‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 138 sur 956 · V. OPH · texte numérisé non relu

V. OPH

BLENNOPHTALMIQUE (blèn'-nof) adj. Qui a rapport, qui appartient à la blennophtalmie.

BLENNORIE {bien' — du gr. blennos, visqueux) n. f. Genre de champignons gélatineux, dont une espèce vit sur les fouilles de buis ; d'autres vivent sur les feuilles des sapins, des petit-houx, et sur les rameaux de ronces tombés à terre.

BLENNORINE {bien — du gr. blennos, visqueux) n. f. Groupe de hchens gélatineux, faisant partie du genre ver-

BLENNORRAGIE {bien', jl — du gr. blennos, visqueux, et rarjè, éruption) n. f. Inflammation de la muqueuse des organes génito-urinaires, chez l'homme et chez la fomme, avec écoulement purulent.

— Encycl. La làennorragie, appelée autrefois gonorrhée, est la maladie désignée sous le nom de chaudepisse, ou, à un degré léger, sous celui de échauff'ement. Scientitii|uement, c'est une wétrite chez l'homme, une vaginite, une urétrite, ou une urétrovaginite chez la femme.

La blennorragie est essentiellement contagieuse ; elle s'acquiert par le contact direct des muqueuses avec le pus blonnorragiquo ; le plus souvent, mais non nécessairement, au cours des rapports sexuels.

I. Blennorragie chez l'homme. — Symptômes. De un à trois jours après le contact infectant, le malade éprouve, vers le méat urinaire, d'abord un chatouillement, puis un sentiment de cuisson ; une mucosité limpide apparaît, incolore ou légèrement trouble, filante et laissant sur le linge de petites taches grises; puis les bords du méat urinaire deviennent rouges et gonflés; l'émission de l'urine, difficile, en jet filiforme, entrecoupé, s'accompagne de cette douleur cuisante qui a fait donner à l'affection le nom de chaudepisse.Veis le cinquième jour de la maladie, l'inflammation est établie dans toute la longueur du canal, dominant tantôt dans la partie antérieure, tantôt dans la partie postérieure.

L'écoulement est d'abord crémeux, jaune, puis jaune verdàtre, quelquefois teint de sang; les érections et les pollutions sont fréquentes, surtout la nuit, et douloureuses ; l'urètre, ayant perdu toute sa souplesse, semble une corde rigide sous-tendant la verge recourbée en arc pendant l'érection {chaudepisse cordée).

Au bout de dix, quinze, vingt jours, les symptômes s'amendent ; de verte, la sécrétion devient jaune, puis d'un blanc sale, uniquement muqueuse, et c'est là le signe de la terminaison la plus heureuse. Mais quand, par suite de mauvais soins le plus souvent, après la disparition des autres symptômes, l'écoulement prend une forme intermittente, la blennorragie est devenue chronique.

— Complications et accidents. Ce sont : labalano-posthite, l'épididymite (orchite), la prostatite, la folliculite, la cystite du col de la vessie, la pyélonéphrite, l'ophtalmie blennorragique, le rhumatisme blennorragique, le rétrécissement de l'urètre (dans la blennorragie chronique). Les muqueuses anale, buccale sont quelquefois atteintes par l'inflammation Idennorragique.

— Prophylaxie et traitement. L'unique moyen prophylactique absolu est d'éviter les rapprochements suspects. On évitera au moins, en cas de doute, les rapprochements violents et répétés. Une miction et un lavage antiseptique après le coït sont de bonnes précautions; le condom ne donne pas une sécurité complète à cause de sa fragilité. Lorsque la maladie est inoculée, il faut se garder des traitements dits • abortifs », qui sont dangereux. La maladie a une tendance naturelle à la guérison ; il faut surtout favoriser cette tendance par une hygiène appropriée : repos, abstention des rapports sexuels et de tout exercice violent; application d'un suspensoir si l'on ne. garde pas le lit; abstention de mets épicés ou acides, d'asperges, de nourriture trop substantielle, de boissons alcooliques ou excitantes. Un peu de vin coupé de beaucoup d'eau est permis aux repas; les boissons diurétiques, émoUientes et

