SOUVERAINS DE LA BOHÈME
i>, en 1436, par la con- - de Rome, la Bohême lée, mais délivrée de s, et riche de glorieux
mées. LimniiLiii
taire de 1 Aliem i
hussites. Quan.l 1 .
clusion des Con/ji i
se retrouva api'.H^ i " ,
l'influence et des êiénient;
souvenirs.
Après l'extinction de la dynastie de Luxembourg (1437), la noblesse, devenue toute-puissante, disposa de la couronne, en faveur tantôt d'un des siens, Georges de Podiébrad, tantôt de Jagellons de Pologne, enfin de Ferdinand de Habsbourg, archiduc d'Autriche, frère de Charles- Quint (1526). Ferdinand réussit à laisser la Bohême à ses héritiers, qui régnèrent au milieu de conflits incessants, compliqués de plus on plus par les rapides progrès du protestantisme en Bohême. Au xvii" siècle, sous Mathias et sous Rodolphe, le pouvoir des Habsbourg et l'influence catholique étaient réduits à rien; pour les restaurer, il fallut l'imprudente insurrection de la noblesse,, en 1618 (Défenestration de Prague), contre le roi Ferdinand II, qu'elle avait élu un an auparavant. Les révoltés eurent beau transférer la couronne à l'Electeur palatin, appeler les protestants d'Allemagne : ils furent écrasés par les Autrichiens, aidés des Espagnols, à la Montagne-Blanche, près de Prague (1620). Reconquise, la Bohême fut livrée à une affreuse réaction, politique et religieuse : ses libertés disparurent, les protestants durent se convertir nu .•■nii.>rer : elle devint une province de Habsbourg, rnmmn^l,^ Tvrnl ou l'Autriche, sans autre histoire que I I II II' !■ iiiii-^mbremcnts (cession de la Silésie à Fré-
I iilla quand Joseph II s'attaqua, à la fin du
i. ri. iii , Il 1 1,1ères formes de son autonomie. Une réaction coinincnça, d'abord purement littéraire, et plus tard
Vratislav I"
Bollsfav î"'.
Bolcslav n .
Boleslav III.
Jaromir . . .
Brjélislaï H .
Borjiwoi 11. .
Svalopolli . . .
Vacslav III, le Borgne.
Ottolsar II
Vacsiav IV
Rodolphe à'i
Georges de Podiébrad. .
Vladislav II
1er d'Autriehe
. pas qu'ils mais disun Kollar
VladI
Sobieslav
Vladislav
— LiTTÉUATURE TCHÈQUE. Les premiers Jocunieiits authentiques, au x«et au xi' siècle, si n' ''■ ■ i .viin ,Kn^ dps légendes envers, des romans imiti ^ ' ' l' m i •■' \ nunent ensuite des chroniques, apn-N - im
est en latin; celle de Biàimie.mi r~.\ , i i ■ uni,
au xiv« siècle, des œuvres morales Cl lip -Iuli pu in im'mier rang celles du chevalier Toma do Siiiny, mes ,iu mouvement des esprits qui produisit le hussitisino, et eut pour résultat final la fixation des formes de la langue, dans la tradition hussite de la Bible.
