BOUGER
bouge, au m meule et recouvrir de t va faire du charbon.
BOUGERIE 11. f. Nom donné, dans les campagnes, à une serrer et emmagasiner des
Bougel
ijèt' — rad.
Iiouge) n. f. Petit coffre de voyage, valise ou portemanteau en usage aux .xvi< et xvu» siècles. Diminutif de \ bouge. V. ce mot.
BOUGHXS 'guiss), peuple du centre de Célèbes, qui se distingua des vrais Malais par une taille plus élevée, une peau 3aire, un crâne allongé, une face longue, sans saillie exagérée des pommettes. — Un BouGHi.
— Encycl.- Les Boughis habitent des maisons en bois, garnies â l'intérieur de nattes et de coussins. Gais, braves et travailleurs, ils se livrent à la pèche et à l'agriculture.
dicamentouse : Bouci fondante.» Bougiear-
m<!e,Bougio qui porte /'. 1 C2
une substance caus- U» 3
tique, destinée à agir | , ,/.
sur le canal do iV ' -1 ^^*
— Comm. Bounieà ' Aohv. ; ri^< r a minilrii, ; tocuiHcr, Bougie que t. Cooliuc.
l'on fabrique en coulant diverses couches do cire lo long do la mèche. 11 Bougie «dfarrfe. Chandelle de suif ontourécd une couche do cire, n Bougie filée. Mèche couverte d'une légère couche de ciro. 11 Pain de bougie. Bougie très mince roulée sur elle-même, ot appelée rat de cave ou t>Ai.<< de cire.
— Phys. Bougie philosophique. Nom quo l'on donnait autrefois à un petit bec de gaz hydrogène allumé, a On disaitplus souvent lampe philosophique.
— Tochnol. Bougie filtrante de Chambertand. On appelle ainsi, â cause de sa forme, un Altre à eau, de porceuûiie dégourdie, imaginé par Chamberland. ■«. filtre.
— Encycl. Archéol. Lo mot, comme l'objet, sont très anciens. La bougie en cire est mentionnée dans une ordonnance de PhiUpe lo Bel ( I3I2), et on sait qui cette époque la cire servant à la fabriquer devait être de première qualité. Les bougies de longueur, ou pains do cire (rats de cave modernes), étaient au moyen âge brûlées en grande dévotion lors des épidémies on autres malheurs, et on leur donnait en longueur la dimension exacte du périmètre do la ville affligée. Gay signale aussi la pratique usitée dans
. que l'on portait ensuite devant les châsses do certains saints, où on les faisait brûler dans l'espoir do guérir les bêtes.
— Chir. L'usage des bougies est très ancien. Rbazès, médecin arabe, s'en servait, au IX' siècle, contre les rétrécissements de l'urètre. On les dislingue en bougies molles et bougies rigides. Les bougies molles se font avec des baadelettes de linge ou des faisceaux de fibres textiles enduits d'une substance malléable comme la cire (bougie proprement dite), l'huile do lin siccative épaissie par l'ébuUftion (bougie en gomme), des emplâtres divers (bougie emplasiique). Elles sont quelquefois creuses pour recevoir une tige directrice ou mandrin, mais no sont pas alors ouvertes aux deux extrémités comme les sondes. Les bougies rigides sont en métal (divulseur do Le Fort, bougies do Béniqué, ou en ivoire ramolli, en baleine, en caoutchouc durci. Les bougies ont 17 centimètres de long et sont graduées de diamètre do 0°"°,5 à 9 millimètres par tiers de millimètre. Elles sont coniques ou cylindriques et ordinairement pourvues à l'extrémité d'une olive. Les bougies armées, utilisées autrefois pour la cautérisation de l'urètre, sont remplacées par les porte-caustiques.
— Législ. Taxe sur les bougies. La loi du 30 décembre 1S73 a soumis la bougie â une taxe intérieure de consommation de 25 fr., plus le double décimo par 100 kilogr. Les conditions relatives à l'exécution de cette loi ont été fixées par un règlement d'administration publique du 8 janvier 1874.
La perception du droit sur les objets fabriqués à l'intérieur est assurée au moyen de l'exercice par les agents de l'administration. En ce qui concerne les produits im-
Eortés, ce droit est perçu ou garanti à l'entrée en France. es produits exportés sont affranchis de l'impôt.
— Technol. Les bougies tirent leur nom de la ville de Bougie (Algérie), d'où l'on apportait la cire nécessaire â
étymologistes. D'autres
leur fabrication, suivant
prétendent que, dès le viii» siècle, les .\rabes les fabriquaient, et que ce sont les Vénitiens qui les tapportcrcn! de ce point de la côte algérienne et en introduisirent l'usage en France et en Europe.
Actuellement, grâce aux travaux et aux découvertes de Chevreul, les bougies ordinaires se fabriquent couramment avec l'acide stéàrique que l'on extrait du suif. Cette fabrication comporte plusieurs opérations successives, qui sont les suivantes : /on(e et moulage de l'acide stéàrique . blanchissage , polissage, rognage, marquage et paquetage dos bougies.
