V. ce mot
BENOÎTEMENT adv. D'une manière benoîte. (Vieux.)
Benoît-lévite ( Benedictus Levita), pseudonyme d'un personnage du IX» siècle qui a publié un recueil de droit, sous le titre de Collectio cajpitularium , pour faire suite aux capitulaires d Anségise. Il se disait diacre de Mayence, et prétendait travailler sous l'inspiration de l'archevêque Otgar. Le recueil comprend, réunies sans ordre, des pièces tirées de toutes les sources du droit alors connues : livres de droit allemand, sainte Ecriture, Pères de l'Eglise, spécialement des décrets des papes, les uns authentiques, les autres non authentiques. Ces derniers se rencontrant aussi dans le recueil des Fausses Décrétâtes, quelques critiques ont pensé, mais sans beaucoup de fondement, que Benoît était aussi l'auteur de ce dernier ouvrage.
BÉNOLÉIQUE adj. Se dit d'un acide organique, homologue des acides stéaroléigue et palmitoléique.
— Encycl. L'acide bénoléique, C"H'«0', s'obtient en enle- \ant par la potasse deux molécules d'acide bromhydrique au bromure de l'acide érucique. C'est un solide cristallisant lans 1 alcool bouillant en aiguilles blanches qui fondent à 57" L'acide azotique l'oxyde avec formation de trois orps deux sont cristallisables : l'acide brassyliqv "*
1 acide dioxybénoléiqu
troisième , qu
semblé être
aldéhyde brassylique, est huileux, doué d une odeur pénétrante il reproduit l'acide brassylique par oxydation en présence du brome humide.
BÉNOMARGARIQUE (de bénigne, etmargarique) adj. Se dit d un acide extrait de l'huile de ben. V. bénique.
BÉNOSTÉARIQUE (n Sec
BÉNOUÉ, rivière considérable dont la source i
affluent du Niger, qu'elle rencontre à Lokodja aisément navigable qu'à l'époque des crues, qui lui don nent annuellement, pendant quelques mois, de 10 à 15 ni de fond. Elle n'en constitue pas moins la voie la plus di
recte de pénétration dans l'Adamaoua, le Baghirmi et le Bornou. Aussi, en vertu de l'article 28 de l'acte de Berlin de 1885, la navigation et le commerce sont-ils libres, en droit, sur tout son parcours. Mais, en fait, la Royal Niger Company les a monopolisés, comme les deux expéditions do Mizon (1890-1893) en ont fourni la preuve.
— BiBLiOGE. ; Burdo, Niger et Renoué (Paris, 1880) ; B^douard Viard, Au bas Niger (Paris, 1885); Bulletin du Comité de l'Afrique française, passim.
BeNOUVILLE (Jean-Achille), paysagiste français, ne et mort à Paris (1815-1891). Il remporta, en 1845, le premier grand prix de paysage historique. Depuis lors, il a vécu à Rome, d'où il a envoyé aux expositions do Paris des vues d'Italie, composées et exécutées dans le sentiment classique. — Son frère François-Léon, peintre français, né et mort à Paris (1821-1859), eut pour maître Picot, et débuta, au Salon de 1838, par un tableau représentant Mercure et Argus. L'année même où son frère Achille obtenait le grand prix de paysage historique, il remportait de son côté le grand prix d'histoire. II envoya de Rome une esquisse représentant les Martyrs conduits à l'amphithéâtre. Mais l'œuvre la plus remarquable de Benouville est Saint François d'Assise /ransjmrt.' woin-aiit à Sainte-Marie-des-Anges, bénissant h: '■ i 1 . , l'e tableau, d'un caractère religieux très - I' k. -
tiens exquise, est au Louvre. On cite Cil. . , |.;: !.■: Sainte Claire recevant le corps de sauti I .//,,, ,,,i;i[iijsition pleine de style et de sentiment; Ji-amir a Arc en-
Benquet, comm. des .Landes, arrond. et à 6 kilom. de
Mont-de-Marsan, sur un affl. de l'Adour ; i .054 hab. Résines.
BenRATH, villag
aux personnage qui jouaient dai
d'Allemagne (Prusse [présid. de Cologne]) : 10.275 hab. Mines de plomb et de zinc ; fabriques do produits chimiques.
BENSERADE(4m) [Isaac de], poète, bel esprit et auteur dramatique français, né à Lyons-la-Forêt (Ps'ormandie) en 1612, mort en 1691. A peine sorti du collège, il fit jouer une Cléopâtre (1635) et plusieurs aiitrns tr;,-, ,lics, -lont le succès lui valut la protection du cardinal de Richelieu, qui le fit entrer dans les ordres, et lui procura jusqu'à 12.000 livres de rentes, tant en bénéfices qu'en pension Mazarin le traita avec même faveur, et il devint <
même temps le poète fa\ ^
des grandes dames et d courtisans, engoués alors des concetti. L'usage que Benserade avait du meilleur monde, sa présence d'esprit, sa gaieté et ses saillies, le rendirent célèbre. Néanmoins, beaucoup de ses bons V •'' mots, alors très vantés, passeraient aujourd'hui pour as- -^ sez fades.
