ADEN
;A.I/«,yo,
GOLF i:
mercialp, et elle ne l'a retrouvée que depuii le percement du canal de Suez. Actuellement, Aden, la ville la plus populeuse de l'Arabie, est une cité cosmopolite, dont tout le commerce est au.x mains des Anglais, qui en exportent en grand le café, le coton et l'indigo. Ses approvisionnements de charbon en font un point de relâche indiqué pour les bâtiments qui vont entrer dans la mer Rouge ou en sortent, à destination de la Méditerranée, des côtes d'Afrique, de l'Inde, de l'extrême Orient ou de l'Australie. Aussi le port franc d'Aden est-il extrêmement fréquenté.
Depuis quelques années, Aden est le centre d'un groupe colonial anglais comprenant, outre le territoire d'Aden proprement dit, la presqu'île d'Aden (Cheikh-Othœan et Périm), peuplée de 44.000 hab., des territoires protégés dans le S.-E. de l'Arabie, sur la côte des Somalis, et l'ile de Socotora.
— BiBi.ioGR. : Hunter, Rapport sur le» établissement» anqlais d'Aden (Londres, 1878); Vélain, flesenpf ion 3^0/0giquede la presqu'île d'Aden (Paris, 1878).
Aden (golfe d'). Ce golfe, situé à l'extrémité N.-O. de la mer des Indes, entre la côte méridionale de l'Arabie et la côte d'Afrique, est long d'environ 900 kilom., et large, dans son milieu, d'environ 250 kilom. Il forme plusieurs baies, dont la plus remarquable est \' arrière-baie d'Aden, au fond de laquelle est le port d'Aden. Les vents sont très variables dans le golfe d'Aden, qui est soumis au régime des moussons. Ouragans et cyclones n'y font que de rares apparitions; quant aux cour'ants, en général très irréguliers, ils dépendent totalement des vents régnants.
ADEN [dèn) n. m. Bot. V. adénium.
ADÉNALGIE (du gr. adèn, glande, et a/jos, douleur) n. f. Douleur qui a son siège dans les glandes.
ADÉNALGIQUE adj. Qui se rapporte â l'adénalgie.
ADÉNANDRA (du gr.nrfén, glande, etanér, anrfroj, mâle) n.f. Genre de plantes dicotylédones, famille des rutacées, originaires de l'Afrique méridionale. Ce sont des arbustes généralement aromatiques et employés comme stimulants et diurétiques.
ADÉNANTHERE (du gr. adèn, glande, et anthéros, fleuri) n. f. Plantes de la famille des légumineuses, dont la racine est vomitive ; les graines(/'éue.ç a'A mérique [condoris]) servent â faire des cha pelets.
ADÉNEC- TOPIE I du gr. aden, glande, et ektopos, ôté de sa place) n. f.Déplacement d'une glande.
ADÉNEH- FHRAXIE
(na» — duLT.
arfén, glande, et emphraxis^ l'action d'obstruer) n. f. Engorgement des glandes.
Ad^nanthèrc. — A
ADÉNÉRATION (si — rad. denier) n. f. Autrefois, Vente aux enchères publiques.
ADÉNÉRER V. a. Autrefois, Estimer, apprécier, faire argent d'une chose, la vendre aux enchères.
Adenez lAdam), trouvère du xni* siècle, plus coona sous le nom d'Adam le Roi, devint ménestrel de Henri D, djc de Brabant, puis de Guy de Dampierre, comte de
ADÉNIE — ADESMIE
Flandre. On cannait surtout de lui le Jiomnn de l'enfance d'Oqier le Danois et le Jioman de Pépin et de Berthe.
ADÉNIE (du çr. adèn, glande) n. f. Patliol. Maladie earactérisée parlliypertropliiedes ganglions lymphatiques. Co serait une variété de la leucoctthémie. V. ce mot.
ADÉNINC (du gr. adèn, glande) n. f. Leucomaïne résultant do l'action des acides minéraux sur la nucliine ; elle est isomère de l'acide cyanhydrique.
Adenis (Jules), liitérateur et auteur dramatique français, né et mort à Paris (1823-1900). lia écrit pour le théâtre plusieurs pièces, soit seul, soit en collaboration. ,\ citer particulièrement : Philanlhropie el Repentir (1S55), vaudeville; une Bonne pour tout faire 1I86O), vaudeville ; .Sy/yie (18641, opéra-comique; ta Fiancée rf'A6j/dos 1 18651, opéracn quatre actes ; la (rrand*fan/e(lS67), opéra-comique ; la Jolie Fille de Penh (1867), opéra; la Czarine (1868), drame en cinq actes: les Trois Souhaits (1874), opéracomique ; l'Officier de fortune (18751, drame en cinq actes ; le Trompette de Chamboran (1877), opéra-comique; l'Abime de Traiias (1879), drame en cinq actes; la Fée des bruyères (Bruxelles, 1877; Paris, 1880), opéra-comique en trois actes; le Portrait (1883), opéra-comique en deux actes: les Templiers (Bruxelles, 1886), opéra en cinq actes et sept tableaux. Jules Adenis a aussi écrit quefquesnouvoUes : Œuvre de rédemption; la Taverne de l'Y ; un Voijaqe interrompu; Ophir le Charmeur; etc. — Son fils EuGENE-FÉLix, né à Paris en 1854, a débuté dans la carrière littéraire et dramatique par la Vision de Racine, à-propos en vers, joué à 1 Odéon (1876). Il a donné ensuite Madame Dunazon (1877), une Mission délicate (1878), les Deux Saisons (1880), comédies en un acte, en vers : puis, à divers théâtres : la Perdrix, comédie en trois actes (1887), en collaboration avec Henri GiUet; Jacques Callot, drame en cinq actes (1896). Eugène Adenis a écrit, dans le genre lyrique ; Acis et Galatée, cantate couronnée par l'Institut ; Loreley, poèmo qui obtint le prix de la ville de Paris en 1882, et Saint-Mégrin (Bruxelles, 1886), opéra en quatre actes.
ADÉNISATION (si — du gr. adèn, glande) n. f. Aspect glandulaire que prend un organe par suite d'altération.
ADÉNITE (du gr. adèn, glande) n. f. Inflammation des glandes et ganglions et, plus particulièrement, des ganglions lympuatiques.
— Encycl. Vadénite résulte d'une infection produite dans le territoire des vaisseaux lymphatiques qui aboutissent aux ganglions : écorchure, piqûre, etc. L'adénite peut être sous la dépendance d'une maladie générale sans lésion appréciable de la peau, scarlatine, variole, syphilis, etc. L'adénite aiguë est caractérisée par le gonflement et la douleur des ganglions. La suppuration arrive erisuite, si les soins manquent. On emploie les lotions antiseptiques, l'onguent morcuriel, les vésicatoires, la teinture d'iode, les cataplasmes de fécule. Quand le pus est formé, il faut l'évacuer au moyen d'une incision. L'adénite chronique peut être le résultat d'irritations locales répétées de la peau. L'ancienne adénite scrofuleuse est d'origine tuberculeuse; elle peut être également due à la syphilis. Pour les adénites chroniques non syphilitiques, le traitement doit s'adresser à l'état général : une nourriture fortifiante, l'huile de foie do morue, la vie au bord de la mer; les applications locales déjà citées, sauf les cataplasmes et les vésicatoires, peuvent être utilisées.
ADÉNIUM {om' — de Aden, ville) n. m. Genre de plantes dicotylédones, famille des apocynacées. Cette plante vénéneuse croît en Arabie, oii on lui donne le nom d'aden.
ADÉNOCARPE 'dugr. adèn, glande, et karpos. fruit) n.m. Plantes de la famille des légumineuses, qui croissent sur les bords de la Méditerranée, en Afrique et aux Canaries. (Quelques-unes sont ornementales.
ADÉNOGAULE (du gr. adèn, glande, et kaulos, tige) n, m. Genre de plantes composées hélianthoïdées. Les cinq espèces de ces herbes élevées habitent le Chili, l'Amérique boréale, l'Inde et le Japon.
ADÉNOCRÉPIDE (du gr. adèn, glande, et krêpis, idos, base) n. f. Genre de plantes de la famille des euphorbiacées, croissant à Java.
ADÉNODERMtE (du gr. adèn, glande, et dei-ma, peau) n. f. Adénodermie syphilitique. Affection syphilitique des glandes de la peau.