BOUGIE — BOUIIIER
L'acide stéarique (
oulage des bougif
double fond, chauffée par la vapeur. On ajoute au moment de la fonte 10 p. 100 d acide sulfurique, afin de rendre les bougies moins friables.
Lorsque la matière commence à se cristalliser dans la chaudière, on la verse dans dos tubes cylindriques et légèrement coniques à leur extrémité inférieure. Ces moules sont formés d'un mélange d'étain et de plomb ; on les chauffe au bain-marie.
Les mèches, tressées et préalablement imprégnées d'acide borique pour augmenter leur combustibilité, occupent exactement l'axe de ces moules, maintenues en haut par une épingle et, au bas du moule, par une cheville de bois.
Dès que les moules sont refroidis, on sort les bougies et on les coupe à la même longueur. Primitivement, le polissage se faisait à la main on les frottant avec un morceau de drap ou de flanelle imbibé d'ammoniaque et d'alcool. Aujourd'hui, ce travail se fait mécaniquement, à l'aide d'une machine spéciale qui, en même temps, pratique le rognage et le marquage. , , , .
Outre l'acide stéarique, on emploie aussi, pour la fabrication des bougies, la paraffine. Mais, comme cette .substance subit un retrait assez considérable en refroidissant lentement, on se trouve dans l'obligation de faire usage de moules assez fortement chauffés, et que l'on plonge brusquement dans l'eau pour les refroidir.
Les bougies de blanc de baleine constituent, par suite du prix relativement élevé de la matière première, -des produits de luxe.
La mise en paquet, ou paquetage des bougies, consiste à réunir cinq, six ou huit bougies, à les envelopper d'un papier de soie,
chacun de' ces paquets est de 500 grammes.
— Phys. Bougie électrique. On désigne sous ce nom système de deux crayons de charbon aggloméré pla parallèlement à une faible distance l'un de l'autre, séparés par un corps isolant, quelquefois simplement par l'air, et entre lesquels on fait jaillir l'arc voltaïqiie.
L'invention des bougies électriques est due à Jablochkoff (1876). Le modèle qu'il a créé est encore employé, car les tentatives de perfectionnement plus ou moins ingénieuses en théorie n'ont guère réussi dans la pratique.
Bougie Jablochkoff. Elle se compose de deux crayons de charbon de 4 millimètres de diamètre et de 30 à 35 centimètres de longueur, placés parallèlement et séparés par un composé isolant, appelé colombin, formé de 2 parties de sulfate de chaux et 1 partie de sulfate de baryte. Ces deux Bougie Jablochbaguettes sont serrées à leur partie infé- ^off : a «^ charrieure dans deux mâchoires métalliques °e° •i,,°'„{J,'„,bin'
avec le courant électrique. quent la diroc-
Les extrémités supérieures des deux tien du courant.) cravons sont réunies par une amorce faite avec une pâte composée de graphite et d'eau gommée. Quand on tait passer le courant, la pâte s'échauffe, brûle, et l'arc volta'ique jaillit entre les extrémités des deux crayons; la chaleur de l'arc consume petit à petit les deux charbons, tout en volatilisant le colombin. Le courant qui passe dans les bougies est alternatif, de façon que l'usure des deux crayons soit la même. V. arc hioltalque). Pour mettre en marche des bougies de 4 millimètres de diamètre donnant une intensité de 40 carcels, il faut un courant moyen de 9 ampères et une force électromotrice de 43 volts.
La lumière de ces bougies est un peu blafarde et trop riche en rayons bleus et violets. Lorsqu'il se produit une extinction, par suite d'une interruption de courant, ou pour toute autre cause, la bougie ne peut plus être rallumée, puisqu'elle n'a plus d'amorce. Pour remédier à cet inconvénient, on dispose sur le même chandelier plusieurs bougies avec un commutateur qui peut être automatique et qui fait passer immédiatement le courant de la bougie
-ài^»
Bougie Jamin. Elle a été inventée par Jam Elle se compose de deux crayons cylindriques de 2 à 3 millimètres de diamètre, sur 30 centimètres de longueur, placés la pointe en bas et non séparés par un isolant solide.
L'un esttixe et l'autre mnl»ilfi autour d'un axe horizontal, ei !a i i .
il est fixé porte une :>
ii^
passe, c'est-à-dire tant nue .
éteint, le crayon mobile to crayon fixe ; dès que le
l'électro-;
par
cliarbon j
au ^
mh
, et le charbon parallèle
âce à cette disposition, commune à la bougie Jamm et à celle de Wilde, qui date de la même année, la bougie se rallume automatiquement lorsqu'elle s'éteint accidentellement par un ralentissement de la machine.
