‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 195 sur 956 · livre qui est bien du in du curé Mesli · texte numérisé non relu

livre qui est bien du in du curé Mesli

en 1762, sous

Sentiments du <

■lit,, t. Voltaire blia un extrait iMeslier; il en

it fut fait, en 772, par d'Holbaoh ot p.ii.ii.i sons ro ti.ro • h lion Sens; les éditions suivantes ,11,, II, ;ii ,/,, ,,,,, I/,/ .Mais la première édition alan ,, : 1 , Mivrage à d'Holbach. Denonil'ii leux extraits ont été

faites s.. Il-, , ,■ un,' /,' .. /,' . ,,i. Meslier, suivi de son

testament. Lu isti^, Lli. Huduii a publie a Amsterdam, sous son titre véritable, le texte authentique do ce document.

— BiBLiOGB. : D.-F. Strauss, Vol'aire (5' et 0' discours) ; Car! Griinberg, Jean MesUer^ précurseur du socialisme contemporain ( « Revue d'économie politique «i 1888); André Lichtenbergor, le Socialisme au xviu" siècle (1895) ; E. Joyoau, la P/ùtosvphie en France pendant la Révolution (1K93). Co dernier doute encore de i existence réelle de Meslier.

Bon sens (le), pamphlet de Thomas Paine, publié sous lo voile do l'anonyme, à Philadelphie, en février 1776, après la première victoire des Américains sur les Anglais à Bunker's Hill. En quelques pages brûlantes de patriotisme, Thomas Paine démontrait l'impossibilité d'une réconciliation entre rAngleterreetl'Amérique, et la nécessité d'une séparation immédiate entre la colonie ot la mère patrie. L'effet de ce pamphlet fut prodigieux : cent mille exemplaires furent vendus en quelques jours, et ce fut l'étincelle qui alluma l'incendie dans la colonie. C'est cette doctrine que le congrès sanctionna solennellement, le 4 juillet 1776, en proclamant l'indépendance des Etats-Unis.

Bon sens (école du). L'école littéraire dite du bon sens est née vers 1845, d'un bosoin de réaction contre certaines excentricités du romantisme, arrivé alors à son apogée. Le succès de la Lucrèce^ de Ponsard, à l'Odéon, suivi de la chute des Burgraves, de Victor Hugo, à la Comédie Française, put faire croire un moment que le romantisme était vaincu ; mais Ponsard n'était pas do taille à se mesurer longtemps avec V. Hugo, A. Dumas, Alfred de Musset et tant d'autres. D'ailleurs, s'il a donné à quelques unes de ses pièces, Lucrèce et Agnès de Mérame, par exemple, une marche conforme aux traditions de l'ancienne tragédie, s'il en a banni avec soin l'imprévu et la fantaisie romantique, cela ne l'a pas empêché, dans son meilleur drame, Charlotte Corday, et dans ses comédies, l Honneur et l'.Xrgent, la Bourse, d'emprunter beaucoup des procédés de l'école romantique, et d'imprimer au dialogue une vivacité inconnue avant les novateurs. Après Ponsard, l'école du bons sens n'a eu qu'un seul représentant illustre : Smile Augier ; elle a fini par se fondre dans la grande armée du romantisme, devenue plus sage dès que la période de la première fougue fut passée.

Bon sens (le), journal populaire de l'opposition con-

lelle sous le gouvernement de Juillet. Rédigé

Ltement par Cauchois-Lemaire et Louis Blanc, il

tr objet principal l'instruction politique et morale

peuple et la défense dos intérêts démocra'iques. Sa

~-)n esprit : « Tout pour et par le peuple, n

sous le titre de Tribune des prolétaires,

devise résumait s Il publiait m des articles :

{bon-:om') n. m. pi. Nom donné à des religieux de divers ordres : en Angleterre, à des augustins établis sous le règne de Henri III:en France, aux religieux de l'ordre de Grandmont, aux minimes qui leur succédèrent à Vincennes, et à dos minimes établis à Chaillot, au xv« siècle ; en Portugal, à des missionnaires. Co nom a été donné parfois aussi aux albigeois et aux vaudois. — Un bonhommk.

