856 devant la Société britannique; mai s ce n'est qu en 1862 qu'elle commença à être réalisée industriellement. Le principe de ce mode de dé carburation est simple : on brûle le carbone et le silicium parun courant d'air jusqu'à obtenir un métal fondu plus ou moins oxydé que l'on recarbure et désoxydo ensuite par l'addition de spiegel ou fonte manganésifère.
L'opération s'effectue dans une vaste cornu© ovoïde {convertisseur) en tôle rivetée, mobile autour d'un axe horizontal {fig. 1); elle est garnie intérieurement de terre réfractaire argileuse (c'c-rt le garnissage acide, ainsi appelé par oppo.sition au garnissage basique dont nous aurons à parler plus loin et qui s'emploie plus spécialement pour les foutes phosphoreuses) ; à la partie supérieure de la cornue est une ouverture où l'on verse la fonte en fusion au sortir du haut fourneau ; à la partie inférieure sont sept tuyères en terre réfractaire par lesquelles on peut injecter de l'air.
Avant d'introduire la fonte, on remplit l'appareil de coke incandescent dont on active la combustion en faisant passer l'air des souffleries. La cornue étant portée à une haute température, on la fait pivoter pour que le coke puisse tomber ; puis on laisse arriver la fonte, l'appareil étant horizontal, afin que cette fonte ne coule pas dans les tuyères. On met alors en mouvement la soufflerie, et l'on redresse l'appareil : l'air arrive avec une pression équivalant à sept fuis environ la colonne de métal.
Parmi les éléments étrangers au fer, le silicium, qui osi le plus oxydable, brûle le premier en produisant de la silice ; celle-ci, qui est un produit solide, ne fournit aucune flamme et donne une gerbe d'étincelles, caractéristique de la première période. Dès que le carbone commence à brûler, la flamme devient plus vive ; en même temps, on perçoit un fort bouillonnement produit par l'oxyde de carbone, c'est la seconde péj'iode : on est averti qu'elle .m terminée par un abaissement dans l'intensité lumintMi de la flamme et par la disparition du bouillonnement, a . quel succède un omit sourd indiquantque le métal selai^^ difficilement traverser. Alors, on renverse la cornue, i.t l'on ajoute, en proportions variant suivant le métal .n e.xpérience, le spiegel, qui est une fonte à 70 % de niau-
Fig 1 — CoNVEni i
VI ouverture de lH ii ^ i
— N, tu\au condui ^lU K fond de la coroiie — 0 ^\
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5 6 7 8 9 Temp s ei Fig. 2. — Vnriations des teneur!
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L Bessemer acide.
fanèse ; ce dernier métal s'oxyde aux dépens de l'oxyde 0 fer, qui se trouve ainsi réduit, tandis que le carbone s'ajoute purement et simplement. L'action du spiegel terminée, on fait basculer 1 appareil ; on reçoit l'acier dans une grande poche en fer garnie intérieurement d'argile et fermée à sa partie inférieure par une soupape. Nous donnons {fig. 2; un graphique dressé d'après Kitig et ro-
l'rdsontant los variations des teneurs on rarbono, silicium, manganôso ot phosphore pondant uno opération Bessomor ;i<:ido; on y voit quelle est la durûo lolalo do l'oxpérionco i vingt minutes environ) ot quelles sont los durcies relatives dos diverses périodes.
En étudiant les réactions successives qui se produisent dans un Bossomer, nous avons indiqué les variations d aspect de la flamme aux diverses périodes do l'opéraiion; pour serrer do plus près co jihénomùno, on a ou l'idée d'examiner cette flamme au speclroscopo : pendant Japrcmioro période, le spectre est continu, il est dû aux parcelles solides incandescentes qui sont projetées au dehors de l'appareil; pendant la second© période, les gaz apparaissent et l'on a, superposés, un spectre continu, un spectre do raies et un spectre d'absorption. On conçoit que l'observation do ces spectres ot de leurs transformations puisse être d'un grand secours pour renseigner sur la composition de la masse on expérience. Toutefois, lorsque la fonte est manganésifôre, des fumées se produisent qui nuisent à uno bonne observation spectrale; l'analyso des scories fournit alors do précieuses indications.
Le soufre et le phosphore no sont pas éliminés dans le traitement d'une fonte au Bessemer acide. Pour les fontes qui présentent de notables portions de ces deux éléments, on emploie le convertisseur basique^ garni intérieurement en briques de dolomie (.carbonates de chaux ot do magaôsiej : lo phosphore ot le soufre s'oxjdeut et donnent
ACIËRAGE — ACINL'S
des acides qui, s'unissant à la chaux et à la magnésie, passent dans les scories; celles-ci, riches en phosphates, sont utilisées comme onî^rais. Nous donnons (fig. 3) un graphique qui représente les variations des teneurs en carbone, silicium, manganèse, phosnliore et soufre, aux diverses périodes d'une opération Bessemer basique.
— Procédé Martin. Ce procédé consiste à décarburer partiellement la fonte par l'addition de fer ductile : la découverte des procédés de chauffage Siemens a permis do réaliser industriellement cette opération.