Benseradeplaisaitàlacour Benserade
par la facilité avec laquelle
il ordonnait une fête. Pendant la minorité du roi Louis XIV, les ballets tenaient lieu d opéras et faisaient le principal amusement de la cour. Benserade en composait d'ingénieux, et au gré du roi et des courtisans. Il avait l'art d'y introduire des récits allégoriques, convenant également ■ étaient représentés et aux princes sortes de divertissements, où l'on jeune roi lui-même ne dédaignait pas de figurer. Ce qui d'abord et surtout avait mis son nom en relief, c'est la querelle célèbre que provoqua son fameux sonnet de Job, auquel on opposait, dans le camp adverse, un autre sonnet de Voiture, Uranie. On peut dire que ces deux sonnets allumèrent une véritable guerre civile littéraire. La ville et la cour furent partagées avec un égal acharnement ; de là, les noms de uranistes et de jobelins, appliqués aux i artisans des deux poètes Les fact ons des
§uelfes et des g belins de la rose rouge et de la rose lanche ne firent ] as ouler plus de sanç que celles des uran stes et des jol 1 i s n - *- - ' -— ■— j - -
Benserade fut le secrc taire assidu de de M dcLa %a!ltre a^ec Lous \I le combler de ses 1 lenfaits il fut 1674 II avait donné à la Comédie F Clt p t e tri ed e (1635) Iphis et ! la Mon d ici lie et la Dispute d (1636) G sloile ou l Heureuse a l a
11637) M leigre tragédie (1640) Il est e uie 1 bro pour avoir \oulu mettre en rondeaux les Métaiiorpl oies d'Ovide, singulière idée que lui avait suggérée Louis XI\ .
BenSBEIM, ville de l'Allemagne (grand-duché de llesse-Darmstadt [prov. de Starkenbourg]), ch.-l. du cercle de son nom ; 6.275 hab. Vignoble, culture de tabac. Fabri- (jues de cigares, de papier de paille*; vins et drogués. Cette localité existait dès 772 ; elle passa à l'abbaye do Lorsch, puis à l'archevêché de Mayence, puis, en 1803, à la Hesse. — Pop. du cercle de Bens'heim : 50.000 hab.
BENTÈQUE (bin-tèk') n. m. Arbre de l'Inde, qui appartient probablement au genre ambelanier.
BENTÉVI ou BENTEVEO, ou BIENTEVEO n. m. Nom, au Brésil, d'un oiseau du genre tyran, nommé aussi pin- TAGA (megarkynchus sulphuratus).
BentRAM, ville et paroisse d'Angleterre (comté d'York [West-Riding]) ; 6.050 hab. Marchés.
BenTHAM (Jacques), antiquaire anglais, né à Ely en 1707, mort en 1794. On a de lui : Histoire et antiquités de l'église cathédrale d'Ely (Cambridge, 1771), ouvrage très estimé, et qui renferme des idées neuves et ingénieuses sur les architectures saxonne, normande et gothique.
BenTHAM (Jérémie), jurisconsulte et philosophe an-
spondance
est le mal. Tout ce qui augmente la somme totale du bienêtre de l'individu est utile. C'est le bénéfice de la vie qu'il faut sans cesse essayer d'augmenter. Helvélius avait donné en France la formule de l'amélioration du bien-être
tlomnndàt boan-
du plus grand nombre. Reprise en Angleterre par Priostley, elle fut systématisée par Bontliam.
Il ne faut pas croirn, conondant, coup à l'intorventinii <)r- t'Vl'n' - '}
Très pou do clioso, . ■ ; faire pour lapopuhm i i.
auel serait le moilU-m ni .
o la richesse? Ce soraii 'i par lesquels on prétend le»
augmenter. Sécurité et liberté, c'est tout ce i|u'il faut ù. l'industrie et à l'agriculture. • 11 i'
nEiNÏHAMIE
BENZANILIDE
Il y
coup do la législation qu'il transforma, et eut une influence décisive sur le développement do renseignement et sur la réforme do la loi dos pauvres ; ce fut sur son pl'an que fut construite la première prison cellulaire, celle de Millbank. Bentham a fait une critique injuste do la Dé-
souvont rééditée on France sans 6tro attribuée à son
véritable auteur. Il donne Jérémic Bentham.
pour baso aux sophismes
politiques, dont il a fait un traité : l'opinion positive ou négative de nos ancêtres ; lo danger des innovations ; les lois aoclarées irrévocables ; le nombre de ceux qui partagent une opinion déterminée ; l'autorité personnelle. C'est de l'influence do Bentham qu'est né le radicalisme anglais libéral, dont les plus hautes expressions ont été Stuart Mill et Cobden. Grâce à Etienne Dumont, qui adopta ses ouvrages en français, son influence fut aussi très grande dans toute l'Europe.
jne édition française de ses ouvrages en trois parue en 1840.
BENTHAMIE (hin — do Bentham, botan. anglais, né en 1800, mort eu 1884) n. f. Bot. Syn. do cornus, ii Syn.
de CŒLOGLCSSE.
