‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 119 sur 956 · V. Anitnaux malades de la peste. Il Marquer un jour d'une · texte numérisé non relu

V. Anitnaux malades de la peste. Il Marquer un jour d'une

pierre blanche. V. albo lapillo, etc.

— Syn. Blanc, net, propre. Blanc n'est synonyme des deux autres mots qu'en parlant du linge, et, plus généralement, de tout ce qui, pour être net, a besoin de passer à la lessive ; il signifie donc, en réalité, qu'une chose conserve encore la netteté que la lessive lui a donnée. Net fait penser à ce qui pourrait souiller et ternir, et il signifie que toute souillure a été soigneusement écartée. Propre ajoute à l'idée de netteté celle d'être mis dans l'état convenable ; il est le seul aussi qui puisse se dire d' sonne pour marquer l'habitude de la ] dans la manière de se vêtir.

— Anton. Noir, sale, malpropre.

BLANC (blan) n. m. Couleur blancho : Le blanc est adopté comme symbole de l'innnrrnrr r-i ,/,- ',! simplicité.

— Matière colorante de coul-n iim k. Ih.uner une couche de Bl.MiC à une murai Ile. 1 i i ■ ililanche: Mettre du blanc II Craie: Fuir, /« blanc.

Il 'Vêtements blancs : Ne port,,' , . <' < i.i \Nr.

— Blanc, blanche. Homme, Femme de la race blanche, dont le teint est blanc : Le mulâtre ressemble plus à un nègre qu'à tm BLANC. (Maquel.) il Petits blancs. Nom que l'on donnait, dans les colonies, à des planteurs qui ne possédaient que des établissements peu importants, ou qui exerçaient, pour vivre, quelque métier manuel.

— Marge, endroit d'un imprimé ou d'un manuscrit où il n'y a rien d'écrit ou d'imprimé : Dans une lettre, les BLANCS sont proportionnés à la dignité de la personne à qui l'on écrit. V. la rubrique Dr.

— Blanc de l'œil. Sclérotique, cornée opa()ue, partie externe du globe de l'œil, qui est d'une coloration blanche plus ou moms pure, il Bougir jusqu'au blanc des yeux. Devenir tout rouge, être tout à fait confus, il Regarder quelqu'un dans le blanc des yeux. Le regarder en face, fixement et avec attention, ii S'arracher, se manger le blanc des yeux, Se quereller violemment, chercher à se nuire cruellement.

Il Celui qui n'a pas de blanc dans l'œil. Autrefois, Nom populaire du diable qui passe pour avoir l'œil tout noir.

— Blanc d'œuf, Albumine, substance transparente et glaireuse qui entoure le jaune, et devient blanche par la cuisson.

— Petit blanc. Vin blanc léger.

— Tirer sur le blanc. Etre blanchâtre, approcher du blanc sans être blanc.

— Agric. Blanc sec et Blanc mielleux. Maladies des pla% tes dont les feuilles se couvrent d'une sorte de farine.

— Arg. Manger du blanc, Soutenir des filles, vivre de l'argent qu'elles donnent.

— Art culin. Mets au blanc. Mets accommodés à la sauce blanche. Il Bâtisseur en blanc, Marchand de viandes crues, mais lardées et prêtes à être rôties. Il Blanc de volaille, ou simplement Blanc, Chair de couleur blanche qui tient à l'estomac et à la poitrine d'une volaille cuite.

— Art milit. Blanc d'eau, Inondation artificielle de peu de profondenr, que l'on produit en avant d'un ouvrage, au moyen de digues et de barrages,

— Artill. Tirer de but en blanc, Viser en hgne droite, ce qui doit avoir lieu lorsque le but se trouve à l'intersection de la courbe décrite par le projectile, avec la droite menée par l'axe de la pièce ; plus loin, on doit viser au-dessus, et plus près, au-dessous du but. il Fig. De but en blanc, Directement, brusquement, sans ménagement, sans mesure, sans raison. '

— Art vétér. Blanc, Maladie du cheval dans laquelle les poils blanchissent.

— Bot. Blanc d'argent. Nom vulgaire des agaricus argyraceus et albus. il Blanc d'eau, Nom vulgaire du nénuphar à fleurs blanches (nymphxa alba). il Blanc de Hollande, Nom vulgaire du peuplier blanc. Il Blanc du rosier. Nom vulgaire d'un cryptogame parasite des feuilles du rosier (oidium leuconium). ll Blanc de champignon. Nom sous lequel on désigne vulgairement le mycélium de l'agaric champêtre qui, mêlé à du fumier, sert à propager ce champignon.