ADËNODIASTASE itaz' — du gr. adèn, glande, et diastasis, séparation) n. f. Séparation anormale des lobes glandulaires habituellement conglomérés, comme on le voit quelquefois pour la mamelle.
ADÉNOGRAMMA ( du gr. adèn. glande, et grnmma, lettre) n. f. Genre de plantes flcoïdées, de la tribu des molluginéos, à fleurs petites et blanches, originaires lie l'Afrique méridionale.
ADÉNOGRAPHE (du gr.
adèn, glande, et grapheiu, écrire^ n. m. Celui qui décrit les glandes.
ADÉNOGRAPHIEn.f.Des-
cription dos glandes ; ouvrage qui traite desglandes.
ADÉNOGRAPHIQUE adj.
Qui concerne l'adénograpliie.
ADÉNOÏDE (du gr. adèn, glande, et eidos, forme) adj. Qui a l'aspect du tissu d'une elando.
— Tissu adénoïde. Cette expression s'applique plus Adenogramma.- A. fleur; E, fruit, particulièrement au tissu des glandes à follicules clos. L'élément conjonctif y est représenté par des réseaux do fibres fines avec des noyaux aux points de convergence. Syn. TISSU RÉTICULÉ, li Elle sort encore pourdésignerlechorion de certaines muqueuses qui est tormé par des fibres lamincusos, des fibres élastiques et un grand nombre de corps fibroplastiques. il Tumeur adénoïde. V. adénome.
ADÉNOLOGADITE i du gr. adèn, glande, et lof/adés, blanc de l'œil) n. f. Nom donné à la conjonctivite des nouveaunés, inflammation des glandes de Meibomius et de laconiuuctive.
ADÉNOLOGIE (du gr. adèn, glande, et loyos, discours) n. f. Partie de la médecine qui traite des glandes. ADÉNOLOGIQUE adj. Qui a rapport à l'adénologie.
ADÉNOLYMPHATOCÈLE n. f. Méd. V. LYMPHATOCÊLK.
ADÉNOMALACIE (du gr. adèn, glande, etmalakos, mou) n. t". Kamuill^>^ement anormal des glandes.
ADÉNOME (du gr. adèn, glande, et omos, semblable) n. m. Tumeur formée par le tissu des glandes et développée à leur niveau. Syn. tumei'R adénûiih .
— Encycl. Cette tumeur lobulée, dure, indolente, sans adhérence à la peau, survient à la suite de coups, de pressions répétées, le plus souvent sans cause connue. Les glandes mammaires, parotides, thyroïde, prostatiques, sudoripares et naso-pharyngiennes en sont les sièges les plus fréquents. L'adénome de la mamelle se trouve seulement chez la femme. Ces tumeurs mettent longtemps à se développer: elles ne deviennent dangereuses que par leur volume. Leur traitement exigé une compression méthodique, qu'on fait suivre d'une énucléation complète, si le premier moyen ne donne pas de résultat satisfaisant.
ADÉNO-MÉNINGÉ, ÉE (du gr. adèn, glande, et mênigx, membrane) adj. J''iévre adéno-méninyée, Nom donné par Pinel à la fièvre typhoïde.
ADÉNONGOS {koss — du gr. adèn, glande, et ogkos, corpuscule) n. f. Genre d'orchidées vandées, établi pour de petites plantes parasites des forêts de Java.
ADÉN0NC05E (^du gr. adèn, glande, et ogkôsis, action ■ io gonfler) n. f. Méd. Tuméfaction des glandes.
ADÉNO-NERVEUX, EUSE (du gr. adèn, glande, et du lat. nervus, nerf) adj. Fièvre adéno-nefveuse, Nom donné [lar Pinel à la peste.
ADÉNOPATHIE (du gr. adèn, g;lande, et pathos, douleur) II. f. Nom générique des maladies des glandes ou gan- ;^lions lymphatiques, h'adénopathie trachéo-bronchique est 1 hypertropjiio des ganglions lymphatiques, qui se trou- \ ent à la bifurcation de la trachée et autour des bronches.
— Adénopatkie angibromiqiie. Maladie des glandes annexées au tube digestif.
ADÉNOPELTIS ittss — du gr. adèn. glande, et pell.\ bouclier) n. m. Genre de plantes de la famille des euphorbiacées : Les ADÉNOPELTIS sottt dcs arbrisscaux du Chili.
ADÉNO-PHARYNGIEN [gi-in ~ du gr. aden, glande, et de pharyngien) n. m. et aaj. Qui appartient au pharynx et à la glande thyroïde : Le
muscle ADÉNO-PHARYNGIEN OU /'aDÉ- NO-PHARYNGIKN.
ADÉNO-PHARYNGITE (du gr. adèn, glan le, et de pharyngite) n. f. Inflammation des amygdales et de l'arriéregorge.
ADÉNOPHOREfdu gr. adèn, glande, et phoros, qui porte) adj. Se dit des plantes ou des organes qui portent des glandes.
— n. f. Genre de plantes, de la famille des campanulacées, qu'on trouve en Sibérie et au nord de la Chine.
i| Genre de plantes parasites, de la famille des fougères. ADÉNOPHTALMIE (du gr. adèn, glande, et ophthalmos, œil) n. f. Inflammation des glandes situées autour de la paupière.
ADÉNOPHYLLE (du gr. adèn, glande, et phulloyuîcuiUc) adj. Se dit de plantes odorant'es du Mexique, dont les feuilles portent des glandes résineuses.
ADÉNOPODE (du gr. adèn, glande, etpous. podo. adj. Plante dont les pétioles portent des glandes.
pied)
ADENORHOPIUM {om' — du gr. adèn^ glande, et rhopè. force) n. m. Genre d'euphorbiacécs à pétales indépendants. Synonyme de jatropha.
ADÉNOS {noss) n. m. Ancien nom du coton.
ADÉNOSCLÉROSE (du gr. adèn, glande, et skléros, i. m. Induration des glandes.
dur)
ADÉNOSE (du gr. adèn. glande) !s maladies chroniques des glaiidi
f. Nom générique odeur) n. f.
ADÉNOSME (du gr. adèn, gland.
Genre de plantes de la famille des acanthacées, dont les glandules exhalent une odeur do menthe. Les adénosmes poussent dans les lieux humides et sur les rivages de l'Afrique et de l'Inde.
ADÉNOSTEMME(dugr.arfèn.
glande, et stemma, couronne) n. f. Genre de composées araé-
à fleurs blanches, couvertes de poils glanduleux ou glabres.
ADÉNOSTOME (du gT. adèn.
glande, et stoma, bouche) n. f.
Genre de plantes de la famille des rosacées, originaires de la Californie.
ADÉNOSTYLE (du gr. adèn, glande, et stulos, pointe) n. f.
Plante de la famille des com- , , „ t, ^
posées, herbe vivace des mon- ^^ ^°- "«"'•: ^' ^^""^ ^'■"'=*'*' tagnes de l'Europe moyenne ou australe. On en fait des inlusions contre la tou.x et les maladies de poitrine.
ADÉNOTE (du gr. adèn, glande, et ons, ôtos, oreille) n. m. Genre d'antilopes dont l'espèce type {adenota Kobj, de la taille d'un chevreuil, à petites cornes arquées, habite la région des grands lacs africains.
glande, et tome, ablation)
ADÉNOTOMIQUE adj. Qui a rapport à l'adénotomie. ADENT n. m. Techn. Entaille ou partie saillante ménagé
sur les faces correspondantes de doux ou plusieurs pièces de bois qui doivent s'assembler exactement.
— Mar. Se dit d'une sorte d'arrêt, de point d'appui. Ainsi, on fait des adents au bout
des vergues pour fixer les têtières et les empointures des ris.
ADENTER ( rad. adent) v. a.
Joindre des pièces de bois avec des adents.
AdÉONA, divinité qui, chez les Romains, présidait à l'arrivée des voyageurs, n Une autre déesse, Abéona, présidait au départ.
ADÉORBE (du gr. adèios, non dévasté, et du lat. orbis, univers] n. f. Mollusque prosobranche fossile de l'éocène.
ADÉPHAGE (du gr. adèphagos, vorace; adj. S'applique à tout animal vorace et carnassier.
ADÉPHAGIE n. f. Synonyme scientifique do voracité.
ADÉPHAGIQUE adj. Qui concerne l'adéphagie, qui s'y rapporte.
