‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 95 sur 828 · V. Heri^ek · texte numérisé non relu

V. Heri^ek

ADARGUE (de l'espagn. adarga) n. f. Bouclier ovalaire ou cordiforme, d'origine mauresque, dont le champ présente deux saillies convexes qui le font ressembler à une coquille bivalve. Cette arme lut en usage aux xiv et XV" siècles. Fabriquée d'abord avec des cuirs doubles très forts, elle le fut ensuite avec du bois léger, lor.siiu'elle ne servit plus que dans les joutes et les carrousels.

ADARME ou ARIENZO n. m. Poids employé en Espagne et dans l'Amérique du Sud pour les matières d'or et d argent, et pesant un peu moins de 2 grammes.

ADARTICULATION >i — rad. articulation) n. f. Articulation douée dune grande mobilité.

Adascheff. Hist. V. Adachev.

Adaspiens, peuple ancien de la région montagnenso Ju Caucase. Il fut subjugué par Alexandre.

ADATAIS [tè] ou ADATIS {ti) n. m. Mousseline ou toile de coton très fine et très claire qui vient des Iodes orientales, surtout du Bengale.

ADAUBAGES (rad. daube) n. m. pi. Viandes conservées dans des barils pour les voyages de long cours.

AdauCTE (saint), martyr q^ui vivait à Rome, au m' siècle. Il souffrit la mort conjointement avec saint Félix; et, comme les fidèles ignoraient Sun nom, ils l'appelèrent Adaucte (du Iat. adauctus, ajouté).

AD AUGUSTA PER ANGUSTA, locution latine qui signifie A des résultats augustes par des voies étroites, et par laquelle on caractérise un triomphe obtenu en surmontant les plus grandes difficultés. C'est le mot de passe des conjurés au IV" acte d'ffemani, de Victor Hugo.

Adda fane. Addua), rivière d'Italie (Lombardie\ affluent de droite du P6. Elle a ses sources dans les .Alpes rhétiques, puis arrose la Valteline, traverse le lac de Côme, en sort par la branche de Lecco, et, après avoir reçu, à gauche, le Brembo et le Serio, arrosé Cassano, Lodi ei Pizzighettone, se jette dans le Pô, entre Plaisance et Crémone, après un cours d'environ 300 kil. — Plusieurs batailles ont eu lieu sur les bords de l'Adda, qui constitue une ligne stratégique très imnortante : en 223 av. J.-C., défaite des Gaulois par le consul Flaminius ; en 490 de notre ère, victoire de Théodoric sur Odoacre ; le iO mai 1796, passage du pont de Lodi par les troupes du générai Bonaparte. Sous Napoléon I*% 1 Adda donna son nom à un département du royaume d'Italie, ch.-l. Sondrio. Actuellement, elle sépare les provinces de Côme et de Milan de celles de Bcrgame et de Crémone.

Adda (marquis Girolamo d'), érudit et bibliophile italien, né et mort à Milan (1S15-1881). Il visita l'Europe et l'Orient, puis forma une riche collection de livres, de manuscrits rares, de documents historiques, et écrivit de savantes notices sur divers sujets littéraires et artistiques. notamment : Essai bibliographique sur les anciens modèles de lingeriesy dentelles et tapisseries gravés en France, en A llemagne, en Flandre, en Italie et en Espaane (1864) ; la Gravure sur diamant (1867): Léonard de Vinci, In gravure milanaise et Passavant (1S6S).

ADDAX n. m. Genre d'antilopes voisines des oryx, mais en différant, par leurs cornes annelées, en spirale, et disposées comme les montants d'une lyre. Les addax habitent la Nubie et le Sahara méridional. Le type du genre, l'addax ou antilope Mondes (addax nasomaculatus), dont les deux sexes sont pourvus de cornes, est de grande taille. C'est Yabou-addas des Arabes, l'addax et le strepsiceros de Pline, remarquable par la bande transversale blanche qu'il a sur le museau.

Ad-DEHIRI (Mohammed-ibn-Moura), écrivain arabe, surnommé Kemalou'ddin , né à Demir, en Egypte, mort en 1406. Son principal ouvrage est un dictionnaire intitulé Hayatoul-hayouan ( Vie des créatures animées), qui contient, outre des notions d'histoire naturelle, des no-

ADDENDA - ADELCRANTZ

tices historiques et biograpliiques aux renseignements précieux.

