‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 244 sur 956 · BOUILLON · texte numérisé non relu

BOUILLON

la plus gé ronts

que l'on préiiare avec lo maïs est la plus estimée et .s Kénoralement répandue en Europe. Elle porte diBé- ; : au midi de l'Europe, on l'appelle polenta ; miliasse ou cnjclmde, dans les départements français de l'Ouest ; enfin, gaude dans la Bourgogne et la Franche- Comté.

Vitic. Bouillie bordelaise. Cette bouillie est employée, en viticulture, pour combattre divers cryptogames parasites : mildiou, black-rot, etc. Elle comprend du sulfate de cuivre, de la chaux grasse et do l'eau ; la teneur de ces matières varie suivant la destination de la bouillie, mais le mélange se fait toujours de la même façon. On fait dissoudre sépî dans une certaine quantité a'e la chaux grasse avec quelques litres d'eau ; lorsque celle-ci est à l'état pulvérulent, on la vcr.se dansla solution cuivreuse, en remuant vivement, de façon à former une bouillie bien homogène. Comme il se produit un dépôt, il faut ■ ■ ■

1© sulfate de

I de remuer le mélange, chaque fois qu on

y pmsi

.On

servir que de récipients f 1 par le sulfate i

bois, les métaux étant attaqu

— Bouillie bourguignonne. La bouillie bourguignon^., .. une valeur presque égale à celle de la bouillie bordelaise, et elle est plus économique : le carbonate de soude y remplace la chaux. On fait dissoudre séparément le sulfate de cuivre et le carbonate de soude, et on fait ensuite le mélange en y ajoutant l'eau nécessaire. La bouillie bourguignonne no doit jamais être préparée à l'avance.

BouiLLIER (Francisque), philosophe français Lyon en 1813, mort à feimandres (Isère)

été professeur de philosophie et doyen de la faculté do Lvon, recteur à Clermont (1864), inspecteur général (1865), directeur de l'Ecole normale (1867-1870) et nommé, en 1875, membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Outre des articles dans lo Dictionnaire des sciences philosophiques, etc., des mémoires, des traductions, on lui doit de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : Histoire et critique de la révolution cartésienne (1842); Théorie de la raison impersonnelle (lin) ; Histoire de la philosophie cartA- '. (1854) ; Duprincipe vital et de l'àme pensante (1862) ;

-. les Académies de province (1879) ; Etudes familières de psychologie et de morale (1884); Nouvelles études familières de psychologie et de morale (1887) ; Questions de morale pratique (1889); Souvenirs d'un vieil universitaire (1897).

BOUILLIR [Il mil. — du lat. bullire : Je bous, tu bous, il bout, nous bouillons, vous bouille:, ils bouillent. Je bouillais, nous bouillions. Je bouillis, nous bouillîmes. Je bouillirai, nous bouillirons. Je bouillirais, nous bouillirions. Bous. Bouillons. Bouille:. Que je bouille, que nous bouillions. Que je bouillisse, que nous bouillissions. Bouillant. Bouillie) V. n. S'agiter on bouillons, en petites bulles, par l'effet de la chaleur, en parlant des liquides ou de toute autre matière liiluéliée:L'eauBovTàlOO'souslapressionde76Ûmillimélres.

— Par ext. Cuire dans un liquide qui bout : La viande BODT. Il Contenir un liquide qui bout : La marmite BotiT.

— Par exagér. Etre brûlant, être très chaud : J'ai la fièvre, la tête me bout.

— Fig. Etre animé, emporté, tourmenté : Bouillir de colère, d'impatience.

— Loc. fam. Faire bouillir le sang. Faire bouillir la cervelle. Faire bouillir, Impatienter, irriter, il Faire bouillir le pot ou la marmite. Contribuer à faire vivre. Il Bouillir du lait â quelqu'un. Faire quelque chose qui lui soit agréable, qui soit de son goût, comme une tasse de lait chaud. {^"Vieux.)

— Prov. : Il n'est bon ni à rôtir ni à bouillir, Il n est bon à rien, comme une viande qui ne peut être accommodée d'aucune manière, il Si la mer bouillait, il y aurait bien des poissons de cuits, Il ne faut pas chercher à prévoir tous les accidents possibles et les malheurs qu'ils entraine-

— V. a. Mettre en ébullition : Bouillir Ai lait. Il Plonger, laisser plongé dans l'eau bouillante : Faux monnayeur qu'on va BOUILLIR. (V. Hugo.)

Bouilli, ie (hou — [Il mil.]) part. pass. du v. Bouillir.

— Tabac bouilli. Se dit, dans les manufactures de tabac, de tout tabac fermente en noir, il Cuir bouilli. Cuir de vache durci par le bouillage.