En principe, le four Martin, dont la disposition générale est indiquée (Hg. 4), est un four à réverbère chauffé au gaz : la fusion de la fonte et les réactions s'effectuent sur la sole recouverte d'une couche de terre argileuse
— D. chambre
■'■Hiauffent avant de brûler dans
B coupe montrant Vîniê- , 601e sur laquelle s'opère la fusionchambre i^ gaz (le gaz et l'air s'y
, — G, conduite \
four). — F, des gazoyi
ri'fractaire où vient brûler un mélange de gaz combustililt's et d'air qui ont été au préalable chauffés séparo- MMMit dans des chambres disposées à cet elfet. La sole Si- trouve ainsi portée à une température de 1.500° : on y introduit la fonte, puis des quantités de fer ductile croiss.iiit progressivement jusque ce que l'on ait obtenu un .l'ior do composition voulue. L'opération se fait beau- ' lup plus rapidement lorsqu'on emploie, au lieu du four \I;irtin-Siemens ordinaire, un four Perrot : la soie est, <l:ins ce dernier appareil, mobile autour d'un axe légèriMiient incliné sur la verticale, et l'on peut ainsi donner :iii mélange de fonte et de fer un brassage énergique qui ;i'tive l'attinage : cinq ou six heures suffisent alors pour traiter 10.000 kilogr. de fonte. Le procédé Martin permet < nuramment de faire des coulées de 5.000 à 6.000 kilogr. >l aiier, et il a pu être employé, concurremment avec le t'iocédé Bessemer, pour la fa"brication dos canons ; mais lacier sortant du four Martin pré.sente plus de soufflures. Los soufflures sont en offot produites, pour la plupart, par 1 iticlusion de bulles d'oxyde de carbone, et ce ga2 se dégage mieux du métal sortant du convertisseur Bessemer, i|ui a une température plus élevée. Ce procédé, dit acide, ne permet pas de traiter los fontes contenant du phos- |iliore. En ce qui concerne ces dernières fontes, on a uiihsé des soles basiques construites en dolomie, et analogues au revêtement inférieur d'un Bessemer basi(|ue.
— Acier au tungstèîie. Les aciers renfermant y p. 100 de tungstène sont tenaces et durs, et entament l'acier trempé ; au delà, la dureté seule croît, et le métal devient excessivement cassant.
~ Acier chromé. Les ferro-chromes ou fontes chromées sont préparés avec lo minerai de chrome et ont peu d'aciMn sur l'aiguille aimantée. Ajoutés aux aciers, ils leur lonimuniquentdespropriétésparticulières.Lalimited'élasticité est presque doublée; la résistance au choc e1 à la rupture s'accroît considérablement ; l'acier chromé, laminé on tôles, supporte merveilleusement le choc des projec-
tiles, n'après Brastloin,Ios étonnantes propriétés do l'acier i-hroni» seraient duos à l'extrême ténuité du ^ruin. L'alliage du chromo à l'acier élève lo point do fusion du métal, (ju'il est assez diflicilo do couler, à cause des oxydes qui adhèrent à la masse.
— Acier et nickel, Un acier renfermant 0,0i do nickol est très dur, susceptible d'un beau poli, sous lequel apparaît lo nerf du damas ; cet alliage est couuu sous lo nom do fer météorique.
— Acier damassé. On entend par acier damassé, ou tout simplement damas, une qualité particulière, et d'origine orientale au début, dans laquelle apparaissent do longues veines flexuouscs, interrompues et plus ou moins parallèles. Les Orientaux, surtout les Syriens et les Turcs, le fabriquaient soit par la forge, en soudant ensemble do l'acier carburé et du for doux, soit au moyen do coulées d'acide. On en fait aujourd'hui des imitations par le procédé Wootz, qui consiste à ajouter quelques centièmes de platine à l'acier ordinaire, et à former, au moyen do l'acide sulfurique, des dessins comparables à ceux dos lames d'Orient. V. Damas.
— Anabjse des aciers. La chimie joue un rôlo important dans la métallurgie actuelle, qui est devenue de îdus en plus scientifique. C'est l'analyse qui règle l'emploi dos fontes à dccarburer, des combustibles, des garnitures acides ou basiques des fours. Les usines qui essayeraient de se soustraire à son puissant contrôle obtiendraient dos résultats désastreux. Dans les aciers, on doit doser: le carbone, lo manganèse, lo chrome, l'azote, lo silicium, etc.
— Statistique et usages de l'acier. L'acier so fabrique, en Franco, dans un grand nombre de départements; celui de la Loire tient la tête.
Dans beaucoup d'applications, entre autres les tôles et les rails, le fer est remplacé par les aciers Bessemer ou Martin. Depuis quelques années, on a renoncé presque complètement à la fabrication des rails en fer, qu'on a avantageusement remplaces par des rails en acier, beaucoup plus résistants et d'un prix moindre. L'artillerie no consomme que do l'acier pour son matériel. Les canons de fusils sont forés à même dans un cylindre d'acier. La marine constitue aujourd'hui un des débouchés les plus importants de cette industrie. Les premiers essais de navires en acier furent faits en 1859 ; depuis 1872, on a réalisé d'immenses progrès. Les navires en acier pèsent beaucoup moins que ceux en fer; cette diminution est de 20 p. 100 pour la marine de guerre.
Dans la grande construction, les ponts se fabriquent maintenant en acier, et l'exemple a été donné par la Hollande. Le type le plus grandiose est le pont qui rolio ^ew-'i'ork et Brooklyn, terminé en 1885.
Les arbres des machines à vapeur se font aujourd'hui presque exclusivemen t avec ce métal, ainsi que les essieux des locomotives. Les essieux en fer ne pouvaient parcourir que 50.000 kilomètres, alors que ceux d'acier en parcourent 300.000 et plus. Ajoutons que l'acier sert à la fabrication d'une foule de menus objets: limes, scies, couteaux, outils do toute sorte, burins, ressorts de montre, etc.
ACIÉRAGE (si-é-raj') n. m. Action d'aciércr un métal, de lui donner les qualités de l'acier : /.'aciérage du fer.
ACIÉRATION [si-é-ra-si) n. f. Opération par laquelle se produit 1 acier; action d'aoiérer, de convertir le fer en acier; résultat do cette action: Une dose de carbone déterminée est nécessaire a Taciebation.
