GÉOLOGIE
ACTUALITÉ n. f. Etat de ce qui est actuel ; qualité d'une chose ()ui ulfre un intérêt actuel; chose du moment : Il est dans le caractère français de se passionner pour tes bâtons flottants de Tactualité. (Balz.) Le journalisme ne peut vivre que t/'ACTUAUTÉs. (Raym.)
ACTUARIUS (Jean), médecin grec de la fin du xiii» siècle. On lui attribue l'introduction en Europe des purgatifs doux. Ses ouvrages, compilés surtout dans Galicn, ont été réunis en 1556 (Paris).
ACTUATION {si-on — du lat. actus, acte) n. f. Dans la langue pliiIosopIii(|ue, Passage de la - puissance » à l'acte : /-'actuation de la volonté.
ACTUEL. ELLE (lat. actualis, même sens) adj. Qui existe à l'ctat actif: réel : Patfement actuel. Service AcruEL.
— Qui est en fonctions, qui existe, qui est usité au moment où l'on parle : Le régime actcel. Le langage actuel.
— G-'oI. Causps actuelles. V. causes, géologie.
— Méd. Cautère actuel. Caustique qui agit physiquement, c'est-à-dire en vertu de la haute température dont il est doué, par opposition à cautère potentiel, caustique qui agit chimiquement.
— Philos. Volonté actuelle, Volonté en action, appliquée à un objet, par opposition à volonté potent-elle, faculté générale de vouloir, ii Intention actuelle. Effective, par opposition à intention virtuelle, qui est seulement en principe, en puissance.
— 'Théol. Grâce actuelle, Secours l'e circonstance que Dieu donne à l'âme prur éviter le mal et faire le bien, par opposition à Grâce habituelle ou sanctifiante. Don divin permanent qui constitue l'état de justice, n Péclu* actuel. Péché que l'homme commet par un acte de sa volonté, par opposition à Péché habituel. Etat de l'âme privée de la grâce sanctifiante, et particulièrement à Péché originel. Péché habituel qui nous vient de la faute d'Adam.
L'actueif n. m. L'actuel, c'est ce qui a cessé d'être simplement possible, pour exister en réalité et à l'état de fait. (Franck.)
— Anton. Passé, futur.
ACTUELLEMENT adv. Présentement, au moment où l'on parle : Les animaux actuellement domestiqués ont été primitivement sauvages.
— En T. do logiq. En acte, en réalité, par opposition à virtuellement, qui signilie En puissance, en principe.
— Syn. Actuellement» aujourd'hui, maintenant, à pré* sent, préseutement. A présent marque un rapport à un temps antérieur. Présentement ne marque pas expressément de rapport avec le passé. Maintenant exprime une suite ou une continuité. Aujourd'hui s'emploie surtout pour opposer une époque à une autre.
ACTUER(rad. ac/eU-.a. En langage philosophique, faire passer â l'acte, donner la forme à la matière. (Veu usité.)
ACUANITES n. m. pi. Secte de manichéens, fondée par
.Acua, disciple de Mauès.
ACUITÉ [ku-i — du lat. acuttu. aigu) n. f.Qualité de ce .jui est aigu : /, acuité d'une pointe, d'un clou.
— Par anal. Se dit de la nature des sons élevés : Les sons ont d'autant plus d'ACUlTE qu'ils résultent d'un plus grand nombre de vibrations da7is un temps donné. 'J.-J. Rouss.)
Il Fig. Finesse, pénétration en parlant do l'esprit, du regard, etc. : D'Arlagnan redoubla l'.\cunÈ de ce regard auguel nul secret ne résistait. (Alex. Dum.)
— En T. de méd. Intensité des maladies aiguës, u Par ext. Intensité des sensations : /.acuité de la douleur.
ACULÉ, É£ idu lat. acus, aiguille; adj. Qui porte un aiguillon.
— n. f. pi. Nom des hyménoptères porte - aiguillon (abeille, guêpe, bourdon, etc.). il On dit aussi aculeata,
ACULÉIFORME (du lat. acus. aiguille, adj. Bot. Se dit des organes qui ressemblent à des aiguilles.
— Zool. Se dit des écailles de poissons qui ont la forme de pointes recourbées.
ACUBUNÉ, ÉE OU ACUHINEUX, EUSE «lat. actiminatus, pointu adj. Bot. Se dit d'un or},'ane. d'une feuille, d'un fruit, dont le summet est termine en pointe.
— Entom. Se dit des ailes des insectes lorsqu'elles se terminent en pointe aiguë et prolongée.
ACUUINIFÊRE (du lat. acumen, pointe, et ferre, porter) adj. En zoulouie. Qui porte des tubercules pointus.
ACUMINIFOUÉ, ÉE'duIat. acumen. pointe, et fotium, feuille) adj. Se dit dune plante à feuilles acuminées.
AcUNA (don Pedro Bravo de), général espagnol, mort en 1606. Il se signala à la bauiîle de Lépante (1572), et fut, de 1601 à sa mort, gouverneur des îles Philippines. Il enleva les iles Moluques aux Hollandais en 1606.
AcufÏADcFlGUEROA (doD Francisco), poète améri-
Acupressure.
ACUNA - ADALOALD
cain, né à Montevideo (Uruguay) en 1790, mort en 1SG2. C'iitait un classique remarquable. Sa sobriété, sa simplicité l'élévation de son langage, la correction de son vers sont admirables ; on regrette de n'y pas rencontrer p us de vigueur et de vie. Il n'en occupe pas moins une des premières places parmi les poètes hispano-américains. La plus grande partie de son œuvre, composée d'éléments très divers, odes, satires, épiyrammes, poésies héroïques, traductions de psaumes et d'hymnes bibliques, etc., a été réunie sous le titre de Alusaique poéli<jue (1857-1S58).
AcuNA (Christoval d'), missionnaire jésuite espagnol, né à Burgos en 1597, mort en 1647. Il descendit le fleuve des Amazones jusqu'au I^ara avec Pedro de Texeina, et publia le récit de son voyage sous le titre de Auevo descubrimienlo del ura.i rin de las Amazutias, el cna' fue ij se hiio par orden de Su Majestad, al ar,o de 1639, p^r la pyovincia de Quito en los reym.s del Pcru (Madrid, 1641). Bomborville eu a donné une traduction française {Itelation de la rivière des Ama:unes, Paris, 1682).
AcUNHA, orthographe française fautive donnée au nom d'une noble famille portugaise et espagnole, la famille Da Cuaha. V. Cu.nua.
ACUOPHONIE (du gr. akouein, entendre, et phânè, voix) n. f". Méthode de diagnostic, oïl l'on combine la percussion et l'auscultation.
ACUPALPE (du lat. acus, aiguille, et palpare, toucher) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des carabiques, tribu des harpalinés, renfermant de petits insectes bruns ou fauves, agiles, vivant au bord des eau,ic ou dans les terrains humides. (Nombreuses espèces répandues par tout le globe, surtout dans l'hémisphère boréal.)
ACUPONCTURALE ou ACUPUNCTURALE {ponk) adj. f. Se dit de l'aiguille dont on se sert pour faire l'acuponcture.
ACUPONCTUREou ACUPUNCTURE i pmtk — du lat. acus, aiguille, etpimctiira, pinûro) n. f. Opération qui consiste à introduire une ou plusieurs aiguilles très fines dans les tissus pour obtenir la guérison de certaines maladies.
— E.NCYCL. Cette opération, inconnue des Grecs, des Latins et des Arabes, est pratiquée depuis la plus haute antiquité en Chine et au Japon. On s'y sert d'aiguilles trts fines qu'on introduit à travers la peau et au delà, soit en les poussant directement, soit en les tournant entre les doigts, soit en les frappant avec le doigt ou avec un très petit maillet. Ces aiguilles sontquelquefoisd'orou d'argent, mais le plus souvent d'acier recuit. Ten-Rhynn, chirurgien hollandais, fit connaître cette méthode en 1683. El o était presque tombée en oubli lorsque, sur la fin du siècle dernier, Vicq-d'Azvr rappela l'attention sur elle. Enfin, dans les années 1824, 1825, 1826, ïacupnncture fut pratiquée et vantée par d'habiles e.vpérimentateurs, notamment par J. Cloquet. Elle peut rendre des services dans le cas de névralgies rebelles à tout mode de traitement. On peut faire traverser les aiguilles par un courant électrique (v. électbopdncture), ou les enduire d'une substance irritante : huile de ricin, de croton.
ACUPONCTURER ou ACUPUNCTURER {ponk) V. a. Pratiquer l'acuponcture.
ACUPONCTUREUR ou ACUPHNCTUREUR {ponk) n. m. Celui qui pratique l'acuponcture. ^On a dit aussi AcuPONC- TKUR, et même acoponciuratkuk. [Peu usité).]