BENTHAMISME (bin. miss — de Ben</iam, jurisconsulte angl.) n. m. Système de la morale utilitaire, tel que Bentham l'a développé et dont le principe est : le plus grand bonheur du plus grand nombre d'hommes. "V. Bentuam.
BenthEIM, ville de Prusse (prov. de Hanovre [district d'Osnabriick]), ch.-l. du cercle du même nom ; 2.360 h. Sources sulfureuses ; tissage de coton ; briqueterie. AuN. s'étend la foret de Bentheim. Ancien château fort des princes comtes de Bentheim, autrefois place forte, prise par les Français en 1799. Le comté de Bentheim, jadis Etat de l'empire d'Allemagne, était, dans le principe, divisé en deux parties, dont l'une relevait directement de l'empire, et dont l'autre a été successivement un fief de ï'evêque d'Utrecht, de la province d'Overyssel et du prince de Nassau-Orange. Les premiers comtes de Bentheim s'éteignirent en 1 42 1 . Leur héritier, Elïerwy n de Guterswyk, et son petit-lîls ajoutèrent par mariage à ce comté les comtés de Steinfurt, de Tocklembourg et Rheda et autres domaines, qu'Arnold IV, fils d'Eberwyn IV, réunit en une seule main. Les (ils d'Arnold IV firent un nouveau partage et fondèrent, au commencement du xvii» siècle, les trois lignes do Tecklembourg, de Bentheim et de Steinfurt. Celle do Bentheim s'étant éteinte, ses domaines revinrent à la ligne de Steinfurt qui, depuis, a pris le nom de n Bentheim-Bentheim «. En 1753, le comte Frédéric-Charles de Bentheim-Bentheim engagea le comté au Hanovre. En 1805, il devint une dépendance du grand-duché de Berg, et, en 1810, il fut incorporé dans le département français de la Lippe. En 1817, le roi de Prusse, leur suzerain, a élevé les comtes de Bentheim au rang de « princes » . — Pop. du cercle de Bentheim : 32.600 hab.
— BiBLiOGR. : Môller, Geschichte der vormaligen Grafschaft Bentheim (Lingen, 1879).
BeNTINCK (John 'William), comte de Portland, né en 1649, mort en 1709, général et diplomate hollandais, issu d'une noble famille de Gueldre. Ami intime de Guillaume d'Orange, il fut fait par ce prince baron de Cirencesier, vicomte do Woodstock et comte de Portland dans la pairie d'Angleterre (1689). Suspect aux Anglais comme aux Hollandais, il eut pendant plusieurs années toute la confiance de Guillaume III. Moins illustre comme général que comme diplomate, il prépara, par ses conférences avec Boufflers, la paix de Ryswick (1697). Il fut ensuite ambassadeur à Paris, où il eut le plus grand succès; il
conclu avec Louis îventuel de la monarchie espagnole (1698J. fils aîné fut fait marquis de Tietclifield ( ' ■ ■ épou
au par-
Portlanden 1716; le fils de celui-ci épousa l'héritière des Cavendish, comtes d'Oxford ; leurs descendants ont pris le nom de « Cavendish-Bontinck «. Du fils cadet de Bentinck provinrent les comtes de Bentinck, dont les descendants sont établis les uns aux Pays-Bas, les autres en .\ngleterre, et dont l'un s'est distingué comme vice-amiral anglais dans les guerres du xviii" siècle.
Bentinck (William Henry Cavendish) 3" duc de Portland, homme d'Etat anglais, né en 1738, mort ou 1809. Un des chefs du parti whig, il fit partie, en 1765, du cabinet libéral, fut ministre de l'intérieur (1794-1801), premier ministre de 1801 à 1803 et en 1807 ; mais il n'eut jamais que la direction nominale de son parti avec des lieutenants tels que Fox, Burke, Addington, Conning. La ligne aînée de ses descendants s'éteignit en 1879 ; la ligne cadette parvint alors au duché, en la personne du duc actuel (William, 6" duo) Masier of the horse de la reine de 1886 à 1892 et depuis 1895.
BENTINCKIE [liin-tin-ld — do Bentinck, n. pr.) n. f. Genre de palmiers, tribu des arécinées, comprenant deux espèces des montagnes do l'Inde et des forêts de Sumatra.
BentivogliO, famille italienne. Elle était de Bologne et se distingua par ses luttes contre les papes. Jean Beutivoglio, profitant des désordres de la république Bolonaise, s'empara du pouvoir en 1401 avec le secours de Jcan-Galeas Viscomi: mais, ayant refusé do lui vendre Bologne, il se vit attaqué par Albéric Barbiano , son
ennemi personnel, au service du duc, et fut vaincu et tué 1
Eugène IV ; mais
'rn.ritr. 1- ,M,r. à éteindre sa faction, n'ompécha pas \ H iitivogUo do so rétablir, en 1443, dans Bo-
i , , I i IN' :i,sassiDéen 1445 par lo parti contraire. Los \'n'u\\\'>j\in ■ Miis(;rvèrent, néanmoins, le pouvoir au nom <lit itmiiu .IbA.N, iils d'Annibal, et sous le commandement du vaillant Santi, fils adultérin d'Hercule Bentivoglio et d'une damo do Poppi. — Jean II Bentivoglio, devenu majeur, se montra un exécrable tyran ; il parvint cependant, par l'intrigue < ' "
tion do Louis Xll : :
Florentins, abaii'l"' sujets, il fut obli:j' Bologne avec sa lau blis à Ferrare, oublii
• Jules II '* Franco et par ses ans, do s'enfuir de M>s descendants, étapour les lettres, noie cardinal Gdido (1579-1644), favori du pape Urbain VIII, nonce do Franco, et dont les œuvres historiques sur son temps ont été publiées en 5 vol., à Milan (1800-1807).
