BOUILLONNANT
DOULANDCHEIIR
vase de métal couvert (On dit aussi bouilloire.) rigine française et datant du
. Jeu. La bouillotte n'est qu'un jeu de brelan On la joue ordinairement A quatre, avec un t'dont on enlève les sept. La mise de chaque joueur est ae cinq jetons. Le joueur qui a le roi donne le premier, bien que 1 as soit la carte la plus forte. Avant de donner, chaque joueur met un jeton au jeu; celui qui fait met le dernier. Le premier en cartes peut se carrer eu mettant au jeu autant de jetons qu'il y en a déjà, plus un ; le in-erle premier en doublant l'enjeu, ph le monde * . ■
! jeu appar-
second .
1 passe, la icnnent à celui qui s'est carré.
Le donneur distribue trois cartes, une par i \ treizième et place le talon à sa droite.
', annonce, si son jeu lui paraît
jeu avec le nombre de jetons
quantité plus considérable; si
t, il passe. Les autres joueurs
I relançant celui qui
abatient leurs jeux à découvert, et les tenants ont le droit d'y prendre les cartes leur convenant. Le joueur ayant le plus de cartes de la même couleur gagne le coup, ou celui qui a les plus fortes en point ; s'il y a égalité, le premier on cartes gagne. Si tous les joueurs passent, chacun remet un jeton et on recommence, à moins que l'un des joueurs ne se soit carré, auquel cas le jeu lui appartiendrait.
Un joueur ne peut jouer que ce qu'il a devant lui, c'està-dire faire son va-tout. Dès qu'il a perdu ses jetons, il quitte le jeu et cède la place à un autre, à moins que personne ne se présente; dans ce cas, il peut faire une nouvelle mise.
Les honneurs de ce jeu sont : le bre/an ou trois cartes semblables, qui l'emporte sur les autres jeux; le brelun carré qui se compose do trois cartes semblables et d'une quatrième également semblable, provenant de la retourne, n a la priorité sur le brelan simple, qui reçoit deux jetons de chaque joueur, tandis que le brelan carré en reçoit quatre.
BOUILLOTTER (Il mil.) v. n. Bouillir tout doucement, à petits bouillons.
BOUILLY, ch.-I. de cant. de l'Aube, arrond. et à 12 kil. de Troyes, au pied dos collines de la forêt d'Othe : G45 hab. Vins estimés ; église du xvi" siècle. — Le canton a 29 comm. et 6.591 hab. (ïl existe plusieurs autres communes du nom de Bouilly.)
BODILLY (Jean-Nicolas), littérateur et auteur dramatique français, né près de Tours en 1763, mort à Paris en 1842. Reçu avocat au parlement de Paris, BouiUy so lia avec Mirabeau et Barnave, adopta les principes de la Révolution et, en 1791, remplit à Tours les l'onctions d'administrateur du département d'Indre-et-Loire, de jug-o au tribunal civil et d'accusateur public. Après la chute do Robespierre, il fut rappelé à Paris, fit partie do la commission de l'instruction pulili<iiio et contribua beaucoup à l'organisation dos écoles primaires. Ayant donné sa démis.sion en 1799, il so consacra exclusivement au théâtre où il avait déjà donné Pierre le Gravd. comédie Ivrique, musique de Grétry (1790); en 1791. JmnJanfu.'s fînuxseau à ses der- '■ Il ' "ler ensuit© ie^eHne
Henri, opéra-comiiii grand nombre de ci lesquels nous citen rique (1799) ; les Dn deChernbini (isoo); (1803); le Désastre de
. opéra-i î Foix,
çoise de Foix, opé Berton (1809) ; la \ Belle au bois dorma de Milan, drame Ivrique
Deux Nuits, opéra-
dieu (1829)
.1 (1797), et un omiques, parmi . comédie histoyrique, musique ■omédie lyrique ique (ISoi); Ci- 0 (1808); Frnn-
genre de Berqu
■ J'ii:.'i. comédie (1810); la vaudeville (1811); Valentine sique de Méhul (1822); les que, avec Scribe, musique do Boieles autres ouvrages, écrits dans le us mentionnerons ; Causeries d'un
vieillard {l«0^)■, Contes à ma fille !\Mt); CoJueiU à ma fille {\»il); les Jeunes femmes (,l»lt); les Mères de famille (mîj; Contes offerts aux enfants de France i^liti-Mii); les Adieux du vieux conteur (1835).
