BONIFACE — BON MARCHE
synode où devait comparaître ]e clergé de Franco ; la plupin des prélats étaient restés fidèles au ro.. Ph.hppe o Bel saisit les biens do ceux qui se rendirent a Kome, et, le naoe rayant excommunié le 13 avril 1303, il les conlisqua Solinitivement. Le U juin, dans des états tenus au Louvre, Guillaume do Plasian lut un violent requi-
lo pape, et proposa d'en appeler au concile. Les états, lo peuple de Paris réuni le 21 dans les jardins du palais, mentTous 'les corps du royaume donnèrent leur adhésion No-aret partit pour notifier ces résolutions au pape, et, d< concert avec les Colonna, entra d.aus Anagui o" Bomface VIU s'était retiré (7 sept "' '"■"
injurié, put cependant
de Boniuice
l'ace, bafoué
, épui:
, accablé d'ailleurs par les ans, il mourut
octobre.
BiBLioGR. : Digard, Faucon
Drumann, Geschichte BonifaciusTIII (KBnigsbcrg, 1852); Tosti, ffistoria di Bonifacio V///(Mont-Cassin, lS46;trad. Marie-Duolos, 1854).
BONIFACE IX (Pierre Tomacelli), pape de 1389 à 1404. A la mort d'Urbain VI (1389), on espéra la fin du schisme
: Thomas, iïeffis( Boniface VIIT (dansl'a. Bibliothèque de l'Ecole de Ro
i>u apr.
) Toscane. Le
1 de Boniface IX.
par la violence
de son prédécesseur. L'histoire de son pontificat estctroitoment liée à celle du grand schisme d'Occident. 'V. schismk.
— BiBLiooB. : L. Pastor, Geschichte der Pàpste seil dem Ausnann des MMelalters (Fribourg, 1891); N. Valois, la France'el le grand schisme d'Occident (Pans, 1896).
Boniface (le comte), général du bas-empire romain, mort en 432. Envoyé par l'empereur Honorius pour gouverner l'Afrique, il soutint, à la mort de ce prmce. la cause de Placidie et de Valentinien III. et fut nomme par Placidie « comte des domestiques». Aetius, jaloux de lui, réussit à le faire disgracier. Boniface refusa de quitter son gouvernement d'Afrique, et l'historien Procope prétend qu'il s'allia aux Vandales et les appela contre les Romains. En tout cas, il se repentit vite de sa faute, car il essaya d'arrêter l'invasion de ces barbares. Battu par Genséric et chassé d'Afrique (430-431 1, il reconquit la faveur de Placidie, entra en lutte contre "- ■ '- — ■"- - » venne ; mais, blessé à mort pai
— BiBLiOGR. : Lenain de Ti reurs (Paris, 1690-1697), et -h siècles de l'histoire ecclésiaslii,
Boniface, nom commun
premier était Bavarois d'origi second, fils du précédent, défendit la Corso attaquée par les Sarrasins. (En 834, il concourut à la délivrance de 1 impératrice Judith, que l'empereur Lothaire retenait prisonnière à Tortono.) — Le troisième, né en 1004, était le père de la fameuse comtesse Mathilde. (Il mourut en 1052, des suites d'une blessure que des assassins restés inconnus lui firent avec des flèches empoisonnées.)
BONIFACE-CALVO, troubadour, né à G6nes, mort vers l'an 1285. Chassé de sa patrie, il se réfugia à la cour d'Alphonse X, roi de Castille, où il termina sa vie. Son œuvre se compose de dix-sept pièces
BONIFACEMENT ad\ Bonassement, une simplicité niaise.
BoNlFACIO (suivant quelques auteu de Ptolémée), ch.-l. de cant do 1 1 Cor de Sartène, un rocher qui ^ i rnée, en face de la Sardaign la sépare le canal des Boni 1 (Bonifaciens, ennes.) Ch de i facio est un port naturel foi i difficile et fréquenté par des n « ir's J qui font à eu.x seuls tout lo commerce Sardaigne. Son exportation consiste ( vins, liège ; l'importation se compose de moutons et de bœufs, qui arrivent presque tous les jours de Sardaigne. Pêche du corail, grand marché au blé dans une région peu productrice. Fabriques de tabac et de cigares, huileries, fabrique do bouchons et de cire. C'est la seule ville de Corse qui possède des églises gothiques : Sainte-Marie- Majoure (xii', xiii', xiv s.), Saint-Dominique (fin duxiii' s. ), Saint-François (fin du xiv" s.). Fortifications et citadelle des XVI" et xvii" siècles ; de la citadelle, un escalier taiUé dans le roc mène au port. Torrione, grosso tour ronde du XII' siècle servant de poudrière. Grottes marines curieuses.