Ce qui fait l'intérêt spécial de la bougie Jamin, c est l'artifice employé pour maintenir l'arc à l'extrémité des charbons. En effet, aucune matière solide ne s'opposant à son passage, l'arc tend à jaillir à l'origine des charbons où la diff'éreuce de potentiel est plus élevée. Pour empêcher cet arc de remonter le long des crayons, Jamin a imaginé de placer ces derniers au centre d un cadre galvanométrique et dans le même plan que lui. Conformément aux lois d Ampère touchant l'action des courants sur les courants, le cadre galvauomctriquo, parcouru par uu cou-
Chandelier pour 4 bougies ; A. commutateur ; t', G, charbons d'une bougie M. N.P.R; chandeliers (Dana la figure le courant suit le tr.i.îet
rant de même sens que celui qui produit véritable portion mobile de circuit, le extrémités des charbons.
La bougie Jablochkoff a reçu de nombreuses modilications : citons celle de Bobenrieth, connue sous le nom de chandelier automatique.
Bougie (Saldx, Bedjaia), ch.-l. d'arr. et port d'Algérie, dép. et à 236 kil. de Constantine, entre l'embouchure de l'oued Sahel et le cap Carbon ; 14.299 hab. (Bougioles), dont 2.510 Français. Huileries, tanneries, fabrique de cire ; commerce d'huiles, grains, oranges, miel, cire, figues, laines, cuirs, corail, tissus indigènes; entrepôt des produits de la Kabyiie; mouvement du port : 1.084 navires, 47.628 tonneaux. 'Ville en amphithéâtre, encadrée par les pentes rapides de Lalla-Gouraïa, coupée de massifs d'orangers, de grenadiers, de caroubiers, Bougie étend ses nouveaux quartiers sur le bord de la mer. — Ch. do f. Oran-Tunis par Beni-Mançour. Tribunal de 1" instance.— L'arr.de Bougie a 14 comm. et 406.992 hab.
— Histoire. Cette ville occupe l'emplacement de la romaine Saldœ, à la limite O. de la province de Numidie, érigée en colonie sous Auguste. Capitale de l'empire des "Vandales, avant Carthage, soumise par les Arabes en 708, capitale du royaume des Beni-Hammad, elle passe aux Almohades (1152), puis aux souverains de Tunis (1240). En 1509, les Espagnols la prennent; sa prospérité commerciale est grande (relations avec Pise et Gênes). En 1555, livrée au dey d'Alger, elle commence à décliner. Depuis l'occupation française (oct. 1833), son importance s accroît de nouveau, surtout comme débouché de la Kabylie. Elle n'a pas de bon port naturel, mais on y construit un avant-port et un bassin qui favoriseront son développement. C'est là, dit-on, que fut inventée la bougie.
BOUGIER (ji-é)v. a. Techn. Passer le bord d'une étoffe coupée sur la cire d'une bougio alluim-o (.oiir empêcher qu'elle ne s'effile : Bodgier du <'■';' '' • ' .''••^I- — Chir. Introduire une boi; I i . \ leux).
BOUGIÈRE, BOUGUIÈRE .iii IJOiii .u ILl LUE . lu pro-
venç. 6ûW7uîe7'0, même sens) ii - 1 . ! ml-^ déliés,
formant une simple nappe que 1 -u ilii ^ a ; j^te fixe en travers d'un petit cours d'eau.
BOVGILLON, ONNE (// mil. — rad. bouger) n. et adj. Se dit d'une personne remuante, qui aime à boucer, qui est sans cesse en mouvement. (Peu usité.)
BOUGIVAL, comm. de Seine-et-Oise, arrond. et à 8 kil. de Versailles, sur la Seine; 2.730 hab. {Boiijivalais, ai.'ie.-^). Ch. de f. Ouest. Carrières de pierres, fours à chaux, fabriques de blanc dit de Bougieal.
BOUGLON, ch.-l. de cant. du IjOt-et-Garoune, arrond. et à 15 kilom. de Marmande ; 610 hab. Minoteries, briqueteries. — Le canton a 10 comm. et 4.479 hab.
BOUGNOU n. m. Mines. Y. boniau.
BOUGON, BOUJON ou BOUSON n.m. Art milit. etchass. Trait d'arbalète ou d'arc, dont la tête était une masse d'acier à couronne plate, ou portant parfois quatre pointes mousses comme celles d'un rochet de joute.
— Comm. Aune en métal servant à mesurer les draps, au moyen âge. (S'entendait aussi pour barreau de fer, à la même époque.)
— Encycl. Art milit. et chass. Certains bougons avaient un court demi-cercle d'acier tranchant monté sur leur plate-forme, sans doute pour couper les jarrets des bêtes. Les bougons, matras, pateils et pilettes étaient des traits pour la chasse ; on les employait, du xiv" auxvi' siècle, pour tuer les animaux à fourrure précieuse ou les oiseaux. Bougon sans effusion de sang. Ils agissaient comme arme (lôioj. contondante en assommant le gibier ; on s'en servait aussi à la guerre, avec les arbalètes, pour briser les membres sous les canons ou les grèves des armures.
BOUGON, ONNE (de bougonner) n. Fam. Personne qui aime à gronder, qui grogne souvent : On fuit les bodgons.
