‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 285 sur 956 · BOVES · texte numérisé non relu

BOVES

BOUVEMENT

BOUVERIE {uri — du lat. bos, bovis, bœuf) n. f. Etable à eufs (se dit principalement des étables qui sont dans s environs des marchés publics). V. étable. il A signifié de bouvier.

BOUVERON n. m. L'un des noms vulgaires servant à désigner le bouvreuil, il On écrit aussi bodvron.

BOUVESSE-QUIRIEU, comm. de l'Isère, arrond. et à 32 kilora.de La Tour-du-Pin, près du Rhône; 1.1C4 hab. Ch. de f. Est et Lyon. Chaux et ciments.

BOUVET (vé) n. m. Jeune bœuf. (Vieux.) il Outil en forme de rabot dont se servent les menuisiers et les parqueteurs pour faire les rainures et languettes des planches à assembler. Il Bouvet mâle. Celui qui fait la

Il Bouvet femelle.

Celui qui pousse

approfondir ou Tireur de

1 fourche ment, Celui qui produit à la fois

une rainure et une languette, il Bouvet Bouvet de dews -pièces. Celui qui sert à < res parallèles et d'un écartement variable bouvet. Ouvrier qui travaille au parquet avec le bouvet. Il Tirer le bouvet, Dans l'argot des menuisiers, Traîner une voiture dans les rues.

BOUVETER V. a. Faire des rainures avec le bouvet.

Bouvet (Joachim), jésuite et missionnaire français, né au Mans vers 1660, mort à Pékin en 1732, fut un des si.v missionnaires mathématiciens que Louis XIV envoya en Chine (1685). Il enseigna les mathématiques à l'empereur Kang-Hi, travailla à la grande carte de l'empire, et envoya en France beaucoup d'ouvrages chinois. On a de lui diverses Itelations de ses missions et un Etat présent de la Chine (1697), suite de dessins gravés par Giffart.

Bouvet (François-Joseph, baron), amiral, né à Lorient en 1753, mort en 1832. Il montra quelque capacité dans les premières guerres de la Révolution, reçut le commandement en second de la flotte destinée à l'expédition d'Irlande dont il resta seul chargé de la direction, lorsque la tempête eut séparé de l'escadre les vaisseaux qui portaient l'amiral et le général Hoche. Assailli lui-même par le mauvais temps, il ne put opérer le débarquement, fut rendu responsable de cet insuccès, et privé de son grade, (lu'il ne recouvra que sous le Consulat.

Bouvet (Pierre-François-Henri-Etienne), marin français, né à l'île Bourbon en 1775, mort à Saint-Servan en 1860. Il fit ses premières armes sous le commandement de son père, qui était capitaine de vaisseau, prouva son courage dans plusieurs actions d'éclat contre les Anglais, et fut nommé contre-amiral en 1822. Il a publié, en 1840 : Précis des campagnes du capitaine Pierre Bouvet.

Bouvet de Lozœr (Jean-Baptiste-Charles) ou Lo- ZIER-BouVET, navigateur français du xviu" siècle, né en 1705 près de Saint-Malo, mort en 1786. Pris de bonne heure do passion pour la marine et les voyages de découvertes, il s'embarqua dès 1722, et entra en 1731 au service de la Compagnie des Indes. Il obtint, en 1738, d'aller à la recherche de la terre où Gonneville avait abordé dès 1504, et découvrit, l'année suivante, dans les mers australes, le cap de la Circoncision (îles Bouvet). Envoyé, en 1747, comme capitaine do frégate dans les mers de l'Inde, il apporta â. Dupleix, en dépit de la flotte anglaise, les secours pécuniaires dont il avait besoin, et revint heureusement à l'île de France en suivant une route nouvelle à travers l'océan Indien. De 1750 à 1763, Bouvet de Lozier gouverna les îles de France et Bourbon, et ne s'en éloigna qu'une fois, en à la côte de Malabar. Après

de Pa:

i, il rentra en Fram ~ Biiii.io.iR. : Fabre, Une famille de marins : Les Bou-

BOUVETTE (rcC) n. f. Hortic. Variété de raisin. BOUVIER U'i-é), ÈRE (du lat. bos, bovis. bœuf) n. Celui, celle qui garde ou conduit les bœufs : Un bouvier rii/ilant.

