‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 133 sur 956 · I.,e dieu, poursuivant sa carrière · texte numérisé non relu

I.,e dieu, poursuivant sa carrière

BLASPHEMATOIRE (sfé) adj. Qui contient un ou des blasphèmes : Ecrit, livre impie et blasphématoire, ii Qui prononce des blasphèmes : Bouche blasphématoire.

BLASPHÈME (sfèm' — du gr. blasphêmein ; de blaptein, léser, nuire, et phêmê, réputation) n. m. Parole ou discours impie, qui outrage la divinité, la religion : Dire, proférer^ lancer un blasphème.

— Par exagér. Paroles injustes ou injurieuses contre une personne ou une chose respectable : Sénèque. un petit auteur!... Si je le disais, je croirais faire u.n blasphème littéraire. (Mariv.)

— S'est employé autrefois pour n blasphémateur » : Etre sacrilège et blasphème.

— Encycl. On entend par blasphème toute parole ou tout écrit injurieux à la majesté divine ; que Dieu soit outrage en lui-même ou dans les choses sacrées, la Vierge et les saints. Il y a blasphème quand on attribue à Dieu une imperfection, comme l'injustice, ou qu'on lui refuse une qualité, comme la sagesse. Dans le langage ordinaire, le mot s'applique spécialement aux jurements blasphématoires. Le blasphème se distingue du sacrilège : le premier consiste en paroles, le second en actes. •

Beaucoup de peuples ont tenu le blasphème pour un crime capital. Chez les Hébreux, le blasphémateur devait être lapidé [Lévit., xxiv, 16). C'est comme blasphémateur qu'ils ont fait mourir Jésus-Christ (Matth., xxvi, 66). La 77" Novelle de Justinien prononce la mort contre les blas-

Shémateurs. En France, Louis le Débonnaire les frappait e la même peine, eux et ceux qui s'abstenaient de les dénoncer, les connaissant. Philippe Auguste les condamnait à payer une amende, s'ils étaient nobles ; à être jetés à l'eau, s ils étaient roturiers. Saint Louis les faisait marquer au front d'un stigmate ; en cas de récidive, ils avaient la lèvre supérieure et la langue percées d'un fer rouge. Mais, sur l'exhortation du pape Clément IV, qui lui recommanda d'éviter toute mutilation ou flétrissure des membj-es, le roi supprima les pénalités corporelles, et les remplaça par une amende. Sous Philippe de Valois, le blasphémateur était condamné ; la première fois, au pilori ; la seconde fois, il avait la lèvre supérieure fendue; la troisième, la lèvre inférieure ; la quatrième, il perdait les deux lèvres, et la cinquième, la langue. Sous Louis XII, la peine fut l'amende et l'emprisonnement; on n'infligeait le pilori qu'en récidive. Malgré cet édit, quinze ans après (1523), le parlement de Paris fit brûler vif un ermite clerc pour crime de blasphème. Louis XIV frappait les blasphémateurs d'une amende jusqu'à la cinquième fois. Mais, la cinquième fois, ils étaient mis au carcan; la sixième, ils subissaient la perte de la lèvre supérieure, et la septième, celle de la langue. Pourtant, dans les derniers temps do l'ancienne législation, la peine ordinaire fut l'amende honorable et le bannissement. Mais l'application en devint do plus en plus rare ; le xviii» siècle n'en vit aucun exemple. En 17P1, le blasphème sortit du Code pénal français, et il n'y est plus rentré. Cependant, aujourd'hui encore, dans certains Etats d'Europe, il est regardé comme un délit que la loi a le devoir de punir. Mais, les peines variant nécessairement avec les mœurs, celles dont le blasphème est encore frappé chez ces peuples ne ressemblent à celles d'autrefois ni par la gravité, ni par la nature.

Blasphèmes (les), poésies, par Jean Richepin (1884), Des cinq parties principales dont se compose l'œuvre : So7mets amers, Carnaval, la Mort des dieux, la Chanson du sang, les Dermières idoles^ et que relient entres elles des pièces de moindre importance, la quatrième, laChanson du sarig, est celle où l'auteur a le plus déployé de ces précieuses qualités. C'est une série de courtes pièces, d'un naturalisme cru et brutal, d'une netteté, d'une précision remarquables, où. en quelques vers, un type se formule de lui-même d'une façon magistrale. Le tout est écrit dans une langue souple, abondante et colorée.

BLASON (métaux, kmai n, i di h m ii i:s, i> i k c r. s f.t I'H;i:iii:s iiéu aldiouf-s).

reprtsentalinn en gr;

ligne ; pièces et figures héraldiques les plus geiieralemeut ecDplojécs.

