‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 158 sur 956 · I i; ,111 l'i-rmettait auxhus · texte numérisé non relu

I i; ,111 l'i-rmettait auxhus

de Bohémond.

upagne

Bohéniiiiini- /. . '.'':'/|, opéra anglais,

musique ili- Williim [;,ili., n j.i. .iii-- à Londres sur le théâtre do Di'ury-Laiie, rn noveinliro 18U. C'est l'ouvrage le plus populaire et peut-être aussi lo meilleur du compositeur irlandais. La musique en est aimable, et ne manque ni d'ampleur, ni de grâce, ni d'inspiration. Adapté à lu scène française par IL de Saint-Georges, cet ouvrage a été représenté à Paris, au Théâtre-Lyrique, le 30 décembre 1,SG9.

prince de Tarente. Quand éclata le mouvement qui détermina la première croisade, Bohémond se fit remarquer en Palestine par sa vaîfur et son intelligence. Il routliaMii . \ cée.àDorylée, etseili^iniLiii au fameux siège d'.\ur].,.. 11.. I le premier dans la ville in... -i ii proclamé prince d'Antioelie. l-'ait jirisonnier par les Turcs, il s'écliappa â la suite d'aventures romanesques, passa en Italie, puis en France, oil il épousa Constance, fille de Philippe dont le mariage avec Hugues de Clii nulé. La dernière expédition qu'il di fut marquée par l'échec éprouvé ai se rembarqua pour l'Italie, oii il mourut, c-u iumu-i mi.

— BiBLloGR. : Delbare, la Délivrance de Bohémond, prince d'Antioche (Paris, 1826), et les écrits sur la première croisade.

BOHLEN (Pierre de), orientaliste allemand, né à Wuppels en 1796, mort à Halle en 1840, devint, en isao, professeur à l'université de Kônigsberg. On a de lui, entre autres ouvrages : l'Inde antique (1830); les Sentences de Bhartrihari (1833); la Genèse éclnircie sous le point de vue de l'histoire et de la critique (1835).

BÔHMISCH-AICRA, ville d'Austro-Hongrie (Bohême) ; 2.Gr,o hab., Allemands. Fabriques de lainages.

BÔHMISCH-BROD, villo d'Austro-Hongrie (Bohême), sur la Zembéra, affl. de l'Elbe ; 4.100 hab. Fabriques de sucre. Défaite des hussites, qui marqua la fin de la guerre des hussites (1434). — Pop. du district de Bôhmisch-Brod : 66.800 hab.

BÔBMISCH-KAMNITZ, ville d'Austro-Hongrie (Bohême) ; 4.440 hab. Filature et tissage de coton, fabriques de perles de verre.

BÔBMISCH-LEIPA, ville d'Austro-Hongrio (Bohême), sur la Pulsnitz, affl. do l'Elbe ; 10.400 hab. Fabriques de pianos, d'amidon, de boutons, de fourneaux, de velours, ateliers de constructions mécaniques. — Pop. du district : 72.000 hab.

BÔHMISCH-SKALITZ,villed'Austro-Hongrie(Bohême), sur i'Aupa ; 2.570 hab. Filature de coton, teinturerie, brasserie. Défaite des Autrichiens par les Prussiens, le

lîOIII'ME — nOIELDIET

aOHRAS, n, m. 1)1. Nom d'une sccto rcligiiu .■ n. me, issue do celle dos ismallienii, après Ta 'i' pouvoir temporel do cette dernière par Huul /ont pour la plupart dans le Kadjpout. et s y ii. .

BOBTORI (al-Walid), poète musulman, né à Manbcdj en 821, mort en Syrie à la fin du ix' siècle de l'ère chrétienne. Le khalife abbassido .Motavakkel lo protégea ainsi que son vizir Kaih. Son divon était connu sous lo nom do Cfiaines d'or; il est aussi l'autour du ffamasa ou recueil d'anciennes poésies.

grande famille de l'arislocratie anglaise, dont les représentants marquèrent dans l'histoire d Angleterre jusque dans los temps modernes. Le fondatcar en fut, au XI' siècle, HuMPiiaBV de Bohun, dit le Barbu, compagnon de Guillaume lo Conquérant. — Hbnrv deBohun, premier comte do Horoford (1I7C-1220), petit-Als do Humptircy III et do Marguerite, nllo de Milon de Gloccster. comte do Hcreford, Hérita du comté do Horoford et, do ce jour, entra dans la famille avec la charge de connétable J'Adgleterro qui y était attachée.