— Bonifacio est, en même temps que le chef-lieu, la seule commune du canton.
— Histoire. Bonifacio, fondé, croit-on, en 828 par Boniface, marquis de Toscane, appartint aux Génois en 1195. En 1420, les Bonifaciens résistèrent héroïquement aux Aragonais. En 1554, les Français aidés des Turcs s'en emparèrent, mais le restitueront au traité de Cateau-Cambrésis (1559).
Bonifacio (détkoit ou bocches de), détroit qui sépare la Corse et la Sardaigne, entre le cap Pertusato, qui termine l'ile de Corse au S. de Bonifacio, et les pointes délia Testa et del Falcona, qui terminent la Sardaigne. Il a environ 10 kil. de large N.-S., mais il est rétréci, du côté français comme du côté italien, par une série de petit' îles. 'Le chenal liljre est r ' '
ec une bonté c
la Palis- Cmita^
ereales huiles
lilom. L'Ita
struit récomment, dans l'ile de Maddalena, do puissantes fortiflcations. Le 15 février 1855, la frégate française la Sémillante périt dans lo détroit, avec 750 hommes en route pour la Crimée.
Bonifati, bourg d'Italie (Calabre [prov. de Cosenza]) ; 3.700 hab. Récolte de soie.
BONIFAZIO ou Bonifacio, nom de trois peintres de l'école vénitienne du xvi' siècle : Bonifazio Veronese le Vieux (mort en 1540), Bonifazio Veronese le Jeune (mort en 1553), tous doux originaires de Vérone, et Bonifazio Veneziano, né à Venise. Ces peintres de la rncme famille, dont les œuvres présentent entre elles de grandes ressemblances, ont été souvent confondus. Ils ont imite le Georgione et le Titien. Les Musées de Venise (Repas du mauvais riche. Adoration des Mages) et du Louvre (ia Sainte Famille entourée de saints; la Résurrection de Lazare) possèdent de leurs tableaux.
bonification [si — rad. bonifier) n. f. Amélioration : La -BO^iWlcx-no^ de la terre par la culture.
— Comm. Rabais, remise sur le prix convenu. Il Bonification de tare j\.vaniai;e qui résulte pour l'acheteur d une tare suiip" < , .i| ,.; i - a la tare réelle.
Emi. i II. rode finances, on appelle 'loni-
ûcation n • nK-rèts accordées par le Trésor,
soit sous i..,iii. li I II,,.!!' a des débiteurs qui se libèrent par anticnia.iuu, ^uii Luaimc rémunération à certains correspondant.s pour les avances faites par eux à l'Etat. Le premier cas se présente très fréquemment dans les emprunts du gouvernement ou des villes; les versements par anticipation jouissent d'une bonification d escompte à un taux déterminé par l'arrêté ministériel réglant les conditions de l'emprunt. Le second cas vise spécialement le service de trésorerie. Jusqu'en 1865, afin d encourager les receveurs des finances à poursuivre activement le recouvrement de l'impôt, le Trésor accordait aux receveurs généraux une bonification d'intérêts sur les sommes versées pour la période de temps restant à courir jusqu a l'expiration du délai réglementaire. Depuis 1865, à la suite de la création des trésoriers-payeurs généraux, ces bonifications ont été entièrement supprimées.
BONIFIER (du lat. bonus, boni, bon, et facere, faire. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. pi. de l'imp. do l'ind. et du présent du subj. : Nous bonifiions. Que mus bonifiiez) v. a. Améliorer, mettre en meilleur état : Boni-
— Par ext. Suppléer, compléter ; Bokifieb un déficit de poids, de plein, d'avarie. (Se dit surtout dans le commerce.)
Se bonifier, v. pr. S'améliorer : En bouteille, le vin se
— Fig. Acquérir do la bonté, de la vertu, améliorer son âme : Se bonifier par un acte quelconque, c'est passer a un degré plus élevé d'action vitale. (Azais.)
BONIN (Charles-Eudes), explorateur et administrateur français vice-résident de France en Indo-Chine, né en 1865. Bonin a débuté par un voyage à travers le Laos (1893) et une excursion en Malaisie. En 1895, il fut chargé, par le gouvernement d'Indo-Cliine, d'explorer les frontières do l'empire chinois depuis le Tonkin jusqu'aux possessions russes de la Sibérie, tant au point de vue géographique et politique qu'au point de vue ethnographique et commercial, et il décrivit, pendant un voyage de deux ans, un cercle complet autour de la Chine, relevant la topographie des sources du Mékong, rectifiant les erreurs relatives au cours du Yang-tsé-Kiang, visitant le royaume de MéU au Thibet, et traversant le désert de Gobi en dehors des routes connues (1895-1896). En 1897, Bonin repartit pour l'Asie centrale, sans prendre le temps de rédiger une relation détaillée de sa précédente exploration.
