BONHEUR
Qiques I
chat, sont considérées dans Tir
nés à guérir les lièvres. Ses racines sont utilisées
la morsure des serpents venimeux.
BoNDUES, comm. du dép. du Nord, arr. et à 7 kil. de Lille; 3.146 h. Brasserie, corderies, moulins, distillerie.
BONDY, comm. du dép. de la Seine, arr. et à 10 kilom. de Saint-Denis, près du canal de l'Ourcq; 4.457 hab. Ch. de f. Est. Fabr. de menuiserie à vapeur, de sel ammoniac, do produits cliimiçiues, do poudrette, brasseries ; fabrique de chevaux de bois. Comm. de fromages. Ce village doit sa célébrité à la forêt du même nom, qui occupait autrefois 2.018 hect., mais est, aujourd'hui, morcelée. Le Raincy l'a découpée en jardins; villages, canaux, chemins de fer, routes, carrières, établissements de toute sorte ont contribué à éclaircir de plus en plus une forêt qui, jadis, dans la tradition populaire, était regardée comme un repaire de brigands.
— Histoire. Des légendes se rattachent à l'histoire do Bondy ; entre autres, le meurtre de Childéric II par Bodillon (v. CHiLDÉRtc II). Pendant la guerre de 1870-1871, Bondy fut
1 des localités des t
1 de Paris les plus cruelle-
i d'être disputé par les troupes françaises et prussiennes. — Patrie de Rulhière, historien et poète (1791).
BONDT (Pierre-Marie Taillepied', comte de), administrateur, né à Paris en 1766, mort en 1847. Préfet de la Seine-Inférieure en février 1831, il fut élevé à la pairie en novembre de la môme année. C'est sous son administration que les marais de Perrache, à Lyon, furent desséchés et remplacés par le beau quartier qu'on y voit aujourd'hui.
BÔNE (lat. Hippo-Begim; ar. Beleb-el-Anab), souspréfecture et port d'Algérie, dép. et à 156 kilom. de Constantine, près de l'embouchure de la Seybouse, sur le golfe de Bône; 34.498 hab. (7.000 musulmans environ). Ch. de f. Bône-Guelma; service direct de Marseille. Tribunal de commerce et de 1" instance. Lainages, cuirs, huileries. Commerce de grains, huiles, vin, laines, peaux, cire, liège, minerai de fer (A'in-Mokra). Ville plus française qu'arabe, propre, agréable, dans une plaine fertile, récemment assainie. Fondée au vu" siècle sur les ruines d'Hippone (saint Augustin), rebâtie à l'endroit actuel par les Arabes au xi" siècle, occupée (Bastion de France) sous Louis XIV,
BONE-BED [bèd') Locution anglais fie lit à osseme:
communément employée en géologie. Ug
BONECTÉ, ÉE 1 ' "
Bordure bonectée.
d'orfèvrerie,
consistant à mater un fond en le couvrant de nombreuses petites empreintes circulaires.
BONEFRO, bourg d'Italie (Molise [prov. de Campobassol); 4.800 hab.
BONELLI (George), médecin et botaniste italien du xvtii» siècle. Il fut professeur de médecine à Rome,
principal
systema Tourne for tianivm. paulo strictius distributus (1772- 1784, avec 800 planches coloriées). Ce grand ouvrage, terminé en 1784, a été continué et modifié par Nicolas Martelli, Liberato et Constantin Sabbati.
BONEU.1 (Benoît), franciscain italien, né à Cavalese,
Srès de Trente, en 1709, mort vers la fin du siècle dernier, se livra à la prédication et publia de nombreux ouvrages, dont l'un contient des recherches pleines d'intérêt pour l'histoire du pï Dissertazione intorno all(t prêta (1755).
BONELLI (François-André), naturaliste italien, né à Cunéo en 1784, mort à Turin en 1830. Membre de l'académie des sciences de Turin (1809), professeur à l'université, puis directeur du Muséum de cette ville, il voyagea en Europe, notamment en Sardaigne, et publia des travaux d'histoire naturelle, parmi lesquels ceux d'entomologie sont encore classiques aujourd'hui; notamment le 'Spécimen faunie subalpime (1807).
