BOUTONNER
Philosophie de l'architecture en G constitutionnel : France, Anglete veloppement de la constitution en Angleterre (1886).
BOUTO. Géogr. V. Bdto.
BOUTOIR D. m. Véner. Groin d'un sanglier, qui est doué d'une force prodigieuse dans cet organe, ii Os du boutoir. Petit os qui donno de la fermeté au bou-
— Blas. Le boutoir du sanglier peut être d'un émail différent de celui do la hure, ou tourné vers le haut de 1 ecu. ii Kn ce sens, ou dit aussi bootoi.
— Techn. Outil qui sert aux maréchaux i ferrants pour parer la corne, afin d'ajuster le for. Il Instrument qu'emploie lo corroyeur pour bouter les cuirs, c cst-adire pour les débarrasser des parties mut ils adhéraient à la chair. Il Instrument d« se sert pour creuser 1' du sabot.
BOUTON (de bouter, pousser) n. m. Petit corps proéminent qui pousse sur une plante et
une fleur, à une ou plusieurs
feuilles : Bans le bodton de "~~^
-Par anal. Bout du sein, 2.Semï.ïchl\ ^rîS-TS; mamelon. sabotier.
— Fig. Ce qui n'est pas encore développé ; état do développement incomplet : L'espérance est le fruit en bouton. (Maxim, orient.) La femme en BOUTON est sacrée. (V. Hugo.)
— Petite pièce, en matière plus ou moins dure, quel'on assujettit en certains endroits d'un vêtement, pour entrer dans des fentes appelées boutonnières ou dans des ganses ou des brides qui en tiennent lieu, et réunir ainsi les parties ouvertes du vêtement : Les boutons d'un gilet. Bouton de métal, de bois. — Dans le langage familier des militaires, le mot bouton sert à désigner les différentes armes : infanterie de ligne, de marine, marine proprement dite, artillerie, etc.; c'est ainsi que l'on dira : Aux colonies, on voit trop souve7it les questions de booton s'envenimer et prendre une acuité fâcheuse,
— Moules de boutons. Petits morceaux de bois ou d'os qu'on recouvre d'étoffe pour en faire des boutons, il Bouto7is de soie, de fil, de drap, Boutons recouverts de soie, de fil, de drap.
— Loc. fara. Presser, Serrer le bouton à quelqu'un. Le pousser vivement pour l'amener, par force ou par ruse, à faire ce qu'on désire de lui. it Ne tenir qu'à un bouton. Etre très peu assuré, comme un vêtement qui ne tiendrait que par un bouton. — Se dit particulièrem. d'un état que Ton serait très disposé à quitter : Sa soutane, sa robe d'avocat, ses épaulettes d'officier ne tiennent qu'à un bouton. Il Je n'en donnerais pas un bouton, Je considère cela comme une chose sans valeur, il Porter le bouton. Se dit de ceux qui, étant invités aux cliasses d'un prince ou d'un particulier, sont autorisés à s'y présenter avec un costume dont les boutons sont semblables à ceux qui ornent les habits de chasse du maître de l'équipage, il Bouton de
Î mètre. Expression par aquelle on désigne quel- ' quefois les as, au j
— Archit. qui figure un bouton de fleur.
— Argot. Pièce de vingt francs.
— Armur. Extrémité du fourreau de la baïonnett quadrillé. Dans
dans le mécanis
Boutons (archit.)
(fusil modèle 1886). il Bouton ' arme, Partie du levier de ma- ^ tition. Il Bouton de culasse. Partie taraudée de la culasse d'un canon de fusil, qui entrait dans le tonnerre.
— Art vétér. Toute saillie limitée de la peau est un bouton. Le farcin ou morve cutanée, Vecthyma et beaucoup d'autres maladies de la peau des animaux débutent, ou sont constituées par un bouton.
" " " ' " irqent, Nom vulg;
— Bot. Bouton d'c cules, d'une achilléo, taille. Il Bouton de bachrl queuse. ii Bouton d'i>r. \' de la gnaphale citnnr ladone commune, ii /■' nier, arbre du Canaii,. '.
— Carross. Bouton u.. ,, de boule, que l'on rive su
re de deux renond'agarics de petite
riëe, Lychnide visla renoncule acre,
I Bouton noir, Bel-
1 vulgaire du gai-
.c . L ru. lieL de métal en forme cutés d'un siège et qui sert à fixer le tablier au moyen d'anneaux ou de pattes de cuir.
