‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 107 sur 956 · I :: : I ;: iMilturkampf » il dut de · texte numérisé non relu

I :: : I ;: iMilturkampf » il dut de

lit iii^- les Alsaciens Lor — 1' i|..ii:-i- ^]u'il chercha a germa 3UI1 plus de succès durables Les lois contre les sociaHstes en 1880 et en i<t84 les progrès de leurs idées ne de FrédéricIII(9mars-15juin 188S) II paraissait devoir confirmer le

pouvoir de Bismarck. Il n'en fut rien : celui-ci tenta vainement de s'opposer aux projets de législation sociale (1 févr. 1890). A propos de la conférence ouvrière, qui venait de se réunir à Berlin, il donna sa démission. L empereur s'empressa de l'accepter et le fit ■ duc de Lauenburg " et a colonel général de cavalerie » .

Depuis lors, ses relations avec l'empereur Guillaume II furent plusieurs fois tendues, et le prince chercha, plus d'une fois, à discréditer et à ridiculiser son souverain. Une réconciliation solennelle et apparente, en 1894, ne réta-

pas i

BiBLioGR. : Les discours de Bismarck ont été publiés en quatorze volumes ; de Poschinger a en outre publié sa correspondance de 1S51 à 1859 (trad. en franc, par Schmitt, avec une préface de Funck-Brentano, en 1883) , ses lettres politiques (trad. en franc, par Lang en 1885), et un livre sur Bismarck, comme économiste ; Busch, le Comte de Bismarck et sa suite pendant la campagne de France (trad. en franc, en 1879) ; Hesekiel, das Èuch von Fùrslen Bismarck (1873 ) ; Marie Dronsart, le Prince de Bismarck (1887) ; E. Simon, Histoire du prince de Bismarck (1887); A. Proust, le Prince de Bismarck, sa correspondance (1877); J. Klaczko, Deux Chanceliers (1876).

BlSMARCK(Henri-Ferdinand-Herbert, comte de), fils du précédent, né en 1849. Après avoir fait la campagne de 1870-1871, il entra dans la carrière diplomatique. Ministre à La Haye en 1»84, il fut nommé secrétaire d'Etat en 1885, et ministre d'Etat en 1887. Peu à peu, son père lui avait laissé la conduite de toutes les affaires extérieures, ne s'en réservant que la direction générale. On prétend qu'il lassa, à la fin, l'empereur dont il avait été considéré comme le favori.

BiSMARCK-BOHLEN (Frédéric- Alexandre, comte de), général prussien, né à Karlsburg (Poméranie) en 1818. Il commanda en Hanovre après l'annexion de 1866. D'août 1870 à août 1871, il exerça lès fonctions de gouverneur gé-

autres branches de cette famille.

de BiSMARCK-SCHÔNHADSEN, et de BlSMAKCK-SCHlERSTElN ;

celle-ci a reçu, en 1818, le titre comtal en "Wurtemberg.

BISMERPFUND (bi-smèr-pfond') n. m. Poids de 12 livres, en Danemark.

BISMITE {biss) n. f. Oxyde naturel de bismuth. Syn. de

BISMDTHOCRE.

BISMUTH (bi-smuf — en ail. wismuth. étym. inconnue) n. m. Métal d'un blanc gris, un peu rougeàtre, cassant, l'acilo à pulvériser, de structure lamelleuse, cristallisant en trémies pyramidales qui dérivent du cube : Le bismuth est le type des substances diamagnétiques, comme le fer est le type des substances magnétiques. (H. Debray.)

— Encycl. Miner. Le bismuth se rencontre à l'état natif, en petites masses lamelleuses ou granulaires, dans les fiions d'argent et de cobalt. Cette espèce minérale est fusible à la bougie et soluble dans l'acide azotique concentré.

Les principales espèces minérales dans lesquelles entre le bismuth sont : le carbonate ou bismuthite (Co" Bi* H"), Voxyde, ou bismuthocre, ou bismite (Bi'O'), le silicate ou eidijtine (Bi'Si'O' ') ; les sulfures ; bismuthine, ou bismuthinile, ou bismutholamprite (Bi'S'), wiltichénite (Bi'Cu'S'), pa(rmi/eoua!Wni(e(Pb'Cu'Bi"S'),cAii'm(i(e[(PbCu)'Bi'S"i, cosalile (Pb'Bi'S'), emplectite (Cu'Bi'S*). A signaler encore le bismutho-feirite, silicate de fer et de bismuth, la tétradymite ou bornine Bi'Te'S', très rare, contenant 35 p. 100 de tellure, etc.

