BOULAQ
fleuve Éoulangan et comprend une pepulation de 53.000 h. Capit. : Bouhmgan ou Pelas.
BOULANGE n. f. Techn. Métier ou commerce de boulanger, li Action de faire du pain. Il Bois de boulange^ Bois pour cliauffer le four, il Ce que l'on pétrit : L'échau/fement de la BOULANGE (de la farine).
— Polit. Syn. popul. de boulangisme.
BOULANGEABLB adj. Qualité do farine pouvant ("'tre
pétrie et bonne pour la fabrication du pain.
BOULANGER [je — prend un e muet devant Ta et lo : Je boulangeai. Nous boulangeons) v. n. Faire du pain.
— V. a. Pétrir et faire cuire : Boulangée de la farine. BOULANGER [je), ÈRE (du bas lat. bulengarius [xii« s.] )
a. Celui ou celle qui fabrique ou vend du pain : Le commerce du BOULANGER ne chôme jatnais.
— n. m. Argot. Le Boulanger, Lo diable, parce qu'il fait cuire les damnés.
— n. f. Sœur converse qui fait le pain, dans une communauté de femmes.
— EnCTCL. V. BOULANGERIE.
Boulangère a des écus (La), chanson de Tépicierpoète Gallot, qui est devenue populaire, et dont les enfants chantent en ronde le premier couplet que nous donnons ci-dessous. Il est à peu près certain que Gallet a écrit cette chanson sur un air connu de son temps, car cet air se trouve déjà dans le recueil de Bondes et Chansons à rfanser publié en 1784. D'autre part, il est à peu près aussi certain que cet air anonyme est un véritable air populaire, car il est incorrect au point de vue de la tonalité, commençant en ut et finissant en sol; c'est même ce qui en rend l'harmonisation difficile.
bou-lan'gi
Boulanger (NicoIas-Antoine),écrivain du xviii'siècle, né à Paris en 1722, mort eu 1759. Il fut ingénieur des ponts et chaussées, et apprit les langues orientales. Frappé des grands cataclysmes de la nature et de la tradition du déluge universel, il vit, dans les terreurs que ces fléaux avaient produites parmi les hommes, l'origine des superstitions et des idées religieuses. L'Ecriture, l'histoire même, ne renfermaient pour lui que des symboles astronomiques. Son Antiquité dévoilée (1766) et ses Recherches sur l'origine du despotisme oriental (1761) ont été publiées par le baron d'Holbach, qui les a probablement remaniées et y a mis l'empreinte de son esprit antireligieux.
Boulanger (Marie-Julie Halligner, dame), cantatrice française, née et morte à Paris (1786-1850), fit son éducation musicale au Conservatoire , otl elle obtint lo premier prix de chant en 1809. Elle était déjà mariée à Frédéric Boulanger, qui avait obtenu le premier prix de violoncelle et qui, plus tard, fit partie de la chapelle royale et devint professeur de vocalisation au Conservatoire. M™* Boulanger débuta à l'Opéra-Comique en 1811, où elle créa quantité de rôles, notamment : Joconde, le Petit Chaperon rouge, la Dame blanche, Marie, le Maçon, Zampa, Fra Diavûlo, le Domino noir, l Ambassadrice ; etc.
Boulanger (Ernest-Henri-Alexandre), compositeur français, fils de la précédente, né à Paris en 1815. Elève au Conservatoire, il obtint le premier grand prix de Rome en 1835. Peu après son retour d'Italie, il fit ses débuts de compositeur dramatique en donnant à l'Opéra-Comique le Diable à l'école, petit ouvrage dont le succès fut très vif. Il donna, par la suite : les Deux Bergères (Opéra- Comique, 1843) ; «ne Korà (Opéra, 1845); la Cachette (Oféra-Comique, 1847) ; les Sabots de la marquise (Opéra-Comique, 1854); l'Eventail {OpéTii-Com'\q\ie, 1860); le Docteur Magmis (Opéra, 1864); Don Quichotte (Théâtre-Lyrique, 1869) ; Don Mucarade (Opéra-Comique, 1 875). A cela il faut ajouter une cantate : le Quinze Août aux champs (Opéra, 1862), et deux opérettes non représentées, la Meunière de Sans-Souci et Marion, écrites pour le « Magasin des Demoiselles it. Boulanger fut professeur au Conservatoire. Sa musique est claire, élégante et fort agréable.