ADEPTE (du lat. adeptiLS. qui a acquis) n. Nom (jue l'on donnait à ceux qui connaissaient les arcanes de 1 alchimie.
— Par anal. Celui qui s'occupe spécialement d'une science, pour qui cette science ne doit pas avoir de secrets : La science théorique n'a jamais, que je sache, enrichi ses ADEPTES. (F. de Lasteyrie.) il Celui, celle qui fait partie d'une secte, d'une coterie, il Partisan d'une doctrine, d'un système, d'une idée.
AIÉQUAT, ATE {kou-a — du lat. ad^quatus; de ad, à, et a'(/imre, égaler) adj. Entier, d'une étend ne, d'une compréhension égaie : Une loi perd sa force obligatoire, quand la fin ADÉQUATE OU totale de cette loi a cessé. (Gousset.) Il Suivi d'un complément, il prend la prépocition À : La science, pour être complète, doit être adkquate X son objet.
— Signifie aussi synonyme, équivalknt : L'intérêt privé: et l'intérêt collectif se divergent au premier coup d'œil et sont parfaitement identiques et adéqlats. (Proudh.)
— Idée adéquate. Idée qui embrasse tout ce qui se rapporte à l'objet qu'on envisage, il Définition adéquate, l)énnition qui ne peut convenir qu'à l'obj-etdunt on s'occupe.
— n. f. Valeur égale, représentation parfaite, entière,
ADÉQUATION {kou-a~si) n. f. Rapport parfait, quantité égale : /.'adéquation entre la proposition et la chose. (Ventura.)
ADÉQUATITÉ {kou-a) n. f. Qualité, état de ce qui est adéquat.
Ader ou AzER. Dans la mythologie parse, un des Izeds. celui qui préside au feu. V. Azer.
Ader (Jean-Joseph), auteur dramatique français, né à Bayonne en 1796, mort en 1859. Sa première œuvre fut le Traité du mélodrame, facétie écrite en collaboration avec Armand Malitourne et Abel Hugo (1816). Il composa ensuite pour lOdéon, avec Léon Detçheverry: les Deux Ecoles ou le Classique et le Romantique (3 actes, 1825) ; avec Fontan : C Actrice ou les Deux Portraits {l acte, 18281; avec Emile Brousse : les Suites d'un coup d'épée (1828). Puis il écrivit, toujours en collaboration, différents vaudevilles : Gtliftte de Xarbonne {IS29) ; le Barbier du roi d'Aragon (1836) ; les Deux Normands il840), etc.
AderbaÏDJAN ou Azerbaïdjan, grande prov. frontière nord-occident, de la Perse, sur la mer Caspienne ; terre élevée et montagneuse, reposant sur un plateau de 1.200 à 1.500 m. d'alt., que dominent des sommets hauts de plus de 4.000 m., et que creuse au centre la grande dépression du lac Ourmiah. Fréquemment ébranlée par de violents tremblements de terre, l'Aderbaïdjan ou terre du Feu est un pays assez bien arrosé, sillonné de nombreux cours d'eau, au climat frais et sain. Il contient des richesses minières inexploitées et des vallées fertiles, où paissent de beaux chevaux. Le pays est peuplé de 2 millions d'hab. {Aderbaidja7iis), de race iranienne, parlant un idiome turc. On y trouve des Arméniens; la partie de l'ancien royaume d'Arménie annexée à la Perse est comprise dans l'Aderbaïdjan. Sa capitale est Tabriz.
AdeRER (Adolphe), littérateur et auteur dramatique français, né à La Roche-sur- Yon en 1855. Rédacteur au Temps, particulièrement chargé de la chronique des théâtres, il a publié le Mariage d'un lieutenant (1884); Ludka (1890), et fait jouer, entre autres pièces: la Première du Misanthrope (1886) ; VAgneau sans tache (1887) ; le Comte rf*£'3moH(, d'après Gœthe (1890); un Bon Aï?iï(1891); l'Un pour l'Autre (1895); Isora, drame en 4 actes fl895i. On doit, en outre, à cet érudit lettré le Théâtre à côté (1894), suite d'études sur les petits théâtres d'amateurs.
ADERMOTROPHIE (du gr. a priv. ; derma, peau, et trophi-, nourriture, n.f. Amincissement, atrophie de la peau.
ADERNE n. f. Compartiment qui termine la série des
Ufl'oil
Aderno, ville
! salii
ADESMACÉ, ÉE (du gr. adesmos, qui n'est pas lié) adj. Se du dos niullusques qui n'ont point de ligament pour réunir les valves de leur coquille.
ADESMIE (du gr. ades7nos, qui n'est pas lié) n. f. Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères. famille des ténébrionidés, type d'une sous-famillo dite des adesminés. Les adesmies sont des msectes déserticoles, de taille moyenne, noirs, chagrinés, vermiculés, avec des pattes posté- Adesmie.
rieures longues et fines.
On trouve au lac Ngami des adesmies noires et blanche-*. Leur distribution géographique accompagne le tracé de^ déserts de l'ancien monde.
^-Hot Plantes américaines de la famille des légumineuses
ADESSENAIRES ou ADESSÉNIEN3 (du lut. nilenK, l^lvo
irc--.r ni. pi 'rlii''"lot;ieMis nui, tout on aclmcttant i;i
,r,-ri,. L I . Il> ,1, .Iisus(.)lirist dans rKucliai*istio,rt'pous
atri.i I i' i.iiiiial.ion Los uns prôtoniiaiont (|Uo lo
(ii|. '.'■' li pain; d'autros au^oKJ* du pain ; d'autres
(j(/^ |i 1 iiii 1 ciiii-s (Mifni sur io pain. On los a appoU-s nsvi i\i[i . .111 t:s A\ant. la promulgation du doguiu do 1 iiaiisMii.^i.iiidai iMii. i.iiu'. en 1215 par Io concile do Lakjuontos choz dos thùologious
qui a.' s.H.l p:
ADEXIE du
.lia
ciiarujii.aais .
luro l.iurdo, ADEXTRE droit) adj. A vombi'fii-i- v-t
.r. <ir/, / /r,(. laaia. Irait) n. m. Gonro d'inseclaiaill.^ .les . iir. iiliaiiidùs, ronronnant dos
allie iiin\.'iiia\ ilf l'oulours sonibros, d'al-
ipii lialiiioiit l'Éuropo contralo.
ADESTRE (rfi'M — du lat. ad. A, ot dexicr.
lit, \it, iii-uiniit ; A Londres, les filous sont \t>KXTKiis. {Fr. Wey.)
ADEXTRÉ, ÉE adj. So dit do toute piùco principale do
lYcu quand a druiic, d-, Condairc. L
t-ù-diro
Ctr
M. de Bourbon adex-
poinlo. Si' dit aussi do la parlio droite do lécu, quand elle est d'un métal diiréroiit do lagaucho.
ADEXTRER V. a. Rcndro adroit. (Vieux.) il Marcher à la droite, ('tro à la droite TK.vir .1/»' 1,1 Ja,-/,,-,ï.ï, . (Vieux.)
ADFORMANT, ANTE lu lat. ad, à, et formare, former) adj. t^ui sert à loniier. il L,:ltres adformantes. Lettres sorvilcs qu'on place apré.s la racine du verbe pour la moditior.
— n. f. Ln maliri, la troisième personne plurielle du prétérit a laissé tomber son adkormante, comme cela a lieu en mendaïte. (Konan.)
AD GLORIAM (loe. lat. qui signifie pour la oloire, et, dans un sens ireiuipio, pour rien) : Il est rare de trouver des ho'Mt, i''.s i/ui tr<!t'nillent uniquement ad GLOltlAM.
ADGUSTAL, ALE (du lat. ad, à, et gustus, goftt) adj. Se dit d'une des pie. es ,^m composent les vertèbres cépbuli([ues.
Adhab-al-gabr {Peine du tombeau). Dans la religion nialiuaiétaiie, Nom du premier purgatoire.
ADHACA n. m. Ancienne mesure de capacité des Hindous, encore en usage au Tliibet, valant 4 lit. 12 cent.
AdrAD-EDDAULAH (Fana-Khosrou, connu sous le surnom de), souverain d'une partie de la Perse, de la dynastie des Bouides, né à Ispaban en 936, mort en 983. Ses victoires le rendirent maître de presque tout l'Irak-Arabi et du Tabaristan.
