‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 803 sur 828 · FILLES · texte numérisé non relu

FILLES

BELLERIC on BEIXEREGI n. m. Nom donné aux myroha- \a.ns {lermîjialia bellerica). Il Syn.de mybobalan belleric.

BellermANN ( Jean-Joachim). antiquaire et théologien allemand, né à Erfurth en 1754, mort en 1842. Il fût chargé de diriger le G^^mnase do Berlin et d'y professer la théologie. Ses principaux ouvrages sont : Manuel de littérature biblique (Erfurth, 1787); Observations sur la Russie (1788); Remarques sur les médailles phéniciennes et puniques (1812- 1816) ; les Gemmes et les Abraxas des a?iciens (Isn-\&19) ; etc. — Son fils aîné, Corétien-Frédéric Bellermann, né à Erfurth en 1793, mort en 1863 à Bonn, remplit les fonctions pastorales et publia, entre autres ouvrages : les Catacombes de iXaples (Hambourg, 1839), et Souvenirs du sud de l'Europe (i851). — Son autre fils, Jean-Frêdèric Bellermann, docteur en philosophie et savant musicien allemand, né en 1795, mort à Berlin en 1874, a publié notamment : les Gamines et les Notes des Grecs (1847).

BellÉROPHON, héros corinthien, fils de Neptune ou de Glaucus et d'Eurymède. Après le meurtre involontaire de son frère, il fut obligé de s'expatrier et se retira à la cour de Prœtus, roi de Corinthe. Sténobée, femme de ce prince, l'accusa faussement, auprès de son mari, d'avoir tenté de la séduire. Prœtus, ne voulant pas violer les lois do l'hospitalité, envoya le héros à lobatès, son beau-frèro, roi de Lycle, après lui avoir remis des tablettes fermées où il faisait part au roi de son désir homicide. lobatès lui ordonna de combattre la Chimère, persuadé qu'il succom-

borait dans cotto lutto. Protégé par Pallas, qui lui amena

Iq cheval l'(S{>aso, BoUéroplion tua lo monstre, dompta

onsuito los Solyinos ot les Amazoues, et accomplit do tels

exploits, .|uo lo roi

doLv»iu,ômiTvoiI16,

lui <lonna sa lillo on

mariage ot le désigna

pour son succossour.

La légende do Bollérophon est le sujet de nombreux monuments antiques. La lettre norlldo dont il était cliart^é a passé en provoroo, et les écrivains y font do fréquentes allusions.

Lettre de Uellérophon estdovonu uno expression pittorosquo pour désigner une lettre écrite contre colui-là ni6mo qui est chargé de la porter.

Bellérophon, opéra on cinq actes, poème de Thomas Cornoillo, tonteuello et Boileau, musique do LuUi, représenté à l'Académio royale do musique le 31 janvier 1G79. Le héros do la pièce est connu par son insensibilité pour les avances amoureuses do Stéuobéo ot par la défaite de la Chimère, dont il triompha, monté sur Pégase. Cet ouvrage obtint un succès éclatant.

BELLÉROPHON (do Bellérophon. n. pr.) n. m. Genre de mollusques ^asir

BELLEUOl'IION — BELLKiÉUA .N T

Bellérophon.

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MNCTfcL.Les6(?/njihons abondent lis lo carbonifère

. omptent parmi

tussiles caracté- (i([uos do certains terrain ■iri.V pour oos niuUusques

, Quelques naturalistes ont 3c famille spéciale dite des

BELLÉROPHONTIDÉS n. m. pi. Famille do mollusfiues ;':t^ii'q"iili.'s fus-^ik's, sous-groupo dos prosobranches. Elle a l'.Mir typo lo genre bellérophon. — f/n bellérophontidé. Encycl. Les bellérophontidés sont enroulés dans un iiH-iiio plan généralement symétrique, à largo ouverture, sur lo bord de laquello se creuse une entaille qui se pro- 1.IIIL.M' en une bande extérieure.

Bellerose (Pierre Le Messier, dit), célèbre comé- 'luMi français, mort en 1670, était chef et orateur de la ir.itipo do l'Hôtel de Bourgogne, et l'un des meilleurs a. leurs de son temps. Il créa le rôle de Cinna et celui du Mruteur. Il quitta do bonne heure le théâtre.