BoNELLI (Gaëtano), physicien italien ne à Milan en 1815, mort à Turin en 1867. En 1853 il proposa et ht acepter l'emploi de l'électricité pour met tre en mouvement l'aiguille agis sant sur les platines dans le métier à tisser de Jacquard. Il inventa, en 1855, le télégraphe de locomotives, grâce auquel les trains en marche peuvent être maintenus en rapports continus avec les stations; il est aussi in venteur d'un télégraphe copiste
BONELLIE ou BONELLIA (de Bonelli, D. pr.) n. f. Zool. Genre de vers géphyriens armés, famille des écniuridés, renfermant des animaux marins dont l'appendice proboscidiforme bifide est très long. L'espèce type du genre, la bonellie verte {honellia viridis), qui vit dans la Méditerranée, est remarquable par son dimorphisme sexuel. Les mâles très petits, ressemblant à .l.planaires, vivent renfermés d.ni les conduits excréteurs des f< melles, eton les avait pris d'abor 1 pour des parasites.
— Bot. Syn. de jacquinie.
BON-ENCONTRE, comm. du Lot-et-Garonne, arrond. et à 4 kilom d Agei Ch. de f. Midi. Lieu do pèlerinaa.e
BONER (Ulrich), dominicain et fabuliste allemand du XIV» siècle, vivait à Berne. II reste de lui un recueil de fables intitulé der Edehtein {la Pierre précieuse), dont la première édition parut à Bamberg en 1461. C'est, dit-on, le plus rare des incunables, et 1 on n'en connaît qu'un exemplaire, qui se trouve à la bibliothèque de Wolfenbùttel. On en a publié une bonne édition à Berlin en 1816,
1 BONESIAn. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, renfermant une forme africaine, propre à Sierra-Leone {bonesia Clarki).
BONET DE Lates, médecin et astrologue provençal, florissait au svi" siècle. Il est l'inventeur d'un anneau astronomique servant à mesurer la hauteur du soleil et des étoiles, et à trouver l'heure la nuit comme le jour. Il a écrit sur ce sujet uj traité intitulé : De annuli astrono/nici ulilitate (Paris, 1506).
BoNFICHI (Paolo), compositeur italien, né à Livraga en 1769, mort à Lodi en 1840, fut moine de l'ordre des mineurs conventuels. Il résida pendant plusieurs années à Milan, puis à Rome, où .il fut maître de chapelle, et se distingua surtout dans la composition de la musique d'église , bien qu'il ait écrit aussi diverses œuvres pour la chambre et pour l'orchestre. On doit à Bonfichi plusieurs oratorios : la Morte d'Adamo ; il Fif/liuol prodigo ; il Passaggio del Mar Rosso; il Paradiso pèrdiUo ; etc., et quelques cantates religieuses : la Notte di Natale ; l'Inveyizione e Reposizione del corpo di Santa Cecilia ; i Trattenimenti di Filippù Neri ; etc.
BON-riEUX [fi-eù — de bon, et fieux, forme picarde de fils) a. m. pi. Hist. relig. Nom des membres d'une congrégation du tiers ordre de Saint-François, qui s'appliquait spécialement au soin des malades et à l'enseignement primaire. (On dit aussi bon-fils.)— i/n bon-fieux.
BoNFILS (Henri-Joseph-François-Xavier), jurisconsulte français, né à Montpellier en 1835, mort à Toulouse en 1897. Avocat, puis agrégé (1865), il fut professeur de procédure civile, puis de droit commercial à la faculté de droit de Toulouse, dont il fut le doyen (1879). Ses principaux ouvrages sont : De la compétence des tribunaux fran-
Traité élémentaire d'organisation judiciaire (1892); Manuel de droit international public (1894).
BONFINI, historien italien, né à Ascoli (Marche d'Ancône) en 1427, mort en 1502. Il fut lecteur de Béatrix d'Aragon, femme de Mathias Corvin, l'illustre roi de Hongrie, et historiographe de ce prince. Il -" irfes, do
dont l'êditi
la plu
sopkistarum, dont la meilleure édition se trouve dans Morel (1608) ; Hermogenis libri de arte r/ieïon'ca(1538); în Horatium Flaccum commentarii (1519).
BoNGARS (Jacques), seigneur de Bauldry et de La Chesnaye, diplomate et savant français, né à Orléans en 1554, mort à Paris en 1612. Il était d'une famille calviniste. Il fit de solides études à Marbourg et à léna, et passa ensuite à peu près toute sa vie à voyager, soit pour s'instruire, soit pour remplir des missions diplomatiques.. Depuis 1593, il joua un rôle important dans la lutte entreprise par Henri IV contre la maison d'Autriche. Ses ouvrages, parmi lesquels il faut citer surtout le recueil des historiens des croisades intitulé Gesta Dei per Francos (1611), prouvent son activité, son érudition et une largeur d'eprit rare à cette époque.
