partie
de la radiation totale. V. actinomëtrii-:
rayon, et eidos, forme)
ACTINOÏDE (du gr. aktis, akt.
adj. <^>ui ressemble à l'actinie.
ACTINOLEPIS {piss — du gr. aktis, aktinos, rayon, et li:pis, écaille) n. m. Petite plante do Californie de la famille des comiïoséos.
ACTINOLITHE (du gr. aktis, aktinos, rayon, ot litnos, l>ierre) n. m. Un des noms de ïactinote.
ACTINOLOGIE (du gr. aktis, aktinos, rayon, et logos, discours) n. f. Histoire, description des animaux rayonnes.
ACTINOMANCIE (du gr. aktis, aktinos, rayon, et manteia, divination) n. f. Divination qu'on pratiquait par l'observation des étoiles.
ACTINOMÈRE (du gr. aktis, aktinos, rayon, et méris, partie) n. f. Plantes de la famille des composées, originaires do l'Amérique septentrionale et du Mexique.
ACTINOMÈTRE (du gr. aktis. aktinos, rayon, et mitron, mesure) n. m, Genre d'échinodermes crinoïiles, famille des comatulidés, renfermant des animaux marins très voisins des antédons.
ACTINOMÈTRE (du gr. aktis, aktinos, rayon, et miHron. mesure) n. m. Appareil destiné à la mesure de l'intensité des radiations, et plus particulièrement des radiations solaires. V. ACTINOMÉTRIE.
ACTINOMÉTRIE n. f. Mesure de l'intensité des radiations, et plus particulièrement des radiations solaires.
— Encvcl. Le problème à résoudre, en aciinométrie, est de mesurer la quantité totale de chaleur versée à chaque instant par le soleil dans l'unité de temps, sur l'unité do surface. Théoriquement, il suffirait d'exposer au soleil, pendant une minute par exemple, un thermomètre dont la boule serait couverte de noir de fumée pour absorber la presque totalité des rayons qui la frapperaient ; l'éHvation do température observée fournirait la quantité do chaleur qui l'aurait produite, puisque l'on connaît les chaleurs spécifiques du mercure et du verre.
Mais il faut éviter le rayonnement, échange de température entre le thermomètre et les corps qui l'entourent, ainsi quo la conductibilité se faisant surtout par l'air am-
Artinomèti-e VioUe : t, thermomètre: o. ouverture laissant passer le faisceau lumineux; o', ouverture bouchée par une plaque de verre dépoli sur laquelle on constatera, par l'image de la ooule. que les rayons tombent bien dessus.
biant. On place donc le thermomètre dans une enveloppe a température aussi constante que possible, percée d'un trou suffisant pour laisser entrer seulement le faisceau do rayons lumineux qui agiront sur la boule, où l'air, dans un repos presque absolu, sera d'une richesse homogène en vapeur d'eau. La température de l'enveloppe étant constante, la perte do chaleur par rayonnement ne dépend plus que do la température du thermomètre et se mesurera d'après la loi de Newton comme étant proportionnelle a la différence de température entre le corps cnaud et l'enceinte. Supposons donc que, avant et après l'exposition au soleil, lo thermomètre accuse, par minute, des pertes t et /' ; pendant l'exposition, la température a monté do T.
Admotlaot que, pondant cetio miouto iatermédiairo , la
/ -f- /' porto soit rcprésontéo par la moyenne — - — dos perte»
extrêmes, la variation totale amenée par l'actioD solaire sera donc
1 "1 est lo priocipo des aciinomètros Crova ot VioUc, où i uiveloppe ost iaténcuromODt polio avec soin pour éviter I • rayonnement; dans celui do Viollc, Icnvcloppo est à loublo paroi et maintonuo II température constante par un courant d'eau.
Si la température ambiante, somme de chaleur antérieurement reçue, varie lentement, la quantité de chaleur (|ui vient exclusivemont du soleil subit de brusques et considérables fluctuations, accusant le passage devant le soleil de nuages invisibles, ainsi que la vapeur d'eau inégalement répandue dans l'air ot qui en forme lo principal élément absorbant. Or la tension do la vapeur d'eau est plus faible en hiver, mais lo soleil, en revanche, ost plus bas sur l'horizon et ses rayons ont à traverser une couche atmosphérique plus épaisse ; lo maximum d'intensité du rayonnement reçu par unité do surface so présente au printemps et en automne lorsque la diminution d'épaisseur do l'écran n'a pas encore été compensée par 1 accroissement do son pouvoir absorbant dû à la vapeur d'eau.
