BOUFFETTE
Gros soufflet dont les bou-
; Bouffer comme errfe/a6oi/e. Faire fa bouffe dur, ça va i fraîchir.
devint lieutenant général en 1681, maréchal de France en 1694. Ses deux principaux titres à l'attention de la postérité sont la défense de Lille contre lo prince Eugène (1708), et la retraite de Malplaquet (1709), qu'il dirigea avec habileté et énergie — "-
frança
duc de Boufflers
scènes de représentations, des Bouffes-du-Nord eut lieu le 25 nov. 187G.
habituel. Lorsque vint 1 hiver, la troupe dans la petite salle du passage Choiseul,
Paris accourut pou
, petite
ransforc rettes et des pantomimes entendre les Deux m-f-r:'-. o,;-,i,,'.« „„r ,=„f,-,-s. et,-, uu.-n-
bach laissa, reprit. ]■ • 1 ■ i ' l-i •■'' : i "1 ,'i,. — ■•-
ses successeurs, m,
piècesles plus api'l ■ ' / ' '/■■■ni l'i
Marquise des rues, trs jiJonsqiu'iairrs "i, ,-..i(r././. i,i .l/./jcotte, Joséphine vendue par ses sœurs. Miss JJcIijett (1890), l'Enlèvement de la Toledad, Mam-zelle Carabin (1893) ; etc. BOUFFETTE (6ou-/'éC — rad. 6o«;fer) n. f. Petite houppe
1 T. de mar.. Troisième voile du grand 1ères. Il On l'appelait aussi boofflette.
BOUFFI (6011-^), lE adj. Gonflé, enflé ; Visag le sommeil Fig,
fler
... . en mauv. part. Plein, rempli, tout occup Bouffi d'orgueil, de colère, de prétention. Bouf s succès. Il Creux, vide, ampoulé, en parlant des œ de l'esprit : Style bouffi. Eloquence bouffie. Anges bouffis. Anges joufflus.
- Comm. ffareng bouffi. Sorte de hareng saur peu fumé.
après que Villars, blessé, eut abandonné le commandement. Boufflers ne fut pas un grand homme de gueri 0 mais un v aillant capitaine qui se montra toujours à la hauteur de sa tâche dans les opérations de second ordre.
Boufflers (Joseph-Marie, duc de), né en 1706, mort en 1747, fils du précédent. Nommé gouverneur de Flandre en 1711, colonel d'infanterie en 1720 et maréchal de camn en 1740, il servit en Bavière et en Bohême, et eut une part glorieuse à la bataille de Dettingen (1743). Son neveu le comte de Boufflers, âgé seulement de dix ans et demi, y trouva la mort, après avoir fait preuve dun courage héro'ique, tout à fait au-dessus de son âge. « Un coup de canon lui cassa la jambe, dit Voltaire ; il reçut le coup, ipor la jambe et mourut avec^un égal^sang-froid. ••
les Impériaux, le duc de Boufflers battit le c lembourg, et mourut dans cette ville de la ^a^^:.^ .ow,,.. En mémoire des services qu'il lui avait rendus, a république de Gênes inscrivit parmi les nobles de 1 Etat le nom de Boufflers et celui de sa famille.
Boufflers (Marie-Françoise-Catherine de Beauvau- Craon, marquise de), née en 1711, morte à Pans en 1787. Elle ioua un grand rôle à la cour que le roi Stanislas, devenu duo de Lorraine, tenait à LunéviUe, et acquit la réputation d'une des femmes les plus spirituelles de son temps. Après la mort du roi Stanislas (1766), elle à Paris et devint une fidèle amie de Voltaire. Ses met faciles l'avaient fait surnommer Dame de Volupté.
Boufflers (Catherine-Stanislas- 1- ■" <.',•■■''■-. <.i . poète français, né à Nancy enl73S. III I' 1 '■
Cet aimable et très spirituel nmciir 1 , , : ,•
titre de chevalier, sous lequel il st- m i-un ni'- |iii^ ii' monde des lettres et des salons. Fils île la celchre^ et charmante marquise qui fut l'ornement de la cour de Stanislas, il était destiné à l'Eglise, mais refusa d entrer dans les ordres, ce qui ne l'empêcha pas, en qualité de chevalier de Malte, de posséder un bénéfice qui lui donnait le droit bizarre d'assister aux offices en surplis et en uniforme, et lui permettait d'être tout à la fois prieur et capitaine do hussards. Cette double condition s accordait merveilleusement avec son goût pour les voyages et pour les aventures. D'une excursion au lac L,éman, flans le pays de Vaud et à Ferney où il visita Voltaire, il tira un recueil d'épitres vives et a«réables,pleines de verve, desprit et d'humour, intitulé Voyage en Suisse (1770). On peut placer ces épîtres parmi les modèles du genre, et elles sont sans contredit supérii
qu'ils veulent écorcher bouffon {bou-fon), ON NE (ital. buffone même sens; de buffa, plaisanterie) n. et adj Celui ou celle qui fait profession d'égayer les
,'s BOUFFONS L ne joie bouffonne.