— Adjectiv. Pêch. Harengs bougons, Harengs mutilés qui n'ont plus ni tête ni queue.
BOUGONNER (go-né — probablement de boucon) v. n. Fam. Gronder, murmurer entre les dents : Les gens quinteux BOUGONNENT toujours.
— V. a. Gronder, réprimander ; Femme qui BouGONNii
BOUGONNEUB n. m. Comm. "V. bodjonnkur.
BOUGOUINC (Simon), poète et prosateur français du XVI" siècle, était valet de chambre de Louis XII. Ses ouvrages sont curieux par la beauté de l'impression, autant que par leur ancienneté. Nous citerons : l'Homme juste et IHomme mondain, avec le jugement de l'âme dévole (1508); l'Espinette du jeune prince conquérant le royaume de Bonne- Renommée, en ryme françoise (1508 et 1514).
BOUGOULMA, ville de la Russie d'Europe (gouv. de Tamara), sur la Bougoulminka, près de son confluent avec II' Saï, affluent de la Kama; 13.000 hab. Foires. Ville tundéo entre 1741 et 1745, et assiégée par les partisans de l'ougatcheff. — Pop.dudistrictdumêmenom : 267.000 hab.
BOUGOUROUSLAN, ville de Russie (gouv. de Samara). au confluent du Motchagài avec le Kinel, affl. do laSamara ; 12.300 hab. Culture maraîchère, commerce de bétail, lard ot cuirs. — Pop. du district du môme nom : 358.000 hab.
BOUGRAINE, BOUGRANE, BUGRANE n. f. Noms Vulgaires des plantes du genre ononis.
BOUGRAN (ano. forme booqueran, de Boukharo., ville d'Asie) n. f. Tissu qui a beaucoup varié à travers le temps.
— Encycl. Le nom de bougran, au mo.yen âge, signifiait tout d'abord une étoffe de lin fabriquée en Grèce et en Orient, notamment à Boukhara, d'où il a pris son nom. Ce bougran, aussi fin que la batiste, est le byssus des écrivains des croisades. On imita cette toile, et d'une manière de plus en plus grossière, jusqu'à l'amener à la consistance d'un piqué de coton. C'est au xvi' siècle que le bougran devient cette toile épaisse qu'on apprête avec de la gomme,
qui est lustrée, et sert dès lors à soutenir, comme carc
les pièces do vêtement et de tapisserie.
BOUGRANER v. a. Techn. Apprêter à la manier
BOUGRANIÈRE u. f. Techn. Nom que 1 on donnait autrefois aux liugères.
BOUGRE, ESSE (de Bulgare, parce que certains hérétiques bulgares étaient accusés de se livrer à la sodomie) n. Sodomite. (Vieux.) il On a écrit aussi BODLGRB, ESSE.
— Par ext. Méchant garnement, mauvais drôle. Il Gaillard, luron. 11 Bon bougre. Bon diable.
— luterjectiv. Sorte de juron trivial : Bougre! cela fait mail II Substantiv. : Dire des «bougre ! » à tout propos.
— Rem. Ce mot, considéré comme malhonnête, s'écrit rarement en entier ; on le figure généralement par sa lettre initiale.
BOUGREMENT (man — rad. bougre) adv. Très fam. Diablement, étrangement, extrêmement.
BOUGRERIE (ri — rad. bougre) u. f. Hérésie des Bulgares ou bougres. (On disait aussi bougrie.) ii Sodomie.
BOUGUE [bough') a. f. En Normandie, Sables mouvants des bords de la mer : Les bodgues de Quinéville.
BOUGUENAIS, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. et à 6 kilom. de Nantes, sur la Loire ; 3.761 hab. Ch. de f. Ouest.
BOUGUER (Pierre), hydrographe et mathématicien français, membre de l'Académie des sciences, né en 1698 au Croisic (Bretagne), mort en 1758, fut choisi, en 1731, avec Godin et La Condamine, pour aller au Pérou déterminer la figure de la terre. Il a laissé un grand nombre d'écrits, qui l'ont rangé parmi les premiers géomètres hydrographes de son siècle les principaux sont : Mémoire sur la mâture des vaisseaux {n2^); Méthode d'observer sur'mer la hauteur des astres (1729); Traité du -navire, de sa construction et de ses mouvements (\li(,)\ Traité d'optique (nW; Traité de la navigation {ns3); etc. On lui doit l'invention de Vhéliomètre.