BOUIN (mot provenç.) n. m. En T, do tcchn., Poignée d'écheveaujc do soie que l'ouvrier teinturier sort du bain do teinture, ou qu'il s apprête 4 y plonger.
BODIN, petite lie française do l'Atlantique fdép. do la , Salines, car-
llgério, . Mitidj:
ger, dans la plaine do la Mitidja; 3.494 hab. Céréales, tabac, orangeries, vignes.
BOUINE (corruption patoise de iom'ne) n. f. Nom donné, dans certaines campagnes do France, au taon des chevaux et dos bestiaux, n On l'appollo aussi moucue bodine.
BOUINSK.
birsk),si,rl.,K
BOUIRA, gor.
, Céréale
-Pop. du a
arrond. et à 113 kilom. d'Al- -.3 hab. Ch. de f. Alger à Tu- ■co do grains.
Boiijaron.
S'est dit autre-
BOUIS (io«-i — du lat. buxu3, même sons) n. m. Bot. Ancienne forme du mot buis, encore usité en Provence, n Nom vulgaire, aux Antilles, de chrysophylles. il On désigne aussi sous ce nom le baobab commun.
— Chapell. Façon donnée aux vieux chapeaux pour leur rendre l'apparence du neuf.
— Techn. Instrument de cordonnier qui sert à obtenir la cambrure dos semelles et à lisser les talons dos chaussures. Il Instrument do tailleur pour opérer l'abaissement des coutures, il Syn. de booisse, buis et nnissE.
Bonis (Jules), chimiste, ne à Perpignan on 1822, mon à Paris en 1886. Il fut professeur de chimie à l'Ecole centrale de toxicologie, à FEcoIe supérieure de pharmacie de Paris. En 1878, il fut élu membre de l'Académie de médecine. On lui doit un Cours de chimie analytique (1871) et un Traité élémentaire de chimie légale (1873J.
BOUISSE n. f. Techn. V. boiiis.
BOUISSON (Etienne-Frédéric), médecin français, né à Mauguio (Hérault) en 1813,mortàGrammont en 1884. Professeur de physiologie à la faculté de Strasbourg en 1837, et, en 1840, de clinique chirurgicale à la faculté de Montpellier, il fut député de l'Hérault en 1871, fonda l'Académie des sciences et des lettres de Montpellier, dont il fut président à vie, et travailla à réorganiser l'enseignement médical et le service de santé militaire. Sa veuve a fait don de sommes considérables à l'université de cette ville.
BOUJARON n. m. Petite mesure de 6 centilitres, représentant la ration quotidienne de tafla distribuée aux marins. Il Contenu de cette mesure :
Boire un boujaron.
— Vêtement de fatigue, léger, dont on se sert à bord dans les machines.
Il Nom d'un vieux costume porté dans l'Inde par les marins.
BOUJON n. m. Sorte de poinçon autrefois employé pour marquer les draps. 1! Marque faite à l'aide de cet outil, fois pour Jurande.
— Armur. Flèche dont le fer donnait une section triangulaire ou carrée. (Cette désignation s'appliquait le plus souvent aux carreaux d'arbalètes ainsi ferrés.)
Marquer des draps avec le
BOUJONNEUR Ijo-neur") a. m. Autref. Inspecteur de la draperie, vérificateur des boujons. n Juré du corps des drapiers. Il On disait aussi bougonnecr. (Vieux.)
BoUKANÉFIS, comm. d'Algérie, dép. d'Oran, arr. et à 15 kilom. de Sidi-bel-Abbès ; 1.244 hab. Ch. de f. d'Oran à Bedeau.
BOUKHARA ou BOKRARA, villo de l'Asie centrale russe, capitale du klianat de Boukharie.