BOHOS (cuÂTEAC du), forteresse de la Snèdc, bâtie en 1308 sur un bras du fleuve de Gothie, a sootcnn des siège» mémorables en 1502, 1521, 1563, 1570 et 1678. Tombée depuis on ruine, elle menaçait de disparaître tout à fait, quand lo roi Charles XIV Jean ordonna de la conserver.

Bo'iAN ou BOJAN, l'un des plus anciens et des plus célèbres bardes russes. Il est mentionné daus un écrit attribué au xii* siècjo, le Dit de l'Expédition d'Igor, et dans la Zadoustchina du xiv* siècle. Peut-être n'est-ce qu'un personnage mythique, issu de l'ancien mot russe baiati (chanter, raconter).

BOÏARD (du russe bolarine) a. m. V. botard.

BOÏARD (riy — môme origine que bagart) n. m. En T. de

pccn

n Epire de Dur

BÔHMISCH-TBÙBAU, ville d'Austro-Hongrie (Bohême); 4.980 hab. Culture et filature do lin, fabrique et commerce de toiles et de filés de coton. Etablissements de bains à Hory.

BoHNDORF (Frédéric), explorateur allemand de la seconde moitié du xix' ^\!-c\c. nr- laiis le Me.-klcmbourg en 1849. 11 était ori'èvr,' ."■•■. ' '■ ■ ■■■ '•■" "'va^esl entraîna hors de son : lit dans les provinces du Sou. la i Gordon, y fut un moment a i Sobat, et

du

pays en.

appelés 1879, il ;

Ciation intiMnatu.nale al'ri.-aiu,'. Du d.iit à H.ilindorf des relations de ses voyages publiées dans la Deutsche Rundschau (t. IX) et dans les Petermanns ilitteilungen (1885).

BOBOL, lie de rOcéanio espagnole (archipel des Philippines), au N. de Mindanao ; 280.000 hab. Cette Sle, montagneuse et en grande partie couverte de forêts, produit «ependant du riz, du tabac, du sucre, du café, etc.

BOBON UPAS n. m. Toxicol. V. dpas.

Bohorodczany, ville d'Austro-Hongrie (Galicie), sur un.- lu aurhf.l.- la Bystrzyca, affluent du Dniester; 4.780 hab. Sahii.'. liiuiiii.'ru'. brasserie. — Pop. du district : 56.000 hab.

BOHOURT n. m. Chev. V. behoor.

I civière à bras pour transporter la morue, ion. V. BoJAEDO.

t à la manière de

BOIARDO, poè

BOIARIA, ancienne contrée de la Germanie, o\i s'établirent les Boiens chassés de la Bohême par les Marconians. Auj. la Bavière. V. Bull.

BoiARIEN, ENNE (n'-in, en") D. et adj. Se disait autrefois pour Bavarois, dise.

BOICBOT (Guillaume), sculpteur français, né à ClialonsurSaono en 1735, mort à Paris en 1814, a été agréé à l'Académie en 1788. Parmi ses meilleures produciions, rappelons les bas-reliefs des Fleuves de l'arc du Carrousel, la statue de Saint Boch, à Paris, et le bas-relief : les Droits de l'homme, au-dessus de la porte du Panthéon, etc. Artiste aussi consciencieux que modeste, Boichot allia l'élégance à la sévérité du style et s'attacha sur • ' ' Jean Goujon.