BONSI, famille italienne des xvi" et xvii» siècles, surtout remarquable par le rôle que ses principaux membres jouèrent dans les mariages des princes français. Antoine Bonsi, évêque de Terracine, tut légat do Clément VII pour le mariage de Henri II, alors dauphin, avec Catiierine do Médicis. — Tqomas Bonsi, neveu du précédent, mort en 1603, évêque do Béziers, négocia le mariage du duc d'Alençon avec Eléonore de Médicis. — Jean-Baptiste Bonsi, neveu du précédent, né à Florence en 1554, mort à Romo en 1621, évêque do Béziers, grand aumônier de France et cardinal, fut légat de dénient VIII auprès de ais surtout Mari© de Médicis. — Pierre Bonsi, évêque de Béziers et cardinal, né à Florence en 1631, mort à Montpellier en 1703, négocia lo mariage de la fille de Gaston d'Orléans avec Cosmo de Médicis, en 1061.

BONSOIR (de bon, et soir) n. m. Salut, souhait que l'on s'adresse vers la fin du jour ou dans la soirée : Souhaiter, adresser un bonsoir amical.

— EUipt. Bonsoir: Je vous souhaite le bonsoir, il Bonsoir à. Dites, souhaitez le bonsoir de ma part à.

— Fam S emploie pour exprimer qu'une afl'airo est finio ou manquée, qu'il ne faut plus y compter : Tout est dit, liONSoiRi , (On dit aussi bonjour.)

— Dire bonsoir aux amis, aux voisins, à la compagnie.

Bonsoir, Monsieur Pantalon, opéra-comique en un acte, paroles de Lockroy et do Morvan, musique d'Albert Grisar, représenté à I Opéra-Comique le 19 février 1S51 . Le livret , fort amusant, est comme un écho des pièces de l'ancien théâtre de la Foire, dont il reproduit les habituels personnages : Pantalon, Lélio, Isabelle, Colom-

facile et d'une forme élégante, s'apparie bien au sujet. Plusieurs morceaux sont charmants, entre autres la sérénade d'introduction, l'air bouffe de ténor : J'aime, j'aime, et surtout le quatuor devenu fameux : BonsQir, Monsieur Pantalon, qui, en son genre, est un \Tai petit cbef-d'œuvTe.

BON 0 M EN — BON VAL Oï

I OD acte, paroles de musique de F'crdiise, représenté au ThéÂtro-Lyrique le 18 septembre 1853. C'était lo début à la «cène du compositeur. La partition est fine et charmante.

BONSTETTEN (Charles-Victor de), littérateur et philosophe suisse, né à Berne en l74S,mort& Genève en 1832. Tout jounc, il connut J.-J. Rousseau à Ifverdon, Saussure et Bonnet à Genève, Voltaire à Fcmey, puis il alla compléter son instruction à Leyde, Cambridge. Paris et en Italie. Après son retour en Suisse, il devint membre do grand conseil do Berne, fut chargé do l'instruction publique, puis nommé bailli de Nyon( 1787-1793). C'est là qn il se lia d amitié avec lo poète llattliisson. Lors do la révolution de 179-t, il se rendit en Italie, puis à Copenhague, et par la suite revint à Genève d'où il fit do fréquents voyages à l'étranger. Bonstetten était un esprit très ouvert et ua écrivain de grand talent. Parmi ses nombreux ouvrages écrits, soit en français, soit en allemand, nous citerons : Sur l'Education nationale fl802); la Suisse améliorée (1802) ; Voijaye sur la scène des six derniers livres de <'Enéide (1804) ; Itecherches sur la nature et Us lois de l'imar/inalion i Ig07) ; Etudes sur l'homme (1821); l'Oomme du Midi et l'homme du Nord (1824); la Scandinavie et les Alpes (1826). On a publié ses Lc'lrcs à Matthisson (1827), et ses lettres a Frédériquc Brun (1829).

BONTANE n. r. Morceau d'une étoffe do coton bleue on rouge, fabriijuéo dans les Indes orientales, et servant à faire des pagnes à l'usage do certains peuples do l'Afrique.

