BLAIREAU
— Fleuve côtier d'Irlande se jetant dans l'Océan, à la baie de Youghal, entre les comtés de Cork et doWaterford; cours do 95 IvTlom. — Plusieurs autres rivières d'Irlande portent le même nom : une se Jette dans la Boyne ; une autre dans le lac Neagh, après avoir arrosé les comtés de Monaghan et d'Armagh.
BlackwOOD (Adam), écrivain écossais, né à Dunfermlino en 1539, mort en France, à Poitiers, où il était conseiller au présidial, en 1613. Il dut sa fortune, en France, à la faveur de Marie Stuart, et, après la mort do sa bienfaitrice, il publia contre Elisabeth un curieux pampblet intitulé Martyre de la royne d'Escosse.
Blacque 'AlcvnivirpV piiWioiste, né à Paris en 1794, mort en 18:1":- !■ iMi 1 ili i I i ni, mie négociant à Smyrne, au moment >i iinten 1827, il y fonda le
Courrier de ^ Mut à la fois les intérêts
français et C'ii\ . !,i I ;ir,i:in. Passé ensuite à Constantinoplo, il devmt directeur au n Moniteur ottoman » et conseiller particulier du Sultan.
BLADAGE (du bas lat. bladum, blé) n. m. Ane. dr. Redevance en grains qui, dans l'Albigeois, était due par l'emphytéote au seigneur, à raison de chaque tête de bétail servant à la culture des fonds inféodés ; ce droit n'existait qu'en vertu d'un titre, et se percevait en outre du canon annuel.
BLADE n. f . Variété de froment, dans le midi de la France.
Bladé (Jean-François), érudit et folkloriste français, né à Lectoure (Gers) en 1827, mort à Paris en 1900. Magistrat, il donna sa démission pour se livrer à de savantes recherches sur la littérature et la chanson populaires, sur l'histoire et la géographie historique du Sud- Ouest français, pendant l'antiquité et le moyen âge. Ce bénédictin laïque, dont la mémoire est prodigieuse, est membre correspondant de l'Académie des inscriptions (1S82). On lui doit un très grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Contes et proverbes populaires recueillis en Armagnac (1867) ; Etudes sur l'origine des Bas- (/((('S (1869) : Contes populaires recueillis en Agenais (1871); Géographie juive, albigeoise et calviniste de la Gascogne (1877); Poésies populaires en langue française recueillies dans l'Armagnac et V Agenais (1879) ; Poésies populaires de la Gascogne {18RÏ) ; Contes populaires de la Gascogne (1886) ; le Sud-ouest de la Gaule sous te liaitt et le bas empire (1887) ; Histoire du droit en Gascogne durant le haut moyen âge t\g»i) ; Géographie historique de la Vasconie espagnole {IS91); tes Ibères (1892); Essai sur l'histoire de la transhumance (1893); Contes de la Gascogne (\&95); les Comtes carolingiens de Bigorre et les premiers rois de Navarre (1897), etc.
BladensburG, bourg des Etats-Unis (Maryland); 2.650 hab. C'est là que fut livré, le 24 août 1814, un combat entre les Anglais et les Américains. Ces derniers furent battus, bien que le général "Winder eût pris une forte position à Bladensbui'g, et qu'un petit corps de marins et de soldats réguliers eût fait une défense qui coûta aux Anglais près de mille hommes. Ceux-ci étaient commandés
fiar l'amiral ( es Anglais entraient à "Washington
BLADETTE {dèt') n. f. 'Variété de froment dont le grain est plus petit que celui de la blade. Sorte de blé dur.
Blad-GUITOUN, comm. d'Algérie, arrond. d'Alger, dans la vallée de l'Isser; 4.018 hab.
Blad-TOUAMA, comm. d'Algérie, dép. d'Oran, arrond. de Mostaganom; 2.3.59 hab. Vignes.
Blaen-AVON, bourg d'Angleterre (principauté de Galles [comté de Monmouth]); 11.500 hab. Usines sidérurgiques.
BL^RIE n. f. Genre d'éricacées, renfermant dos arbrisseaux qui ont le port des bruyères, originaires de l'Afrique australe et tropicale.
