‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 204 sur 956 · BORELLI — BORGIA · texte numérisé non relu

BORELLI — BORGIA

D'abord architecte, il étudia ensuite la peinture, puis fit des vers, et devint un des plus fougueux partisans du romantisme. Très excentrique, affectant l'horreur des bourgeois, Pétrus Borol avait pris le surnom de Lycanthropu. 11 fonda le Satan, la Liberté des arts, la Revue pittoresque et l'Ane d'or, devint, en 1846, inspecteur de la colonisation en Algérie, fut destitué, se mit à travailler la terre et mourut, selon les uns d'un coup de soleil, selon d'autres d'inanition. Il a publié un recueil de vers. Rhapsodies (1831), et deux romans bizarres qui firent un certain bruit ; Champavert, contes immoraux (1833), et J/"» Putiphar (1839). — Son frère, André-François-Joseph, généalogiste, né à Lyon en 1812, mort à Paris en 1896, devint secrétaire do cette école et conservateuradjoint à la bibliothèque Sainte- Geneviève, à Paris. Il publia, entre autres ouvrs^es : l'Annuaire de la noblesse (18421 ; Nobiliaire de France (1854)- Armorial de Flandre (1856); Armoriai d'Artois et de Picar; die (1866); les Sièges de Paris, annales militaires de la capitale depuis Jules César jusqu'à ce jour {1Z21) ; etc.

BORELLI (Giovanni Alfonso), physiologiste italien, né à Naples en 1608, mort à Rome en 1678. Possédant à fond les mathématiques, il chercha à appliquer les lois de cette science aux phénomènes de la vie, et spécialement aux mouvements. Il fut le premier à aborder scientifiquement l'étude de la contraction musculaire et du vol des oiseaux ; mais il exagéra la force du cœur, qu'il n'estime pas à moins de 180.000 livres. Il fut le chef de l'école dite » latromécanicienne ». En raison des expériences nombreuses qu'il exécuta, il mérite d'être placé parmi les physiologistes du XVII" siècle, à côté de Harvey et de Descartes. Son principal ouvrage est De motu animalium (1680-1681).

BORELLI (Hyacinthe, comte), homme politique italien, né en 1783 à Démonte, mort en 1860 à Turin. Il est l'un des fondateurs du royaume actuel d'Italie ; car, ministre d'Etat de Sardaigne depuis 1847, c'est lui qui décida Charles-Albert à octroyer à la nation sarde le fameux 5/a^iif constitutionnel de 1848, qu'il avait rédigé, et qui fut l'acte fondamental et décisif de la révolution italienne de 1860. Il fut président de la cour des comptes, de 1848 à 1857. BORIXLIE (de Borelli, n. pr.) n. f. Bot. Syn. de cordie. e. Cette magnifit à quelques pas ieu du xviii' siècle, r marseillais, et terminée ) belle collection de tableaux, fcet élégant' éd'iftce, construit par l'architecte Brun, est, depuis 1856, la propriété de la ville de Marseille, ainsi que son musée, et ses jardins, transformés en promenade publique, sont devenus le Longchamps de la cité phocéenne. BORE-MÉTHYLE n. m. Composé gazeux ayant pour formule Bo(CH')', qui, mélangé à l'air ou à l'oxygène, détone avec violence.

BORÉOMYSIS (ziss — du gr. boréas, nord, et mysis, genre de crustacés) n. m. Genre de crustacés schizopodes, famille des mysidés, renfermant de petites formes propres aux lacs de la Norvège.

BORÉTHYLE (de bore, et éthyle) n. m. Composé ayant pour formule Bo(C^H')', qui s'enflamme au contact de l'air en donnant une flamme verte. Il détone au contact de l'oxygène. Il se prépare en faisant réagir le zinc-éthyle en excès sur le borate d'éthyle.

BORETTE n. f. Bot. Syn. de dabœcie.

BOREUS [ré-uss) ou BORÉE (du lat. boreui, vent du nord) n. m. Genre d'insectes névroptères planipennes, famille des panorpidés, renfermant des formes singulières, àailes atrophiées : Les borées sont les panorpiens des régions froides, en latitude ou en altitude.