ACUPRESSURE (du lat. acus, aiguille, el p — ~ir:-r. .'ipin pressuin, presser) n. f. Méthode con- ,
sistant à comprimer une artère, à l
l'aide d'une aiguille, pour empêcher i
l'hémorragie. \
— E.NCYCL. Cette méthode aété pro- , -, .
posée et appliquée par le D' Simpson, ;" 1
d'Edimbourg, dès 1860. } | |
Elle doit être pratiquée entre la »' j
blessure et le cœur. L'aiguille à acii- 1 pressure est enfoncée pcrpendiculai- , rement à la direction de l'artère et passe aussi près que possible de l'artère, de sorte que celle-ci soit comprise entre l'aiguille et un plan résistant. Après deux ou trois jours, l'aiguille peut être retirée. L'acupressure est aujourd'hui remplacée par la ligature.
Acus, fils de Vulcain et d'Aglaé ou Aglaia, la plus jeune des trois Grâces.
AcuSILaOS, né à Argos, un des plus anciens historiens grecs. Il vécut probablement dans la seconde moitié du VI* siècle av. J.-C.
ACUT(/fu — du lat. acutus. aigu, pointu) n. m. Extrémité d'une forêt se terminant eu pointe.
— En typogr.. Caractère marqué d'un accent aigu. (Vx.) ACUTANGLE (du lat. aculus. aigu, et de angle) adj.
Gcom. Se dit d'un triangle dont les trois angles sont aigus.
— Miner. Se dit d'un prisme hexaèdre dont les angles solides sont interceptés par des facettes triangulaires très aiguës : Chaux carbonat>*e ACUTANGLE.
— Anton. Obtusangle.
ACUTANGULAIRE ( rad. acutangle) adj. Ijui l'ait un angle aigu.
ACUTANGULÉ, ËE ( rad. acutangle ) adj. Géom. Qui a des angles aigus. ft g
— Bot. Se dit des tiges qui ont des . , . , angles aigus et saillants, rfes feuilles ^"^''S'"'^"'^'"^'^' partagées en plusieurs divisions aiguës, dos fruits chargés d'angles tranchants dans le sons de leur longueur.
ACUTÉNACLE (du lat. acus, aiguille, et tenere, tenir) n. m. Porte aiguille.
ACUTESSE (du lat. aculus, pointu) n. f. Etat de ce qui est aigu, pointu : A'acctesse d'un clou.
— Fig. : /.'acutesse que le soupçon donne aux yeux de tout le monde. (Balz.)
ACUTICAUDE (du lat. acutus. pointu, et cauda, queue) adj. En '1'. de zool., Qui a la queue pointue.
ACUTICORNE (du lat. aculus. aigu, et corail, corne) adj. Se dit d'un animal qui a les cornes ou les antennes terminées en pointe.
ACUTIFLORE(du lat. «cu(us,aigu, et /7os,/7on's, fleur) a.lj. Se dit d'une plante qui a des fleurs dans lesquelles les segments de la corolle et du calice se terminent en pointe.
ACUTIFOLIÉ, ÉE (du lat. acutus, aigu, ot folium, feuille)
adj. Se dit d'une plante dont les feuilles sont acuminées.
ACUTILOBÉ, ÉE (du lat. acutus, pointu, et du gr. lobos,
lobeiadj.Se dit d'une plante dont les lobes des feuilles sont
aigus.
ACUTIPENNE (du lat. acii(us, pointu, et penna, plume) adj. Qui a les plumes de la queue terminées en pointe.
ACUTIROSTRÉ, ÉE (du lat. aculus. pointu, et 7-oslrum, boc) adj. Dont la tète se prolonge en bec aigu, n On dit aussi acutibostre.
ACUTO (Jean) ou JEAN DE L' AIGUILLE, condottiere anglais dont le vrai nom était H.wvkwood. V. ce mot.
ACUTO-ÉPINEUX, EUSE (du lat. acutus. pointu, et de épinc'ix) adj. Se dit des chenilles dont le corps présente plusieurs rangées d'épines aiguës» j
AOUTORSION (du lat. acus, aiguille, et de torsion) n. f. Procédé chirurgical pour arrêter l'hémorragie. (On traverse une artère avec une aiguille ; on tord cette artère, i et on laisse l'aiguille en place jusqu'à l'oblitération duyaisseau. L'acutorsion est employée soit dans les amputations, soit dans les plaies des grosses artères, soit dans le traitement des anévrismes. Cette méthode est peu usitée.) ^
AÇVAMEDHA n. m. Sacrifice réel ou emblématique du cheval dans la religion védique. ]
AÇVATTHA n. m. Figuier sacré qui, dans les rits védiques, fournit le pramanlha, bâton frottant au moyen duquel on produit agni (le feu) dans Varani.
AÇVINI, dans la mythologie védique, femme de Sourya et mère des Açvins.
AçVINS ou AbhiDJAS, dans la mythologie védique, fils jumeaux du dieu Sourya, qui personnifient le crépuscule du soir et du matin et sont habiles à guérir les maux. Ils sont sans doute les prototypes des Dioscures, Castor et PoUux, de la mythologie grecque.
ACYANOPSIE (psi — du gr. o priv.; kuanos, bleu, etopsis, vue) ou ACYANOBLEPSIE ( psi — du gr. a priv. ; kuanos, bleu, et blepsis, vue) n. f. Infirmité de la vue, caractérisée par l'impuissance de distinguer la couleur bleue.
ACYCLIE (du gr. a priv., et kuklos, cercle) n. f. Suspension générale du mouvement des fluides dans l'économie. ACYÉSIE ou ACYSIE (du gr. a priv., et kuein, concevoir) n. f. Stérilité, impuissance.
ACYROLOGIE (du gr. akuros, impropre, et logos, discours) n. f. Impropriété de mots, de termes. ACYROLOGIQUE adj. Qui concerne l'acyrologie. ACYSTIE (du gr. a priv., et kustis, vessie) n. f. Monstruosité qui cons'iste en l'absence de la vessie urinairo.
ACYSTINERVIE (du gr. a priv.; kustis, vessie, et neu-
ron, nerf) n. f. Paralysie de la vessie.
AD, préposition latine signifiant à, vers, pour, etc., et
I entrant dans la composilion de plusieurs locutions latines
souvent employées dans le français, telles que ad homi-
ncm, ad honorer, ad rem, etc. 'V. ces mots.
— Préfi.xe tiré de la préposition latine ad, signifiant à, vers, pour, etc. : addition, adrfacfew. il Par assimilation de consonnes, le rf se change en c, f, g. t, n, p, r, s, t devant les consonnes correspondantes du radical. V. ac, ae, ag, etc.
— Gramm. Parmi les mots qui commencent par nd, les seuls où la consonne d se redouble sont : additif, addition, ni'iditio'inel. additionner, adducteur, addaclif, adduction, et
luelques autres peu connus, ainsi que certains noms propres. La consonne d ne se redouble dans aucun autre mot. Ada, sœur do Mausolo, reine de Carie, au iv» siècle :u - J.-C. Détrônée par son frère, elle se vit rendre ses 1 Jats par Alexandre (334).
Ada, gros bourg do Hongrie, comitat de Bacs Bodrog, surla'rheiss; u.ioohab. Commerce de céréales et de béiail. ADACA n. f. Plante du Malabar, le sphsernnthus Imlicus (Linné), de la famille des composées, que l'on emploie en médecine contre les coliques et les hémorroïdes. I AdacHEV (Alexis), chambellan du tsar Ivan IV, dit le I Terrible. Il e.xerça une heureuse influence sur le caractère ; farouche de ce prince et se distingua comme guerrier, notamment à la prise de Kazan (I552i. Tombé en disgrâce, il mourut emprisonné à Dorpat. en 1561. — Son frère Daniel se montra bon général dans la guerre de Livonie et de Crimée; mais, atteint par la disgrâce qui frappait Alexis, il fut exécuté à Moscou en 1561.
ADACTION {ksi — lat. adactio, même sens) n. f. Action de contraindre; assujettissement rigoureux, forcé.
ADACTYLE (du gr. a priv.. et daklulos, doigt) adj. Qui n'a pas de doigts. (Se dit des crustacés dont les appendices antérieurs sont dépourvus de pinces.)
Adad, roi d'Idumée, au temps des rois dlsraël. 11 défit les Madianites dans la plaine appelée « champ do Moab ».— Un autre AdaT), roi d'Idumée. dut se retirer en Egypte après la conquête de son pays par Joab, général de David, et revint plus tard en Idumée, qu'il essaya de soulever contre Salomon.
ADiEUS, poète macédonien, du temps d'Alexandre. On trouve dans V Anthologie quelques-unes de ses épigrammes. — Autre poète, de Mitvlène, auteur d'un ouvrage sur les Statuaires; il vivait vers la fln du m' siècle av. J.-C.