— BiBLio&K. : Fantuzzi, Scriplores bolonenses, II (1782). BentivOGUO (Corneille), prélat italien, né à Ferrare
âge, nonce près de Louis XIV, i:i ' /.i/cre dans la Romagno. Littéra-
. Il' cardinal Bentivoglio a laissé
Bentley (Long-). Gôogr. V. Long-Bentlev.
Bentley (Richard), savant critique et philologue anglais, né en 1661 à Oulton (comté d"york), mort en 1742, lut nommé bibliothécaire de Saint-James en 1693, professeur au collège de la Trinité à Cambridge en 1700, et, l'année suivante, archidiacre d'Ely. On a de lui des Observations critiques sur les deux premières pièces d'Aristophane, une Dissertation sur les épltres de Thémistocle, Socrate, Euripide, Phalaris, et sur les Fables d'Esope, où il démontrait que ces ouvrages sont apocryphes ; des éditions très estimées d'Horace (son cnef-d œuvre), de Térenoe et de Phèdre, etc. Sa correspondance a été publiée sous le titre de Bich. Bentleii et doctorum virorum epistolx, etc. (Londres, 1807).
BenTON, nom de plusieurs comtés des Etats-Unis d'Amérique : un en Arkansas, ch.-l. Bentonville ; un autre dans rindiana, ch.-l. Oxford; un autre dans l'Iowa, ch.-l. Belle-Plaine; un autre dans le Minnesota, ch.-l. Sauk Bapids; un autre dans le Mississipi, ch.-l. Uickory Fiat ; un autre dans lo Missouri, ch.-l. Saint-Cloud; un autre dans l'Oregon, ch.-l. Corvallis; un autre dans le 'Tennessee, ch.-l. Camden. De plus, un très grand nombre de villages et hameaux portent, aux Etats-Unis, le nom de Beuton.
Benton (Thomas Hart), homme politique américain, né en 1782 à Hillsborough (Caroline du Nord), mort â Washington en 1858. Après avoir obtenu le grade de colonel, il quitta l'armée, et s'établit à Saint-Louis (Missouri). Sénateur de cet Etat de 1820 à 1850, il occupa une des premières places dans le parti démocratique. Partisan du maintien de l'esclavage, il combattit cependant, à la Chambre des représentants, où il siégea à partir de 1852, le bill Kansas-Nebraska, présenté par ceux qui voulaient arriver à l'e.xtension de l'institution dans les Etats du Nord. Très dévoué à l'œuvre de colonisation de l'Ouest, il fut un des promoteurs du chemin de fer transcontinental. Il a publié une œuvre historique capitale, Thirty years' View of the Senate, I810-I8ÔO (New- York, 1853-1854), commencé la publication de l'abrégé des débats des congrès de 1789 à 1856 (achevée après sa mort, en 16 vol.).
Benton HarboUR, ville des Etats-Unis (Michigan), sur le Saint-Joseph, près du lac Michigan; 3.700 hab. Commerce de bois, céréales, fruits.
BentrÉ, ville de l'Indo-Chine française (Cochinchine [prov. de Vinh-Longj), ch.-l. de l'arr. du même nom, sur le Cua-Ham-Long, branche du delta du Mékong ; 5.000 hab. Marché important ; tribunal de première instance, bureau de télégraphe, école primaire, poste militaire. — Pop. de l'aiTonrf. de Bentré : 170.700 hab.
BentSCHEN, ville d'Allemagne (Prusse, prov. de Posen), sur le lac de Bentschen; 3.175 hab. Scieries à vapeur.
BENTURONG {bin, rongh' — on écrit pour le malais untarong) n. i nassiers, famille des ursidôs, dont le nom scientifique estorc(!'c(!.'!.(Lemotarc/ic(is [du gr. arctos, ours, et iklis, fouine], indique la nature des benturongs qui font le passage entre les ours pla -
mi:' dés.)
— Encycl. Les benturongs sont des animaux de taille moyenne, nocturnes, omnivores, habitant les forêts et Benturong.
vivant dans les arbres. La
seule espèce du genre {arctictis binlurong) a été décrite aussi sous les noms de ictides albifrons et ater. Elle habite depuis l'Assam jusqu'aux îles de la Sonde.
