‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 225 sur 956 · M ' I-. . ./los Juifs, à la fête · texte numérisé non relu

M ' I-. . ./los Juifs, à la fête

!■ I I .'1 ■ ' • I .11 . • I : ,1 , • ■ r, , |irôire un bouc, sur i.i I' ''■ 'l'i'i'i' . il ' ' ■:-: I" :-■ iii.i I,-. ■■' .|ii il chargeait, avec nos improoaiions, iio toutes los iniquités d'Israël. Les J uifs dosignaioiit cet animal réprouvé sous le nom d'Azazel, mot hébreu qui signifle émissaire ou renvoyé. Après cette cérémonie, le bouc était conduit sur les confins du désort, et chassé au milieu des cris de tout le peuple. Le conducteur était obligé de se laver le corps et les vêtements, pour se purifier, avant de rentrer au milieu des siens.

Le mot bouc émissaire est devenu proverbial pour désigner une personno sur laquelle on fait retomber toutes los fautes, à laquelle on impute tons les torts, et qu'on accuse do tous les malheurs qui arrivent.

Bouc, comm. des Bouches-du-Rh6ne, appelée ofticiellement Port-de-Bouc. ("V. ce mot.) Le canal maritime servant do iléboiu-lié à l'étang de Berre dans le golfe de Fos n'en o^t [M [11. > 1. I '["In canal de Bouc à Marligues, de même i|iii 11 ,1 iabrauche gauche du delta du Rhône,

BouiiAut; iil //oKC, à cause de l'odeur forte de quelijuos of-pocosi M. 111. lienre d'ombellifères, tribu des amminocs, comprenant un assez grand nombre d'espèces, répandues dans tout l'hémisphère boréal du globe et dans les régions tempérées et australes de l'Afrique et de l'Amérique. La plus remarquable est cultivée et connue sous lo

BOUCAN (du cara'ibe boucacoui) n. m. Lieu oii les sauvages d'.imérique fumaient leurs viandes, ii Gril de bois sur lequel ils font la même opération, il Claie sur laquelle on sèche la cassave.

BOUCAN n. m. Autref. Lieu de débauche, de prostitution, '•aire du boccan.

à brûler rompue par vétusté.

BOUGANADE n. f. Arg. Action de corrompre avec de

1 arge

fait

/élation,

BOUCANAGE n. m. Action d'exposer des viandes, des poissons à la fumée pour les sécher et les conserver.

— Encycl. Le boucanage est un des moyens les plus anciens que l'on ait inventés pour préserver les matières animales de la décomposition. C'est ainsi qu'ont toujours procédé les nations sauvages de l'Amérique et de l'Océanie. Dans certaines parties de l'Europe, en Allemagne, et notamment à Hambourg, on prépare du bœuf fumé en le boucanant, c'est-à-dire en suspendant la viande dans des salles remplies d'une fumée intense. Cette opération dure

BOUCANER (rad. boucan) v tion prolongée à l'action de viande, du poisson, des peaux.

— Par anal. Noircir, brûler : Les carnations de bronze que BOUCANE le soleil ne trahissent aucun secret. (Méry.)

— v. n. Etre boucané, préparé à la fumée : Marcassin

i bêtes.

— Aller à la chasse des bœufs sauvages ou i pour on avoir les peaux.

BOUCANER V. n. Pop. Fréquenter les mauvais lieux. Il Faire du bruit, du vacarme, ii A signifié Perdre son temps, et aussi Faire la grimace.

Se boucaner, v. pr. Etre boucané, préparé à la fumée: Chez les saitvages, les cuirs ne se tannent pas, mais sbbou-

BOUCANERIE n. f. Association de boucaniers. BOUCANIER ' 0 — rad. boucan, gril) n. m. Nom sous

lo.|iicl l.-^iLiLiir i-ortains aventuriers do Saint-Domin-

u'iio. a ioriii- s .[ 1., ,: liasse du bœuf sauvage, et qui se translorijioroiit on pu aios et en corsaires.

— Gros ot loiii; fusil dont

ieillard.

— Encycl. Les linucaniers furent à l'origino des aventuriers européens (Français, Anglais, Hollandais) qui

BOUCHARD DAVESNES

chassaient lo bœuf «auvage aux Antilles, oc sonoiit à .Saint-Domingue. Leur histoire est très mal connue, et les débuts en sont totalement ignorés. Chassés en 1030 do l'Ilu do Saint-Christopho par l'escadre espa^olo do Frédéric do Tolède, ils s'établirent, sous ladirectiou de Lcvasscur, au nord do Saint-Dominguo et surtout dan» l'Ile do la Tortue. Ils fumaient ou boucanaient, pour les vendre, la chair ot la peau dos bwufs ; d'où leur nom de • iHiucanicrs •. Ils menaient une vie sauvago et

uno disciplina sévère. Les Espagnols, qui les voyaient avec déplaisir dans leur voi8inaf,;o. prontéront d'an moment oii tous les hommes se trouvaient à lâchasse pour venir mettre à fou et & sang l'Ilo do la Tortue. Do là, désormais, uno guerre sans merci.

Les boucaniers, alliés à des aventuriers de mer, devinrent les fliittXier», grandirent par la lutte même, reprirent rtle do la Tortue àla fln do 1638, dévastèrent les colonies do l'Espagne, pillèrent ses gallions, portèrent partout la terreur, et furent bienlét on état do faire des expéditions formidables sur toutes los mers.