ADDENDA (din - mot lat. qui signifie Chosc.J à ajouter) n m Se dit do ce qu'on ajoute, ou de ce qu il faudrait ajoutera un ouvrage, et quelquefois dun livre entier qui en complète un autre. Il PI. Oes addenda. AdderIXT (sir Ciiarles Bowteb). V. Norton. ADDIOTER (du lat. addicere, même sens) v. a. Adjuger, accorder, distribuer. (Vieux.)

ADDICTION (sî) n. f. En dr. rom., primitivement, Ordre du magistrat, par lequel le créancier recevait le droit de saisir la personne du débiteur et de le traiter comme sa chose. Il Plus tard, ce nom fut étendu et devint synonyme d'adjudication. L'addiction se distingue du nexum, simple contrat, qui n'exige pas l'intervention du magistrat.

AddinGTON (Antoine), médecin anglais, né eu 1713, mort en 1790. Il devint, en 1756, membre du collège des médecins de Londres, et fut l'ami intime de lord Chatham. Lorsque George III fut atteint de folie, il fut appelé à donner son avis sur l'état mental du souverain devant la Chambre des lords. On lui doit : Essai sur le scorbut (1735); Sur une négociation entre lord Chatham et lord Bute, etc.

AddingtON (Henri), vicomte Sidmouth. V. Sidmouth. AdDIRDAG ou AddIRDAGA. Myth. V. Ateegatis. Addis-ABABA ou Finfini, ville du Clioa et capitale actuelle de l'Ethiopie, située au milieu des montagne^s, près dune source du fleuve Aouache. Taïtou, femme do Ménélik, fonda, en 1885, cette localité dans un lieu do plaisance, simple faubourg d'Entotto, l'ancienne capitale; elle compte actuellement 50.000 hab. Centre de commerce très important. Un traité y fut signé entre Ménélik et l'Italie en 1896, mettant fin à la guerre qui a réduit l'Erythrée à ses limites de 1889 (traité d'Ucciali).

AdDISON (Lancelot), prêtre et écrivain anglais, né à Crosby-Ravensworth (Westmoreland) en 1632, mort en 1703. Ayant embrassé avec passion le parti de Charles I", il soutint contre les républicains une thèse violente, qu'on l'obligea à rétracter publiquement, à genoux. En 1670, il fut nommé chapelain ordinaire de Charles II, puis doyen de Lichtfield (1683). Il a publié : Description de la Barbarie occidentale (Oxford, 1671); Essai sur Vitat pr.-sent des juifs (Londres, 1675), etc.

ASDISON (Joseph), littérateur anglais, né à Milston (Wiltshiro), en 1672, mort à Kensingtdn en 1719. II se révéla avec éclat par une ode {Ihe Campaiijn) sur la fameuse victoire de Blenbeim, entra dans les fonctions publiques, suivit la fortune du parti wigh, et devint secrétaire d'Etat en 1717. Depuis 1709, il écrivit, avec Steele , dans le Babillard, le Tuteur, le Sjaectateur, dos articles remarquables par leur finesse , leur pureté de style, et d'une critique saine et judicieuse. Il contribua grandement à faire apprécier le génie de Milton, jusqu'alors méconnu. Son style est demeuré classique. Sa tragédie de Caton (1713) eut une vogue extraordinaire, due en partie aux circonstances politiques. Sa comédie du Tambour (1715), imitée par Destouches, est spirituelle. Comme poète, il se distingue par l'élégance et la grâce, mais il est bien loin d'atteindre nos grands classiques français. Comme prosateur, il manque souvent de profondeur, mais il est habile à saisir les ridicules, et d'un goût généralement exquis dans sa sobriété. La plupart de ses écrits ont été traduits en français. Sa Vie, par Johnson, a été traduite par Boulard (Paris, 1805). AddisON (Thomas), médecin anglais, né à Long-Bcnton, près Newcastle-on-Tync, en 1793, mort à Brighton en 1860. Il devint professeur de matière médicale à Londres en 1827, puis professeur de médecine pratique, concurremment avec Bright. Il a publié : Eléments de médecine pralique (1839); Effets constitutionnels et locaux de la maladie des capsules rénales (liK). Cet ouvrage l'a rendu célèbre, et la maladie qui s'y trouve étudiée a reçu le nom de l'auteur. Ses travaux ont été réunis sous le titre de Collection des écrits publiés par feu Thomas Addison (1868).

Addison (maladie d'). C'est la maladie bronzée décrite par Thomas Addison en 1855, et qui est caractérisée par une faiblesse générale, des troubles gastriques, la coloration ardoisée do la peau. Les lésions anatoraiques ont pour siège les capsules surrénales. C'est une affection très grave, à forme chronique plus ou moins lente, et dont le mode do traitement consiste essentiellement en une médication tonique et reconstituante.