Au XV" et au xvi" siècle, à côté do la littérature religieuse, toujours abondante, il faut citer des récits de voyages, des mémoires d'hommes d'Etat, en particulier de"Karel de Zerotin, un des protecteurs de la secte des frères moraves. Nous arrivons par lui à ce Komensky (ou Consénius), autre frère morave, dont les rouvres pédagogiques marquent dans l'histoire de la civilisation européenne. Après lui, la littérature tchèque tomba dans une décadence profonde. Asservie après la bataille de la Montagne-Blanche, la Bohême se germanise ; c'est en allemand que les Tchèques écrivent. .Même à la fin du xviii' siècle, quand la politique oppressive de Joseph II réveille le sentiment national bohème, les promoteurs de la renaissance, Pelel, Prochazka, au xviii' siècle, Dobrovski, Jungmann, au xix<, en recueillant dans leurs livres, écrits pour la plupart en allemand, les formes de la langutchèque et les souvenirs du peuple font autre chose que l'i paru. Quelques années se pa
publii- <r,r, ,,.P,„n .'fh-„ l'r.-^-n M.l hlllo H" la I. luire),
éloi|ni'i-- Il •'■■■- l-iii.l,' , ■.1,11, - 'i/i^ pur les
Alloniiii,. 1 i; :. l'.i I ■ ■■/■■'■ , " ' -j' ""'','i]°
de production lilti-rairc, scientilique, |ii.iin.|iif de 1 Europe. Il est impossible d énumérer ici les œuvres do tonte espèce des écrivains tchèques ; qu'il suffise de citer les noms du poète Vrchlicky, de l'historien Fomek, du slaviste Constantin Sirecek. Lalittérature tchèque est l'expression des idées d'un peuple numériquement peu important ; mais ce peuple est un des plus cultivés de l'Europe. D'autre part, la langue tchèque est facilement accessible aux autres Slaves, qui cherchent volontiers des leçons dans les œuvres des érudits ou des poètes de Prague, et qui acquièrent, par ce fait, une véritable importance européenne.
Langue tchèque. Elle se rattache à la souche commune des langues dites » indo-européennes », et elle a conservé jusqu'à présent des formes synthétiques, des déclinaisons multiples,plus simplifiées qu'en russe ou qu'en serbo-croate, moins qu'en bulgare. On la classe habituellement dans lo groupe nord-occidental des langues slaves, avec le polonais, dont elle est pourtant séparée par des particularités notables; par exemple, l'absence de sons nasaux. Comme le croate, le tchèque s'écrit en caractères latins, additionnés de quelques signes diacritiques ; par exemple : c = tch, s = ch, 5 = j, r = rj, c = ts, etc. A noter aussi que, dans les groupes de consonnes, l otr sont souvent semivoyelles ; par exemple, le mot Vltava (la Moldau) se prononce Il Veultava ».
Son histoire se confond avec celle de la nationalité tchèque ; aux époques où celle-ci a été abaissée, la langue tchèque n'a subsisté que grâce au petit peuple des villes et des campagnes. Elle est redevenue, en ce siècle, une langue littéraire parlée par 8 millions et demi de Tchèques do Bohême, 2 millions de Moraves, et aussi, à quelques particularités près, par 3 millions de Slovaques de Hongrie. La loi et les mœurs lui font une place chaque jour plus grande, et rien ne présage sa disparition, si souvent escomptée par les Allemands.
— Bkacx-arts. Dans le mouvement artistique, comme dans le mouvement littéraire et politioue de l'Europe, la Bohême tient une place supérieure à celle que lui raient l'étendue de son territoire et le chiffre de sa tion. Ce n'est pas que ses œuvres aient eu jamais un caractère bien original. Les premiers monuments de Prague, exemple, sont des monuments gothiques, élevés par PS français ou allemands — tel Matthieu
. I I 1 étrlise du Tyn ; — ceux qui leur ont
, I I \v"i" siècle, sont dans le style de la ln.is du xvii" et du Il s i. vîmes ont promené à t
, popula-
En go:
l'art d
: bohème est 1
l'Europe, reflet de D plus ou
■iche.
Le xix" siècle, époque de renaiss aussi marqué par une renaissance :
enrichie do monuments imposanN Jitek, Polivka, etc., ontélevé le mu hême, le Théâtre national tchèque, de Bohême, etc. En même temjis, peinture et de sculpture a surgi , se 1 1 demie de peinture de Prague et ■ des sciences, lettres et arts. Nous ici, faute de place, que le sculpu u la statue allégorique du Dévouemuji
do Vienne, dos groupos du pont Palacky & Prague, otc. ; los pointros Soklior, Chytoussi, Tchormak, le spécialisto des scèDoa do la vio dos Sluvos du sud ; Hynais, qui a décora lo Tliéâtre national tch(!(iuo, do concert avec Brojik dont los grandes toilos, Jean Jiuss devant le concile Je Constance, la Défenestration de Prague, etc., jouissont d^imo célébrité ouropéenne. Kn général, les œuvres les mieux réussies île la peinture holi/inio sont nationales par leur sujet, mais i.i-.>„|ii.i i.ihi.hiis elles rappellent, par leur faire, los l'n- i < "i i"llo écolo européenne, do
Munich on i 'l" Paris le plus souvent.