ADAGE (dulat.arf(!f/iiim; formé de nrf norarfimi, pour agir,
qui doit être fait) n. m. Maxime, sentence, dire populaire.
iVe parler que par adages, Afl'ecter un ton sentencieux.
— Enctcl. On a publié'de nombreux recueils d'adages, empruntés à toutes les lancues. Le plus célèbre est celui d'Erasme (Adngia): il renferme plus de quatre mille adages tirés des anciens auteurs grecs ou latins. 'V. Chiliades.
— SvN. Adage, aphorisme, apophtegme, axiome, maxime, proverbe, sentence. h'ap''phleqme est une parole mémorable d'un ancien, ou imitée des anciens. L'aphorisme est une courte décision ou prescription d'un traité scientifique, surtout d'un traité de médecine. L'axiome est une vérité générale qui fait autorité, un principe évident par luimême. La maxime est une pensée importante au point de vue pratique. La sentence est une maxime considérée au
point do vue littéraire ou oratoire. Les proverbes sont des maximes communes qui se trouvent dans la bouche de tout le monde. Adage se dit ordinairement d'aaproverbe ancien.
ADAGIAIRE (rad. adage) n. et adj. Sentencieux : Expression ADAGiAiRE. 11 Plaisant, facétieux : Ln adagiaire.
ADAGIO (ji-o) adv. Terme italien usité en musique pour indiquer un mouvement grave et posé, moins lent cependant que celui caractérisé par le mot largo. (Les mots adagio assai [très lentement] indiquent un mouvement plus largo que le simple adagio.) „ i •
— n. m. Morceau qui a le caractère précité : Lin bel ADAGIO de Baydn. il PI. Des adagios.
— Fig. : L'automne est un nndante mélancolique qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver. (G. Sand.)
— Anton. Allégro, presto.
ADAGRÉGÉ, ÉE (du lat. ad, à, près de, et agregatus, réuni) adj. En T. de zool. et de bot.. Se dit d'individus do la même espèce qui vivent soudés ensemble ou agrégés, tout en conservant leur organisation individuelle.
AdaIR (James-Makittrik), médecin écossais, né en 1728, mort en 180;. Il eut de longues et retentissantes querelles avec un de ses confrères, Philippe Thickness. Il a laissé : Essai sur les maladies à la mode (1789); Anecdotes of a physician metaphorically defunct (1790), sous lo nom de (■ Benjamin Goosequil ».
AOAIR (sir Robert), diplomate anglais, né à Londres en 1763, mort en 1855. Il fut ambassadeur à Vienne, à Constantinople, à Bruxelles, et a laissé des mémoires sur sa carrière diplomatique.
Adaja, rivière de l'Espagne centrale, affluent de la rive gauclie duDouro, quiarrose Ai'i/a. Cours, envir. 180 kilom, AdA-KALEH, île hongroise du Danube (comitat de Krasso-Szœrény), renfermant les ruines de la forteresse de Neu-Orsova. Cédée à l'Autriche-Hongrie par le traité do Berlin (1878).
AdalbÉRON ou AscELIN, évêque de Laon en 977 mort en insoou 1031. Il contribua à la révolution qui donna la couronne à Hugues Capot, en livrant à ce prince son compétiteur Charles de Lorraine. On a de lui un poème satirique dialogué, dédié au roi Robert.
AdalbÉRON D'ArdENNE, arehevêoue de Reims depuis 969, mort en 988 ou 989, fut cliancelier sous Lotbaire et sous Louis V, qu'il couronna en 979. Il a beaucoup 1 contribué à l'avènement de Hugues Capet, qu'il sacra roi. Adalbéron a présidé plusieurs conciles, entre autres celui de Saint Macre, et a exécuté des réformes importantes dans son diocèse.
AdALBERT I", marquis de Lucques et duc de Toscane, ; de 847 à S90, soutint Carloman contre Charles le Chauve. AdaLBERT II, duc de Toscane, fils du précédent, de 890 à 917, eut de longues luttes avec le duc de Spolète, Guido, et Arnolphe, roi de Germanie. On le regarde comme la tige de la maison d'Esté.
Adalbert, marquis d'Ivrée, mort en 925. Il appela deux fois les Français en Italie, en 899 et en 921, mais no put renverser le roi d'Italie, Béranger I", auquel succéda lo fils d'Adalbert et de Gisèle, Bérenger IL
Adalbert, roi d'Italie de OSO à 961. mort vers 968. Associé au trône par son père, Bérenger II, il fut dépouillé de sa couronne par son suzerain l'empereur Othon 1", ot se réfugia à Constantinople où il mourut.
Adalbert (saint — en langue germanique, homme noble), évêque de Prague depuis 982, mort en 997. Il était fils du prince bohémien Slavnik et prêcha l'Evangile Hongrois, puis aux Prussiens, par qui il fut martyrisé. Il est honoré le 23 avril. ...
— BiBLioGR. : Ketzvnski, Yita sanctt Stamslat et sancli Adalberti (Cracovie, isSî).
Adalbert ou AdelbeRT, archevêque de Brème et do Hambourg depuis 1045, né vers l'an lOOO, mort en 1072, Envoyé comme légat dans les royaumes du Nord (1053), avec une sorte de suprématie sur les diocèses de Suède, de Danemark et de Norvège, Adalbert essaya sans succès d'étendre sa domination religieuse sur le nord de l'Allemagne et d obtenir le titre de « palriarcho ». Nommé en 1063 tuteur de l'empereur Henri IV avec Hannon, archevêque do Cologne, il s'arrogea le pouvoir le plus absolu et souleva contre lui les princes allemands, qui l'éloignèrent momentanément de la cour (1066). Mais Henri IV regrettait son conseiller, qui fut rappelé dès 1009. Il était de nouveau tout-puissant quand il mourut.
Adalbert, archevêque de Mayence, mort en 1137. Allié d'abord de l'empereur Henri IL il se déclara contre lui, dès qu'il eut obtenu lo siège épiscopal de Mayence, et joua un grand rôle dans la querelle des Investitures. Adalbert (Henri-Guillaume), prince de Prusse, né en 1811, mort en 1873. Il était fis du prince Frédcnc-Guillaume-Charles et cousin germain de l'empereur Guillaume I", Nommé amiral en 1S49, après avoir beaucoup vovagé, il s'occupa activement de la marine prussienne, mais ne joua aucun rôle important dans les guerres que la Prusse a eues avec le Danemark et avec la France.
AdalgiSE, fils de Didier, roi des Lombards, mort en 788 Cbarlemagne, son beau-frère, l'assiéga dans Vérone en 775, le vain.juit et le déposséda de ses Etats. H périt en voulant conquérir le duché de Bénévent.
AdaLHARD, abbé de Corbie, né vers 753, mort en 826. Conseiller très écouté de Cbarlemagne, son cousin, qui lo délégua au concile de Rome, en 809, il fut exilé à Noirmoutier par Louis le Débonnaire, qui le rappela à la cour en 821. C'est le fondateur de l'abbaye saxonne de Corey. — BiBLioGR. : Vita S. Adalhardi, abbalis Corbiensis. par Paschase Radbert (Mabillon, Ada Sanctorum, I, 308); Hincmar, De ordine palatii (Paris, 1884). Adalia, VAttalia des Romains. V. Sataliêh. ADALIDE n. m. Officier de justice militaire en Espagne. ADALITE ou ADAL1AH (mot arabe qui sigif. partisan du bon droit) n. et adj. Nom des sectateurs d Ali.
AdalOALD, roi des Lombards, né en 603, mort en 629. Associé au trône, dés son bas âgo. par son père, Agilulle, il régna do 015 à 625 sous la tutelle de sa mère, Theode-
hihlo ; aprôs la mort do collc-ci, il fut déposé ot remplacé p:ir son boau-I'r6ro Arioald.
AdALSEINDE ('sainte) [mot qui, on languo scandinavo, M; (iiiii- jru'ir fillr iHiliU']^ viorgo qui vivail au vin" siècle. Mil- .•si'hoiiuir,- -l.iiis los Pays-Bas lo 21 dôcombro.
ADALY ou ADALI (du gr. adalî'8, qui n'est pas nuisible) n m. Nom vuI{^'airo d'une plante voroénacéo, dont lo suc CM oniployô au traitement dos affections respiratoires.
Adam. Suivant los Kcrituros, lo premier hommo. Dieu If t.irnia à son imapo ot du limon do la terre. C'est par Itn f^u'il couronna i œuvre de la création. Il lui associa iMisuito une compagne formée de sa cliair, et lo plaça dans !'■ paradis terrestre, en lui défendant do toucher aux soûls tnms do l'arbre de la science du bien ot du mal. Séduit j n- Kve, Adam désobéi*, à Dieu, qui lo punit ou lo conil.iTiiiiant, lui ot sa postérité, au travail ot à la mort. Mais, 'Il 'fondant aux races futures la solidarité du péché ori- 1, Dieu leur promit un rédempteur. Déchu <io l'état Miconco, chassé du paradis terrestre, condamné aux
I - . riîs do la vie et aux anjïoissos do la mort, Adam eiia Ml ia terre ot mourut à l'àgo do 9;fO ans. Il ont, ontro aoir.-s enfants, Caïn ot Aboi, puis Soth ot plusieurs flllos.