BOIDE n. f. Bot. Nom africain des i

BOIE (6o-i2) n. f. Etoffe de laiue que l'on fabriquait s

(François-Adrien), compositeur français, né a Koueo en 1775, mort à Jarcy en 1834. Il fut confié, dès son jeune âge, aux soins d'un excellent artiste. Broche, organiste de la cathédrale de Rouen, qui avait étudié en Italie. Boieldieu passa ensuite quelque temps à Paris, et, en 1793, il retourna à Rouen, où son père lui fournit le livret d'un opéra-comique, la Fille coupable, qu'il mit aussitôt en musique, et qui fut représenté sur le théâtre des Arts avec un succès assez vif. En ''

tre Bosalie et Myr:a, dont le livret était encore de son

gère, et qui ne fut pas moins ien accueilli. Encouragé par cette double réussite, Boieldieu revint alors à Paris, bien décidé à se lancer résolument dans la carrière. U ne tarda pas â y trouver les appuis désirables. Accueilli dans la maison Erard, il s'y lia avec

, il donnait s

lo même ihéâ-

ir, Cherubini, Jadin, Garât, Rode, Lamare, otc. Il commença par publier de jolies romances que Garât fit connaître, écrivit aussi plusieurs morceaux de piauo, puis enfin donna, en 1797, deux petits ouvrages en un acte : la Famille suisse, et l'Heureuse nouvelle. Il fit représenter ensuite /ePari (1797), iToraime et Zulnare (1798) et la Dot de Suzette (1798), les Méprises espagnoles (1799), et écrivit avec Cherubini Emma ou la Prisonnière (1799). Cette collaboration s'explique par ce fait que Boieldieu n'avait pas hésité à reprendre son éducation musicale avec Cherubini.

Bientôt, Boieldieu allait remporter trois succès éclatants : avec Beniowski (1800), le délicieux Calife de Bagdad (1800), et Ma tante Aurore (18031. Par suite de malheurs intimes, Boieldieu quitta la France et alla à Saint-Pétersbourg avec le titre de . maître de chapelle - de l'empereur^Alexandrc. Son séjour en Russie dora huit années

(I803-IS11), reine de Go

b-s.pielles il M r.-i.r.-senter : Aline.

de soubrette, la J-

versées, ta Dame i

/■ararenis.

Il v écrivit

aus-i

'.os chœurs

de"r.l//ui/.t

^. Je musique

militair

^ ie la chaii'llf impériale.

..leu ne tarda pas à conquérir

De r

lafa^

çon r.'i ,

seconde partie de sa carrière.

-, allait lui procurer les honneurs .r.senter Bien de trop, Jean de Paris

et la gio.r.'

1! lit r..

(1812), dont le triomphe fut éclatant; la Jeune Femme colère, te Nouveau Seigneur de village, œuvre exquise et qui semble encore aussi fraîche qu'au premier jour ; Bai/ardà

Jean Cousin (ISH),

divers compositeurL ^- .

les de France (1816), qu'il écrivit avec Herold, et le Petit Chaneron rouae (18181. ou'il considérait comme son dis-

BOIELDIEU — BOILLE

cours de réception à l'Académie des boaux-apts, où il ■eflûait d'être élu. Ici se placent encore, après l'adaptation rtt scène de l'Opéra-Comique des Voitures versées (1820), V^i.: ouvrages de circonstance écrits en collaboration : Blanche de Provence (1821), les Trois Genres (1824), Pharamondiliî5), et nous arrivons à.son chef-d'œuvre, laDame blanche (1825), dont le succès semble inépuisable. Le dernier ouvrage de Boieldieu, les Deux Nuits, parut en 1829, et le maître n'écrivit ensuite que quelques morceaux pour la Marquise de BrinvilUers (1831), qui était l'œuvre do neuf compositeurs.

Boieldieu reste l'un des maîtres du genre de l'Opéra- Comique. Il a le charme, la grâce, la distinction, et son inspiration à la fois abondante et exquise, jointe à une souplesse de main et à une facture extrêmement remarquable, en font l'un dos artistes les plus accomplis dont la scène française puisse se glorifier. Sa ville natale lui a érigé une statue.

Boieldieu (Adrien-Louis-Victor), musicien français, fils du précédent, né à Paris en 1816, mort en 1883. Il fut pas

talent ;

, e, de relief et

de nouveauté. Voici la liste de ses œuvres : Marr/iu-nie (1838) ; l'Opéra à la cour, avec Albert Grisar (1840) ; iAiml,- (1841 ; le Bouquet de VInfante (1847); la Butte des Munlnis (1852); la Fille invisible (1854); le Moulin du roi lisr.Si; J&ance et Ali/érie, cantate (1865); le Chevalier Lubin (isi;ii; ; la Fête des jVations (1867) ; la Halte du flo! (1875) ; une Messe à trois voix avec chœurs, dédiée à. la reine d'Espagne.