1 personna'e grotesque que les rois eniroiouaieu. au.,„..,o auprès d eux pour s'amuser de leurs facéties : L'Angély était le souitoN de Louis Xlll. --Par ext Ecrivain qui affectionne les grosses plaisanteries : Rabelais est un bouffon, mais un boiffon unique, un BOUFFON homérique (Ste-Beuve ) ■ ., j
En T. de théâtr.. Acteur spécialement chargé des
rôles d'un bas comique : Un excellent r
— adi. Qui affectionne la grosse plai au gros rire : Esprit bouffon. Scène bouffonne.
s „^ •■—ffon Se disait autrefois pour Opéra bouffe.
qui prête
Opér
Ce qui est bouffon, ce qui excite le gros pterle naïf du plat et du bouffon.
,il y
toujours i
bon/Tons. La foule des hommes aime qu'on l'amuse, et elle s empresse d'accourir à l'appel des sauteurs , des saltimbanques, des charlatans. Dans Homère, Thersite est le bouffon de l'armée, qu'il fait rire par ses lazzi et ses pasquinades. Dans l'antiquité grecque et romaine, les bouA-ons, qui étaient appelés morions, jouèrent un grand rôle. Les Athéniens ne dédaignaient pas d entendre des boirons sur lo théâtre où se jouaient les tragédies de Sophocle et d'Euripide. Il en fut de même chez les Romains. Senèque, Martial, Suétone nous apprennent le cas nue les Romains de l'époque impériale faisaient des Bouffons, et les peintures de Pompéi, où sont souvent représentés ces grotesques personnages «corroborent le té-
jdesi
mt la réputatio
ntionné.
païen lésu.
Augus
bouffon appe
très grande et que
Mar-
i de Chapelle et de
^„ lu.uu. p...... ..p- lèS bouffons au monde chrétien,
et dans le Digeste, dans Salvius, dans Isidore de Séylle et autres historiens de l'époque, on suit fac.lemen leur trace. Dès le V siècle, on leur donne le nom dejonf/toos. Un historien de Louis le Débonnaire parle des boufl-ons, des mimes, des jongleurs qui amusaie jours de réjouissance et q'" ofîiiont. n l'empereur lorsqu'il était i
tio^s^ruT^u-erreT, 'aux'ïêlls de cette époque chevale resqùe. En France, leur rôle est moins guerrier.
, le peuple da me admis devant i table, t prendre part aux conspira-
l'en est peut-être que plus saillante. Cail- ; Chicot, Triboulet, l'Angélj sont les principaux dont
^ souveni". llaiV, de leur temp"s, on leur
donnait plutôt le nom de fous
BiBLioGR. : A. Gazeau, les Bouffons (Paris, 1882).
BOUFFONNEMENT Ibou-fon-man - rad. bouffon) adv. D'une façon bouffonne.
ROtiPFONNER (bou-fo-né) V. n. Faire le bouffon ; faire ou dire defbouffonnerfes': Dais les livres de Platon, Socrate BOUFFONNE presgue toujours. (J.-L. de Balz.)
HniippONNERlE Ibou-fon'-ri) n. f. Caractère de ce qui est bouffon chose plaiUnt^rie b^ffoune : La bouffonnerie es^uneèxaqéràtion du comique et du plaisant. (Marmontel.)
Stn. Bouffonnerie, facétie, plaisanterie. De ces tro s mots le dernier est le seul qui ne présente dans sa s.gn ficafion aucune idée de blâme; une plaisanterie a pour but Se nKrreTamuser, de faire rire; elle doit être fine et dé-
conlo. La facétie, moins dclicato sur les convonaDCOS, viso surtout b. l'aire beaucoup riro ; elle est spirituelle oucoro, mais plus dticoUotéu. La bouffonnerie est une plaisanterie grossiôro ; elle tient do la farce, ot est parfuitomcot à ba place sur los trùteaux do lu foire.
BOUFFONNESQUE Ibou-fo-nèMk') adj . Qui a le caractère do la buulfonnorio : aumeitr plaisante et DOUFFONNiisiiUis.