Pomme d'Adam. V. pommk.
Hortic. Nom d'une variété de pomme tardive donnant riTi cuire fort coloré et durable, n C'est aussi celui d'une varioi(Mle rose blanche, obioiiue par un horticulteur de Reims.
Loc. l'ROV. : Il se croit sorti de la côte d'Adam, Il se iimt d'une très haute orif^ine. ii Je ne le connais ni d'Evo ni «l'Adam, Je ne le connais pas du tout. Il Fourchette, Mouchoir ou Peigne d'Adam, Les doigts, il Le vieil Adam. l'iii^ le lan;,'age do l'Kcrilure, L'homme en état de poché; le nouvel Adam, Jésus-Christ, chef do l'humanité nouvelle, Kncycl. Les rahbins entrent dans une infinité do Ji I (ils à propos do la création à.'Adam et notent les ti -lire? do ses premiers actes. Ils lui prêtent un corps Miliiil, semblable à celui des anges, des sens parfaits et ii;i'' science absolue. Quelques-uns prétendent que le preiiiicr homme ot la première femmes ont commencé par . M'' réunis dans un même organisme. Les mabométans nul do leur côté de nombreuses traditions sur Adam; si Klilis (Luciier) l'induit en tentation, c'est pour se venger d .ivoir été remplacé par lui dans le paradis terrestre.
Adam (mvstkri-: d'). Ce drame rimé, l'un des plus ail' i-ns iiiomiin.iiis do notre littérature dramatique, date 'iii \n' SI' . I- , 1' paraît avoir été écrit en Angleterre. LaiiK'iir (M)s-,c.l.iiL un récitaient poétique. Le manuscrit <!'■ la bitihutlio.juo de Tours contient des indications SI .'[ii(|ues écrites en latin, et du plus haut intérêt pour riiisioire dramatique. Le Mystère se divise en trois parties: !:! rluito originelle, terminée par l'espoir prophétique il'Alam; la mort d'Abel, figure de l'immolation du Ré- Ur:ii]iteur, enfin le défilé des prophètes. Ce drame a été jiiitilié en 185-1 par Vict. Luzarches.
Adam, abbé de Perseigne, diocèse du Mans (vers 1180).
II [uêcha en France la quatrième croisade, secondant ainsi Il > otforts do Foulques, curé de Neuilly. Il a laissé des Il lires renfermant des renseignements intéressants sur 1 lu -^toire de son temps, et environ deux cents sermons.
Adam (Les), famille do sculpteurs français. Le proniior, Jacob-Sigisbkrt, né à Nancy en 1670, mort à Paris en 1747, était fils do Lambert Adam, maître fondeur. Ll.ve do César Bagard, il a exécuté divers groupes pour lo rliâteau de Lunévillo, mais il réussit surtout dans la .sriilpturo de petites proportions, dans les figurines en IiiMs et en terre cuite, représentant pour la plupart des sii|ots religieux. Lionnois lui attribue los sculptures qui (!'■ -orent la maison qu'il habitait et qui se voit encore à N.iiicy. — Lambert-Sigisbert, fils aîné de Jacob-Sigistiori. né à Nancy en 1700, mort à Paris en 1759. Venu à Paris, à l'école de l'Académie, en ITIU, il remporta le j.;ix de Homo en 1723 et (■\''cuta pendant son séjour ;i l'Académie de France, lii.ur le pape Clément XII, un bas-rehef, X Apparkion dr la Vierge à saint André I >-rsini, qui lui valut le tin-r (l'académicien do Saint- Luc A son retour à Paris, il lut agréé à l'Académie on 1733. reçu académicien eu 1737» et nommé professiur en 1744. On doit à cet iiriist,e:/a Seine et la Mar- »r, groupe qui a décoré la < :t-,cade du palais do Saint- ( liiud; Neptune et Amphi- !r>t'\ groupe central du bassiu ioNeptune.àVersaiiles i:ii^); une VVnus au bain, 'Il simée au château de c grou-
Lambert-Sigisbert Ad;
; et la Pêche; quatre fiiisios représentant les quatre Eléments sous los trait> 'If Xeptune, d'Ampkitrite, d'Apollun, de la Terre; un Nep finie calmant les /lofs, groupe en marl)ro [musée du Lou- \vt.\ (1737). Il a publié un Hecueil de sculptures antiques 'irrr(jues et romaines, trouvées dans les ruines du padais
• lo Néron, au mont Palatin, 62 planches gravées d après
• t's propres dessins (1754). — Nicolas-Sébastien, quaiiiomo fils do Jacob-Sigisbert, né à Nancy en 1705, mon a Paris en 1778. Après avoir vécu à Rome avec son frère aillé, il revint à Paris et exécuta avec Lambert-Sigisbert
liviTs travaux. Il fut agréé à l'Académie en 1737, reçu académicien en 1762 sur sa statue Prométhée déchiré par un ra utour (m\.isèe du Louvre). Nicolas fut élu professeur (Il 17G8. Sos travaux les plus réputés sont : le Martyre de note Victoire (1743), bas-retiel (chapelle du château de \ irsailles), et surtout le tombeau de la reine de Pologne, < aUierino Opallinska, placé dans l'église do Bon-Secours a Nancy et exécuté en 1749. — François-Balthazar-GaslARU, le plus jeune fils de Jacob-Sigisbert, no à Nancy i.'\\ 1710, mort à Paris en 1761. Il remporta le prix de Rome on 1741, aida ses frères dans leurs travaux exécutés on Tialie. puis fut nommé, presque aussitôt son retour en Fiance, sculpteur du roi de Prusse, et, de 1747 à 1759, il habita Berlin, où Ion voit ses œuvres principales dans les palais et les jardins de Potsdam et de Sans-Souci. Citons parmi ces œuvres ; Apollon (1748), la Poésie, Cyàèlc et Triptolème, Diane au bain, V^(lcain (1756), Jupiter, Junon,
Minerve (1752-1750). — Do ces quatre sculpteurs, Lambert-Sigisbert est lo mieux doué ; il a l'ontonto du décor, et sa place est auprès de Girardon. NJcolas-Sébastion, plus inégal, essaye ao so mesurer avec Pugot ot n'échappe [tas à. l emphase lorsqu'il veut exprimer la passion. Le tombeau do la roino de Pologne, conçu dans uno donné© très académique, est son meilleur ouvrage.
Adam fUobcrt', architecte, né à Kirkaldy (Ecosse) en 172«, mort â Londres on 1792. A(>r6s avoir visité l'Italie avec son frère James (mort en 1794}, ils édifièronf \ Londres la terrasse à la(|uelle on adonné le nom àAdelphi lies Frères), ainsi qu'un grand nombre do palais et de maisons particulières. L'un, James, s'uccunait do l'architectiiro ; l'autre so réservait la décoration aes appartements; mais leur succès vint do l'unité de vuos ot do la prédominance constante du style Louis XVI dans toutes los parties do chacun do leurs ouvrages. On leur doit une Description des ruines du palais de Dioclétien (17641.
ADAM (Alexandre), grammairien et savant écossais, né on 1741 dans lo comté de Murray, mort on 1809. On lui doit une excellente Grammaire latine (1772), et un Abrégé des antiquités romaines (trad. en fr. [1818]).
Adam (Jacob), dessinateur et graveur, né en 1748, à "Vienne, mort on I8lï. Elève de l'Académie do Vienne, il s'est fait connaître par de petits portraits do personnages célèbres. Artiste élégant et habile, on l'a surnommé lo FicQUET de Vienne, et il a atteint un dogré surprenant do finesse dans les portraits do Marie-Thérèse, de l'archiduchesse Marie-Christine et do Marie-Clémentine,
Adam (Jean-Louis), pianiste et compositeur, né àMiittersholtz (Alsace) en 1758, mort à Pans en 1848. Il peut être considéré comme un des chefs do l'école française de piano. Professeur de piano au Conservatoire de 1797 à 1842, il forma nombre d'élèves remarquables. Adam a publié une quantité de sonates et d'airs variés, des romances nombreuses et deux ouvrages d'enseignement : 1* Méthode ou Principe général du doigté (avec Lachnith) ; 2'* Méthode nouvelle pour le piano.