Bisser (Gustave), sculpteur allemand, né à Dusscldorf en 1813, mort à Cannstatt en 1874. Il étudia la sculpture à Cologne, Mayence, puis entra, en 1834, dans l'atelier de Rauch, à Berlin, et prit part à la plupart des travaux de cet artiste, notamment au monument de Frédéric II, jusqu'en 1841. A cette époque remonte sa statue de V Impératrice Alexandra-Feodorowna, qui obtint un éclatant succès. Il exécuta l'uu des huit groupes du pont du château, représentant un Guerrier combattant avec l'aide de Minerve. On lui doit en outre une statue colossale de l'Apôtre Matthieu, pour réglise d'Helsingfors ; le Prophète Daniel, pour le château de Berlin; la Prusse, et diverses autres ligures, pour le nouveau musée do cette ville ; la statue colossale en
pour Potsdam, etc. Il exécuta encore diverses statues de grands hommes ou de souverains pour Charlottenbourg, Cologne, et diverses résidences royales ; un monument à Humboldt, à Begel, etc. ; sans parler d'un certain nombre de bustes. Son style a de l'allure et de la noblesse.
BlœsuS, nom de plusieurs personnages appartenant à l'histoire ancienne : le premier est un vieux poète italique, dont Athénée cite deux pièces tragi-comiques ; le second est un jurisconsulte romain, cité dans le Digeste; le troisième, Caïus Sempronius BljESOs, fut plusieurs fois consul dans le m" siècle av. J.-C; le quatrième, Junius Bl^sus, gouverna la Pannonie à la mort d'Auguste, l'Afrique sous Tibère, et il reçut les honneurs du triomphe pour sa victoire sur les Numides ; mais il se donna la mort après la disgrâce de Séjan.
BlAEU ou Blaeuw (Guillaume), savant imprimeurgéographe, élève de Tycho-Brahé, né à Alkmaar en 1571, mort en 1638. Il a publi'é un grand atlas, Theatrum mundi ; et Theatrum urbium et monumentorum (1619), qui ont rendu de grands services à la science. — Son fils Jean, mort en 1678, l'aida dans ses travaux, et en publia lui-même de remarquables. Ce sont : Atlas major, et un nombre considérable de planches topographiques, connues sous le nom de Théâtre de Belgique, (tltalie, de Piémont.
BLAFARD (far), ARDE (de l'anc. haut allem. bleih, pâle, et faro, couleur) adj. Pâle, terne, décoloré : lueur blafarde. Teint blafard.
— Orfèvr. Or blafard ou blafe. Celui auquel on ajoute une quantité déterminée de cuivre, ce qui pâlit sa couleur et donne un travail plus résistant.
— Fig. Sombre, triste, ou sans énergie : Ame blafarde. Lnaginations blafardes.
— Stn. Blafard, blême, hâve, livide, pâle. Ce dernier mot est le seul qui puisse exprimer l'absence ou l'effacement du
qu'à l'affadissement
coloris sans y ajouter nécessairement une idée choquante : Ue peut être belle et intéressante, quelle que pâleur. Ce qui est blafard est pâle jussur le blanc, mais la blanprésente, alors, comme ayant quelque chose de sale ou de désagréable â la vue. Blême se dit plutôt d'un visage devenu très pâle par l'effet d'une maladie, de longues macérations ou d'une peur ridicule. Bave ajoute à l'idée de pâleur celle de maigreur et de décharncment. Livide marque une pâleur où l'on distingue des points ou dos lignes plombées, bleuâtres; c'est la pâleur des cadavres. BLAFARDEMENT adv. D'une façon blafarde : Une lumière sulfureuse et blafardement bleue. (Th. Gaut.) BLAFE adj. T. d'orfèvr. il Or blafe. V. blafard. BLAFFARD [bla-far') n. m. Nom que l'on donnait, autre-
de ;
tard Charles 'VII, roi de France.
BLAGEON {jon) n. m. Un des noms vulgaires di soufie (squalius soufia). V. chevaine.
BlAGNAC, comm. de la Haute-Garonne, arr. e1 de Toulouse; 1.791 hab. [Blagnacais, aises.)
BlagO'WECHTCHENSK, ville de l'Asie russe (Sibérie orientale), sur l'Amour, près de l'embouchure de la Séja; 20.200 hab. Fondée par le général Mourawieff. Fonderie de fer, minoteries à vapeur. Commerce de thé et de céréales. — Cette ville est le chef lieu actuel du gouvernement et de la ptoiince de lAmoui
BLAGVE {blagh — illem latrj petit sac plastique) n f
jourd'hui
blague. Il Faci lité à parler à débiter des hâbleries : .En (/('iK'ra? lesplacie — Pop. Blague dans le coin santerio à part sérieusement mous et pendants.
Formes diverses
blagues •s ont beaucoup de blague Blague dans le sac, Plai Il Blagues a tabac Seins
— V. a. Narguer, plaisanter, railler : Blagder quelqu'un
— Blaguer la situation. Montrer de la gaieté dans un moment sérieux, triste ou sombre.
Se blaguer, v. pr. Se plaisanter, se railler mutuellement.