BONIMENT (rad. bon) n. m. Annonce pompeuse que font charlatans, saltimbanques, etc., pour engager le public à acheter leur spécifique ou à entrer dans leur baraque : Le BONiMBNT est la conclusion obligée de la parade.
— Par anal, et pop. Tout discours artificieux, pour convaincre ou séduire quelqu'un : Pas tant de bonimentI...
BONINGTON (Richard Pabkes), peintre anglais, né à Arnold, près de Nottingham, en 1801, mort en 1828. En 1816, il alla avec sa famille se '=-— ' ""-^- • — ^'■•.""*^""
i Louvr
L'Ecole
Bonington.
ê plus harmo
le plu
coiffée d
vo^ âge d'Italie, se rendit en
1827 en Angleterre, où il
exposa, à 1 Académie royale,
une Marine et, en 1828, trois
tableaux Henri III, roi do
France une Marine et le
Grand Canal de Venise En
Fiance, il exposa aux Salons
de ISJÎ, 1824 et 1827 II mourut subitement à Londres.
Bonington, Français d edu
cation est lié au mouvement
romantique par le caractém
de ses tableaux historiq"'
Ses peintures sont remaïqn i
blés parla fraîcheur dos tous
(due à l'aquarelle quil pratiquait en perfection), et par une
grâce fine et aristocratique
qui le rapproche de Gainsbo-
rough et de Lawrence. C'éta, . . - , ,
délicat des coloristes ; et sa perte (après celle de Gericault) fut un des plus rudes coups qui aient frappé l'art roman-
titiue Très applaudi dès ses débuts, très remarqué et admiré de Delacroix, il a fait partie de la pléiade qui a renouvelé l'art en Franco. Le Louvre garde de lui une charmante composition â figures : François 1", Charles- Quint et la Duchesse d'Etampes.
BONINI (Girolamo), dit l'Anconitano. peintre italien, né à Ancône, florissait vers 1660, fut élève de rAlbane,avec lequel il travailla à la décoration de la salle Farnèse, à Bologne. Le musée du Louvre a de lui un Christ adoré par les anges, par saint Sébastien et saint Bonaventure.
Bo-NIN-SIMA, crroiiip.i^ petites îles appartenant au Japon, Il ■■<<<.■■ ■•■■! -^ -I' !'• Kiou-Siou. Superf. totale
BONISSE n. f. Ancienne coiffe do religieuse, il On disait
BONITE n. f. Nom vulgaire de tous les grands scombres de la Méditerranée et de l'Océan. On entend à proprement parler, sur les côtes et les marchés de France, par « bonite u , le pélamide sarde [pelaniys sarda), appelée encore palamida, boussicou, bonitou, et bonite à dos rayé. La bonite à ventre rayé est un thon [thynnus pelaniys). V. pélamide, et thon.
BONITO, municipe des Etats- Unis du Brésil, province de Fernambouc ; 30.000 hab.
BONITON (dim. de 6oni(e) n.
m. Nom vulgaire de la bonite à dos rayé.
BONIVARD [(François), né a Seyssel (Bugey) en 149,>, moit à ôenève en 1570. Il tut un des plus ardents champions de l'indépendance genevoise vis-â-vis du duc de Sa\oic, et son nom est demeuré célèbre par la cruelle captivité que celui-ci lui fit subir au château de ChiUon. Byron a immortalisé la mémoire de ses souffrances, et lespein-
rcprcsenté enchaîné aux piliers de son cachot. ChiUon ayant été pris (1536) par les Bernois, il fut rendu libre, et il vint à Genève, où il fut pensionné par la ville. Il écrivit les chroniques de sa patrie d'adoption, publiées en 1 83 1 . On a encore do lui un traité do philologie et des pamphlets calvinistes.
