‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 241 sur 956 · BOUFFE — BOUFFONNERIE · texte numérisé non relu

BOUFFE — BOUFFONNERIE

Gaveaux, représenté au théâtre Montansier lo 21 juin J «M. et repris plus tard à l'Opéra-Comique. De ce petit ouvrage dont la musique est charmante, deux morceaux surfont' s'ont restés célèbres : la délicieuse romance Conserve- b-en la paix (tu cœur, et le duo bouffe, Monsieur, vous at~ez une fille. — Parbleu, monsieur, je le sais bien.

BOUFFE (de rancicn mot bouffe, qui signiflait la partie dos joues saillant aux commissures des lèvres, d où ()Ou//i,, n. m. Zool. Variété de chien d'arrêt, produite par le croisement du grand épagneul et du barbet. ( Les bouffes , dont Buffon a parlé, étaient do la taille des plus grands barbets. Ce mot n est plus employé.)

— F^éch. Nom que les pê cheurs du littoral N -O donnent à la raie boiicke

Bouffé (Hugues Désire Marie), acteur, no i Pans en 1800, mort à Autouil en ISbS Il débuta à la salle Do>en, ciuea bouffe

puis entra au théâtre du Pa , , . . j „„„. norama-Dramat.que (1822), ou il obtint du suce l'emnloi des ieunes comiques 11 joua ensuiie au\ """ beautés (1821), à Londres au Gymnase ^ 1831) ou il fonda la réputation aux Variétés (1846), à la Porte-Sam -Martin (1854), aux Variétés (1857). Ce comédien qui f"t 1° d^'i nremi^ers comiques de son temps, excellait à la fois à provoquer le rire et les larmes. Il était d'un naturel parfait et se transformait d'une façon étonnante dans les roi" "

plus divers, sans qu'on aperçût jamais ' - ■'"'"

l'acteur. Parmi les pièces où il ht ■"" créations, nous citerons : le Coir -

iÇetiré à Âuteuil,

amusaot'volume de Souvenirs, qui parut en 18S0.

BOUFFÉE {fè - rad. bouffer) n. f. Courant de fluide qui dure peu, qui ne fait, pour ainsi dire, que passer : go^^"?/de vent. /Tes bouffées de parfums, de cHaleur. Il En méd. BoHtrées de chaleur. Sentiment de chaleur subit et passacor n Souffle passager qui sort de la bouche ou des poumous, exhalaison partie de l'estomac : Des bodffebs de

'"JÎ'^Par^ext. Accès subit et passager, arrivée soudaine et rapide : La clavelée attaque les troupeaux par bouffées. Le choléra se montre parfois par bouffées.

— Fig. Explosion, manifestation vive et rapide : BonF- FÉKS d'éloquence, de philosophie, de vanité, d humeur.

— En T. d'hydraul.. Secousse qui se produit dans 1 ensemble du bélier hydraulique, à chaque coup de bclier.

BOUFFE-LA-BALLE n. m. Pop. Gros bouffi, goinfre. 11 PI. Des BOOFFE-LA-BALLE.

BOUFFEMENT n. m. Souffle, haleine. (Vieux), il Gonflement : Le BOUFFEMENT rfc la robe.

BOUFFER {/■<!- d'un rad. to»A onomatopée représentant le bruit de la bouche <jui étant gonflée, souffle brusquement) Y .n. Se gonfler, s^nflerj «'.rè^^nAj; £"^5? = °""! une vessie qu'on aurait rf '" '*

trop. Pain qui commence

''"'—norùl^Qmss^ d'un côté plus que de l'autre, en parlant d«s^fru^t^s^^^^ ^^ soufflant des animais qu'on veut écorclier: Bouffer im veau, un mouton

— Pop. Bâfrer, manger avidement un loup à jeun, u En argot milit. : Bou/ do la prison. Il Argot des matelot:

bualfer. La brise est forte, le ver

— Pêch. Syn. de booiller.

Se bouffer, v. pr. Etre bouS'é, gonflé par soufflement : If s animaux de boucherie doivent se bouffer avant d être écorchis.

— Pop. Se bouffer- le nea. Se battre.

Bouffes (Les), autrefois, Nom mondain du Théâtre- ItaUen, à Paris : Aller aux Bouffes.

Boufl3S-du-Nord (THÉÂTRE DES), théâtre situé à l'anele de la rue du Faubourg-Saint-Denis et du boulevard de Fa Chapelle, à Paris. La Société des auteurs lui accorde la faculté de jouer les pièces des grands théâtres lorsq'ie le succès en est épuisé sur la scène initiale. Ce théâtre est dirigé comme un théâtre de province, et, comme sur ceux-ci, on y voit parfois des acteurs des grand( parisiennes venir y donner des •'- " ■•-"

L'inauguratii

Bouffes-Parisiens (théâtre des) petite salle dos Champs-Elysées, aujoui salle Lacaze, qui prit plus tard le nom <1 que le théâtre des Bouffes-Parisiens lit le 5 juillet 1855, sous la direction de Jaci fut en même temps lo chef d'orchestrf l'hiver.