BIJ^GUEUR Igheur'), EUSE n. Fam. Celui, celle qui blague, qui a l'habitude de blaguer, dans les différents sens do ce verbe.
— adj. Qui appartient, qui est propre aux blagueurs : Air blagueur. Propos blagueurs. Sourire blagueur.
BLAID [blè' d') n, m. Nom d'une sorte de jeu de paume pratique dans les pays basques. V. paume.
BLAŒRIE ou BLAIRIE lblé-rl)a. f. Dr. féod. Redevance payée au seigneur pour faire paître les bestiaux sur les terres après la moisson, n Par ext. Le droit même de vaine pâture, ii Dans quelques coutumes, notamment en Maçonnais, Prestation en nature, payée au suzerain» pour l'entretien de blayers ou messiers, chargés de la surveillance des récoltes sur pied.
BLAIN (blin) n. m. Bateau plat, très allongé, qu'on emploie sur les tourbières, pour le transport des mottes de tourbe.
Blain, ch.-l. de cant. de la Loire-Inférieure, arrond. et à 19kil. deSaint-Nazaire, surl'Isacet le canal de Nantes à Brest; 6.601 hab. Ch. de f. Ouest.
Tuileries, briqueteries. Cette ville, fort ancienne, était autrefois défendue par un château fort construit, en 1105, par Alain Fergent, duc de Bretagne, et rasé en partie, en 1629, par Richelieu. De cet édifice, antique demeure des souverains de Bretagne, séjour d'Olivier de Clisson et lieu de naissance du duc de Rohan, il ne reste plus que quelques ruines. — Le cant. a 5 comm.
et 16.716 hab.
Blaine (James Gillespie), homme d'Etat américain, né â West-Brownsville (Pensylvanie) en 1830, mort à 'Washington en 1893. Très influent congrès, leader du parti républicain, il fut le can- 3 ce parti aux élections présidentielles de 1876, et de 1884, où il échoua successivement. Garflcld secrétaire d'Etat (affaires étrangèolitique agressive à l'égard de
Armes de Blain.
didat di
de 1830
lui confia le poste d
res), où il inaugura
l'Angleterre (1880-1881). De nouveau secrétaire 'd'Etat,
60 1887, Blaine fut renversé par l'avènement de Cleveland.
Il a laissé une sorte d'autobiographie intéressante : rwen/i/
years of congress (1883).
Blainvillg, comm. de la Manche, arrond. et à 1 2 kilom deCoutances; 1.512 hab.
BlainvILLE (Jean de Maugencht de), maréchal de France, né en 1322, mort en 1391. De 1364 à 1382, il se distingua dans la guerre contre les Anglais en Normandie il succéda dans la charge de maréchal à Boucicaut.
Blainville .ri,arles-Henri), compositeur et musico-
i.-iMi>!i'> il,- ;iis. I,,- près de Tours en 1711, mort â Paris
cMlT-,',, ^ (Si 1 ai I ronnaître. en dehors de quelques compn-iiiniiis. |.ar (|iii li|iics écrits médiocres, à prétentions lùst.jnquos it iJiilaotiques : l'Harmonie théorico-pratique
(1751); l'Esprit de l'art musical {nâA) ; Histoire f/énérale, critique et philologique de la musique; onfin, une brochure intitulée Essai sur un troisième mode, dans laquelle il affirmait avoir découvert, en effet, un mode nouveau, qu'il appelait mode mixte ou hellénique, et qui n'était autre chose que le mode mineur de la sans note sensible, partant du mi comme note fondamentale. Cette prétendue découverte amena une polémique entre Blainville, J.-J. Rousseau et Serre, de Genève.
Blainville (Henri-Marie Ducrotat de), naturaliste, né à Arques en 1777, mort à Paris en 1850, fut successivement musicien au Conservatoire, élève peintre dans un atelier, etc. A vingt-sept ans, il ne s'était pas encore occupé de science, lorsqu'une leçon de Cuvier, qu'il entendit par hasard, décida de sa vocation. Deux ans après, il était docteur en médecine, et bientôt devenait suppléant de Cuvier au Collège de France et au Muséum d'histoire naturelle. Mais son caractère irritable n'était pas fait pour une situation subordonnée. Nommé professeur d'anatomie et de zoologie à la Faculté des sciences (1812), Blainville put, en toute liberté, combattre les idées de son maître. En 1825, l'Académie des sciences le choisit pour remplacer Lacépède. En ^. -.^
1830, il occupa au Muséum , : ■•,, .^^ '•-,
la chaire de conchyliologie, et, en 1832, celle danatomie comparée, que la mort de Cuvier laissait vacante. Ses tra- \aux ont embrassé la taxonomie zoologique, l'anatomie comparée, la physiologie ç,enéraie la paléontologie, la philosophie de l'histoir.naturelle Le premier, il a in troduit dans l'analyse de loi ^anisme la considération d.' lements et des produits, « ' attache 1 importance quVll mente à ce qu'on appelle 1 i cience des milieux. L idée '\r •iérie contmue des êtres if conduisait à l'unité du règne animal et 1 unité du règne Blainville.
animal à 1 unité de création.
