L:magogue
Bousingot : 1. Service du boni ; . A cbeuille pour l'inspection parisienne, artistique et lit- et l'exercice-
téraire, se divisa en deux
clans : les Bousinqots ot les Jeune-France. Les premiers étaient plus turbulents et se mêlaient aux agitations politiques ; boaucnup d'entre eux se trouvèrent sur les barricades, on 1SL12 et en is;n, tandis que les Jeune-France
restaient imi. in. i ii| . ^ do littérature et d'art. Bou-
singots i-i .1 ; 1,1 I M'ioppaient d'ailleurs dans une
haine c»ur... . \ , , , les classiques, le poncif, les
bourgoiii,>. . i I .11. hi I.- même culte pour le moyen
e,la ouul.ui l.„a.c II iis costumes excentrinucs. Peu fondirent dans la grande ariuée romantique.
BOOSLAEV ou BouSLA'iev (Théodore-Ivanovitchl, linguiste et érudit russe, né en 1818, mort en 1897. Il s'adonna a l'enseignement, puis passa doux ans on Italie. De retour on Russie, il devint, en 1847, professeur à l'uiiiver site de Moscou, qu'il ne quitta plus, sauf en 1860 et en isijl, pour enseigner le russe au tsarévitch. Bien quo devi-im nviMi.'lii ■t;ins les deriiii^res années do sa vie, il montra
11 " s-..iiiir ;i. iiMif intellectuelle. Bouslaev est cniisi-
■; I ii:i ■ 1. \ i 1 iMlilr tniiiatour de l'enseignement de la
' "1 i!i . 1 il iv.ut fait une étude approfondie.
I'' I II i: I' r.\ rx].,.s.. 1,-s bases de sa méthode dans
nu "^ II- I ''■■ ^' ' -..'' :fr nofre langue. On lui
doit : Ur ' ,i,r la langue slave
(18I8); C:; ■ /„«r/i(e russe (1858), devenuo.il ,i ; , ^ sur la littérature
irifédi
BOUSQUER {l.ouss-kc) v. n. Travailler on ouvrier bou.squeur, c'est-à-dire remuer, coltiner les fardeaux pesants sur les quais bordant les ports.
— v.a. Faire travailler malgré lui un matelot paresseux.
Bousquet-D'Orb (Le), comm. de l'Hérault, arr. et à 1» loi. .1,1. .le 1,1, love, sur YOrb: 1.989 hab. Ch. do f. Midi.
BOUSQUEUR .;/,., ins-Aviii-') n. m. Nom quo l'on donne,
111 m liiiural, à une catégorie d'ou-
^ 1 et de ranger les matériaux
Hoiiss\ B,iiiss.\N , BOUSSANG, ville de l'Afrique
U'Jl-yuil. P" . -> ■ . ' .''il!... "'m'.. ,'i ' ^ ■'"'.".'.'l'i'iïrahî'nBt
marquent la liiiiui Kn 1803, Mungopar les habitants
'. u^ k.aiit. ot u arr. uo la l.>reuse, a : : l .349 hab. [Boussaquins, ines.) Ch. de f . "i. clouteries, corroirie. mouhns, mines lie ville est bâtie sur un rocher escarpe,
au confluent du 'Véron ot do la Potito-Creuso, onlouréo do murailles flanquées do tours ot dominée par un chilitcau qui possède une suite de tapisserie» do haute-lisse, fabriquées à Aubusson au xv» siècle ot qui décoraient autre fois, dit-on, l'appartement do Zizini > dans la tour do Bourganeuf. — L'arr. F " " ■ -^ ^ "^ a4 caut., 46comm. et 40.188 hab.; le \ 'ïf^Tlj^ :^\ff^
BOUSSAC (maréchal de). V. De iiossK ^Jcanj. Arme,
BOUSSAO-BOURO, comm. do la ''
reuso, arrond. ot à 2 kilom. de Uoussac ; P6ch. Hareng qi
n 1813. Il fit Révolution I 1800, fit la [irise do Lu-
i " I 11111,11 ■ ,1 l,.i bataille do Sagonto (1811).