— Encycl. Boukhara est située sur le bras principal du Zerafchan (dont les eaux vont se perdre à peu de distance de l'Ameu-Uaria), au milieu d'une plaine qui prolonge le désert du Kizil-Koum, et qui en a presque la sécheresse. Elle est peuplée d'environ 100.000 hab. ;les colons et marchands russes habitent, à 16 kilom., le bourg de Novo- BoDKHARA, station du chemin do fer du Turkestan. Reliée par le chemin de fer à Merv et à la mer Caspienne, à Samarkand et la fertile province de Ferghana; par les caravanes, à Méched et la Perse, Hérat et l'Afghanistan, Balk, Péchawer et l'Inde, elle a retrouvé une grande partie de son importance commerciale. Avec Tachkend, elle centralise le commerce des vallées supérieures de l'Amou-Daria et du Sir-Daria, les seules régions fertiles du Turkestan, et est un entrepôt entre la Russie, la Chine, la Perse et l'Inde. Industrie de la soie, du coton, des cuirs, de la coutellerie, des armes ; grand marché do coton. Au moyeu âge, elle florit sous la dynastie des Samanides (896-998) ; dans sa banlieue naquit, en 980, Avicennc, célèbre philosophe et médecin arabe. Mis© à sac par Gengis-Khan, vers 1220, elle se releva de ses ruin©s et appartint aux Ouzbegs, puis à la Perso. Depuis les traités de 1868 et 1873, elle est vassale do la Russie. Elle est la résidence de l'émir et d'un agent diplomatique russe.
BOUKHARES. peuple d'As N. par l'Amou-Daria et lo Sj
nistan, h l'E. par le Turkestan, à l'O. par le désert de Kara-Koum. — Un Boukhark.
— Encycl. Les Jloukhares. conquis par Gengis-Khan, avaient conservé une certaine indépendance ; ils choisissaient leurs chefs ou khans, qui relevaient cependant de l'empereur de Chine. Aujourd nui, la Boukharie a une autonomie nominal© sous un émir qui est persona grata à Saint-Pétersbourg. En réalité. la Boukharie est sous le protectorat de la Russie. Les Boukhares sont musulmans et, par suite, polygames. Ils comptent parmi eux beaucoup de monilah (ou lettrés), gens fanatiques et ennemis du progrès. La petite culture, le commerce de détail et l'industrie de la soie constituent les occupations du peuple.
BOUKBARI I
•, dont le pavs est Imité au -Daria, au S. par l'Afgha-
1). Nom donné, dann l'empire du Maroc, aux soldat» do la garde impériale qui fut organisée par lemporour Mouloy-IsmaO.
— Encycl. Cotio garde fut, & l'origine, composée ozclusivomoni do nègre» achetés au centre du Soudan, et leur nom provient do ce fait que Mouley-Inmatl leur donna comme patron spirituel lo célèbre traditionnisto Boukhari. Ces soldat» turbulents prirent bientôt de» allures telle» que, par prudence, les souverains du Maroc durent en restroindro considérablomont lo nombre. C'est & leur tête quo Sidi-Mohammod fut battu, à llsly, par Bugeaud.
BOOKHARIE, khanat do l'Asie centrale, sous la vassalité do la Russie. Ses frontières, qui ont subi depuis on demi-slëcle do nombreuses variations, sont aujourd'hui délimitées : au N. par lo Turkestan rosse (prov. de Sir- Daria, de Samarkand et do Forgliana), & l'E. par lo Pamir russe, an S. par le Turkestan afghan (Badakchan, pays do Balkh) et la Transcaspie russe, à l'O. par le khanat de Khiwa, vassal de la Russie. Dans ces limites, la Boukharie mesure approximativement 205.000 kilom. carr. peuplé» d'environ 1.800.000 hab., groupés dans les oasis. La population de la Boukharie est des plus mêlées; elle comprend des Sartes, des Ouzbegs, des Tadjiks, des Kirghiz, de» Hindous, des Afghans, des Juifs, des Tatares, des Turcomans, des Persans, etc.
Le bassin supérieur do l'Amou-Daria, colui du Zerafchan, dont les eaux se perdent à peu de distance de l'Amou, les steppes désertiques qui prolongent au S.-E. le désert du Kizil-Koum, les pentes des montagnes sauvages de l'Hissar ©t de l'AIaï forment lo sol de la Boukharie. I^e climat y est extrême : très chaud l'été, assez froid l'hiver pour quo les eaux courantes soient prises par les glaces ; surtout très sec. Les oasis donnent coton, blé, chanvre, tabac, les élé commerce, grâce aux caravanes do Chine, d'Afghanistan, de Perse, grâce au chemin do fer transcaspien, qui traverse lo khanat sur une longueur de 300 kilom. et qui l'unit à la mer Caspienne et au Ferghana, est très important. L'exportation porte surtout sur lo coton et la soie grège.