BOUGUEREAU (Adolphe-'William), peintre français, né à La Rochelle en 1825, est élève de Picot. Il remporta le prix de Rome en 1850, et l'un de ses envois de Rome, le Triomphe du martyre (le corps de sainte Cécile apporté dans les catacombes), composition d'un sentiment élevé et d'une belle ordonnance , ^
(musée du Luxembourg), londa la réputation de 1 artiste. Ses peintures décoratives, destinées à l'hôtel Bartholony, attirèrent particulièrem'ent l'attention sur lui Elles ont pour sujets l'Amour, l'Amitié, la Fortnii' (gravéstoutestroisdansd 4i tiste ») te Printemps, l'Eté, lu Danse, Arion sur un cheial marin. Bacchante sur une pan thère, les Quatre Heuies du jour. Dans ces compositions, aussi bien que dans les pages allégoriques ou mythologiques que Bouguereau n a
Bouguereau.
a invariablement fait preuve d'une admirable sûreté do dessin, d'un coloris toujours transparent et d'une tonalité agréable, d'une recherche de style, d'une exécution pleine d'aisance. Bouguereau possède une entente sérieuse de la peinture décorative, et à diverses reprises il a traité avec succès des scènes religieuses ; telles la Vierge, l'Enfant Jésus et saint Jean- Baptiste, la Vierge consolatrice, etc. Elu à l'Institut en 1876, il a obtenu la médaille d'honneur au Salon de 1885.
BOUGUÉRIE (ghé — de Bouguer, n. pr.) n. f. Genre de plantaginacées, comprenant une seule espèce (bougueria nubicota). C'est une plante herbacée, vivace, qui croît sur les hautes montagnes du Pérou et de la Bolivie.
BOUGY (Alfred-James-Louis-Joseph de), littérateur français, né à Grenoble en 1816, mort à Evian en 1871. Il fut bibliothécaire à la Sorbonne, et publia un grand i
le Tour du Léman (4846) ; His-
'.eque Sainte-Geneviève (1847); la Lui-
(1852); Fragments inédita de J.-J. Rousseau
de la bibliothèque Sainte-Geneviève (1847);
Boiigrêiné, ée part. pass. du v. Bougran
Toile 1
et tableau de Saint-Marin (1865) ; Legenae, mstoire et tableau de la république d'Andorre (1865); Stendhal (nm); etc.
BOUHAUREAU (ro) n. m. Nom par lequel ou désignait, autrefois, le canard sauvage dit collet vert.
BOU-HENNI, comm. d'Algérie, prov., arr. eti 51 kilom. d'Oran, dans la plaine de l'Habra; 1.988 hab.Ch.de f.Oran à Tunis. Vignes, céréales, vergers ; élève du bétail.
BOUHIER (le président Jean), magistrat français, né et mort à Dijon (1673-1746). Il fut un des hommes qui jouirent de la plus grande célébrité dans la première moitié du xviii' siècle; pour le compter parmi ses membres, l'Académie française fit fléchir la règle qui ne dispensait de la résidence à Paris que les seuls évoques. « Il remua tout, dit d'Alembert, il embrassa tout il fit ses preuves dans toii^ les genres, et dans la pluj i il composa des œuvres rem m quables. » Il était devenu ■ seiUerau parlement de lii| dès 1692, à l'âge de dix-mm ans, et président à mortiei en 1703, à l'âge de trente ans. L'histoire littéraire parle souvent de la petite académie qu'il avait fondée, après , ^ que la maladie l'eut obligé Bouhier. ' ' ler ses fonctions de
réunissait dans son
Léauté, Michault, l'abbé Jolv, le P. Hennin, le P. Oudin. La bibliothèque du président Bouhier jouit, de son temps, d'une grande célébrité. Le roi avait ordonné qu'un exemplaire de tout ouvrage publié en France lui fût adressé. Elle était ouverte à tous les savants de l'Europe. Elle fut vendue à l'abbaye de Clairvaux, et là souffrit de déprédations, puis de son transport à Troyes à l'époque révolutionnaire. Elle se trouve aujourd'hui en grande partie à la bibliothèque de la faculté de médecine de Montpellier.
La Biblioth6qno natlonalo a recouvré un« portion conslilc rallie do la corrospondauco littéraire et »ciealill(iue du prôsidont Bouhior.
— BiuiJot'K- ; Ch. des Guorrois, le Président Bouhicr, sa vie, ses inwres et sa bibliothèque (Paris, 1855); E. do Bro- (jlio, les Portefeuilles du. président Bouhier (Paris).
BOUHIRA, comm. d'Algérie, dép. do Constantino, arr. ot 4 12 kilom. de Sélil'; 3.532 hab. ; iiâtio en 1851.
hî, M ..,',■. : , ' ,,-■ la taiii/iif /ruiicaise proposes
/ 1/ 1/ ' l- , i .1 ; Manière de bien penser dans -, l'rnséesingénieitses des anciens , , Il // : >nede Pierred'Aidncsson.tpvmd
, ,:!,. .•' Iiif..!' ■ !• , . , iiii'fscules sur divers sujets (lOSl). BOUHY, comm. du la Nièvre, arr. et à 21 kilom. do Cosne, aux sources d'un afiluont de la Vrille ; 1.670 hab.
y fait remarquer dans plusieurs
■ à 1 Opéra-Comique, s y fait remarquer
. créa n,m r.'sar^c n„-.n>,.Ex.-!im;no<\o
rilion à l'Opéra, puis rotourno en Amérique.
