‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 170 sur 956 · hab · texte numérisé non relu

hab

BoLIAC (César), ] à Bukarest (selon a.

à Bukarest en 1880. Sa participation' le protectorat russe lui valut plusieurs condamnations (1838, 1840). En 1848, il fut membre actif du comité révolutionnaire, et, après l'abdication de Bibesco, secrétaire du gouvernement provisoire et maire de Bukarest. Député au camp de Fuad-Pacha pour protester contre le règlement organique, il fut retenu prisonnier, mais put fuir en Transylvanie, et de là à Paris. On a de lui un volume de poésies sociales, des chants nationaux, etc. Ses œuvres pohtico-historiques les plus remarquables sont ses Mémoires sur la Roumanie et les Monastères soumis. Boliac s'est oc- î cupé beaucoup d'archéologie. | BOUCHE (pour l'étymol.

deux ailes, avec un mancne au

milieu. .,

BOLIDE (du gr. bolis, idos, jet de lumière) n. m. Corps très petit, relativement à la masse ^ des planètes, qui erre dans l'es- [ '

pace,et quelquefois traverse notre atmosphère, ou même tombe sur L '

— Bncycl. Les étoiles filantes u ii i,

sont des corps qui paraissent enflammés et âe meuvent dans le ciel avec une grande rapidité; en traversant notre atmosphère, ces corps s'échauffent à raison de la résistance, du frottement que celle-ci leur oppose, et, s'ils ne sont pas i consumés, sans cependant reprendre leur course à travers l'espace, ils constituent les bolides. Le bolide peut être suivi d'une traînée lumineuse, lancer des étincelles, éclater, projetant avec fracas des débris appelés aérolithes, météorites. Souvent, en traversant les airs, il détermine un sifflement. Ces pierres météoriques renferment du fer, du nickel, métaux magnétiques ; et, comme les bolides entraînent avec eux dans notre atmosphère des masses fluidiques ou brouillards de matière non encore condensée, leur action sur le magnétisme terrestre pourrait être rapportée à la production des aurores boréales. Enfin, à diverses reprises, avec le même cortège de lumière et de bruit, se sont manifestés des météores à l'état de poussières, mal distinguées jusqu'ici des poussières dorigine terrestre, d'autant que leur combustion dans l'air peut en avoir modifié la nature. Il semble bien démontré, aujourd'hui, que cette

non seulement pour la physique du "globe.

Pour la géologie et les questions pratiques telles que agriculture. Le plus gros fragment météorique, trouvé sur les bords de la Plata, est évalué à 50.000 kilogrammes : les pluies célèbres de tels débris sont celles d'Orffuoil et d« L^iglo (Orne) le 26 avril (803. où. respcçtive-

rois mille morceaux furent parsemés sur des ovales de 28 et 12 kilomètres de diamètre.

Ces débris, analysés, contiennent vingt-deux éléments : fer, manganèse, silicium, oxygène, nickel, cobalt, chrome... appartenant tous à notre globe, dans le même ordre d'importance environ pour les premiers ; cependant, le fer et le nickel s'y rencontrent à l'état métallurgique, non pas comme dans les agglomérations terrestres. Leur vitesse de translation peut atteindre 48 kilomètres par seconde, double de celle de la terre autour du soleil.

C'est seulement à la fin du siècle dernier, avec Chladni, Biot, Laplace, puis Schiaparelli, que l'on commence à se faire des idées justes sur l'origine de ces météores : la terre, dans sa trajectoire, rencontre celles d'une infinité de parcelles obscures qui circulent aussi autour du soleil et s'échauffent au contact de l'atmosphère. Quelques-unes de ces parcelles semblent même étrangères au système solaire et constituer la désagrégation d'amas cosmiques en pénétrant dans notre système. Depuis qu'il tombe des bolides, on ne doit pas s'étonner de n'en point retrouver dans les entrailles de la terre ; car, sous l'influence de l'eau, ces matières

[1872]); Elle de Beaumont ("Académie des sciences. [I87l1); Daubrée («Académie des sciences» [1872, 1873]); Etudes récentes sur les météoi'ites. Rapport du jury international de tS67 ; Delaunay («Académie des sciences" [^1868]); Meunier, Elude descriptive des météorites [1867]; le Ciel géoloyique [1871]; P. Secchi («Académie dosscien-

BOLIER ili-é) n. m. SoiOe de filet de pêche, en forme de nappe, d'uue longueur minimum de 35 mètres et muni dans

> milieu d'une longue manche ou poche. Des bateaux traîent le bolier sur le sable, le long des côtes. BOLIN ( André-Guillaume), écrivain suédois, d'origine usse, né à Saint-Pétersbourg en 1835. Il adopta les idées

les Etats de l'Europe et les leçons de philosophie politique (1868), etc. Comme philosophe, Bolin est un réaliste s'appuyant sur l'expérience, mais à tendances idéalistes.