ADHALER (lat. adhalare, même sens) v. a. Pousser son haleine sur quelque chose.
ADHATODA n. f. Oenre de plantes de la famille des acanthacêcs. Los adhatodas poussent dans les Indes, où leurs feuilles et leurs racines amères sont employées comme aromatiques et antispasmodiques.
AdhÉMAR ou Adzemar (Inillielm), troubadour français du xir siè. le, a.- a Mane,,.|s. On a de lui dix-huit pièces de vers sur .IiH.t.iiIs mi|.is, ipi'on trouve dans le manuscrit de .Sainto-l'ala^ e, a la bibliothèque de l'Arsenal, à Paris.
AdhÉMAR (Alphonse-Joseph), mathématicien, né à
l'idée d'éta-
oniqueur li- -1 II jiassa vli.inlJ'Aua e. ni plu-
Paris en 1797, mort en 1862. Il eut le premii blir à Paris un chemin de fer de ceinini., thèse sur la périodicité des déluges. . ' j mathématiques à l'usage de l'ingêni' études de coupe des pierres (iss'e): \.. charpente (18,î8); liérululiuns de la mec (ISC' et artistes (18G1).
AdhÉMAR de ChabANNES, moine et c mousin, né on '.iss, ne. ri à .ir-nisaleat en presque toute sa vie an \ iii.ai,avt..re> .le Sam gouléme ou de SaiiitM.uiial .1.- Liiii.-'e,. sieurs ouvrage; trois livres qu l'année 102S.
AdhÉMAR de MonTEIL, évoque du Puy, prélat guerrier et brillant orateur, mort de la peste à Antioche en 1098. II montra tant do zèle au concile de Clerraont, que le pape Urbain II le nomma légat apostolique pour la première croisade, oil il se distingua par sa bravoure. Le Tasse le fait figurer dans sa Jérusalem délivrée. C'est en mémoire de ce prélat que les évêques du Puy portèrent dans leurs armes une épce avec la houlette pastorale.
Adherbal, général carthaginois, vainquit le consul romain Claudius Pulcbor à la bataille navale de Dré[)ano (219 av. J.-C.), pendant la première guerre punique.
Adherbal, roi de Numidie do 118 à 113 av. J.-C, fils de Micipsa, auquel il succéda avec son frère Hiempsal et son cousin Jugurtlia. Mais celui-ci, pour devenir seul roi, assassina Hiempsal et déclara la guerre ù. Adherbal. Assiégé dcns sa capitale Cirtha, Adherbal dut se rendre, et fut assassiné par ordre du vainqueur.
ADHÉRENCE n. f. Jonction de deux corps unis par l'attraction réeiproouo do leurs molécules : i-'ADaÉRUNcE de deux morceaux de cire, n Signifie aussi Union, jonction on général : Dans lexlréme maiqreur, il semble qu'il y ail ADHÉRENCE de la peau sur les os. ii S'emploie quelquefois pour ce qui fait adhérer : Le temps dévore les adhérences des squelettes.
— Fig. (Vx.) Attachement à une doctrine, à un parti : La foi est une adhérence de cœur aux vérités étemelles. (Boss.)
— Bot. On dit en botanique qu'il y a adhérence ou soudure, toutes les fois que des organes, au lieu do rester libres, se soudent plus ou moins.
— Méd. Union anormale de certaines parties qui sont séparées dans l'état naturel.
— Encycl. Méd. On donne, en anatomie pathologique, le nom d'adhérence à l'union vicieuse des surfaces'organiques. Quand elles ont lieu avant la naissance, les adhérences sont congénitales; elles sont accidentelles quand elles sont le résultat d'une inflammation dite adhésive. Elles ont pour point de départ dos brûlures (adhérence
(les doigtsV l'inllammation dos membranes séreuses, la l'iirniaiion do faussos membranes (adhérence do la plèvri'. du pi'ricarde, du péritoine), (juand plusieurs doigts ont été brûlés, il faut faire un pansement pour cliacuo d'eux afin d'éviter les adhérences.
— Phys. V. AUUÉsioN.
— Sv.N. Adhérence, adhésion. Adhérence, est l'état d'une chose nui adhère ; l'adhésion est l'action mémo d'adhérer : elle indique plus spécialement la manière dont s'est faite l'adhéronco.
— Syn. Adhérence, cohéBion, Inhérence. Inhérence exprime l'union d'une qualité à une substance ; /yiNHÉRUNCE «I! lu pesanteur à la matière. — La cohérence exprime une adhérence entre los parties d'un mémo tout : La ferme coiiÉRENCB des pierres. — Enfin, Yadhérence désigne la jonction d'une cnosoàunoautre: Im faible adhérence des parties intégrantes de l'eau.'
ADHÉRENT, ENTE adj. Qui est fixé à une chose, qui s'y trouve forti^ment attaché ; L'épiderme est adhérent à la
— Fig. Conséquent, d'accord : N'est-cepas un devoir pour l'écrivain d'être toujours xoaK&v.iiTareelui-mâme'/ {y. Uugo.)
— En T. de bot et de zuol. Se dit d'un organe intimement uni à un organe voisin.
— n. m. Celui qui est attaché à une doctrine, à un parti, etc. : Le saint-simonisme eut de nombreux adhérents.
— Syn. Adhérent, annexé, attaché. Une chose est adhérente par l'union que produit la nature, ou par celle qui vient du tissu et de la continuité de la matière. Uno chose est attachée par des liens arbitraires, mais réels, avec lesipiols on la fixe dans la place ou dans la situation où l'on veut qu'elle demeure : L'esprit ne sait comment il est ATTACHE à un corps. (Fén.) — Une chose est annexée par une simple jonction morale, effet de la volonté humaine ou d'un contrat : Ln Savoie a été annexée à la France.
ADHÉRER V. n. lu lat. ad, à, et hxrere, s'attacher. — L'é ferna- ilu i:elieal se change en i! ouvert devant une syllabe miieiie : ./'itdln'n; que tu adhères; excepté au futur et au conditionnel, où il conserve l't' fermé). Etre fortement uni, attaché à uno chose : Deux pans de glace dépolis et humides adhèrent l'un à l'autre.
— Fig. Etre du parti, du sentiment de; approuver : Le vrai est ce à quoi la raison commune adhère toujours et partout. (Lamenn.)
— Syn. Adhérer, tomber d'accord. V. accord (tomber d).
— Syn. Adhérer, accéder, acquiescer, etc. V. accéder.
— Anton. Se détacher. — .\u lig. Refuser, rejeter, repousser.
AOHÉRITANCE n. f. L'adhéritance était, à proprement parler, la saisine prise par un acquéreur. Elle se faisait généralement par un officier ayant un caractère public, tandis que l'ensaisinement était fait par le seigneur ou son fondé do pouvoir.
ADHÉRTTER (du lat. ad, à, et hxres, héritier) v. n. Ane. dr. Saisir, investir, mettre en possession.
ADHÉSIF, IVE adj. Se dit des objets capables d'adhérer : Emplâtre adhési!-'. Or adhésif. Tentacule adhésif.
— Dr. Qui marque l'adhésion, le consentement : Formule adhésive.
— Méd. Inflammation adhésive. Celle qui opère la réunion des parties ordinairement séparées.
— n. m. Topique a3'ant des propriétés agglutinatives et qui est employé dans la confection des sparadraps : Le taffetas d'Angleterre est un adhésif.
ADHÉSION n. f. Union de deux corps l'un à l'autre : On nomme adhésion l'attraction moléculaire qui se manifeste entre deux corps en contact. (L. Pinel.)
— Fig. Consentement, approbation : L'erreur n'est quelque chose que par /'adhésion des hommes. (Lacordaire.)
— En T. de méd. Manière dont un organe ou une partie adhère à une autre, de façon à produire l'adhérence. V. adhérence.