ACIÉRER V. a. (rad. ocicr. — Vé fermé du radical acié se change en è ouvert devant une syllabe muette : J'aciére, qu'il acière ; excepté au futur et au condit. prés. : J'aciéreraif tu aciérerais). Convertir le fer en acier : Le carbone pénétre jusqu'au centre des barres de fer et les acièke.
— En T. de maréchal. Action par laquelle on adapte sur la face inférieure du fer du cheval un crampon d'acier de forme pyramidale, qui facilite la marclie sur le sol couvert de neige ou de glace. C'est ce qu'on appelle ferrera glace, il On dit -.Faire acierer un cheval. Un cheval aciéeé.
S'aciérer, v. pr. Etre transformé en acier.
ACIÉREOX, EUSE adj. Se dit du fer quand il a reçu le caractère de l'acier : ie /'er aciéreux se rapproche des aciers naturels. Il Qui a les qualités de l'acier, qui se rapporte à l'acior : Le bon fer réunit à la malléabilité les qualités de
dureté ACIÊREUSE.
ACIÉRIE n. f. Usine oii l'on fabrique l'acier : Le département de la Loire possède de 1res belles aciéries.
ACIFORME (du lat. aciM, aiguille, et de forme) adj. Qui est en forme d'aiguille. Syn. de aciculifohme.
AciGNÉ, comni. d'IlIe-et-Vilaine, arrond. et à 10 kilom. de Rennes, sur la Vilaine ; 2.020 hab.
AciLIA (gens), célèbre gens plébéienne de Rome, une des plus anciennes et des plus connues, dont les différentes branches ont porté chacune un surnom spécial. Les principaux de ses membres furent : Acilius Glabrio (Manilsi, tribun de la plèbe en 201 av. J.-C, préteur pérégrin en 195, consul en 191. Il étouffa en Etrurie une révolte d'esclaves pendant sa préture, vainquit, pendant son consulat, je roi de Syrie Antiochus III aux Thermopyles, et commença la soumission de l'Etolie. De retour à Rome en 190, il y célébra son triomphe, puis dut, par suite d'un procès de péculat, renoncer à briguer la censure. 11 a fait construire à Rome le temple de Ta Piété ; — Acilius GlabrlofMANius), arrière-petit-flls du précédent, préteur en 70 av. tl.-C., consul en 67. Il présida le jury dans le procès intenté à '\'errès, rédigea une loi contre la corruption électorale (les Acilia Calpurnia de ambitu) et succéda à Lucullus dans le gouvernement de Bithynie et dans la direction de la guerre contre Mithridate; — Acilius Glabrio (Manius), tribun de la plèbe en 123 ou 122 av. J.-C, est l'auteur d'une loi célèbre contre les concussionnaires, lex Acilia repetundaritm ; — Acilius Glabrio, consul en 91 ap. J.-C, fut contraint par Domitien de descendre dans l'arène et d'y combattre un énorme lion ; il sortit vainqueur de cette épreuve, mais fut banni bientôt après, puis tué par l'empereur, jaloux de lui.
Acilius (Caius), soldat de l'armée de César, connu par un trait de bravoure qui l'a fait comparer par les Romains au héros athénien Cynégire. Il sauta, dans un combat navsl près de Marseille', sur un bâtiment ennemi, bien qu'il eût la main droite coupée, et combattit do la main gauche jusqu'à la prise du vaisseau par ses compagnons.
s, famille
Ov
du gT. akinêtos, fixe)
ACILIUS (u«<) n. m. Genre d'insoctos coléoplCTi dos dyttscidés, au corps largo et clliptiquOf habitant les rég^ionu tempérées du globe. h'acitiiix HulcatuH est commun dans les eaux stagnantes do France.
ACINACE (lat. acinacea) d. m. Dans l'antiquité, sorte do coutelas ou long poignard à lamo droite ayant un ou dffux tranchants. L'acinaco so portait à droite, tandis que l'épéo se suspendait le plus souvent au flanc gaucho. Les Romains appo- Ac*1>ij», laieni acinacen les glaives courts doDt ee scn'aicnt les barbares do l'Orient, comme les Scythes.
AciNACG, nom d'une divinité scythe. C'était uno lame do sabre, élevée sur uno quille do bois, devant laquelle avait lieu, tous les ans, un sacrifice Je chevaux.
ACINACIFOLIÉ. ÉE (de acinace, et du lat. folium, feuille) adi. Qui a les fouilles en lame do sabre.
ACINAGIFORME (de aetnace, et forme) adj. Qui est en forme do sabre. Se dit dos oreanes foliacés des végétaux, quand ils ont à peu près la forme d'un sabre, n On donne aussi ce nom aux fruits de quelques légumineuses. Acioarc.
AGINAIRE (du gr. akUtos, grain de raisin) adj. Se dit des plantes dont les rameaux portent à leur surface do petites vésicules, analogues aux grains de raisin.
ACINEou ACINUS(nus«~du gr. akinos, grain de raisin) n. m. Bot. Nom générique de toutes les petites baies molles, pleines d© suc, à graines dures et osseuses, comme les groseilles, los raisins, etc.
— Anat. Nom donné aux lobes des glandes en grappe. Chaque acinus est constitué par un certain nombre ae culsde-sac, qui sont en quelque sorte appendus à une branche du conduit excréteur : les glandes sébacées, lacrvmales, salivaires, etc., sont des types de ces glandes, "u On a donné ce nom aux vésicules closes des glandes vasculaires sanguines.
ACINÉSIATROPHIE (de acinésie et atrophie) n. f. Atrophie résultant du manque d'exercice.
ACINÉSIE iiiu gr. a priv., et khiêsis, mouvement) n. f.