Ancienne Sogdiane d© l'empire perse, la Boukhari© appartint, après Alexandre, aux rois grecs de Bactriane,
SUIS aux Turcs. Au ix' siècle, elle fut le siège de l'empire es Samanides. Elle était sur le chemin des invasions : elle fut conquis©, vers 1220, par Gengis-Khan ; vers 1370, par Tamerlan ; vers 1498, par les Ouzbegs, dont les descendants y régnent encore. Dès 1854, les Rosses firent une tentative vers la Boukharie ; en 1868, ils lui enlevèrent Samarkand et le Zerafchan ; en 1873, ils placèrent le khanat ■ ■ entier sous leur suzeraineté et installèrent près do
kingham. (Vieux.) ii On l'appela aussi tapabor.
BOULADAN, ville d© la Turquie d'Asie ( Anatolie [prov. do Smyrne]), au pied de l'Ak-Dagh ; 9.700 hab. Fabrication
BOULAGE n. m. Techn. Linge oi bouillir dans une même en:
fois. i^Dans les sucreries. Formation du sirop par la cuisson des betteraves râpées. Il Action de gaufrer à la boule les pétales et les corolles d'une fleur artificielle ; résultat de cette action.
— Econ. rur. Opération consistant à garnir d© boules l'extrémité des cornes des bœufs, pour les rendre moins dangereux. (On dit aussi BOtT-
BOULAIE (le) n. f. Lieu planté de
BOULAIS (le — rad. boule] n. f.
Masse courte, fait© de bois ou a© ( bouilli, et que portaient autrefois les 1 gents de police.
- Encycl. La boulaie civile était l'ancienne mas appariteurs qui a subsisté en changeant un peu do forme. Les boulai es d© guerre semblent avoir eu des dimensions plus fortes ; c'étaient des massues oblong — "*" '" genstems, armées (
laies ©n cuir des sergents de la polit sienne furent célèbres au xrv* siècle, parce' que Charles VI, lors de l'entrée de la rein© Isabeau de Bavière, sa femme, se mêlant incognito à la foule pour se divertir, reçut force coups de boulaie.
BOULAINVILUERS (Henri De), comte de Saint-Saire, historien, né à Saint-Saire (Seine- Inférieure) en 1658, mort à Paris en 1722. Il suivit quelque temps la carrière des armes, et l'abandonna bientôt pour s'occuper du rétablissement des affaires a© sa famille. En examinant rouUi» les titres d© ses ancêtres, il fut entraîné à étu- (x,ve ,) dier l'histoiro do son pays, et dirigea surtout ses recherches vers la nature des institutions politiques du moyen âge et l'origine des anciennes familles. Son œuvre a des mérites réels qui la rendent utile à consulter encore aujourd'hui, malgré sa théorie bizarre qui ne voit dans l'ancienne aristocratie féodal© qu© la descendance des conquérants francs.
Boulamvilliors n'a publié lui-même aucun de ses oovra-
fes; les plus importants, sous le rapport de ses théories istoriques, sont : Histoire de lancien gouvernement de France, arec quatorze lettres historiques sur les parlements et les états généraux (1727) ; Etat de la France (1727).
BoULAMA ou BOLAUA, petite lie portugaise de la côte occidentale d© l'Afrique (archipel des Bissagos). près de l'embouchure du Rio-Grande. Cette ile. où André Bru© tenta de fonder un comptoir français, que les Anglais essayèrent d'occuper en 1792, fut dès le xvn' siècle réclamée par 1© Portugal, auquel un jugement arbitral des Etats-Unis l'attribua en 1870. Elle a pour capitale Boulama ou Bolama (3.700 hab.). qui est aussi la capital© de la Guinée portugaise.
BODLANDCBEHR, ville de l'Inde anglaise (provinces du Nord-Ouestl. sur lo K.ili-Nadi, affluent du Gange ; 17.800 hab. Pop. du district du même nom : 950.000 hab.
BOULANGAN