Il existe également des variations diurnes, comme pour une année dont l'hiver commencerait à minuit et l'été a midi : on les étudie avec dos appareils enregistreurs er les oscillations très fortes en été, minimum en hiver, accusent la présence do nuages transparents pour la lumière, et non pour la chaleur. En faisant simultanément des mesures comparables dans la vallée et à une grande altitude, où la quantité de vapeur d'eau devient presque négligeable, on peut, comme Vielle au mont Blanc ou Langley sur le Peake's Peak du Colorado, déduire l'absorption totale de l'atmosphère de celle nui est due à la couche étudiée. Cette absorption, variadlo avec la transparence de l'air ijui est plus grande sur terre que sur mer, en hiver qu'en été, à Kiev (Sawelieffj qu'à Montpellier fCrova), est, en moyenne, de 0,36, ou un tiers de la quantité de chaleur effectivement apportée par les rayons du soleil.
De deux belles journées d'été et d'hiver où les inscriptions ont été faites d'une manière ininterrompue on peut, avec Crova, conclure au moins à l'absorption par centimètre carré de 67.000 et 129.000 calories à Montpellier et à l'équateur pendant une année, ce qui suflirait à faire évaporer des hauteurs d'eau de 1«,12 et 2", 16 couvrant lo sol à la température de 10". Ces nombres sont supérieurs à la quantité d'eau tombée, ce qui prouve bien quo le soleil suffit à créer la vapeur d'eau, ce grand rouage des phénomènes météorologiques, et qu'il lui reste encore de l'activité pour entretenir toute la vie superficielle.
De Saussure avait déjà fait ues recherches dans cette voie avec deux thermomètres placés l'un à l'ombre, l'autre au soleil, dans une boîte qui le garantissait du rayonnement extérieur. Citons encore Herschel, Bunsen, Pouillet, Marié-Davy, l'actinomètre électrique de Morise basé sur les différences de résistance du sélénium soumis à l'action do rayons lumineux d'intensités diverses, l'enregistreur de Crova qui consiste en une pile thermo électrique fer-cuivre en forme do disques très plats, l'un noirci exposé au soleil, l'autre dans l'ombre.
Cette intensité calorifique qui se manifeste dans la lumière avec ses intensités lumineuse et chimique est d'ailleurs vari.tble avec la couleur choisie dans le spectre : faible dans le violet, le bleu et le vert, qui sont les plus lumineux, elle devient considérable surtout dans le rouge et même l'infra-rouge, que l'reil ne saurait percevoir. V.
PHOTOMÉTRIE, PYRHELIOMÈTRE, SOLEIL, ÉNERGIE CHl-MIQUE.
ACTINOMÉTRIQOE adi.Qui se rapporte à l'actinomètre, "--tinométrie : La mi'llwde actinométriqie se prête à la
àl'
•lierclie de la température du soleil. ;Jamin et Bouty.) ACTINOMMA (du gr. aktis, aktinos, rayon, et omma,
aspect) n, m. Genre de radiolaires dont le squelette siliceux est formé de trois sphères
treillissées concentriques, réunies
entre elles par des bâtonnets ra-
diaires. De nombreuses espèces
vivent dans la Méditerranée,
d'autres sont fossiles.
ACTINOMONADE ; du gr. aktis, aktinos, rayon, et de monade) n.
m. Genre d'infusoires flagellâtes marins, caractérisé par l'absence d'une membrane d'enveloppe et la présence de pseudopodes radiés analogues à ceux des radio- W laires et d un flagellum.
ACTINOMORPHE (du gr. aktis, *''''"''"""» f'"* Srossi,. "kiinos, rayon, et morphé, forme) adj. Se dit quelquefois djs animaux rayonnes.
— n. m. pi. Dans la classification zoologique de Blainville, second sous-règne comprenant les rayonnes.