Intervalle qui sépare la systole de la diastole, à chaque pulsation du cœur.
ACINÈTE ou ACINÉTIEN ( si n . m . Genre d'infusoires , type de la famille des acinédclés.
ACINÈTE n. f. Genre de plantes monocotvlédones, famiDe des orchiifées, des régions chaudes de l'Amérique.
ACINÉTIDÉSn.m. pi. Famille d'infusoires tentaculifères ou suceurs. (V. sucelrs) Les acinétidés vivent en parasites sur d'autres infusoires ; ils comprennent les genres podophryo, sphéropnrye, acinète et dendrocomète.
Il On dit aussi acinétiens.
ACINÉTIQUE ou ACINÉ- SIQUE (du gr. a priv., et kmêsis, mouvementi adj. Toxic. Qui se rapporte à la privation ou à la modération des mouvements. Se dit des médicaments et des poisons qui provoquent ce résultat : La digitaline est unpoiso7t acinêtiqle pour le cœur.
— Histol. Diri.^ion acinétique. Division d'une cellule sans mouvement du noyau.
ACINEUX, EUSE adj. Qui est arrondi en forme de grain de raisin. Il GlaJide acineuse, S^'n. de glande en grappe.
ACINIE (du gr. akirws, grain de raisin) n. f. Genre d'insectes diptères brachy eères, famille des tepbrilidés, renfermant des mouches de formes grêles habitant l'Europe et l'Amérique. L'espèce type est Vacinia radiata de nos pays.
AGINIER (du gr. akinos, grain de raisin) n. m. Nom do l'aubépine, parce que ses baies ressemblent au raisin.
AGINIFORME (du gr. akinos, grain de raisin, et de forme} adj. But. Qui a la forme d'un grain de raisin.
— Anat. So dit de l'une des membranes de l'œil. AGINO ou ACCINO {att-cki-no)-a.m. Petit poids en usage à
Naplrs et en Sicile pour peser les matières d'or et d^rgent et valant environ 4 centigrammes et demi, [i PI. Des acini.
AGÏNODENDRE {dan) ou ACINODENDRON {din\ ^du gr. akinos, grain de raisin, et dendron, arbrel adj. Se dit d'une plante dont les fruits sont disposés en grappe.
ACINOPE (^du gr. aA-i»o.î, grain, et poH5, pied) n.m.Genro d'insectes coléoptères, famille des carabidés, sous-famille des harpalinés, caractérisés par leur tète épaisse et renflée, presque aussi large que les élytres. Leur couleur est d'un noir foncé, lexir taille de 16 à 25 millimètres. Vivent enterrés sous les pierres dans les terrains arides. Habitent la région européenne et circaméditerranéenne. Douze espèces connues, dont deux françaises.
ACINOPHORE (du gr. akinos, grain de Acinupp. raisin, et phoros, qui porte) n. m. Genre de champignons lycoperdacés.
ACINOS {noss — du gr. akinos, basilic sauvage) n. m. Subdivision du genre cafament.
ACINTU (nom mexicain) n. m. Espèce de poule mexicaine, à plumage noirâtre mêlé de blanc.
ACINUIX fdu lat. acinum. dérivé du gr. akinos, grain de raisin) n. m. Genre de champignons globuleux.
ACINUS D. m. Bot. V. ACINE.
Âcinète suç;
A, coupe
ACIOA — ACOLLAS
ACIOA D. f. Genre de plantes des Guyanes, de la famille des chrjsobalanées , dont les graines sont comestibles.
AGIOTE ou ACIO- TIS {tiss — du gr.
akis, pointe) n. m.
Genre de mélastomacécs, poussant dans l'Inde occidentale et dans l'Amérique tropicale.
ACIFENSER {pht-sèr) n. m. Nom scientifique des poissons du genre esturgeon.
ACIPENSÉRIDÉ3
{pin — rad. acipenser) n. m. pi. Famille de poissons ganoides renfermant les esturgeons. Habitent les mers de l'hémisphère Nord. Des espèces fossiles se trouvent dans les terrains tertiaires. Genres principau.^ : esturgeon ou acipenser, scaphyrhynque, etc.
ACIPBORÊ, ÉE (du gr. akis. pointe, etphor-os, qui porte) adj. Se dit des insectes dont le corps se termine en forme d'aiguille.
— n. f. pi. Insectes dont les femelles ont l'abdomen terminé en larièro et peuvent introduire leurs œufs sous l'cpiderme des plantes.
ACIPHYLLE (du gr. akis, pointe, etphullon, feuille) n, f. Genre de plantes ombellifères, originaires de la Nouvelle- Zélande et de l'Australie.
— adj. Qui a les feuilles pointues.
Agir. Géogr. 'V. Asstr.
Agi-REALE, ville d'Italie (Sicile), prov. de Catane, sur la Méditerranée, au pied de l'Etna et à l'embouchure du fleuve côtier Aci ; 38.500 hab. C'est peut-être l'ancienne Xiphonia. Eaux minérales, fabriques de toiles et d'étofles de soie, commerce de vins, de fruits, de soufre et de cire. Chef-lieu d'un district peuplé de 131.000 hab.
AGIS {siss — do Acis, n. mythol.) n. m. Nom d'un genre de gobe-mouches et d'une espèce de papillon du genre lycène.
Agis, berger de Sicile, fils de Faunus et de la nymphe Syméthis. Il fut aimé de Galatée ; mais le cyclope Polyphème, son rival, l'ayant un jour surpris avec son amante, l'écrasa sous un rocher de l'Etna. Neptune, à la prière de Galatée, le changea en fleuve. Acis est la personnification d'un phénomène volcanique.