— Chir. Instrument dont on se sert, dans l'opération de la taille, pour déplacer la pierre ou s'assurer de son existence. Il Bouton de feu. Instrument de fer ou de platine en forme do bouton, que l'on chauffe des cautérisations : Appliquer un bodton de feu.
— Coutell. Pointe arrondie d'une paire de ciseaux ou d'un bistouri.
— Electr. Bouton de soniierie, Pièce mobile et ayant la forme d'un bouton qui a pour destination, par son abaissement, de fermer le circuit d'une sonnerie, il Bouton de son7ierie à répétition. Appareil dans lequel un signal de retour indique au puste ijiii .irn.ollo .|iip la sonnerie a fonctionné au |i..-.-' .|i;, ; >"i .1 i ;..■!!,■ ■\ !!~uiton de
que par ! i m i . i /!>uron d
ieur mobilr. inn,- ,|m mm r. -m i , t que Ton enfonce dans différciiL, uuu;, [...ai i<>iin<ji ..ios circuits en produisant des contacts métalliques outre diverses plaques.
— Escr. Extrémité arrondie d'un fleuret, Syn. mouche.
— Fauconn. Sommet d'un arbre. Il Prendre le boulon. Se poser sur le sommet de l'arbre.
— Fleur. Nom par lequel les fabricants de fleurs artificielles désignent la partie centrale des produits de leur fabrication. Ils les classent suivant la catégorie de fleurs naturelles à laquelle les fleurs artificielles se rattachent : Boutons fleuris ou à pétales ; boutons naissants ou sans pétales ; boutons arrondis, fleur d'oranger ; boutons à côtes, chrysanthème ; boiUons roulés, liseron ; boutons tout verts, coquelicot; boutons pointus, rose; etc.
— Manèg. Bouton de la bride. Petit anneau de cuir qui coule le long dos rônes ot qui sort à los
Il Mettre un cheval sous le bouton, Lui serrer ia bride autant que possible à l'aide du bouton.
~ Mar. Bosse à bouton. Gros nœud formant renflement au bout d'un cordage, ii Bouton de tournevire ou Bonnet lare. Nœud en ligne d'amarrage fait sur un cordage pour frapper une tournevire et l'empêcher de courir.
— Mécan. Bouton de manivelle. Extrémité d'une manivelle opposée à celle qui est calée sur un marbre moteur.
— Métall. Bouton de fin, Bouton d'essai ou simplement par les essa^t
résulte (
i clialu
lu coupelle,
-Papol.
la pâte ^iu i
- PiUii. ' les munll, ;
cine. 11 A".
Il Bouton de porte, de li- ^^ lis, fer, en cuivre ou en /^A ivale ou polygonale, qui / ^~~nfi porte, un tiroir, etc. I KjtIp cune des chevilles qui \J^ le la harpe et de la gui- ^^0
c petits pâtons qui so forment dam il. Mil la fabrication.
.:: ur 4ui se forme sur la peau oi ■ l 'icné, de petite vérole, de vac- ,i ,;.ilie très commune en Syrie, e consistai m h,. i.ih' ,, .|ui s'accroît pendant quatre oi cinq mois, so {guérit ou suppurant et laisse -----;-
souvent très profonde.
— Pyrotcchn. Extrémité du culot, du n s'élève la broche qui forme l'âme de la fusci
— Serrur. Saillie arrondie que porte un vr-n puisse le pousser, ii Le mot bouton -1. m-i' objets, tels que : bouton double à oln- < camard à. perles, à balustre, à. pointe (/• ' servent à faire mouvoir le foliol d'une sn i n brique en métal, verre, porcelaine, rentes essences.) ii Bouton de porte, de roir. Pièce ■ ■ " verre, arrondie, ovale sert à tirer une porte,
— Techn. Chacun»
fixent les cordes de la harpe
tare. Il Morceau de bois arrondi, où est Bouton de porte, attachée la queue d'uu violon, il E.xtrémité
arrondie des clefs non forées, il Outil avec lequel on taille la corne du sabot d'un cheval. (Le véritable nom est boutoir.) Il Forte attache de cuir qui joint la patte d'une attelle au collier, ii Fil de fer fixé sur le manche d'un parapluie, afin d'empêcher lo coulant de la fourchette de monter plus haut. Il Défaut du fil, consistant en une aspérité qui se forme à l'extérieur du fil. Ii Tissage au bouton. Nom donné, au tissage, à la navette volante qui s'obtient en agissant sur un bouton.