BLASON (formes, partitions et répartitions de l'écu; pièces honorables).

— lat. occlésiast. blasphemare.

pénultiàmo syllaLio so cuaugo on

- 'v. a. J'rofiircr dos blasphèmes contre Dieu ou une chose sainte : Dlasphkmeb le nom de Dieu.

— Par cxagér. Outrager, insulter une personne ou une cliuso diyno do respect : Blasphémbr la science.

BLASSENT {lila-aan) n.m.Un des noms du canard sauvage. BlasseT (Nicolas), sculpteur, architecte ot dessina-

composée. Cette membrane est désignée sous le nom do « blastoderme « (do pXacniî, germe, cl Sipi««, mcmbrancj; ces lames constitutives sont Tes feuillets blastodermiiiues, au nombre ilo trois : lo l'uujllot uxIltoo ou ectoderme, le

Irlllllrl 1III..C 1 , -m/,,,/,'. „;, . ri |r l.'llillot mOVOn OU IMC-

./, ^ ]'..:' ■ ,,:. i , ..rit-inedeces feuil-

I I I i:i'lcs successifs de

i..;ii I ..'.';. . ' . .Icpuislodébutdo

. a ~r;i,i,'i,i,iii. n . n I . I , i - i , , I . • i , , , , - j , , ,1,'^ U formatiou do \:i Ijlastitla, étudior la iransloriiiaiiuii de celte dernière en jra8/ru(a, diversifier ces doux formations dans la série animale. L'espace nous fait défaut; aussi devons-nous nous borner à indiquer les divers éléments anatomiquos des tissus auxquels donne naissance chaque feuillet blastoder-

(onglcs, poils), et protonds (glandes sébacées et sudoripares); de lui proviennent également les éléments de l'axe nerveux cérébro-spinal, et les éléments essentiels des organes des sens (rétine, épithélium acoustique, olfactif, etc.). Le feuillet interne ou endoderme (hypoblasto.

BLASTE [blassf — gr. blaslos.

{ferme) n. m. Partie d'un embryon qui 86 développe par l'effet de la

** ' alécithe (mammifère)

BLASTE (blassf) ou BLASTUS 5, C. Sesmentation de (slussj [du gr. blaslos, bourgeon] f«. feuillet n. m. Opnro dp mélastomacées, tri). Il H.^.; ..vi'^pMr-'.'^^. habitant les

lu 1'^ ii.:iM,- i I I hine et la Cocninchine. (Les blastes SIMM I t lires, à fleurs petites et nombreuses,

di^l . .. rnco axillaire.)

BLASTEMANTHE aie —du ffr. blostêma, bourgeon, et <i)i//h.,î, Drui) 11. m. Genre d'ochnacées, comprenant des arbres {jlabres do l'Amérique tropicale.

BLASTÉMATIQUE (slé) adj. Qui a rapport au blastème ; qui en provient, qui en est formé : Masse BLASTÉ.MATiQn£:. BLASTÈME [sU'tn' — gr. iiasï^ma, germination) n. m. Expression employée, surtout en médecine, par Ch. Robin, pour représenter un processus assez vague de bourgeonnement dans les phénomènes de cicatrisation.

3 employé pour désigner des ;ans forme détînie pouvant lation d'organes, om à l'axe composé de la tige de la racine réunies dans l'embryon des végétaux. BLASTEUX ' ■ , EUSE u ^-r. blastos, germe) adj. En '1'" iiMi (,' ' ' jiar quelques auteurs pour

iniiii'i 1 ■ ' uiiautro tissuoud'unorgane.

BLASTOCARPE ; . . — . i u - r. hlastos, germe, et karpos, 1111,1 a.lj. lOii I i.i- i"ji., .^e MU .le la graine qui germe et so iveloppe avant d'êirc sortie du péricarpe. BLASTOCÈRE {blass — du gr. blastos, germe, et kn-as, ères artiodactyles ruminants, famille d vidés, ren cerfs de l'.Vmé Sud, à bois long:

les porta ' '

agglomérations cellulaires

donner lieu ensuite à la fo

— Bot. Mirbel a donné ce

(avec vitellus), segmentatioa partielle (poule). — D, : i, 2, 3. Segmentation de l'œuf; 4. Blastula avec sa caviu la gastnila; 7. Coupe de l'embryon blastoderme complei feuillet mo- - ■. ■ ■ î intestinale (

endoblaste) donne naissance à l'épithélium du tube digestif et à toutes les glandes annexées à ce tube (glandes de Lieberkuhn, de Brunner, stomacales), ainsi qu'au pancréas, au l'uio et mémo au poumon, qui, par son mode de produclii.M, I. ,,1,'-., I,:,. .rir i,,i. ',. .lérivée de la portion pharyn- ^: ' I : , I I iiillet moyen ou mésoderme