— Encycl. On rencontre ces singuliers insectes dans les Alpes ou dans l'Europe boréale, sautillant et s'ac-

couplant, au premier pr temps, sur les plaques do

neige.

fortune

I boreus e type du genre; le boreus '^'estiooodi, qui descend un peu plus vers le sud. (Les borées étaient anciennement nommés puces des glaciers.)

BOROA, ville et port do la Russie d'Europe (Finlande), à l'embouchure de la petite rivière de même nom dans le golfe de Finlande ; 3.800 hab. Evéché luthérien depuis 172 1 ; commerce de peaux et de fourrures, de miel et de cire. Ville fondée en 1346; la constitution finlandaise actuelle y fut élaborée en 1809.

BORGE (bas lat. burgesia) n. f. Ancien tissu de laine du genre des bureaux. : La borge se fabriquait, comme la toile, sur le métier à deux marches (Gay, Glossaire, 176).

BORGERHOHT, ville de Belgique, prov., arrond. adm. et iudic. d'Anvers, sur la Schyn, affluent de 1 Escaut; 30.000 hab. Manufacture de tabac; fabriques de chandelles de cire.

BORGHÈSE, famille italienne (\v'-\ix^ siècles) Elle est originaire de S où Camillk Borghèse fut élu pape sous le nom de

n Paul V ». L'influence de

cette famille a été surtout

dirigée dans le sens de la pro

tection des lettres et des aits

On devait déjà à Paul 'V plu

sieurs fontaines de Rome la

fronton de Saint-Pierre le

palais de Monte-Cavallo Son

neveu , le cardinal Sctpwne

Cafarelli, est le fondateur

de la villa Borghèse et de sa

collection si fameuse —

Marc-Antoine I"', frère du

précédent, prince de Sulraono

et grand d'Espagne (mort en

1658), fut l'héritierde Scipion

et la tige des Borghèse ac

tuels . Cette famille s éleva

ensuite au plus haut point de Camille Borghèse

splendeur par des mariages

Jean-Baptiste Borghèse, fils de Marc-Antoine I"

épouse en 1684 l'héritière des Aldobrandini — Marc An

TOiNE II, son fils, mort en 1 29 épouse une bpinola -

Camille-Balthasar, son petit-fils, mort en 1763, épouse une Colonna. — Enfin, Marc-AntoineIII, son arrière-petitfils, né en 1730, mort en 1809, acquiert définitivement l'héritage des Aldobrandini disputé par les Pamfili. — Camille Borghèse, fils de Marc- Antoine III, né à Rome en 1775, mort à Florence en 1832, est célèbre parce qu'ayant embrassé le parti français et pris du service dans la garde consulaire, il épousa, en 1803, la sœur de Napoléon, Pauline Bonaparte, veuve du général Leclerc, fut promu grandcroix de la Légion d'honneur en 1805 et partagea avec sa femme la principauté de Guastalla, en 1806. Il gouverna le Piémont devenu français de 1807 à 1814, et fut obligé, en 1807, de vendre à Napoléon la prodigieuse collection Borghèse, accumulée par sa famille depuis deux siècles. Il est vrai qu'on lui en rendit la plus grande partie en 1815. A cette 'époque, il se sépara de sa femme, et se retira dans la retraite où il mourut. — François Borghèse, second fils de Marc-Antoine III, prince Aldobrandini, né à Rome en 1776, mort en 1839. (^Grand écuyer de Napoléon, il fut l'héritier du précédent, et les trois branches actuelles de la famille : les Borghèse, les Aldobrandini et les Salviati, sont es trois fils, Antoine, Camille et Scipion.

ViUa Borghèse

Peuple, fut bâtie, au commencement du xvii" siècle, par le cardinal Scipione Caffarelli-Borghèse. L'architecte de l'édifice fut Giovanni 'Vansanzio ; les jardins furent dessinés par Domenico Savino, de Monte-Pulciano, et les travaux de conduite et de distribution furent diritrés par Giovanni Fontana. Par la suite, les princes Bori ii^ ■' hkhi - - . hter de nombreux embellissements dans : i i i ' i i semblèrent une précieuse collection di- n: i i ; , .