BOUÏ, villo do Rus au confluont de la Visl trict; 1.300 hab. Culture maraîchère, flottage de bois. Localité fondée on 1536 pour protéger lo pays contre los invasions des Tatars de Kazan ; elle souffrit des incursions des Polonais au xvii" siècle. — Pop. du district : 70.300 hab.
BOUI-BOUI (bou-i-bou-i) n. m. Très fam. Etablissement de dernier ordre en parlant d'un théâtre, d'un concert, etc. Il PI. Des Boms-Bouis.
régna en Perse i
mières dynasties nationales qui s élevèrent contre la puissance des califes abbassides, maîtres de la Perse. L'ancêtre de la dynastie fut un pauvre homme de Kaba-Kalich nommé Bouïah, qui prétendait descendre de Bahram-Gour. L'ainé de ses trois fils, Ali, surnommé Imad-od-Daulah, battit les troupes du calife abbasside Moktadir, et se rendit maître de toute la Perse. Cette dynastie se divisa en trois branches, dont la première, celle de l'Irak persique, tomba avec Medjd-ed-Daulah devant lo sultan Mahmoud le Ghaznévide. Elle compta en tout dix-sept princes, dont le dernier fut Melik-Ahou-Mansour. Les Seldjoukides leur succédèrent. — Un, une Bouïde.
BOUIGB {bo\
on 1869. Condisciple de Flaubert lui dé lia son premier poème MeUnis (18d2) étude pleine de sa\eurde la Rome anti lue Après un autre poème Ces Fossiles (18o4) Lo u Bouilhet aborda le th \tr par un grand drai le o i r i
eup dramatique frann 1822, mort à Rouen collège do Rouen, il
iPoia Sa nt Martu
(01 Uo dA nbo
en vers (Odéon 1866) La Ci
Madame de Montarcif sa me
poésies, entre autres un poi
été recueillies avec les Fossiles, s
et Astragales (1858). Louis Bouilhi
épique et lyrique, même quand il
ijut ation d Ambotse est a^ec
leure œuvre dramatique Ses
ne intitulé l Amour noir, ont
;re de Festons
tout un poète
r le théâtre ;
ils riches en belles tirades et en
aussi
vers artistement ciselés.
BOUILLABAISSE {bou-tja-bèss — provenç. bouiahaïsso, bouillon abaissé) n. f. Mets provençal, composé de poissons cuits dans de l'eau ou du vin blanc épicé.
— Encycl. Le fond do la bouillabaisse est formé d'un poisson un peu gros, tel que le loup (bar) ou la rascasse, auquel on ajoute plusieurs poissons plus petits coupés par morceaux, et choisis parmi les espèces qui fréquentent les roches sur les cétcs do la .Méditerranée. Mettre le tout dans une casserole avec <les oiîcnuns, quelques gousses d'ail, du persil, du laurier, du fenouil, force poivre et sel, une grosse pincée de safran, une tomate coupée en tranches et une bonne cuillerée d'huile d'olive. Mêler à froid toutes ces parties constitutives de la bouillabaisse, en les faisant sauter dans la casserole jus(iu'à ce que toutes aient pris la couleur du safran. Ajouter ensuite de l'eau, seulement de manière à couvrir le poisson, et poser la casserole sur un feu très vif. Lorsque ce mélange a bouilli do cinq à dixminutes, verser le bouillon dans un grand plat sur des tranches de pain préparées à l'avance et servir le poisson à part.
BOUILLAGE {bou-tiaf) n. m. Blanchiss. Opératiçn qui consiste à faire bouillir le liuge. n T. rur., Première fermentation du cidre. (Dans ce dernier sens, on dit aussi
BOflLLAlSON.)
BOUILLAISON i7?mll.) n. f. Fermentation du cidre.
BOOILLANT (bou-yan), AMTB adj. Qui bout, qui est on ébullition : De l'eau, de l'huile bouillante.
— Par oxagér. Très chaud : Prendre ton café bouillant.
— Fig. Ardent, emporté : Caractère bouillant. La BOViLLktiTB jeunesse, il S'omploio souvent avec un comulémont qui exprime la cause particulière do l'ardeur : L'Ire bouillant de colère, d'impatience, de désirs.
— n. m. Vitic. Variété do raisin.
— Phys. Bouillant de Franklin. V. ébullition.
— Anton. Froid, gelé.
Bouillante, comm. de la Guadeloupe, sur la c6to occidentale de l'ile; 3.100 hab. Canno à sucre, café, coton, manioc. Sources chaudes et vapeurs sulfureuses.
BOUILLARD ibou-yar') n. m. L'un des noms vulgaires du bouleau, ii Nom également donné au peuplier noir.
BOUXLLARO (Jacques), graveur né a Versailles on 1744, mort à Paris en 1806, membre de l'Académie des
Palais-Royal. Ses estampes les plus connues sont : la Vierrje do'Raplia.-l du.' d'Orléans; la Sainte Cécile do Mignanl; 1;-,/'.'. ' /'-,.-, d'après Micliol Van Loo; Borée
Bouii,i.A[;i;iir ;, m. du Gard, arrond. et àTkilom. de Nîiiir , Il i:,( . ' Ml iTo minérale, tuileries.