Belle-Rose, roman de cape et d'épée, par Amédée Arhurd (1847). — L'action débute en 1663. Jacques, le fils il 1111 fauconnier, gagne tous les cœurs par sa bonne mine, sa hravouro, sa loyauté ; mais quand il demande à M- do -Malzonvilliors la "main do sa fille Suzanne, ce traitant t iiri'lii lui rit au nez. Aussitôt Jacques s'engage, pour rnit(|uérir à la pointe de l'épée foriune et noblesse. Il • livH'nt bien vite le sergent Belle-Rose, fameux par ses r\|il(jits do tout genre. Secondé par sa sœur Claudine et pal- lo fiancé de celle-ci, Cornélius Hoghart, par lo ser- ^iMii. La Déroute et le caporal Grippard; aimé par la fière (Hhoviôve de Châteaufort, protégé par le maréchal de l,ii\i*mbourg, il tient tête à Louvois lui-même, transperce s.\s ennemis, enlève Suzanne d'un couvent en flammes, suriiiiiiiio tous les obstacles, reçoit de Louis XIV le grade de ri.lonel avec le titre de vicomte, enfin épouse Suzanne, il'vonue veuve du vieux marquis d'Albergotti. Bref, c'est la marche vers lo triomphe final, mais à travers mille ilaiigers mortels, du héros toujours invaincu. — Cette marrhr. X vrai dire, est intéressante à suivre, étant admis le LMMiri', et Belle-Rose peut se donner comme un des modèles i|in ont le mieux mérité la grande vogue dont il a joui.

BellÉROS, roi do Corinrhe, compagnon de Belléro- I^Imiii, (jui lo tua par mégarde. D'où lo nom nouveau du )inros : Meurtnrr de Betléros.

BELLES-LETTRES n. f. pi. Nom donné spécialement à la grammaire, à léloquenco et à la poésie, ce que les KoTiiains désignaient sous lo beau nom de kumaniores lit- ('■r:r (los lettres les plus humaines).

- Faculté des lettres, Corps do professeurs chargés de ! iiisoignement supérieur des lettres dans l'Université de l'ianee. V. lettre.

BCLLE-SŒUR (v. l'étym. do brau-frèbe) n. f. Celle dniii on a épousé lo frère ou la sœur, il Femme du frère. r Kniimo du beau-frère. Il PI. Des belles-sœdrs.

Belleval (Pierre Richer de), médecin et botaniste. II.' a diàloiis sur-Marne vers Ï56i, mort en 1632. Il est le liii I KiMir. siiiuii .li^ la botanique, au moins de l'enseigneiiiiMii Me r,'Ui- Si iriice en France. Il fut nommé professeur ■ iaiia(.>iinc <i intni.lant du Jardin royal (1596). Belleval l'iiMia une n'iuionrlature des plantes cultivées dans le .hir.lni royal do Montpellier, sous le titre do Onomatoli/Ki. etc. (1585) ; Recherche des platites du Languedoc (1603); Il'Numtrance et supplication au roi Henri IV, touchant la conlinuation de la recherche des plantes du Languedoc, etc.

BELLEVALIE fdo Belleval, bot^n. franc.) n. f. Genre de lillaoéos-hyacintnées, do la région méditerranéenne. Syn.

IClfJllÉRlE, et ZANNICHELLIK.

Bellevaux, comm. de la Haute-Savoio, arrond. et à •jn UiliMii. do Tkonon, sur la Dranse de Bellevaux, branche 'li> la In-ansn de Savoie ; 1.61 3 hab. Pyrites de cuivre ; plâtre. MriiniTKv Forêt.

Belleville (lat. Gaviac), anc. coDwn. du dép. do la Stiiic, i|iii ont môme le titre de ville sous les dénominati.iiis ^nccossives de Portronville et (depuis Charles VI) .1.' /Irllrrille, ot compta jusqu'à 58.000 hab. {Bellevillois, LJ,sr\ 1 ('omi)riso dans l'oncointo de Paris depuis 1860.

Belleville, comm. de la Meuse, arr. et à 3 kil. de Vi'r.lun,sur laMouso; 1.177 h. Vins do la côte Saint-Michel.

Belleville, nli.-l. de cant. du Rhône, arrond. et à H kiloni. do ViUofranche, sur la Saône; 2.922 hab. Ch. de f. P. L.-M. Fabrique de tonneaux, toiles de coton, broderie, commerce de vins du Beaujolais, bestiaux, quincaillerie, friperie. Eglise romane du xi« siècle. Cette ville

occupe remplacement d'une ancionno ville romaine appelée Lmma. Patrie du philosophe Damiron. — Lo cant. a 13 comm. ot 11.3-18 hab.

Belleville, ville des Etats-Unis (Illinois), ch.-l. du comté di- Saiiil-Clair; 15.300 hab. Fabriques, laminoirs, noml)rc)usi^s inanufacturos, riches houillères.

Belleville ou Turlupin (Henri Lb Grand, dit), comédien français, mort à Paris on 1634. Après s'étro acquis, sous le nom do Turlupin, une véritable réputation, on jouant dos farces sur les tréteaux de la foire, il fit partie do la troupe do l'ÏIotol de Bourgogne.

Belleville (Hkdon dk). v. Rkdon.