— Encycl. Physiq. L'adhésion, force en vertu de laquelle deux corps mis en contact résistent à l'efl'ort cpio l'on fait pour les séparer, peut exister entre deux solides, entre un solide et un fluide, entre deux fluides. Entre deux solides, elle s'exerce en raison directe do l'étendue et du poli des surfaces en contact, et peut se mesurer au moyen du poids nécessaire pour les séparer. Il faut remarquer que l'adhésion est d'autant plus forte, que le contact est plus parfait; aussi, pour l'obtenir, a-t-on soin do faire glisser les deux corps l'un contre l'autre avec frottement, de manière à chasser l'air interposé. La propriété qu'ont les corps d'être mouillés, c'est-à-dire d'emporter à leur surface une couche du liquide qu'ils ont touché, s'explique par la force de l'adhésion. C'est également à l'adhésion qu'on peut attribuer, au moins en grande partie, rascension des liquides dans les tubes capillaires, et l'absorption des gaz par les substances poïeuses. C'est sur l'adhésion que sont fondées plusieurs opérations importantes et usuelles dans les arts, telles eue les diverses espèces de collage, de soudure, l'étamage des glaces, la dorure sur bois et ^ur métaux, etc.
— Syn. Adhésion, adhérence. V. adhérence.
— Syn. Adhésion, acquiescement, consentement. V. acquiescement.
ADHÉSIVEMENT adv. D'une manière adhésive, par adhé-
ADHÉSIVITÉ (rad. adhé.iif) n. f. Faculté qui nous porte à aimer nos semhl.ables, à nous rapprocher d'eux. V. ak- FEcTioNNivirH. Il Kaeiilié do fi.xer fortement notre attention sur une idée eu iiae série d'idées
Adhid-LEDIN-ALLAH, onzième et dernier califo fatimite d'Egypte, né en 1151, mort en 1171. Pemlant sa minorité, depuis 1 160, des ministres ambitieux so disputèrent l'exercice du pouvoir et appelèrent tour à tour à leur aido les Syriens et les Francs. Saladin, le général syrien envoyé par A'oureddin, profita de la situation pour s'emparer de l'autorité et pour faire reconnaître Mosthadi. calite abbasside de Bagdad. Quelques jours après cotte révolution, Adhid mourut.
AD HOC (mots latins qui signifient Pour cela, « cet effet) loc. adv. D'une manière directe, positive : Répondre ad HOC II Selon l'usage, la destination qu'on a en vue ; Pour traiter une affaire délicate, on choisit un homme ad hoc.
— Tuteur ad hoc, Tuteur nommé spécialement pour un objet déterminé.
adesse.\.\irf:s —
ADHOLÉE, ADHOLY i
ADIARATigi i:
1 ADOWLY n. f. .Mesure de capas. usih-e dans riiMie et rcpréseniiio du pyléo. Elle varie suivant
tant générali-mcnl la
les provinces do l',78 à 2',lig,
AD HOMINEM (mots lai. qui signif. à l'homme) loc. a/lv. Argument nd hominem, Argumcul par le(|uel on confond un adversaire en lui opposant ses propres paroles ou SCK lironres actes: L'argument ad uo.minem, le dernier auquel un homme poli doive avoir recours, peut se justifier par tes circonstances. (W. .Scott.)
AD HONORES (mots lat. qui signif. pour les honneurs] loc. adv. S'einploio en parlant d'un titre purement honorifique, d'une place sans rétribution, sans profit : /.^s fonctions de maire sont généralement des fonctions ad iio.ioues.
ADHUC SUB JUDICE US EST (mots lat. qui signifient Le procès est encore devant le juge). Colto expression est d Horace {Art poétique, v. 78y. Quel est l'inventeur du rythme élégiaque ? demande le poète.
Granimatici cerlant, el ndliuc luli judice lis at.
« Les grammairiens discutent, ot lo procès est encore devant le juge. »
Ces deux expressions sont devenues proverbiales et s'appliquent aux questions les plus diverses.
ADIABATiguE (du gr. adiabatos, impénétrable) adj. Qui est impénétrable à la chaleur, qui s'oppose aux transmissions de chaleur : Jl est impossible qu'un cylindre de machine soit complèlemenl adiabatiqle. n So dit, par extension, d'une transformation qui s'accomplit dans un corps sans qu'il cède ou emprunte de chaleur : Un gaz se refroidit pendant une délente adiabatkjuk, et sédiauffe pendant une compression adiabatiqle. il Se dit enfin de tout ce qui se rapporte à un phénomène ne comportant pas do transmission de chaleur : On appelle ligne adiabatiqle i<7ie ligne qui représente convenlionnetlement une transformation ADIABATIQUK.
— n. f. Ligne adiabatique : Un cycle de Camot se compose de deux isothermes reliés par deux adiabatiques.
— Encycl. Physiq. Le mot adiabatique a été introduit dans le langage scientifique par Clausius, qui l'appliqua d'abord au sens propre d • impénétrable à la chafcur •;
Jàuiaa^a iafeTatj i.;fM<(ti^j>.aii:..."......
puis il fut repris par Rankine. Sadi Camot et Clapeyron lui donnèrent sa signification précise.
Un corps ou un svstème de corps est soumis à une opération adiabatique forsque toutes les transformations qu'il subit s'effectuent sans aucun échange de chaleur avec le milieu environnant (c'est le cas par exemple d'un gaz quo l'on comprime dans un cylindre absolument impennéable à la chaloiir). D'autre part, si l'on considère à tm moment donné l'unité de masse de la substance, elle occupe un volume V et exerce une pression /) sur les parois du vase qui la renferme, et si, dans une représentation graphique on porte en abscisse ce volume v et en ordonnée cette pression p, on est conduit à un point M {fig. 1) dit point représentatif de l'état actuel du corps. Soumettons la substance à une série de transformations adiabatiques, ce point représentatif M décrit alors uno certaine courbe que l'on appelle ligne adiabatique.
La forme exacte des lignes adiabatiques no peut être déterminée, en général, que par l'expérience. On peut dire seulement que, dans tous les cas, la tangente .M T à l'adiabatiquo en un point fait, avec l'axe des^pressions, un angle plus petit que la tangente M T' à l'isotherme (ligne do variation à température constante) passant en ce point. Seiils, les gaz parfaits (v. ce mot) lont exception ; la théorie conduit à l'équation suivante pour représenter leurs lignes adiabatiques :
pv =: constante —, rapport des chaleurs spécifiques ù pression et il volume constants, est pour ces gaz égal ù 1.41.
Entre autres conséquences importantes que l'on peut déduire de la connaissance do celte équation, nous citerons l'évaluation do la variation de température qui accompagne la détente brusque d'un gaz.
Par exemple, si une masse de gaz passe brusquement de la pression de 10 atmosphères à celle de raimosphère, et si la température initiale est 20*, la température finale est ( ^ — 121*23. La déienle constitue donc un mode de refroidissement très puissant; elle a été utilisée pour liquéfier les gaz.
Lorqu'il s'agit, au lieu d'un gaz, d'une vapeur saturante, la connaissance des adiabatiques donnera encore de précieux renseignements sur les phénomènes qui se pa.ssent au moment d'une détente ou d'une compression ; par exemple, nous avons représenté {fig. 2] le réseau des adiabatiques de l'eau : sur le même graphique est figurée la ligne de vapeur VV qui indique le volume occupé par 1 kilogr.de vapeur saturante; enfin, les lignes horizontales tracées coïncident avec les parties rectilignes des isothermes. II se trouve que la ligne de vapeur est moins inclinée sur l'horizontale que les adiabatiques : dès lors, quand on comprimera adiabatiquement de la vapeur saturante en présence d'une masse d'eau indéfinie, la près-
Adiaute.
, foliole.
ADIABATISME — ADJACENT
sion tendant à devenir moindre que !a tension maximum de la vapeur d'eau, de l'eau se vaporisera; au contraire, une diminution adiabatique de pression entraînera une condensation partielle ; c'est ce qui a été montré pour la première fois par Clausius et Rankine. Le sult'ui'e de carbone, l'acétone, se comportent à ce point do vue de la même façon que Teau; au contraire, la vapeur d'éther se condense par compression adiabatique.
Le travail effectué pendant une transformation adiabatique est représenté graphiquement par l'aire comprise entre l'axe des volumes, la courbe adiabatique et les ordonnées qui correspondent à l'état initial et à l'état final.
Les transformations adiabatiques ont une importance très grande on thermodynamique. V. ce mot.
ADIABATISME (rad. adiabatique) n. m. Etat d'un gaz qui no communique ni no reçoit aucune quantité de chaleur. (C'est un terme de thermodynamique.)
AdiabÊNE, région de l'Assyrie ancienne, soumise d'abord aux Perses, et devenue à l'époque romaine un royaume distinct dont Trajan fit la conquête (hab. : Adiahcuit'/is. iennes). Cette contrée fut de nouveau soumise aux Parthos. puis aux Perses.