Si nous II. Il plu '
nal de
nt été joués BOHÊME
lui en étaient se se, dont Murger
I doDt Murger n'avait écrit que le roman.
iKS DE LA VIE de), par Henri Murger (Paris, 18111*. Suite d'épisodes parus par fragments dans (i le Corsaire " de isi7 à 184y, ces Scènes de la vie de bohème, qui n'ont entre elles, parfois, cfunn lien ténu, forment cependant un tout d'une lecture attachante. La vie de bohème de cette époque y est spirituellement détaillée et sentimentalement idéalisée : Scbaunard s'escrimant sur un piano, dont le clavier n'est pas complet, à trouver l'air d'une romance; larencontre avec CoUme. sous une tonnelle de cabaret, ot'l l'on mange un lapin bicéphale ; l'installation du peintre Marcel, qui, au grand effroi du propriéteire, n'a pour Tons nipublns que des châssis sur lesquels sont peints .lis ni.uMis liisso. lation des quatre bohèmes, Rodolphe, (.'..IhiM', M II .1 If s.haunard, que le hasard réunit: les cjn . ii\ 'S ;iN\,|iii ilis ,,n soumet le philosophe Barbemuche,
Musette, .le Plu-ii de II lue df l.àinh.
?s touchants ou amuse ■ Théodore Barrière a ; qui depuis
; do Mil
, de
Oïli-i.ii ,-1 au riii'uire-França BOHÈMES I HiiiEsl n. m. pi. Hist. rel. Y. moraves. Bohémien, ENNE {mi-in, en'), personne née en Bi
s' du monde, [ii. fc>and.^ 110 à la fois aux habitants
[,te des représentants dans
Les hutiKaiiis 11- la l^ilunie se distinguent des Alle-
par leurs clie\i-u\ luuns. i--nrs yeux foncés, la douceur de leurs m.i-uis ,t leurs insmi,;ts artistiques.
La race vagabonde, citée en second lieu, possède à pou près les mêmes caractères ethnographiques. Elle est désignée sous lo nom de bohémiens ou tziganes en France,
en Angletrrrr , ',1,. '-;,^'„'„': ■'!"■'''"', '"'"i /"' ' ''^ .-liarami
Moldavi,-, h ; "a Hon-
qui semble rappeler les bords du Smd ou Indus.
On leur attribue les origines les plus diverses ; : est démontré aujourd'hui qu'ils sont apparentés au: dous, par leurs caractères physiques et linffuis L antiquité les connaissait; à l'âge préhistoriqi vendaient le bronze aux populations de l'Europe, . jourd'hui encore, ils se livrent de préférence au des métaux; ceux qui passent en France sont p tous chaudronniers ou rétameurs. Nomales ],ar Icnce, ils se sont cependant fixés dans cenaïus ,ia Hongrie, en Roumanie, en Espagne, en Kusi.. viennent alors éleveurs, maquignons, man h au K vaux, et les femmes diseuses de bonne aveniure. i
religion parti catliolicin, .
nie. Ils
Ils no paruissoui appartenir à aucune
r„ : iiiusiijiuanson Turquie, ils se disent
ncs-ortliodoxos on Kuuina-
1' so rapproche du sanscrit, .l'aies fixes; mais elle com-
iiip de mots empruntés aux
isr. liieii (lue n'ayant pas d'écriture .près, la poésie n'en est pas moins on 't presque chatjue tribu, nomade ou IIS et des improvisateurs.
laïUard, Nouvelles recherches sur l'ap- • tion des Bohémiens en Europe (Pans, travaux relatifs aux Bohémiens dans 'aris, 1873) : Sur les origines des Hotiè- I Paris, 1875) ; Etal de la question de /ânes en Europe (Paris, 1878).
m) n. m. pi. Hist. rclig. Membre d'une iihôme au xv" siècle, par un cordonsiski. Il Nom que l'on donnait aux vau-