Bouillart J.ir,,u,s), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Moulan on 1669, mort à Paris en 1*26, auteur d'une Abbaye de Saint-Germain-des-Prés (Paris, 1721).
SOUILLAS ii,v:i.-!/.,ss- n. f. Nom vulgaire de la bardane.
BouiM.Aui) I Ml 1111 ilocin français, né à Garât (Cha-
iiiii i • I, I ,. .. . I. vint l'élève de Berlin. Il . uijiiaïuo i.ai .1. ., JJ, ,;,ui/ i;s sur la pathologie des i snngiiins, et démontra l'influence des lésions des lobes antérieurs du cerveau sur la fonction du langage, montrant ainsi la voie à Broca. En 1825, il devint membre de l'Académie de médecine; en 1831, professeur do clinique médicale à la Charité, où il enseigna pendant près de cinquante ans. Il fut élu membre do l'Académie des sciences en 1868. De 1842 à ISIO, il avait été député de la Charente et, après la révolution de 1848, fut quelque temps doyen de la faculté de Paris.
BOUILLAUD ou BOULLIAU (Ismaël). Biogr. V. BoiL-
BOUILLE {Il mil.) n. f. Pêch. Longue perche armée d'un tampon en cuir, dont on se sert pour troubler l'eau, afin que le poisson se jette dans le filet.
BOUILLE {Il mil.) n. f. Vitic. Hotte de bois pour transporter la vendange. V. brantk.
— Comm. Mesure do charbon de bois ou do braise, il Rognon ou de charbon de terre.
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BOUILLE [Il mil. — de l'espaj bolla, même sens, qui vient di bulla, sceau). Ane. coût. Marque de plomb qu'on mettait aux pièces de drap vérifiées, il Droit qu'on payait pour les faire marquer.
BOUILLE (Il mil.) n. m. Sorte de vase à grosse panse et en cuivre rouge, dans lequel les laitières transportent le lait de la prairie où a lieu la traite jusqu'à la ferme. Syn. de bebthe.
Bouille (La), comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 16 kilom. de Rouen, sur la Seine ; 536 hab. {Bouillais, aises, ou Uouitlois, oiscs)Petit port ; pierre à bâtir, scierie mécani-
, poche. Ru par Robert le Diable. Aux environs, carrières de Caumont .
Bouille (François-Claude-.\mour, marquis de), général français, né à Clusel (Auvergne) en 1739, mort en 1800. Gouverneur aux Antilles en 1767, il défendit vaillamment ces iles contre les Anglais pendant la guerre d'.4mérique. En 1789, il était gouverneur des Trois-Evêchés, de l'Alsace et de la Franche-Comté. C'est en cette qualité qu'en 1790 il réprima avec une extrême rigueur la révolte du régi- ' ! Nancy, et pré-
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i aurait été habit
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Marquis de Bouille, retira à Londres, où i
rejoindre 1 ai mée'de Condé. Finalement, mourut. U a publié des Mémoires sur ta Révolution (1797).
Bouille (Louis-Joseph-Amour, marquis db), général français, né à Saint-Pierre (Martinique) en 1769, mon en 1850. Fils et aide de camp de François Bouille, il émigra avec lui et combattit dans l'armée des princes. Rentré en France en 1802, il prit du service dans la Grande Armée et se distingua en Espagne aux batailles de Ciudad-Réal et d'Almonacid. Sa femme fut dame d'honneur de Marie- Louise. En 1815, Louis XVIII nomma le marquis de Bouille lieutenant général en non-activité. U a publié quelques ouvrages, dont une intéressante Vie privée et militaire du prince Benri de Prusse (1809).
Bouille (François-Marie-Michel, comte de), pair de France, né en 1779, mort en 1853, parent des précédents. Emigré en 1791, il servit dans l'armée anglaise aux Antilles et au Canada. Sous la Restauration, il devint aide do camp du comte d'Artois, gouverneur de la Martinique (1825-1827). Après 1830, il suivit les Bourbons en exil, et fut chargé de l'éducation du duc de Bordeaux.
BOUILLÉ-LORETZ, comm. des Deu.x-Sèvres, arrond. et à 36 kilom. de Bressuire, près de l'Argenton; 1.204 hab.
BOUILLÉ-MÉNARD, comm. du Maine-et-Loire, arrond. et U kilom. do Segré, sur l'Araise, affluent do l'Oudon; 1.103 hab. Mine de'fer.
BOLIIIHA — BOUILLIE
BOUXLLEAU (bou-yo — du provenç. bouiou, même ficn*)) n. m. Mobii. .Seau en lioia dan» lequel on sor\'ait la soupo pour cinq forçat» à bord de« galères. (Vieux.)
— Ville. Nom d'un cépago blanc do qualité moyenne.
BOUILLES {bou-yfju. t. AclioD do faire bouillir, et spécialement, Action do faire bouillir tino certaine quantité do flegmes pour les dialiller.