^ 1 1 1 ' I.- près de 'l'orreiite vingt escadrons espa-
! li.i . i il* trônerai, à la tête d'un© soixantaine do
1 1 ment, n'hésita pas à charger l'ennemi.
< ■iiiiii. - !.. 1 il de division on 1812, il mourut, bientôt
a|.i. o, iic^ auiios de ses blessures.
BOUSSAY, comm. de la Loire Inférieure, arrond. et à 34 kilom. de Nantes, près de la Sèvro Nantaise ; 1.939 hab. Ch. do f. Etat. Fabrique de flanelle.
BOUSSENAC, comm. de l'Ariège, arrond. et à 33 kilom. do Saint-Girons, près de l'Arac ; 2.302 hab. Forges et
do fer ;
(Louis-Henri), littérateur français, né à Escrennes (Loiret) en 1847, a publié un grand nombre d'ouvrages destinés à répandre dans la jeunesse le goût des voyages en mêlant des aventures romanesques à des données géographiques. Tels sont, notamment : le Tour du munde d'un gamin de Paris (1880) ; Axwntures d'un gamin dp Paris au paj/s des bisons, au pays des tigres (1886); otc ('itons encore de lui : A travers l'Australie (1879) ; Aventinrs. pih-ils et découvertes des voyageurs à travers le monde (1890) ; la ('liasse et les Armes modernes (1886) : les Bobinsons de la Guyane (1S82); l'Ile en feu; etc.
BOUSSERADE n. f. L'un dos noms communs de la busserolo ou raisin d'ours, ii On dit aussi bousserole.
BOUSSETTE (bou-sèf) n. f. Petit paquet de soie servant, dans la confection des sièges, à cacher le point de capitonnage.
BOUSSIÈRES, comm. du départ, du Nord, arrond. et à 12 kilom. de Cambrai, surun affluent de l'Erclin ; l.oio hab. Pierre calcaire blanche ; fabriques de tissus de coton et batistes, brasseries.
ch.-l. de cant. du Doubs, arrond. et à
12 kilom. de Besançon, près du Doubs : 528 hab. Ferme
modèle, papeterie. — Le canton a 21 comm. et 6.761 hab.
BOUSSINESQ (Valentin-Joseph) , mathématicien fran-
, élu de l'Académie des
1872, il était, en
ommé professeur
lie nieiaiiique piivsique a la >orl,f,nne. .Ses travaux prin-
'1'-'"^ ' ■.■1,1' Il . ,1 1.1 1.1. , ,1.11, 1 II., L- i,i,'.. rt physique,
• •' .... ,',|,illarité, à
■' '' . ■ . I . .■ i i'iii.ns:£'sso;
. , ■ , lissaisurh.
.'■"■■■'■" •''■.'■"..> '■'.'".•""■V ^is: ,,, a\.'.j 1 ..■lu'le des marées lliiviales, tourbillons, houle, claiiotis...; A ppUeation des potentiels à l'étude des solides élastiques (1885); Cours d'arudys
l'écoulement tourbillonnant tes lits rectilignes à grandi des mémoires très apprêt
ides dans ■ compter Concilia-
.■~'~ai^-.
table délerminisiin la vie et de la liberté morale . I^> ; / de ta philosophie des sciences ( 1 879). .^es dans : n Comptes rendus de l'Académie n, « Recueil des savants étrangers ■ , « Journal de mathématiques d ,. Annales de chimie et physique » , « Annales dos ponts et chaussées «; etc.