Acis et Galatée, pastorale héroïque en trois actes et un prologue, paroles de Campistron, musique de Lulli, représentée au château d'Anet, chez le duc de "Vendôme, le G septembre 1686, et à l'Opéra à la fin du mémo mois. C'est le dernier ouvrage que fit représenter Lulli, qui mourut six mois après.
Acis et Galatée, tableau de Claude Gelée, au musée de Dresde. Au premier plan, Acis et Galatée sont en conversation amoureuse ; plus loin, le géant Polyphème, assis sur un rocher. Dans cette œuvre ravissante, l'importance de la scène demeure subordonnée à celle du paysage. — poussin a traité le môme sujet, mais en peintre d'histoire. — Ottin a sculpté un remarquable groupe en marbre Acis et Galatée, qui décore la fontaine Médicis dans le jardin du Luxembourg (Paris). "V. Galatée, Poltpuème. AGISANTHÈRE (du gr. akis, pointe, et aiithéros, fleuri) n. m. Genre de plantes mélastomacées qui croît dans les régions tropicales de l'Amérique et dans les iles de l'Asie occidentale.
ACISELER v. a. (de a, et ciseler. — La consonne l se double devant un e muet : J'aciselle, facisellerai). Coucher pour la première fois le plant do la vigne.
ACISPERME (du gr. akis, pointe, et sperma, semence) n. m. Genre de plantes. Syn. de coréopsis.
Agk (pays d'j [Af/iiensis papas], ancien pays de la Bretagne, compris dans l'arr. de Brest. Capit. Lesneren.
ACKEN ou Aken, ville do Prusse, prov. do Saxe, cercle do Kalbe, sur la rive gauche de l'Elbe ; 5.100 hab. Nombreuses fabriques, commerce de cabotage sur l'Elbe. Agkere (Maria Doolaeghe, dame Van], femme poète belge, née et morte à Dixmude (1803-1884). Elle a puissamment contribué à la renaissance de la langue flamande, restée jusqu'à 1815 environ une sorte de patois, où se heurtaient des mots espagnols, allemands, français, etc. Elle compte parmi les meilleurs poètes nationaux do la Flandre. Ses principales œuvres sont : les Pâquerettes {Madelieven, 1840); la Lampe du soir {de Avond Lamp, 1350); Fleurs d'hiver {Winterbloemen, 1868); Poésies (Gedichlen, 1873).
ACKERMANN (Conrad), artiste dramatique allemand, né à Schwerin en nio, mort à Hambourg en mi. Il excellait dans la comédie, et il contribua à perfectionner le théâtre en Allemagne. Il dirigea plusieurs scènes, et connut à Hambourg Lessing, qui s'intéressait à ses succès.
AgkERMANN (Jean-Christian-Théophile), médecin allemand, né à Zeulenroda (Vogtland) en 1756, mort à Altdorf en 1801. 11 professa la chimie, la pathologie et la thérapeutique. On lui doit un Manuel de médecine militaire et un Traité des maladies des savants.
Ackermann (Rodolphe), industriel allemand, né à Schnceberg (Saxe) en 1764, mort en 1834. Il publia à Londres, dans le Journal de modes, dos dessins coloriés de voitures, dontlo succès fut éclatant. Alors, Ackermann fit le commerce d'objets d'art. Devenu citoyen de Londres, il y créa l'établissement connu sous la nom de Bepositoi-y of arts. Il inventa un moyen de rendre imperméables les étofl'es et des essieux mobiles pour empêcher les voitures do verser ; il fonda à Londres une importante imprimerie lithographique, et fit paraître le journal Hepositonj ofarls, literature and fashions, contenant des planches coloriées
(1814). Il publia des gra'Viires à l'aqua-tinta et, à partir do 1823, les jolis almanachs de poche connus sous le nom de Forfjet me not.
Ackermann (Louise-VictorineCHOQUET, dame), femme poète, née à Paris en 1813, morte à Nice en 1890. Elle écrivit d'abord quelques Contes en vers (1855); puis Pre^ mières poésies (^1863) la plus parfaite peut-être de ses œuvres, quoiqu'elle ait du princioalement sa réputation Sia\ Poésies ptiilosophigues (1872), et aux Pensées d une solitaire (1882).
La philosophie do M"' Ackermann est le pessimisme ; aussi ne voit-elle guère de la vie que les misères et les douleurs. Elle a dit elle-même que le genre humain lui apparaissait • comme le héros d'un dranïe lamentable, qui se joue dans un coin perdu de l'univers, en venu de lois aveugles, devant une nature indifférente, avec le néant pour dénouement n . C'est sous l'empire de ces idées qu'elle a écrit ses princi-
Fales pièces de vers ; Amolli' et la Mort, la Nature à l'Homme, l'homme à la Nature, la Guerre, l'Idéal, le Cri, le Déluge, etc., oii elle montre, comme poète, de hautes et rares qualités, une originalité, une vigueur qu'on ne trouve à un égal degré dans l'œuvro d'aucune autre femme. Son vers a une ampleur ferme et sonore, une simplicité énergique. Un recueil de le titre de Œuvres de M- L. Acki
ACLADIUM (om' — du gr. a priv., et klados, rameau) n. m. Champignon qui croit surtout sur le bois pourri.
ACLASTE (du gr. a priv., et klaslés, qui brise) adj. Se dit des corps qui jouissent de la propriété de laisser passer les rayons lumineux sans les réfracter.
AGLÉE (du gr. aktéès, obscur) n. m. Genre de coléoptères, famille des curculionidés, renfermant des charançons de Malaisîe.
AGLÉIA (du gr. akleia, obscurité) n. m. Genre de plantes à capitules multiflores, à fleurs tubuleuses, ayant pour fruit des akènes comprimés.