Boulanger (Louis), peintre français, né à Verceil (Piémont) en 1806, mort à Dijon en 18G7, fut élève de Lethièro et d'A. Devéria. Il débuta au Salon de 1827 avec un
Maz.
exé-
cuté dans la chaude éclosion du romantisme. Victor Hugo le prit sous son patronage et lui dédia quelques-unes de ses poésies. En retour, l'artiste s'inspira souvent du poète, et commenta ses œuvres avec le crayon et le pinceau. Artiste dune inépuisable imagination, il a pris part à un grand nombre d expositions. Ses œuvres les plus connues sont ; le Triomphe de Pétrarque, qui lui valut la médaillle do 1" classe : les Trois Amours poétiques (la Béatrix, de Dante ; la Laure, de Pétrarque, et Orsolina aimée de l'Arioste) ; Ugolin et ses fils (1858), etc. Louis Boulanger a exécuté, en outre, un certain nombre de peintures religieuses : Sain t Marc; Notre-Dame de pitié; Mater dolorosa. On lui doit aussi une foule de portraits ; notamment, ceux de V. Hugo, Balzac , Alexandre Dumas père (en costume de Circassien), etc. En 1860, Louis Boulanger fut nommé directeur de l'Ecole dos beau.x-arts de Dijon.
Boulanger (Cus^are- Rodolphe -Clarence), peintre irançais, né et mort à Paris (1824-1888), élève de Paul Delaroche et de Jollivet, remporta le prix de Rome en 1849. Il exposa, au Salon de 1857, une Répétition dans la maison du poète tragique à Pompéi, restitution assez habile de l'architecture civile et du mobilier de l'époque romaine, lui. Un certain nombre de scènes
de genre empruntées aux peuph la réputation du peintre : les R les Kabyles en déroute ; les Cavaliers sahariens ; Djeld et Rahia. Boulangera été nommé membre de l'Académie des beaux-arts en 1882
Boulanger (Ernest) ad ministrateur, homme politique et magistrat français ne à Nantillois ,Meuse) en 1831 11 fut successivement dire tcur général de l'Enregistr ment, des domaines et du tm bre, sénateur de la Meu (1886), ministre des colona (1894) et premier presidei i de la Cour des comptes (1894 Ses vastes et profondes connaissances en matières hnan
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justave Boulanger lusieurs fois rapporteur gé-
BOULANGER ( Gcorpes-Emest-Jean-Marie), général et homme politique français, né à Rennes en 1837, mort à Bruxelles en 1891. Sorti de l'Ecole Saint-Cyr, il fit les campagnes de Kabylie, d'Italie, de Cochinchine. Il prit part à la guerre franco-allemande comme chef de bataillon et lieutenant-colonel et fut blessé à Champigny, à la tête du 144* de ligne. Colonel, il devint général de brigade en 1880. Directeur de l'infanterie au ministère de la guerre en 1882, il fut promu divisionnaire en 1884 et placé a la tête du corps d'occupation de la Tunisie. A cette époque, le général Boulanger se mêla activement au mouvement politique et fut appelé à prendre le portefeuille de la guerre dans le cabinet Freycinet(janv. 1886). 11 fut maintenu à la guerre par lo ministère Goblet (déc. 1886), et tomba avec lui en mai 1887. Dans cette haute situation , par des mesures techniques et politiques, diversement jugées, il s'acquit une grande popularité, que vint encore augmenter l'attitude patriotique qu'il prit, ou qu'on lui prêta, contre l'Allemagne, dans l'incident de frontière désigné sous le nom de « affaire Schnœbeié " (21 avr. 1887), et autour de lui se groupèrent une foule de mécontents de nuances diverses, un mouvement se produisit qui prit le nom de houlanqisme Après la chute du cabinet Goblet, le général Boulanger fut nommé commandant du l^' corps à Clermont-Ferrand Son départ de Paris fut signale par des s( eues tumultueuses dans la gare de Lyon Cepen dant, à la suite do manque ments à la discipline, il se \ it infliger, par son successeur, trente jours d'arrêts de rigueur; finalement, un non veau ministre de la guerre, le général Logerot, le ht mettre en non-activité par retrait d'emploi, puis à la retraite d'office, sur l'avis d un conseil d'enquête composé de cinq ^^iz.