légèrement alcalines (bicarbonate de soude) sont utiles contre la douleur pendant la miction ; les bromures, le camphre, le iupulin, l'antipyrine contre les érections nocturnes. Bains locaux et grands bains. On a recours aux balsamiques : copahu, cubèbe, matico (4 à 8 gr. par jour), lorsque les douleurs diminuent, et aux injections antiseptiques (nitrate d'argent à 1 p. 2.000, sublimé à

200), lorsque ] doit être (

coulement a cessé d'ê

l'injection après avoir

tinué tant qu'on trouve des filaments dans Turin

l'urétrite postérieure, il faut faire des instillât

Pou

re doucement depuis la vessie]^ en y poussant l'injection. Dans l3 cas d'urétrite chronique avec rétrécissement, il faut d'abord guérir le rétrécissement. Pour éviter l'ophtalmie blennorragique, se garder de porter les doigts aux yeux. Envelopper le gland de linge ou de coton aseptique souvent renouvelé, pour ne pas infecter le linge de corps et les vêtements.

II. Blennoeragie chez la fkmme. La blennorragie chez la femme siège ordinairement sur la membrane muqueuse du vagin et de la vulve ; quelquefois, sur celle de rurètre ou du col utérin. La muqueuse enflammée sécrète le même muco-pus que chez l'homme. La douleur est moins vive ; cependant, à un certain degré d'inflammation, la malade éprouve une grande difficulté dans la marche, de la chaleur accompagnée de démangeaisons.

La vaginite devient quelquefois chronique et siège alors surtout dans le cul-de-sac postérieur du vagin. Les complications spéciales à la femme sont : la bartholinite, la métrite, \î salpingite, Vovarite, \a pelvi-péritonite. La blennorragie ano-rectale est plus commune chez la femme que chez l'homme. La prophylaxie, l'hygiène et le traitement général sont les mêmes que pour l'homme. Pour le traitement local : lavage et injections dans le vagin ou l'urètre au besoin, avec les solutions de sublimé ou de permanganate de potassium ; tamponnement du vagin avec de la gaze iodoformée; nitrate d'argent contre la folliculite du méat urinaire et la vulvite chronique.

En cas d'accouchement, redoubler de soins de propreté ; laver les yeux du nouveau-né avec du permanganate de potasse, pour éviter l'ophtalmie.

BLENNORRAGIQUE (bien) adj. Qui a rapport à la blennorragie ; qui tient de la blennorragie : Ecoulement blennorragique.

BLENNORRHÉE {bien — du gr. blennos, visqueux, et rhéein, couler) n. m. Ecoulement blennorragique passé à l'état chronique.

BLENNORRHÉIQUE {bien) adj. Qui appartient, qui a rapport à la blennorrhée : Mucus blennorrhéiqde.

BLENNOSPERME {blén'-noss — du gr. blem

visqueux, tribu des uelles du

hélénioïdées, comprenant de petites herf Chili et de la Californie.

BlÉNOD-LÉS-TOUL , comm. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 11 kilom. de Toul, à la source d'un sousaffluent de la Moselle ; 1.164 hab. Oh. de fer Est.

BlÉONE, rivière de France, affl. de la Durance, prend sa source au versant S. des Trois-Evéchés, reçoit le Bès, arrose Digne, se grossit de l'Esduye, après un cours e.xentueux de 70 kilom. Les crues de ce tor-

BLÉPHARACANTHEÇdugr. blépharis, cil, et de acanthe) f. Genre d'acantbacées, comprenant es arbrisseaux qui croissent au Bonne-Espérance et ont le port des acanthes.