Mais il admettait la création divine, complète au début; il pensait que c'était par suite de causes naturelles que certaines espèces étaient éteintes et n'avait pas re ours pour e-îpliquer ces extinctions à des révolutions {.enérales extraordinaires, à des cataclysmes Les principaux ouvrages de Blainville sont Manuel de ? afncnfn , t dp conchyliologie (1825); Manuel dactn I ]^ f o
diome dune nouvelle disti tOution du De l organisation des animaux (is" Ostéographie (1839), ouvrage très imj plet Histoiie des sciences de lorgan ^ de la philosophie {\^ib)- Physiologie y t ^ ^ J f»
Principes fondamentaux de «oologie
BLAINVILLÉE {de Blammlle n pr ) n f Genre de com posées-hélianthoïdées, comprenant un certain nombre d'herbes annuelles, qui croissent presque toutes dans l'ancien continent.
BlainVILLE-SUR-L'EAU, comm. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 10 kilom. de LunéviUe, sur la Meurthe; 1 .479 hab. Ch. de f. Est. Filatures de coton ; chaudronnerie, tissage de toiles. Forêt.
BLAINVILLIE (de Blainville, n. pr.) n. f. Genre d'insectes diptères. Syn. de otite. .
Blair (John), chroniqueur et poète écossais du xiv* siècle. Il fut chapelain du célèbre Wallace, et assista à presque tous les exploits du héros de l'indépendance écossaise. Il a laissé, sur la mort de Wallace, un poème latin, traduit en anglais par Hume. On a aussi de Blair un fragment d'une chronique latine sur la vie du héros écossais.
Blaik (Hugh), littérateur et prédicateur écossais, né à Edimbourg en 1718, mort en 1800. Pasteur presbytérien de l'église cathédrale d'Edimbourg (1758), et brillant orateur, il opéra une révolution dans l'éloquence de la chaire en adoptant le style pur des prédicateurs français. Nommé, en 1761, professeur à l'université de Saint-André, ii y fit un Cours de leçons sur les principes de la composition littéraire, et le succès en fut tel, que le roi créapo
>del
v.-is 17S3, ?,^jiis le titre de Cours de rhétorique et de belleshiirt's. ouvraL'^o dont le succès fnt européen, et qui aététra- Jui) en fraiirais, comme ses Sermons,
Bl AIR- ATHOLE, bourg duRoyaumc- Uni ( Kcosse [comté de Perth]); 1.560 hab. Château des ducs d'Athole.
BLAIREAU {blé-ro — étym. douteuse) n. m. Mammifère sauvage, de la taille d'un chien terrier, que l'on nommait autrefois taisson. V. partie encycl.
— Pop. Puer comme un blaireau, Exhaler une odeur infecte.
— Techn. Pinceau en poils de blaireau, dont on se sert en peinture pour fondre les ciels. Il Gros pinceau en poils très fins, avec lequel on savonne la ^^ barbe, n Sorte de brosse employée par ^Kp les doreurs, pour épousseter les pièces '-îiE^-"^ dorées. (On l'appeUe blaireau pied de biche.) n brosse est aussi employée par les peintres sur porcelaine pour vernir et lisser le fond. V. biche {pied-de-
Argot milit. Conscrit,
blaireau (sonnerie de <
— Encycl. Les blaireaux forment 1 s carnivores, famille des subui ntifique est mêles. Los blaireaux sont des animaux
lient au
ligrados, do formes trapues, au pc- ■i- ; leur régime est omnivore. Par i<raux, ils fout le passage outre los Une aoulo ospùce habite l'Kurope :
luuii {mclcs taxus), gris et jaunâtre,
if6ros. On lo poursuit comme dostructour do gil'ost une béie puante^ que l'on prend dans son torr.si-prollo s'y trouvo anculôo par les chiens, qui la ,,, iv,..- :ir.f.vM- ^n p'^iu fournit une mauvaise four-
• l'i '1 ' ■' Mil ,1 -M iH.i- les colliers do chiens. Lo
11" l'Europo ot l'Asie du Nord
I I i'-s variétés dites :cawe«ceï!S,