BOUNAO, ville de l'Océanie espagnole, archipel des Philippines (île de Luçon [prov. de Zambales]) ; 6.860 h. Chasse, pêche, élève de bétail ; commerce assez important.

BOLINC (du latin bolis, météore) n. f. Genre de cténophores lobés, famille des mnémiidés, renfermant des formes très lisses avec un entonnoir à pôle arrondi.

— Enctcl. Les bolines habitent en diverses mers ; elles sont répandues surtout dans les parjiges du nouveau monde. Citons la bolina alata (Pacifique Nord) ; la bolina septenti-io7ialis (mer de Behring).

BOLINÉ. Myth. gr. Nom d'une nymphe, qui se jeta dans la mer pour échapper aux poursuites d'Apollon. Elle donna son nom à la ville de Bolina, en Acha'ie. terre (comt château. — Patrie de Henri IV d'Angleterre.

BOLINGBROKE (Henry Saint-John, vicomte de), homme d'Etat, littérateur et philosophe anglais, né en 1678 à Battersea (Surrey), mort en 1751. Entré au parlement en 1700, il siégea parmi les tories, et, quatre ans plus tard, devint secrétaire de la guerre et des lois. Renversé en 1708, il se renferma dans une solitude studieuse, à laquelle la reine Anne, qui prisait fort les talents de l'homme d'Etat, l'arracha en 1710 pour lui confier le poste de ministre des affaires étrangères. La paix d'Utrecht, qu'il prépara longuement et réus-

whigs, fut son œuvre maîtresse. Si elle lui valut, de la part du grand rai, une réception des plus flatteuses à Versailles, adversaires , et parmi eux Horace Walpole , son ancien condisciple d'Eton, la lui reprochèrent comme une trahison envers l'Angleterre. Revenus au pouvoir enl7 14, à l'avènement de Georges I", ils exigé- Bniinsbroke

rent du roi la destitution

de son ministre, et du parlement un arrêt de proscription, qui obligea Bolingbroke à se réfugier en France. Dans son indignation, celui-ci n'hésita pas à ofl'rir ses services au prétendant, mais il ne tarda pas à le quitter. Entre temps, Bolingbroke épousa la veuve du marquis deVUlette, mère de M»' de Maintenon. Autorisé, en 1723, par Georges I", à rentrer en Angleterre, il se lança de nouveau dans l'arène politique et fit une guerre acharnée au ministère "Walpole, dont il stigmatisa la corruption dans ses fameuses Lettres et sa Dissertation sur les partis. Puis, en 1735, épuisé par cette lutte, il revint en France. Rappelé en Angleterre, en 1738, par la mort de son père, il se retira jusqu'à sa mort dans son domaine de Battersea.

•les affaires d' .\ngleterre

de niO à nsù; les Reflet

HOLLNOI'SIDE — HoLlVlE

'e, les Pcnaécs aar la religion naturelle, Viil^e d'un mi patriote. Satire de la tluiorie : ouvrages, Bolingbroko se

contre le protot:tm-at russo, Bolintinoano, proscnl, lit do longs voyages (1818-1859). De retour A Bukarost, Il lui nommé, on 1861, ministre dos affaires étrangôres.

BOLIQUEME ou BOLIQUEIMA,

du Portugal (Algarve), prés du 11. ' BibciraQuartoira; 4.700 hab. Pécl

BOUTOBIB ou BOLITOBIUS ( ms -

gr. bolilés, cbampignon, et hios. vio) ii Genre de coléoptères bracbélvtros, lui dos staphylinidès, tribu des tacbypor renfermant do petits stapbylins bariob

les cbampignons : tes

pas leur abdomen ; au contraire, ils te i

sent etidessous. (Girard.) Une vingtaine d'espèces habitent

l'Europe; de plus nombreuses sont répandues sur le globe.

Citons : le bolitobius atricapillus (France); le bolilobius

distigma (Sicile).

BOLITOCHAEIE [kar' — du gr. bôlitês , champignon, et khara, joie) n. m. Genre de coléoptères brachélytres, famille des stapbylinides, ronform'ant de petites formes allongées vivant dans les champignons.

BOLIVARIEMo Bolivar, a.

nlermaot des arbrisseaux l Mexi(|uo.

, pr.) n. f. Gooro dojasminéeg, uo 1 Amérique méndioualo et

Sulfure naturel d'antimoine ; variété

BOLrVIANITE r

argentifère de stil

Bolivie. Gboorapuik physique. Ktat do l'Amérique ancien haut Pérou, compris cotre

méridionale, formé

D* et 24* do latitude S. et oui

fm.rid. de- l'arisi. Bornéo à

et 73* de longitude O.

le Chili <

nor, au N. et â l'E. par le Brésil, au S. par

i république Argentine, la Bolivie, dont

ont presque nulle part netiemeut liiécs,

licie d'environ 1.330.000 kilorn. carr.

rritoiro bolivien s'appuie à l'O. au grand

le l'Amérique du .Sud, aui Andes

do deux ckaiocs : !• la Cordillera

. ' ' I iréo de l'Océan par le désert do sable

I w, ..ini I 11. iir moyenne do 4.000 à 5.000 m.); volcan

.M.,,u ,., ,. ii..„ pic Tacora(6.0l7 m.), Sayama (0.415 m.).