Bo'iENS, peuple. V. Bon.

BOIER {boa-ié) n. m. Mar. V. boter.

BOIGA (bo-a) n m Genre de reptiles ophidiens, sousordre des colubriformes, famille des dcniropliides renfermant des serpents darli habitant les régions tropu du globe. L'esp». i i genre, le boiga an / ' le Brésil. Certains i i ontsubstitué aunuiii i celui de « ahsetulia n

terme générique

BoiONE (Benoît Lebori comte DE), général

de l'Inde

Cha

béry en 1751, mort en 1830 Fil d'un marchand de pelleteries suivit d'abord un régiment irlandais à l'île de France, serv it ensuite dans un corps grec, passa à Smyrne, en Egypte, puis dans l'Inde (1786), et reçut du prince mahratte Sindiah le commandement en chef de ses discipline et aux manœuvres eu victoires éclatantes, agrandit le après la mort de celui-ci (1794), une fortune colossale. Il en fit u lui doit

1 remporta des

lu rajah; puis,

revint dans sa patrie avec

n noble usage ; Chanibéry

nouvelles, un théâtre, des hospices.

ollège

dresse s

dépôt de mendicité une place de la ville.

BOIGUE {bo-agh') n. m. Nom d'un arbre indéterminé du Chili, dont on emploie l'écorce aromatique à odeur de cannelle. On pense que ce pourrait être le drymis chilensis.

Bon, tribu celtique de l'antiquité. Son nom semble signifier » terribles n. — Un Boms (uss).

— Encycl. Cette tribu apparaît d'abord dans le centre et le sud de l'Allemagne actuelle, occupant les vallées du Mein et du Neckar. Au début du iv« siècle avant notre ère, elle émigra en grande partie dans l'Italie du Nord, au sud du Pô (Bologne). Un autre rameau, sans doute à la même époque, s'empara au centre de l'Europe du pays qui, d'après eux, fut appelé plus tard par leurs voisins, les Germains, Boiohemum (pays des Boii) ; c'est la Bohême actuelle. Les Boii d'Italie, après deux siècles de luttes acharnées, furent soumis aux Romains (191 av. J.-C). Ceux d'Allemagne, après avoir essuyé le choc des Cimbres et des Teutons, tentèrent de s'établir au S. du Danube, dans le Norique. Une localité de cette région, Boiodurum (auj. Innstadt près Passau), rappelle encore leur souvenir. Mais la masse se joignit aux Helvètes quand, on 58 av. J.-C, ils tentèrent d'envahir la Gaule. Écrasés par César, leurs débris furent recueillis par les Eduens, qui les établirent sur leur territoire ; Bonhy, en Nivernais, rappellerait leur nom et leur emplacement. Peut-être fut-ce à la même occasion qu'une troupe de Boii s'établit dans les Landes, au S.-O. de Bordeaux, dans le pays appelé au moyen âge Buch {ager Boicus). Quant aux 'Boii de Bohème, ils furent peu après chassés par un peuple germain, les Marcomans. Ils se réfugièrent probablement dans la Pannonie ou le Norique. Certains veulent que le nom moderne de cette dernière contrée (la Bavière) dérive de celui des antiques Boii.

BoiLEAUouBoiSLEVE{Etienne), prévôtde Paris, mort vers 1 269. On ne sait rien sur son origine ni sur le début de sa carrière, sinon qu'il fut prévôt à Orléans. Il no porta le titre de« chevalier «qu'àrextrême fin de sa vie.En 1261, il fut nommé prévôt de Paris par saint Louis. Les historiens de saint Louis ont cru jusqu'ici sur parole Joinville, lorsqu'il énumèro les méfaits des prédécesseurs d'Etienne Boileau et les bons résultats de sa nomination. Désormais, selon eux, la prévôté cessa d'être affermée aux enchères, et fut gérée avec intégrité. Mais Joinville n'a fait que copier ici une addition des Grandes Chroniques, addition probablement rédigée en 1297-1298, époque où la canonisation de Louis IX a inspiré toutes sortes de légendes. Les prédécesseurs d'Etienne Boileau étaient doViches et honnêtes bourgeois de Paris, dont les documents authentiques prouvent la probité. Bien plus, Boileau commença par être, lui aussi, un prévôt fermier d'impôts, tout comme ceux que Joinville accuse de rapines et de concussions. 'Vers 1265, après quatre ou cinq années d'exercice, il demanda sans doute lui-même la transformation de sa charge, tout simplement parce que la ferme était devenue désavantageuse : les comptes prouvent, en effet, que les revenus de la prévôté de Paris restaient les mêmes et que les dépenses assignées sur cette prévôté tendaient à croître sans cesse. Saint Louis fit donc d'Etienne Boileau un simple comptable à appointements fixes. Cette réforme, agréable au prévôt, ne le fut pas aux contribuables, car il

