BIXIO
BLAAS
BlXIO (Jacques-Alexandre), savant ef 'homme politique français, né en 180S à Chiavari, dans l'ancien département des Apennins, mort à Paris en 1865 Venu fort jeune en France, il se lit recevoir docteur en médecine vers 1830, et prit une part active à la révolution de Juillet. Peu de temps après, en 1831, il fonda, avec Buloz, la Revue des Deux Mondes. Bixio publia la Maison rustique du xix" siècle, et enfin créa et dirigea pendant onze ans, conjomtement avec Barrai (1837-1848), le Journal d'agriculture pratique et de jardinage. Rédacteur du 1. National », et, partant, en relations assez intimes avec —
les principaux écrivains de ^^ ^/i,
l'opposition libérale, Bixio ac- ^ - ^ j * /
cepta de Pagnerre les fonctions de chef de cabinet, fut nommé envoyé extraordi- bi\i
naire auprès de la cour de
Turin, et élu membre de la Constituante par le département du Doubs. Il combattit l'insurrection de Juin. Après l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte comme président do la République, Bixio accepta du nouveau pouvoir le portefeuille de raçriculture et du commerce, mais il ne le garda que peu de jours (20-29 déc. 1848). Il fut envoyé à la Législative par le département du Doubs. C'est vers l'époque de l'élection présidentielle qu'eut lieu son duel avec Thiers. Enfin, en 1851, lors du coup d'Etat, il fut incarcéré ; toutefois, il ne fut pas compris dans le décret d'expulsion.
Depuis 1851, Bixio s'occupa surtout d'atfaires indus- ■ielles; il quelle il dut ment de sa mort, administrateur du Crédit mobilier.
Bixio (Girolamo, dit Niuo), général italien, frère du précédent, né à Gènes en 1821, mort à Atchin en 1873. Il entra d'abord dans la marine militaire sarde. Lorsque, en 1848, éclata la guerre de l'indépendance italienne, Bixio prit part à la lutte de Venise contre l'Autriche, et attira surtout l'attention en combattant, en 1849, les troupes du général français Oudinot. Après la chute de la république romaine, il navigua dans les mers du Sud, comme capitaine d'un bâtiment génois, et revint, en 1859, se ranger de nouveau sous les ordres de Garibaldi ; il l'accompagna, en 1860, dans son expédition de Sicile et sur le continent, où il prit part à la prise de Reggio, et à la bataille du Volturno. Elu par la ville de Gênes député au premier parlement italien (1861), il entra, en 1862, dans l'armée italienne.
BlYALA, village d'Egypte (Basse-Egypte); 6.300 hab.
BiZANET, comm. de l'Aude, arr. et à 14 kilom. de Narbonne; 1.949 hab.
BiZANNET ou BiZANET (Guilin-Laurent), général français, né à Grenoble en 1755, mort en 1836. Il commandait, en 1814, la place de Berg-op-Zoom, lorsqu'il battit les Anglais conduits par le général Cook. Pendant la Restauration, il fut nommé commandant supérieur de Marseille, gouverneur de Toulon, et enfin lieutenant général.
BiZANOS, comm. des Basses-Pyrénées, arrond. et à 1 kilom. de Pau; 1.802 hab. Fabrique de chocolat.
BIZARRE (aux xvi" et xviT" siècles, on écrivait également bien bigearre, et même bijarre, sous l'influence du mot bigarré, qui a modifié le sens de l'espagn. bizarro f brave, chevaleresque]) adj. Fantasque, extravagant, en parlant des personnes ; étrange, étonnant, en parlant des choses : Les plus sages sont souvent menés par les plus fous et les plus bizarres . (La Bruy.) Ali! la mode est vraiment une chose bizarre! (G. Sand.)
— Tête bizarre. Véner. Tête d'un cerf dont un ou plusieurs andouillers présentent un défaut de symétrie.
— Substantiv. Personne bizarre : Le bizarre affecte de ne rien dire ou faire que de singtilier.
— En parlant des choses : Les petits esprits prennent toujours le bizarre pour le grand. (Buff.)
— Stn. Bizarre, extravagant, fantasque. Le bizarre a des singularités qui peuvent choquer, mais qui ne sont pas forcément dénuées de bon sons ; Vextravagant est toujours contraire au bon sens; le fantasque saute d'une idée ou d'une humeur à une autre, mais il peut n'être ni bizarre ni extravagant.
— Bizarre, étrange, extraordinaire, singulier. Ce qu'il y a d'extraordinaire ou de singulier, dans un objet bizarre, tient du caprice, de la fantaisie; cela fait rire ou cela étonne, sans exciter un blâme bien prononcé. Ce qui est étrange, choque, cause un étonnement fâcheux. Extraordinaire se prend souvent en bonne part; mais, quand il est simplement synonyme des trois autres mots, il marque l'excès en quelque chose, sans éloge ni blâme. Singulier sigi" qu 11 n a I séquence d'étrange,
BIZARRE n. m. Sorte de filet, en forme de tramail, pour pécher le saumon. V. bicharrière.