BenTY, ville de laGuinée française, sur laMelIacorée, à peu de distance de son erahouçhure. Fait avec l'intérieur un commerce actif df knl.i, d'tinilo de palme et de caoutchouc ; principal ii. Il H. il.' Il' 1,1 ^l'same, plante oléagi neuse qui fournit i; , m ,> dans rn(
Bentzel-ster N .\ l ain et homme d I i n lortà Mariahalden (Su
horloge inest. comte de), écri- ■' à Mayence en 1767, . Il fut nommé membre
fut nommé ministre des finances à Francfort. Déjà il s'était fait connaître comme écrivain. En 1806, il publia soni'rotée qui fut suivi d'autres romans satiriques, dont le plus populaire fut le Veau d'or ; de proverbes dramatiques : le Théâtre de la cour de Baralaria (182S), et de Lettres bavaroises où se manifestent ses principes libéraux. Vers la fin de sa vie, il passa au protestantisme avec son frère
Gotfried. Bontzel fut un humoriste original, plein do finesse, mais parfois obscur.
Bentzon (Thérèse de Solms, M"« Blahc, connue sons lo pseudonyme do TuKafeiiB), romancière française, néo à Seine-Port (Seine-ot-Marno) on 1840. On lui doit uo grand nombre do romans remarquables par la délicatesse des sentiments et l'élégance du style ; des traductions de romans américains et-des études de critique littéraire et de mœurs publiées dans la • Revue des Deux Mondes >, puis réunies on volumes sous lo titre : Nouveaux romanciers américains (1885); Littérature et mœurs étrangères (1887); tes Américaines cliei elles (1895), etc.
Benvenuti (Pierre), peintre italien, né à Arezzo en 1769, mort à Florence en 1844. On lo considère comme le chef do l'école moderne de Toscane. Los fresques de la coupole do la chapelle des Médicis sont l'œuvre la plus considérable de cet artiste au dessin pur, au chaud coloris ; mais on lui on doit beaucoup d'autres : .Salon d'Hercule, au palais Pitti (Florence); Judith (Arezzo); Mort d'VgoVin, Pyrrhus tuant Priam (Florence), etc., cl un grand nombre de portraits.
BenvENUTO CelUMI. V. Cellini (Benvenuto).
Benvenuto Cellini, opéra on deux acies, paroles do Léon do Wailly et Auguste Barbier, musique d'Hector Berlioz, représenté Â l'Opéra lo 3 septembre 1838. C'était lo début de Berlioz au théâtre, et if ne fut pas heureux. L'œuvre fit scandale par son excentricité, aussi bien en ce qui concerne lo poème que la musique, et le public, effaré, lui fit un accueil qui n'était rien moins que tendre. Après la troisième représentation, Duprez, qui était chargé du rôle principal, refusa de le chanter plus longtemps, et fut remplacé par Alexis Dupont. Les autres rôles étaient tenus par ftlassol, M»*» Stoitz et Dorus-Gras. L'ouvrage ne fut joué que quatre fois en son entier, ot l'on donna trois fois le premier acte seul. Depuis lors, il n'a jamais reparu en France, mais on le joue volontiers sur divers théâtres d'Allemagne.
BenvOGLIENTI (Hubert), historien italien, né et mort à Vienne (1668-1733). H protégea les lettrés et écrivit plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Chronicon venense ilalice, et Annales venenses, qui ont paru dans les Scriplores rerum italicarum.
BenwELL-AND-FENHAM, comm. d'Angleterre (comté de Nortbumberland), sur la Tyne ; 10.500 hab. Mines de houille, les plus anciennes de l'Angleterre.
BeN'WOOO, ville des États-Unis (Virginie orientale), sur rOhio; 2.935 hab. Hauts fourneaux et laminoirs.
Ben-yahya-ben-aissa, chef arabe, né en 1806,
mon ■: ' ' lieutenant d'Abd-cl-Kader, il so
souiii.i "t, devint calife de l'agha d'Au-
malr, I Oiiled-Naïl à Djelfa. Sa belle con-
duite a II I :,-^' : niiiSaada et dans l'expédition de Laghoiiat Un valut la croix de commandeur de la Légion
BÉNYLÈNE (rad. 4eii, nom de plante) n. m. Carbure d'hydrogène quadrivalent, dérivant du triamylène par perte de 4 atomes d'hydrogène.
— Encycl. Le bénylène C"H" s'obtient facilement en traitant par la potasse alcoolique le bromure de triamylène CH'-Br". Le bénylène passe à la distillation vers 225». C'est un liquide de densité 0,91 14 à 0" et bouillant vers 225*'. Combiné â 2 atomes de brome et traité par la potasse alcoolique, il fournit par perte de 2HBr un carbure heiavalentC'H".
BENZAMARONE (bin) n. f. Composé chimique ayant pour formule C**H'*0', qui se dépose quand on abandonne A froid et à l'abri de l'air un mélange d© potasse alcoolique, de benziie et de désoxybenzo'ine.
BENZAMIDE (6m — de benzolle, et atnide) n. f. Substance de la classe des amides, qu'on peut considérer comme de l'ammoniaque dans laquelle un atome d'hyrogène est remplacé par le benzoyle C'H'O.