ACLÉIDIEN, ENNE (di-in, en — du gr. a priv. et kleis, kleidos. claviculej adj. Se dit des animau.x qui sont prives de clavicules, n S'empl. aussi substantiv. : Un acléidien.
ACLEISTODÉRAS [ràss — du gr. akleistos, ouvert, et déras, peau) n. m. Genre de mollusques céphalopodes tétrabranchiaux fossiles, créé en 1883 par Hyatt et classé par lui dans la famille des gomphocératidés.
ACLINIQUE (gr. aklinès, qui ne penche pas) adj. Se dit d'un lieu où l'inclinaison de l'aiguille aimantée est nulle. Il La ligne aclinique est une ligne sinueuse s'écartant peu de l'éqùateur géographique. Y. magnétisme terrestre.
ACLIS ou AGLYS [kliss — gr. agkulis. même sens) n. in. Javelot en usage chez divers peuples de l'antiqmte. L aciir était une arme de jet à ham.pe fine, ronde et
pas deux pieds de long; cette hampe comportait un lien très long qui servait à lancer l'arme et à la ramener pour la lancer de nouveau. L'aclis paraît avoir été l'origine du
pilum romain ou de l'arme q'vii semble lui avoir donné naissance dune façon plus stricte, l'angon deS Germains. AGLOPCS (piiss) ou AGLOPE (du gr. akléés. obscur, et ôps, ôpos, œil) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des glapbyridés, renfermant de petits scarabées bruns du Brésil, désignés par Dejean sous le nom do lasiopu^. Le nom i'aclopus, comme plus ancien, doit prévaloir.
ACLOOET {è) n. m. Nom donné autrefois au ferret des aiguillettes militaires.
ACLTTROPHYTE (du gr. a priv. ; kleithron, clôture, et phuton. plante) n. m. Plante dont les graines n'ont aucune enveloppe apparente.
ACMADÈNE (du gr. akmè, pointe, et adèn, glande) n. m. Genre de plantes africaines, de la famille des diosmées, tirant son nom des glandes qui terminent ses anthères.
AGM^EA (du gr. akmè, pointe) n. f. Genre de mollusques appartenant à la famille des patellidés. On trouve l'espèce Marceau.ri à l'état fossile dans le terrain éocéne.
AGMANITES n. m. pi. Membres d'une secte manichéenne, fondée par Acma. V. manichéens.
ACMASTIQUE (du gr. akmastikos, qui est au plus haut point) adj. Se dit d'une fièvre qui augmente graduellement, puis décroît de même. Elle est épacmastique dans la première période, et paracmastique dans la seconde.
ACMÉ (gr. akmè, sommet) n. m. Epoque oii une maladie est à son plus haut degré d'intensité : /.'acmé d'une maladie fébrile est le moment où la température a été le plus élevée.
AGMELLE (du gr. akmè, pointe) n. f. Plante de l'Inde et de l'Amérique Su Sud préconisée contre le scorbut. On lui a donné le nom A'abéeédaire, parce qu'à Ternate (Moluques), on la faisait mâcher par les enfants qui parlaient ditlicilement.
ACMÈNE (de Acménes. nom mylh.) n f. Genre de plantes
e. Il fut
spèce est indigène de la Nou-
ACMÉODÈRE (du gr. akmaios, vigoureux, et déré, cou) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des buprestides, renfermant des buprestes européens et africains. On en connaît plus de cent espèces, dont la plus commune est Vacmxodera tœniata de France et d'Algérie.
AGMITE n. f. Espèce minérale appartenant au genre pyroxène et se présentant en prismes noirs et allongés.
ACMOCÈRE (du gr. akmè, pointe, et kéras. corne ;i n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des longicornes. Une espèce vit en Guinée.
ACMON, fils de Manès, chef d'une colonie de Scythes qui s'établit en Syrio et en mis au rang des dieux. Son culte florissait dans l'île de Crète. ACNÉ (on devrait dire acmé, cfu gr. akmè, inflorescence) n. f. Maladie de la peau, caractérisée par une lésion ou un trouble fonctionnel des glandes sébacées et pilaires : La couperose est une variété rf'ACNÉ.
— Encycl. L'acné est caractérisée par des pustules peu étendues, séparées les unes des autres, environnées d'une auréole rosée ou livide, et plus ou moins dures à leur base. Dans certains cas, il y a suppuration des pustules. L'acné siège spécialement au visage, à la poitrine et aux épaules. Le^ causes qui paraissent avoir le plus d'influence sur son développement sont les excès de table, l'abus des alcooliques, les mets épicés, la malpropreté l'âge critique chez les femmes. On peut employer contre l'acné un régime doux, végétal, des bains tièdes, quelques laxatifs, des lotions sur les parties malades avec des compresses trempées dans de l'eau très chaude, des frictions faites avec de l'eau de Cologne, de l'alcool camphré, de l'alcool saturé d'acide borioue, etc. Le traitement se modifie suivant les variétés d acné.
ACNÉPHALE (du gr. a priv., et knéphalon, flocon de laine) n. m. Genre d'insectes diptères.
ACNIDE (du gr. a priv., et knidS, ortie) n. f. Genre de plantes textiles, dont l'espèce la plus remarquable est Vacnide à feuilles de chanvre, vivace, de l'Amérique septentrionale. Dans la 'Virginie, elle sert aux mêmes usages que le chanvre.
ACNISTE n. m. Genre de plantes de la famille des solanacées, originaire de l'Amérique tropicale.
AGNODAL, ALE (du latin nodus, nœud) adj. Se dit d'un point isolé dont les coordonnées satisfont à l'équation d'une courbe et qu'on peut envisager comme le point de concours réel de deux branches imaginaires conjuguées de la courbe. Syn. de conjugué.