— BiBLioGR. : Anquez, Biographie de Jacques Bongars, dans : Benri IV et l'Allemagne, d'après les mémoires et la correspondance de J. Bongars, p. xiu-LXxvi (Paris, 1887).
BONGEAU {jo — anc. franc, bonge, botte [d'orig. germ.]) n. m. Couple de bottes de lin, liées ensemble en trois endroits, et immergées dans les ballons à rouir, il On écrit
aussi BONJEAD.
BONGHl (Ruggiero), écrivain et homme politique italien, né à Naples en i828rmort à Torre del Greco en 1895. Il était déjà connu par des travaux philosophiques dont l'allure vive et piquante avait enthousiasmé la jeunesse, lorsqu'il se lança dans la politique. Secrétaire à l'ambassade napolitaine de Rome (1848) l passa en Toscane à la suite de la réaction bourbonn enne tut expulsé se ren dit eu Piémont, et se consacra à la littérature. Professeur -' x
de philosophie à l'univers té de Pavie (1859) il revint à Naples après la revolut on de 1860 et s efforça de cret' un grand parti modéré cet stitutionnel Députe il o( cupa avec distinction 1 mm sttre de 1 in-struetion pi
I \ 1 inte c ri\ant dans tou t s les ro\ui,s importantes ( jii iint et dirit,eant des jour iiauv {la ^tampa la Perse e lan^a l Unita nazionale, en tre autres) Bonghi trouva t encore le temps de faire des cours de philosophie à 1 un versité de Naples de littéra
ture grecque à Turin de 1 Bon h
térature latine à Florence
d liibtoire ancienne a Milan pu s à Rome 11 a la s é ui
la 1 n nilie d u\ia^e mportants parm les |ue s / 1 1 J n t 1 t a non s a popolare I al i
is I \ I T p d \alentnoPasn (1867) h
II I I \i ) Part pol c nelP la I m n (m s) s/ a délia fi a
l Allean^a prusstana e lAcq sto de
corsi e saqgi sulla publica s ru o
papa futuro (1877) Leone XIII e IT
Dialogues de Platon (1881-1888) D s
Fi ancesco d Assm {\&H) So a d I
di Cavour e ilconcetto di liber a (188 ) R
In viaggio da Pontresma a Londra (1888) Les travaux p
rement philosophiques de Bongh ont plus d e pr et d
briUaut (jue d originalité 1 t eut de Rosm n ses d c
maîtresses
EPINARD SADVAGE
BONGIOVANNI (Antoine) [en lat. Botijohannes], érudit et littérateur italien, né en 1712 à Perrarolo, mort vers 1760. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Grxca scholia scriptoris anonymi in Éomeri Iliada (1740); Grxca, latina et italica D. Marci bibliotheca (1740-1741); etc.
BONHAM, ville des Etats-Unis (Etat du Texas), sur le Bois des Arcs, affl. de la Rivière Rouge du Sud ; 3.360 hab.
BON-HENRI {bo-nan) n. m. Nom vulgaire d'une plante de la famille des atriplicées et du genre blette (blitum bonus-henricus), qu'on appelle On mange tes jeunes pousses du BON-HENBI comme les asperges, et ses feuilles comme les épinards. (Gouas.)
BONHEUR {bo-neur — de bon, et heur) n. m. Etat de bien-être et satisfaction intérieure : C'est en vain qu'on cherche au loin son BONHEUR, quand on néglige de le cultiver en soi-même.
avoir le bonhecr de vous pla:
— Evénement heureux :
prise de Calais en I55S fut BONHEUR pour la France.
— Bonne chance, circonstance favorable : Les audacieux ont souvent du bonheur.
Il Succès, réussite : Le bonheur de nos armes, il Ecrire, peindre, etc., avec bonheur. Ecrire, peindre, etc., avec un talent, ■ ' " ■ des yeux
habileté (
r un heureux effet' du hasard . Se dit d'une personne à qui tout i blerait s'opposer i
'C bonheur.