— Comm. Marquer lo drap de la bouille. BOniLLERIE (bouy'-rl) n. f. Distillerie d'cau-do-vio. BOUILLET Ibou-yè) a. m. Variété de bouleau dont les
menues branches servent à faire des balais.
BOUILLET (Jean), médecin français, né à Sorvian en 1690, mort k Béziers on 1777, fonda l'académie de médecine de Béziers. H rédigea dos articles pour lEncyclopédie, et des mémoires qu'il envoya à l'Académie des sciences de Paris, dont il était membre correspondant. Il soutenait que la peste n'était pas contagieuse.
BODILLET (Marie-Nicolas), professeur et lexicographe français, né à Paris en 1798, mort en 1864. Ancien élève do l'Ecole normale supérieure, Bouiliet fut successivement professeur dans divers lycées, proviseur du collège Bourbon (1840), et inspecteur de 1 Académie de Pari.s (1851). Il est surtout connu par deux publications : un Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (1842), et un Dictionnaire universel des science», des lettres et des arts (1854). On lui doit, en outre, un Dictionnaire cUusique de l'antiquité sacrée et profane (1826); une édition des Œuvres philosophique» de Cicéron et de Sénèque; des Œuvre» de Bacon, et une traduction des Ennéades do Plotin.
BOUILLEUR (6oii-yeiir') n. m. Celui qui se sert de la bouille pour pêcher, n On dit aussi boclleir et boulecb.
BOUILLEUR {bou-yeur') n. m. Distillateur d'can-de-vie.
— Bouilleur de cru, Propriétaire qui procède à la distillation du vin, du cidre, du poiré, du marc, etc., provenant de la récolte faite
sur ses terres. "
— Cylindresen en cuivre rougo ou en fer lamme i[ui communiquent avec la cliaudièreetsoiii disposés au-de^-
d'un vaisseau destinés à faire évaporer l'eau de la mer et à la transformer c n eau distillée pour I e s besoins du
— 'Esctcl. Légîsl. Bouilleurs de cru. Aux termes de la loi du 14 décembre 1875, sont considérés comme bouilleurs de cru les récoltants, propriétaires ou fermiers, qui transforment en alcools les vins, marcs, cidres, prunes et cerises provenant exclusivement de leur récolte. A ce titre, cette loi les a dispensés de toute déclaration préalable, afl'ranchis de l'exercice de la régie, et le produit qu'ils obtiennent ne supporte pas le droit général de consommation sur l'alcool, tant qu'il i
; (le dégagement de la vapt d'alarme ; T. boupape de 8
; là la pri
l'apparition en France du premie alambic et qui, atténué ou élarj.' suivant les époques, s'est notaoi ment affirmé et maintenu depui 1816 jusqu'à nos jours, sauf dans 1'
et celle du 14 décembre 1875.
là, beaucoup d'alcool a pu écoulé sans payer de droit. La :
du 29 décembre 190O a exclu de ,;, régime, pour les soumettre à ce;i..
des bouilleurs de profession : 1. -
bouilleurs de cru qui, dans le canton do réiMUe un !l's communes limitrophes, exercent, par eux-mêmes ou parl'intermédiaire d'associés, la profession do marchands de boissons; ceux qui fout usage d'appareils à marche continue pouvant distiller, par vingt-quatre heures, plus de 200 litres do liquide fermenté ; d'appareils chaufl'és à la vapeur ou d'alambics ordinaires, non ambulants, d'une contenance totale supérieure à 5 hectolitres, au.xquols il est toutefois accordé une allocation en franchise de 20 litres d'alcool pur, par producteur et par an. pour consommation de famille. Les autres bouilleurs de cru conservent le privilège, mais sont tenus de déclarer leurs appareils ou portions d'appareils.
BOUILLI (Il mil.) n. m. Viande cuite dans une assez grande quantité d'eau, et qui a ser\-i à faire du bouillon : Bouilli de bœuf, de mouton. V. bouillon.
BOUILLIE {Il mil.) n. f. Farine bouillie dans du lait ou de l'eau, jusqu'à consistance de pâte plus ou moins épaisse : C'est un grand tort de remplacer par la bouillie le lait de la nourrice.
— Par anal. Pâte ayant la consistance ordinaire do la bouillie : Boue formant une bouillie épaisse.
— Loc. fam. Etre comme de la bouillie. Manquer complètement d'énergie ou de courage, ii Faire de la bouillie pour les chats. Perdre son temps, ii .^'en aller en bouillie. Se dit de la viande qui est trop cuite et n'a plus de fermeté.
— Techn. Pâte de chiffons préparée pour la confection du papier et du carton.
— Vitic. V. partie encycl.
— ENcrcL.Éthol. La*oui;;ie dont on nourrit, à tort, les enfants, surtout à la campagne, se fait avec du lait et de la farine de froment; c'est un mets indigeste. Les panades un peu claires, les soupes au lait, les potages légers, conviennent bien mieux à ces petits êtres '' — '-' "'"«"'■''
organes
BOUILLIER