BOUFFONNEUR n.ni. Bouffon. (Vieux.)
BOUFFRON ou BOUFRON {ùou-fron) u. m. L'un dos noms
BOUFFRONE lOuit-frou) a. f. Variété do ligue, noiro ou dehors, rougo on duuaiis.
BOUG (Ditg), fleuve du sud-ouest de la Russie, qui prend sa source on Podolio, près do la froutièro galicienne, et
niiil. :i Ni.xlaù'w, .luus kl mrmo ra.lo où débouclio le
!:■: I ■ .1 - . iii.-ntdoCa-
■ I n'j,qie, par
■•••,'.■'' 4o Ja.ssy
,-K,:, • ,,;,„. auPru.li.
BouG :j::',j: .m BoG, aliluoiit ilr' (In)itc do la Vistulo, ' sa source on Galicie, à l'E. do Lemberg. Après
la Vistulo.
BOUGADO, ville du Portugal (Entre-Douro-ot-Miulio) ; 2.700 hab.
BOUGAINVILLE, île do l'Océanio (Mélanésie [archipel SaloinonJ), découverte par Bougainvillo, le 30 juin 1708. Cfito ilo. haute et montagneuse, est séparée do Vile Choi-
BOUGAINVILLE I :ni l'i, m I ratourotantiquairo,
né à Paris en 1722, m [. . i:g:s. Secrétaire de
l'Académie des insn i. i miao de l'Académie
française, il a publio /(,., ^ ... , : i opales greeques sur leurs colonies (1745; , uuo in.lucuun do VAntï-Lucrèce, du cardinal de Polignac ;i74'jj, et un Parallèle de l'expédition d'Alexandre dans les Indes, avec la conquête des mêmes contrées par Thomas Koulikhan (1762).
BoUGAINVILLE (Louis-Antoine de), célèbre naviga- 1'"!. Il' .1 l'ii^ •■!] 1729, mort en 1811. Après d'excellentes
les langues ancii première partie do son Traité du caljii), où il posa les premiers fondements
I céda bientôt à la voca-
comme aido-major, dans le bataillon de Picardie, et devint successivement aide de camp de Chevert, puis secrétaire d'ambassade à Londres, où il fut reçu membre de la Société royale. En 1756, il suivit Montcalm au Canada, où il devint colonel, et so distingua par des traits d'une brillante valeur. Aprèslapaix
lité de capita ot obtint du a
de fonder une col Malouines (les iles Falkland des Anglais). U l'aide d'armateurs de Saint-Malo, malgré la' Jalousie des Espagnols, auxquels il eut le chagrin de voir abandonner cet archipel trois ans plus tard. En 1766, il partit enfin pour cotte expédition scientifique autour du monde qui a illustré son nom et qui est son plus beau titre de gloire comme navigateur. Au cours de ce voyage, où il eut à
BOUGAINVILLEE
mers du globe,
- Bot. Genre .1. W . ' ÏTA?
nyctaginacées. com- »'
qui croissent dans 1 Amérique tropicale. Les fleurs, réunies par uois au sommet d'un pédoncule aiillaire commun sont chacune accompagnées d'une grande bractée qui a 1 aspect d'une feuille ordinaire, mais qui est généralement coloroe en violet, en rose ou en jaune. On los cultive dans les serres, et aussi eu pleme terre à Alger.
BODOARONI, cap do la céto d'Algérie, dép. de Constantino, entre Philippovillo et Bougie. C'est le point le plus septentrional do toute la c6to (TAfrique -, il so com-
ndairo!
digèno do A'ciiâ rous (los Sept-Caps), BOUGE (du lat. bulgu, qi
un mot gaulois signiranue valise --"*-- --- • -■- - ■ pour le ti effets, des petits meubles. (Lo diminutif BouoiiTïK remplaça couramment le mot bouge à partir do la Renaissance.)
BOUGE n. m. Cabinet on hémicycle, dans lo mur d'une chanibro, pour servir do décharge.
— Par oxt. Taudis, logement étroit, misérable et malpropre ; La commission des logements insalubres a découvert des BOUGES mortels.
— Archéol. Sorto de masse d'armes, dont la tôto creuse était remplie de plomb. Au moyen âge, les gens de pied s'en servaient pour assommer los blessés. On l'appelait
aussi PLOMBÙE ou PLOMMKE.
— Comm. Etamino blanche et claire, qui était en usage pour la confection des chemises tie certains religieux.
— Hortic. Poire do qualité inférieure, qui s'appelle
aussi POIKE DD LÉGAT.
— Mar. Longueur de la flèche qui mesure la convexité transversale des ponts ou dos baux.