L'histoiro dos boucaniers se confond dès lors avec celle dos flibustiers ot sera retracée avec la leur. Ce sera aussi alors qu'il pourra être parlé de leurs institutions, des engagés qu'ils avaient avec eux, du matelotage, etc. Ce sera aussi le lieu do bien préciser les traits qui différcociciit le boucanier du flibustier.

— BiBi.ioGR. ; H. Lorin, De prxdonibus insulnm sancti Dominici celebrantibus secula septimo decimo (Paris, 1895.)

BOUCANIER (ni'-é), ÈRE adj. Qui appartient, qai est projiro aux boucaniers : Mœurs boucaniërbs. BOUCANIÈRE n. f. Femme dissolue.

— Pierre à l'eu do qualité inférieure.

— Loc. adv. A la boucanière, A la manière des bonca-

BOUCARÈS Iréss) ou BOOCHAI,ÈS (ka-léss) n. m. Variété de cépago à raisin noir.

BOUCARO (de l'esp. bucaro, même sens) n. m. En T. do comm., Terre odorante et rougcâtre, dont on fait des vases à rafraîchir les boissons, n On dit'aussi bocaro, ou bl'caro.

BOUCASSIN Ika-sin) n. m. Comm. Ancien tissu de coton, de la nature des futaines, et qui servait à faire des doublures, des travaux do tapisserie, etc. (A partir du XVII* siècle, on entendit par boucassin des étoffes de laine sergées et lustrées, parfois mêlées de soie. Au xvi* siècle, on a nommé « boucassins » des toiles, dites boucassinées, apprêtoos et calandrées.) V. calmande.

— Ane. mar. Toile bleue ou rouge, dont on se servait pour doubler les tendelets des galères.

BOUCASSINE n. f. Sorte de toile do lin.

BOUCASSINÉ, ÉE adj. Tissu fait à la manière du boo-

BOUCAU [ko — provenç. boucau, même sens, dérivé do iioKco, bouolio) n. m. Entrée d'un port. BouCAU, comm. dos Basses-Pyrénées, arrond. et à — - la lisière du pays des Landes;

5 kilom. de Bay . , ..^

3.9811 hab. Ch. de f. Midi. Petit port ; bains de de l'Adour.

BOUCAUT (ftd — dérivé de bouc) n. m. Outre en peau do bouc. CVieux.) il Contenance d'une outre, n Tonneau dans lequel on transporte certaines denrées sèches : Morue en BoucAtiT. Sucre en boucact. n Contenu du mémo tonneau : BoucAijT de sucre, de café, de tabac.

Bougé, comm. do l'Allier, arrond. ot à 16 kilom. do Lapalisse, sur un affluent du Valançon; 1.029 hab.

Bougé, comm. do l'Orne, arrond. et à 1! kilom. d'Argon tan. sur la Cance; 1.002 hab.Briqueterie,filaturo de laine.

BOUCEROSIE n. f. Genre d'asclépiadacées-stapéliées, - -"■ ■•- ' Asie ot do l'Afrique.

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•Youssouf ; 7.550 hab. C'est l'ancien Pouchin.

BOUCHAGE n. m. Action de boucher : Le bouchage des bouteilles. Il Ce qui sert à boucher : Un bodchagb solide, hermétique.

— Bot. Syn. de boucagk.

— Techn. Terre argileuse, détrempée et pétrie, qui sert dans les hauts fourneaux à fermer le trou do coulée.

BOUGBAIN (chin) n. m. Nom usité au Veritas pour dc'signer les vaigres suivant la tête des varangues.

BODCHAIN (Buchanium), ch.-l. de cant. du départ, du Nord, arrond. et à 19 kilom. de Valenciennes, sur la Sensée et sur l'Escaut ; 1.527 hab. Fabrique de bouteilles, d'huiles ; moulins. Tour d'Ostrevcnt. Cette place de guerre, protégée par des écluses qui permettent d'inonder le pays en cas de siège, fut assiégée et prise en 1477 par Louis XI, ( faillit y perdre la vie d'un coup de fauconneau. Louis " s'en empara, en 1676. Les Alliés la reprirent en 1711, mais le maréchal do 'X^illars la reconquit Vannée suivante. — Le canton a \\ comm. et 22.254 hab.

Bouchard D'AvesnES, seigneur de Beaumont, né vers la lin du xii' siècle, mort en l'abbaye de Clairefontaino en 1S44. U appartenait à l'une des plus puissantes familles du Hainaut. Il fit des études brillantes en France et devint docteur es lois. Il prit ses grades dans la cléricature, jusqu'à celui de diacre. Ce fut un homme d'une intelligence supérieure. Quand Baudouin IX partit (1202) pour la Terre sainte, Bouchard fut nommé . baile • , c'està-dire gardien de sa fille cadette, Marguerite. Il séduisit l'enfant — elle avait dix ans — et l'épousa (1212). Dans la suite, la sœur aînée do Marguerite, Jeanne de Constantinoplo, devenue comtesse de Filandre et de Hainaut, obligea Bouchard à quitter Marguerite. Celle-ci, du vivant de Bouchard, épousa un seigneur champenois, Guillaume de Dampierre. Des deux mariages naquirent des enfants qui formèrent les deux grandes tranches des Avesnes et des Dampierre. Après la mort do Marguerite qui, en 1244, avait succédé à sa sœur Jeanne, les Avesnes et les Dampierre se disputèrent les couronnes de Flandre et de Hainaut. Saint Louis, choisi comme arbitre (1245;, donna le Hainaut aux Avesnes et la Flandre aux Dampierre. L'arbitrage n'apaisa pas le conflit ; les maisons rivales en-

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