BLÉPHARADÉNITE (du gr. blépharon, paupière, et adén, énos, glande) n. f. Inflammation des glandes palpébrales ou glandes de Meibomius.

BLÉPHARANTHE (du gr. blépharis.

cil, et anthos, fleur) n. f. Section dugenre modèque.

BLÉPHARIDE (du gr. blépharis, idos, cil) n. m. Genre de coléoptères phytophages, famille des halticidés, comprenant des altises américaines, dont on connaît quatre espèces.

■is, idos, même sens) n. f.

— Une BLÉPHARIDli.

blépharis, cil, et pappos, :

Elépha,

BLÉPHARIDES (gr. blépha Poils ou cils des paupières.

BLÉPHARIPAPPE (dl grotte) n. m. Genre composées-hélianthoïdées , comprenant une seule espèce, herbe annuelle, originaire de l'Amérique boréale.

BLÉPHABIPE ou BLE- PHARIPUS ipuss — du gr.

blépharis, cil, et pous, pied)

ménoptères porte -aiguillon, famille des crabronidés, renfermant des formes fouisseuses de petite taille.

— Encycl. Les blépharipes habitent l'Europe et l'Amérique du Nord ; on en connaît une dizaine d'espèces ; leurs mœurs sont celles des crabrons. Citons le blepharipus flavipes (France) ; le blepharipus niaculatus (Etats-Unis).

BLÉPHARIPTÈRE (du gr. blépharis, cil, et ptéron, aile) n. m. Genre d'insectes di- .

ptèresbrachycères, famille des acalyptères, renfermant de's mouches habitant l'Europe, et dont on connaît une dizaine d'espèces.

— Encycl. Parmi les bléphariptères, les uns se rencontrent dans les terriers des lapins et des mulots {blepharipleracuniculorum); les autres dans le bois pou fenestrata) se tro fenêtres.

BLÉPHARIQUE (du gr. bléph pière) adj. Qui se rapporte au.\

Blépharis [entom.] (réd. de moitié).

BLÉPHARIS [riss — du gr. blépharis, cil) n. m. Entom. Genre d'orthoptères marcheurs, famille des mantidés, renfermant des empuses à grande tête triangulaire, à longs élytres dépassant l'abdomen, à cuisses présentant, aux deux dernières paires de pattes, un appendice foliacé. La seule espèce du genre est le blépharis mendica, du bassin circaméditerranéen africain et asiatique.

— Bot. Genre d'acantbacées, renfermant des plantes herbacées, originaires de l'Inde, du cap de Bonne-Espérance, et dont plusieurs sont cultivées dans nos jardins.

— Ichtvol. Genre de poissons acanthoptères, famille des scomhéridés, renfermant des formes latéralement aplaties, en losange, avec la tête très haute et la nageoire dorsale munie de

très longs fila-

Les Dlepliaris habitent 1 océan Indien.

BLÉPHARIS- ME ou BLÉPHA- RISMA (riss — du gr. blépharis, cil) n. m. Genre d'infusoires hétérotriches, famille des leur bouche munie d une membrane ondulatoire dans' la partie postérieure du peristome. (Les blépharismes nagent dans les eaux douces, ils ne sont jamais fixés.)

BLÉPHARISPERME (sperm' — du gr. blépharis, cil, et spemia, semence) n. m. Genre de composées-inuloïdées, renfermant des arbrisseaux ou des plantes suffrutescentes glabres, originaires de l'Inde et de l'Afrique tropicale.

BLÉPHARISTEMME (stem' — du gr. blépharis, cil, et stema, couronne) n. m. Genre de rhizophoracées-macarisiées, créé pour une espèce renfermant des arbustes de l'Inde.

BLÉPHARITE (du gr. blépharon, paupière) n. f. Inflammation des paupières. Syn. pai.pêbbite.