BONJEAN (Louis-Bernard), magistrat et jurisconsulte français, né à Valence (Drômo) en 1804, mort à Paris en 1871. Il prit une part active à la révolution de 1830, et reçut la croix de Juillet. Il acheta (1838) une charge d'avocat à la cour de cassation et aux Conseils du roi. Sous la révolution de 1848, il fut envoyé à la Constituante. En 1850, il obtint d'être nommé avocat général à la cour de cassation. Bientôt, on lui confia le portefeuille de l'agriculture et du commerce (9-24 janv. 1851). A la réorganisation du conseil d'Etat, en 1852, il devint conseiller, puis président de la section de l'intérieur. Bonjean fut élevé à la dignité de sénateur on 1855. Il fut ensuite nommé premier président de la cour de Riom en 1863, et président de la chambre des requêtes à la cour de cassation, en 1805. En 1870, Bonjean servit dans la garde nationale sédentaire ; puis, malgré son âge, il s'engagea dans un bataillon de marche. Arrêté par ordre de la Commune, il fut enfermé à Mazas et détenu comme otage ; il fut ensuite transféré à la Roquette, et fusillé le 24 mai avec les autres otages. En outre de ses mémoires, monographies, plaidoyers, Bonjean a publié : Jnstitules de Justinien, traduites en français, avec teile m renard (1839), en collaboration avec Blondeau; Traité des actions (1841); Socialisme et sens commun (1849); Conservation des oiseaux, leur utilité pour l'agriculture (1865) ; Du pouvoir temporel et de la papauté (1862).
Bonjean (Georges), magistrat français, fils du précédent, né à Paris en 1848. Juge au tribunal de la Seine, président de la Société générale de protection pour l'enfance abandonnée ou coupable, œuvre philanthropique dont il a été le fondateur, et président de la chambre consultative des Sociétés de prévoyance, de secours mutuels et de retraite du département de la Seine. Il a publié : Etude du droit romain simplifiée (1876), et Explication méthodique des . Institutes de Justinien « (1878-1888). Il a fondé industrielle d'Orgeville, sorte de coli " . tinée à recevoir les jeunes détenus de la Petite-Roquette. BONJEANIE [ja-ni — i& Bonjean, n. pr.)n. f. Bot. Syn.
de DORYCNIE.
BONJEAU n. m. Eoon. rur. V. bongeac.
BONJOUR (de bon, et jour) n. m. Journée heureuse (ternie de salutation usité avant le soir, moment où on lo remplace par bonsoir) : Souhaiter le bunjode à quelqu'un.
— Dire bonjour. Saluer, il Elliptiq. Bonjour. Je vous souhaite le bonjour. Il Bien le bonjour. Je vous souhaite affectueusement, sincèrement le bonjour, il Bonjour à, ou Le bonjour à, Dites boniour de ma part à.
— Ironiq. Bonjour! Manière de déclarer à une personne qu'on ne fera pas ce qu'elle veut, que ses désirs ou ses prétentions n'auront pas leur accomplissement. (On dit dans le même sens bonsoir.)
— Fam. C'est simple comme bonjour. Se dit d une chose très facile à comprendre ou à faire.
Argot. Vol au bonjour. Manière de voler qui consiste
à s'introduire dans les logements, après avoir frappé à la porte, pour s'assurer de l'absence des locataires, sauf à so retirer, en s'excusant, si quelqu'un se présente.
Bonjour (Casimir), auteur dramatique français, né à Clcrmont-en-Argonne (Meuse)en 1795, mortàParis en 1856. Elève de l'Ecole normale, il s'adonna à l'enseignement qu'il quitta pour entrer au ministère des finances, fut révoqué par de Villèle, et devint, après 1830, inspecteur des études à l'Ecole militaire de La Flèche, puis conservateur à la bibliothèque Sainte-Geneviève. Outre un roman, (e Malheur du riche et le Bonheur du pauvre (1836), on lui doit des comédies en vers où l'on trouve des qualités de stjd la vérité dans les c
japo
orale. Parmi S21); l'Educaunnes fortunes Inri (1829); le 514).
.4rgot. Voleur
Il On dit aussi
BONJùURIER ,. . . - lai. l- ,, - ' qui pratique le vol au bonjour ; Le B que avec élégance, et doit avoir des r
BONJODKIEN, CHEVALIER GRIMPANT.
Bon Marché (magasins du), grand et important établissement commercial de Paris. Fondé en 1853 par Aristide Boucicaut, dans les conditions les plus modestes, U nrit un développement considérable, et se transforma peu à peu en une construction monumentale qui couvre un immense carré. Après la mort de Boucicaut, qui avait
3 caisse do rotraito. En moiirant(l887),
:icaui lôgtia lo fonds do commorco oi ses imiuoublos à. sos
. distribua lo rcsto do son énunno
iivors, uoiammont pour la foudatiuu d'un
riiiiru on dous divers,
Bonn 'lîonna), villo d'AUomagno (Prusso rh(^nan 33 kilom. do Cologne, sur lo Kliin, ;tn <i''l)..ii.-tM' .lii [.l;i scliisto.ix; 39.805 liab. Evôclir .ai II .liim-. in,,,,,,,.,. chinos, tissages dojuto, soie, col. 'fi i.ii. , , . ,i.^; ti(|Uos, tanneries. Commerce <l' li^ i. . , >.ii
.m :.'s environs offrent los siti-s l.^s