Belleville-SUR-VIE, comm. do la Vendée, arrond. ot ù. 1-' lulum. do La Kocho-sur-Yon ; 1.187 hab. Ch. de f. d'Orloans. Kaolin.

Bellevue, village de Soino-et-Oise, arrond. de Versailles, cant. do Sèvres, comm. do Moudon, à 9 kilom. do Paris, sur lo ch. de f. de Paris à Versailles (rive gauche); 4.000 hab. Nombreuses villas; chapoHo de Nolre-Damedos-Flammos, érigée en souvenir de la catastrophe du 2 mai 1842, où périt si malheureusement Dumont d'Urville. Lo village de Bellevue est construit sur l'emplacement d'un ancien château.

Bellevue (château dk) , construit à Bellevue par Louis XV on 1748, pour la marquise de Pompadour, ot qui servit ensuite de résidence à Mesdames, filles du roi. Il fut édifié en moins do doux ans, et coûta 2.500.000 livres. Elevé sur un coteau sablonneux et alors désert, il se composait d'un seul corps de logis à deux étages, surmontés d'un toit à la Mansard. Uno terrasse et les communs sont tout ce qui existe du château de Bellevue, démoli on 1794 après avoir servi quelque temps de caserne.

Belley (Bellitium), ch.-l. d'arrond. de l'Ain, à 63 kilom. de Bourg; t;.070 hab. {Belliciens^ennes ou Belleysans, ânes.) Ch. de f. P.-L.-M. Evêché sutfragant de Besançon ; petit séminaire. Tribunal de i" instance et justice de paix. Exploitation de pierres lithographiques, regardées comme les meilleures de la France ; élève de vers à soie ; tannerie ; commerce de bestiaux. — L'arrond. comprend 9 cant., lis comm., 78.034 hab. Le cant. a 24 comm. et 16.942 hab.

— Encycl. La cathédrale est du IX* siècle, plusieurs fois restaurée et dans des styles différents. Le palais épiscopal date de 1609. Belley est une ville fort ancienne, peut-être déjà considérable du temps de César qui en fit ^^^^ ^^ ^^n une place forte contre les Allobroges.

Brûlée par Alaric en 390, elle fut reconstruite en 412, puis détruite par un incendie en 1385. Elle dut sa reconstruction aux ducs de Savoie. En 1601, le traité de Lyon la céda à la Franco, en échange du raariiuisat de Saluées, et elle fut réunie au gouvernement de Bourgogne. Patrie de Brillât-Savarin, des docteurs Récamier et Richerand.

Belleyme (Louis-Marie de), magistrat français, né à Paris en 1787, mort en 1862. Il était procureur du roi au tribunal de 1" instance de Paris en 1826. Préfet de police, il donna sa démission à l'avènement du ministère Polignac, et fut nommé président du tribunal de 1" instance. Il remplit cette place jusqu'en 1857, et fut alors appelé à occuper un siège à la Cour de cassation. Il était entré dès 1829 à la Chambre des députés. On a de lui deux recueils de jurisprudence fort estimés : Ordonnances du président du tribunal civil de la Seine, suivies d'observations pratiques (1837), et Ordonnances sur requêtes et siir référés, selon la jurisprudence de /" instance du déparlement de la Seine.

Bellheim, bourg de Bavière (Palatinat), sur lo Spiegelbach ; 2.900 hab., catholiques et réformés.

Belli, tribu celtibérienne, établie dans la province de l'H ispania Tarraconeusis ; capitale : Segeda. (C est sur l'initiative des Belli qu'éclata l'insurrection qui fut suivie de la guerre celtibérienne.)

Belli { Valerio), dit le Vicentino, orfèvre et lapidaire italien, né à Vicenco vers 1479, mort en 1546, fut un artiste consommé en son genre. Vasari nous apprend qu'il gravait en relief ot en creux avec uno élégance et une facilité rares. Il atteignit à la hauteur des antiques, et il les aurait dépassés peut-être, s'il eût été aussi nabilo danslo dessin qu il l'était dans la gravure. Un de ses plus beaux ouvrages est une patène dor, sur laquelle il a gravé le Christ au milieu des apôtres (cette pièce se trouve au palais épiscopal de Padoue). Valerio Belli fut employé par les papes Clément VII et Paul III et par le cardinal Bemno.

Belli (Pierre), jurisconsulte italien, né à Alba en 1502, mort en 1575.11 s'est occupé d'une façon remarquable, et pour la première fois dans l'histoire, des questions do droit international eu temps de guerre, et fut, sur cette matière, conseiller de Charles-Quint, de Philippe II, et de Philibert-Emmanuel de Savoie ; son De re militari et bello tractacus (Venise, 1563) est très estimé.