Lrs culs y sont rares : la passe do Crucoro qu'emprunte lo

chemin do for d'Arcquipa est à 4.470 m. daltitude, celle

de Tacora s'ouvre à 4.170 m.; 2«la Cordillera Real s'abaisse

graduellement vers l'E. ; elle porto les sommets les plus

élevés do la chaîne Andine : llllampu ou Novado do Se'

rata (6.500 m.), l'illimani (6.410 m.) ot lo pic do Paris

). Simple au N., elle se bifurque i "

a région do Sucre et Potosi ; 3« entre ces deux

haines principales, s'étend un plateau do 700.000 kil.carr.

Ency

bolitochares, dont on con- I vingtaine d'espèces, sont répanle globe, particulièrement dans lo l'Europe. Nous citerons le bolitobella, qui vit eu France.

BOLITOGYBE (du gr. bàlilês, champignon, et (/urein, tourner) - ^ - .

coléoptères, ii Syn. de cyrtothoras.

BOLTTOPHAGE (du gr. bôlitês, champignon, et phagein, manger) n. m. Genre do coléoptères hétéromères, famille des diapéridés, renfermant de petit formes arrondies, à. téguments âpres f ' à corselet souvent cornu.

— Encycl. On connaît une vingta d'espèces de bolitopha/fs, réparties ; tout le globe ; quatre iiabitent l'Eurt et vivent dans le loppent leurs lar

bolitophaf/us armalus ; le bolitJiophagus reticulaliis (Franco).

BOLITOPHIU: ou BOLITOPRILA (du gr. bdlités, champignon, etphaf/e' ger) n. m. Genre de diptèn type de la famille des bolitophilid^s, renfermant des tipules do petite taille, habitant nos pays, et dont les larves se développent dans les champigno dans les bolets. Nous citerons : le boliiophila einerea (France).

BOUTOPHILIDÉS (rad. boto- phile) n. m. pi.

ptères némocères, renfermant les genres bolitophile, mycétobie et voisins, tous composés de petites espèces de tipules, vivant dans les champign

Un BOLITOPBILIDÉ.

BOUVAR (du nom du libératour de la Colombie) n. m. Sorte de chapeau évasé, à large bords, qui fi

on France en 1819 et 1820. n Sorte de flanelle américaine

ILES dEtat O Chefs-lieux de province liwilts dStjl

nt'zuola, peuplé dt — kilom. carr.;ch.-l ■(ou Ciudad-Bolivar) ; 11.700 hab

, né àCarareçut \ oyagea en Allemagne, en

1819, il passa du 'Venezuela dans la Nouvelle-Grenade, franchit les Andes, et réunit la Nouvelle-Grenade au Venezuela sous lo nom de n république de Colombie ■> (1821). Puis ce fut le tour du Pérou : Bolivar entra en triomphe à Lima en 1823, et, assisté de son lieutenant, le général Sucre (v. SucBE),fltprisoonier le vice-roi LaSorna, à .Vy.iiiirlio ;isîi). La prise do Callao, en 1826, mit fin à la 'l'iiiii ■! > I ■ I i ihiledanscepays. Bolivar songea alors à il avait affranchis : la Colom- 1 II L liolivio en une . république dos Etats-

li : 1 - : . \ usé d'aspirer à l'empire, il dut déposer bl'"u\ !: 1^ -;.'pt mois plus tar<l, il s'éteignait désespéré do l'anarclito où il laissait sa patrie.

— BiBi.ioGR. : Ducoudray-Holstein, Histoire de Simon Bolivar (1831); Gnzman BlKnco, et l.ibertador de la America del Sur (IS.S0;: I.arrabazol, Life of Simon BoUvar (New- York, 18CG) ; Rojas, Simon Bolivar (Madrid, 1883).

et d une altitude moyenne de 3.500 à 4.000 m. , dont il reste quelques fragments.

Au N. et à l'E. de cette région montagneuse s'étendent les llanos, immenses plaines basses qui séparent les Andes du plateau de Malto-Grosso (altitude 300 m. dans la zone de partage des eaux, entre lo bassin do l'Amazone et celui do La Plata^.

— Climat. La Bolivie présente deux zones très 1 1" la région des hauts plateaux où les hivers (mai à . rigoureux et secs, mais le chmat y est en général s la température varie entre 0» et S2» ; 2* la région des grandes plaines de l'Est où les pluies sont au contraire très t d'avril à octobre ; lo climat est chaud une température moyenne de 20 à

. par département et une haute cour à Su rue officielle est l'espagnol, mais un çraad e ânts ne parlent que l'indien. L'instruction est

tribunal nombre

Page 1