— Enctcl. Techn. On fabrique des boutons avec toutes sortes de matières : les pierres précieuses, l'or, l'argent, le platine, le bois et le papier, etc. Dans l'industrie, on divise la fabrication boutonnière en deux grandes catégories : boutons de passementerie ou d'étoffe, et boutons de tout genre.
Les premiers ,se subdivisent en boutons à la main ou à l'aiguille ; boutons cousus, et boutons tailleurs. Les boittons il la main varient à l'infini. Montés sur de petits moules en bois , ils sont ornés de broderies, de perles, de jais, ctr. ; ils s'emploient pour orner les vêtements ,1.^ fr^mni.-^ I,.'s boutons cousus se composent d'une <:ui(i;;M> iid> iimn , n métal estampé, à laquelle est fixée i;; ■ ; ; '. ni.-
matière. Cette sorte de moule se m ' . ui
d'une étoffe. Les boutons tailleurs dirt«.-ivM[ :- !■[. . . imis en ce que la coquille est recouverte exi-uiK-uiLiiifiiL d un morceau de toile, qu'une seconde coquille plus petite que la première maintient fixée sur elle ; cette seconde coquille, de forme plate, porte la queue du bouton.
La seconde classe comprend : les boutons de nacre, découpés mécaniquement dans des coquillages. Cette catégorie de boutons s(
Los bouton dents par des machines, sont faits avec des os plats.
Les boutons d'ivoire s'obtiennent en soumettant au travail do machines identiques à celles employées pour la fabrication dos boutons de nacre, de minces rondelles d'ivoire. On doit mentionner les boutons de corrozo, do burgos, de godcfiche, les boutons de corne, qui provi des sabots de chevaux, des ergots de bœufs fies. (Ces boutons sont moulés à la presse.)
Le bouton de bois s'emploie partout. Sa fabrication consiste à lo découper à la machine dans des plaquettes de diverses essences de bois, à le polir et à le vernir.
Les boutons métalliques s'obtiennent par des découpages
Les boutons de porcelaine se fabriquent avec des pâtes \iques cuites dans des fours. Ces pâtes sont moulées ûiquement avant leur
, boutons forés i
Les boutons en verre, auxquels on donne les colorations des pierres précieuses, sont des produits de la Bohême.
Les boutons en papier sont découpés à l'emporte-pièce, dans des feuilles de carton ; les disques sont ensuite estampés après qu'on les a munis de la queue pour les fixer aux vêtements. On leur donne toutes les formes désirables, et on les vernit.
— Bot. Le mot bouton a reçu, en botanique, des acceptions diverses ■ il désigne parfois une simple fleur avant
ûcurs) avant son épanouissement, réservant lo nom de « bourgeon nau jeune rameau déjà en voie do développement.
— Boutons de la hiérarchie chinoise. En Chine, le personnel des fonctionnaires publics estpartagé en rangs {pin), subdivisés chacun en classes. Rangs et classes ont pour marques distinctives des globules différents do matières et do couleurs, que les Européens appellent dos boutons^ et que les titulaires portent au sommet du bonnet officiel.
— Méd. Vulgairement, on donne le nom de boutons à des élevures cutanées plus ou moins volumineuses, do coloration variée, d'évolution diverse, et qui ne répondent à aucun type déterminé de la nomenclature de Willan : papules, vésicules, pustules, tout est confondu sous le nom de « boutons » , et l'on dit : bouton d'acné, bouton d'herpès, etc., alors qu'il faudrait dire : pustule, vésicule, etc. L'usage a cependant consacré ce mot dans les expressions : bouton d'Alep, de Biskra, du Nit, etc., pour désigner une dermite diffuse spécifique, duo probablement à un parasite.
— Bouton d'Alep, Bouton ou Clou de Biskra, Ulcère d'un an. Le bouton d'Alep, ulcère d'Orient, est une maladie endémique et inoculable, caractérisée par l'apparition, aux membres et surtout à la face, d'une ou plusieurs élevures d'abord roses, puis rouges, d'apparence tuberculeuse, qui, dans la durée moyenne d'une année, s'accroissent sans fièvre, sans douleur, s'ulcèrent et se cicatrisent, en laissant après elles une marque indélébile. On l'a vue surtout en Syrie, dans le Liban, àBagdad, àlspaban, en Egypte, et, plus récemment, en Algérie, en Tunisie, à Biskra. Le bouton
qu'il est douleur
Nature de la )«..■/.'■. !,.■■, |.irniiri nii.m-s r|ui étudièrent le bouton .K', , ': , ' !■. :, ,■, (H.ilbou, Ville-
min, 1854), ad.i|i' ' v.i,|ué comme
élément étioloyi j . naines riviè-
res.'Villemin a\.iii 1' >i ' ,11- il iiiiii :;. jjouvait bien être parasitaire, et tcnlé sans sucrés des inoculations; mais des expériences de Galgi Brialat (1882) et de Duclaux (1884) ont démontré que la maladie est inoculable, ûuclaux a trouvé dans le sang pris sur un malade au voisinage du bouton (bouton de Biskra) un diplocoque, qui est probablement l'agent parasitaire. Les cautérisations profondes, la destruction de la partie atteinte avec le fer rouge ou la pâte de 'Vienne semblent avoir donné jusqu'à présent les meilleurs résultats.