Deux cents morceaux environ de ceiii i - ii

cédés à Napoléon I" par le prince Cau..Ui i;., al.i ;ciit prendre place au Louvre. La coUectir.n de la villa Borghèse se reforma en peu d'années. Elle comprend des an- • ' '3 peintures modernes, parmi

LERiE), à Rome.

Le palais Bor-

ph'

Pauhne Borghèse d après Canova îTom^, près du port ie Ripptta fut commen cm ta\i

cardinal Dezza, sur les dessii

et terminé, en 1607 par

(Camille Borghèse) en eut fait 1 acqui

Flaminio Pu

Rome II est dispose assez semblable à celui d un clavecin 1 nom de Cembalo. La cour intérieure d un a 1 1 t m| tuoux, est entourée de portiques à deux étages soutenus par quatre-vingt-seize colonnes de granit doriques au rez de chaussée et corinthiennes k 1 étage supérieur Dans cette cour sont les statues colossales antiques dey (/ c de Na/i e et de Cérès. Une magnih jue galerie le ta! I a i\ |. au

tuellement six

cents tableaux environ qui sont presque tous de premier

ordre, et dont plusieurs jouissent dune juste pelebrite

Citons, entre autres Mado, e i U , l i «^inlnTît

ticelli;un Portrait de je 1/ ' I

Lorenzo di Credi deux /■

plusieurs toiles d Andréa 1

Danaé et la Madeleine 1

l'Amour profane, œuvre 1 I

Trois GrAces, du même une l> i ■: i r t le

portrait de Marie de Medicis de\auDytk etc

Borghèse (vASt) beau vase grec en marbre pentéli que, découvert au xvi" siècle dans les jardins de ^Salluste n est orné d'un bas relief qui représente une bacchanale Dyonisos, couronne d un bandeau et de lierre fleuri te nant de la main droite un thyrse, marche, appuyé sur une bacchante ; celle-ci joue de la lyre, tandis qu'un jeune satyre, tourné à gauche et rejetant la tcto en arrière, exécute une danse. A ses pieds, la panthère bachique

soutenu par un jeune satyre.

Devant ce groupe, on von une bacchante qui danse en jouant des crotales. Un jeune satyrejoue de la double fliito, tandis qu'un de ses camarades court après une joueuse de lyre. Enfin, une quatrième bacchante, vue de dos, refcve de la main gauche sa robe traînante, et de l'autre

BORGHESI (comte Barthélémy), numismate et épigraphiste italien, né à Savignano, près de Rimini, en 1781, mort en 1860. Il s'adonna avec .passion à l'étude des monnaies et de l'épigraphie, illection célèbre 1 paix.

Vase Borghèse (Louvre) 3 1821 au mont Titan, dans

la république de Saint-Marin Ses re ht i lu s ei ses découvertes sur une foule de points I ir \ 1 1 i t ir romaine lui acquirent une grande I i ' i i '

nommer associé de l'Académie des m i

L'ouvrage qui a fondé sa réputation <

fragments des fastes consulaires du ( (I I i i i i II

avait publié de nombreux et sa\ants ufi l< i tus di\( rs recueils. Après sa mort. Napoh on III nt publier aux Irais do l'Etat une édition de ses Œunei comph les

BOBGHETTO, village d'Italie (Venetie [prov de \ érone, écart de la commune de \ aleggioj ), sur le Mincio 460 hab. En 1796. victoire de Bonaparte sur le général autrichien Beaulieu.

BORGHETTO LoDIGIANO, ville d'Italie (Lombardie [prov. de Milan]), sur le Silero, affluent du Lambro ; 2.800 h. Beurre et fromages.

BORGHI (Jean-Baptiste), compositeur italien, né à Camerino vers 1740. Il a fait représenter les opéras : Merope Alessandro in Ai~menia (1768); Ciro riconosciuto Ricimero (1773) ; la Donna instabile{\Tlf,) ; Ariaserse 1776); Ecumene\\ni); PiramoeTisbe (1783); l'OUmpiade la Morte di Semiramide (1791); Egilina (1793); il 'empio di Gnide. Parmi les œuvres religieuses de ce compositeur, on cite deux Messes à quatre voix et orchestre, et des motets. On ignore l'époque de sa mort.