BONTANT [tan) n. m. Sorte d'étoffe de coton rayée de rouge, fabriquée en Sénégambio, et que l'on exportait autrefois do cette contrée.

BONTÉ liât, bonitas) n. f. Qualité do ce qui est bon en son genre : La bonté d'un terrain, d'uneétoffe, d'un aliment, d'un cheval.

— Justice : La bonté d'une cause. t\ Force, exactitude, vérité : La bonté d'une raiion.

— Douceur, bénignité, indulgence, humanité, qualité morale qui porte à faire et à croire le bien : La bonté gagne les cœurs. (Mass.)

— Acte ou témoignage de bienveillance, de douceur -. Ai'oi'r pour quelqu'un mille bontés. (En ce sens, ne s'emploie qu'au pluriel.)

— flon<é s emploie souvent comme terme do simple politesse : Ayez la bonté de me répondre, ii Parfois aussi, on l'emploie ironiquement : Ayez la bonté de sortir. Vous aile: avoir la bonté de me payer sur-le-champ.

— Sentiment, témoignage, gage de tendresse que donne une femme : La bonté est une vertu, mais ce n'est pas toujours par vertu qu'une femme a des bontés pour un homme. (Jouy.)

— Fam. et par exclamation : Bonté de Dieu! Bonté divine ! Bonté du ciel 1 Expressions qui marquent une extrême surprise, ou qui parfois servent d'exclamation dans des émo-

— Syn. Bonté, déboncaJreté,

— .\ntun. Malice, malignité, mé. hanceté, perversité. BONTE-BOCK (mot holland.) n. m. Nom vulg.iirc, au Cap,

d'une antilope du groupe des bubales {damaliscus pygargusj.

BoNTEKOË (Guillaume-Isbrand) , navigateur hollandais, fit, en 1618, un voyage aux Indes orientales. Il allait arriver à Batavia, q'uand le feu prit à son navire et en détermina l'explosion. Recueilli sur une chaloupe où soixante-dix hommes de son équipage avaient cherché un refuge, il arriva quatorze jours plus tard, toutes les provisions étant épuisées, en vue de Sumatra ; mais les naturels repoussèrent les malheureux naufragés, qui finirent par gaçrner la rade de Batavia, où ils trouvèrent des navires hollandais.

BONTEMPS (Pierre), sculpteur français, travaillait à Paris vers le milieu du xvf siècle. Il est l'auteur, en collaboration avec Germain Pilon et Philibert Delorme, du riche tombeau de François 1" (1552) ; c'est lui qui exécuta aussi, pour l'abbaye des Hautes-Bruyères, le vase orné de bas-reliefs et de petites figures en ronde-bosse, dans lequel fut enfermé le cœur de François 1".

BONTIE (/i — de Bonlius, n. pr.) n. f. Genre de myoporacées,dontlaseuleespèce connue estuu arbuste de liude orientale, il Syn. de dendbobie.

BoNTins ou BoNDT (Jacques de\ naturaliste, né à Leyde en 1599, mort à Batavia en 1631. Il composa des ouvrages sur les plantes et sur les animaux des pays qu'il avait visités. Le médecin Pison, son compatriote,* publia ces ouvrages après la mort de leur auteur, et les nattiralistes y trouvèrent de précieuses indications.

BONTOK, district do l'Océanio espagnole (Philippines [ilo de Lueonl), dans lo pays des Igorrotes; 34.000 hab. Ch.-l. Btmtok'.

BONTOUR (de bon, <

BONHM VINHM UETITICAT COR HOMINIS, proverbe tiré de l'Ecriture sainte, et qui signifie Le bon vin réjouit le cœur de l'homme.

Bonus EveNTUS (Bon Succès), à l'origine, dieu qui, chez les Romains, protégeait la moisson ; plus tard, dieu du succès. .\ Rome, un templo et un portique lui étaient consacrés. Il avait aussi sa statue au Capitole, œuvre de Praxitèle, ainsi détournée de sa destination primitive. I.e Bonus Eventas est souvent figuré particulièrement sur les médailles. Ses attributs sont : la patère, lépi, le pavot, la corne d'abondance.