Belli ou BelliuS (Honorius), médecin et botaniste italien, né à Vicence au xvii' siècle. Il alla s'établir dans nie do Crète, et, tout en exerçant la médecine, il s'occupa beaucoup do botanique. Il essava de reconnaître les plantes dont les anciens ont parlé, do faire concorder leur synonymie ancienne et moderno. On possède do lui des lettres adressées à des hommes de science : Epistolx aliquot de quibusdam plantis, que Clusius apubliées dans son Sistoria plantarum rariorum (1601).

Belli (Giuseppe), physicien italien, né en 1791, à Calasca(Piémont), mort à Pavie en 1860. Docteurès sciences physiques et mathématiques, il professa successivement la physique à l'université de Paueue et â l'université do Pavie. On lui doit l'invention d'une machine électrique et un perfectionnement de la machine pneumatique. lia publié un Traité de phtisique expérimentale et de nombreux

sur le Calorique, l'Electricité, la Grôle, Belliard {Augustin-Daniel, comte), général français, né à Fontonay-le-Comte (Vendée) on 1769. mort à Bruxelles en 1838, était chef d'état-major do Dumouriez à Jemmapes, fut destitué après la mort de son général, mais s'engagea comme volontaire et reconquit ses grades sur le champ de bataille. Général de brigade à Arcolo (1796), il prit part aux campagnes d'Italie. d'Elgvplo et à toutes celles de l'Empire. Rallié à Louis XVIIt, qui le nomma

pair do Franco ot major général dol'arméo, ilTabaDdonna pondant los Cent^Jours, futon»uite arrêté otrévoqué. Mais, en 1819. Dccazcs le réintégra à Ja Chambre des pairs, ot Louis-Philippe l'envoya comme ambassadeur à Bruxelleti. Belli-BLANCS (Paolo), acteur italien, né â Florence on 1774, mort en 1823. Il avait acquis uno grande célébrité, lorsqu'il fut mis â la tête du théâtre français do Milan, fondé par Napoléon. Bolli-Blancs recul dos Français

10 surnom do Talma Italien.

BELLICA (mot lat. signïf. guerrit}re) n. f. Antiq. rom. Petite colonne qui était placée devant lo temple do Bellono ot contre laquelle un héraut lançait une pique, après une déclaration de guerre faite parle sénat. V. fkclaux.

BELUCANT n. m. Nom vulgaire du triglo gurnau, oa grondin gris llrigla gurnardnus).

Bellicourt, comm. de l'Aisno, arr. ot à 14 kil. do Saint- Quentin ; 1.302 h. Fabriques d'étoffes, brasseries, sucreries.

BELUDÉES (du lat. betlis, idis, pâquerette) n, f. pi. Sco tion de la tribu des astéroïdécs, famille dos compo.sée8, ayant pour type le genre pâ<iuerctle. — Une bellidéb.

BELLIDIASTRE [di-aatr' — du lat. 6e//)>, idia, pâquerette, et do aster) n. m. Genre do composées. Syn. de astem, ot do osMiTi;s.

BELLIDIOÏDE (du lat. bellis, idis, p&quorottc, et du gr. cidos, aspect) n. f. Nom donné â des matricaires et à des chrysanthèmes à feuilles entières.

BELLIDIOPSE (du lat. bellis, idis, pâquerette, et du gr. opsis. asiHri, api-arence) n. m. Bot. Syn. do bsllie.

BELLIE ou BELLIUM (^i-om' — du lat. bcUis, pâquerclto) n. f. Gt-nro do composées qui ressemblent beaucoup aur pâquerettes. Elles habitent, pour la plupart, la région méditerranéenne.

BELLIÉES n. f. pi. Section des composécs-astéroïdécs, ayant pour t\ [lo le genre bellie. — Une UBLLIÉH.

BelliÈRE (lacques), marquis du Plessis. V. Rougé.

BelliÈVRE Claude de), magistrat et archéologue français, né et mort à Lyon (1487-1577). Avocat du roi, puis échevin dans sa viileuatalo, il dovint, en 1536, procureur général au parlement do Grenoble, et, en 1544, premier président do cette cour. Accusé de malversations, il fut acquitté. S'étant démis de ses fonctions en 1549, il no s'occupa plus que d'antiquités. Aussi bien, dès 1529, il avait fait acheter les fameuses Tables de Claude, un des plus importants monuments de l'épigraphie romaine en France.

On a de lui un recueil de documents lapidaires de toutes sortes : marbres, bas-reliefs, inscriptions, sous le titre do Luf/dunum priscum, demeuré manuscrit (original â la bibliothèque de l'école de médecine de Montpellier; copie â la bibhothèque de l'académie de Lyon).