— Chim. Le bismuth était connu des anciens chimistes. La première mention de ce métal, comme espèce particulière, remonte à 1529; les principales propriétés et réactions en furent connues de 1740 à 1760.

— Propriétés. Sa fusibilité est très grande, il fond à 268"; plus dense qu'à l'état fondu, il présente le même phénomène que l'eau ; des tubes de verre contenant du bismuth fondu sont brisés au moment de la solidification. Sa densité est égale à 9,8 (métal fondu) et à 9,75 (métal travaillé). A une température très élevée, 1.600» à 1.700», le bismuth se volatilise et peut se sublimer à l'abri de l'air. — Très cassant, il est impossible de le travailler aux outils, de le réduire en fils ou en lames sans le pulvériser; il cristallise aisément en cristaux rhomboédriques de forme presque cubique disposés en trémies. Le bismuth est fortement diamagnétique, c'est-à-dire qu'il est repoussé par l'aimant, à l'inverse du fer. La conductibilité électrique est 0,011, et la conductibilité calorifique 0,061, l'argent étant pris comme unité. La chaleur spécifique est 0,3084. — Le bismuth n'est attaqué ni par 1 oxygène à froid, ni par l'eau ; dans l'eau aérée, il se recouvre très lentement d'une couche blanche d'hydrate ; au rouge blanc, l'oxydation a lieu avec flamme. Les acides chlorhydrique et sulfurique réagissent peu sur ce métal , dont le véritable dissolvant est l'acide nitrique ou l'eau régale. — Le poids atomique est égal à 208,6 (Marignac) ; le symbole chimique est Bi ; les propriétés du bismuth le rapprochent beaucoup de l'antimoine ; comme celui-ci, il est tri et pentatomique ; mais on ne connaît pas de combinaison avec l'hydrogène. Le bismuth est précipité de ses solutions par le ïer et le î "

Ëi'O' et son hydrate BiO'H', l'anhydride Bi'O" et l'hydrate bismuthique BiO'H.

— Sulfures de bismuth. Il existe deux sulfures correspondant aux formules Bi S et Bi'S" ; celui-ci se trouve dans la nature cristallisé.

— Chlorures de bisinuth. Le chlore peut s'unir directement au métal pour donner le chlorure Bi'Cl* en opérant lentement, puis le trichlorure BiCl" pour un excès de chlore; le trichlorure est une masse blanche, opar|ue, très fusible et très volatile, décomposée par l'eau avec précipitation à la manière de 1 antimoine doxi/ehlorme BiOCl nu 1 m ) ut i sidérer comme le chlorure d un radi ! ! ^ ^ monovalent le bii7nufhyle

— ^ I !\pe des sels est lazotite pre pare métal dans 1 acide nitrique de torniul nstallisant en gros cristaux

de produits basiques ins d acide Les azotates ba' paraissent tous de^l^ er de la chaleur, de 1 azotat

mSMUTIlÉTllYLE — BISSECTER

I do bismuthylo, AzO" (BiO)',H'0

do bismuthylo, poiulr-^ lihut.-lt-* (.mi sniui.!.*

IIS IVmi, ddoomposii on oxyilr ri \,i|miii ,.'i . , | ,u

chaleur, est d'utilisation coiumiH' . li in-

— Combinaisons ori/aniques. L> t i inni . m t laison avoo lo radical orpani.iu.' .1 In n i II : . m. lis compuscVs dolinis : lo bismuliiti-ieuivlo i^^'H j l>i ni l)isniutliAlylo(i;MI")[îi".

- Caracirrcs dex seh d<: bismuth. La réaction caractétinuo est l'action de l'eau, caractère commun avec l'an-

lo charbon, los composés bisrauthiquos doni "oxyde ot un globule métallique Ln dosage rhi mental se fait en précipitant sa solution aaotirpie -s l'.'-t'ir .t"vvde et en calcinant colui-ci.

1/ ',,' , I, f s principaux minorais exploités sont : 1,. ,,i, , ,\ ,1, I ,.\v.le, lo carbonate et le sulfure. Los ^ L , ..ni rent principalement dans lo quartz à

des adhérents parmi los franciscains. — Un disocbe (ou DiNogDK). Il On les appelait aussi fratichllus.

BI30CT0SEXVIGÉSIMAL, ALE, AUX (du lat. bis, doux fol . ' .'/o, huit; sex, six, et vii/csimus, vingtième) adj. So ui '1 minéralogie, dos cristaux à 42 (8x2+6+20) faces.

BISON 'bas lat. bison, mémo sons) n. m. Genre do mam- III i;. I , artiodactyles ruminants, famille des bovidés, ronii iii.aiii doux espèces, dont une habit© l'Europe, et l'autre l'Aniêrique du Nord.