généraux. Eligible dès lors, le général se laissa porter candidat dans la Dordogne, puis dans le Nord, oii il fut élu le 8-15 avr. 1 888. Son program me était la revision de laCon stitution. Le 4 juin, il déposa à la Chambre un projet en ce sens; mais, devant 1 hostilité qu'il rencontra, il démissionna pour se faire élire de nouveau, le 19 août, dans trois départements à la fois : Nord, Somme, Charente-Inférieure, et, le 27 janvier 1889, il fut élu député de la Seine. A partir de ce moment, le général Boulanger fut considéré comme un danger pour la République , et un mandat d'arrêt fut lancé contre lui. Le général s'enfuit à Bruxelles (1" avr. 1889), puis à Londres et à Jersey, où le rejoignirent Rochefort et le comte Dillon, impliqués dans les poursuites. Le Sénat, constitué en Haute Cour de justice, le condamna par contumace , le 14 août, à la détention perpétuelle dans une enceinte fortifiée. Dès lors, le boulangisme ne fit que décroître. Ses candidats furent battus aux élections départementales , législatives et municipales,' en 1889 et 1890. Les révélations de Mormeix dans les Coulisses du boulangisme, sur le concours financier donné au général par les chefs du parti monarchiste, achevèrent la déroute. Abandonné de ses partisans. Boulanger se retira à Bruxelles, en compagnie de M°" Marguerite Crouzet, épouse divorcée de Bonneraains. Celle-ci étant morte, il se suicida trois mois après, sur sa tombe, au cimetière d'Lxelles (30 sept. 1891).
BOULANGER-DE-CAMP n. m. Sorte de serge d'origine espagnole, qui se fabriquait autrefois dans le Poitou.
nt'ril Bnulanger
Il Lieu où se fabrique le pain, celui où on le vend, celui où on le tient dans les communautés : Ouvrir une boulangerie.
— Encycl. Econ. dom. Les opérations de la boulangerie comprennent : le mouillage, le pétrissage, la fermentation de la pâte, l'apprêt et là cuisson.
Le mouillage consiste à répandre sur la farine déposée dans le pétrin une quantité d'eau suffisante pour dissoudre et humecter les difl'érentes substances de la farine.
Le pétrissage se fait ensuite au pétrin, à la main, ou mécaniquement ; il consiste à ajouter du levain à la masse, et malaxer énergiquement le tout. On distingue dans l'opération trois temps ; la frase et la contre-frase, malaxations en sens inverse ayant pour but de répartir également le levain ; le pâtonnage, destiné à introduire dans la pâte une certaine quantité d'air, afin de rendre le pain plus léger. Ensuite, on fait pousser la pâte, c'est-à-dire qu'on la fait fermenter sous l'action du levain. Lorsqu'elle a atteint le degré voulu, le mitron la divise en pâtons. Il procède ensuite à l'enfournement. Les fours où s'opère cette opération qui constitue la cuisson sont chauffés à 300 de-
r^s. Les pétrins mécaniques remplacent de plus en plus pétrissage à bras, surtout depuis que les farines, écrasées entre des cylindres, et dites tirantes, sont d'un travail
plus difficile. V. PÉTRIN.
( Pari» )
— Hist. Dès la plus haute antiquité on connaissait lo pain avec ou sans levain. Vers l'ère chrétienne, il y avait déjà trois cents boulangers à Rome; ils formaient une corporation puissante {pistores); ils recevaient le blé des greniers publics, et fabriquaient diverses espèces de pain qu'ils ne pouvaient vendre au-dessus du prix fixé par les magistrats.
En France, la profession de boulanger est de peu antérieure à Charlemagne. Au xiii* siècle, les moulins étaient amarrés sous le Grand-Pont de Paris. Les boulangers ou talemeliers, qui achetaient du gjrand paoetier du roi le
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régler le poids et les qualités des diverses sortes de pain. Au xiu* siècle, la corporation des boulangers se sépara des pâtissiers ou oubUej's.
— Législ. Dr. adm. Le commerce de la boulangerie a été, comme tous les commerces et toutes les industries, rendu libre par le décret du 2-17 mars 1791. Cependant, l'article 3 de la loi du 16-24 août 1790, aujourd'hui remplacé par l'article 97 de la loi municipale du 5 avril 1884, a laissé aux maires le soin de surveiller la fidélité du débit et la salubrité des denrées mises en vente et, par conséquent, du pain. D'autre part, l'article 30 de la loi du 19-21 juillet 1791. qui avait réservé provisoirement à l'autorité municipale le droit de taxer le prix du pain, est toujours en vigueur. Pendant longtemps, et malgré la loi de mars I79i. la boulangerie avait encore été l'objet de divers décrets ou ordonnances imposant des déclarations préalables, des réserves de farines et de grains, limitant le nombre des boulangeries, etc. Tous ont été abolis par l'article l" du décret du 22 juin 1863. Aujourd'hui, sauf les restrictions de droit commun exigées par l'intérêt public, la liberté de la boulangerie est absolue.