— Comm. Terme général sous lequel on désigné les étoffes en fil ou en coton, toiles que calicot, mousseline, percale, dentelle, etc. : Magasin de blanc

— Constr. Blanc en bourre, Mortier de chaux, de sable et d'argile marneuse, dans lequel on jette de la bourre de poils pour faire les plafonds. II Blanc de chaux. Dissolution de chaux éteinte dans de l'eau, qui sert à badigeonner, à blanchir l'intérieur ou l'extérieur des maisons.

— Dr. Espace laissé dans l'écriture d'un acte et susceptible d'être rempli plus tard. [La loi prohibe expr

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dans certains actes

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doivent être i]i.s<;i-i' ■. ir 1. ^ n-ji-i m- .!,• • , ■■.ihn

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(art. 13). Le Code de commerce exigo que les livres de commerce soient tenus sans blancs ni lacunes (art. 10). Il faut, sans doute, étendre la même règle au livre que doivent avoir les agents de change et courtiers (art. 84)J.

— Electr. Blanc des lettres. Touche du clavier de l'appareil Hughes, dont l'abaissement donne à la roue des types une position telle que les signaux imprimés sont des lettres, il Blanc des chiffres, Touche du même appareil imprimant des chiffres.

— Géol. Blanc des lacs. Dépôt calcaire qui se forme au fond de certains lacs suisses et que l'on a observé parfois sous la tourbe. V. craie lacustre.

— Hist. Blanc national. Le blanc, sous l'ancien régime, fut presque constamment la couleur nationale et royale en France; non pas toujours, car ce fut parfois un emblème séditieux : ce fut la couleur des huguenots au XVI* siècle. Aux xvii" et xviii* siècles, c'est décidément la nuance dominante dans l'uniforme de l'infanterie. (V. drapeau.) Il Blancs d'Espagne et Blancs d'Eu. Ces désignations s'appliquent plaisamment dans la conversation familière, ou dans les polémiques de la presse quotidienne, à certaines fractions des partis monarchiques, qui se sont formées en France, depuis la mort du comte de Chambord en 1883. (La plupart des partisans de la monarchie se rallièrent aux d'Orléans ; on leur donna le surnom de Blancs d'Eu, le domaine d'Eu étant alors la propriété du comte de Paris. Quelques légitimistes intransigeants tentèrent de maintenir leur drapeau au nom des Bourbons d'Anjou, en contestant la validité de la renonciation faite par Philippe V quand il accepta la couronne d'Espagne. Ce furent les Blancs d'Espagne ; mais ce parti ne prit aucune importance.)

— Hist. anc. Faction des blancs. L'une des quatre factions entre lesquelles, à Rome et à Constantinople, le peuple se partageait, à l'Hippodrome, d'après la couleur des casaques des cochers. Peu importante, elle était d'ordinaire associée aux bleus, auxquels elle finit même, au x» siècle, par être administrativement réunie.

— Hortic. Blanc de Paris, Variété d'œillet blanc, il Blanc de fumier. Moisissure qui se produit parfois à la surface du fumier sous forme de poussière blanche, et qui lui fait perdre ses qualités.

— Industr. Dans l'industrie des tissus, on appelle blanc d'argent, blanc d'azur, blanc de Chine, blanc des Indes, blanc de pâte, différents degrés de blaiicheur que l'on donne à quelques substances textiles, parmi lesquelles la soie, dans l'opération du blanchiment. On appelle aussi blanc à fleur le degré de blancheur donné aux matières textiles végétales et aux étoffes qui en proviennent dans la même opération que ci-dessus. Enfin, on nomme blanc d'impression, blanc grand teint, blanc petit teint, les divers degrés de blancheur que l'on donne aux textiles ou tissus destinés à la teinture, à l'impression. II Blanc de Bougival, de Bourgogne, de Rouen, de Briançon, de Champagne, d'Espagne,

Qtures à la détrempe, à la colle, mais i

en détrempe.

argent. Nom donné à la céruse de

(V. CÉRUSE.) II Blanc de Gênes, de Hambourg, de Hollande, de Venise, Céruses falsifiées par le sulfate de baryum. Il Blanc deKrems, Céruse de qualité supérieure, tirant son nom de celui d'une petite ville allemande. (C'est cette variété que l'on emploie pour les peintures fines.) Il Blanc de baryte. Nom vulgaire du sulfate de baryte ; on l'appelle aussi blanc fixe, et on l'emploie principalement pour falsifier la céruse. II Blanc de bismuth, Sous-a^otate de bismuth qui s'emploie pour faciliter la fusion de certains

blanc de fard.) il Blanc métallique. Nom commercial d'un mélange de sulfure de zinc et de sulfure de baryum employé comme couleur dans la peinture à l'huile, w Blanc de zinc. Oxyde de zinc employé fréquemment en peinture à la place du blanc de céruse. (On on distingue de deux sortes : l'une à l'état floconneux, que l'on nomme blanc de neige, l'autre à l'état pulvérulent, ou blanc de zinc proprement dit.)