Etre en bonheur, Avoir de la chance au jeu, gagner constamment. \i Jouer de bonheur. Avoir un succès inespéré, réussir dans une affaire où l'on devait naturellement craindre d'échouer, il Mettre son bonheur à.... Trouver, prendre beaucoup de plaisir à. n Porter bonheur, Infiuer sur le bonheur de quelqu'un, lui procurer bonne chance, ii Au petit bonlteurl Arrive que pourra!
" ' •• ■ Félicité sans fin, réservée dans le
jx effet du
Bonheur éternel.
— Loc. ADV. : Par bonheur, Par un lieui hasard, il De bonheur. S'est dit dans le même sens.
— 0 bonlieur! loc. interj. Oh! que je suis heureu-x! quelle bonne chance !
— Enctcl. Deux questions principales n'ont cessé de se poser à propos du bonheur : V Quelle est sa nature, son essence? 2" Quelle place, faut-il lui faire dans la vie morale? Il n'est pas un système de philosophie qui n'ait prétendu répondre à l'une et à l'autre de ces questions. De bonne heure, l'on a compris qu'il y a une contradiction presque fatale entre la poursuite du plaisir et le bonheur. Démocrite définit celui-ci par un état de paisible jouissance des dons de l'âme et par cette absence de toutes les sortes d'ébranlement que l'on nomme Vataraxie. C'est l'attitude morale d'un assez grand nombre de penseurs de cette époque et delà suivante. Quelques sophistes réagissent contre cette analyse, placent le bonheur dans le développement des passions et, niant lajustice et le droit, en font la règle de la vie. Socrate n'a peut-être pas laissé une doctrine arrêtée sur lune et l'autre des questions; mais il a fondé la méthode pour les étudier; et chez lui se trouve l'origine des doctrines cyniques, cyrénaïques et platoniciennes. Platon identifie le bonheur et la vertu qui, dit-il, • sont enchaînés l'un à l'autre par des liens de fer etde diamant » : le juste idéal, souffrant toutes les tortures plutôt que de commettre une mauvaise action, est encore heureux, car son intelligence contemple la beauté de son action. Tandis qu'Aristippede Cyrène réduit lebonheur à u'étre i|ue la somme des plaisirs sensibles, et conclut qu'il faut saisir au passage toutes les jouissances qui s'offrent, Antisthène le place, ainsi que la vertu, dans le travail et dans l'effort et, à la différence de beaucoup de doctrines mystiques, fait du mépris du plaisir et de la réduction des besoins au minimum un genre de vie, et non un mode de suicde Ar'stote n'admet pas plus que ses prédécesseurs que le souve a n bien se distingue du oonheur ; il accorde, d'autre part que le plaisir est l'élément nécessaire du bonheur. Ma s comme le plaisir vient du développement normal de l act té le honneur spécifiquement humain provient non pas du plaisir que l'homme peut avoir en commun avec
an mal mais de celui qui résulte de l'exercice même de
sa na ure propre, c'est-à-dire de l'exercice de la raison. A
r ir r de ce moment, les divers systèmes qui surgissent se
rat a hent à une des tendances que nous venons de voir.
h p cure pose en principe que le plaisir est la fin de tout être
va puis, établissant une hiérarchie entre les plaisirs,
1 onclut que le vrai bonheur est dans l'ataraxie, c'est-
à d redanslasérénité,rapaisementdesdésirsetdesinquié-
de Les sto'iciens, au contraire, reprennent, en la -.ombi-
nant avec celle d'Aristote, la doctrine des cyniques : il
faut V vre conformément à la raison ; et, comme une espèce
le bonheur s'attache toujours à l'action, le sage n'en est pas
pr ve ma s le bonheur dont il s'agit, et que les pires tortures
e ppr ment pas, ressemble peu à ce que comprend le vul-
a e La tradition épicurienne du bonheur réapparaît dans
r me moderne. Elle se complique, avec Bentham,
a M 11, Spencer, d'un effort pour établir que le vrai
n r de l'individu est identique au lionheur do l'huma-
I a adition stoïcienne revit plutôt dans le kantisme,
1 subordonne rigoureusement le principe du bonheur à
u de la moralité. Dans ces discussions modernes, il
s ag t mo ns de savoir en quoi consiste le bonheur que
d e am ner ce qu'il vaut comme motif de conduite. Le pre-
or de ces problèmes a pourtant donné lieu à de grands
d a entre l'optimisme et le pessimisme que l'antiquité
ne n'a guère soupçonnés. V. pessimisme, optimisme,
S HOPE HAUER, HAKTMANN, etc.