Adam (Arfo/pAe-Charles), compositeur, fils du précédent, né â Pans en 1803, mort en is^6. Il fut pendant vingt ans l'un des soutiens les plus heureux et les plus féconds du genre de l'opéra-comiquo. Elève de Boieldieu pour l'harmonie et la composition, il obtint on 1825 le second prix au concours de l'Institut, et commença aussitôt â se faire connaître en écrivant la musique, souvent fort importante, de nombreux vaudevilles représentés au Gymnase, au Vaudeville et aux Nouveautés {le Baiser au porteur, le Mal du pai/s, la Dame jaune, M. Boite, etc.). Il réussit enfin à forcer les portes de l'Opéra-Comique, ofi il ne donna pas moins de vingt -six ouvrages, dont plusieurs obtinrent des
succès retentissants et prolongés. Il faut surtout citer Pierre et Catherine (1829), ïe Chalet (1834), la Marquise (1835), le Postillon de Lonjumeau (1836). le Brasseur de Preston (1838), Bégine (1839), la Beine d'un jour (1839), la Bose de Péronne (1840), le Roi d'Yvetot {\9,i2), Caqliostro (1844), le Toréador (1849), Giralda (1850), le Sourd (1853). Il se fit aussi une réputation méritée comme compositeur do ballets en donnant à l'Opéra Giselle (1841), ta Jolie Fille de 6'anrf(i842}, le Diable à quatre (1845), la Filleule des Fées {IU9), Orfa (1852), le Corsaire (1856). Adam out la fâcheuse idée do prendre en 1847 la direction de l'Opéra- Nationaî, devenu plus tard le Théâtre-Lyrique, où il se ruina. Il donna aussi à ce théâtre plusieurs ouvrages : la Poupée de Nuremberg, Si j'étais roi, le Bijou perdu, le Muletier de Tolède, etc. Il a laissé de nombreuses compositions pour les musiques militaires, pour lo piano, un iV'j'V justement célèbre, des messes, des cantates, etc. Adam fut nommé membre de r.\cadémio des hoaux-arts en 1844, et professeur de composition en 1848. Cet artiste plein do grâco et d'élégance s'est fait connaître aussi comme écrivain musical, et a rempli les fonctions de critique au Constitutionnel et à l'Assemblée nationale. On a réuni en deux volumes, sous les titres de Souvenirs et Nouveaux Souvenirs d'un rnusicien, quelques-uns de ses intéressants travaux de critique musicale.
— BiBLioGR. : A. Pougin, Adolphe Adam, sa vie, sa car" rière, ses mémoires artistiques (Paris, 1877).
Adam (famille des), peintres bavarois. Lo chef de famille, Ai-BiiRT, né à Nordlingen en 1786, mort à Munich en 1862, compta parmi les meilleurs peintres de batailles allemands 11 suivit le princo Eugène de Beauharnais en Italie et er Russie, puis Radetzky dans sa camnagno de 1848. On lui doit, comme tableaux, la Bataille de Zeoben (1812). une Bataille de la Moskova et un grand nombre de lithographies. — Il a laissé plusieurs fils : Benno, né en 1813, mort en 1892, peintre d'animaux. — François, né en 1815, mort en 1886, peintre militaire et animalier, à qui l'on doit : la Bataille de Solfénno; Episode de la bataille de Sedan en fSJO, qui se trouve au musée de Berlin (1879). etc. Il était membre de l'Académie de Mimich et avait remporté â Berlin, en 1877, la grande médaille d'or. — Eugène, né en 1817, mort en 1880, peintre de genre et peintre militaire. — Lo fils de Benno Adam, Emile, né à Munich on 1843. est un artiste remarquable. Parmi ses œuvres , nous citerons : uno Scètie du camp autrichien (1861 1: le Betour du pâturage des juments arabes (1863); des Chevaux hongrois pendant une inondation, etc.
Adam (Jean-Victor), peintre et lithographe, né à Paris en ISOI, mort à Virnflay (Seine-et-Oise)en 1867. Son père. Jean A.dam (l'un des graveurs de la Description de L'Fgifpte), lui donna successivement pour maîtres Meynier et Regnault et lui fit suivre l'Ecole des beaux-arts, de 1814 à 1818. Il s'est fait connaître comme peintre de batailles et de chevaux. Doué d'une grande tacilité, Victor Adam a exécuté de nombreux tableaux, d'une observation superficielle, dépourvus de tout style, sentant trop l'im-
Adol[>be Ada
ADALSEl.NDE — ADAMANTIN
provi^iation. Lo miisào do Versailles posséda plursieura tableaux do cet artiste. Ijos nomlirousos lithographies do Victor Adam contrihu/îrent plus oncoro (|U0 sa poinluroâ populariser son Dom. Ex<^out<5os avec une rapidité inouXe, elles no sont que banales jusqu'en 1848; mais, à partir de cotto époquo, elles tombéroot dans l'imagerio commune.
AOAH CWilliam Patrick), homme politiquo anglais, ni on 1823, mon en 1881. Avocat à Londres, nommé, en 1859, membre do la Cbaml)ro des communes, on il vota avec les libéraux, il fut lurd-trésorier de i»or. à 1806, puis de 1808 à 1873, et doux fuis ministre des Travaux publics dans lo cabinet Gladstone en 18:3-18'4, cl on 1880.
Adam iLucicn}, magistrat et philologue français, né Â- Nancy on 1833. Il est surtout connu par ses études sur divers idiomes. Nous citerons iiarmi ses nombreux écrits : lirammaire de la ianquemaudclunte '\m)\ (irammaire rfe. la langue tonfjouJie 1 1874 : Esifui^Kc d'une fframmaire compari'e du crée et du chippeway (1875j ; Examen /jrammatleal comparé de seize langues américaines (1878); les Idiomes néffro-an/en et maléo-arijen (1883), ouvrage sur lo créole considéré commo déformation des langues cultivées. A mentionner encore : le Baron Guerrier de Ùumast 1 1884), etc.
Adam fAntoino-iîrfmonrf), hommo politique français, né au Boc-Hellouin (Eure> en 1816, mort en 1877. Rédacteur au National, i] devint, en 1818, adjoint au maire de Paris, secrétaire général à la préfecture do la .Seine et conseiller d'Etat. Rentré dans la vie privée, il fonda avec Pinard lo Comptoir d'escompte, dont il fut secrétaire général (1853i. Nommé, le II octobre 1870, préfet de police, il donna sa démission à la suite du mouvement insurrectionnel du 31 du même mois. Il fut élu député de la Seine en 1871, puis sénateur en'1875. Après la condamnation de Henri Kochefort on 1871, il servit de tuteur à ses enfants, et il contribua puissamment, par un envoi d'argent, à le faire évader de la Nouvelle-Calédonio. 11 avait épousé M™* veuve La Messine, née Juliette Lamber, à qui il légua sa fortune.
Adam (Juliette Lamafr, dame), femme de lettres française, née à Verberie (Oise) en 1836. Mariée en premières noces à un avocat, La Messine, elle débuta dans les lettres en 1858 par un petit recueil de nouvelles : Itlanche de Coucu, l'Enfance, et par un volume plus sérieux intitulé : Idées antiproudhoniennes sur Vamour, la femme et le inariaqe, où l'on remarquait une force et une vivacité d'argumentation peu habituelles aux femmes. Devenue veuve, elle épousa cd secondes noces Edmond Adam. Elle a signé de son nom de jeune fiUe, « Juliette Lamber u, tous los ouvrages qu'elle lit successivement paraître : Mon village (1860), recueil d'esquisses pleines de couleur locale et aussi d'idées philanthropiques; Récits d'une paysanne (1862), suite d'histoires naïves et touchantes , écrites avec charme ; Voyage autour du Grand-Pin (1863;, récit pittoresque ayant pour cadre le paysage de Cannes; /^ Dans les Alpes [ISi':), autres ^ ^ impressions de voyage ; l'Education de Laure\,\s^^), et Saine et sauve (1870), doux romans : puis le Siège
d' Paris, journal d'une Pa- jj„. Edmond Adam.
r:sienne (1873); los Béctts
du golfe Juan (18731, recueil de cinq ronvelles; Jean et Pascal; Laide (1876), Grecque (1877), qui mirent le sceau a sa réputation. Son salon fut, à cette époque, fréquenté par les personnages les plus marquants du parti républicain. Elle devint veuve une seconde fois en 1877. Elle fonda, en 1879, la Nouvelle Revue. Elle en écrivit la préface, dans laquelle elle exposait les vues politiques, philosophiques et sociales quelle entendait (aire prédominer dans ce nouveau recueil, oii elle rédige lo bulljtin ds 1» politique étrangère. Elle a préconisé très ardemment falliance franco-russe. Ses dernières reuvre«î «ont : /a Chanson d'is nouveaux époux (1883); Païenne (1883), son œuvre capitale ; la fatrie hongroise (1881) ; le Général .tkobelef{niS);lenèvesurleditin{lSii];laSaintenussiei,lSi9); la Pairie portugaise (1896) ; etc.