— Par ext. Personne grossière, ignorante, maladroite : Voyez cette maladroite, cette bouvière, cette butorde! (Mol.)

— adj . : Charrette BODviiiBE, Charrette traînée par dos

— n. m. Didact. Ouvrage qui traite de la manière de soigner les bœufs : Lire un bouvier.

Bouvier (le), constellation boréale, située près du pôle Nord, entre la Vierge et la Lyre, qui renferme la belle primaire Arcturus. (V. ce mot.) La main droite du Bouvier tient une massue, sa main gauche tient en laisse les deux Lévriers ou Chiens de chasse. (Cette constellation renferme plusieurs étoiles doubles ; entre autres. S, t, ï.)

Bouvier (Gilles le), dit Berry, ou mieux le héraut Berry, né à Bourges en 1386, mort en 1460. Il fut premier héraut d'armes de Charles VII, roi de France : de là vint son nom Bebry, ayant reçu, suivant lusa^'c des lu rauts d'armes, un nom de province. Il esi ! .m. ii : m m- ' hronique et histoire de Charles VII depiu:. '.', long-

temps attribuée à Alain Chari. i, < , n, i „rial de France, Angleterre, Ecosse, .li/. ^m,-,, ,,,,,, ,/ autres puissances, composé vers 145U, ui pul.uo |„a- Vallet de Viriville (Paris, 1866). Cet armoriai est illustré et, selon toute apparence, par Berry lui-même. Ce héraut d'armes a encore composé une histoire du roi Richard II, une chronique de Normandie, enfin une relation des voyages qu'il a entrepris en Europe, en Asie et en Afrique.

Bouvier (Alexis), romancier populaire et auteur dramatique français, né et mort à Paris (1836-1892). L fut ciseleur en bronze jusqu'en 1863, compléta son instruction, fit des chansons, dont quelques-unes : la Canaille, les Trois lettres d'un marin, ont eu un vif succès, composa

dos livrets d opérettes, des vaudevilles, et acquit une grande réputation parmi les lecteurs de romans-feuilletons en publiant de nombreux romans, qni dpnr.tfnt nii'imagination féconde. A citer : les Faut ,, i- ■ > •- dats du désespoir (1871); le Marmqe <: i

la Grande Iza (1878) ; la Belle Grêlée ( l i '

(1879); les Créanciers de l'échafaud (i- 1/

pauvres! (1880) ; le Club des coquins (188ij la Sang-Brûlé (1883); la Grande Commu

Made-

moiselle Beaubdiser {l888) ; la Belle Olga (1889) ; (es Assassins de femmes (1891); etc. Bouvier avait tire de ses ro-

BouviER-DUMOLARD (le chevalier), administrateur français, né â Sarreguemines en 1781, mort en 1860. Préfet sous l'empire, il fut exilé en 1815, mais il obtint ensuite la permission de rentrer en France. Préfet du Rhône en 1831, il parvint à apaiser la terrible insurrection qui eut lieu à Lyon à cette époque, mais il fut désavoue par le mi nistère, et cassé. On lui doit plusieurs ouvrages Compte rendu des événements gui ont eu heu dans la iille de Lgon en novembre I8SI (1832); Bl lation des événements de Lyon (1832); etc.

BOUVIÈRE n. f. Nom vul gaire des poissons du genre rhodeus. La bouvière ou piteuse est le rhodeus amaru^ Il On disait ancienn. BOOviER i i

BOUVIGNIES, comm. du dep du rsjrl aironi et à 15 kilom. de Douai; 1.440 hab Biasserie

BOUVILLE (Hugues de), seigneur de Jlilly chevalier et chambellan de Philippe le Bel, fut un de ses principaux conseillers et un de ceux qui durent leur fortune à la faveur de la reine Jeanne de Navarre U fut tue à la bataille de Mons-en-Puelle, en 1304 Ses deux fils aines lui succédèrent l'un et l'autre dans la charge de chambellan du roi. 11 fut un des rares conseillers de Philippe le Bel dont les chroniqueurs parlent avec faveur.