BOUSSINGAULT (Jean-Baptiste-Joseph-Dieudonné), rliimiste et agronome français, né et mort à Paris (1802- 1S87). Sorti de l'école des mineurs de Saint-Etienne, il alla d'abord dans la Nouvelle- Grenade diriger l'exploitation d'une mine. Attaché à l'étatmajor de Bolivar lors de l'insurrection des colonies espagnoles, il rapporta de ses campagnes de précieuses observations sur la géologie et la météorologie, qui le firent remarquer par Humboldt et par les plus grands savants européens. Rentré en France, il obtint la chaire do chimie à la faculté des sciences do Lyon, puis, en 1829, celle d'agriculture au Conservatoire des arts ot métiers, qu'il conserva jusqu'à sa mort. La môme année, il entra à l'Académie des sciences. Propriétaire d'une ferme importante à Bechelbronn (Bas- Rhin), Boussingault fut député do ce département à la Constituante de 1848 ; mais, après le coup d'Etat, il exclusivement à la chimie. U fut l'un des fondateurs do l'Institut national agronomique de Paris. La cour d'honneur
Boussiogault.
des Art» ot Métier» ronformo un monument dû au ciseau do IJalou, ot inauguré on août 1895, 1 la mémoire do Boussingault.
Les travaux de Boussingault ont trait A la chimie métalluit;ii|iio, mais surtout à la chimie agricole ot à la physiolii.i. VI -.laie; l'appréciation de» engrai» par leur richesse • 1, a/oi.- -t eu acide phosphoriquo, le» rochcrchc» sur la do tissus ot dos aécrétions des herbivores, uuiriiivo do» fourrage», sur lo rôle joué par immédiats de chaque aliment dan» faccroi»dô» individus, »ur la fixation do l'azoto atmo»phérii|uo, sur la composition de» eaux fluviale», tel» sont les principaux travaux do co maître. Saœéthode.dilSchlœsiDg, consiste à déterminer l'état initial d'une suintance et & lui comparer l'eut flnal. C'o»t sous forme do Mémoiru que Boussingault a fait connaître ses découverte». On lui doit on outre un Traité d'économie rurale, réimprimé eo 18M sous lo titre Agronomie, Chimie agricole, Physiologie. Tous ces travaux sont demeurés classiqae». Le» recherches do son laboratoire ont été oxpérimonKSos dans sa ferme de Bechelbronn. C'est là que, pour la première fois, l'analy-so chimique fut appliquée à 1 étude des problème» agricoles (les assolements ot l'emploi des engrais en vuo de la restitution au sol des éléments enlevés par les récolte» ; l'alimentation rationnelle du bétail), expériences qui ont mérité à Boussingault le surnom de Père de Pa^onomie.
BOUSSINGAULTIE (bou-sin-got-ll — do Bomsingaull , n. pr.) n. f. Genre de basellacées, comprenant des pîaotes grimpantes de l'Amérique du Sud.
BOUSSINGAULTITE (bou-sin-gotj n. f. Sulfate double naturel d'ammoniaque et do magnésie, qu'on a trouvé dans les soffioni de Travallc, en Toscane.
BOUSSOLE (bou-soV — do l'ital. bussola, signif. petite botte) a. t. Phys. Boite au centre do laquelle est placée une aiguille aimantée qui repose librement sur un pivot, ou est suspendue, et dont les extrémités sont constamment dirigées vers deux points de la terre voisins des pôles : i'invention de la boussole a rendu possible la navigation au long cours.
— Bouxmle df diirlinaison. Boussole ordinaire, ainsi dite parce i],reiie ii..i.i|,T.>. non pas réellement le méridien du lieu. u,ai. I i i :. . .i m du méridien magnétique, c'est-àdirel.i 11 1 0 méridien fait avec le méridien terreau. /■ .'■/inaison. Aiguille aimantée portée i.ar Kii .1 ... h..i 1. ..nral, et inclinant d'une quantité variable vers 1 uu ou 1 autre pôle, suivant les latitudes.
Il Boussole de variation. Instrument qui indique les variations excessivement légères que l'aiguille aimantée éprouve généralement dans le cours d'une même journée.
— Fig. Moyen do direction morale on intellectuelle : notre boussoi.k morale. La régie sert de
la loi de compas. (Bacon.)