— Fam. 'Visage de cuir bouilli, Visage à peau basanée, rude et sèche comme du cuir.

BOUILLISSAGE (H mil.) n. m. Première opération subie par les pâtes à papier, dans l'opération du blanchiment.

Procédé d'argenture au pouce.

BOUILLOIR (bou-yoir') n. m. Sorte de poêlon de cuiv: dans lequel on opère le bouillitoire.

BOUILLOIRE (bou-yoir') a. t. Mobil. Vase de métal pans ayant un large col à bec, fermé par un couvercle à charnière, et muni d'une anse généralement clissée, qui sert à faire bouillir les liquides, principalement l'eau nécessaire aux usages du ménage.

— Bijout. Capsule, généralement en platine, dans laquelle on déroche les j" ces destinées à la confectio

qui est agité, et q^ui vi'ent éclater à surface : L'air enfermé sous les vagues y produit une multitude de bouillons.

— Par ext. Flot de liquide bouillonnant : Sang qui sort à gros bouillons. Buisseau qui tombe à gros bouillons pleins d'écume. (Fén.)

— Agitation qui se produit à la surface d'un liquide qui entre en ébullition : Lait qui a pris deux bouillons.

— Fig. Accès, effervescence d'une passion quelconque : Les bouillons de la colère, du patriotisme. (Mirab.)

— Ane. coût. Quart bouillon. Sel que l'on obtenait, on Normandie, en faisant bouillir, dans l'eau, des sables du rivage, et dont un quart était prélevé pour les greniers du roi. Il Pays de quart bouillon. Dans le langage de l'administration. Contrée de la basse Normandie où l'on se livrait à cette industrie.

poulet. Bouillon aux herbes, il Certaine quantité du rai^nic aliment, que l'on prend ordinairement en une fois : Prendre. Demander un bouillon. Il Bouillon coupé. Bouillon affaibli par l'addition d'un autre liquide.

— Fam. Grande pluie, grande quantité d'eau : Le temps se couvre, il y aura du bouillon. Il Bouillon qui chauffe. Pluie qui menace, il Echec, mauvaise affaire, il Boire un bouillon. Essuyer un revers quelconque. (V. la rubrique Libr.) Il Bouillon d'onze heures, Breuvage empoisonné. Il Bouillon pointu. Lavement.

— Art vétér. Excroissance charnue qui se forme soit à la fourchette ou à côté, soit dans une plaie.

— Chir. Petite excroissance en forme de bouton, au milieu d'un ulcère.

— Cost. Plis bouffants d'une étoffe : Jupe a bouillons.

— Hortic. Engrais liquide qui sert à arroser les plantes dont on veut activer la végétation, et qui se compose de crottin de mouton infusé dans une petite quantité d'eau.

— Hydraul. Bouillon d'eau, Jet d'eau peu éleveet ahon-

— Libr. Exemplaires invendus, soit d'un livre ou dune brochure, soit d un journal.

— Méd. Bouillons médicinaux. Bouillons préparés d une façon particulière et administrés comme remèdes.

t. Restaurant où, à l'origine peut-être.

— 'Pêch. Banc de harengs, parce qu' bouillons qu'il^ prodi '

açon pa

faif

de ■

Techh. Bulle de gaz, emprisonnée dans une masse erre ou d'un métal fondu, n Petite éminence située la pâte et la glaçure d'une pièce de porcelaine

de faïence, n Fil d'or ou d'argent écaché et tourné Il Cannetille plate et luisante, à l'usage des passementiers. Il Dégraissage des laines avant la teinture, n Bain de mordant pour les opérations de garançage. il Donner nn bouillon. Amener, par une passe, l'étoffe à l'état de tissu mordancé. ii Dans les salines, Evaporation de l'eau salée sous l'action du feu. il Sel de bouillon. Le sel obtenu par ce procédé.

— Encycl. Physiol. et hyg. Le bouillon est une décoction de viande ou de chair musculaire et de légumes, qui renferme les parties solubles de ces substances et particulièrement des sels minéraux, des matières exiractives, de la gélatine, fort peu d'albumine. Les os augmentent la quantité de gélatine et de potasse. Voici la composition centésimale (densité, 1.005) d'un bouillon dégraissé : eau, 988,57 ; matières extractives organiques, 12,7 ; acide phosphorique, potasse, soude, magnésie, chaux et oxyde de fer, 3,3. La valeur nutritive du bouillon est donc àpeu près nuÙe, puisqu'il ne contient que 1 p. 100 de matières azotées. Cependant, il est notoirement stimulant et rend de

frands services dans les cas de fatigue, de surmenage et 'inanition. Il agit, en effet, par son odeur agréaljle, due à l'osmozome de la viande et aux arômes spéciaux des légumes et des condiments qu'il contient, et excite ainsi puissamment les sécrétions salivaires et gastriques. Il parait jouir en outre de la propriété, grâce à l'absorption immédiate des matières extractives qui entrent dans sa composition, de favoriser la production de la pepsine. Par suite des sensations olfactives et gustatives qu il produit, des excitations de la première partie du tube digestif que son ingestion entraine, il donne en quelque sorte, pour le système nerveux, l'illusion complète d'un bon repas ; d'où le sentiment de réconfort qu'il amène presque instantanément, malgré ses faibles qualités nutritives.