BOUVILLON ai mil. — dimin. de bœuf) n. m. Jeune bovidé émasculé, depuis son sevrage jusqu'à ce qu'il perde sa première incisive caduque ou dent de lait : A la pousse d'une nouvelle incisive, le bodvillon devient jeune bœuf.

BOUVINES, comm. du départ, du Nord, arrond. et à U kilom. de Lille, sur la Marcq; 544 hab. Ch. de f. Nord. Tannerie. Victoire de Philippe Auguste sur l'empereur Othon IV, le comte de Flandre et leurs alliés, en 1214.

Bouvines (bataille de), victoire remportée le 27 juillet 12 14 par le roi de France Philippe Auguste sur les forces coalisées de l'empereur d' Allemagne, du roi d'Angleterre et du comte de Flandre. Le roi de France commandait ses hommes d'armes, l'empereur Othon IV le- <ipn^: Ir : Anglais et les Flamands étaient sous la dn. . i ..i, /' .!,.

de Salisbury et de Renaud de Boulogiii' I , , m

commandement de l'armée française, t.ih , ,

obéissaient à quatre chefs, que fut due 1, ,i im i ^^t à la bataille de Bouvines

3 les mille i villes

nord de la me première

et glorieuse

Néanmoins, et' contrairement à l'opinion répandue, la bataille de Bouvines fut, avant tout, un combat de cavalerie. Philippe Auguste, désarçonné, faillit être pris ; il fut sauvé par Guillaume des Barres. Renaud de Boulogne, Ferrand, comte de Flandre et Guillaume de Salisbury furent faits prisonniers. On a le récit de l'événement, récit pittoresque, détaillé.

Philippide de GuiUa

assista à la ba-

et Renaud de Boulogne tombèrent entre les mains des Français. Un historien allemand, G. Këhler, qui a fait de la bataille de Bouvines une étude détaillée, en a jugé les conséquences en ces termes : « La victoire de Bouvines a eu pour la France ce résultat important qu'elle a éveillé le sentiment national, qu'elle a renforcé le sentiment d'une solidarité commune, au point qu'il est permis de dire que la France moderne est sortie do cet événement. » En 1863, on a érigé un obélisque, haut de 6 mètres, sur le territoire do Bouvines, pour rappeler la victoire de Philippe Auguste.

— BlBLlOGR. : G. Kôhler, die Enlwickelung des Kriegswesens und des Kriegsfûhrung in der Bitterzeit (Breslàu, 1886).

BOUVRETTE (vrét' — rad. bouvreuil) n. f. Instrument " '" genre des serinettes, dont on se sert pour appren-

dre des a

: bouvreuils.

BOUVREUIL {vreutl [Il mil.] — pour bouvereuil; de bouvier, proprem. petit bout'ier. parce qu'il suit les bœufs pour manger les vers dans les sillons) n. m. Genre d'oi-

mille des fringillidés, dont le nom scientifique est pyrrhula.

— Encycl. Les bouvreuils, dont on connaît sept espèces, habitent l'hémisphère boréal ; sur ce nombre, une seule se trouve en Amérique. Le bouvreuil vulgaire (pyrrhula rubicella), remarquable par sa belle livrée où le rose vif do-

s pays ;

celle du becfigue, se

il supporte bien la captivité apprend facilement à chanter. Ce petit oiseau, dont la chair est estimée par les gourmets à l'égal < prend avec dos filets ou avec des gluaux.

BOUVREUX (vreû) n. m. L'un des noms communs qui servent à désigner le bouvreuil, dans les campagnes, il On appelle aussi cet oiseau pivoine, parce qu'il a le ventre rouge vif.

BOUVRIL {vriV — du lat. bos, bovis, bœuf) n. m. Lieu où on loge les bœufs, dans un abattoir.