AGOGAT ica) n. m. Linteau de fer servant à avancer ou à reculer le battant d'un métier à tisser le velours.
AGOCÉPHALE (du gr. akoè. ouïe, et képhalè, tête) n. m. Genre d'insectes hémiptères bomoptères, famille des cicadellidés, renfermant des cicadelles européennes et américaines caractérisées par leur corps à flancs râpeux, leur front pointu avec ocelles situés en avant des grands yeux (acocephalus costatus [France], etc.j.
ACOCHLIDES {kli — du gr. a priv., et kokhlis, coquille) n. m. pi. Famille do mollusques céphalopodes. On y a placé ceux de ces animaux qui ont huit pieds et qui sont dépourvus de coquilles.
AGŒLES {ce — du gr. a priv., et koilia, jabot) n. m. Famille de tubellariés, caractérisés par l'absence do tubo dir;estif. Les principaux types sont les genres prosoporus et conmluta.
ACOÈTE (du gr. akoè, ouïe) n. m. Genre d'annélidcs chétopodes de la famille des aphroditiens, à corps long et déprimé dont on connaît une espèce aux Antilles. Ils habitent un long fourreau qui a la consistance du cuir.
ACOGNOSIE {qn. dur — du gr. akos, remède, et qnôsis, connaissance) n. f. Connaissance des moyens thérapeutiques, chirurgicaux et médicaux.
ACOGRAPHIE (du gr. aA-os, remède, et graphe, description) n. f. Description de remèdes.
AGOGRAPHIQUE adj. Qui concerne la description des remèdes.
AGOLASTE (du gr. akolastos. libertin ; allusion au développement considérable do l'organo mâle) n. m. Genre d'insectes diptères. Syn. de cordylube.
ACOLÉE [du gr. a priv., et koleos. gaine) n. f. Genre de plantes hépatiques. X. gymnomitrium.
ACOLES (du er. akfilos, sans membres) n. m. pi. Nom donné par LatrelUe aux annélides qui n'ont aucun appendice externe.
AgolhUAS ou AlcOLHUAS, peuple qui a été constamment confondu par les chroniqueurs avec les Colhuas et qui semble être arrivé le dernier dans l'Anahuac (Mexique). Il a été prépondérant dans ce pays sous le règne do Quinatzin, puis fut asservi par les Tépanèques, qu'Itzacoatl, 4' roi aztèque, asservit à leur tour. Le royaume des .Alcolhuas (capit. Alcolhuacan. puis Texcoco) ne le cédait guère en puissance à l'empire aztèque : ses habitants, de mœurs pacifiques, cultivaient les arts et redoutaient leurs sanguinaires voisins. Un Acolhua (ou
AurOLHUA).
— BiBi.ioGR. : Biart, les Aztèques (Paris, 1885).
AcOLLAS l'bmile), professeur de droit et homme politique français, né à La Châtre en 1820, mort à Asnières en 1891. Il' prononça, au Congrès de Genève (1867), un discours dans lequel il exprimait les idées républicaines les plus avancées. A Paris, il essaya avec quelques amis de provoquer un mouvement, fut arrêté et condamné à un an de prison (1867). En 1870, il occupait â l'université de Berne une chaire de droit, lorsqu'il lut nommé par la Commune doyen de la Faculté de droit de Paris; mais il continua d'habiter Berne. De retour à Paris, en septemhro 1871, il sollicita vainement l'autorisation de faire un cours do droit politique pour les ouvriers. En 1878, il fonda une revue, la Science politique. Il fut nommé, en 1880, inspecteur général des prisons. AcoUas professait dos doctrines très radicales en droit comme on politique.
parmi ses nombreux ouvragos, il faut citer : Néeeisité de rrfomlre l'ensemble de nos codes (1866), critifjuo trôs vivo du ciidi' civil: Manuel de droit civil (1800-I87;i), ouvrage II' , I. in.n (iiiii'-, où l'on trouve une oxjtosition complète ilr . ^;i II iitiquoa et un comnicntairo critique plein ilii 1.1 ., . :ii ruilo civil ; les Enfants naturels (1871); I\uj>;, d U,.U'.it c contemporaine (1872), au sujet do la loi sur riiitoruaiàuualo,: l'Anthî'opolojfie et le Droit (187-1) ; Loi générale de l'évolution de l'humanité (1876) ; Philosophie de la science politique (1877) ; le Droit mis à la portée de tout te munde (18S3), Sl^rio do petits volumes dont l'ensomblo dtniiu, liirmiT tiiio (Mir^ clopâdie populaire du droit.
ACOLOGIEiiii AKOLOGIE {dugr. a/tos, remède, et lor/os, dibcotir.si II. f. Traito dus moyens thérapeutiques on général Syn. MAiiiiKii MiiuicALE. 11 Traité des instrumeuts de cliirurgio.
ACOLOGIQUE ou AKOLOGIQUE adj. Qui concerne l'acologio.
ACOLYCTINE(rad. aconitum lycoctonuml n. f. Substance que l'on retire de l'extrait sec d'aconitum lycoctonufn. Elle est blanche, amèro, soluble dans l'eau, l'alcool et le chloroforme ; sa réaction est alcaline. Pour la préparer, on épuise l'extrait par l'acide sulfurique, on neutralise par le carbonate de sodium ; la masse évaporée à soc est reprise par l'alcool qui dissout l'acolijctme et la lycoctonino. Après évaporation, le mélange est traité par l'éthor, qui dissout seulement la lycoctonino.
ACOL'YTAT ((o) n. m. Le plus élevé des quatre ordres niiueurs, dans la religion catholique.