Préparation : Bœuf (culotte, gîte à la noix, tranche), 1 kilogramme de viande désossée, ou 5 kilogrammes de viande brute; Eau, 4 litres; Légumes (c-- — --

: et céleri), 400 grammes (1/10 du poids de 1 nts (poivre, clou de girofle, ail, thym) et s i 30 grammes. Mettre la viande i

premier écumage (qui enlève les albumines coagulé fexcès de carbonate de chaux), ajouterles légumes. Cuisson pendant cinq à sept heures à feu doux (ébullition lente et continue). Une heure avant de servir : boule à pot-au-feu, ou, mieux, sucre caramélisé, pour colorer.

— Bouillon américain. Bouillon sans eau, qu'on prépare dans une marmite autoclave. (On place des couches alternatives de viande maigre en tranches et de légumes. On l'ait chauffer au bain-marie pendant six à sept heures, et on passe avec expression).

— Thé de bœuf. Dans une marmite autoclave on place de petits cubes de viande soigneusement dégraissée, on ajoute du bouillon, sel et condiments légers; on chauffe au bain-marie à 60" C. pendant deux heures, puis on passe avec expression.

Bouillon de culture. Bouillon de bœuf, de veau, de poulet, etc., préparé comme milieu de culture bactériologique.

Bouillon (BuIUo), ville do Belgique (prov. de Luxembourg), arr. administr. et judic. de Neufchâteau, sur la Semoy, à 15 kilom. de Sedan; 2.405 hab. Tanneries, fabri- ; de tôle, de draps, fours à chaux. Comm. de bétail,

pittore:

chaux. Bouillon s'allonge dans une gorge iresque ae l'Ardenne, dominée par le château dressé le plateau schisteux. Au xi« siècle, chef-lieu d'une

fois : Bouillon gras,

seigneurie, démembrement du comté de Boulogne.

— Histoire. Godefroy, fils d'Eustache de Boulogne et duc de Lorraine, vendit le duché de Bouillon aux cvêques de Liège pour pouvoir partir à la croisade. En 1483, Bouillon passe aux comtes de La Marck. Henri H le prit, le restitua (1559) aux évêques de Liège. Un mariage, en 1594, transmet le duché aux La Tour d'Auvergne. Vendu en 1 641 à Liège, pris par Louis XIV, rendu à Turenne en 1678, réuni â la France en 1795, adjoint au Luxembourg en 1815, Bouillon fut cédé en 1839 au roi des Belges.

Bouillon (Robert IV de Li Marck, duc de), maréchal de France, né vers 1520, mort en 1556. Descendant du fameux de L\ Marck, surnommé le Sanglier des Ardennes, il se fit d'abord connaître sous le nom de » seigneur de Fleuranges » et reçut le surnom de Jeune Aventureux. Il épousa (1538) Françoise de Brézé, comtesse de Maulcvrier, fille aîné de Louis de Brézé et de Diane de Poitiers. Après la prise de Metz en 1552, il obtint du roi des troupes pour reprendre le duché de Bouillon, dont Charh "

dès 1553, la fortune l'abandonna. Fait de Hesdin, il fut jeté dans un cachot rigueur, et, en 1556 seulement, on

la liberté, moyennant une rançon de loo.oooôcus. Il revint en France, o'ù il mourut presque aussitôt, dit Brantôme, d'un poison violent qu'on lui avait fait prendre.

Bouillon (Henri de LaTouk d'Auvergne, duc de), maréchal de France, né en 1555, mort en 1623. Il fut d'abord connu sous le nom de vicomte de Turenne. Il embrassa le calvinisme, et se déclara pour Henri de Navarre, en 1576. Homme de guerre et diplomate, il se bat, négocie, prend part aux conférences des protestants, défend Moutauban, défait le duc de Mercœur, se conduit brillamment à Coutras, est nommé lieutenant géi la Guyenne (1589), et, lors de " ' reçoit de celui-ci le titre de 1. premier gentilhomme de la chambre >' . J usqu'alors ardent calviniste, il est le premier â engager le roi à abjurer. En 1591, il épouse Charlotte de La Marck, qui lui apporte en dot le titre et le duché de Bouillon, s'empare de Stenay, et reçoit, pende temps après, le bâton de maréclial (1592).