BeiXIÈVRE (Pomponne de), seigneur de Grignon, diplomate et homme d'Etat français, né à Lyon en 1529, mort â Paris en 1607. En avril 1564, il fut nommé ambassadeur do Charles IX près la république des Grisons, et parvint à les retenir dans l'alliance française. Quand le duc d'Anjou fut élu roi de Pologne {avril 1573), il lo suivit dans ses Etats, comme chef de son conseil. Surintendant des finances en 1575, président au parlement de Paris en 1576, il remplit, ces années-là et les suivantes, quelques missions importantes, sans retrouver ses succès, ce qui lui valut une disgrâce. L'avènement de Henri IV lui rendit une faveur méritée, et de nouvelles négociations, à l'étranger ou â l'intérieur, lui valurent d'être élevé au poste de chancelier de France (1599). Les sceaux lui furent retirés en 1605 ; mais il resta chef du conseil privé jusqu'à sa mort.

BELLIGÉRANT, ANTE (du lat. bellum, belli, guerre, et jerere, faire) adj. Qui fait la guerre, qui est en guerre -.Les puissances belligérantes, h Par ext., Qui est en discussioD ou en querelle : Partis belligérants.

— n. m. pi. Nations, gouvernements qui font la guerre, par opposition aux neutres, dont les intérêts ne peuvent être atteints qu'indirectement : Les droits des belligérants,

11 Personnes qui sont en discussion ou en guerre les unes avec les autres : On conduit au poste les belligérants de la rue.

— Encycl. Les droits et les devoirs des belligérants n'ont pas été codifiés; et, d'ailleurs, le seraient-ils, qu'il n'y aurait pas de sanction pour assurer l'exécution des règles posées. Mais une conférence réunie à Bruxelles, en 1874, et composée d'officiers généraux délégués par une quinzaine d'Etats, et l'Institut de droit international, dans sa session de 1880, ont rédigé des règlements indiquant les moyens qui devraient être suivis par les nations civilisées.

L'état de guerro ne comporte d'hostilités qu'entro les forces armées des belligérants : on comprend sous ce nom les corps francs organisés qui portent les armes ouvertement et qui ont un signe distinctif, et même, dans certaines conditions, la population d'un territoire non occupé. Sur mer, les navires de guerre peuvent seuls prenoro part aux opérations, du moins quand il s'agit d'Etats ayant adhéré à la déclaration do 1856 sur la course. Les militaires non combattants ne peuvent être l'objet d'actes d'hostilité directs, s'ils n'en commettent pas eux-mêmes ; la convention de Genèvo (1864) a posé des règles spéciales pour les ambulances. On peut traiter en ennemis actifs, c'est-à-dire tuer, ceux qui, même non militaires, commettent des actes d'hostilité ou prêtent assistance à d'autres belligérants; tous autres habitants du territoire occupé ne sont que des ennemis passifs.

On condamne les moyens déloyaux ou qui infligent des souffrances inutiles à l'ennemi : le meurtre des prisonniers, l'emploi d'armes ou de projectiles spécifiés par la convention do Saiut-Pétorsbourg (1868), 1 abus du pavillon parlementaire, des signes de Ta convention de Genève, de 1 uniforme ennemi, la dissimulation des signes distinctifs de la force armée, etc.

La guerre existant entre los Etats et non entre leurs ressortissants, la propriété privée doit être respectée, sauf le cas de contrebande de guerre; l'usage des réquisitions est, d'ailleurs, Ucite, et les belligérants peuvent saisir la propriété privée servant à dos usages de guerre. On conteste que la propriété privée doive être respectée sur mer, en faisant observer que, sans le droit de capture, la guerre maritime seraitinterminable ; mais, dans certains cas (guerre d'Italie, 1859; guerre de 1S66, entre l'Allemagne et 1 -Autriche, etc.), les belligérants ont interdit ou limité le droit de capture; en vertu de la déclaration de 1856, le pavillon neutre couvre la marchandise ennemie.

BELLIGÉKER — BELLO

reconnue qu'avec des restrictions et des reserves, et .lest dos cas où ils donnent droit à indemnité. ^"Ëesdrofts des beUigérants ne sont --econnus en général auaux gouvernements constitues et reconnus. En cas de ESorrrcTvile, les insurgés ont, i>a«»«U«,?"=f' '« P'"^ „rnnTYntérét à être reconnus comme beUigérants. lin fairiesdeixpardes observent et ont intérêt à observer

E3lSSfî^l^leUeI=f>^=rl!

îité etc n'a pas la même importance que la reconnaissance de "rniépomiance polit'ique; il peut, cependant, enîraîner de graves et légitimes susceptibilités. Les puissance! n'ont^reconnu la qualité de êelligérants m aux marins brésiliens qui en 1893 faisaient la guerre au gouvernement du maréchal Peixoto, m aux insurges cubains, Iou°ev°s contre l'Espagne, malgré la durée de ces guerres civiles'les confédérés^pendant la guerre de sécession des Etats-Unis, avaient été reconnus comme belligérants.