ADDIT (rfi — lat. additus, joint) n. m. Soldat romain du iv siècle, armé à la légère, préposé à la garde ou au sc-r vice des machines balistiques. Il se tenait entre les lignes des cohortes, et lançait des pierres avec la fronde ou la main.

ADDITIF, IVE (du lat. additus, ajouté) adj. Algèb. et géom. Se dit d'une quantité affectée du signe -f, ou qui, n'étant précédée d'aucun signe, est considérée comme affectée du signe -f, c'est-à-dire doit être ajoutée : ine droite limitée estpartagée par un point situéentre les deux extrémités en deux segments additifs ; si le point est sur le prolongement de la droite, les segments sont sovstbactifs. S*, addition.

— Gramm. Se dit des prépositions et des particules qui s'ajoutent à un mot primitif pour en former un composé comme ap, dé, dans approuver, rf^contenancer.

— Miner. Se dit d'un cristal dans le signe duquel un des exposants est plus grand d'une unité que la somme des autres exposants : Corindon additif.

ADDITION (si) n. f. Action d'ajouter une chose à une

autre; ce qui est ajouté : Addition à une loi, à un mémoire, etc. ,, , n

— Note d'une dépense faite au café, au restaurant : Uans l'argot moderne, ('addition s'appelle la « douloureuse ».

— Brevet d'addition. Brevet accordé à un inventeur qui a fait quelques changements à une invention primitive.

— Mathém. La première règle de l'arithmétique, qui a pour but de réunir plusieurs nombres de la même espèce en un seul qu'on appelle somme ou total. Le signe de 1 addition est +. qui se prononce plus (pluss).

— Typogr. Indications, notes, dates, qui se placent en marge d'un texte imprimé. .

— Encycl. Mathém. La réunion de plusieurs nombres de même espèce en un seul s'effectue en additionnant d'abord les unités simples, puis les dizaines, puis les centaines, etc. ; l'opération se ramène ainsi à d autres plus simples qui dépendent directement de la numération. Si en sommant les unités, par exemple, on trouve un total supérieur à 9, on n'écrit que les unités de ce résultat pour reporter les dizaines à 1 addition suivante des quantités de cette sorte.

Imaginons diverses collections de même nature séparément dénombrées ; l'addition est, plus rigoureusement, toute opération susceptible do donner le nombre aotal) auquel on parviendrait en réunissant ces diverses collections en une seule pour dénombrer cette dernière.

L'addition dos fractions décimales se fait comme celles des nombres entiers, les décimales faisant partie du même svstème do numération que les unités d'ordre supérieur. ■ Pour additionner des fractions ordinaires, on les réduit au même dénominateur, on fait la somme dos numérateurs, et on prend pour dénominateur le dénominateur commun.

ADDITIONNABLE (si) adj. Qui peut être ajouté, additionné : Hommes additionnables.

ADDITIONNEL, ELLE {si) adj. Qui est ou doit être ajouté, oui est en sus ; .irlicle additionnel. Il Centimes adiiitionnels. Centimes que l'on ajoute au principal de 1 impôt. Il Lignes additionnelles. V. acc.id£NTELLE.s.

— Acte additionnel. V. acte.

addi-

ADDITIONNELLEMENT {si) adv. D'une manier, tionnelle.

ADDITIONNER {si - du lat. addere, même sens) v. a.

Faire une addition ; ajouter ensemble plusieurs nombres

pour en former un total : On additionne ensemble les unîtes

de même nature. , „„,.:, a i,

- Par ext. Joindre, ajouter ; Additionner la vanité a

l'ignorance. Vin additionne d'eau. „„K-v„■^.■.^

— Fig. Calculer, récapituler : Les sages additionnlnt toutes les chances avant de prendre un parti. S'adclitiontier, v. pr. Etre additionne.

ADDITIONNEUR, EUSE [si) n. Celtii , celle qui additionne qui fait des additions. Il Machine mathématique destinée à faciliter les calculs : Un additionneur. Lne additionneuse.

ADDIX '"T addix, même sens) n. m. Mesure de capacité

a origine ifabylonienne ou perse, contenant environ 4i,3b.

Addo ou OkeadAN, ville anglaise du Yorouba(Guinée),

sur l'Addo- 30.000 hab. Le fleuve du même nom est une

bonne voie de pénétration à l'intérieur de la Guinée.

ADDUCTEUR (du lat. ad. vers, et dacere, conduire) adi m Anat.Se dit des muscles qui font mouvoir certaines parties en les rapprochant àe 1 axe du corps, par opposition aux muscles abducteurs.