BIZARREMENT adv. D'une façon bizarre : Etre bizarrement accoutré. Parler et penser bizarrement.
BIZARRERIE n. f. Caractère de ce qui est bizarre : La BIZARRERIE des événements, de la mode.
— Action, procédé bizarre, chose bizarre : Les bizarreries d'un fou, d'un lunatique. V. singularité.
BiZE, comm. de l'Aude, arrond. et à 22 kilom. de Narbonue, sur la Cesse; 1.496 hab. Oh. de f. Midi. Excellents vins ; filons de lignite, carrières de marbre ; fabriques de chandelles, corderie, moulins. A peu de distance de Bize, dans la vallée appelée las Eons, se trouvent trois cavernes à ossements fossiles, au miheu desquels on a rencontré des objets préhistoriques.
BIZÉ n. m. Outil en fer, qui sert aux cordonniers à régler la trépointe, c'est-à-dire à polir le °"
tour des semelles. Le bise remplace la bisaigle,
plée
, province maritime du Japon {île Nippon), peu-
BlZERTE (Hippo-Zarytos), ville maritime de Tunisie, à 54 kil. de Tunis, près du canal qui relie le lac de Bizerle à la mer; 12.000 hab. (Bizerlins, ines.) Poteries indigènes, nombreuses huileries. Pays agricole et maritime. Commerce de grains, d'huile à'olive, de fruits, de corail, surtout de poissons. Les pêcheries abondantes du lac alimentent Paris même. Port achevé en 1895 ; lac ovale d'environ 13.000 hectares, souvent profond de 10 mètres, qui communique avec la lagune d'Iskeul ; goulet de 9 mètresde profondeur, entre le lac et lamer, avec deux jetées, quai bien outillé, mouillages pour de très nombreuses escadres. Ch. de f. Tunis-Bizerte. Ch.-I. de contrôle civil, justice de paix.
— Histoire. Fondée par les Phéniciens, Hippo-Zarytos fut prise par Agathocle luttant contre Carthage ; par Matho, lors de la révolte des mercenaires ; par les Arabes en 622. Elle servit de refuge aux Maures chassés d'Espagne, fut bombardée en 1770 par les Français, et occupée par les marins français en 1881. Bizerte est devenue port militaire, commandant le détroit de Sicile; sa place, près de la fertile vallée de la Medjerda et sur la route d Orient, favorise son essor économique.
BiZET (Alexandre-César-Léopold, dit Georges), compositeur français, né à Paris en 1838, mort à Bougival en 1875, fit au Conservatoire une carrière scolaire exceptionnellement brillante, et couronna ses études en remportant à l'Institut, avant même d'avoir accompli sa dix-neuvième année, le premier grand prix de Rome (1857). Quelques mois auparavant, il avait déjà donné aux Bouffes-Parisiens une opérette en un acte, le Docteur Miracle. Doué d'aptitudes musicales merveilleuses, Bizet alla passer le tenips réglementaire à Rome, d'où il fit exactement à l'Institut les envois ordinaires : un opéra boulfe itali Don Procopio; une symphonie, une ouverture qui avait pour titre la Chasse a'Ossian, et un opéra-comique en un acte, la Guzla de lémir. De retour en France, il se livra d'abord à l'enseignement, tout en écrivant des mélodies, de nombreux morceaux de genre et des opéras.
En 1863, il donnait au Théâtre- Lyrique les Pécheurs de perles, opéra en trois actes, et, en 1867, au même théâtre, la Jolie Fille de Perth, opéra en quatre actes ; remarquables, l'un et l'autre, au point de vue de la facture et de la sûreté do main, mais d'allures quelque peu excentriques. En 1872, il abordait la scène de l'Opéra-Comique, avec un petit acte intitulé Djamileh. Mais, comprenant qu'il faisait fausse route et changeant de manière, il écrivit pour un drame d'Alphonse Daudet, l'Arlésienne, une partition symphonique et chorale, un vrai petit chef-d'œuvre de grâce et de poésie. Dans le même temps, il faisait exécuter aux Concerts populaires sa superbe ouverture de Patrie. A partir de ce moment, Bizet était maître de lui, et il écrivit Carmen, qui parut à l'Opéra- Comique en 1875, et qui peut être considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de la musique dramatique contemporaine ; mais Bizet n'était plus là pour en jouir. Tro' près l'apparition de Carmen,
Georges Bis
subitement d'i
aife.
En dehors du théâtre, Bizet a pub nombre de morceaux de chant et de j plusieurs séries de transcriptions sur <
une macreuse d'Australie, biziura lobata.
BIZONÉ. ÉE (de bt, et zon^i adj. En T.
d'hist. nat.. Qui est marqué de deux zones ou bandes circulaires colorées.
BiZONNES, comm.
de l'Isère, arrond. età 16 kilom.deLaTourdu-Pin; 926 hab .
BiZOT, comm.
d'Algérie, dép., arr.
et à 15 kil. de Cons-
grand
la
BIZEBAN n. m. Nom persan, qui signifie . sa appliqué aux muets, exécuteurs des hautes o le sérail ; le nom turc correspondant est dilsiz
s langue • ,
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