BONVALOT (Pierre-CairieZ). explorateur français, né à Epagne (.Aube) en 1853. I! manifesta dès sa jeunesse un grand goût pour les vovages, et commença par visiter l'Europe le sac au dos. Puis U exécuta en I8S2. en compagnie de G. Capus, un premier vovage dans l'.Asie centralo, visitant les grandes vUles du îurkcstau, parcourant

BONVIN - BOQUETTIER

y âge

breux faits nou-

ire, découvrant

Un second

conduisit, do 1885 à 1887, Bonvalot et ses compa-

Capus et Pépin en Perse, dans ' ' ""

des territoires neufs, y veaux et des informati trois groupes de ruin'

des Turco- Pamir.' Enfin, en 1889-1890, leyoyageur a traversé, en compagnie du prince Henri d'Orléans, l'Asie centrale entière, de la Sibérie au Tonkin, en franchissant les plateaux glacés du Thibet par des chemins nouveaux. A partir de ce moment, Bonvalot semble renoncer à voyager ; il se consacre à la fondation du Comité Dupleix, qui a pour but de faire mieux connaître les colonies et de travailler à leur développement; il fait des conférences sur l'expansion française, sur ses voyages, etc. ; mais, en 1897, il est attiré vers l'Ethiopie, et remplit une mission du gouvernement à Entotto. Bonvalot a publié plusieurs relations de ses voyages; les principales sont : De Moscou en Bactriane {liSi) ; Du Kolnstan à la mer Caspienne {mi); Du Caucase aux Indes à travers le Pamir (1888); De Paris au Tonkin (1892); enfin, l'Asie inconnue (1896).

Bon VIN (François), peintre français, né à Vaugirard en 1817, mort à Saint-Germain-en-Laye en 1887. Il a donne, dans de petits cadres, l'évocation de ces scènes d'intérieur, de ces existences humbles, dévouées, qui avaient eu jadis leurs annalistes psychologues avec un Piètre de Hooch et un Chardin. Après VEcole d'orphelines et la Tricoteuse (1851), il donna la Classe des petits, VEcole rérjimenlaire, la Basse messe, la Ravaudeuse, le Réfectoire, la Fontaine (ces deux derniers au Luxembourg), et cent autres petites pages pleines d'émotion discrète, de sincérité et de couleur vraie, malgré le ton sourd de la gamme où travaille Bonvin. Sa palette n'est pas rutilante ; c'est, semblet-il, une palette de pauvre : mais il faut peu de tons à un mélodiste pour bien chanter. Artiste très sûr et très affiné, Bonvin méritait d'échapper au malheur qui le guettait. Devenu presque aveugle, il fut sauvé de la gêne grâce à une vente généreusement organisée par ses confrères.

BONYHAD, ville de l' Austro-Hongrie (Hongrie), sur le Volgysog, sous-affluent du Danube ; 6.300 hab.

BONYUNIE n. f. Genre do loganiacées, renfermant des arbustes de la Guyane et du Para, à fouilles opposées et à fleurs disposées en cvmes di ou trichotomes dans l'aibselle des feuilles supé'rieures.

BONZE n. m. Terme par lequel les Européens désignent tous les prêtres ou moines bouddhistes en général. Il est absolument inconnu dans tous les pays bouddhiques. Selon toutes probabilités, c'est une corruption du mot pomiyi, nom des prêtres bouddhistes en Birmanie : Les bonzes se dévouent à des pénitences eff'ratjantes. (Volt.)

— Fam. Personnage quelconque qui « pontifie » ; Tous les parfis politiques ont leurs bonzes.

BONZEBIE n. f. Monastère de bonzes.

BONZESSE (:c.ss — {ém. de borne) n. f. Nom donné parles Européens à des filles ou femmes bouddhiste: en communauté, comme nos religieuses : Le les Japonais seuls .,„^-^

ont quelques bon- — "V'^'^'^m^^

ZESSES. (Volt.) Il On ^r-~-^^^ tZl -~f\ a dit quelquefois .

BOOANGA Ibou-

large ■

1 est éuuili-

Sïfi^^^^

cier doubie ; les dimensions principales sont en moyenne : longueur 30 m., largeur 4 m. (avec les balanciers 22 m.).