11 Substantiv.: /.'adducteur delcpil.

Les adducteurs de la cuisse. (Dans la figure ci-jointe, l'extrémité inférieure de ces muscles, cachée par les muscles superficiels, s'insère dans le fémur. La contraction des muscles adducteurs rapproche le fémur de l'axe du corps.)

Ilydraul. Se dit d'un canal souterrain ou aérien, conduisant les eaux captées d'une source jusque dans un réservoir.

ADDUCTIF, l'VE (du lat. adductus, conduit à) adj. Qui produit, qui détermine l'action des muscles adducteurs. '

ADDUCTION [si) n. f. Mouvement qui rapjiroche do l'axe du corps les membres qui en avaient été écartés : l'axe de la main est le troisième doigt; pour le pied, c'est le deuxième orteil.

Action de dériver et do conduire les eaux d'une localité dans une autre : Z'adduction et la canalisation des eaux de la Dhuys, de la M Vanne et de l'Avre ont rendu de grands sei-vices à Paris.

AdDUS, ville de la Palestine, Droit interne

des tribus d'Ephra'im ou de Juda, leur ,♦. Droit interne, où campa Simon Macchabée pour disputer l'entrée du pays à Tryphon [Bible).

ADÉCIDUATES (du lat. a priv., et deciduus, qui tombe) n. m. pi. Grande division des mammifères, renfermant tous ceux dont le placenta est dépourvu de membrane caduque, c'est-à-dire les édentés, les cétacés, lés périssodactylos, les artiodactyles.

ADECTE (du gr. adêktos, qui n'a pas de mordant) adj. S'est dit des médicaments propres à calmer les douleurs produites par des remèdes trop énergiques. 'V. antidote.

ADEL ou ATHEL, mot signifiant noble dans les langues teutoniques : AuELSberg, ATHELSfan.

Adel. On désigne sous ce nom, en Europe, la côte de l'Afrique orientale baignée par la partie méridionale du eolfed'Aden; mais il n'existe pas, en réalité, de pays particulier d'Adel. 'V. SoMAL.

AdeLAAR (Curt Sivêrtsen), amiral danois né en 1622 à Brevig (Norvège), mort à Copenhague en 1675. Au service de Venise, il remporta sur les Turcs, de 1651 à 1656,

..« CUISSE. — 1. Branche horizontale du pu-

plusieurs victoires navales qui eurent un si grand retentissement que Frédéric III, roi de Danemark, lui donna le commandement de ses flottes.

— BiBi.ioGR. : Bruun, Curt Sivêrtsen Adeler (Copenhague, 1871).

Adélaïde (archipel de la Reine-), archipel de l'Amérique du Sud, sur la côte S.-O. du Chili, à l'entrée du détroit de Magellan ; il n'est guère fréquenté que par des pêcheurs de phoques.

Adélaïde, Ue de l'océan Antarctique, découverte pat Biscoé en 1832.

Adélaïde, rivière d'.\ustralie coulant dans la partie N.-O. et débouchant dans la baie d'Adams.

Adélaïde, capitale et principale cité de l'Australie méridionale, la plus régulière et la plus jolie du continent australien, située sur le fleuve côtier Torrens, à 12 kilom. en chemin de fer de son port {Port-Adélaide). qui concentre une grande partie du commerce de la colonie. Popul. : 37.800 hab., et plus de 133.000 avec ses 27 faubourgs. Fondée en 1837, .Adélaïde prit très vite, grâce à la découverte de l'or, un grand développement; après un temps d'arrêt ou même un recul causé par la banqueroute de 18 n, cette ville s'est relevée et a progressé de telle sorte qu elle est aujourd'hui une cité des plus actives et des plus commerçantes de l'Australie. Elle est reliée par des voies nombreuses à Sidney, Melbourne, Newcastle, etc. C est le chef-lieu du comté d'Adélaïde, peuplé do 150.500 habitants. Adélaïde (sainte)' reine et impératrice, née en 931, morte au monastère de Seltz (Alsace) en 999. Femme du roi d'Italie Lothaire (947-949), ensuite de l'empereur Othon le Grand (951-973), elle fut régente pendant la minorité de son petit-fils Othon III (983-993). Sa vie a été écrite par saint Odilon, abbé de Cluny. Elle est honorée en Allemagne, et particulièrement en Saxe, le 16 décembre.

