ADAMS
AD-DEMIRl
ADANSONIE n. f. Nom scientifique donné par yVdanson aux arbres du genre baobab.
AD APERTURAM LIBRI (mots latins nui Signifient A lii^re oiir.-rt) pru de. personnes sont capables d'expliquer les au/riirs ancims ad apilUTURAM LIBRI.
ADAPIDÉS n. m. Famille de lémuriens fossiles, formant, par leur dentition, le passage entre les lémuriens et les ongulés.
ADAPIS {piss ~ du gr. a priv., et dapis, tapis) n. m. Genre de mammifères fossiles qui forme avec les genres voisins (cinopithcque, paléolémuro, etc.) la famille des adapidés.
— Encycl. Les adapis étaient de la taille d'un lapin.
Leurs ossements sont abondants dans les phosphoritesdu yuercy et dans le gypse de Paris.
ADAPISOREX Crànos d'adapté,
(de adapis, et du
iat. sorex, musaraigne) n. m. Petit insectivore fossile, caractérisé par ses mandibules longues et sans apophyse coronoïde, par ses incisives inférieures petites et par ses molaires presque quadrilatères. On le trouve dans 1 éocône de Reims.
ADAPTATION {si) n. f. Action d'adapter, d'appliquer une chose à une autre : Le façonnage et Tadaptation des peaux.
— Biol. Modification qui rend un organe plus apte à sa fonction.
— Linguist. Théorie du philologue allemand Ludwi", d'après laquelle les démonstratifs qui ont fourni les suffixes auraient été, à l'origine, dépourvus de sens ; les sens divers n'auraient été donnés aux suffixes qu'après leur adjonction à la racine ou au thème.
— Littér. Travail littéraire au moyen duquel un écrivain, prenant pour texte l'œuvre d.'un autre auteur, la transforme, soit dans la même langue, soit dans une autre, on une production analogue, mais différant cependant do la première, sans quoi ce serait un plagiat effronté : Je n'autorise pas la représentation d'une adapta-
tion çue je ne connais point. {J. Claretic.)
— Encycl. Biol. On dit qu'un organe est aaapte lorsque, entre diverses manières d'être possibles, il réalise celle
qui lui assure le maximum d'efficacité ; exemple : les membres des poissons sont adaptés à la locomotion aquatique, parce qu'ils ont la meilleure forme pour assurer la locomotion dans ce milieu. Un être est adapté quand ses divers organes le sont.
Nous constatons que les êtres, animaux ou végétaux, sont généralement adaptés, et que. lorsqu'ils varient, c'est pour s'adapter mieux, ou pour rester adaptés à des conditions qui varient elles-mêmes, ^adaptation devra, par conséquent, dominer toutes les théories évolutionnistes, et nous sommes tenus d'adopter ce dilemme : les causes de variations entraînent des variations adaptatives, ou bien quelque cause secondaire existe qui supprime les espèces non adaptées. Le premier point de vue est celui de Laraarck, le second celui de Darwin.
Lamarck suggère des causes de variations immédiatement adaptatives, dont les deux principales sont : la désuétude qui entraîne l'atrophie d'un organe, l'usage qui provoque la surnutrition et le développement de l'organe. Exemple : le membre des poissons faisant exclusivement certains mouvements, toutes les pièces qui entreni enjeu se développent, les autres s'atrophient ; d'oii l'adaptation.
Darwin montre que, parmi des variations absolument quelconques, celles-là seulement qui sont adaptatives seront conservées ; sa loi capitale peut se résumer ainsi : " Si deux frères diffèrent, ils sont inégalement adaptés, et les causes de destruction agiront surtout sur celui qui est le moins adapté ; ces causes de destruction, constituant la sélection naturelle, assureront la conservation du mieux adapté et de sa descendance, pour autant que la variation adaptative y sera conservée. »
Les deux explications peuvent se superposer, et, s'il existe des faits pour lesquels aucune d'elles n'est suffisante, leur réunion arrive à résoudre la difficulté : tels sont les. faits do mimétisme foj'mel.W. sélection, variation, mimétisme.
Quand deux êtres se ressemblent, leur similitude peut provenir d'une commune origine, et ce sera un fait ahérédité ; eu bien elle provient d'une pareille adaptation à des conditions analogues, et il y aura convergence : toutes les fois que l'on veut faire une classification naturelle, on est tenu d'éliminer toutes les ressemblances purement adaptatives, pour tenir compte seulement des aftkiités originelles. E.xemple : tous les vertébrés qui volent se ressemblent à maints égards, par suite d'adaptation convergente à cette fonction ; pourtant, les uns se rangent naturellement parmi les mammifères, d'autres parmi les reptiles; d'autres, enfin, constituent la classe des oiseaux.
— Littér. Il est probable que la première adaptation remonte au jour où il y eut sur la terre deux auteurs de nationalité différente, dont l'un connut les œuvres de lautre. Chez les anciens, le théâtre de Plaute, par exemple, n'est guère qu'une série d'adaptations des pièces de Ménandre, de Diphile, de Démophile, de Philémon et d Epicharme. Plaute y mit beaucoup du sien, à la vérité, et non du moins bon. Nos grands auteurs du xvii» siècle se sont aussi livrés à ce travail, se montrant les uns supérieurs, les autres inférieurs à leurs modèles. Les plus belles pièces de Corneille sont des adaptations d'auteurs ospaffnols, de Guilhen de Castro notamment, et colles qu'il tire àe son propre fonds ne valent pas toujours les premières.
L'adaptation au théâtre peut également être la trans- i formation d'un roman en une pièce de théâtre, ou d'une pièce en un autre genre de pièce : Don Juan de Molière, Poli/eucte de Corneille, Othello, Hamlet de Sbaicspeare. i le Barbier de Séville de Beaumarchais, Faust, Mignon de Gœthe, Hernani de Victor Hugo, Cai'men de Prospèr Mérimée, etc., sont devenus des opéras ; la Dame aux Cam»'- ' ^ias se chante sous le nom de la Traviata; le Roi s'amuse H s'appelle Rigolelto; etc. I
Il est encore un -genre particulier d'adaptation qui i
flouril un pou partout, mais principalement en Angleterre, en Ainériquo et on Kspaçno, aux dépens des auteurs français : il consiste à traduire littéralement un ouvrage quelconque, on changeant seulement le titre do l'œuvre et le» noms des personnagos, â en recueillir la gloire ot à en toucher les bénéfices. La traduction avouée donnerait lieu à une redevance payée au véritable autour; ce genro d'adaptation coupe court à tout partage fâcheux.
ADAPTER (Iat. adaptare, m^rme sens) v. a. Applitiner, ajuster une cnoso â une autre : Adaïtiir un robinet à une fontaine. !i Approprier : Adapter tm local « un bat.
— Fig. Faire l application d'un texte, d'un mot, etc., â une personne, à un sujet : Dumas père adaptait l'histoire
S'adapter, v. pr. Etro ajusté.
— Fig. S'appliquer, so rattacher : Jl faut qu'une épigraphe s'adapte bien au sujet de l'ouvrage.
ADAR (mot hébr.) n. m. Douzième mois do l'année sainte chez les Hébreux, et lo sixième de l'année civile. Il répond à février-mars. C'est le mois du blé, adar ou addar des inscriptions cunéiformes. — Dans les années intercalaires, il existe un treizième mois, I'Adar II ou We-adar.
Perses, il PI. Dci
Guerrier i
Adareb n. m. Géogr.