BOOBOOK {bou-bouk' — onomatopée du cri de l'oiseau) n. m. Nom vulgaire d'une chouette d'Australie, du groupe des chevêches [spihglaux boobook).

BOODON [bo-o — du gr. bous, bœuf, et odous, ontos, dent) n. m. Genre de reptiles ophidiens colubri formes, famille de& lycodontides renfermant des

cains, à petites

écailles dispo- "^ ~^ — -. "

sées sur vingt et B cJ ii

rangs. Les boodons sont d assez grande taille L espèce type, boodon qeometncus, habite le cap de Bonne Espérance. Ses mœurs sont celles des lycodontes

BOOK Ibouk'— mot angl.) n. m. Livre, carnet sur lequel les parieurs aux courses et les bookmakers inscrivent leurs paris.

BOOKMAKER (bouk'-mé-keur' — mot angl. signif. faiseur de livre) n. m. Industriel qui tient un livre pour les paris, dans les courses de chevaux ; donneur.

— Encycl. Le joueur aux courses (ou baker), étant un parieur pour, qui spécule sur la victoire de tel ou tel cheval déterminé, le bookmaker est un parieur contre, son intérêt étant de tenir les enjeux contre le plus grand nombre de chevaux possible, puisqu'il n'y aura qu'un gagnant, et de pouvoir payer les mises reçues par lui sur ce gagnant avec les mises elTectuées sur tous les autres chevaux, en se réservant un bénéfice. La difficulté do l'opération consiste à trouver des parieurs pour aux dift'érentes cotes et pour tous les chevaux, le plus grand nombre des paris portant sur les chevaux qui ont le plus do chance ; il faut alors au bookmaker une certaine science de calcul et beauoven-

L'industrie des bookmakers s'exerce librement en Angleterre, sur tous les champs de courses. En France, elle a subi les alternatives les plus diverses ; tantôt tolérée jusqu'à l'abus, tantôt rigoureusement proscrite. L'organisation du pari mutuel (v. pari) a laissé subsister le pari au livre, qui est reconnu légal sous certaines conditions; mais l'interdiction imposée aux bookmakers de crier ou d'afficher la cote, ainsi que de recevoir de l'argent sur les champs de courses, a considérablement diminué leur clientèle. Ils ont toutefois conservé la meilleure, celle des gros

joueurs, propriétaires de chevaux, membres du Jockey- Club et autres grands cercles.

Boom, ville de Beleique. prov. d'Anvers, arrond. adm. et judic. d'Anvers, sur le Rupel ; 13.900 hab. Petit port; cliantiers de construction pour bateaux et navires ; ralfineries, distilleries, nombreuses tuileries, brosseries, fabriques de toiles à voiles. Vieux château.

BoON (Daniel), colonisateur américain, né en 1735 en Pensylvanie, mort en 1820. Suivi de cinq compagnons, il pénétra en 1769 dans le Kentuckv, alors inhabité, et y fonda, sous le nom de Boonsborough, le premier établissement qui ait donné la vie â ces vastes déserts. Dépossédé par le gouvernement de l'Union, il alla se bâtir une cabane sur les bords du Missouri. Cooper a immortalisé le caractère de ce vieillard en l'idéalisant sous les noms de Uas-de- Cuir, Longue-Carabine, Œil-de-Faucon, etc.

BOONE, ville des Etats-Unis (Etat d'Iowa), près du Desmoincs, affluent du Mississipi; 6.500 hab. Commerce de charbon et de bois.

BOONEVILLE ou BOONVILLE, ville des Etats-Unis (Missouri), sur le Missouri; 5.700 hab. Charbonnages; mines de plomb et de fer; carrières do marbre et de calcaire hydraulique.— Autre ville des Etats-Unis (Indiana); 5.450 hab. Culture du tabac; minoteries. — Autre ville des Etats-Unis (Etat de New-'X'ork), sur le canal de la Black- Hiver, affluent du lac Ontario ; 4.100 hab.

BoONTON, ville des Etats-Unis (New-Jersey), sur le Rockaway, branche occidentale du Passaïc ; 3.300 hab. Hauts fourneaux et usines sidérurgiques.