— Encycl. La benzamide a été obtenue pour la première fois par Liebig et VVehler dans l'action du gaz ammoniac sec sur le chlorure de benzoyle ;
C*H'COCl-(- 2AzH' = C'H'CO.'VzH' -h AzH'Cl chlorure ammo- benzamide. chlorure
La masse blanche solide aii de benzamide et de chlorure d'ammonii froide pour se débarrasser de ce demie:
obtenue est nn i
1 fait dis-
refroidissement des cristaux blancs de benzamide. cristaux fondent à U5«; ils sont à peu près insolubles dans l'eau froide, mais assez solubles dans l'eau bouillante, dans l'éther bouillant ot dans l'alcool.
Comme toutes les amides, la bcn2amide perd aisément les éléments de l'eau pour donner un nitrile, le benzonitrile, C'H'C.Az : il suffit, pour cela, de faire passer ses vapeurs dans un tube de porcelaine chaufl'é au rouge, ou de la fondre avec du potassium, ou enfin de la distiller avec de l'anhydride phosphorique ou de la baryte caustique, ou du perchlorure de phosphore.
BENZAMILE (Am) n. m. Produitdc la distillation de l'huile d'amandes amères avec la potasse, obtenu par Laurent.
BENZAMIQUE (Ain) adj. Se dit d'une combinaison acide do benzamide et d'oxygène.
BENZANIUDE (bin) n. f. Substance dont la formule est C"H"AzO et qui s'obtient en dissolvant à chaud do l'anhydride benzoYque dans l'aniline.
— Encycl. La benzanilide est à l'aniline ce que la benzamide esta l'ammoniac; elle a pour formule : '
C'H'COAzHC'H'.
On la prépare en mélangeant du chlorure de benzoyle et de l'aniline :
C'H'C0Cl+8AzH*C'H'=C'H'C0AzHC'H'-hAzH'C'H'HCI.
clilorure aniline. benzanilide. chlorhydrate
de benzoyle. d'aniline.
Il se produit une vive réaction, et la masse se solidifie
BENZAURINE — BENZINE
Eidu dans l'alcool bouillant. On obtient encore do la benzanilide en dissolvant à chaud de l'anhydride benzoïquo dans de l'aniline. ■ n-
La beozanilide se présente en paillettes cnstaUines brillantes, insolubles dans l'eau, mais solubles dans 58 parties d'alcool froid, et 7 parties d'alcool bouillant. Elle fond à 163». Le D' Kahn l'emploie comme antipyrétique, en même temps que l'acétanilide^
BENZAURINE {bin — de benzine, et aurine) n. f. Corps qui difl'ère de Taurine par la substitution du groupe phenyle au groupe phénol.
BENZÉINES D. f. pi. Matières colorantes qu'on obtient par l'action du pkénylçhloroforme sur les phénols. — une
BENZÉINE.
BenzELIUS, famille de pasteurs célèbres dans l'iiistoire de l'Eglise de Suède, depuis la Réforme. Le premier, Eric, né en 1642 de parents très humbles, s'éleva par son travail, voyagea à l'étranger, fut nommé professeur de théologie à Upsal, devint plus tard évêque de Strengnas, enseigna à Charles XII la théologie et l'histoire ecclésiastique et fut archevêque d'Upsal. C'est alors qu il dirigea la traduction de la Bible en suédois qui fut faite en 1703 sur l'ordre de Charles XII. Il a laissé un Abrik/à de l histoire ecclésiastique. — Un de ses fils, nommé aussi Bric, né en 1675, mort en 1743, fut également archevêque d Upsal. Il était profondément versé dans la connaissance des langues et des antiquités. On lui doit, entre autres ouvrages ; Monumenta sueco-gothica, et Ulphilas illustralus. Il fut encore l'un des fondateurs de l'Académie des sciences, érigée à Upsal en 1720. — Son frère, Henri, né en 1689, mort en 1759, lui succéda sur le siège d'^ comme helléniste et orientaliste.
BenZENBERG (Jean-Frédéric), savant physicien et publiciste allemand, né Schœller en 1777, mort en 184n. Professeur de physique et d'astronomie au lycée de Dusseldorf, il fut chargé, en 1807, de la direction des opérations cadastrales pour la triangulation de la Bavière, et créa, vers cette époque, une école spéciale pour former des arpenteurs. Il légua à Dusseldorf, . -* ^■-
d'Upsal, (
Manuel
? (jéomètr
Ses principaux ouvrages (1810); un Essai sur larota breuï écrits politiques conçus dans un esprit
BENZÈNE {bin) a. m. Chim. Syn. de benzine.
BENZÉNIQUE (6in) adj. Se dit quelquefois des corps ou des groupements moléculaires qui ont un rapport de parenté avec la benzine par leur constitution : Hi'rie benze- NiQUE. Noyau benzéniqoe. Il On dit aussi benzinique.
BENZÉNYLE (bin) n. m. Radical trivalent, différant du benzylène par un atome d'hydrogène en moins. Sa formule
nzylene par i t C'H'-d".
BENZÉRYTHRÈNE [bin — de ben:ii
éruthr
■ Encycl. Quand on soumet la benzine à l'action de la chaleur, il se produit, outre le diphényle et le chrysène, un carbure jaune, peu fusible, appelé benzénjthrene par Berthelot. Schultz a dédoublé ce produit en diphénylbenzine et triphénylbenzine, en réservant à ce dernier composé le nom âe benzérythrène C'H'(C'H')'.