ACTINOMTCOSE (du gr. aktis, aktinos, rayon, et niukês. champignon) n. m. Maladie infectieuse 'commune à l'homme et aux animaux, causée par la présence dans les tissus de champignons du genre actinomyees. — Encycl. Pathol. Le parasite vép:éial qui produit Vac' tinomycose détermine la lormation de tumeurs arrondies plus ou moins fongueuses, lisses à leur surface et de consistance variable. Ces tumeurs peuvent siéger dans les os, le cerveau, les poumons, la bouche, le pharynx, l'intestin, la plèvre, le médiastio, le péritoine. On a trouvé des abcès dans les ovaires, la vessie, les reins et le foie. Le tissu do l'organe atteint est parsemé de dépôts tuberculiformes, de la grosseur d'une této d'épingle à celle d'un pois, isolés ou réunis. Chacun de ces dépôts est un glomérule d'actinomyces. Pour l'examiner au microscope, il suffit de l'écraser sur une lame en faisant agir sur lui la potasse et l'acide acétique. Ce glomérulo "contient une masse ou zone centrale et une zone périphérique.
La zone centrale est granuleuse, avec un feutrage de fibrilles, véritable mycélium. La zone périphérique est formée d'une couronne radiée de corpuscules en massue, dont la petite extrémité, tournée en dedans, se continue avec les fibrilles, tandis que la grosso extrémité, arrondie, affleure la surface de la zone corticale ; elle est entourée de faisceaux de tissu conjonctif. Ces zones extérieures
ACTINONÈME — ACTION
peuvent devenir purulentes ; il y a formation d'un abcès dont le pus contient les grains jaunâtres de 1 actmomycose. L'infection se produit par le tube digestif, les voies respiratoires, liuoculation dos plaies ; on a incriminé les dents cariées chez l'homme. Les ouvriers agricoles doivent être très prudents quand ils donnent leurs soins à des animaux atteints de cette affection.
— Art. méd. Le diagnostic est facile en s'appuyant sur l'examen microscopique. La seul traitement utile est l'incision, le raclage ou l'extraction des tumeurs quand cela est possible.
— Art. vétér. Vaclùiomycose a été observée, surtout en Italie et en Allemagne, chez le bœuf, la vache, plus rarement chez le porc; artiticiellement, on l'a obtenue chez le chien et le lapin. Chez le bœuf, ordinairement, la premièrelocalisation a lieu au maxillaire inférieur, sous forme d'une tumeur inrtltrée, saillante du côté de la peau. La tumeur s'ulcère, se développe dès lors plus rapidement sous forme de fongosités d'un gris jaunâtre, avec suppuration séro-purulente, et petites hémorragies dues aux froissements et aux chocs. Le néoplasme gagne en même temps la profondeur, détruit les muscles, les alvéoles, déchausse les dents, s'ouvre et végète dans la bouche par une ou plusieurs Hstules, laissant écouler le mémo pus, tantôt crémeux, tantôt aqueux, mais, caractère important, contenant toujours de petits grains friables et onctueux ou plus durs, d un jaune soufre. Au microscope, ces granulations se montrent constituées par un parasite, Vactmomxices bovis (qu'on devrait appeler rfisconii/ces boris). La mastication et la déglutition étant gênées, l'animal dépérit rapidement, épuisé encore par la suppuration. Dans d'autres cas, la langue présente d'abord des nodules gros comme un marron, s'ulcérant, arrivant parfois à la cicatrisation ; la langue devient alors dure et déformée. En Allemagne, les paysans désignent la maladie sous le nom de langue de boisiholzzunge): en Angleterre (wooden longue) ; en Italie, on l'appelle mal du crapaud. Le pharynx, l'œsophage, l'estomac, les côtes, les ganglions peuvent être atteints, et la maladie confondue avec la pommeliére. Les voies respiratoires, nez, sinus, larynx, poumon, peuvent être pris secondairement ou primitivement.
Le traitement varie; les lésions des tissus mous (langue, pharynx, etc.) sont surtout justiciables du traitement préconisé" par Thomassen, d'Utrecht, l'iodure de potassium. Au contraire, l'actinomycose des os, de la mâchoire surtout, ne parait céder qu'à l'intervention chirurgicale, l'extraction et le curetage des régions envahies.
ACTINONÈME (du gr. aktis, aktinos. rayon, et nêma, filj n. m. Genre do champignons que l'on trouve sur les feuilles de pommier, de rosier, de ronce, de tremble, etc.