Bouton de rose, romance célèbre, paroles de la princesse Constance de Salm, musique de Pradber. L'auteur des vers un peu précieux de cette jolie romance avait dixhuit ans à peine lorsqu'ils furent insérés dans 1'» Almanach des Muses» de 1785,
Moi, si j'étais bouto Je ne mourrais que
est égkl
Bouton, ilf ' i,i i l oréanic (Malaisie), au
S.-E. de l'île Ci-li 1--^ khi l.i uni- des Moluques. Les habitants sont Malais et obéissent à un rajah, vassal des Hollandais. — Sur la côte occidentale do l'île, ville du mémo nom, défendue par un fort où réside le rajah. Fabriques d'étoffes de coton et de fil d'agave.
BOUTONEUL n. m. Espèce de datte grosse et d'un goût exquis, qu'on récolte surtout au Maroc.
BOUTONIE (àe Bouton, n. pr.) n.f. Bot. Syn. de ecbinus,
et de l'ÉRIBLÉME.
BOUTONNANT (to-nan), ANTE adj. Qui se bontonne, qui est propre à être boutonné : Robe, redingote boutonnante.
Boutonne, riv. de France, affl. dr. de la Charente, née près de Chef-Boiiïonne, arrond. de Melle (Deux-Sèvres) ; elle baigne Dampierre, Saint-Jean-d'Angely, Tonnay-Souîonne, et, après un cours de 94 kilom., tom'be dans la Charente, à CariUon-de-Candé (Charente-Infér.).
BOUTONNEMENT [ton-man) n. m. En parlant d'une plante Action de pousser des boutons à fleurs ou à fruits. (Peu usité )
BOUTONNER [to-né — rad. bouton) v. n. Pousser des boutons Lilas qui commencent à boutonner.
— Fam Commencer à avoir des boutons sur le corps :
à l'aide de boutons ; Corsage r au moyen do boutons : Bou-
\ .-u lo bout du fleuret : Boutonner
al
Boutonne, ée part pass du v. Boutonner.
— tie Secret caché, peu communicatif : Le mates ■!ont d ordinaire gens boutonnés.
— Blas Se dit des fleurs, et plus particulièrement des roses qui ont. au centre /c\ /^ de leurs pétales, un point rond ou bouton ^ ^^~^ U
émail particulier.
de quelque autre matière, pour que l'on bouIouq.i (blas). puisse s en servir sans blesser 1 adversaire.
Se boutonnent v. pr. S'attacher, se fermer à l'aido de boutons : Pantalon qui se boutonne sur les côtés.
BOUTON NKHIK
IJOLVKLIM U
— Kairo ontror les lioutons dans los boutoniiidros : Enfant i/ui ne sait pas encore su doutonnhb.
— An'imn. Dfiboutonuor.
m.)ïn'()NNi:i;ii: ' "' ( [i f I i' li |ni', commorco do
,n I :i " I < : , i! 1 < . itiat'chaudisos du
.^it .lit '1.'.^ u.-..^u~. grossiers ot dont la ï luiks bUiichcs U'dtoupes sont yéné- ;s. (Laboulayo.) Il') n. m. Celui qui fabriqua ou vend
ÎS.OOObab.Mcgissorios, tan- -
s, cordon- ^
nerîes , mou-
BOOTBE n.
m. Petit bâtiment arabe, employé sur la cote orientale de l'Arriquc : Le aooTRE cale peu dtau
BOUTREAU ■tro — rad. bout) n. m. Cbacuno des cour-
TiM - 'i.i-^p mouches retombant de l'avaloiro ou de
la i..ni.: ■■. .!;iis les anciens harnais. (Les boutreaux
loire.) Ils se terminaient par i bouteroUes de métal ou I Boches do soie, des glands ; cuir. On voit encore des li" i trcaux dans le harnachement dr^ mules do la région méditerranéenne.
Extrémité du