AdiabÉNIENS, dynastie qui gouverna l'Adiabène, depuis l'an 70 environ av. J.-C. jusqu'au règne de Trajan, dans les premières années du ii'' siècle do notre ère. 11 Habitants de l'Adiabène.
ADIACRITOLÂTRÏE {du gr. a priv. ; diakrilos, discerné, cl loircui. :i'i>iraiH>ii' n. f. Féticnisme stupide et grossier.
ADIANTACÉ, ÉE, ADIANTIDÉ, ÉE OU ADIANTOÏDE adJ.^^ulrussL■nll.K■a^adla^t.^
ADIANTAGÉES ou ADIAN- TÉES (rad. adiante) n. f. pi.
Groupe exotique de la famille des fougères, comprenant les genres adiantum , adiantopsis, etc.
ADIANTE (du gr. adiantos.
touiours sec) n. m. Genre de fougtros dont le feuillage lisse no conserve pas l'humidité. L'espèce principale, Yadiantum capillus Veneris, croît sur les bords du lac de Neuchâtel, en Suisse, et dans nie de Wight en Angleterre.
Dans le sud de la France, on trouve aussi l'adiante capillaire, qui croit dans les grottes et au bord des fontaines. On l'appelle vulgairement cheveux de Vénus, ou capillaire de Montpellier.
ADIANTIFOLIÉ, ÉE (de adiante, et du lat. folium, feuille) adj. Dont les feuilles ressemblent à celles de l'adiante.
ADIANTITES (rad. adiante) n. f. pi. Groupe de fou- ^.'liN fusilles des terrains carbonifère et crétacé.
ADIAPHANE i du gr. a priv. ; dia, à travers, et phanos, trali^parcut,i aJj. Syn. inusité de opaque.
ADIAPHORE (du gr. adiaphoros, indifférent) adj. En morale et on théologie, Qui est accessoire, peu important, qu'on peut admettre ou ne pas admettre, pratiquer ou ne pas pratiquer, sans trouble de la conscience.
ADIAPHORÈSE (du gr. « priv., et diapho7-êsis, transpiration) ou ADIAPNEUSTIE (du gr. a priv., et diapneusis, transpiration) n. f. Défaut ou suppression de la transpiration.
AD lAPHO RÉTIQUE adj. Esprit adiaphorétique, Nom que Bovlo donna à l'alcool qu'il obtint par la distillation du bois. Il Ôii dit aussi adiapneustique.
ADIAPHORISTE (du gr. adiaphoi'a, indifférence) n. m. Membre d'un parti qui, en attendant la décision d'un concile, avait proposé à Charles-Quint, sous le nom d'iîitéi'im de Leipzig, un accord qui conservait la juridiction des évêques, la confirmation, l'extréme-onction, les jeûnes, les fôtes, et même les cierges et le surplis pour la messe. Mélanchthon et ses amis soutenaient que ces concessions portaient sur des choses extérieures et indifférentes, d'où le nom donné à leur parti. La querelle fut vive de 1548 à 1580.
ADIAPHORISTIQUE adj. Qui concerne les adiaphoristos.
ADIARRHÉE (du gr. a priv., et rfîrtîT/tein. couler) n. f. Rétention, suppression d'une évacuation naturelle.
Adibouddha, Bouddha primordial, antérieur à tous les Bouddhas individuels, qui n'en seraient que des manifestations extérieures. Ce Bouddha suprême n'est admis que par quelques sectaires du Népal.
ADIEU (de à, et Dieu ; signif. elliptiq. Je vous l'ecom- ■tnande à Dieu) adv. Formule de salutation pour prendre congé, dans la conversation ou à la fin des lettres.
— Par ext. ou fig. Se dit en s'adressant aux choses que l'on quitte, auxquelles il faut renoncer : Adieu la liberté i... Dire ADIEU au monde, aux honneurs.
— Je ne vous dis pas adieu, ou Sans adieu. Au revoir.
— Adieu vous dis. Vieille locution qui est restée dans le style marotique pour dire adieu, et signifiant qu'il no faut plus compter sur une personne ou sur une chose.
Il Se dit aussi à quelqu'un qui ennuie et que l'on veut congédier. Il Faire adieu. Faire avec la main, avec la tête, un signe d'adieu, il Dans le même sens, Reijard d'adieu.
— pROV. Adieu, paniers, vendanges sont faites, S'emploie pour signifier qu'une chose, une occasion est perdue sans ressource, il Elliptiq. Adieu, paniers.
— n. m. : Des adieux touchants, affectueux. \\ Faire ses adieux. Prendre congé, ii Banquet, Visite d'adieu. Banquet, Visite qui a pour but de prendre congé de quelqu'un.
Il Le dernier adieu, les derniers adieux. Ceux que fait ou reçoit, au lit de mort, une personne qui va mourir.
-— Fig. Renoncement entier, absolu : Ceux qui aiment la vie ne peuvent se décider à lui dire un éteimel adieu.
— En poésie. Les adieux du jour, Le déclin du jour.
— Prov. LiTrÉR. C'est ainsi qu'en partant je vous fais mes adieux, Vers de Thésée (acte V, se. vi), opéra de Qumauli, qui est devenu proverbial pour exprimer une dernière
vengeance, la plus terrible, et qui le plus souvent s'emploie d'une façon plaisante :
Le jour où mourut Louis XV, on avait affiché à Versailles un édit pour l'augmentation des impôts ; on trouva au-dessous des affiches le vers de Quinault :
Cesl ain-^i qu'en partant je vous fais mes adieux.
— Syn. Adieu, bonjour, bonsoir, bonne nuit. Les trois dernières expressions peuvent s'employer comme synonymes d'ADiEU : bonjour, lorsque l'on quitte quelqu'un pendant le jour; bonsoir, quand on prend congé le soir; bonne nuit, lorsque l'on quitte une personne qui va se coucher. Mais bonjour est la formule de salutation correcte quand on se rencontre; il est abusif de remplacer ce mot par adieu, comme on le fait dans quelques provinces. C'est une faute de dire : " Adieu, comment vous portez-vous ? «
ADIEU-TOUT! loc. interj. Avertissement que donne le tireur d'or à un autre ouvrier pour faire marcher le moulinet. Il Se dit aussi, dans les manufactures d'étoffes brofliées, d'un avertissement que fait l'ouvrier à la personne ipii tire et gouverne les cordes, afin qu'elle ait à les lâcher nu à les retenir, il S'emploie quelquefois substantiv. : L'n
ADIEU-TOUT. Des ADIEU-TOUT.
A-DIEU-VA ! loc. interj. Mar. Commandement pour mettre la barre dessous dans un virement de bord vent devant. Le succès do cette évolution avait autrefois une telle importance, que le mot lui-même est une invocation ■X la Divinité. On dit aujourd'hui ce simple mot : Envoyez!
Adieux (les), bas-relief de Perraud.l'un des meilleurs ouvrages de cet artiste, qui le composa à la villa Médicis ((uand il était pensionnaire de l'Académie. On y voit^ un jeune Grec tenant le casque, la lance et le bouclier et s'apprêtant à partir pour le combat ; son vieux père, assis, lui donne une dernière caresse, tandis qu'une jeune femme debout, dans une attitude de désolation, cache sur l'épaule du jeune guerrier son visage en pleurs. Ce bas-relief, inspiré de l'art grec, est au musée du Louvre.
Adige (lat. Athesis), fleuve d'Autriche et d'Italie, qui prend sa source dans les Alpes rhétiques, au col de Resca, traverse le Tyrol où il reçoit l'Eisach et arrose Meran, Botzen, Trente et Roveredo. entre en Italie, et, au sortir de défilés montagneux, passe à Vérone et à Legnago, puis se jette dans la mer Adriatique près des bouches du Pô, après un cours de 318 kilom. — L'Adige a une grande importance stratégique, et nombre d'actions militaires ont été engagées sur ses bords. Bonaparte y fut victorieux à différentes reprises, et le général Schérer y battit les Autrichiens le 28 mars 1799 [bataille de l'A^dige, entre ce fleuve et le lac de Garde). II v a eu, après 1805, dans le royaume d'Italie, un dép. du Êaut-Adige (ch.-l. Trente) et un' dép. de l'Adiye (ch.-l. Vérone).