— Stn Bonheur, chance. Bonheur se prend toujours en bonne part; on peut avoir une mauvaise chance. D'un autre côte bonheur se dit de tous les événements heureux, même de ceux que l'homme se prépare à lui-même, ou du mo ns auxquels il contribue un peu par son habileté, par ses effor s ; chance ne se dit proprement que des événemc t) an cnés par le hasard seul.
^périté. Bonheur est lo i
Bonheur, béatitude, blen-4tre, félicité, plaisir, pro-
'"■ "• ■■' " ' 1 gouoral qui mai'iiuo un élut
:o (|ui ou val la cuuso. La béair cooiplot, niliino ot oxoia]>t do toulo il". Lo bien-être est un bonliour tout auso dans la satislaclion do tous les ! plaisir est essoniielloinontpassajjor.
tontomontde l'âmo. Enlin, la proipé- !M dans l'état florissant dos allairos :
»ii). On donne co nom, au Japon, , 1 1 iiologiques — pris parmi les divini iiitô.du bouddhisme et dos Icgondo [II, dans la croyance populairo, pou ' omprossés à exaucer tes désii
lièro. (Dans eo dernier sons, il est de moins en moins usité.)
— taux bonhomme, Honirno qui, par linosse ot par calcul, simule une simplicité, une douceur, qu'il na pas.
— Ane. dr. Donahommca (boni hominet), Appollalioa qui parait équivalente à cello do raehimbourys ot désignait, sous la monarcliio franquo, dos juges choisis parmi les notables. Charlomagne les remplaça par los échovins.
— Bot. Nom vulgaire du bodillon-bi^nc. ii Nom vulgaire d un narcisse.
— Hist. litlér. Le Donliomme, Surnom donné à La Fontaine, à cause do sa naïveté, do la simplicité do son caractère ; bonliomio, cependant, qui no manquait point do malice : Les beaux esprits ont beau se trémousser: aucun deux n égalera jamais m Bonhomme. (Mol.)
— Hist. rolig. Bonhomme de Caria, Nom des religieux du tiers ordre do Saint-François établis à Caria (Porlu- Çal) en 1443. il Bonhomme de Saint-Martin, Nom donné à dos religieux du tiers ordre de Saint-François établis à l'iorenco. Il Bonhomme de Villar de Fradez, Nom donné i des chanoines séculiers, établis on 1425 dans lo monastère do Saint-Sauveur de Villar do Fradez (Portugal). V. bons-
UOMMES. " '
— Jeux. Petit bonhomme vit eneot se joue en répétant cette phrase eten main un bout d'allumette ou un morceau do papier allumé (Celui entre les mains de qui lo papie- -•-•---- - ■ • La locution Petit bonhomme vit encort gage courant; oUe se dit d'
I société (
BOMIELR — BOMFACE VIII
I rai dos Francs (752). Il était alors archov«(iue do Maycnco
ot primat de Gormanie ; mais il reprit bicntét sa vie or-
I ranlo do missionnaire, et il trouva lo martyro prés de
Dorkum. Il a laissé des œuvres littéraires remarquables.
— BiBLiuuR. : Oonifacii marlyrU opéra (Londres, luii réimpr. dans Migne, Palrologie ; Brunoet, Leben det lunUyen Bomfaeiu, (hatiiihonae. 1852); Hauck, Kirchengesehtehte DeulsMand, (t. U, 1890); iaffo. UÔnumenta Moffunlma (■ Biblioihoca rcrum gormanicarum ., t. Ul, Berlin, 1800) ; Lavi/sso, lu Conquête de U Germanie par Cligltse romaine {' Revue des Doux .Mondes ., 1887).
BONIFACE I" (saint), pape de 418 à 422. 11 favorisa saint Augustin, qui Im dédia ses Quatuor libri contra duo* epistolas Pelayianorum.
1 ^,'îî?"'.*^ "' P^P"' ''" " septembre 530 au g novembre 532. Ayant convoqué un concile â Rome, il eut la prétention de se choisir un successeur dans la personne du diacre \ irpilo ; mais, dans un second concile, il dut annuler 1 acte do nomination.