Adélaïde de France, seconde femme de Louis le Bègue, après son divorce avec Ansgarde. Le pape Jean 'VIII, venu en France pour présider le concile de Trêves, refusa de la couronner en 878. Quelques mois après la mort do Louis lo Bègue (S79), Adélaïde accoucha d'un fils qui devait régner sous lo nom de Charles III, dit le Simple.

Adélaïde ou Alix de Savoie, fille de Humbert II, comte de Maurienne, et de Gisèle de Bourgogne, morte en 1154. Elle épousa en 1115 Louis le Gros, roi de France, en eut six fils et une fille, et, après la mort de ce prince, se maria en secondes noces au connétable Mathieu de Montmorency, du vivant même duquel, en 1153, elle se retira dans ra"bbaye qu'elle avait fondée à Montmartre, en 1133. ADÉLAlDE(Madame) de France, fille aînée de Louis XV, née à Versailles en 1732, morte à Trieste en I800. Elle a joué un certain rôle politique sous les règnes de son père et de son neveu Louis XVI, puis, en 1791, émigra en Italie avec sa sœur. Madame Victoire.

Adélaïde (Eugénie-Louise-Adélaïde, Madame), princesse d Orléans, sœur de Louis-Philippe I", née à " ' en 1777, morte en 1847.Ellesubitcourageusement toutes les vicissitudes de l'émigration, puis rentra en France à la Restauration. Sous la monarchie de Juillet, elle e.\erça une grande influence politique, et fut pour son frère, diton, une conseillère clairvoyante et très écoutée.

Adéla'ids du Guesclin, tragédie de Voltaire, en cinq actes et en vers (1734). Cette pièce a pour sujet

la rivalité de de frères : le duc de Nemours, resté fidèle à Charles VII, et le duc de Ven- ,,,,.., ,.

dôme, devenu l'allié des Anglais. Adélaïde repousse Vendôme, sans lui dire toutefois qu'il a un rival. Nemours est blessé, fait prisonnier et conduit en présence d Adélaïde, qui avoue alors son amour. Vendôme, dans un premier mouvement de colère jalouse, ordonne à Coucy de mettre à mort ce frère qu'autrefois il a tendrement aimé. Coucy feint d'oliéir ; puis, quand il voit les remords et le désespoir de Vendôme, il lui rend son frère, et Vendôme, revenu à des sentiments généreux, consent à 1 union des deux amants. . , , , .,1.1.,.

Il v a de l'éloquence passionnée dans le rôle de \ eii- ,„,„ „. A.. In ..Ables^n dans celui de Coucy. Au \' acte,

Madame Ad.laiJe d'OrWans

dôme", ctd.rianob'lesse dans celui de Coucy beaux effets de terreur.

AdelarD, savant moine bénédictin de Batli, né en Vneleterre vivait sur la fin du xi" siècle. Il traduisit do l'arabe en latin les Eléments d'Euclide, dont on ne possédait encore aucun exemplaire grec. Son principal ouvrage est intitulé : Perdifficiles Qua-stiones naturales. Il nous reste aussi de lui un Traité sur les sept arts libéraux.

AdelbURG (AugustvoN), violoniste et compositeur hongrois, né à Constantinople en 1833. On lui doit quatre quatuors pour instruments à cordes, quelques niorceaux pour violon et un grand opéra hongrois intitule Zrynyï, qui est devenu populaire.

AdelBURNER (Michel), médecin et matliématicien allemand, né à Nuremberg en 1702, mort en 1779. 11 professa la médecine, les mathématiques et la logique à Alidorf. 11 a publié : Commerciim lilerarium ad astronomie mcrementum mter huius scientix amatores conimum eonstlio institutum (Nuremberg, 1735), et Phénomènes célestes remarquables.

ADELCRANTZ (Carel Fredrik), architecte suédois, né en 1716 à Stockholm, mort dans la même ville en 1786. Apres de nombreuxvoyages, il fut intendantsupérieurdestravaux publics de Suède ; il acheva à Stockholm le château royal, et V bâtit le nouvel Opéra et l'église Adolphe-Frederic.

ADÈLE (du gr. adêtos, obscur) n. f. Gonro d'insectos m crolùmdopt^rcs, familïo dos tinôidos, ronforniant do potii papillons européens do couleurs métallitiues très brillante* et romar- >^^

(juablos sur- ^\ y'

tout par la longueur considérable do leurs antennes.

Adôld et Dursan,

opéra-comique en trois actes, paroles de Marsollior, mu- A.l.u-

siquo do Da-

layrac, représenté au théâtre Favart en 1795. Le sujet dtcette pièce est pathétique et a inspiré à Dalayrac, d'ailleurs bien doué sous co rapport, une partition â'un caractère touchant, plein tout ensemble de tendresse et do mélancolie.