— Encycl. Los bisons sont do grands bœufs à garrot relevé en bosso et recouvert d'une épaisse fourrure, à tôte courte et large, à cornes courtes et relovi'es en arc, à front très bombé. Le bison d'Europe {honassus curoprwi) est un animal gigantesque qui atteint jusqu'à 2",30 de hauteur au garrot, sur une longueur de plus do 3 mètres. Il est

électrolytiiiue ou par simple immersion de l'objet dans une snl'iiti.in d'a^-otate de bismuth additionnée d'acide

tarinijne. — Le lii-iniiili a l'ié iMiipuM- pour remplacer lo iil.iinl. iliiiis iMiirraihiii .].■ Il . Muii.llation de l'argent; l'..\vi|e .le lus h, , mil III,. 1,1 lilliiij,', entre dans la coupelle eiifraiiiani 1,'s ni-,i,aii\ iir.iiiLi-rs. 1! peut encore êtro suhslltue à Irlalli .hllis 1 etauiaye des glaces.

La préparainju la plus usitée en pharmacie est le soasy-iitrate ou nuif/is/fi' de bismuth, comme antidiarrhéique ; pour les maux d'estomac, lo nitrate est un antiacide, laciliiaiii la ■ln;estiuii, calmant les douleurs gastralgiquos. Lo liiiiii'i ,i!.,,i, soit pur, soit en mélange avec la ma- OM ', 1 rson), un quart d'heure avant le repas;

;2er. par 11 urs ont ord( nt n'offre aucun dang.

î gr. (certains e

de plomb, être donné môme é. do jeunes enfants. Pour l'usage externe, le nitrate s'applique avec succès sur les gerçures ; les parfumeurs l'utilisont comme fard, sans danger pour la peau.

L'oxvehlorure, connu sous le nom de blanc de perles, ù. cause 'de son emploi pour remplir les perles artincielles , il est en usage en parfumerie et pour fabriquer la cire blanche à cacheter.

BISMUTHÉTHYLE (biss — de bismuth, et éihyle) n. m. Chim. Hismulht-thijle et Dismutriéthyle, Corps qui résultent de la combinaison du bismuth et du radical étliylo. 'V. bismuth.

BISMUTRIDE {biss — de bismuth, et du gr. eidos, aspect) adj. Qui ressemble au bismuth.

BISMUTHIDES n. m. pi. Famille do minérau.'c ayant pour type le bismuth. — Un bismuthide.

BISMUTHIFÈRE (hiss — de bismuth, et du lat. ferre. ],,ii , I ,1,1, 1,1, , ,iiitiont du bismuth.

iiisMiiT'u.M- .v<l n. f. Sulfure naturel de bismuth.

BISMUTHINITE {biss) n. f. Sulfure naturel de bismuth.

iyn. do BISMUTHINE.

BISMUTHIQUE (

relégué dans quelques forêts forêt do Bialowicza en Lithuanie,

protège les derniers couples su

icore, on lo chassait couramment en Allemagne et, lors de la conquête romaine, il existait en Gaule. Connu des anciens et décrit par Aristoto sous lo nom de bonasos, il a été confondu par bien des auteurs modernes Vaurochs ou «ri« {bos primigenii

; un vrai bœuf

ISMUTHITE

qui

3. f. Nom donné par Breithaupt orpho naturel de bismuth dont C'est une matière d'

BISMUTHOCRE (

ibismitth, et ocre) n. m. Oxyde aturel do hisiniuli Bi=0', qui provient vraisemblablement 0 l'alLération de la bismuthine.

BISMUTHOFERRITE {biss — de bismuth, et fer) n. f. Si- Icato naturel de fer et de bismuth trouvé à Schnceberg

BISMUTHOSPHÉRTTE {biss — de bismuth, et du er.sphain. s|iliere) n. f. Carbonate hydraté naturel de "bismuth, iilectaiit la IV,rme de sphères grosses comme des pois.

BISMUTHYLE b>.':-i) n. m. Radical hypothétique formé

l,.\\^,ai,, .■! ,1,- lilsmuth. 'V. BISMUTH.

BISNAGii.i.i ',,.•.,,,/ '1 m. Nom vulgaire d'une espèce

Bisoc y. Btssoc.

BISOCHES ,, : BIsoyUES lat. bi^oehi) n. m. pi. Nom l'une secte iicieii.,ue ui. :vu' siècle. Elle recruta surtout

inghâm, en Angleterre.

Le bison" d'Amérique'(io»!ass«s americanus), plus grand, à toison plus épaisse, à front moins bombé, est sur le point de disparaître, tant on a fait do massacres des immenses troupeaux qui parcouraient les prairies du Far "West.