— Fam. Tête, cerveau, ii Perdre la boussole. Devenir fou, ou simplement Etre désorienté, décontenancé.
— Géod. Boîte carrée contenant une boussole et portant une lunette. (Elle sert à mesurer les angles sur le terrain, pour lever des plans.)
— Gnomon. Boussole à cadran, Petit cadran solaire enfermé dans une boite, et accompagné d'une boussole nui permet d'orienter l'appareil lorsqu'on veut connaître l'heure. (Cet instrument serait mieux appelé Cadran à boussole.)
— Hortic. Planter à la boussole. Donner aux arbres transplantés l'orientation qu'ils avaient dans la pépinière.
— Enctcl. Phys. La boussole proprement dite n est qu'une aiguille aimantée, disposée pour observer la direction du champ magnétique terrestre. On désigne encore sous ce nom des appareils de mesures électromagnétiques, dont l'organe principal est constitué par un aimant mobile ; ceux-ci sont des instruments de physique moderne.
Les Grecs et les Romains ne connaissaient à l'aimast d'autre pouvoir que celui d'attirer le fer, et ils ignoraient complètement la boussole. Ce sont les Chinois qui paraissent avoir remarqué les premiers la polarité de l^imant
priétés sont indiquées dans le dictionnaire Chone 'Wey, terminé vers l'an 120 de notre ère, et il est certain qu'aux vil' et vm' siècles après J.-C, les navigateurs chinois se dirigeaient au moyen de l'aiguille aimantée. Les Arabes apprirent d'eux à se servir de la boussole, et, à l'époque des croisades, révélèrent cet instrument aux Européens. C'est en elïet dans un poème écrit vers 1180, par Guvot de Provins, qu'il est fait mention pour la première fois d'une pierre laide et noirette, appelée marinette. c'est-à-dire Il compagne des marins «. Hugo Bertin, qui vivait vers lo même temps, nous apprend qu'il s'agissait là simplement dune aiguille aimantée renfermée dans une fiole de verre à moitié rempile d'eau : elle flottait sur cette eau par le moyen de deux petits fétus de paille sur lesquels elle était posée ; les marins appelaient cet appareil calamité. On ignore l'origine précise de la véritable boussole : cependant, l'inventaire de bord du Sainl-Nicolas, en 1291, porte « calamita cum apparilibus suis • et une • bussula de ligno . , ce qui fixe l'origine sicilienne du mot. Le premier compas complet avec rose des vents semble dû au Portugais Ferrande, en mai 1483.
— Boussole de déclinaison. On crut longtemps que l'aiguille aimantée horizontale se dirige exactement vers le pôle Nord de la terre. Christophe Colomb reconnut le premier qu'il r' * -■- '
le
dais constatèrent que l'angle existant entre le plan du méridien géographique et le plan vertical de l'aiguille, angle qu'on appelle déclinaison, varie d'un lieu à un autre, ot ne reste nullement constant en un même lieu.
Tout appareil propre à déterminer la déclinaison de l'aiguille aimantée dans un lieu donné s'appelle boussole de déclinaison ; il doit pouvoir indiquer à la fois le méridien astronomioue, le méridien magnétique, et permettre de lire sur un limbe l'angle de ces deux méridiens. La boussole de déclinaison de Gambey se compose d'un cercle divisé dont on vérifie l'horizontalité au moyen d'un niveau à bulle d'air ; l'aiguille est remplacée par un barreau aimanté suspendu par un fil de soie sans torsion ; ce barreau est enfermé dans une boîte oblongue, mais on peut en viser les extrémités par des ouvertures ménagées à cet cfTet. Avec la lunette supérieure, on vise un astre situé dans le plan du méridien magnétique ; l'angle dont il faut faire tourner la boîte sur le cercle pour que l'on puisse apercevoir les extrémités du barreau mesure la déclinaison.
— Boussole d'inclinaison. Si une aiguille aimantée peut se mouvoir librement autour de son centre do gravité