— Syn. BoufU, boursouflé, enflé, gonflé. Bouffi exprime un embonpoint de mauvaise nature, qui laisse les chairs flasques et molles. Boursouflé marque un grossissement excessif, au dedans duquel il n'y a que duvent oudesgaz. Enflé marque proprement un grossissement superhciel, produit par quelque chose qui est venu du dehors à l'intérieur : les pigeons enflent leur jabot en aspirant 1 air extérieur • la morsure du serpent détermine une enflure locale. sens plus général, enflé peut se dire d un grossisquelconque auquel on ne rattache aucune idée

accessoire. Enfin, gonflé explique l'état d un corps qui s'étend également dans tous les sens, en vertu d une cause intérieure : la pâte se gonfle en fermentant. Au figuré, les mêmes différences subsistent. Le style est enflé quand U manque de naturel, bouffi quand il cherche à en imposer par des expressions pompeuses, boursouflé quand les pensées sont creuses et vides.

BOUFFIR (même orig. que bouffer) v. a. Enfler, gonfler, rendre enfié ; L'hydropisie botjffit le corps.

— v n. Devenir bouffi : Visage qui -Bov^vit a vue a œil. Se boiifrir. v. pr. S'enfler, devenir bouffi.

— Fig. Etre plein, tout occupe, tout fler : La vanité se bouffit de tout.

BOUFFISSAGE [bou-fi-saf) cérer les harengs dans de la s

BOUFFISSEUR (bou-fi-seur') n. m. Celui qui pratique le bouffissage des harengs.

BOUFFISSURE (bou-fi-sur') n. f. Etat de ce qui est bouffi.

— Enflure malsaine des chairs : La morsure de la vipère détermine la bouffissure. (Barthél.) 11 Intumescence produite par des infiltrations séreuses dans le tissu cellulaire.

— Fio- Vanité extrême : La bouffissure de l esprit est aussi incuriible que Vhijdropisie. n Caractère de ce qui est ampoulé : La bouffissure du style.

BOUFFLERS ou BOUFLERS, nom d'une ancienne et noble famille de Picardie. (Boufflers, dans l'ancien pays de Ponthieu, sur l'Authie, dép. de la Somme, cant. de Crécy ) Le plus ancien membre de cette famille dont 1 histoire est conservée est Bernard de Boufflers cité par les textes en 1133. Les seigneurs de Boufflers s'appelaient aussi seigneurs de Morlaix et de ChampigneuUes, fiefs relevant de la seigneurie. En 1695, le titre de duché, qui fut attaché à la famille de Boufflers, fut transporté à Caenv (Oise), appelé aussi Boufflers ; en 1708, la pairie y fut feinte Enfin, en 1705, Louis XIV accorda au maréchal de Boufflers la'permission, pour lui et ses descendants de décorer ses armes des étendards des dragons et du drapeau du régiment des gardes.

Boufflers (Louis-François, duc de), né â Boufflers en 1644 mort à Paris (non à Fontainebleau) en 171 ' ""-tait le nom de « chevalier de Boufflers », lorsque il entra comme cadet dans

le régiment des gardes. ^^ t--''';i

Après s'être battu en Afrique (1664), il prit part à la campagne de Flandre (1667), à celle de Hollande (1672),

Bachaumont. En qualité de capitaine de hussards, il fit la campagne de Hanovre, puis en 1772 fut nomme colonel, et après avoir assisté au combat d Ouessant devmt bri f-adier d'infanterie (1780) et maréch 1 de camp (1 81) En 1785, le maréchal de Castnes le ht nommer gouveineur du Sénégal et de Goree

Revenu en France en 1788, il se remit de plus belle à faire des vers pour l'Almanach des Muses, et ses poe sies légères, ses succès de cour et de salon, lui ouvri rent les portes de l'Académie. En 1789, il fut envoyé aux états généraux, et s y montra ami dn progrès

ibientôt, effrayé

1 émigra après le 10 août, obtint du roi de Prusse de vastes contes- Pologne pour

de colonie i jmigrés, fut

Outre ses Lettres sur un voyage en Suisse, on a de lui des contes en prose, dont -le plus connu est A/me, reine de Golconde (1761); le Cœur, poème {1163); Poésies et pièces funilives (1782) ; le Derviche, conte oriental (1810 ; Essai sur les gens de lettres (1811); des discours, des éloges, des rapports à l'Assemblée nationale ; etc. Ses Œ "'™ «0™plàtes ont été publiées en 1817, et plusieurs fois rééditées. Boufflers- ROUVREL (Marie-Charlotte-Hippolyte, comtesse de), née à Paris en 1725, morte vers 1800 Femme célèbre dans le monde littéraire du xviii- siècle. l'.Ue ouvrit au Temple des salons qui furent fréquentes par tous les hommes de lettres en renom, en particulier par J.-J. Rousseau Elle correspondit avec ce philosophe, dont elle cherchait à adoucir la misanthropie, et aussi avec D. Hume. On la surnommait la Minerve savante.

Injection d'eau froide qu'on de proie nouvellement cap-

BOUFFLET (bou-flé) n.

nçait à la tête des oise; rés pour les dompter.

BOUFFLETTE n. f. An.

BOUFFOIR (bou-foir) n lers se servent pour

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