Adam (PauH, littérateur français, né à Paris en 186S. Il débuta en l88-> par un roman naturaliste: Chair molle. Depuis, il a publié des ouvrages, au style nerveux, dans lesquels il se montre successivement naturaliste, mystique ot socialiste : Soi (1886); le Thé chez iliranda et les Demoiselles Gouhert (1887), avec Moréas ; En décor (1890); Esience de soleil (\i90); Etre (18911; Rohes rouges (\Ml); le Vice filial (1892); les Cœurs utiles (1893); Princesses bii:antines{li93); la Parade amoureuse (lt,9i); le Mystère des foules (1895) ; l'Année de Clarisse (tsoi); etc. On lui doit aussi un drame : l'Automne, avec Gabriel Mourcy (1893).
Adam (pic d'), montairne de l'ile Cevlan, ait. : 2.550 mètres. Un dos plus célèbres pèlerinages des bouddhistes, qui y viennent contempler l'empreinte du pied do Bouddha.
Adam (pont n) ou pont de Rama, récifs et bancs de sable qui relient, dans la merdes Indes, lilo de Ceylan à la côto ferme et séparent la baie de Palk, au N., du golfe do Manaar au S.
Adama, une des cinq villes brûlées avec Sodomc et Gomorrhe, dont les ruines ont été retrouvées par do s.iulcv, en 1850. — Adama, dans la géograidue de la Bible.' ville do la Palestine, de la tribu de Nephtali.
ADAMAGIER V, a. Causer du tort, du dommage. (Vieux.)
ADAMANTE du ST. adamas, anto^, qu'on no peut briser) n. f. Herbe d'Arménie et de Cappadoce, à laquelle les anciens attribuaient la propriété de dompter les lions et d'adoucir leur férocité. :i On dit aussi adamastis.
ADAMANTIN, INB gr. adamantinos. dur, solide) adj. Miner. Qui a la dureté et l'éclat du diamant.
— Anat. Se dit de la substance qui forme l'émail des dents : Cellule adamantine. Il Membrane adamantme. Membrane du follicule dentaire, il Prismes adamantins. Prismes de substance très dure qui constituent 1 email dos dents.
ADAMANTOBLASTE — ADAMS
— Par anal, et moralem. Se dit de tout ce qui est dur et insensible : Cœur adamantin.
ADAMANTOBLASTE (dugr. adamas, antos, diamant, et blastos, bourgeon) n. et adj. Cellule de la membrane adamantine du îolUcuie dentaire, qui secrète les prismes de rémail. Syn. cellule adamantine.
Adamaooa, Adamawa (ou Foumbina d'après les indipèiie:>), pavs du Soudan central, situé au S. du lac Tchad, sur les* deux rives de la Bénoué. grand âpeu près comme la moitié de la France {250.000 kilom. carr.). Il est travers^ par une chaîne de montagnes dont les sommets les plus importants dépassent 1.800 m. (mont Alantika: 1.810 m.), et sur laquelle s'appuient des contreforts qui sont autant de massifs montagneux profondément ravinés par des torrents. Bu-n arrosé pendant l'hivernaçe, grâce a la mousson du S.-O., l'Adamaoua reste privé d eau pendant que souffle l'alizé du N.-fc:.. venu du désert (décembre-mai à Yola). Aussi les rivières afduents du Niger (la BénouéK de la Sananga, du Congo (par la San^a et du Cbari ont-elles un cours très inégal suivant les saisons.
Ce pays a un climat très varié, identique à celui du Soudan, La moyenne de la température diurne est d "environ 24" pour toute l'année: mais les nuits sont fraîches et une bise qui souffle chaque jour rend le pays très habitable pour les Européens, qui y trouveront, grâce à la diversité de l'altitude et des climats, une très grande variété de produits végétaux et les mêmes animaux domestiques qu'en Europe.
L'Adamaoua est peuplé d'environ 4 millions d'habitants, dont seulement 100.000 Foulahs, et 200.000 Soudaniens ; tout le reste est nègre Le sultan d'Yola est le chef suprême du pays, dont Yola, Tibati ;20.000 hab.), Ngaoundéré i30.000j sont les principales villes. L'industrie est assez développée, et le commerce intérieur très réduit. Quant au commerce extérieur, il est aux mains soit des Arabes et des Haoussas venus du N., soit des Européens venus parles fleuves de l'O. (Niger et Bénoué).
Encore inconnu il y a quelques années, l'Adamaoua est aujourd'hui, grâce aux vo^'agesdes Flegel, desMizûn,des Maistre, une des contrées les mieux explorées de l'Afrique. Ce qu'on en a dit a excité les compétitions européennes, et la France, l'Allemagne et l'Angleterre se sont partagé ce pays en 1894, sans tenir compte de la constitution physique de la contrée, ni des vœux même des chefs de 1 Adamaoua.
— BiBLiOGR. : Mizon, Itinéraire de la source delà Bénoué au confluent des rivières Kadéi et Mambéri^, et Essai d'une carte des ré^qions voisines de l'itinéraire {Bull. soc. géogr., 3* et 4" triin. 1895, cartes).
AdamasTOR [le géantI ou le Géant des Tempêtes. personnage rictif des Lusiades. Camoëns suppose qu'an moment où Vasco de Oama va franchir le cap des Tempêtes, appelé depuis cap de Bonne-Esnérance , un géant, le gardien de ce cap, se dresse devant lui pour l'empêcher d'aller plus loin. C'est un desé|dsodes caractéristiques du poème, et l'on y fait quelquefois allusion.
Adam BiLLAUT, plus connu sous le nom de Maître Adam, menuisier de Nevers [ oète et hansonnior ne au commencement du xvii* siècle mort en u ^es poésies, libres inspirations d'un génie inculte, mais original, le contraste de ses occupations manuelles ei de son talent poétique , la gaieté francne et populaire de ses refrains, sa verve et son naturel, lui donnèrent, de Sun tenij's, une vogue dont le souvenir n'est pas encore effacé. Richelieu lui tit une pension, le grand Condé le protégea, Corneille écrivit son éloge, et "Voltaire le compta parmi les écrivains du grand siècle. C'était peut-être aller un pou loin ; il y avait certainement du poète dans le menuisier, mais il y avait dans le poète, yuciques-uns do populaires.
Il avait publié ses poésies en trois recueils, qu'il intitula, par allusion à son métier : les Chevilles, le Vilebrequin, le Rabot. Il existe une édition complète do ses œuvres (Nevers, 1844 j.
Adam d,3 Brèms, chroniqueur allemand du xi' siècle, chanuinu à Brr-me en 1067, connu par une Histoire ecclésiastique des Eglises de Hambourg et de Brème (de 788 à 1072), précieuse pour l'abondance des renseignements sur la propagation du christianisme dans le nord de l'Europe.
Adam de la Hale ou de la Halle, surnommé le Bossu -t'Arras, trouvère français du xiii* siècle, né, croit-on, à Airas. Il fut directement môle aux luttes sociales qui agitèrent les villes du nord à la fin du xin' siècle, et dut mt^me se sauver d'Arras avec son père Henri. Il se réfugia à Douai. En 1282, il suivit Robert II, d'Artois, à Naplos, et ce fut là qu'il composa Li jeu de Hobin et de Mnriun. et mourut entre ISSri et 1288. Le jeu de Boàin et de Marion est le plus ancien opéra-comique connu. Sespetiies chansons et satires politiques, en partie aujourd'hui encore inédites, sont très précieuses au point de vue historique.
Adam D'Orleton, prélat anglais, né à Hereford vers 12S5, mort en 1375. Il fut successivement évoque do sa ville natale, de Worchester, do "Winchester, et prit une part active aux troubles qui agitèrent le règne du laible Edouard II. Consulté par des conspirateurs pour savoir s'il convenait de tuer ce malheureux prince, le prélat aurait, dit-on, répondu : Edwardum occiaere nolite timcre bonum es(; phrase qui, suivant qu'on place une virgule après nolite ou après (imei-e, présente cette double signification : " Ne tuez pas Edouard, il est bon de craindre •>, ou : « Ne craignez pas de tuer Edouard, c'est une bonne action. "
Adamek (Charles), écrivain tchèque, né à Hlins-Ko (Bobéme). en 1840. U s'adonna au commerce et devint dé-
Mai tre Adam
puté de son cercle. Adamek visita l'Allemagne, la France, fa Belgique. On lui doit les ouvrages suivants : la Voix d'Olmûtz (Prague, 1861); Fondements du droit public des nationalités (1862) ; Esquisse historique des xvi" et xvii» siècles (ise2): Paris, esquisses de voyage (1872), etc. Citons encore de lui des traductions en tchèque du Werther de Gœthe. et du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau.
AdAMELLO. massif montagneux des Alpes du Trentin, au S. de la passe de Tonale (Lombardie et Tyroli, entre le Val Camunica et le val Rendana. AU. max. : 3.557 m. a la Presanella. Il est couvert de glaciers.