afferma les diverses sources de liers; il y eut beaucoup de fermiers au lieu d'un "seul, et les Paris'iens furent plus pressurés qu'auparavant. Ces réserves faites, la grande réputation de Boileau semble justifiée. Son nom reste attaché au Livre des Métiers, codification des usages et règlements en vigueur dans la plupart des corporations de Paris. Une enquête fut ouverte au Châtelet par Boileau, et les résultats en furent consignés dans cet ouvrage vers 1268. La première partie traite des métiers, des règlements, délits et amendes ; la seconde, des taxes, tonlieus, conduits, etc. ; la troisième, ■ devait traiter des justices et juridictions

été rédigée. Le Livr

des Métier

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Martin-Saint-

Léon, Histoire des cv

■poroUons dt

Paris, 1897).

Boileau (Charles), théologien

et prédic

iteur français,

né à Beauvais, mort

à Paris en

1704. Il

^'adonna avec

succès à la prédicatio

nt Louis XIV,

l'Académie

française

On a de lui :

Homélies et serions s

ir les évangiles du care

me (1712); /"a-

né,,i/,;ques (1718); Penste (1733).

r,7, greffier à

11 habileté me, Anne las, le cé-

fils

dans la pratique des affaires i ■

de Niélé, il eut trois fils: (iiil

lèbre auteur de VArt poétiqw ,

Boileau (Gilles), littératcm cèdent, ne à Pans en 1631, mort en 1609. D'abord avocat, il devint payeur de rentes de l'hôtel de ville, et, en 1669, contruleur de 1 argenterie du roi. Doué d'une grande facilite naturelle, il possédait, comme son frère Despréaux, la ver\6 satirique et épigrammatique. Il débuta par des épiti es on vers dans lesquelles il attaqTia vivement Pellisson, Ménage Scarron Costar, et même son frère Nicolas. Grâce at h ipi laiii il tut élu, en 1659, membrede l'Académie fran-

1 ' ' ' I i poésies éparses, on a de lui : Tableau i la Tie d'Epictéte et la traduction de

I dont Bayle a fait grand éloge ; Dio- I Lie des philosophes (1668) ; Avis à Ménage '(///»Z^e Christine (1656), fine et mordante Mtin 01 -son hère, Nicolas, avec qui il s'était réconcilié avant de mourir, a publié ses Œuvres posthumes (1670).

Boileau (Jacques), théologien français, frère du précèdent, ne à Pans en 1635, mort en 1716. Docteur en Sorbonne, il fut grand vicaire de Sens, puis chanoine de la sainte Chapelle, à Paris, en 1694. Jacques Boileau était un érudit distingué, un homme d'un esprit très fin, quelque peu bizarre et tourné vers la satire. Il avait une profonde antipathie contre les jésuites. Il a écrit, sur la théologie et sur l'histoire, de nombreux ouvrages publiés, pour la plupart, sous les pseudonymes de Jacques Barnabe, Claumns FoNTEius et M*rceli,iis Ancyranus, et presque tous en latin, n de peur, dit-il malicieusement, que les évêques ne me lisent : ils me persécuteraient a . Nous citerons : De antiquo jure presbyterorum (1676) ; Historia confessionis auricularis (1683); Historica disquisitio de re vestiaria hominis sacri (1704); De antiquis et majoribus episcoporum causis (IGIS) ; Disquisitio theologica de sanguine corporis Christi, etc. (1681), ouvrage plein d'érudition; Traité des empêchements dirimants du mariage (1691), etc. Mais les deux ouvrages de l'abbé Boileau qui ont le plus contribué à sa réputation sont une Histoire des flagellants (1709), et son Traité sur l'abus des nudités de gorge (1675).