BORGHINI évincent), bénédictin et antiquaire italien, né à Florence en 1515, mort en 1580. Prieur du monastère de Florence, il fut chargé d'administrer le diocèse de cette ville pour Alexandre de Médicis, obligé d'habiter Rome (1574). Il était lié avec le Tasse et les hommes les plus distingués de la Toscane et très versé dans la connaissance des antiquités et des beaux-arts. Membre de la commission chargée d'expurger le Décaméron, de Boccace, il composa seul les Annotazionie discorsi publiés à ce sujet. Sous le titre de Discours [Discorsi, 1584-1585), il a réuni des dissertations d un haut intérêt.

BORGHINI (Raphaël), littérateur italien duxvi" siècle. On lui doit outre des comédies, un ouvrage sur les arts, intitule il Riposo (1584).

BORGHORST, ville d'Allemagne (Prusse ['Westphalie]) ; 5 700 hab Filatures et tisseranderies de coton ; soieries, biiqueteries.

BOBGIA, ville d'Italie (Calabre [prov. de Catanzaro]) ; 4 400 hab Vins estimés.

BORGIA, famille italienne du xv» siècle Bien qu'elle existence bien au delà du xvi* siècle, ., en tant que famille jouant un rôle historique et poursuivant un but collectif, se renferme entre 1455 et 1504 Elle était d'origine espagnole (de Roija, en Aragon) ot sa singulière fortune commença a\ec l'élection d Alphonse Borgîa, archevêque de \dlem,e, au trône pontiàcal en 1455, sous le nom de Calixte III (V. Calixte III ) Dès ce moment, cette étrange famille semble se consacrer a un dessein unique réunir tjute 1 Italie sous sa domifaire un grand I M"' fût le centre

I (iiue européenne

m 1155-1458; avait

ir uni un immense t

I r ^ue son neveu, Rodrigue

Borgia, eut été élu pape en

14 sous le nomdeii Alexan- .^^

Iru VI (v. Alexandre VD, Lucrèce Borgia, d'après Titici les desseins de cette famille

se prtc seront. Alexandre VI avait eu de Rosa Vanozza le Cattanoi plusieurs enfants naturels. Jean Borgia, 1 aîné obtint du roi d'Espagne le duché de Gandie. — Le troisième Geoffroy Borgia, épousa une fille naturelle du duc de Calabre et devint prince de Squillace. — Ld- CRECE Borgia, la fille, déjà fiancée à un gentilhomme espagnol née en 1480, fut mariée en 1493 à Jean Sforza, seigneur de Pesaro. (Les chroniqueurs du siècle suivant en ont lait un véritable monstre, et Victor Hugo l'a mise en scène sous les plus noires couleurs. Lucrèce Borgia n apparut pointtelloà ses contemporains, qui tous s'accordentà louer sa beauté sa grâce, son esprit cultivé et ses bonnes mœurs. Elle semble avoir été surtout un instrument politique entre les mains de son père et de son frère. Divorcée d'avec Jean sforza en 1497, elle eut, l'année suivante, avant de se remarier à Alphonse, duc de Besaelia, fils naturel d Alphonse II d'Aragon, un enfant que, dans deux bulles successives, Alexanclre VI reconnut d'abord comme son propre fils, puis comme le fils de César ; c'est ce qui a donne lieu, contre Lucrèce Borgia, à une double accusation d'inceste. En 1500, son second mari fut poignardé, dans sa chambre même, par César Borgia. L année suivante, elle épousa en troisièmes noces Alphonse d'Esté, duc de

prolongé ;

)I6 (de Roija, en Ara

Forraro, et réunit autour d'elle une cour brillante do savants, d'artistes ot do lettrés, parmi lesquels llgureni Bombe ot l'Ariostc, tjui

stance du Itutaml fi

ayani

célébra

vertus dans i

son mariage avec Alphonse d'Esté, réprooluililo.