BELLIGÉRER (du lat. bellmn, belli, g»ffi-»\ «* f «r?' faire) v. n. Faire la guerre : Nation incapable de BbLLiGE- RER. (Peu usité.)

BelugnÉ, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. et à n kilom. d'Ancenis, sur l'Auxence, sous-atfl. de la Loire , 2.099 hab. Vins, céréales et fourrages.

BelliGNIES, comm. du Nord, arr. et à 28 kilom. d'Avesnos, sur l'Hongneau, sous-atfl. de l'Escaut; 1.026 bab. Slicries de marbre.

Bellin (Jacques-Nicolas), ingénieur géographe de la marine, né à Paris en n03, mort en 1.72. Il -|' P^«™'^^ ingénieur hydrographe de la marine. On a de lui un grana Sre deLrtes d^es côtes et des mers, et des recueils estimés connus sous les noms de ^y^P'»"''/™"?""*'^^^ I et de Hydrographie française (1756). Sous le nom àe Petit Atlas maritime (n6A), il a fait paraître un recueil comprenant les cartes réduites des deux précédents. Bellin a aussi publié plusieurs mémoires géographiques, parmi lesquels une intéressante Oescripfïonsreosrrap/iiîuerfe ta CiH//a'ie (Paris, 1763). Il adressé toutes les cartes qui accompagnent y Histoire des voyages de l'abbé Prévost.

BELLINCINIE (de Bellincini, n. pr.) n. f. Bot. Section du genre jungermannie.

BelUNGWOLDE, bourg des Pays-Bas (prov. de Groningue); 4.400 hab. Tout près de là, sur la frontière de Hanovre, fort de Oude-Schans.

BelLINI (Jacopo), peintre italien, né à Venise en 1400, mort en 1464 se forma sous la direction de Gentile da Fabriano. Aidé de ses deux fils, Gentile et Giovanni, U exécuta plusieurs travaux, notamment des peintures pour la confrérie de Saint-Jean-1'Evangéliste et, vers I45b, pour la chapelle de Gattamelata, dans l'église de Saint-Antoioe, à Padoue.Ces ouvrages n'existent plus. Outre se^s deux hls, Jacopo Bellini eut une fille, qui épousa Andréa Mantegna. Bellini (Gentile), désigné quelquefois en France sous le nom de GentU Bellin, fils aine de Jacopo, né et mort à Venise (1421-1501). Après avoir étudié la peinture dans l'atelier de son père, il reçut, dit-on, des leçons de perspective de Girolamo Mattini, et acheva de se former sous la direction d'Andréa Mantegna, son beau-frère. Il commença par exécuter divers ouvrages en collaboration avec Jacopo, et devint si habile qu'il fut choisi, avec son frère Giovanni, pour décorer la grande salle du conseil au palais ducal. Le sultan Mahometll l'appela, en 1479, à Constantinople, où il peignit une Décollation de saint Jean-Baptiste.

Do retour à Venise, il rapporta dans cotte ville les dessins des bas-reliefs de la colonne de Théodoso, qui subsistait alors en entier.

Une copie de ces dessins se voit au Louvre. Villot croit quo cette copie a été exécutée au xvi" siècle par Battista Franco. Le Louvre possède de Gentile Bellini la Réception d'un ambaisaiîeur de Venise à Constantinople, morceau précieux, qui montre avec quel sentiment de la vérité et quelle vigueur de coloris Gentile a peint les types, les costumes, l'architecture et le ciel mémo do l'Orient. On voit au même musée un tableau représentant deux personnages on buste do grandeur n.Tturello, quo l'on croît être les portraits des frères Bellini.

Giovanni Bellini.

BelUNI (Giovanni), le plus célèbre des flls de Jacop^, .-nnnii .lussi On France sous le nom de Jean ±5euin, ^é à VeSisè en 1426, mort en 1516, eut, pour maître son nère Parmi les premiers ouvrages nu il signa de son ^om on cite un Saint François au milieu dun epa s bo- ?^e, morceau qui, suivant Lanzi, I!»"«".f»'';Ç3'''J"^^ T,l?s habiles paysagistes. Giovanni peignit d abord à la §ét?empe etFfut un des premiers maîtres do l'école vénSe qui peignirent à f huile. Il fut charge d achever, dans le palais ducal, les peintures commencées par Vivarin^ U y exécuta, en outre, quatre tableaux de sa composition, qui ont, malheureusement, péri dans 1 incendie du pa ais, en 1577. A mesure qu'il avançait en âge Giovanni Prfèctionnait son style et abandonnait la raideur et la sécheresse de l'ancienne école. Un tableau d autel, quU Ixécuta, en 1488, pour l'église des Conventuels, est cié avec éloge par Vasari, non seulement pour le coloris, mais encore pou? la pureté du dessin. Giorgione et Titien, s étant placés sous sa direction, le surpassèrent bientôt ; mais le mérite de ces deux maîtres fut un motif d'émulation pour Bellini, qui ne cessa de se perfectionner jusqu à l'âge le plus avancé. Deux ans avant sa mort, il avait commencé, pour le duc de Ferrare, une Bacchanale, qui fut achevée par Titien, et qui figure aujourd'hui dans la galerie Aldobrandini, à Rome. La Jeune Fille nue à sa toilette, du musée de Vienne, est datée de 1515. Ce qui charme dans les peintures de ce maître, c'est, avant tout, la délicatesse, la pureté du sentiment.