ACTINOPE (du gr. aklis, aktinoa, rayon, et pous, pied) n. m. Genre d'arachnides {aranéides tétrapneumones), famille des théraphosidés, renfermant de grosses iii'aignées voisines des mvgales, habitant le Brésil. L'espèce type {aclinope tanalis) passe le jour dans un terrier tapissé de soie et en sort la nuit pour chasser.
ACTINOPHORE (du gr. aklis, rayon, et plioros, qui porte y n. m. Genre de plantes do la famille des sterculiacees.
ACTINOPHRYS (friss — du sr. aklis. akliiws. ravon, ci ophrus, sourcilj a. L Genre d'iiéliozoaires .
type d'une famille dite des actinophrijidés, caractérisés pari'absence do squelette siliceux et la présence d'une vésicule pulsatile.
ACTINOPHTALME
(du gr. aktis, aktinos.
ravon, et ophikalmos.
œn) adj. et n. m. Se dit de l'œil des animaux dont le lapis réfléchit la lumière.
Actiuophrys (très ^n
ACTINOPHYLLE (du
gr. ukiis, aktinos, rayon, et phullon, feuille) n. m. Genre de plantes originaires du Pérou.
ACTINOPHYTE (du gr. aklis. aktinos, rayon, et phuton. plante) n. m. Dénomination générale donnée aux plantes disposées en série rayonnée.
ACTINOPORA (du gr. aktis, aktinos, rayon, et poros, pore) n. m. Genre de bryozoaires fossiles qu'on trouve dans les terrains crétacé et tertiaire.
ACTINOSAURE (du gr. aktis, aktinos, rayon, et sauros, lézard) n. m. Genre de reptiles fossiles, trouvé dans le rhétien de Saône-et-Loire.
ACTINOSCHISTE (de aetinote et schiste) n. m. Agrégat schisteux de quartz et d'actinote qu'on trouve dans la Loire-Inférieure, ii On dit aussi schiste actinolithiql'iî.
ACTINOSPH^RIUM (om' — du gr. aklis, aktinos, rayon, et sphaira, sphère) n. m. Genre de radiolaires héliozoaires, famille des actinophryidés.
— Enctcl. Ce genre, dont on ne connaît qu'une espèce, Vactinosphserium Eichornii Ehrenherg, est très répandu dans nos eaux douces. 11 est microscopique, globuleux, avec des noyaux et des grains de chlorophylle. Les pseudopodes sont pourvus de spiculos axiaux.
ACTINOSTÉOPHYTE (du gr. aktis, aktinos, rayon, et de osléophi/le) adj. et n. m. Ostéophyte de forme 'rayonnée.
Y. OSTEOPHYTE.
ACTINOSTOMA (du gr. aktis, aktinos, rayon, et sloma, bouclie) n. m. Bryozoaire fossile du terrain carbonifère.
ACTINOTACTISME (du gr. aklis, aktinos, rayon, et du lat. taclus, tact) n. m. Propriété Qu'ont certains végétaux d'être sensibles, de se diriger et de se déplacer sous l'influence d'une radiation.
ACTINOTE (du gr. aktis, aktinos, rayon) n. m. Espèce minérale appartenant au groupe des amphiboles, et contenant 13 "lo d'oxyde ferreux, 22 »/o de magnésie et 14 «/o de chaux. Isomorphe avec la trémolite, Vactinote présente une coloration vert olive ou vert noirâtre, avec poussière blanc verdâtre. Elle fond au chalumeau.
ACTINOTHYWUM (om' — du gr. aktis, aktinos, rayon, et thuréos, bouclier). Genre de champignons parasites des graminées.
ACTINOTROPISME (du gr. aktis, aktinos, rayon, et Iropos, changement) n. m. Faculté qu'ont les corps en voie de croissance de s'infléchir sous l'influence d une radiation unilatérale.
— Encycl. La lumière retarda la croissance des plantes : il en résulte qu'un organe inégalement éclairé sur deux faces croît moins vite du côté éclairé et, par suite, s'incun'e de ce côté. Ce phénomène constitue l'actinotràpisme, et donne lieu à cette remarque vulgaire : les plantes cherchent la lumière.