CKSABBorgia, lo second fils ot l'enfant préféré d'Alexandre VI, no vers 1 157, fut créé cardinal par son p6ro. (Lors de l'invasion do Cliarlos 'VIII, Alexandre 'VI se sauva on lo livrant comme otage. César s'évada un peu après, et les embarras dos Français rétablirent les affaires dos Borgia. En 1497, Jean Borgia meurt assassiné mystérieusement, probablement par son frère César, et, depuis eette iipo-

voyo

annuler 1

,nago

de louis XII et de J de France, est créé duc do ■Valentinois par Louis XII, avec (lui il contracte un traite ilalliance pour le partage de l'Italie. En 1499, César Borgia épouse la tille do Jean d'Àlbret, roi de Navarre, et, désormais lié irrévocablement à Louis XII, il rompt avec le roi d'Arapuis, ayant obto-"

fap,

ppui

vahit

termine ton-, les petits SOI- césar Borgia, d'après RaphaM.

Sl'urza^, iesMalaièsti.'les Manfredi, les Montefrcdi, tyrans abominables pour la plupart qui s'étaient rendus odieux aux peuples, et organise un gouvernement de paix et do prospérité qui lui assure l'attachement des Koniagnols. D veut alors commencerla conquête do laToscane ; mais Louis XI 1

cci de Sienne, et toute l'Itatit lUi, lorsque Alexandre VI moui 503. César Borfria. tombé mal:

, père ne p'i» |..-r.„,lre nM.-nn

fit arrêter, et le somma de lot livrer ses forteresses César Bor),ia résista un an, soutenu par 1 attachement des populations qu il avait fait bénéficier d'un gouvernement régulier et éclaire, et par 1 ineljranlable fidélité de ses capitaim s ot ie se< soldats. Il céda eonn en 1 "4 et lui remis en liberté pjur tomber da les fers de Gonzahe de ( .rlouo, iiui ^rme» d l'envoyaenEbpa^'no 11 se\ada, devint condottiere au servue de son beau-pèr( Navarre, et fut tue ians un combat, en 1507 Avec c homme extraordinaire périrent les destinées des Borgia, mais, fait notable, ce fut son œuvre politique que continua le pape Jules II.) , , , ,. , ,.

— BiBLio&R ■ Tom. Tommasi, Vila delduca \alenlmo (Montechiaro, 1655; trad. franc-, La Haye, 1736); Ferd. Gregorovius, Luaezia flor^ia (Stuttgard, 1873 ; trad- franc. PauÎRegnaud, Paris, 1876); l'abbé Clément, les Borgia (Paris, 1882). V. Alexandre VI

Borgia (saint François de), troisième général des jésuites, ne â Ganiiie ir...yaiii

:e) en 1510, , qui lui inspira lo Charles Quint, où puis devint

s'empara do Fr. do Borgia lorii(|ao fut ouvert on «a pré«eii.-n lo corouoil do son impératrice, laaboUo, qu'il avait l'io chargé parCharlos-Quint do fairooDHOVolir. Lo grand dH»pagno, qui avait lo droit do roilor couvert devant l'impérairico vivanto, porto la main &fia toquodovanl l'impératrico mono. Il contomplo avoc une tristenso ronpoctueuio colle qu'il avait connue belle ot puissante, maiDtooaat liyido, ictaclo du ' ' umaines décide de sa vocation ; il fait vie monastique, si jamais son épouse, Ëléonore do Castro, lui est enlovéo. Celle-ci est présente i la cérémonie lugubre. L'impassibilité do l'évôquo qui officie et l'inaouciancodu jeune clerc contrastoat avec l'émotion douloureuse des doux époux.

Borgia ou BoRIA y Aragon (don Frane.i.sco), princo d'iisquilaclie ou Squillacco, comto do Mayaldo, arrière-polit-lilsdu pape Alexandre VI, petit-fils do saint Françoisde liorgia, né et mort à Madrid (1581-1658). Il fut vico-roi du Pérou, do 1614à 1621. C'était un versificateur sago et do bon goût, plutôt qu'un poète. On estime ses romances lyriques et ses chants de Jacob ot de Rachel, publiés sous le titre do Obrasenverso (1639) ; mais son poème épique Napoles recv^ pcradaporcl reyD.Muic:u{l6jl)asta.a-aessoasiam6diocto. Borgia r i i ir Imal, administrateur ot anti-

: I en 1731, mort à Lyon on 1801.