Les plus beaux ouvrages de Giovanni Bellini se voient à Venise : l'Académie des beaux-arts possède un chef-d'œuvre connu sous le nom de la Madone aux six saints, plus cinq autres Madones

et diverses figures allégoriques ; le palais des doges, une Pietà ■ l'église de Saint-Sauveur, Jésus à Emmaûs, peinture de la plus belle qualité ; l'église de Saint-Zacharie, la Madone aux quatre saints, morceau célèbre qui a figuré au Louvre sous le premier Empire; etc.

Bellini (Laurent), célèbre anatomiste italien, né à Florence en 1643, mort en 1704. Il publia, à dix-neuf ans, sa découverte des tubes urinifères, et fut nommé, à vingt ans, professeur de médecine théorique, puis d'anatomie, à pise. Il fut premier médecin du pape Clément XI. U a découvert l'action excitatrice des nerfs sur les muscles, le siè"o du goût dans les papilles linguales. Bellini fut aussi poète. On lui doit la Bacchéréide (Florence, 1729).

Bellini (Vincenzo), compositeur italien, né à Catane en 1R02 mort à Puteaux, près Paris, en 1835, fut un des irlorieux représentants de 1 école italienne. Elevé à Naplos, au conservatoire de San-Sebastiano, il y eut pour maîtres de composition Furno, Tritto et Zingarelh. Il n avait pas encore terminé ses études qu'il faisait représenter, sur la petite scène du conservatoire, un petit opéra intitulé Adelson e Salvini, qui était joué par trois de ses condisciples. La fortune semblait, dès ses débuts, le prendre par la main, car il se vit presque aussitôt chargé d'écrire, pour le théâtre San-Carlo, le premier de Naples, l'opéra Bianca e Gernanrfo, joué, en 1826, par Rubini, Lahlache et M"' Tosi, qui fut si bien reçu que Bellini fut immédiatement invité à composer, pour le théâtre de la Scala de Milan, le Pirate (1827), qui obtint un succès éclatant et qui montra à l'Italie qu'un grand compositeur lui était né. Ensuite, Bellini -donna, encore à la Scala, la Straniera (1

Gentile Bellini

Vincenzo Bellini.

la, la ^iraïueru vio^», ; à Parme, Zaira (1829), et â i,Copufe(îeil/on/eccA! (1830). Sa renommée s'étendait chaque jour, lorsqu'il revint à Milan donner son chef-d'œuvre, cette tendre, passionnée et délicieuse Sonnambula, qui fit résonner son nom aux quatre coins de l'Europe. A la fin de la même année 1831, et de nouveau à Milan, il faisait représenter Norma, qui devait être, avec la Sonnambula, son chef-d'œuvre. En 1833, Bellini donnait à Venise sa Béatrice di Tenda, et c'est alors que, sur l'initiative de Rossini, il fut chargé de composer un opéra nouveau pour le Théâtre-Italien de Paris. Il vint donc en France, s'installa à Puteaux, où il écrivit i Puritani, qui furent représentés en 1835 et qui obtinrent un succès éclatant. Le compositeur mourut quelques jours après. Bellini fut un musicien charmant, qui rachetait ce qui lui manquait, sous le rapport de l'instruction musicale, par une inspiration d'une iralcheur et d'une grâce exquises et par un sentiment tendre et passionné.

BELLINIE (de Bellini, a. pr.) n. f. Bot. Syn. de saracha.

BellinZONA (lat. Bilitio), ville de Suisse (cant. du Tessin* sur le Tessin; 3.300 hab. Commerce de transit très actif, entre l'Allemagne et l'Italie, par le tunnel du Saint-Gothard ; trois anciennes forteresses, dont 1 une sert actuellement d'arsenal et de prison. (Cotte viUe, qui, dès 124" était la propriété des ducs de Milan, fut plusieurs fois prise et reprise par les Allemands, les Suisses, et les Français. EUe appartient définitivement à la Suisse depuis 1499 et fait, depuis 1798, partie du canton du Tessin.) — Pop. du district : 14.880 hab.