AdighéRAT ou Addigrat, ville du N. de l'Abyssinic, dans le Tigré, par environ 2.4i)0 m. d'altitude. Marché important, centre de plusieurs routes commerciales.
ADIMAIN ou ADIMNAIN n. m. Brebis domestique d'Afrique, qui est couverte de poil au lieu de laine, et dont les oreilles sont longues et pendantes.
AdimaNTOS, général athénien du V siècle av. J.-C. Pendant la guerre du Péloponèse, Philoclès ayant propos-é de couper le pouce au.v prisonniers lacédémbniens, pour les mettre hors d'état de manier la lance, seul des Athéniens Adimantos eut le courage d'exprimer un avis contraire. Aussi, après leur victoire d'^^gos-Potamos, les Lacédémoniens l'épargnèrent-ils seul parmi les prisonniers, qui furent tous mis à mort.
Adimari (Alexandre), poète italien, né à Florence en 1579, mort on 1649. Fécond, mais médiocre, il n'est plus connu que par une traduction des Odes de Pindarn (Pise, 1631). — Louis Adimari, son parent, né à Naples en 1644, mort en 1708, publia des sonnets et des satires, surtout contre les femmes.
ADIMONIE (du gr. adémoni sectes coléoptères , famille des phytophages, sous-famille des galérucidès, renfermant des galéruques d'assez grande taille, de couleur noire ou brune, chez lesquelles les femelles sont ordinairement .plus grosses que les mâles et en diffèrent par la couleur, la forme, la réduction des élytres, etc. Le genre com- Aiimm
prend une trentaine d'espèces de 1 heniispht la plus commune est Vadimoyiia rustica, que ion ticiuo, avec Vadimonia tanaceti, sur les plantes basses, à la fin de l'été.
ADINA (dugr. adinos, nombreux) n. f. Genre de plantes de la famille des rubiacées, comprenant quelques csiii » es indigènes des régions chaudes de l'Asie et de l Amtrique
ADINOLE (du gr. adinos, nombreux, et du lat oloon, huile) n. f. Géol. Roche schisteuse pénétrée de sibrato ili soude et contenant principalement du quartz en grains lins avec des granules do pyroxêne, d'épidoto et quolqueluis du feldspatii.
— Miner. Variété d'albite.
ADINOTHÉRIUM (om' — du gr. adinos, noml)reu\, et t hé r ion, héta sauvage) n. m. Mammifère ongulé iossik, Inqucnt dans le tertiaire de Patagonie.
ADIPATE(rad. adipeux) n. m. Sel ou éther formé par l'acide adipi(]ue.
ADIPEUX, EUSE (du lat. adeps, adipis, graisse) adj. Qui a les caractères de la graisse, ou qui en admet dans sa composition : Tissu adipkux. il Ligament adipeux, Nom donné improprement à un repli chargé de graisse do la membrane synoviale du genou, qui se porte du ligament rotulien vers la cavité qui sépare les condyles du fémur.
— Encycl. Le tissu adipeux est formé par le tissti conjonctif dont les celliiles ont subi par groupe une dégénérescence graisseuse. Les lobules adipeux sont séparés par du tissu conjonctif lâche qui contient les artérioïes et les capillaires. La vésicule adipeuse est une cellule ayant conservé sa membrane, une couche pariétale de protoplasme et son noyau : le centre est rempli de graisse. De forme sphériquè sur le. vivant, elle devient, sur 1 animal
f. Genre di
' Nord
sacrifié et refroidi, plus ou moins polyédrique, et contient des cristaux en aiguilles.
L'abondance du tissu adipeux constitue soit Vobésité, soit la. polysarcic. Il forme sous la peau une couche de graisse appelée pannicule gj'aîsseux. Le tissu adipeux est le point de départ des tumeurs appelées lipomes.
ADIPIQUE (du lat. ndeps, adipis, graisse) adj. Se dit d'un acide solide cristallisé, que l'on obtient par oxydation de certains corps gras ou cireux, ou par réduction de l'acide mucique.
— Encycl. L'acide adipique, C^H'^O', découvert par Laurent, fond à 149" en se sublimant; il est Cellule adipens. .?, -■ utsolubledans l'eau, l'alcool et l'éther. tf jle g''''"''^'^ ; '■ l- 'ii.- Il forme des sels bien définis, parmi J.*" noyTir-''''.r' ''.'''., 7-' lesquels le sel ammonique est le p'iasme.
plus facilement cristallisable. h'adi-
pâte d'éthyle, seul éther adipique connu, a l'odeur de la pomme de reinette. La synthèse de l'acide adipique r» a lisée par Wislicenus montre que c'est un acide bibasiqur, homologue des acides o-xalique et succinique.
ADIPOCIRE (du lat. adeps, adipis, graisse, et de ci/-' t n. f. Nom donné, au commencement duxix" siècle, à trois substances que Fon croyait identiques, mais qui diffèn-nt essentiellement : le blanc de baleine, le gras des cadavi's et la choies téi'ine. V. ces mots.
ADIPOCIREUX, EUSE adj. Quî ressemble àl'adipocirf Le foie priif qu,:hiiirfnis rfcrenir ADIPOCIRKUX.
ADIPOCIRIFORME i,do adipocire et forme) adj. Qui t l'aspect do radi]'uriro : Tumeur adipociriforme.
ADIPOMAUQUE Me adipique et malique) adj. Se i : d'un acide oxyadipique, homologue de l'acide maJique.
— ENCVCL.L'rtc/oe adipomalique, CH'^O^, est àVai. i h adipique ce que l'acide malique est à l'acide succintijib , Gai et Gay-Lussac l'ont obtenu en formant le dérivé m. nobromé de l'acide adipique et en le traitant par une 1 la. . , C'est donc un acide-alcool bibasiaue et monoalcoolii|i.< . Ses pro|iri'i<'s sont voisines de celles de l'acide malii|i. Ses sol.s rnsialliscnt difficilement.
ADIPOTARTRIQUE (de adipique et tartrique) adj. dit d'uu acide dioxyadipique, homologue de l'acide i:iitrique.
— Enctcl. "L'acide adipolarlrique, C*H'*0'', a la niMii' relation avec l'acide adipique que l'acide tartrique a\ î'acido succinique. Il a été obtenu par Gai et Gay-Luss;*.en passant par le dérivé dibromé. C'est un acide alcHil bibasique et dialcoolique, cristallisant en prismes cliimrhombiques. Il est assez soluble dans l'eau, surtout a chaud, dans l'alcool et dans l'éther ; il n'a pas d'action ^nr la lumière polarisée.
ADIPPE (du lat. ad, près de, et du gr. hippos, chc\,i n. f. Espèce de papillon diurne, appartenant au genri.' tyre. V. ce mot.
ADIPSIE (du gr. a priv., et dipsa, soif) n. f. Absence soif. Elle s'observe dans quelques fièvres et dans certain ^ maladies mentales.
ADIFSON (du gr. a priv., et dipsa, soif) n. m. Renu Jo propre à prévenir ou à étancher la soif.
ADIREMENT n. m. Perte d'un titre : Z-'adirement d'un titre ne dispense pas le débiteur de remplir son obligation .
ADIRER {bas lat. adirare, formé probablement du I i' aderrare, errer) v. a. Perdre, égarer. (Vieux.) n S'emi' encore en termes de Palais : Adirer un tit7'e, un conn il Usité surtout au participe passé : Titre adiré.
AdIRONDACKS (monts), massif montagneux granin , des Etats-Unis, Etat de New- York, continuant au N.-l. direction générale des Alléghanys dont il est le den rameau et se terminant par des mlaises abruptes, sur .■■ bords du lac Champlain. Point culminant, 'Tawahus la mont Marcy, 1.667 m. d'altitude.
— BiBL. ": Stoddard, the Adirondachs (New-York, 18s^ . Adis, ville d'Afrique, près de laquelle Régulus remporta une victoire qui le mena devant Carthage.
ADISCAL, ALE (du gr. a priv., et diskos, disque) adj. -^ ■ dit de l'insertion des étamines qui a lieu directement :-i;r l'axe floral, sans l'intermédiaire d'un disque.
AdITI, daus la mythologie védique, désigne l'infini r la force productive de la nature. Aditî, suivant le l; Véda, est ce qui est né et ce qui doit naître. Aditi o-^; mère des Adityas, dieux supérieurs, dont Varouna l)rimitivement le plus puissant. Leur nombre a été j ii à douze; ils représentent les douze formes solaires, auxquelles ils donnent leurs noms.