^, i^le Bénévent (1759), secrétaire

1, h 1; I I 1 anlin.il (1789), gouverneur de

i;,„m., I, I- v..vn..'n qu'il fit en France

puuraerni!; 1 '.11 l 'i iHic pour les antiquités,

u avait Iim m .i \ ■ ' i ■ r U/bro, surtout riche

onmoDiiiiii l'rsosouvrages, écrits

on italien, Ir , iiiii . . .1, Il ■ .:i lltsloire de la cille de

nénévent (i7r,;i-ni,'j,i, et une liinimn: delà domination temporelle de ii:!/lise duas les Deux-:>icilcs (1788).

BORGNAT {gna [on mil.]) n. m. T. rural. Un des noms servant i désignerlo roitelet, dans les campagnes.

BORGNF. 'I II ■'■'] '}'■■'■ '■•- v"i! ..ue d'un œil, ou à qui

ilmancinri, . ' '..ra/ borgne.

P;ir . 1 ' I, , I !'■ ou mauvaise; mal

tenu, mal ' '' ■■ borgne. Il Mal fait,

,.^j ^ niir], . I ir ■!■ !'■> 1 1 h ■ ! iv i.,n do suspcct daus sa

\ , />orf/ne. Léger enfoncement de l'os fron-

, :, ,,, a l'extrémité de la crête frontale. Il Petit

,,,ii,,ii, , III [111 se trouve à la base de la langue. Il Telon,

or,,-i Lu, ,^>i<j, IcLou, sein qui n'a pas de bout.

— Art milit. Grenade borgne ou aveugle, Grenade que la simple percussion suffit pour allumer, et qui éclate en tombant, sans qu'il soit nécessaire d'y mettre le feu.

— Chir. Fistule borgne. Fistule qui n'a qu'une ouverture, et se termine on cul-de-sac.

— Dr. anc. Fenêtre borgne. Se disait d'une fenêtre qui donnait du jour sans avoir aucune vue.

— Hortic. Chou borgne. Chou privé de bourgeon terminal, ce qui l'empêche de pommer.

— Mar. Ancre borgne. Ancre qui n'a quuno patte, ou qui est mouillée sans avoir do bouée.

— n m Celui qui n'a qu'un œil : Un borgne est bien plus incomplet qu'un aveugle : il sait ce qui lui manque. (V. Hugo.)

— Pêch. V. BODRGNE. . .

— T. rural. Dans certaines contrées, on appelle ainsi la mésange charbonnière; les oiseleurs donnent souvent à cet oiseau le mémo nom.

— Prov. et Loc. PROv. : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Parmi les gens incapables, les gens médiocres brillent, il Jaser, babiller comme une pie borgne, Parler, bavarder sans cesse, à tort et à travers (probablement parce que les oiseaux privés de la vue passent pour chanter plus et mieux que les autres). ;i Changer, troquer son cheval borgne contre un aveugle, Changer une chose défectueuse contre une chose pire ; quitter une position médiocre pour une position plus mauvaise.

— Syn. Borgne, borgnesse. Ces deux formes peuvent s'employer comme subst. et comme adj . : C'est un borgne, <;>s( une BORGNESSE ;/«""«« BORGNE, femme vieille et borgnesse. Mais borgne n'entraîne pas avec lui une idée desavantageuse, ce qui a toujours lieu avec 6orjii«se.

Borgne ou Port de Borgne, ville des AmiUes

illaïti [rèpubl. d'Haïti]); 15.000 bab.

borgnesse (911 mil.) n. et adj. fém. V. borgne.