BoNiFACE m, pape, consacré le 19 février 607, mort court pontiâcat, il réunit un tion de l'élection au siège do
; être ]
éteint a pordi
passé dans lo làn-
porsonne que l'on croyait
:to, mais qui est toujours
Rosa Bonheur.
) éi)oque où les artistes très rares) n'y a pas nui. Mais il faut roeonnaitro que rarement
peintres do la nature animale retracèrent celle-ci d'un pinceau plus viril. Les pages maîtresses de Rosa Bonheur respirent la robustesse, la santé. La poésie de son Atlelage nivernais, par exemiilo (au Luxembonrf;), est faite de plus que lia {.Tâco. On sont l'artiste qui étudiait abattoir pluiOt que dans les romans do Georpo une epoirue où Bar^•e disséquait des fauves avant uo les couler en lironze. Ses chevaux, ses vaches, ses étalons sont brosses avec une grande vérité. Deux pages .surtout sont à signaler : le Marché aux chevaux, de 1853 (à Londres), o( la l'enaison en Auvergne (1855). Décorée de la Légion d honneur par l'impératrice Eugénie, promue pl 1 i d' r- • R a B a g
Sand, à un
et gaillarde
— Mar. Mat de charge servant, à bord, soit à hisser des objets lourds, soit à rentrer en dedans les embarcations. (Le greement d un bonhomme se compose d'une balaucine et de bras do manœuvre ; il pivote dans uno crapaudine.)
Il Motteur do manomètre ou de niveau, il Epontille de lant des navires.
— 'Toclm. Outil du vitrier, il Outil du verrier, ii Petit or- „ano du métier à filer que l'on appelle aussi cDLBuiEtjR.
— Theitr Entrer dans la peau du bonhomme, S'identilior avec le rôle que l'on joue, il Tenir son bonhomme, \\ ri len senti et rendre avec bonheur le caractère du
I I t on est chargé, il Sien habiller 'son bonhomme
I I costume exact qui convient à un personnage!
I 1 4M Aller son petit bonhomme de chemin, Va-
1 1 Uemont à ses affaires; poursuivre ses entre-
s bruit sans éclat et sans hâte, avec un succès
pa rapide mais continu, il Nom d'un peUt bonhomme I
Bonhomme, garde ta vache. Se dit pour avertir 0 prendre garde qu'on ne lo trompe, comme on avertirait un berger de prendre garde au loup
— Adjectiv. Qui a ou qui dénote de la bonhomie ; Un vieillard bonhomme. Un air doux et bonbommk.
Bonhomme (Jacques). V. Jacuues.
Bonhomme (col dc), col de la Savoie, séparant le massif du Mont-Blanc des massifs do la Savoie. Altitude : 2 483 m. C'est, entre les dép. de la Savoie et de la Haute-Savoie, un passage difficile entre les vallées de -V u ', "î" .' ^P*"'"- Quelques savants ont prétendu qu Annibal était descendu par ce col en Italie.
Bonhomme (J.-Fr.-Honoré), littérateur et auteur dramatique, né en I8U à La Tremblade (Charente-Inférieure) Out^e des éditions des Œurns inédiles de Piron(iS53), de ( 864), du Journal de œu res d'une spirituelle 8 3) ; M"' de Pompadour 'a et pécheresses (ISSî); d comédies : la Fille ( 883) ; etc.
PI ictobro. Penda concile pour régler Rome.
t Bonheur
, st un sculptcui ani malier remarquable, pi, décision, do nerf, de har diesse, qui a traité avec ui haut talent des fauves isoli ou groupés dans la lutte poi la vie, dans un style qui rapproche parfois do Bary BONHEUR-DU-JOUR (ain appelé à cause de la irram
^^^^^ . iiiels on attache du prix, » PI. Des
Bonhill, i.oiirg d'Ecosse, comté de Dumbarton, sur le ru fé'' ;'.;"■-';"'.' 1" *" ^"""■"^ " ^^ J"»» «Jans la iiaio de tUde. i.'.o.iO hab. Impression sur étoffes, blanchisseries.
— I atne .le 1 hi.Morien SmoUett.
li^s?,'*"'^"'^' ''' ''"""»«! °-f- Bonté du cœur, unie à
'•' ' '-'res : f n BONHOMiK et ta bonté ne
""^ ' '-"l'is XII. (Ste-Beuve.)