— Encycl. La blépbarite peut atteindre un ou plusieurs des tissus ou parties constituantes des paupières ; elle peut aussi s'étendre à tous. De là les distinctions importantes de blépharites locales et blépharites générales. Les blépharites générales sont de nature phlegmoneuse ou érysipélateuse. CV. phlegmon, ébysipèle.) Les inflammations de la muqueuse palpébrale rentrent dans les conjonctivites. Les inflammations des follicules et des glandes sébacées des cils, véritables petits furoncles, s'appellent

vulgairement orgeolets, orgelets, urains d'orge, compèresloriots. L'inflammation des glandes de Meibomius s'appelle chalazion, blèpharite glanduleuse ou blépharadénite.

La plus importante c

; les variétés de blèpharite est

paupière, et kalux, générique des myr-

C'est une maladie fréquente chez les sujets ] phatiquès ou herpétiques, particulièrement chez les'i lants; mais, sur ce terrain, l'inflammation -* ' ' par des agents microbi^ pliylocoques,

principalement au bord libre des paupières, et est caracté' risée par une rougeur légère de la muqueuse et de la peau s'accompagnant d'une desquamation furfiiracée. Les glandes sébacées du bord palpébral s'enflamment, s'ulcèrent et sécrètent une humeur jaunâtre qui forme des croûtes. La perte des cils en est la conséquence ordinaire. Le traitement consisie dans la cautérisation du bord ciliaire avec le crayon de nitrate d'argenX, ou les onctions avec les pommades ophtalmiques si vantées du Régent, de Janin, de Lyon, de Desault, etc., qui ont pour base l'oxyde rouge de mercure ; on emploie aussi les pommades ou collyres" au calomel, à l'oxyde jaune de mercure, au nitrate d'argent, au bichlorure de mercure. Des lotions fréquentes à l'eau chaude boriquée, ou au moins bouillie, sont indispensables au succès. On soumettra en même temps le malade à un traitement général approprie à sa diathèse scrofuleuse ou herpétique. Des verres coquilles fumés seront utiles pour protéger l'œil contre les poussières, les courants d'air et la lumi

BLÉPBAROCALirX (du gr. blépha enveloppe) n. f. On a réuni sous ce i lacées voisines des myrtes de la seunuu iu/ku.

BLÉPHAROCBLOÉ (klo-é — du gr. blépharon, paupière, et khioê. herbe) n. f. Genre de graminées-oryzées, comprenant une seule espèce à tiges velues, originaire de l'Inde.

BLÉPHARO-CONJONCTIVITE (du gr. blépharon, paupière, et de conjonctivite) n. f. Conjonctivite palpébrale.

BLÉPHARODÈRE (du gr. blépharon, paupière, et déré, coui n. f. Eniom. Syn. do périsphékie ciliée.

BLÉPHARODON (du gr. blépharon, paupière, et odous, odontos, dent) n. m. Genre d'asclépiadacées-cynanchées. renfermant des sous-arbrisseaux glabres et volubiles de l'Amérique tropicale. (Section du genre haplopappe.)

BLÉPHAROLÉPIDE ou BLÉPHAROLÉPIS (piss — du gr. blépharon, paupière, et lépis, idos, écaille) n. f. Genre de cypéracées-scirpées, renfermant des herbes du Brésil à cliaumo trigone, garni dès la base de feuilles planéslinéaires, rudes, égalant ou dépassant la tige. (Section du genre hélichryse.) Syn. de polpqde.

BLÉPHAROPHIMOSIS (zJss — du gr. blépharon, paupière, et phimosis, ligature) n. m. Rétrécissement congénital de la fente palp~ébrale.

BLÉPHABOPHORE (du gr. blépharon, paupière, atphorns. qui porte) adj. Zool. Qui porte des cils ou des pau-

— Bot. Qui a des feuilles ciliées.

BLÊPHAROPLASTIE {pla-ss-tl — du gr. blépharon. paur,ièTe..eiplassein. former) n.f. En T. de chir.. Opération par laquelle on répare les pertes de substance de la paupière.

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