BOOPAA (bou) ou BOUPAA D. m. Petite pirogue à balancier d Océanie (îles Tonga).

BOOPIDE ou BOOPIS (piss — d ôpos, œil) n. f. Genre de calycérées i des plantes vivaces, à fleurs groupées en capitules arrondis et dont on connaît une dizaine d'espèces, originaires des régions tempérées de l'Amérique méridionale et surtout des Andes du Chili.

BOOPIDÉES (rad. boopide) n. f. pi. Bot. Syn. de calycérées. — Vne BOOPlDEli.

BOORAM [ram') n. m. Section du genre rosage [rhododendron), renfermant des espèces indiennes.

BOORT [bôrt') n. m. V. BORT.

BOOS, ch.-l. de cant. d^ â 10 kilum. de Rouon ; 055 hab. Re!

du xiii" siècle. — Le cant. a 17 comm. ot 10.520 hab. BOOSCHÉRIE n. f. Bot. Syn. de ficcs.

BOOTES (léss — mot gr. signif. bouvier), nom donne quel- (|uefois à la constellation du Bouvier.

BOOTESVILLE, petite localité des Etats-Unis (Missouri ', i|ui a donné son nom à la défaite des confédérés (13 oct. 1863).

BOOTH (Félix), manufacturier anglais, né en 1775, mort en 1850. Devenu possesseur d'une fortune immense, il paya, en 1K29, tous les frais de la deuxième expédition du capitaine Ross, qui, par reconnaissance, nomma Boothia Fehx la pointe la plus septentrionale de l'Amérique.

BoOTH (John Wilkes), acteur américain, né à Bel-Air (Maryland) en 1839, morten 1865. Frère de 1 acteur tragique Edwin Booth, il débuta lui-même de bonne heure sur la scène et obtint un certain succès. Lors de la guerre de sécession, il se jeta dans la cause sudiste et, lorsqu'elle expira, il assassina, d'un coup de revolver, le président Abraham Lincoln au Théâtre de 'Washington ( 14 avr. 1865). Booth, après son crime, put gagner une ferme près de Bowling-Green (Virginie). Il y fut découvert par un détachement de cavalerie le 26 avril il refusa de se rendre, et lut tue d un coup de tusfi

BoOTH "tt ill ams) fondateur de 1 armée du Salut né "i N tl n^ham en 1S''9 Pasteur de 1 egl e méthodiste (HoO il s en serara pour répandre ses propies idées se rend t à Londres ou il se livra avec sa femme à la préd cation dans les rues dans les salles de spectacle et, étant par\ enu à grouper au tour de lui dans le peuple un cp^^

assez granl 1 r d j 11

t pred I

propagand ste i

fat cable organisateur de

gremier ordre il publ a des rochures fonda des jour naux et parvint à Lonst tuer des groupes de salutistes en Angleterre aux Etats Unis en Australie au Cap au Ca nada, en Suède, etc. En 1890,

il exposa tout un plan de réforme sociale par lo travail. Il fit un appel do fonds aux hautes classes, et fonda des asiles de nuit, des restaurants populaires, des bureaux de placement, des ateliers, etc. Depuis, aidé par ses fils et par ses filles, il n'a cessé de faire une active propagande dans les deux mondes. — Sa femme, la générale Booth, née en 1S29, morte en 1890, l'a puissamment secondé par ses prédications, et a publié entre autres ouvrages ; le Ministère des femmes.

BOOTR (Catherine Booth, dite la Maréchale), fille du précédent, née à Jateshead (Yorkshire) en 1859, s'est associée à l'œuvre de son père, qui l'a chargée d'organiser l'armée du Salut en Suisse, en France et en Belgique. En 1S85, elle établit son quartier général à Paris, et, en

lOG

BOOTHÉRIUM (n'-om' — du gr. bous, bœuf, et / mal) n. m. Genre de mammifères artiodactyles famille des cavicornes, tribu des bovines, renfermant des formes fossiles apparentées au bœuf musqué (ovibos moschatus) de l'Amérique, et se trouvant dans le tertiaire du nouveau monde.

d'Angleterre (comté de

BoOTHBYPAGNELL , bourg d'Angleterre (comté de Lincoln); 190 hab. Ruines du château de Somerton, construit en 1305, où fut enfermé Jean le Bon après la bataille de Poitiers.