BISONNE {:on') n. f. Femelle du bison : Les taureaux européens ne saillissent pas volontiers les bisonnes. (Geoffroy St-Hil.) [Pou usité]. Il La femelle du bison est plus ordinairement nommée vache.

BISONNE {zon' — de bis, gris foncé) n. f. Toile grise peu épaisse, employée comme doublure.

Bisontin, INE (du lat. Bisonta, hab. de Vesontio, auj. Besancon) , personne née à Besançon ; qui habite cette ville. — Les Bisontins.

— Adjectiv. Qui appartient à cette ville, ou i ses habitants : Noblesse bisontine.

BISONTINES (rad. bison) a. m. pi. Groupe de mammifères ruminants, de la sous-famille des bovines, renfermant lo genre biso7ï avec ses espèces vivantes et fossiles.

— fa BISONTINE.

BISORIN, INE {:o-rin — du lat. bis, deux fois, et o», oris, bouche) adj. Qui a deux bouches, deux ouvertures placées à des niveaux différents, de façon que lo liquide écoulé par l'ouverture inférieure soit immédiatement

BISOTTE {zot') n. f. Nom vulgaire d'une espèce d'agaric

BiSOU, BÉSOU, BÈS, dieu emprunté très anciennement par les Eiiivptiens aux peuples dos bords de la mer Houge. C'est un "nain robuste et d'aspect bestial, vêtu d'une peau de panthère dont la queue lui retombe par derrière entre les jambes, coiffé souvent d'un bouquet de plumes d'autruche. (Il était le bouffon des dieux, le maître du plaisir et de la joie, et, comme tel, il présidait à la parure des femmes, à leurs danses, à leur sommeil : le couteau à la main, il veillait sur les chambres à coucher pour en écarter les mauvais esprits ou les animaux dangereux.) On le représentait parfois sautant lourdement et jouant do la harpe ou du tambourin, tantôt armé en guerre et exécutant une danse de combat. Ses formes, transportées en Grèce, y ont donné naissance au type de msou.

la Gorgone. Aux temps romains, il avait un oracle célèbre dans Abydos do la Thébaïdc.

BiSOnTOUN. Googr. V. Behistoun.

BISPAIN {spin) n. m. Pain dans la composition duquel entraient de ladextrineetdes farines de blé dur, qui était destiné à remplacer le biscuit dans l'alimentation des troupes en campagne. Les résultats n'ont pas répondu à l'attente.

BISQUAIN OU BISQUIN {skin) a. m. Techn. Peau de mouton ■;arnie de sa laine, dont on couvre le collier des chc-

BISQUE {bissk') n. f. Sorte de potage. CV. Encycl.) il Bisque à la'reme. Bisque de blanc de poulet, n Demi-bisque, Bisque légère, dans laquelle les mêmes ingrédients entrent en moindre proportion.

— Encvcx. La préparation do la ftwiyue comporte lo plus aouvont soit dos écrovissos, soit du gibier, soit du poulet et du riz. Les écroviusos doivent êtro cuites sur un feu ardent, assaisonnées do «cl, do gros poivre et do beurre. Une fois cuites, piler les chairs, les délayer ensuite dans un bouillon gras ou maigre, jusqu'à ce qu'oD ait obtenu une purée qui no soit ni trop épaisse oi trop claire. Piler de même les carapaces, additiouoées de la cuisson des écrevissos, passer à l'étamino la socoodo purée ainsi o)>tODUe. Lorsque ces deux purées ont été cnauffées i feu doux, les verser successivement sur le pain coupé dans la soupière ot préalablement mouillé d'un peu de bouillon. — Pour la bisquo de poulet ou de gibier (perdreaux, cailles ou faisans cuits à la broche), piler 1 froid les chairs, ce qui produit une purée que l'on mouille avec do bon consommé ;

Suis, après avoir passé à l'étamino, procéder comme ciessus. Dans la bisque au poulet, ajouter en dernier lieu du riz cuit ù part.

BISQUE l'^/vv/i'i n. f. Avantage de quinze points qu'un IMurui laii a un autre, au jeu de paume. 'V. palme.

Lo, . laiii. /'rendre sa bisque. Profiter de l'occasion, prerilie 1111 parti (Signifie aussi Quitter son travail peur aller se divertir, j II Donner quinze et bisque à quelqu'un. Lui accorder do grands avantages, parce que l'on ne croit pas avoir à les craindre. Il Aiioir quinze et bisque sur quelqu un. Avoir do grands avantages sur lui. (Toutes ces locutions ont vieilli.)

BISQUE {bissic' — V. lo mi Dépit, mauvaise humour

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