ACTINOZOAIRES (du gr. aklis, aktinos, rayon, et :âon, animal) n. m. pi. Synonyme de coralliaires ou d'antho- 2oaires. ii Une des trois divisions actuelles des cœlentérés.
ACTION liât, aclio, de afiere, agir) n. f. Manifestation d'une cause, dune force, d'un agent matériel, moral, etc. ; manière dont un corps agit sur un autre : Action du temps. Action des lois. Les bains de mer ont une action fortifiante. ^ ,
— Manifestation extérieure des sentiments, de la volonté, de l'homme : Aux yeux de Dieu, il n'y a pas une prière qui vaille une bonne action. (J . Sim.)
Une belle ftclion Vaut mieux que le plus bel ouvrage-
II Ce que l'on fait, par opposition à ce que l'on pense, ù ce que l'on dit : Les actions sont plus sincères que les paroles. (M"» de Scudéry.) il Exécution, activité, par opposit. à théorie, à inaction : Pour opérer des révolutions, il faut des hommes ^'action.
— Rencontre entre des troupes ennemies : Z'action de llléneau fut une affaire décisive. Il Action d'éclat, Brillant fait d'armes individuel sur le champ de bataille.
— Maintien, mouvements et gestes d'un orateur ; animation, chaleur, que l'on apporte à dire ou à faire quelque chose : Les Méridionaux mettent de /'action dans tout cr (ptils disent. Il Lanqar/e d'action. Les gestes, les signes par lesquels on supplée à la parole.
— Ancien concile : Différentes séances ou actions du concile de Chalcédoine. (Amédéo Thierry.)
— Mettre en action. Réaliser une abstraction, une théorie, une pensée, une intention, n Par ellipse on dit sojvent en action, pour mis en action : La vie dun homme de bien, c'est de la morale en action. Il Etre en action. Se donner du mouvement, ou fonctionner : Les moulins a vent sont en action quarid le vent le veut bien. Il Actioyi de grâces, Témoignage de reconnaissance, do remerciement.
— Comm. et financ. Titre représentatif de la part d intérêt prise par un particulier dans une société soit anonyme, soit en commandite, soit civile : Action ou porteur. Action nominative. Société par actions, ii Fig. et fam. Ses actions haussent ou montent. Ses actions baissent. Se dit plaisamment de la tournure que prennent les affaires de quelqu'un, surtout quand il s'agit de questions d'intérêt ou de cœur.
— Dr. Recours en justice pour obtenir, conserver ou recouvrer la jouissance d'un droit : Intenter une action en diffamation.
— Gramm. Ce qu'exprime, ce que marque le verbe : Dans une proposition active, Taction exprimée par le verbe tombe sur un complément.
— Littér. Evénement principal qui fait le sujet d'une œuvre littéraire ou dramatique, avec tous les développements dont il est susceptible ; Ne laisser, jamais deux actions se coudoyer dans un même drame. (Topfi'er.) il Intérêt, mouvement, en parlant d'un drame, d'une tragédie :
Tout doit être action dans une trag.^die.
— Manèg. Avoir de l'action. Se dit d'un cheval qui a de l'ardeur, qui mâche continuellement son mors, qui jette beaucoup d'écume.
— Mécan. KlTort qu'exerce un corps ou une puissance sur un autre corps ou sur une autre puissance : L'action du levier sur une ynasse. /.'action est égale à ta réaction. Il Quantité d'action d'un corps en mouvement. Produit do la masse de ce corps par sa vitesse.
— Peint. Se dit de la pose, des gestes et de l'expression avec lesquels, dans un tableau, une figure exprime son caractère, traduit les pensées du personnage.