III I I II I I -■ à des dérivés plus compli-

i[ I 1 I I iii'*-s de deux lames séparées

par 1.1 I ,i\ iir." . . ,; - iili'iiro-péritonéale: l'une, la iume

soinaliijue. produit tous les tissus formant l'épaisseur de la paroi du tronc; l'autre, la la7ne splanchnique. produit le tissu conjonctif, la masse des muscles lisses, etc. Quant à la cavité coelomique, qui reste à l'état d'épithélium, elle deviendra l'épithélium des cavités pleurale et péritonéale ; et, séreuse thoracique et abdominale, elle donnera le rein et les glandes sexuelles. En résumé, le mésoderme est l'origine des éléments anatomiques essentiels de l'appareil

BLASTO'ÎDES [blass — du gr. blastos, bourgeon forme) n. m. pi. Groupe d'échinod ractérisés par leur corps ovo'ide ou en forme de bouton de fleur, supporté par un court pédoncule.

— Un BLASTOiDE.

— Encycl. On remarque cinq sillons ambulacraires portant des pin- I ules et percés de pores ] ar o I débouchent les a i hvdrospires) Les

it dans le silur

iCX-V>^

1 cerfs mdiens qui a pour type Xaxis

BLAbTu H "ILE 5 — du gr blastos germe et chulos SI I a remplit 1 ovule des plantes

BLASTOCOLLE // s — dugr blastos bourgeon etkolla colle) n. f. Substance visqueuse, résineuse ou balsami que, qui recouvre les bourgeons et les préserve contre la pluie, ot qui est produite par les poils massifs {collisères) souvent claviformes ou ruoanés insérés sur les écailles mêmes du bourgeon. (Dans certains bourgeons, les poils manquent tout à fait, et l'épiderme sécrète seul la blastocolle ; c'est de cette façon, par exemple, que se produit le baume verdâtre qui enduit les écailles du bourgeon et les îeunos feuilles des peupliers [Van Tieghem]).

BLASTOCYSTE (blass-to-sissf — du gr. blastos, germe, et kustis, petit sac) n. f. Syn. de vésicule germinative.

BLASTODERME {blass — du gr. blastos, germe, et derma,

fieau)u. m. EnT. d'embryol., Membrane formée parles celules auxquelles le vitellus donne naissance en se segmentant, et aux dépens de laquelle se forment le corps do

— Lncycl. Après la fécondation de l'œuf, au moment où débute la segmentation, les cellules de nouvelle formation se disposent dans un cercle régulier et, par suite de leur juxtaposition, donnent naissance à des sortes de lames dont l'ensemble se montre comme une membrane

perieur pour at-

i I r plus grand développement dans le devonien

r o e étages qu'ils ne dépassent pas. Les prin-

pentre nites, granatocrinus, orophocri-

therocrinus, stephanocrinus.

1 \ i hi ss — dugr. Kostos, bourgeon, et mé-

N r 1 donne aux premiers plasiides qui ré-

utation de l'œuf, dans le développement

c h V oloo lu normal

— Encycl Indépendamment de la présence ou do l'absence du vitellus nutrit f dont la distribution inégale peut donner aux divers blastoi ères d'un même erab"ryon une apparence différente les premiers plastides qui résultent de la segmentât on de 1 œuf se distinguent des éléments histologiques ultérieurs par leur absence de différenciation. Lorsqu'une différence apparait entre eux par suite do l'adaptation à des conditions différentes en des points différents de l'agglomération polyplastidaire, on voit naître peu à peu les éléments des divers tissus. (V. blastoderme.) Certains auteurs croient que la différenciation histologique tient à des divisions hétérogènes.

— BiBLioGE. : Cbabrv, Embryologie normale et lératologigue des ascidies. Thèse (Paris, 1887); Driesch, Entwickelungs mecanische Studien (léna, 1892-93); Le Dantec, Evolution indiciduelle et hérédité (Paris, 1898).

BLASTOPHAGE {blass — du gr. blaslas, germe, et phagein. manger) n. m. Genre d'insectes coléoptères, de la famille des srolytidés, établi par Eichhoff, qui changea plus tard ce nom en celui de myclophilus.

BLASTOPBORE ( blass — du gr. blastos,

ferme, et phoros, qui porte) n. m. En T. e bot.. Portion de l'embryon macropode qui supporte le blaste.

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