Cl-ulVr.'.',,'.; , . ï.iC»""'^'"' "*'''''"® • ^™''' '«BONHOMIE de
H^f,!?™?""*"? *i*°-"°"'' - "'<' *«». «t homme) n. m. ^n^ ".l''"' ï"".^'' f^^""- «ans calice, et par suUe Homme crédule, facile à abuser : .<f^.,e.- „„ /„„„,„,;,„,,/ non pa.1 un bonhomme, il PI. Da pov^.„.m... .- ...,.,. . i.', . le sens précédent, ce pluriel est !.. Il , , .,i,r
tôt. Figures dessinécsgrossièrenii I
enfants aiment à griffonner : Coi.i '^
livres, ses ca/iiers.) Sortes de i.,
tières très diverses, faites p-i„,.„ , '
avec des bonsbommes, Eiinmimmm , " '
— Nom que l'on donne 1, lui r i ,
aux enfants; quand il s,,i i , . ', • ' '
presque toujours précé,!- i ' i '"
souvent en le faisant ir. ~ '""''
jeune homme que l'on \r '' ,^"'
traiter comme un onfani ''',■'
la campagne, d'un honm. ' ' °
l'on croit pouvoir traiter „, , > , lo
lutre français, né à Lethière, Paul Delap ialité de peintre des u âge nu'il ait exécuté à tôle et des fours à ( 8 8). Il a exposé depuis Il „ .!•„ '.sTi. T"j~ "^ Puddlage ., de . coulées » .
Il a décoré 1 Ecole des mines d'une sérft de vues de houillères; il est le peintre de la métallurgie; lui-même avait d Bistoire de la métallurgie à une série de
f g dAhbai
donné le
BONHOMMEAU («o-no-mo) BONHOMMEL (*o-no-»ie/')
par les monts-de-piété pour former moment donné, permettra l'intérêt des prêts.
. Pauvre bonhomme.
Jeu de cartes du xv« sièbaccara et se jouait à trois.
BONI igénitif du lat. bonum, bien) n. m. Excédent de la ■H|.en«> prévue ou des^ fonds aUoués sur les sommes I. . iieni, m dépensées -Cest généralement par Vimportancc nu boni qu on apprécie la bonne administration des comptables u Somme qui revient (après recouvrement de la somme prêtée, capital et intérêts) au propriétaire d'un gage nue 1 administration du mont-de-piété a fait vendre, faute d'àcquutement des droits dans le délai voulu : Touche- un boni Il PI. Des bonis.
— Par ext. Se dit, dans le langage vulgaire, d'un bénéfice quelconque : Avoir cent fran^sSe BOm dans une aiTaire.
— Encycl. D après la loi du 24 juin I85I, les bon s — ■
réclames sontcapilalisc '-
un fonds de dotation qi d'abaisser à 5 p. 100 le
— Anton. Délicit.
ri^?"'' /"Pi'^'è '''«né principauté malaise de l'ile de n»„^ n'el^^u ^A S""* ^î'^t'P"' ^si^iquo- Cotto principauto, peuplée de 200.000 hab. environ, reconnaît ladoiiiinatiou hollandaise.
BONIAO (m-o) n. m. Cavité, au fond de la bure, recejaiii les eaux provenant des galeries et des travaux, u Li.ins les lioniUères, on dit également bodgnon.
BONICHON n. m. Trou du four d'un verrier.
BONIFACE n. ot adj. Pop. So dit d'une personne d'un
' " ""édule presque jusqu'à la niaiserie.
t), apôtre de l'Allemagne, né àKirton |^|'|^ le iievousnire, vers 080, mort en 755. U s'appelait \\ iMiui., et prit avant 719 le nom latin de Boulfacius ï"^ 'i'"'',^ ■''*''".' <=o™'nè''<=« ses missions évangélinues dans la Gerraanio païenne. Il prêcha en Frise, on 'Thunnge, on Hessc, en Saxe, on Franconie, et. grâce à la protection de Charies Martel, put fonder partout des éclit ses et dos écoles. Il reconnut plus tard fcs s lui avait rendus la famille carolingienne, en sa
BONIFACE nr (saint), pape, de 608 au 7 mai 015. Son pontilicat fut assombri par toutes sortes de malheurs publics, et l'histoire en est obscure. C'est alors que lo Panthéon de Rome fut transformé en église cbrétienue, qu'il dédia à la Vierge ot aux martyrs.