ADÉLÉA (du gr. a priv., et delein, nuiroï n. f. Gonro de grégannes sphériquos ou ovalaires. vivant dans le tube digestif d'une scolopendre {tithobius forcipatus).

ADELGINES (du prr. ndPlos, obscur, et ç^étios, naissance) n. f. pi. Groupe d'hémiptères voisins du phylloxéra et produisant la gale des conifères.

Adelgise ou AdalgiSE (Théodore), prince de Bénévent depuis 854, mort vers 878. Vaincu d'abord par les Sarrasins, il les battit avec l'aide do l'empereur Louis II, et s'empara de Bari en 871. Il se tourna ensuite contre Louis 11^ le fit prisonnier par surprise, puis lui rendit la liberté après lui avoir fait prêter lo serment d'emmener ses troupes hors du duché et de ne plus les y ramener. Mais l'empereur se fit délier de ses serments par le pape Adrien II, et Adelgise fut attaqué bientôt après à la fois par deux armées franques et par une armée sarrasine{873). Il leur tint bravement této ; puis, grâce à l'intervention du pape, fit sa paix avec l'empereur, et se retourna avec lui contre les Sarrasins, qui furent repoussés ; mais ceux-ci revinrent et battirent Adelgise, en 875 et 876. Adelgise mourut empoisonné.

AdelheidSQUELLE {Source d'Adélaïde), source d'eau minérale froide clilorurée sodîque, prèsdeTolz,en Bavière, usitée en boisson et en bains contre la scrofule, les engorgements ganglionnaires, la syphilis.

AdELHOZEN» source d'eau minérale bicarbonatée calcique, près de Bergen (Bavièrei, employée en boisson et en bains dans les affections intestinales, la goutte et le rhumatisme.

ADÉLICATER (rad. délicat) v. a. Rendre délicat. S'adélicater, v. pr. Devenir délicat.

ADÉLIDE (du gr. adtlos. peu apparent) adj. Se dit de symptômes peu prononcés, et a été employé par quelques auteurs pour insensible : Transpiration adélide.

ADÉLIE (du gr. adèlos, peu apparent : à cause de ses fleurs pou visibles) n. f. Genre de plantes de la famille des euphorbiacées, originaires de rAmérique.

AdÉLIE (terre), une des terres situées sous le cercle polaire antarctique. Elle fut découverte le 3 février ISJO par l'amiral Dumont-Durville. Au sud de la terre Adélie et à l'ouest de la terre Victoria se trouve le pôle magnétique austral.

ADÉLINE fdu ^r. adêlos, obscur) n. f. Genre d'insectes coléoptères, famille des cucujides, renfermant des formes aplaties qui vivent sous les écorces d'arbres, et habitent l'Amérique centrale et méridionale. Les adélines sont très voisines des cucujos ; on en connaît quelques espèces. Le type est l'adelina plana, de Cayenne.

AdelinE (Louis-Jules), graveur, architecte et écrivain, né à Rouen en 1845. Il commença à graver en 1872, et on lui doit de nombreuses eaux-fortes. En 1875, il a exposé le monument commémoratif du siège de Toul (1870). Très épris de sa ville natale, il n'a cessé do publier sur le vieux Rouen de nombreux albums, textes et planches. Il a illustré le Violon de faïence do Champfleury et publié : Brevière^ notes sur un graveur normand (1876): H. Bellanqer et son ffurre (1880); les Sculpturet grotesques et symboliques de Rouen; le Lexique des teivnes d'art (1884) ; Rouen au \y\' siècle (1893), etc.

ADÉLIPARIE (du gr. adêlos, obscur, et du lat. parère, enfanter) n. f. Tendance à un embonpoint excessit.V. poly-

SARC1E.

ADÉLOBRANCHE fdu gr. adêlos, obscur, et àragkhia. branchies) adj. Dont les branchies sont invisibles.

— n. m. pi. Groupe de mollusques gastéropodes.

ADÉLOCALYMNA (du gr. adêlos, caché, et calumma. couverture) n. f. Genre de plantes, famille des bignoniées, dont l'espèce adelocalymna nitidum, à. fleurs jaunes, est cultivée dans nos serres.

ADÉLOCÉPHALE (du gr. adêlos, invisible, et képhalc, tête) adj. Dont la tète est invisible.