AdaMI (Frédéric-Guillaume,!, littérateur allemand, né àSuld (province de Saxe), en 1816. Il sest fait connaître surtout par ses nombreuses pièces de théâtre : un Tisserand allemand; Troubles en province [Provinziahsche Unruken), et le Caprice du jour {Urille der Zeit) [1848], comédies qui eurent un succès très vif, et divers drames ou tragédies patriotiques. Sous le pseudonyme de Paul Fkohberg, il a publié une série de scènes historiques intitulée : Tableaux de genre de l'histoire nationale, et un livre devenu populaire, l'histoire de !a reine Louise de Prusse: Luise, Kôniyin von Preussen. On lui doit encore de nombreux rumaos et des nouvelles, qui se distinguent par la pureté du style et l'habileté de la mise en œuvre, notamment : U y a cinquante ans, d'après les ttotes d'un témoin oculaire (1863j ; Du temps de deux rois (1869) : le Grand Monde et le Petit Mojide (1870); Vu temps de Frédéric le Grand (1879).
ADAMIA n. f. plantes de la famille des saxifragées décrites par Wallich, dont on ne connaît qu'une espèce, Vadamia versicolor, à fleurs rosées ou lilas, qu'on cultive comme plante d'agrément.
ADAMIENS ou ADAMITES (rad. Adam) n. m. pi. Sectaires qui, au 11' siècle de l'ère chétienne, prétendaient avoir été rétablis dans l'état d'innocence où se trouvait Adam au moment de la création : de là leur nom. Pour mieux imiter cet étal d'innocence, et, disaient-ils, parvenir a dominer leurs sens, hommes et femmes étaient entièrement nus dans leurs assemblées. Ils proscrivaient le mariage et prescrivaient la chasteté la plus absolue, pour ne point perpétuer le péché originel. D'autres, exagérant la doctrine de Carpocrate, en arrivaient à absoudre tous les excès. — Au xni« siècle, les Lucifériens, en Autriche ot en Bohème, proposaient l'imitation d'Adam comme preuve de la plus complète liberté. — Au xv« siècle, une secte du mémo nom apparut en Bohême et en Moravie. Elle se rattachait aux « frères ot sœurs du libre esprit i.. (V. LIBRE BSPRiT.j Ils niaient toute religion positive, prêchaient le communisme et absolvaient toutes les débauches. Ils furent massacrés par un lieutenant de Zizka, en 1421.
ADAMINE n. f. Arséniate de zinc hydraté (H'Zn'As'O'^i. On le trouve généralement en cristaux violacés, petits et arrondis ; en grains jaunes au Chili ; en cristaux verts ou incolores en Grèce.
ADAMIQUE {rad. Adam) adj. DAdam, qui apparliout, qui a rapport â Adam.
ADAMISME (rad. Adam) n. m. Hérésie des adamiens, qui, sous prétexte de chasteté, paraissaient nus dans leurs assemblées.
AdAMKIEWICZ Albert), médecin allemand, né à Zerkov (prov. de Posen), en 1850. Professeur do pathologie à l'université de Cracovie (1878), il a publié : la Sécrétion des sueurs, fonctions des nerfs bilatéraux-s y yné triques (1878); ies Vaisseaux sanguins de la moelle épinièrc chez r/io»if«e (1881-1582), etc.
Adam le Roi. Hist. v. Adenez.
Adamnan (saint), né en 625, mort eu 705. Il fut élu abbé d un monastère que saint Colomba avait fondé â lona, lie située entre l'Irlande et l'Ecosse. Il a laissé un ouvrage intéressant sur la géographie de la terre sainte et une Vie de saint Colomba (ouvrages écrits en latin).
AdamS (Samuel), un des fondateurs de l'indépendance américaine, né à Boston en 1722, mort en 1803, surnommé le Caton de l'Amérique régénérée. Il fut des premiers à élever ses vues jusqu'à l'indépendance complète, et on l'entendit s'écrier, â la nouvelle des premiers coups de fusil tirés à Lexington, signal de la révolution : " Quelle glorieuse matinée que celle-ci ! » Il contribua beaucoup â l'élaboration de la constitution du Massachusetts, et fut toujoi^rs un ardent défenseur de la démocratie.
AdaMS (John), second président des Etats-Unis, né à Baintree (Massachusetts) en 1739, mort en 1826. Avocat très estimé dès 1760, il défendit, au début du conflit
entre l'Angleterre et la r-^^—
colonie américaine, la /■' " Vr,,
cause de ses compatriotes en faisant tous ses efforts pour empè cher une rupture vio lente. Cependant, dès 1774, il prend une part importante au congrès de Philadelphie, et se prononce pour la rési stance par les armes Après la défaite des Anglais à Lexington il fait partie du second congrès 1775) et con tribue à faire donner a Washington le com mandement en chef do l'armée. En 1776. il de mande la proclamation de l'indépendance, et est un des trois membres chargés de rédiger le préambule de cette proclamation, en vertu de laquelle les colonie*^ d'Amérique se constituèrent en Etats-Unis. Adams prit ensuite part aux débats du congrès qui vota la constitution du 4 oct. 1776, puis il partit pour l'Europe, afin de chercher des alliés à la république naissante. 11 y négocia avec la Hollande un traité d'alliance et do commerce, et, le 3 novembre 1782, il signa avec Franklin les préliminaires de paix avec l'Angleterre qui aboutirent au traité de Versailles de 17S3. A peine de retour en Amérique, il repart pour l'Europe en qualité d'ambassadeur de la république des Etats-Unis à Londres (17g5\ Pendant trois ans, Adams
Juhu Adams-
remplit avec beaucoup de tact sa tâche délicate et défendit la nouvelle constitution dans un livre intitulé : Défeme de la constitution des Etals-Unis d'AmMime, où il demande l'introduction dans la constitution de réformes que le congrès de Philadelphie adopta en 1787, malgré la vive opposition de Jefferson. Quand, le 4 mars 1789, Washington devint président de la république des Etats-Unis, Adams fut élu vice-président, et il exerça une influence considérable sur la direction des affaires, malgré l'opposition des démocrates, qui lui reprochèrent do s'être prononcé contre les excès de la Kévolution française. Kéélu, cependant, vice-président en 1792, il fut nommé président en 1797, malgré les attaques passionnées de Jefferson, appelé en même temps â la vice-présidence. C'est pendant qu'il dirigeait les Etats-Unis que le Directoire, dont les rapports avec Adams étaient très tendus, refusa de recevoir l'ambassadeur américain Pinckney ; la guerre éclata entre les deux républiques, mais pour cesser presque aussitôt et pour faire place à des négociations qui aboutirent au traité de paix d'octobre 1800. A co moment, Adams avait indisposé tout le monde contre lui par ses actes de gouvernement personnel. Aux élections présidentielles do ISOl. il dut céder le pouvoir â Jefferson, avec qui il se réconcilia, et vécut dans la retraite jusqu'à l'époque de sa mort. — BiBLioGR. : J- Q. ot C.-F. Adams, Vie de John Adaitts
Adams i John QuincyI, sixième président des États-l'i lîls aine du précédent, né â Baintree en 1767, mort à^^■.'l■ hington en 1848-Nommé en 1800 ministre plénipotentiouf à Berlin, puis desti- — .
tué par jefferson en 1801, John-Quincy revint aux Etats- Unis (1802), devint ]>rofesseur au collège Je Harvard , puis membre du Sénat pour le Massachusetts et fut nommé ministre plénipotentiaire en Russie. Envoyé à 'Vienne auprès des puissances en 1814, puis à Londres comme ambassadeur en 1815, il revint à Washington en 1817 comme secrétaire d'Etat de l'intérieur et, le 4 mars 1825, remplaça James Mon-
John Quincy Adanis.
roc comme président de la république des Etats-Unis. Très attaqué pour sa politique intérieure et extérieure, John Quincy Adams, en 1829, ne fut point réélu à la présidence. Il se retira dans une terre qu'il possédait près do Boston, mais ne tarda pas à rentrer pour queli|ue temps dans la vie politique (1830) et se tit alors remarquer comme un ardent adversaire de l'esclavage. 11 peut être regardé comme le créateur du parti abolitionniste dans 1 Amérique,
'i" Nord. ... , , 1 ^ ■ ,j
— BiBi lOGR. : Josiah Quincy, \ie de John Quincy Adams (Boston, 1858).