— Dr. pén. La loi du 27 mars-1" avril 1851, sur la répression de la fraude dans la vente des marchandises, et celle du 23 mai 1863, qui a complété l'article 423 du Code pénal, punissent de trois mois à un an de prison, et d'une amende, ceux qui falsifient les substances alimentaires, et vendent des denrées corrompues, ou trompent sur la quantité de la marchandise livrée. Les infractions aux arrêtés municipaux, ainsi que la négligence dans la réparation et le nettoyage des fours, sont passibles d'une amende de 1 à 5 francs (art. 471). et enfin 1 article 479 {6"), du Code pénal, complété par l'article 100 de la loi du 28 avril 1832, punit d'une amende de il à 15 francs la vente du pain à un prix supérieur à la taxe légalement faite et publiée.
— Dr. civ. L'article 2101 du Code civil donne aux boulangers une créance privilégiée, en 5» rang, sur la généralité des meubles de leurs débiteurs, pour les fournitures faites à ceux-ci et à leur famille pendant les six derniers mois. Enfin, l'article 2272 soumet à la prescription d'un an l'action des boulangers pour le payement de ces fournitures.
Boulangerie de campagne. Art milit. Il en existe en principe une par corps d'armée, organisée pour le fonctionnement de 24 fours roulants, et comprenant 3 sections de 8 fours pouvant agir isolément.
Le personnel d'une boulangerie de campagne se divise en personnel administratif : 4 officiers d administration, dont 2 du cadre auxiliaire, et 259 hommes de troupe (sousofHciers et ouvriers divers), et en personnel du train des équipages : 3 officiers, dont l de réserve, plus 1 vétérinaire, et 170 hommes de troupe.
Le matériel comprend , outre les 24 fours roulants ♦ 12 chariots-fournils, 12 chariots de parc et 12 fourgons. De plus, il est affecté à chaque boulangerie 140 voitures de réquisition pour le transport doses approvisionnements et d'objets divers, tels que tentes de différentes sortes, etc.
Le rendement normal d'une boulangerie de campagne est d'une fournée de 160 rations par four toutes les deux heures, ou 46.080 rations en vingt-quatre heures pour lo pain ordinaire. Pour le pain biscuitê,\e rendement est inférieur de l/6«, soit 38.400 rations, chiffres qu'il faut réduire en moyenne à 34.560 et 28.800, pour tenir compte du temps perdu pendant les marches et déplacements.
Il existe également des boulangeries légères de campagne, dont le matériel, plus léger et démontable, peut être Eorté par des mulets de bât. Leur rendement est naturelîment bien moindre. Elles sont destinées à opérer dans les régions accidentées, inaccessibles aux voitures.
BOULANGÉRTTE {de Boulanger, ingénieur des mines, français, né en 1810, mort en 1849) n. f. Sulfure double naturel de plomb et d'antimoine.
— Encycl. La houlangérite , dont la formule est Pb'Sb"S% le poids spécifique 5.8 à 6, et la dureté 3, se présente en masses bacillaires, amorphes, légèrement fibreuses ou granulaires ; jamais on ne l'a observée à l'état cristallisé. Ce minéral offre une couleur voisine de celle du plomb. Il a été découvert en France, à Molières (Gard), par Boulanger, dont il porte le nom.
BOULANGISME [jissm') n. m. Parti politique qui doit son nom au général Boulanger.
BOULANGISTE [jisst') n. et adj. S'est dit des partisans du général Boulanger.
BOULANTS ad), m. pi. : Sables bodlants. V. sable.
kilom. du Caire, dont elle est un des faubourgs et un des ports ; 18.000 hab. Boulâq fut incendiée en 1799 par les Français, et reconstruite quelques années plus tard par Méhémet-Aii.
Boulâq {musée de). Ce musée fut créé à titre provisoire par le vice-roi ïsma'il-pacha, en 18r>9, pour recevoir