Après l'assassinat de Henri IV, Henri de Bouillon fit partie du conseil de régence, devint un des principaux chefs du parti calviniste, contribua à l'élévation du maréchal d'Ancre et à la disgrâce de Sully. Il fut mîs, en 1615, à la tète de l'armée des princes révoltés, et fut déclaré rebelle et criminel de

lèse-majesté ; mais la paix ne tarda pas à être faite II vint alors à la cour. Lorsque 1 assemblée de I décida une prise d'armes générale, en 1621 elle nomma pour généralissime le duc de Bouillon, qui refusa. Sa première femme, Charlotte de La Marck, étant morte (1594) sans postérité, il épousa (1595) Isabelle de Nassau, fille puînée de Guillaume d'Orange, de qui il eut deux fils : ce-

, de « duc de Bouillon » et l'autre

grand Turenne. Henri de Bouillon a laissé des Mémoires, aont la première partie a été publiée à Paris (1666). Bouillon (Frédéric-Maurice de La Tour d'Auvergne, duc DE), né à Sedan en 1605 mort à Pontoise en 1652, était lils aîné du précédent II ht ses premières armes en Hollande, sous les ordres de son oncle le prince d Orange. En 1635, il entra au service de la France i\ec le grade de «maréchal de camp». En 1641

de concert avec le comte de Soissons, il résolut de faire tomber Richelieu du pouvoir se joignit aux Espagnols et combattit les Français qu il '^

vainquit à la bataille de la t

Marfée ; mais, après cette H

victoire, il se vit abandonné ,

par les Espagnols, se retira \ '^

Sedan et fit la paix avec le roi Devenu lieutenant général en 1642, il prit le commande ment de l'armée française en Italie. Compromis dans le complot de Cinq-Mars il fut arrêté, emprisonné à Lyon et peut-être eût-il subi le dernier supplice, si sa femme comprenant l'étendue du pé-

Rochelle

l'était

t déclaré (

i Rome

Duc de Bo i>llon (Frédéric- Mniince)

livrerait cette ville aux Espagnols si son mari n'était rendu à la liberté. Cette menace eut le résultat attendu. Richelieu fit sortir de prison son ennemi qui en 1644, quitta la France, passa en Italie abjura le protestantisme et reçut le commandement des troupes du pape. Revenu en France, il se lança dans la Fronde avec son frère Turenne. Ce fut lui qui changea la principauté de Sedan contre les duchés pairies dAlbret et de Cliâteau- Thierry que lui donna le roi On a de lui des Mihnoires, qui ont été publiés a\ec ceu\ d Agrippa dAubi^nc (1731). Bouillon (Emmanuel Théodose dl La Tour d'Auvergne, cardinal de) né à Turenne en 1643, i ' en 1715, était fils du précédent et neveu de Turenne Il fut célèbre par ses luttes contre Louis XIV, auquel il essaya de tenir tête, et par 1 indépendance quil montra dans l'affaire de Fé nelon que, contrairement aux insiructions de la cour de France, il s'efforça de faire acquitter en cour de Rome. Ce fut le cardinal de Bouillon qui fit composer par Baluze VHistone générale de la maison d Au vergne (1708).

Bouillon (de), poète

français du xvii" siècle II fut secrétaire du cabinet et des finances de Gaston d Or léans. On a publié après sa mort ses Œuvres, contenant : l'Histoire deJoconde, le Maricommode,etc.l\M3) Boileau a écrit de lui, à propos de son Histoire de Joconde : « Bouillon est un auteur sec et aride toute et forcées; il ne dit jam

consentit à lui rendre

s expressio

qui ne puisse être mieux qu'il bronche à chaque ligne, son ou%rage est oins à blâmer pour les fautes qui y sont que pour l'esprit le génie qui n'y sont pas. • Bouillon (Godefroy de). V. GODEFROT.

Bouillon (Marie-Anne Mancinij. V. Mancini. bouillon-blanc [bou-yon-blan] n. m. Nom vulgaire une plante du genre molcne. famille des verbascées, dont

2ori

. utiirrlialos.

BOUILLONNANT, ANTE {bou-yo-uan) adj . Qui bouillonne :

/», I ,-,in n<'l!ll,LO>"NANTf:. /Ju «anj/ BOUILLONNANT.

I ij (^>iii s'emporte, qui est on efforvescenco : Brest

.•l.,,l r. Jrs /bl/eCS /e» pd'O BOUILLONNANTS dujaroliinitimc.

noiliii iiNNiu ' rH/i/o-ni') V. n. Produire dos bouillons,

, , I 'lis', on parlant des liquides : Tu tir

luniiLLONNE, ne îiif/cpas im /lomme p/i

I , I , li'rmonter, être on efforvesconce :

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