— EncYCL. Dr. rom. Les Romains ont pratiqué successivement trois systèmes différents de procédure. Le premier est celui des actions de la loi {legis actiotïes), dont le caractère particulier était d'être sacerdotal et formaliste. Les formes admises étaient au nombre de cinq. Trois d'entre elles, les actions per sacramentum. per judicis ]iostulalionem et per condictionem, étaient des formes de procédure judiciaire (v. phocédcre) ; les deux autres, la manus injectio et la pignoris capio, étaient des voies d'exécution (v. voie d'execÙtion). Ce premier système fut abrogé en partie par la loi jEbutia [V. .(^^butÎa), et plus complètement par deux lois Julia, probablement portées sous le Té^ne d'Auguste. Les actions de la loi durent leur abandon aux dangers auxquels elles exposaient les plaideurs, par suite de leurs formalités rigoureuses. Le second système fut celui des formules, caractérisé par la rédaction d'un écrit variant pour chaque espèce d'action et dans lequel le magistrat traçait au juge sa mission. (V. formule.) Cependant on continua à employer les actions de la loi dans certains cas, notamment lorsque l'affaire devait être jugée par le tribunal des centumvirs. Ces deux premiers systèmes de procédure consacraient la division de l'instance en deux phases distinctes : la procédure in jure, devant le magistrat, la procédure in judicio, devant
Quelquefois, il arrivait, sous le système formulaire.
le juge. Quelquefois, u arrivait, sous le système lormuiaire que le magistrat tranchait lui-même le procès, au lieu di renvoyer les parties devant un juge : ce fut l'origine d'un troisième système de procédure, celui de la procédure extraordinaire, qui fut pour la première fois consacré législativement par une constitution de Dioclétien.
Les Romains avaient établi entre les actions des divisions de diverses sortes, dont voici les principales : 1" actions ï'n rem ou in personam, suivant que le demandeur faisait valoir un droit réel ou un droit de créance ; 2° actions de bonne foi et de droit strict; 3° actions arbitraires ou non (v. abbitbaibe) ; 4° actions in jus et in factum (une action était dite in jus, lorsque la question posée au juge 1 - u«
était une question de droit civil ; l'action était in factum. lorsque la décision du procès dépendait d'un fait que h* préteur indiquait dans la formule et que le juge était chare;é de vérilîer. [Les actions in factum devaient en général leur origine au droit prétorien et avaient servi à étendre les principes du droit primitif. Un tils de famille ne pouvait agir que par une action in factum. L'utilité pratique avait fait quelquefois donner cette forme aux actions civiles elles-mêmes]) ; 5" actions civiles ei honoraires, les premières dérivant du droit civil, les secondes créées par les magistrats, et principalement par le préteur; exactions directes et utiles (par « action directe », on entendait la^ lion limitée à sa sphère d'application primitive. L' o ai lion utile" était une ancienne action étendue, utitilans causa, à des cas nouveaux, soit par une rédaction m fartum, soit à l'aide d'une tiction) ; 7» actions persécutoires 4la chose, persécutoires d'une peine, et mixtes (v. délit . 8° actions perpétuelles et temporaires (les actions civiles étaient toutes perpétuelles à l'origine ; Théodose II limita leur durée à trente ans. Les actions prétoriennes étaient annales); 9" actions au simple, au double, au triple, au quadruple, selon le rapport existant entre le fond de la demande et le montant de la condamnation. — II faut citer enfin les actions mixtes ou divisoires (v. divisoibk). les actions préjudicielles (v. préjudiciel), les actions adjectitiœ qualîtatis que nous retrouverons sous leurs divers noms : exercitoire, institoire, etc.
— Dr. fr. (Proc. civ ). On divise les actions : 1" en personnelle, réelle et mixte; 2" en mobilière et immobilière.
— Actions personnelle et réelle. L'action personnelle est celle par laquelle on poursuit une personne comme individuellement obligée, par opposition à l'action réelle (de res, chose), qui est la revendication d'un droit sur une chose : le droit personnel atteint une personne déterminée, et elle seule (ou ses héritiers) ; le droit réel atteint directement une chose, et le propriétaire de ce droit peut poursuivre sa chose dans n'importe quelles mains. Contre celui oui me doit une somme d'argent, j'ai une action personnelle. Si je prétends que mon champ a sur le champ voisin un "di'oit de servitude, j'ai la faculté d'actionner celui qui ^Utient le champ voisin au moment même de rintroduction de l'instance, sans considérer si c'est lui qui, originairement, m'a donné ou vendu le droit de servitude oue je revendique. — En matière personnelle, le tribunal compétent est le tribunal du domicile du défendeur; en matière réelle, celui de la situation de l'immeuble liti^neux. L':i tion personnelle se prescrit par trente ans ; 1 exercice l'action réelle est soumis à une prescription abré^i