BONIFACE V, pape, consacré lo 23 décembre 019, mort le 25 décembre 025. Quatre lettres de ce pape, relatives à r.4ngIoterre, ont été reproduites dans ÏBistoire ecclésiastique do Bède.
. BoNIFACE VI, pape, élu le il avril 806, mort quinze jours après. ^
BoNIFACE vn, pape. Il s'appelait Francon i diacre, quand il fut élu pape en 974, avant mémo que Benoît VI eût été tué par la faction de Crescentius. Chassé de Rome un mois après, il revint en 983, fit périr peut-être son rival Jean XIV en 984, et mourut lui-même l'année suivante subitement soit d apoplexie selon les uns, soit par le poison selon les auras. Le peuple l'appelait Maliface. 11 n'est inscrit sur la liste des papes que pour l'an 985.
BONIPACE vni (Benoît Gaetani), né de famille noble à Anagni vers 1217, mort à Rome en .303. U fit une par! tiede ses études à l'Université de Paris et devint un légiste distingue. Cardinal en 1281, il fut élu pape le 24 décembre 1294. Ses ennemis, parmi lesquels les CoIoMa se faisaient remarquer par leur acharnement, l'accusèrent d avoir contraint son prédécesseur Célestin V à abdiquer. U dirigea contre eux uno véritable croisade et les força à se soumettre (1298). A la même époque U avait commencé sa lutte contre Philippe le Bel. bonifàce avait résolu de régner sur la chrétienté, dans l'ordre temporel comme dans l'ordre spirituel, et il poursuivit son plan avec l'esprit net et absolu d'un légiste. U aimait la France, où il avait jadis passé sa jeunesse, et il favorisait les princes français ; mais Philippe le Bel, toujours à court d'argent, a ordonné, en 1296, la levée impôt du cinquantième sur les biens de ses sujets, tant ecclésiastiques que laïques, et les moines do CUeaux ayant adressé une protestation au pape, celui-ci publia la bulle Clericis lalcos (V. ce mot), qui interdisait à tout clerc de payer un tribut /
i argent, ayant
BONIFACEI
Pépin
moins, comme il l'expliqua, un tribut nouveau et irrégulier, et sauf le cas où le royaume serait dans la nécessiié urgente Boniface vm. de se défendre. Cette buùe ne
visait pas uniquement le roi de France. Le roi Edouard I". ^lî eW^i J^T' ai'SS', répondit en retirant sa protection vl wLf M^r' 'l-'" H °j!'«* ''<' ^ soumettre à lui. En France, 1 Eglise était habituée, on général, à obéir au roi, et vingt-trois évêques annoncèrent à Boniface Vm leur intention de payer l'impôt. Boniface fut contraint do céder dès 1297. et il procéda même, lo u août, à la canonisation de saint Louis. Mais U n'abandonna pas ses P™J,''.'s- P?, 'o ^" bien en 1300, pendant les fêtes du jubile, où il se montra successivement en habits pontificaux et en habits impériaux. En 1301, il envoya à Philippe le Bel, pour le décider à partir en Terre sainte et à cesser d'. opprimer . le clergé do France, lo légat Piorro de Saisset, évêque de Pamiers. qui ne cachait p^sa n^'ïf,P°"I B ''^■''**''? «"Pét'enûè- Aussi fut-U mal reçu. Do retour à Pamiers, U ht preuve d'hostilité envers le roi : colui-ci le fit emprisonner et confisqua ses biens. Alors le 5 novembre 1301 Boniface vm publia contre Philippe le Bel une série de bulles. Dans la plus fameuse (AuicuUa, fili [v. ce mot]), il se disait • constitué au-dessus des rois et des royaumes • . Dans une autre, il convoquait à Rome les prélats français, pour organiser la résistance au roi Les légistes royaux répliquèrent en publiant une édition falsihée de labulle.4i«cuî(a,/!(i,pouramcutorI'opinion contre le pape, et en publiant aussi une réponse très injurieuse. Puis les trois éuts du royaume, convoqués le 10 avril 1302 a iVotre-Dame, s'entendirent pour proclamer lindépcndanco du roi do France vis-à-vis du saint-siège. Boniface Vni riposta qu'il châtierait Philippe le Bel comme un petit garçon. Il déclara en consistoire qno tout homme était sujet du pape, même quant an temporel, en raison du péché qui se commet en l'administration do co temporel. C'était justifier logiquement linfervention des papes dans la politique. Le 1" novembre, s'ouvrit la