ACOfïTE (du gr. akolouthos, suivant) n. m. Celui qui a reçu l'acolytat.
— Par ext. Personne qui en accompagne une autre ; compagnon, complice.
— Eni^ycl. La l'onction des acolytes consistait autrei'ois à entretenir le luminaire, à porter les cierges, à liguror dans les processions, à présenter l'eau et le vin a la messe. Depuis le vu" siècle, lo service dos acolytes est fait presque partout par des clercs ou des enfants de chœur.
— n. f. Religieuse qui assiste une professe, pendant la cérémonie de la prise de voile.
ACOMAS {mâss) n. m.
Nom vulgaire d'une bixacéo, employée à la Guyane au traitement des maladies véuérienaes.
ACOHAT, do son véritable nom Etiennjî, était le fils d'un prince de Transylvanie, et mourut après 151 1 . Son père ayant épousé sa fiancée, il en conçut un violent désespoir, quitta sa patrie et passa en Turquie oii il so fit musulman. Il devint gendre et grand vi-
l^ntr^i^'v!' ^^^'■^'■'"- "• 1"" accompagna eu Moréc contre les Vénitiens en 1499. Il se montra toujours favo- 1 Jifu" "Chrétiens. Ce fut lui qui obtint du sultan pour 6 célèbre Jean Lascaris, envoyé de Laurent de Médicis, la permission do rechercher les manuscrits grecs ensevelis dans les bibliothèques de l'empire d'Orient depuis les conquêtes des ïurcs.
Acomat, personnage de Bajazet (tragédie de Racine) an des caractères les plus fortement traces du grand tragique. Acomat est lo type du ministre astucieux, profond et ambitieux, qui ne recule devant aucuu moyen pour arriver .-1 ->" liitt, -^ "^
ACOMIE (du gr. a priv., et komè. chevelure) n. f. Svn.
de CALVITIE. ■'
ACOMPARER V. a. Comparer. (Vieux.)
ACOMPSIE ,du gr. akompsos, sans ornement) n. f. Genre oinsectLS nmrolepidoptères, famille des ténéidés, rentormant dos teignes dont l'espèce type, d'Europe, est la teigne cendrée [acompsia cinerella de Linné).
ACOMPTE {konf — de à et compte) n. m. Payement partiel, à valoir sur une somme due. ii PI. Des acomptes.
— Employé adverbialem., acompte s'écrit en deux mots : V'oi'ct mille francs, k co.mpte sur ce qui vous est dû.
— Encycl. Un débiteur ne peut obliger son créancier n a ne recevoir ç^u'un acompte; les tribunaux seuls ont la
faculté, en considération de sa situation malheureuse, de lui accorder un délai, dit terme de grâce, ou plusieurs délais successifs pour so libérer ; mais, quand il obtient un délai pour le payement du surplus, toute poursuite est interrompue (C. civ. art. 1214). — Eu cas de contestation entre employeurs et employés, le maître n'est plus cru sur son affirmation pour les acomptes donnés sur l'année courante (L. du 2 août 1868 abrogeant l'art. 1781 du C. civ.).
ACOMYS {miss — du gr. akè, pointe, et mus, rat) n. m. Genre d'animaux rongeurs, de la famille des muridés.
ACOr» n. m. Mar. V. accon.
' ACON lion' — du gr. a priv., et du lat. conui, cône) adj. m. So dit des yeux à facettes de certains insectes. Chacune des parties constituantes (ommatédies) de l'œil composé (acon) comprend une cornée, une couche de cellules cristallines (sans cône cristallin), une couche de cellules pigmentairos et un certain nombre de cellules rétiniennes constituant le rétinule.
ACONATE (rad. aconit) n. m. Sel de l'acide aconique.
ACONCAGUA, volcan du Chili (prov. d'Aconcagua), la plus haute montagne connue des Andes; 6.8S4 mètres. De 'es flancs sort le petit fleuve chilien l'Aconcagua.
AcONCAGUA (PROVINCE d'), division administrative du Chili, 153.000 hab.; ch.-l. San-Felipe-d'Aconcagua. Région agricole ot pastorale, mines do cuivre.
ACONCE ou ACONTIUS, jeune homme de l'ile do Céos, dune rare beauté, mais pou favorisé de la fortune. Ayant aperçu dans le temple de Diane une riche Athénienne, nommée Cydippe, il en devint subitement amoureux. Il
grava sur une pommo ces mots : " Aconco, je jure par Diane de n'être jamais qu'i vous », et fit rouler la pomme aux pieds do Cydippo. Celle-ci la ramassa et lut machinalement la phrase; ello se trouva ainsi avoir prononcé un serment qui la liait pour toujours, car une loi obligeait à exécuter tout ce qu'on promettait dans lo temple de la déesse. Cependant, Cydippo était déjà fiancée à un autre ; mais, rpiand on voulut céléorer son mariage, elle fut saisie d'une lièvre violente. Ses parents, pour no pas la perdre, la donnèrent à Aconce.
ACONËINE n. f. Substance extraite de l'aconit.
ACONELLINE (rad. aconit) n. f. L'un des alcaloïdes de l'aconit napel. Cette substance est cristalline et semble dépourvue dos propriétés toxiques do l'aconitine. Ello so prépare on suivant d'abord la mémo marche que pour l'aconitine; mais, au liou de neutraliser par l'ammoniaque, on ajoute du carbonate de soude, en évitant do saturer complètement. L'aconitine reste dissoute dans la liqueur acide, ot Vaconelline cristallLso lentement. L'aconelline se colore on rouge au contact de l'acide sulfurique additionné d'un pou d'acido azotique, se rapprochant en cela de la narcotino. Elle parait être identique à la picro-aconitine.