— Tçclin. Petite cuvo à transporter le raisin dans le
Eressoir. il Partie la plus renllce d'un tonneau, il Partie oinbéo d'une pièce de charpente, ii Partie renflée du chandelier, qui commouco à la poignée et se termine au pied. Il Ronflement du moyeu d'une roue, il Outil d'orfèvre, qui sort à travailler les parties que le marteau ne peut atteindre.
BOUGEAGE (jaj) a. m. A.-pi'i !,^ '.n„:nr t^rhn.).
Bougeant (Guillaun.r- Il , - 1, etlittéra-
teur, né a Quiniper eu l.v,"- i , I ; i i;i3. Il en-
tra jeune chez los jésuitct,, ci ji i ,1 li . ,,ivomentles humanités et l'éloquence duns ji i-.^k .l :urs maisons. Un petit ouvrage qu'il publia ou 173'j, .4»iHsc»!en( philosophique sur le langage des bêtes, badinage tiré d'une fable indienne, le fit envoyer en disgrâce par ses supérieurs à La Flèche. Son nom se recommande surtout par l'Histoire des guerres et des négociations qui précédèrent le traité de Westphalieillïl), et par VHistoire du traité de Westphalic (1744), ouvrages qui le placèrent parmi nos bons historiens.
BougÉ-CHAMBALUD, comm. de l'Isère, arroud. et à 28 kil. de Vienne, sur la Bèze, affluent du Delon ; 943 hab.
bougeoir {joir — rad. bougie) n. m. Mobil. Chandelier portatif, bas de forme et muni d'un plateau avec manche ou
anneau pour le saisir : Le roi ft
son coucher, le soi tinguer. (St-Sim.)
— Liturg. Insigne épiscopal, espèce de chandeli tatif qu'on lient auprès de l'évêque quand il lit t chose pendant l'office.
— Encycl. Archéol. Le bougeoir, usité dès l'antiquiti classique, n'a point beaucoup varié dans ses formes, depuis la Rome antique lus-
ROUFFOiNNESQUE — IIOK.IK
Musulmans pour la plupart, ilit o'oot presque toujours qu'uno Houlo femme ; il o y a guero que les chefs qui prennent plusieurs épouses. Le» oufants sont l'objet de grands soins. A soizo aoa, oa leur limo et on leur noircit les dents.
BOUGIE [jl — do Bougie, vUlo d'Algérie) n. f. Sone de chandelle fabriquée avec do la cire ou dos matières fusibles, telles que l'acide tléarique et le blanc de baleine.
— Chir. Appareil de forme cylindrique, qu'on introduit
comme une sonde dans lo canal do l'urètro, soil pour lo
dilater, soit pour y faire pénétrer quelque substance mé-
noroin .'lattique. BocoiB
1 courtisan qu'il voulait dis-
quà forme
Les
principales ayant le plateau muni d'une boucle ou d'une queue ont été retrouvées dans les sépultures gallo-romaines : elles
gile rouge, de terre blanche, ot aussi de métal,
bronze ou cuivre.. Au moyen , r„,„,-- , - i ,
âge, les bougeoirs étaient .'. Bo^Tg^lA^LZaS:
nommés : cuillers, palettes;
au XVI» siècle : platines et bou,/eoirs (à cette époque, on en taisait d assez compliqués, ayant la forme d'une lampe antique et contenant un pain do cire).
BOUGEON, ONNE n. et adj. V. bougillon, onne.
BOUGEOTTE {jot') a. f. Cavité ménagée dans le mur d un p geonnier, pour que les pigeons y nichent.
BOUGER (du lat. bullicare, fréquentatif de bullire, bouillir.
P end un e après lo g, devant .4 et o : Je bougeai. Nous
bo o .s) v. n. Changer de place ou se remuer, s'agiter
sur p a;e : Ne pas bodger de la maison. BonoER conti-
Par .
Fair.
dén
ê on ents qui n'osent pas bovc
F Ç- P^g/f sser : Les sciences spéculativ nega on.]
hostile : Qu
'lod.) [Ne s'emploie dans ce sens qu'avec la
va. Oter de sa place, transporter à une autre place : Bouger ses tnams, ses pieds. Il ne faut rien bouger. (Cette ac ep on très ancienne du verbe n'est plus usitée (iiio dans la conversation familière.) Se bouger, v. pr. Se remuer, quitter sa place : Et personne, monsieur, qui se %-euille bouger, "' ' ■ ' ui ae vont u%'org.-i- 1
KIOLIÈRS.
ns de chose arrondie) v. a.
on parlant du bois