ADÉLOCÈRE (du gr. adèlos, invisible, et kéras, corne) n. m. Geure d'insectes coléoptères, famille des élatéridés, renfermant de grands taupins noirs ou grisâtres habitant l'Europe et 1 Amérique du Nord. On en connaît une douzaine d'espèces, dont la plus commune est Vadelocera carbonaria de France.

ADÉLODERME fdu gr. adêlos, obscur, et rferma, peauj adj. Dont les branchies sont invisibles.

— n. m. pi. Sous-ordre de la classe des gastéropodes, renfermant le genre cryptostome. Adélocère.

ADÉLOGÈNE fdu gr. adêlos, obscur, et qênos. élémentl adj. Terme par leciuel on désigne quelquefois les roches dues au mélange de parties extrêmement fines, mais ne paraissant formées que d'une substance unique. ^ Adelon (Nicolas-Philibert), médecin français, né à Dijon en 1782, mort à Paris en 1862. Reçu docteur en 1809,

" ap^pliqua à l'étude etàj'enseignement de la physiologie, m ,.« .!« I A^^AA j .. ^ i5?i, (Professeur

Membre de l'Académie de médecine ... .^.. de médecine légale en 1827, Adelon aété l'un de

fondateurs

Ad^lops.

dos Annales publiques d'hygiène et de mêdeeine Ugalc. Il a laissé : Anatornie physiologique du cerveau d'après lesyathne de (Inll (l^is); Trait'' df- la physiologie de l'homme {l&22-2i).

ADÉLOPNEUMONÉ, ÉE (du gr. adélos, caché, et pneumùii, jtouniun; adj. S.- dit des mollusques dont les organes respiraluiros sont cadies dans l'intérieur du corps.

ADÉLOPODE (du gr. adêlos, obscur, et pous, podo$, pied) adj. gui n'a point de pieds apparents.

ADÉLOPS {opss — du gr. adélos, obscur, et âps, œil) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornos, aveugles, habitant les cavernes. L'adélops a le corps ovalairo, brun clair ou couleur d'ambro, de longues pattes fines; sa taille no dépasse pas 4 ou 5 millimètres.

ADÉLOSINE (du gr. adêlos, obsrur, et sinis, dévastateur) n. f. Genre de foraminifôres. qui n'est en réalité composé que des formes jeunes do quelques quinquéloculines.

ADÉLOSTOME fdu gr. adêlos, invisible, et stuma, houche) n. m. Genre d'insectos coléoptères hétéromères, famille des lénéhrionidés, type d'une petite famille dite des adêlostomidés. Les adélostomes sont de petits insectes noirs, allongés, à corps sillonné en dessus, habitant les régions désertiques de l'ancien monde. Une seule espèce (adelostoma mlcatum) se trouve au sud do l'Espagne, au Maroc, en Sicile et en Grèce.

ADELPHE ou ADELPHIQUB (du gr. adelphos, frère) adj. Se dit des étamines réunies en un ou plusieurs faisceaux par leurs filets. V. monadklphe, diadklphe, etc.

Adelphss (les) ou les Frères, comédie de Térence, qui a fourni à Molière la donnée de l'école des maris. Le fond de la pièce de Térence, c'est l'opposition systéniatique du caractère de deux frères, complètement divisés d'opinion sur les principes d'après lesquels doit être dirigée l'éducation : l'un pousse l'indulgence paternelle jusqu'à la plus déplorable faiblesse, l'autre no conçoit point de limites à l'autorité d'un père sur ses enfants. Le dénouement du comique latin ne ressemble en rien à celui de Molière : c'est le parti de la sévérité qui triomphe.

La comédie do.s Adelphes fut jouée un an avant la mort de Térence [594 do Rome, 160 av. J.-C).

ADELPHIEn. f. Réunion de plusieurs étamines par leurs filets. Les mots monadelphie, diadelpkie, polyadelphie indiquent que les filets sont réunis tous entre eux, ou en deux ou plusieurs faisceaux.

ADELPHIXIE idu gr. adelphos, frère, et ixis, direction) n. f. L nion, sympathie dos éléments qui composent lecorps.

ADELPHOLITHE (du gr. adelphos, semblable, et lithos, picrro) n. f. Niobate de fer et de manganèse avec 10 pour 100 d'eau, cristallisant dans le système quadratique. Ce corps est noir ou brun, d'éclat gras; dureté 3,8; densité 3,5 à 4,5. ti Quelques-uns écrivent adelpholite.

ADELPHOTAXIE (du gr. adelphos, semblable, et taxis, disposition) n. f. Nom donné à une force hypothétique qui orienterait les cellules de l'embryon comme sont orientées celles du parent. V. c-ïtotropisme.