Boileau (Nicolas), dit Despréaux.d'un pré situé dans le petit bien que son père possédait à Crosnes (Seine-et- Oise), frère du précédent, né et mort à Paris (1636-17U). On le mit très jeune au collège d'Harcourt, d'où il passa à celui de Beauvais. Son enfance fut maladive et clia-

frioe. U manifesta de bonne heure le goût des vers, mais ut faire ses études de droit jusqu'à ce que la mort de son père (1657) lui permit de se livrer à la poésie.

"Voici le tableau chronologique de ses principaux ouvrages : En 1660, la Satire I, et la Satire VI, qui était d'abord un épisode de la première ; en 1663, la Satire VII ; en 1664, les Satires II et IV ; en 1665, les Satires III et V ; en 1667, les Satires VIII et IX; en 1669, l'Epître I, et l'Epître II, qui fut tirée plus tard de la première ; en 1672, l'Epître IV; en 1673, lEpître III; en 1674, l'Epître V, l'Art poétique f les quatre premiers chants du Lutrin; en 1675, lesEpîtres VIII et IX; en 1677, les Epîtres VI et VII; en 1683, les deux derniers chants du Lutrin; en 1693, la Satire X; en 1695, les Epîtres X, XI et XII; en 1698, la Satire XI ; en 1705, la Satire XII.

On distingue trois périodes dans la carrière poétique de Boileau. La première va de 1660 à 1667, la seconde de 1668 à 1677, la troisième de 1678 à la mort du poète.

La première période, toute militante, ne renferme que des satires. A part celles qui traitent de sujets littéraires, les satires de Boileau ont, pour le fond même, assez peu do valeur. Les unes (III, 'VI) sont de simples exercices de versification et do style. Les autres (I, IV, V, VIII) développent des lieux communs de morale qui ne dénotent ni observation, ni originalité. Quant à la forme, si elle a quelque chose de dur et de tendu, on y reconnaît une fermeté d'accent qui suffit, dès lors, à le mettre hors de pair. Les satires littéraires sont les plus intéressantes. Boileau y raille les défauts du goût contemporain ; il s'attaque courageusement aux auteurs qui passaient alors pour les maî- Jres de notre poésie. C'est là qu'il est vraiment original, qu'il exerce avec efficacité son jugement ferme et sur.

La seconde période s'ouvre par des epîtres. Les' epîtres do Boileau sont en général supérieures à ses satires ; par la versification plus souple, par le style plus aisé, par le choix des sujets, qui sortent de l'abstraction et de la banalité scolaires, et aussi par la façon dont il les traite, plus personnelle et plus humaine. Mais, ici encore, c'est dans les morceaux de critique littéraire qu'il nous paraît le mieux inspiré. Sa meilleure épître est celle qu'il adresse à Racine pour le consoler de l'échec de Phèdre.

Le Lutrin n'est qu'un badinage un peu long. Mais, quelle que soit l'insignifiance du sujet, ce poème n'en reste pas moins, au point de vue de la forme et de l'esprit, ce que Boileau fit de plus achevé.

Dans l'Art poétique, Boileau expose méthodiquement soit les maximes générales qui dominent toute la poésie.

soit les règles particulières qui en fixent chaque genre. Jusqu'alors, sa critique avait été surtout négative : après avoir fait la guerre aux vices du goût, il veut maintenant établir les véritables lois de la discipline classique. Vainqueur de ses adversaires, soutenu par ses illustres amis, Molière, Racine, La Fontaine, en pleine possession d'un génie auquel les progrès de l'âge ont donné plus de largeur, il s'apaise et dogmatise avec une autorité qui a pleine conscience d'elle-même.

La troisième période est la moins remplie. De 1G77 à 1693, Boileau ne produit presque rien en 1683, les dcu\ derniers chants du Lutrin, le dernier etrit d un bout i 1 au tresurleton sérieux di\aus après, la satire contre les

l'ode s

rlai

fai blés pièces en 16^5 les trois dernières epîtres parmi les quelles la douzième, sur lAmour de Dieu, est admirable pour la force du sentmiei t et l'énergitjue concision style; en 109S et en nm deux dernières satires trahissent le déclin du i

Boileau passa une I v

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