BORGNET (Claude-Joseph-Adolphe), historien et littérateur belge, né à Namur en 1804 mort ft Liège en ISTa. orofosseur àl'univorsité de Liège. Borgnet a paUté -.Lettres ïur la révolution brabançonne (1834) ; Bistoire des Belges a la An du xviu- siècle (1864); Histoire de la révolution lieneoise de 17/9 (1865). Il a aussi publié, dans les .Chroniques nationales . : la Suite du chevalier au «^ï^''^" «»'(<"' ,f Bouillon (1859): Chronique de Jehan ^f .•=>'«''• "'i'^.",'; Chronioue de Jehan d'ouIre-Afeuse (1864-1869). H était membre de l'académie royale do Belgique. - Son frèr o, Jules Borgnet,

oit(;i.\ -

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BOROO. .-11. 1 In raiit. .10 la Cl

de ll.'uitia: ■j'Ji hab. Kii t76«. Paul .leruier avantage »ur les Fraoeais.

cl i.ioi hub.

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r.mport. a borgo «.u — Lo uanUjD a 4 canin.

BoRoo di VaUuKUia ! • •

lloiurrio Tyr.d,, »ur fa l!.-

Vice

BoROO Lavczzaro, %

Novarej,, sur l'Arbogna; ;j.y'..'^ BOROO San Dalmazzo [prov. de Coni ,, a l'cnirée des tr< Gcsso et de la Vcrmaoaja; 4.1:

de bénédictins.

BoRGO San Donnlno, vi!l de Parmoj), au pied de l'Apen 11.000 hab. Ville fortifiée, siego évêché suiTragant do Bologne, cien palais ducal, cathédralc.'-ou d'eaux minérales très renommé

bon:

LUX minérales très renommée-» ^ , ^ , i

s lo pays. C'est la /u/ia C'Ai-vio i . - •

<ouF.<ten/ia dos anciens. -Pop. I .>>-' f-~— J

circondario du mémo nom : • ' \

100 bab. \

JoRGO San Lorenzo, ville \ * ^

d'Ilalio(T05cane [prov. de Florence sur la Siève; 12.700 hab. Filature do soie. — Patrie de Giotto. *

BORGO Sesia, bourç d'Italie (Piémffnt [prov. de Novarej), «ur la Setii turcs de soie.

et vignoble.— Pop. du circondario du mémo nom : M.ooo h.

BORGO Ticlno, bourg d'Italie (Piémont [prov. de Xovarc), sur lo Tessin; 2.550 hab.

BORGO Vercrfli, bourg d'Italie (Piémont [prov. de Novarej; 3.550 hab.

BORGOFORTE, bourg d'Italie 'Lombardie [prov. de MantoueV, sur la rive gauche du Pu; I.ioo hab. Victoire des Français sur les Autrichiens, le 25 octobre 1796.

BORGOGNONE (Ambrogio). peintre de l'école milanaise, né à Fossano au xv siècle, mort après 1535, trahit l'influence do Léonard de Vinci. Son chef-d'œuvre e^t la fresque du Couronnement de la Vierge, à l'église Saint- Simplicicn, à Milan.

BORCOMANBRO, ville d'Italie (Piémont 'prov. de Novaro:). sur l'Agogna, affluent du Pé; 9.350 hab. Fabrique d'objets do cuivre et de laiton.

BORGOU, grand Eut indigène du Soudan occid., compris entre le Dahomey proprement dit, lo Niger, leGourma et lo To"o. Lo royaujno est divisé en plusieurs provinces : Bonay, Kandi, Nikki, Kayema, Diongoo. qui sont habitées par les Baribas. Cet Etat s'étend sur nu vaste plateau de 80 000 kilom. carr. de superficie, de faible relief, et il e^t arrosé par la Mekrou, l'Ôly, la Moussa, affluents du .Niger l'Okpara et l'Ouemé, rivières cétières du golfe de Guinée. Le pays produit en abondance Je^ inil. lo -— ■'igname.

Borgia Fij.iNeois de), devant le cercueil d'Isabelle de Portugal, tableau de Jean-Paul Laurens ,lS76i. Cette page saisissauie retrace la minute d'émotion tragique qui

BORGNIAT Igni-a [gn mil.]) n. m. L'un dos noms de la bécassine double.