— Jeu. Blanc, Sorte de craie avec laquelle les loueurs de billard frottent le bout de la queue ou procédé, pour l'empêcher de glisser sur la bille.

— Métall. Blanc, Métal suffisamment chauffé pour passer du rouge au blanc. (On dit chauffer à blanc.) II Blanc soudant. V. blanc-soudant.

— Métrol. Blanc, Ancienne monnaie d'argent, de titre

fénéralement faible, et de type très variable. (Les grands lancs ou 91-05 deniers blancs valaient dix ou douze de

r blancs ou demi-blancs n'en valaient que

, du xviii' siècle, ils avaient disparu,

nom était encore en usage pour les comptes, et l'on disait ti six blancs » pour trente deniers, ou deux sous et demi. De là l'expression Mettre quelqu'un au blanc. Le ruiner. Certains blancs sont très recherchés des numismates ; surtout le carolus ou karolus, grand blanc frappé seulement sous Charles VIII, qui portait, dans le champ du droit, un grand K surmonté d'une couronne.)

— Pêch. Blanc ou Blanchaille, Poisson blanc constituant le menu fretin.

— Techn. Chez les batteurs d'or. Argent 'allié à l'or. Il Chez les facteurs d'orgue. Mélange de culle d'eau et de

blanc d'Espagne, pour blanchir les parties à souder. Il Chez les doreurs, Plâtre broyé, tamisé très fin, pour servir, comme préparation, pour recevoir l'or. II Terre dont

- Typogr. Blancs, Espaces représentant les pla

on a extrait le salpêtre, il Dépôt qui se forme au fond de tonneaux de l'amidonnier. 11 Passer au blanc. Donner l blanc. Dans les fabriques de faïence. Passer dans un eau chargée d'émail blanc la pièce sur laquelle on veu

iqui

deux mots, deux ligne ll Grands blancs. Marges extérieures, il Tirer en blanc. Imprimer la feuille d'un seul côté. 11 Porter son blanc. Se dit d'un caractère dans lesquel l'œil est plus petit que le corps, ou encore des caractères qui, sans avoir besoin d'être espacés, laissent entre eux et les caractères contigus les blancs voulus.

— Vitic. Blanc des racines. Maladie de la vigne, que l'on appelle aussi le pourridié.

— Loc. adv. A blanc, De manière à devenir ou à rendre complètement blanc : Poudrer des cheveux À blanc h Chauffer à blanc, ChauflTer un métal jusqu'à ce que la chaleur soit assez forte pour le faire passer du rouge au blanc ; et, fig., Chauffer quelqu'un à blanc. Insister auprès d'une personne au point qu'elle soit tout à fait montée en faveur de tel ou tel dessein. II Geler à blanc ou Geler blanc, Faire une gelée blanche. 11 Saigner quelqu'un à blanc, jusqu'au blanc. Le saigner jusquà ce que le sang devienne moins rouge; et, fig., Lui enlever ses dernières ressources. Il Chevalier armé à blanc. Chevalier armé de pied ei cap. II Etre tout à blanc armé. N'avoir aucune pièce d'armoirie sur ses armes.

— En blanc. Sans écriture et propre à être écrit : Signer une procuration en BfcANc

— Loc. fam. Mettre du noir sur du blanc. Ecrire, faire des livres. 11 Aller, passer, changer du blanc au noir, Passer d'un extrême à l'autre, d'une opinion à une opinion tout opposée. Il Vouer un enfant au blanc, ou au blanc et au bleu, Le consacrer à la Vierge en faisant vœu de ne lui faire porter, jusqu'à un certain âge, que des vêtements blancs ou que des vêtements bleus ou blancs, ou à la fois bleus et blancs. II Voir en blanc. Se dit des femmes qui sont affectées de leucorrhée ou pertes blanches. II Voir tout en blanc, Voir toutes choses sous un aspect favorable.

— Loc. prov. Mettre quelqu'un à blanc, au blanc, Le dévaliser, le ruiner. V. la rubrique Métrol. w Etre entre le blanc et le clairet. Etre entre deux vins, légèrement ivre.

BLANC DE BALEINE n. m. Partie concrète d'une huile qui se trouve dans les sinus crâniens de certains cétacés, en particuUer du cachalot. 11 On l'appelle également speh-

MACÉTI.

— Encycl. Le blanc de baleine est constitué par un mélange d'éthers stéarique, palmitique, cétique, etc. L'élément constituant est la cétine ou palmitate de cétyle. Il se présente en masses d'un beau blanc, luisantes et nacrées,

' ' ' lans l'alcool et l'éther; on s'en sert dans la con-

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