Adams fCharles-Francisl, diplomate américain, fils Ju précédent, né à Boston en 1807, mort en 1886. Membre de fachamiire du Massachusetts en 1841, sénateur de cet Etat en 1848, il se lit remarquer parmi les adversaires déclarés do l'esclavage, puis fut nommé par I/incoln, en 1861, ministre plénipotentiaire des Etats-Unis à Londres. Dans ce poste, particulièrement diflicilo au moment de la guerre de sécession, Adams tit preuve de beaucoup de fermeté et d'habileté. Revenu aux Etats-Unis en 1868, il fit partie en 1871 du tribunal darl.itrage de Genève dans l'affaire do VAlabama, puis retourna en Amérique où il vécut depuis 1876 dans la retraite. On lui doit la publication des Lettres de John Adams à sa femme (Boston, 1842) et des Œuvres de John Adams (Boston, 1851-1853), avec une biographie fort remarquable de son grand-père, les Mémoires de John (kiincy Adams, son père (1874). — Son fils, Chaiu.es-Fr.\nris Adams, né à Boston en 1835, est connu surtout commo économiste. Il a publié, sur l'organisation des chemins do fer américains, une remarquable étude intitulée les Chemins de fer; origine et problèmes (1878), et plusieurs autres ouvrages.
Adams (John Cough), astronome anglais, né à Laneast icomté do Cornouailles) en 1819, mort en 1892. Il se mit a rechercher la cause des irrégularités observées et théoriquement étudiées par Bouvard, astronome à l'Observatoire de Paris, dans le mouvement de rotation de la planète Uranus, et publia le résulta» de ses calculs, en 1846, dans un mémoire intitulé : Explication des irréfiulariles obsen-ées dans les mouvements d'Uranus, où il démontrait mathématiquement l'existence d'une planète (la planète Neptune), restée invisible. Mais déjà Levorrier avait annoncé à l'Institut (31 août 1846) qu'il venait d'achever les calculs relatifs aux perturbations d'Uranus, et que la théorie mettait hors cie doute l'existence d'une nouvelle planète (Neptune). Les deux savants avaient été amenés, chacun par ses propres calculs, à constater le morne fait. C'est ce que pensa la Société astronomique de Londres, en partageant son prix annuel entre Adams et Loverrier. En 1848,'la Société royalo do Londres décerna la médaille Coplev à Adams, qui devint en 1851 président de la Société astronomique et, en 1860. professeur d'astronomie à Cambridge On lui doit de savants Mémoires et un remarquable écrit Sur la variation séculaire du mouvement moyen de la lune (1853).
Adams (William), écrivain américain, connu sous le pseudonvme d'Ol vsr Ootic, né à Medway (Massachusetts) en 1822. D'abord instituteur à Boston, il se consacra ensuite à la composition d'ouvrages destinés à la jeunesse et qui ont obtenu un éclatant succès : Dans et hors la maison (série de volumes, pour les enfants de huit ans) ; l Armée et la Marine: la Jeune Amérique; le Drapeau étoilé;etc. Depuis 1867, il dirige, sous le titre de Nos r/arçons et nos filles, un recueil très estimé et très répandu.
Adams (WiUiam Henry Davenport), écrivain anglais, né à Londres en 1828, mort en 1891. Il a compose un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels : Mémoires anecdotiques des princes anglais; les Beautés fameuses et les Femmes historiques; Magie et Magiciens ; Venise dans le passé et dans
le présent ; les Villes ensevelies de la Camjianic ; les ffataillrs mémorables ; Scènes dramatiques de l'histoire européenne ; Souvenirs de nobles vies, etc. Doué d'une oxtrômo fàcondiié, cet écrivain s'est occupé do vulgariser la science, en traduisant en anglais dos ouvrages do Louis Figuier et d'Arthur Mangin. On lui doit oocoro d'élégantes traductions d'autres ouvrages français, tels que ceux do Michelot (l'Oiseau, la Mer, etc.)-
Adams (Charles Kkndall), historien américain, né en 1835 & Dorbj^ (Vermont). Il a fait paraître un grand ouvrage historique : la Démocratie et la Monarchie en France {New- York, 1874), d'une remarouablo impariialité ; In/luencr d'une éducation supérieure sur la prospérité nationale (1877'. où il se révèle comme penseur et comme moraliste ; un Manuel de littérature historique (1882); Christophe Colonth (1892), etc.
Adams (sir William), chirurgien anglais. V. Rawson.
Adams, ville dos Etats-Unis (Massachusetts), sur les bords do la rivière Hoosac ; lO.noo hab. On connaît aux Etats-Unis nombre de localités du mémo nom, et il y existe neuf cumtôs appelés Adams.
Adams-ACTON (John), sculpteur anglais, no à Acton en 1833, olevo do Gibson à Romo. On lui doit des statues, des bustes, des ligures allégoriques et des monuments funèbres. Il est l'auteur des statues do Gladstone à Liver- Sooi, et du général Napier à Londres ; du mausolée do ohn et Charles Wesley dans l'abbaye do Westminster; du monument do l'évèque Waldgravo à Carlislo. Parmi ses figures allégoriques ou mythologiques, il faut citer un Ange de la Jiésurrecdon et fo groupe de VAmour ei Psyché.
AdaM-SALOMON { Antony-Samuel), sculpteur français, né à La Ferté-sous-Jouarre en 1818, mort à Paris en 1881. Un Italien, nommé Vorcelli, lui inspira le goût des arts, lui donna des leçons, et, vers l'âgo do vingt ans, Adaim-yalomon se fit connaître par son médaillon de Déranger. La physionomie du célèbre chansonnier était rendue avec tant de vérité, que le jeune sculpteur devint aussitôt populaire. Il débuta au SïUon de 1844 par un médaillon de Nicolas Copernic. Depuis cette époque, il a donné un grand nombre de bustes, dans lesquels il s'est attaché à traduire le caractère de ses modèles. On lui doit notamment le médaillon de Charlotte Corday, qui est la plus répandue de ses œuvres; les bustes de Lamartine. de Littré. de Bossini, du Z)"" Amussat, à l'Académie do médecine; do Léopold Robert, au Louvre : de Marie-Aiitninette;\Q Tombeau au duc de Padoue, aux Invalides. En 1870, Adam-Salomon a été décoré de la Légion d'honneur. Il s est beaucoup occupé de photographie artistique. En 1850, il épousa M"' Georgine-Cornérie Coutellier, son
ADAMSITE {dam — de Adai7is, a. pr.) n. f. Variété de mica appartenant au genre muscovite.
AdamuGGI, médecin italien, né à Naples vers 1750, mort à Paris en 1827. Venu de bonne heure en France, il s'y fixa. Il publia en 1808 un ouvrage intitulé : Système mécanique des fondions nerveuses, où il commence par mettre absolument de côté Vâme immatérielle, qui échappe, dit-il, aux investigations de la science; puis il s'occupe de ce
Su'il appelle Vâme physique ou sensitive, chargée de présier à tous les mouvements. Cette âme, pouriui, n'est autre chose que la résultante des fonctions nerveuses. Cette théorie a été reprise et soutenue par les savants et les philosophes matérialistes.
Adan (Louis-Emile), peintre, né à Paris en 1839. Élève de Picot et do Cabanel, il débuta au Salon de 1863, puis il exposa l'Eté (1864), et des portraits. Membre de la société des aquarellistes français et exposant fidèle des Salons annuels, M. Adan a brossé d'aimables tableaux de genre : le Soir d'automne (1882), la Fille du passeur (1883), etc., qui furent très vivement goûtés du public.
ADAN ou AZAN, appel des musulmans à la prière. I! est fait cinq fois par jour du haut des minarets par le crieur appelé muezzin (qui appelle).
Adana, ville de la Turquie d'Asie, à 3,5 kil. de la Méditerranée, sur le Seihoun; 45.000 hab. Usines et fabriques ; commerce actif. Chef-lieu du vilayet (403.500 hab.) et du sandjak (175.600 hab.) du même nom.
o) n. m. Nom donné à l'esturgeon qui
Adanson (Michel), botaniste français, né à Aix en 1727, mort à Paris en 1806. A vingt ans. jugeant que les livres étaient insuffisants pour faire progresser la s il fit au Sénégal et à ses frais un voyage d'exploration qui dura cinq ans. Membre de l'Académie des sciences en 1759, il avait conçu le plan d'un ouvrage gigantesque consacré à la description méthodique de tous les êtres connus f .suivant leur série naturelle indiquée par l'ensemble de leurs rapports. La révolution vint le surprendre au milieu de ses travaux. La suppression des pensions le réduisit à la misère et quand l'Académie reconstituée invita AdansoQ à venir reprendre sa place, il répondit " qu'il n'avait pas Uers n. Une pension lui fut accordée par le Dir mit sa vieillesse à l'abri du besoin. Son livre, les tamiues naturelles des plantes, parut en 1763. Faute d'esprit critique, il laissa à Antoine-Laurent de Jussieu la gloire de découvrir la Méthode naturelle pour la classification des plantes. Adanson était patriote : il refusa de quitter la France. malgré les offres séduisantes que lui firent l'empereur d'Autriche, puis Catherine II, et enfin le roi d'Espagne. H a laissé une Histoire naturelle du Sénégal (Paris, 17571, iin Traité de botanique rurale, un Traité de physiologie végétale, etc.