BENZHYDRAMIDE (bin — de benzamide, et du gr. hudôr, eau) n. f. Corps cristallin qui se produit quand on traite l'essence d'amandes amères brute par l'ammoniaque caustique. Syn. hydrobenzamide.
BENZHYDROL (bin — de benzine, et du gr. Iiudor, eau ; termin. ol de alcool] n. m. Alcool secondaire oui se produit
(bin, lam') ou BENZILAME n. m. Produit même temps que la benzilimidc, par l'action do l'ammoniaque sur le benzilo.
BENZILATE (bin) n. m. Sel produit par la combinaison de l'acide benzilique avec une base. V. benzo'ine.
BENZILE (bin) a. m. Corps ijui s'obtient en faisant passer
un courant de chlore dans la benzo'ine fondue. V. benzoine.
BENZILIMIDE (bin) D. f. L'un des produits obtenus par
effet 1
1 de l'ammoniaqu
i beuzile
BENZILIQUE (bin) adj. Se dit d'un acide qui se produit dans l'action des alcalis sur le benzilc. V. benzoine.
BENZIMIDE (bin) D. f. Substance que l'on obtient en distillant certaines essences d'amandes amères, et en traitant par l'alcool l'huile qui forme le résidu de 1 opération.
BENZIMIQUE (6"i) adj. Se dit d'un acide qui se produit uefois, en même temps que l'amarine, quand ou fait "'ammoniaque alcoolique sur l'hydrure de benzoylo.
BENZINE (bin) a. f. Chim. Hydrocarbure volatil et odorant que l'on extrait du charbon de houille,
— Comm Benzine impure trait du goudron, de la houiUi habits •. T)wers inventeurs on /
quelque agir l'i
auseabonde, que 1 on ex- ; qui sert a détacher les tr tnts ajoutent leur nomà
adri-
quand on fait agir l'hydrogène naissant ; none. Syn. de diphéntlcaebinol.
Ce nom avait été donné primitivement à une substance qui se dépose dans l'essence de cassia.
BENZHYDRYLBENZOÏQUE (bin — de benzilt/drol, et benzoique) adj. Se dit d'un acide qui diffère du benzhydrol en ce que l'un des atomes d'hydrogène du phényle est remplacé par le groupe acide CO^H.
BENZIDINE (bin) n. f. Base qui, par fixation de deux molécules d'un phénol ou d'une aminé, donne des matières colorantes tétrazoïques.
— Enctcl. La benzidine a pour formule :
(H'Az).-(C'H«),-,(C'H«)-.(AzH') ; c'est donc le diparamidophényle : ce corps se prépare industriellement de la façon suivante : on réduit par le zinc et l'acide chlorhydrique de la nitrobenzioe C'H'AzO- ; deux molécules , perdant 4 atomes d'oxygène et hxant chacune un atome d'hydrogène, se soudent entre elles en donnant un corps intermédiaire C^H'AzH-H.4zH'C , l'hydrazobenzol, lequel, versé dans une liqueur acide, se transpose en donnant la benzidine qu'on purifie par cristallisations. La benzidine pure fond à 188» , elle se dissout dans l'eau et l'alcool chauds. C'est une base capable de saturer deux molécules d'un acide monobasique, et ses sels sont très bien cristallisés.
Au point de vue industriel, c'est un corps très important; c'estle type des diamines binuclées et, par conséquent, elle peut, par diazotation et copulation (v. azoïqoe), fixer deux molécules d'une amino ou d'un phénol en donnant des matières colorantes tétrazo'iques. — Celles-ci étaient connues depuis lonctcmps, mais n'avaient reçu aucune application, parce qu'houes ne teignaient pas la laine ; mais, en 1883, Cari Bœttiger découvrit à ces azoïques la propriété remarquable de teindre le coton non mordancè, et aujourd'hui ces colorants substantifs, comme on les appelle, sont des produits de grosse consommation. On les désigne encore dans la pratique sous les noms de couleurs de benzidine, benzos, couleurs diamines, couleurs directes, etc., et elles servent à obtenir sur coton non mordancè les teintes les plus diverses, depuis le jaune jusqu'au noir ; elles se fixent sur la fibre, à chaud, au bain alcalin. Malheureusement, elles sont assez sensibles aux acides et résistent peu à la lumière, quoique les progrès apportés à leur fabrication aient beaucoup atténué ces défauts.
Citons en terminant, parmi les couleurs substantives, les plus célèbres : , .,. v • ■
Bouge Longo : tétra^o de benzidine sur naphtionique ; chrysamine : tétrazo de benzidine sur acide salycihque ; berizopurpurine ; benzazurine ; azoviolet; noir diamine, et les différentes marques de rouge Saint-Denis.
sèche des huiles j.i , j ■-
carbure dhydrogtut I M liich, en décompo-
sant par la chaleur du I . u/ a - j,- c il^ium en présence d'un excès de chaux, obtint uu liquide qu il reconnut être identique au quadricarbure de Faraday, et auquel il donna le nom de benzine Puis, en 1848, Manshold et Hofmann l'isolèrent des huiles du goudron de houille Enfin, Berthelot, en 1866, réalisa la synthèse de ce composé : il montra que, lorsqu'on chauffe de l'acétylène, ce gaz se transforme en différents polymères, parmi lesquels on trouve principalement la benzine.