Borgnis-desbordes [gniss- 1.'"' ™"J) f«"^'f "1; Ji*n.ril fr 111 lis iié;\Parisen i839,mort à Bicn-Hoaen 1900. Knt'r,- luis 1 iitilleriode marine en 1861, ildevint chef d cs-

,ir.„,i. Kii et fut chargé en 1880 par le ministre do la ,n irine dei.iiièr les contréosdu haut Sénégal, entre Bafoalilm et lo Ni^or, en vuo de l'établissement d'un chemin de for rel antMédino, point où le Sénégal cesse d être navigable, àBammakou, sur le Niger, De 1881 1 '8/3. '««''»"' Borgnis-Dosbordes dirigea trois campagnes dans les pays

S?èS^i;;'?u;;^^^i^'f^^t?r^'^^

éxoédHion Borgnis-Dosbordes fut attaché à l'inspection cenSafe dô riSmfe à Paris, puis (1884) «eut le communément du corps expéditionnaire duTonkm- Nommé gênerai de brigade en 1886, et génér^ de division en »890. ,»?■;*'* a?oir fommandé une brrgudo du corps d occupation d Indo- Chine (1887). Borgnis-Desbordes avait r".

tour général d'r--""^- "• '' ■"—"»" bre du Conseil

nommé inspec-

la plupart des essences

forestières de la flore équatorialo ; l'agricnllure y est aussi en trrand honneur.

-Z Histoire. Les Français pénétrèrent au Borcon en 1894 et lo commandant Dccœur signa le 15 novembre lo traité de Nikki, dont l'authcnticiié a été contestée par o capitaine anglais Lugard. Les Baribas s étant révoltes, le capitaine Vermersch y a conduit, en 1897. une eii.é.lit.on militaire qui nous a valu la possession incontestée do pays.

BORICKITE (do Boricky, a. du natural.) n. f. Phosphate hydraté naturel de fer.

BORICKT (Manoêl). naturaliste : ■ H

a publié de nombreux travaux sur '

minéraux de la Bohème, sur les i ques dans le mémo pays. etc. But.

ioiiTd'ua Traité de minéralogie ITvi ,.

BORICO, mot qui s'emploie en chimie pour inuiqucr 1* combinaison du sel borique avec un autre sel. On dit ainsi i BORico-ad/niiniîue. BORico-amiBonijue, B0Bioo-«ary;i<)«, BOBico-cotei?"* ; etc.

BORIDBS (de 6ore, et du gr. eidos. aspect) n. m. pi. Çhim. Famille.de corçsavMtlo bore pour ty^e.^be d^^^

fois

ceux dans

de l'ensemble des corps, bore c

— Miner. Famille de minéraux comprenant lesquels entre l'acide borique.

BORIE r\'ictor), publiciste, né à Tulle en 1818, mort à Paris en isso. H conquit dans lo monde agricole, grâce » son talent do vulgarisateur, une !eir::ime rr-nemm^». ii devint directeur du Comrtoir des- ■"T'.- ei ,-ni... a.iministratcur do la Société financi.-r n"»

maire du VI' arrondissement de 1 . "

ses écrits, an développement d.' • ^^e

agricole. On lui don. enire autres -"^

pot-au-feu ; or,: '

Travaux des ■■ (l860):CourJ de la ferme 1 1 -

BORIE-CAMBOKT ..... ~;

né A Sarlat, mon ca li-i- .^v envoyé à la Législative par le de,

puis 4 la Convention. Fougueux n '»

cesse pour les mesures les vin- >^

même exaltation dans !"

charcé à l'armée du K ,

Gard" et do la Lozère, o

guillotine. Arrêté pour - :

1" prairial. Borie-Canil sulat le nomma juge an tribunal e;\u le i.^- -i .

BORIES (Jean-Francois-Louis Lbclebc). l'un ^'fj^'^trUe^t.de U RocheUe. né en I79S 1 \ dlefranche-ie- Rouergue.m^ortenJ S22.Bor,es^...

eitërienr très c

maro7ar4"5TelVirgn"e."casen.oâParis.n.,eJeaa^fte^^ vïs en plein quartier Latin. Sous °°,«?*"'",îf^ig "; :. r:f ° 1 \ j- ^nM-ano ans cachait nne imc élevée

) homme de vingt-«inq ans cachait i

BORIGUE

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