ADITION '•;') n f T>r rom N'est usité que dans cette luciiti m \i Ti ' '' ' Lorsqu'un testateur avait dé-
i,iiriii ' nt pas sous sa puissance au
muiiKiii I IN I mers, que l'on appelait ex/eï'-
nts on > ni |i 1 iH nt lasuccessionque parl'flt^i-
tiond h, )'i/ii> i isi t iiK (lar une acceptation solennelle.)
AdJÂTASATROU, roi de llnde qui, après avoir persécute le Bouddha (^âk^amouni, se convertit à ses doctrines et aida si puissamment A la constitution du bouddhisme, qu il en est considéré comme l'un des fondateurs.
ADJACENCE n. f. Propriété de ce ([ui so touche : Zadjacence de deux angles.
ADJACENT, ENTE (lat. adjacens, même sens; formé de ad, ^ g
auprès, et jacere, être situé) adj.
Proche, conticu, qui avoisiue : Angles adjacents
Plaines adjacentes. Bues adja- supricmentaires.
CKNTES. — Il régit la préposition a : Les Ves adjacentes A. la Grèce sont fort connues dans l histoire. (Rollin.)
— Géom. Angles adjacents. Angles de même sommet quî ont un côté commun et qui sont situés de part et d'autre du côté commun. Deux angles adjacents qui ont leurs côtés oxtérreurs en ligne droite sont supplémentaires.
Syn. Adjacent, attenant, contlgu, joignant, prochain, proche, voisin. Dans /jroc/u', la [n-oxiiiliLù est (.'sst'iiticlln, ] i-Murouso; jirucliain jniliquo la |iroxlniitij d'iiiio nianinro jilas laiblo, moins directe. Un lien voisin n'est point éloigné ; conligu indique lo contact niônio. Adjacent est un tormo spécial do géométrie ot do géographie. Attenant .se dit surtout d'uao clioso considérée rolativomont à uqo autre principale, à laf^uoUe elle tient commo accessoire : Cimetière ATTENANT (i une ér/lise. — ha, choso joignante peut no pas être dépendante do colle 4 laquoUo elle touche : Tombeau JOIGNANT un che/itin,
AdjANTA on Indhyadrî, cliaîno do montagnes do niindousiaii, continuant collo do Tchandor ot courant entre la ïapti ot la Godavori. Dans une do ses passes, au Nizam, sont les célèbres cryptes du temple souterrain d'Adjanta.
ADJECTIF (lat. adjectims, qui s'ajoute ; de ad, auprès, et jaeere, jeter) n. m. L'une dos dix parties du discours, mot
Sue l'on joint au substantif pour le qualitier ou pour le éterminer : Il y a deux sortes ^'adjectifs : les adjectifs nualiftcatifs et les adjectifs di'termiimtifs.
— {.adjectif qualificatif ost un mol ipn scri :i .■yprimcr la manière d'être, 1 état, la (pinliir d.s pi rM.nnrs, des animaux ou des choses : £"»/«/(/ srriMiix. ihjrr ,miEL. i/«r6re POLI. On reconnaît qu'un mol, est adji'cniqiiuliiicatif
auand on peut y joindre un nom do personne, il animal ou e chose. Ainsi, modeste, propre, sont des adjociil's quali- Hcatifs, parce qu'on peut dire : linfant modestk. Cahier riiOi'BE.
— Encycl. Nous ne parlerons ici ni de Information du féminin, ni do la formation du pluriel dans les adjectifs qualiticatifs. Ces questions, ainsi que certaines remarques particulières sur plusieurs adjectifs simples ou composés, seront traitées à chaque adjectif.
Accord de l'adjectif.— En général, l'adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le mot auquel il so rapporte : l'iilivre JOLI. Des fleurs odorantes, ii Tout adjectifqui qualiiio plusieurs noms se mot au pluriel : L'âne et le mulet smii tkrvs. L'alouette et la poule sont Mi^TiHKLEfi. ii Si l'adji I tif qualiflo des noms de différents genres, il se met au ni.isculin pluriel : La biche et le cerf sont légers, il Mais jilMsieurs adjectifs peuvent se mettre au singulier quand I.' Mibstantit exprimé est au pluriel : Les lanr/ues grecque I ' I ATiNE. (Cependant, il est plus sage d'éviter cet accord iiii'yulier au moyen de la répétition du nom : La langue
I I I <\'UE et la langue latine,)
- L'adjectif en rapport avec pIusiour,s mois s'.-iPcorde seulement avec celui dont il est le [ilu, i,ii,|ir.i. In',, ,lans 1rs Jeux cas suivants : 1« quand les n m ,1! s sont sMKinymes : Bagard avait h«colir.\i,i 1 11 1 u.itê
, j I imrdinaire ; 2» quand les noms i|ii,ilih. \n<v i.'1-adatiou : Un jour, une heure, une minute i /."< ,suffisante pour décider de la fortune rf'
I, adjectif placé après deux noms réunis par la conjonciiiMi vu s accorde avec le dernier : I» s'il ne qualifie que W 'iornier nom : Je mangerai des noix ou une pomme
II m:; 2« si le dernier nom n'est que le synonyme ou 1 '■\plication du premier: Tout homme cherche un métier ou "■" PROFESSION lucrative. Il Mais, si lo qualificatif con- VI. m à deux noms de sens différent, il se met au pluriel : /' . .^amot/èdes se nourrissent de chair ou de poisson crus.
L'adjectif précédé de deux noms unis par comme, de mriiii: que, aussi bien que, ainsi que, etc., s'accorde en gélii-ral avec le premier : L'autruche a la tête, ainsi «ue le cuu. GARNIE de duvet. (Buff.)
L'adjectif devient adverbe et reste alors invariable i| I II 1 il 1 II à modifier la signification d'un verbe ou colle i' 11,1 il]cctïf: Les roses sentent uoii.
i.i , pies noms, tels que amarante, aurore, carmin, rrr,.:r, i/n iiice, jonquille, marron, noisette, orange, olive, li'i'll.'.ponceau, pourpre, serin, etc., employés comme adjectiis pijurdésignerune couleur, sont invariables : /)cs rubans I .MLLE, c'est-à-dire, couleur de la paille. Au contraire, les niiils cramoisi, écarlate, mordoré et rose, étant de vrais alieetifs, sont variables : Chapeaux roses. Soie mordorée.
— Lorsque deux adjectifs sont réunis pour exprimer lacouloiir, ils sont tous deux invariables. Dans ce cas, le premier ailpitif est employé commo nom, et est qualifié par lose- ' "1.1 ; Des cheveux CBiruN clair (des cheveux d'un châtain . I 11 .Néanmoins, l'Académiedit.-f^nc/'CTnmeBRUNEcLAiRE.
Les mots qui entrent dans la formation des adjectifs I i.iiip.si^s s'é. rivent comme le sens et la nature des mots i mil pieiit /i, s /ru, unes aigres-douces. Ses enfants pre- MiEi.s Ni,:s, Ii Si I., pr.'mier adjectif est employé commo advi'il'e, les,.. I ,,111 varie ife enfants nuuveau-nés. c'est-
I places ' quelquehomme.
iifnnts
hrx
- Lorsque 1 adjectif ost placé après le complément d'un substantif, on lo fait accorder avec le substantif ou avec le ei implcment, selon que la qualification exprimée convient nueiix à l'un ou à l'autre ; on dira donc : Des bas de colon 111 lie, parce que c'est lo coton qui est écru, non les bas. ' e./iid/e d'acajou massif, etc. Cependant, on dira: f/neto6te ,( 'i.-.i/ou TRÈS MASSIVE, si l'on veut attirer l'attention sur
I épaisseur de la table, et non opposer massif a i-laque.
ri,,vcE DES ADJECTIFS. — En général, les adjectifs qualiii. utils se mettent indifféremment avant ou après lo nom ipi ils qualifient: lo goût et surtout l'oreille déterminent leur place. Toutefois, certains adjectifs tels que brave, ili-'nid, bon, commun, petit, etc., changent de sens, selon ||" ils précèdent ou qu'ils suivent le nom. Ainsi : un 11. .MME BON a do la bonté, est obligeant, charitable; un 1. s HOMME est un homme simple, crédule.