BOUVRON, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. et à 34 kilom. de Saint-Nazaire, sur un sous-affluont de l'Isac canalisé (canal de Nantes à Brest); 3.112 hab. Ch. de f. Ouest. Minoteries. Eglise romane.

BOUWEIHIDES, autre nom de la dynastie des Bou'ides. Le nom du fondateur de cette dynastie, Bouya, est lu par les Arabes Bomoeihi, et c'est de là que provient cette forme.

Un,

Bouv

BOUXWILLER, en allem. BuCHSWEILER, ville do la Basse-Alsace, arrond. de yaverne; 3.130 hab. Briqueterie, tuilerie; fabriques de savons et de chandelles; crins et cetonades ; produits chimiques.

BOUYOUK-IMROKHOR n. m. Altération de l'expression bouyouk emir-akhor (" le grand émir des écuries ») titre porté par le chef des écuyers et des palefreniers du Sultan.

BouYS (Jean-Baptiste), chroniqueur français, né à Arles vers la fin du xvi" siècle. On lui doit : la Royah couronne d'Arles ou Histoire de l'ancien royaume d'Arles, enrichie de l'histoire des empereurs romains, des rois goths et des rois de France gui ont résidé dans leur enclos (1641).

BOUZANNE, petite rivière de France (Indre), affluent de la Creuse. Longueur du cours, 81 kilom.

BOUZARÉA, comm. d'Algérie, arrond. et à 6 kilom. d'Alger, sur le flanc du mont Bouzaréa; 2.348 hab. Observatoire, école normale d'instituteurs. Carrières de pierres, sources ferrugineuses, eaux minérales. C'est, en réalité, un faubourg d'Alger.

BOUZEOU, ville de Roumanie (Moldavie), sur le fleuve du même nom; 12.000 hab. Cette ville, qui est le chef-lieu d'un évêché, a des foires très importantes. Elle s'appelait autrefois Napouca et Bouzograd. — Le district de Bouzeou

BOUZIGUES, comm. de l'Hérault, arrond. et à 25 kilom. de Montpellier, sur l'étang de Thau; 1.208 hab. Ch. de f. de l'Hérault. Fabriques de tonneaux. C'est l'ancien port

-Loii

arrond.

BOUZIN n. m. Constr. S'écrit quelquefois pour bousin, dont il est le synonyme.

BOUZONIÉ ou BOUZONIE (Jean), jésuite, poète et théologien, né à Bordeaux en 1G46, mort en 1726. Il composa des poésies latines, des livres de théologie et de dévotion, etc. Son principal ouvrage est : Histoire de l'ordre des religieuses filles de Notre-Dame (1697).

BOUZONVILLE. Géogr. V. BnzENDORK.

BOUZOUROJMIHR ou AbOUZOURDJMIHIR, nom d'un mage qui vécut à la cour de Khosrav-Anoushirvân, au vi" siècle de notre ère. Il fut chargé par ce prince d'élever son fils Hormuzd. Firdousi, et après lui tous les

voyé à Anoushirvân un échiquier, sans lui indiquer la façon de s'en servir. Tous les sages de la cour essayèrent, mais en vain, de découvrir ce secret, que Bouzoufdjmihr finit par résoudre. Son nom est en pehlvi Bouzourkmihr. On lui a attribué une traduction du Kalila et Demna, et l'on possède un ouvrage persan contenant des aphorismes et des maximes qui a été traduit d'un original pehlvi qu'il passe pour avoir écrit.

BOUZOURG-OUMID, nom d'un prince Ismaélien d'Alaniout. V. Kya Bouzourg Oumid.

la Samara; 13.700 hab. Fonderies de grais fonderie de cuivre, commerce de bétail. — trict du même nom : 433.300 hab.

BOUZY, cemm, ^h Reims; 1.041 haii. \

BOVA, ville d II I ' '!..v. de Reggio]), près

de la mer; 3.3ihi i,,,i, ,ii i/o d'un évêclié, fut

fondée par les All>.i-i.i:.. m i,;:, riuuoe par un tremble-

BoVADIliA ou BOBADILLA (don Francisque de).

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