BELUQUEUX, EUSE (keû, keûz — du lat. bellicosus ; de bellum. belli, guerre) adj. Qui aime la guerre : Les Gaulois étaient BELUQCEnx. Il Qui a rapport ou porte à la guerre; qui provient de l'amour de la guerre : Humeur belliqueuse. , ,, 1 j-

— Fam. Batailleur, qui aime les querelles ou les discussions : Soldat BATAILLEUR. Ecrivain batailleur.

SvN. Belliqueux, guerrier, martial, militaire. Belli-

oueux exprime le goût qu'on a pour les combats. Guerrier suppose, de plus, la pratique, les habitudes de la guerre. Martial diffère de belliqueux, en ce qu'il n'exprime guère nue l'apparence des dispositions qui portent à la guerre ou qui y rendent propre : on a l'air martial, on a des goûts belliqueux. Militaire se dit proprement de tout ce qui a rapport à la vie du soldat; il est opposé à «, civil . tandis quo les autres mots sont opposés à «pacifique».

— Anton. Pacifique, paisible.

BELUS (liss) n.-m. Nom scientifique du genre pâquerette ou petite marguerite.

— Encïcl. Les bellis, genre de composées, tribu des astéroïdées, ont pour caractère : capitules â fleurs nombreuses, disposées comme dans les bellies; réceptacle conique entouré d'un involucre de forme campanulée, et composé d'une ou deux séries d'écaillés obtuses et foliacées ; fruits dépourvus d'aigrette. L'une des espèces les plus connues qui forment le genre bellis (bellis perennis) est généralement connue sous le nom de pâquerette ou de petite marguerite. Ce sont des herbes annuelles ou vivaces , originaires de l'hémisphère boréal des deux mondes, et remarquables par l'élégance de leurs fleurs. L'espèce commune renferme plusieurs variétés, dont les fleurs possèdent toutes les nuances du blanc au rouge pâle et au rouge , ..,- i.a foncé. La culture de ces plantes n offre aucune dilhculté. La variété la plus curieuse est dite mère de famille, a cause dos petits capitules dont est entouré le capitule central, et qui prolongent la floraison.

BELLISSIME (lat. bellissinius. superl. de bellus, beau) adj. Très beau. (Ne s'emploie que familièrement.) — n. f. Hortic. Variété de poire. Il Variété de tulipe.

BELLITEi du lat. bellum, belli, guerre) n. f. Explosif d'origine suédoise inventé en 1886 par C. Lamm. C'est un mélange de nitrate d'ammoniaque avec du bi ou tri nitro-benzol. La bellite est l'analogue de la roburite et de la sécurité.

BELLIUM (;i-o>;i' — du lat. bellis, pâquerette) n. m. Bot. Syn. de bellie.

BellmanN (Charles-Michel), poète suédois, né à Stockholm en 1740, mort en 1795. Il débuta par des poésies religieuses, des satires morales, dans le goût et le style du temps, des traductions du Trésor de l'ame, de Scriver, et des Pensées sur la mort, de Schrveidniz. 11 se rendit ensuite populaire par des chansons, dont il composait à la fois les vers et la musique, et qu'il allait chanter dans les cabarets et les tavernes, en s'accompagnant sur la guitare. La guitare de Bellmann est conservée aujourd'hui comme une précieuse relique, dans les collections de l'Académie des sciences, histoire et antiquités de Suède. Ses recueils les plus célèbres sont : Epttres de Fredman, Chants de Fredman, et Actes du chapitre de l'ordre des Bacchanales.

BeLLO (François), poète italien, qui florissait au xV siècle U vécut â Mantoue et à Ferrare, et devint aveugle, ce qui lui valut le surnom de il Cieoo, sous letmel il est souvent désigné. On a de lui, sous le titre de Mambriano (1497) un poème romanesque en 45 livres, dans lequel li chante les aventures des héros du siècle de Charlemagne. Ce poème, écrit en un style dur et fort inégal, n est à proprement parler, qu'une suite d épisodes et de contes, remarquables par la verve du récit.

BeLLO (Andres), écrivain, poète et homme politique sud-américain, né à Caracas en 1781, mort à Santiago du Chili en 1865. En 1829, le gouvernement chilien le choisit comme directeur du Journal officiel et comme secrétaire général du ministère des relations extérieures. 1 tonaa rUniversité, dont il fut recteur, travailla avec ardeur au développement de l'instruction publique et publia en espagnol des Principes de droit international (1840). O""" f" traductions de poèmes français et italiens, Jajittérature espagnole lui doit plusieurs poèmes et do critiques, notamment sur le poème du Lia.

Bellis

'belles études

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