AdeLSBERG, bourg de laCarniole (Autriche), 3.600 hab., chef-lieu du district du môme nom (41.500 hab.). A 4 kilom. du bourg se trouve la célèbre grotte d'Adelsberg, ou Pos~ tojno, longue de 9 kilom., qui comprend cinq parties distinctes, à travers lesquelles serpente la Poik ou Piuka. — D'autres grottes moins célèbres existent encore aux environs d'Adelsberg.

- BiBLiOGR.-Costa, k Grotte d'Adelsberg {h^.\h2Lc\i, 1863); Martel, les Abîmes, ch. xxvii.

AdelSWARD (Renaud-Oscar d'), homme politique français, né et mort à Longwy (Meurthe-et-Moselle) [1811-1898]. D'origine suédoise, il entra à l'école de Saint-Cyr. fut envoyé en Afrique, et se démit de son grade de capitaine en 1844. Député de laMeurthe à la Constituante (1848). puis à laLégîslative(l849), il vota avec les monarchistes. Enfin, il siégea à l'Assemblée nationale de 1871 à 1875. On lui doit : la Liberté de conscience en Suède {\^^\)\ Considérations sur la R '■''■'rtnntion et les lois de fS60 en Suède (1862), etc.

AdeluNO (Jean-Christophe), linguiste et littérateur allemand, né à Spantekow en Pomtranie en 1732, mort à Dres do en 1806. Parmi es nombreux ouvrages on cite surtout son Dictionnaiî'e q7 amma tical et critique du haut allem

tra

ail un peu exclu il mais d'un mérite su périeur ( Lei pzier 1774-1786): un abrège du Glossaire do Ducange; une Histone des Teutons ; une

Srammaire allemane, et le Mithudate ou Tableau uniiprsel des langues, ai ec le « Pater o en cinq cents idiomes, dont il ne put achever que la première partie, comprenant les langues asiatiques. — Fkrderic d'Adelung, son neveu, né à Stettin on 1768, mort à Saint-Pétersbourg en 1843, fut un philologue distingué. On lui doit, entre autres ouvrages Rapports entre la langue sanscrite et la langue russe (1811) ; Essai sur la littérature sanscrite (1830;.

AdeMOLLO (Luigi), peintre et graveur, né en 1764 à Milan, mort en 1849 à Florence. Il est l'auteur de plusieurs peintures murales dans des palais et des églises d'Italie, notamment au palais Pitti.— Son neveu Cari.o, néen 1825 à Florence, s'est fait connaître comme peintre d'histoire, de paysages et de batailles. On cite de lui la Bataille de Saint-Martin, au musée de Florence.

AdEMOLLO : Alexandre), littérateur et historien italien, né à Florence en 1826. Il a surtout publié des documents destinés à faire la lumière sur des points obscurs ou controversés, tels que le supplice de Giordano Bruno, la cause

ADELE — ADE.NEZ

'jui (létcrmina Thomas Campanolla 1 quittor Rome, etc. Harmi ses nombreux ouvrages, citons ; Lucrèce Borgia et la vérité (1877); /'rançoit de .Voaitle», ambattadeur françnit à Itome pendant le» annéen 1034-1630 (1875); Ut Premier» Faatet de la mmiijue italienne à Pari» (1884), etc.

ADÉMONIE 'fr. adêmonia, m'orne sens) n. f. Anxiétt^, agiiaiiun cxirfmo, abattement d'esprit.

ADEMPTION fii — lat. ademptio, action de prendre) n. f. Prise de possession ou acceptation d'un bd-n^-flce.

AdeN, ville forte de l'Arabie méridionale, à 170 kilom. à I E. du détroit do Bab-el-Mandcb, appartenant à l'An- L'Icterro depuis 1839. Pop.: 40.000 hab. environ Udenai»). Construite sur une presqu'llo d'origine volcanique, la ville d Adcn est située sur le territoire de la tribu Abdali. Elle comprend deux parties : la ville maritime ou Steamer-point, où touchent les bateaux à vapeur, et la cité oroprement dite, entourée de sommets hérissés de canons. On ne trouve a -Wen d'autre eau potable que l'eau fournie par des appareils distillatoiros et celle qui est puisée dans d'anciennes et magnifiques citernes réparées à çrands frais par les Anfrlais et datant de la plus haute antiquité. Détruite par les Romains après leur conquête de l'Efrypte, rebâtie ensuite on ne sait quand ni par qui, la ville d'Aden servit, du xf au xvi« siècle, de principaf entrepôt au commerce «Je l'Orient

Page 1