BOOTHIA-FELIX, grande presqu'île de l'Amérique du Nord, formant la pointe la plus septentrionale du nouveau continent, dans l'océan Glacial arctique, délimitée par les détroits de Barrow et de Ross. Le capitaine anglais John Ross découvrit cette presqu'île en 1829-1833, et y plaça le pôle magnétique boréal, par 70° 5' lat. N. et 99" long. O. V. Booth (Félix).

BOOTIE (bou-tl) Bot. Section du genre saponaire, n Syn, de potentille. ii Syn. de borbonie.

BOOTTIE (de Boot, méd. et bot. améric.) n. f. Genre d'hydrocharidées stratiotidées. dont la seule espèce connue est une herbe vivace aquatique des bords de l'Iraouaddy. BOOTLE-CUM-LINACRE, comm. d'Angleterre (comté de Lancastre) : 49.220 hab. Bains fréquentés. Fonderies, chantiers de bois et minoteries. Cette ville contient une partie des docks de Liverpool et l'embarcadère des paquebots américains.

BOOZ, personnage biblique célèbre, épousa Ruth, femme moabite, sa parente par alliance, en eut un fils, Obed, père d'Isa'ie, et de qui devait naître le roi David, souche du Sauveur. V. Ruth.

BOPP (Franz), philologue allemand, né à Mayence en 1791 , mort à Berlin en 1867. Il fit un assez long séjour à Paris, à Londres et à Gœttingue, se livrant à l'étude des langues de l'Indoustan. A son retour en Allemagne, il fut nommé professeur de philologie et de langue sanscrite à l'université de Berlin (1821). Les travaux de Bopp, qui était membre associé de rinstitut de France (^1837), ont inauguré -- "— velle dans les études de linguistique. La g la langue sanscrite lui a inspiré plusieurs ouvrages ori-

iscrit, compari des langues grecque, latine, persane et germanique, etc.

(1816); Système complet de la langue sanscrite {li20) ; Grammatica critica lingux sanscritse (1829-1832); Glossarium sanscritum (1830); Grammaire comparée des langues sanscrite, zende, grecque, latine, lithuanienne, slave ancienne, gothique et allemande (1833-1852), son œuvre capitale, traduite en français par Michel Bréal (1866). De l'exposition et de la critique des formes gram- \

maticales des langues indo- Bopp.

germaniques il a déduit avec

une sagacité surprenante les rapports généraux et les principes communs à leur formation et à leurs modes. Citons encore de lui : les Langues celtiques (18391 ; les Rapports des langues malaiso-polynèsiques avec les langues indo-germaniques (1841), et les Rameaux caucasiens du système des langues indo-germaniques, etc. (1847).

BOPPARD (anciennem. Baudobrigaon Bontobriea), ville d'Allemagne (Prusse rhénane), sur le Rhin ; 5.600 hab. Fabrication de coton et tabac ; commerce actif et navigation. Sources minérales. Boppard avait de ville libre impériale.

BOPYRE ou BOPYRUS (niss)n.m.Genre tacés isopodes, type la famille des bopyri

les branchies décapodes. gopyre des crevellps : a, mâle ; (Le bopyrus squillarum se J^ femelle (dessus) ; c, fem. idessous). loge sous la carapace cé-

phalothoracique des crevettes, formant une saillie très visible ; les pêcheurs regardent ce parasite comme une jeune sole.)

BOPYBIDÉS (rad. bopyre) n. m. pi. Famille de crustacés i«opodes, renfermant des formes qui vivent en parasites dans le corps d'autres crustacés marins. — Un bopyridé.

— Encycl. Les bopyridés présentent de grandes diff'éronces sexuelles ; les femelles sont discoïdes, asymétriques; les mâles, beaucoup plus petits, ont le corps régulier et nettement segmenté. Genres principaux : phryxus, gyge, bopyre, june ; etc.

BoQUEHOou BOCQUERO, comm. des Côtes-du-Nord,

BOQUET(Aé)l

Sorte de pelle bois, creuse, à manche, à des jardinie

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