La benzine est un liquide incolore, mobih sucrée, d'une odeur agréable * ^-■-^-jpure; elle se prend à 0° en cristaux blancs fondant a 4-,3 ; elle bout à 80",6; sa densité est 0,900 à 0», et 0,884 à 15». Elle est très peu soluble dans l'eau, mais se dissout aisément dans 1 esprit -de -bois, l'alcool, l'éther, l'acétone; c'est un dissolvant du soufre, du phosphore,de l'iode ; elle dissout facilement aussi un grand nombre de matières organiques, telles que les huiles grasses, la cire, le camphre, le caoutchouc, la gutta, quelques acides aromatiques et quelques alcaloïdes.
La formule moléculaire de la benzine est C'H' ; sa richesse en carbone fait que lorsqu'elle brûle elle donne une flamme brillante et fuligineuse. Chauffée au rouge vif, .■11.^ se détruit en partie ; parmi les produits de sa décom-
,,,, , iiiuve principalement de l'hydrogène et du
:, . , I II -O'H'. A température élevée , elle peut ,1 . ; , . I f pour donner principalement du cinna- ,.,, ,,. I in;ii M "il la chauffe en tube scellé avec de l'acide iuaii\ lii u|ii.;, cllu 11X0 péniblement de l'hydrogène, et donne l'hyirocarôure saturé en C, Vltexane, C'H".
Sous l'action des rayons solaires, la benzine fixe 6 atomes de chlore ou de brome, et se transforme dans les composés C'H'Cl', C'H'Br'. Mais, à la lumière diffuse et avec la benzine bouillante, le chlore ou le brome fournissent des produits de substitution : toute la série des dérivés peut être ainsi obtenue, depuis la benzine monochlorée C'H'Cl, chlorure de Julin CCI'. . rapprochant le composé C'H'Cl du chlorure d ethyle C'H'Cl, on pourrait penser que l'action de la potasse sera de remplacer Cl par OH : il n'en est rien ; la benzine fournit des composés chlorés qui sont très stables et inattaquables par la potasse, et c'est là un caractère qui lui est spécial. 11 en est d'autres encore : la benzine so dissout vers 40 ou 50» dansTacidesulfuriquefumaiLi | m-m i ni,, r ! k vie benzinosulfoniqueovLphénylsulfttrr,,. • M "H .i. traite par la potasse, se transforme en , ' ll''tl "Ile se dissout également dans l'acidr a. " ,"" in mlrate, donnant un produit de substitution uiuc, L. U .VM', que 'on appelle la nitrobenzine, et que l'on précipite par addition d'eau ; l'action des réducteurs sur ce composé conduit a Vaniline, C'H'AzH'. . .
— Constitution de la benzine. La benzine, comme 1 a indiqué Berthelot , résulte de la polymérisation de l'acétylène : 3C'H» = C'H« acétylène. benzine.
On peut interpréter cette réaction en admettant que l'acétylène CH = CH , sous l'action de la chaleur, prend la constitution -CH = CH- Cil
qui en fait un composé divalent ; dès lors, / ' '\\
trois molécules peuvent se souder en se gpg , ^jj saturant mutuellement leurs valences li- Ti i
bres. Kékulé, en 1866, proposa de représenter la molécule de benzine par la || | figure ci-contre, que l'on désigne sous le hc 5 3 CH nom de hexagone de Kékulé. y /■
Disons tout de suite qu'après Kélculé, \iv
divers chimistes ont proposé des schémas CH
différents ; entre autres, los suivants :
Le symbole (1) a été indiqué par Dcwar, les deux autres (2, 3) par Clans. Enfin, Ladenburg a pensé à représenter la molécule
) valence à satisfaire dans chacun des deux ato-
arbone entre lesquels elle subsistait. L'expérience
rappelons entre autres r ' "' "'' ^^'"
'hexachlorure, C'H'Cl'', "de l'hexabromure C'H'Br'.
2» La symétrie de la figure hexagonale montre que les six atomes d'hydrogène sont parfaitement équivalents ; on pourra substituer un seul atome de chlore, de brome ou d'iode, ou un seul des groupes OH, AzO", AzH', etc., à tel sommet que l'on voudra, le dérivé obtenu sera unique. Et l'expérience montre, en effet, qu'il n'y a pas d'isomérie dans les dérivés monosubstitués de la benzine.
3» Pour les dérivés bisubstitués , il n'en est plus de même. Numérotons les sommets de l'hexagone à partir de l'un d'eux, dans l'ordre où on les rencontre successivement, et prenons l'exemple de la benzine bichlorée C'H'Cl' : si la substitution porte sur les deux sommets consécutifs 1, 2, on aura une benzine bi-
de benzine par
un prisme à base triangulaire (4).
n/ \h hc/
En fait, c'est