‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 297 sur 956 · BRAHMA — BRAHOUIS · texte numérisé non relu

BRAHMA — BRAHOUIS

quatre tètes et auta

3nt monté sur un cyg

les bouddhistes Bralima est reste

nd des dieux, quoique inlerieur au\ Bouddhas

do Bankiva. Elle gx - ' *

ait remarquer par Ms^

oorpulence.sa «^^'

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prestance plumage. On disti gue deux variétés 1" la brahma blancht ou herminée, à plumage blanc et à queue noire ; 2» la

brahma inverse, dont

le camail blanc argenté est rayé de noir, avec plumage

dun fond gris trcs a^^roable a voir

Brahma-DHARMA {Religion de Brahma). V. Brahma-

SAMADJ.

BrAHMAGOUPTA, mathématicien indou, né vers 598 av. J.-C. Il est auteur du Brahma-Sphouta-Siddhânta, ouvrage astronomique dont les chapitres XVII et XVIII ont été traduits par Colebrooke (Londres, 1817).

BrahMA-LOKA. Le Brahraa-loka, appelé aussi Sraftma- VV"irfa et Satya-loka, est le plus élevé des cieux ou paradis brahmaniques, la demeure de Brahma et des dieux supérieurs. Il est situé au sommet du mont Mérou. Dans la cosmologie bouddhique, le Brahma-loka déchoit beaucoup de son importance ; il ne constitue plus que la partie inférieure du Monde de la forme, dont les divins habitants ne sont pas immortels, possèdent un corps étheré, mais encore matériel, et sont soumis à l'obligation de la renaissance ; région intermédiaire entre le Monde de désirs, résidence des dieux inférieurs, et le Monde sans forme, où trônent les Bouddhas.

Brahma-mimansa ou Brahmasoutras n. m. pi. Traités de philosophie védântiste attribués au célèbre Vyâsa, soi-disant compilateur des Védas, autour du Mahabharata et fondateur do l'école Védânta. — Un Brahma-

MlMANSA (ou BRAHMASOOTRA).

BraHMANAS n. m pi. On donne ce nom à une série de livres sacrés de l'Inde fort anciens (ils datent peutêtre de 700 ou 80O ans avant notre ère), composés pour res explicatifs aux hymnes des Védas, obscurci, et de guides aux prêtres - Un Brahmana. V. brahmanisme.

leTil

BRAHMANE n. m. Membre de la caste sacerdotale, la première des quatre castes do l'Inde, issue, dit-on, de la bouche même de Pouroucha ou Brahma. n On dit aussi

BRAHME, BRAMIi, BRAMINE.

— Par ext. Personne versée dans la connaissance dos langues et de la mythologie de l'Inde.

— Encycl. Par droit de naissance et par droit divin, le brahmane est le premier des êtres, le représentant sur la terre des dieux qui mangent

les oblations par sa bouche, seul qualifié pour étudier, enseigner, expliquer le Veda et procéder au sacrihce La personnedubrahmaner * Tuer un brahmant grand crime. Eûttous les crimes it le brahmam

condamné à mort Le y brahmane nepeut jouir di droitsqu'aprèsavoirreçu

i saurait être

Brahmane t

! sculpté).

Les prêtres ne peuvei pris que dans la caste brahmanique; mais tous les brahmanes ne sont pas prêtres (il y en aurait trop), et l'admission au sacerdoce est subordonnée à des études longues et difficiles. Beaucoup d'entre eux se livrent à des occupations séculières, surtout àTagriculture; seulement, même dans ce cas, ils sont soumis à 1 obligation de procéder chaque jour aux sacrifices du matin et du soir, et à des pratiques de purification minutieuses et fréquentes. Le brahmane doit être accompagné de sa femme quand il célèbre le sacrifice du matin; s'il devient veuf, il ne peut plus sacrifier : il faut, alors, qu'il se fasse remplacer par un parent ou un fils marié, jusqu'à co qu'il ait reconquis ses droits par un nouveau mariage.

Brahmani, fleuve de l'Inde nord-orientale, long de 800 kilom., qui arrose l'Orissa dans son cours inférieur et se jetto par un delta dans le golfe de Bengale.

BRAHMANIQUE adj . Ce qui appartient ou se rattache à la caste des brahmanes, à la religion appelée brahmanisme : Le cordon brahmanique. Les doctrines brahmaniques.

BRAHMANISER v, a. Convertir à la doctrine des brahmanes : Braumaniser tin catholique.

Se brahmaniser, v. pr. Adopter los doctrines des brahmanes, ou du moins s en rapprocher.

BRAHMANISME {nissm') n. m. Ce nom de brahmanisme doit être réservé exclusivement à la période philosophique de la religion hindoue, intermédiaire entre son état primitif (le védi3me) et sa forme panthéiste actuelle {Vindouisme).

— Encycl. Le védisme était une religion personnifiant les grandes forces ou phénomènes de la nature et reposant sur quatre livres sacrés ; les Védas (véda n science divine ou révélée » j, recueils (samhitâ) d'hymnes en vers (mantras), dont le plus ancien et aussi le plus important est le Ria-

Véda. V. VÉDlSME. "^

l^e brahmanisme se substitua au védisme, probablement

évolution lente résultant des progrès de la civilisation. Les livres les plus anciens de ce système religieux sont les Brahmanas, copieux commentaires en prose des quatre Vedas Ils sont complétés par les Oupanichads, qui irai-

le la métaphysique ésotérique « et les Brahmanas. Puis vienne

Védas et les Brahmanas. Puis viennent les Aranyakas, qui exposent particuhèrement le sens mystique des cérémonies et les notions philosophiques sur la nature des licu\, de l'âme, etc. Enfin paraît, en dernier lieu, la série des Soùtras et des Castras, traités sur toute espèce de sujets, parmi lesquels le plus souvent cité est le Manava- Dhai ma Castra (ou Code des lois de Manou). C'est dans la période contemporaine de ces derniers traités que naissent et se développent les six Darçanas (ou écoles de la philosophie brahmanique), qui ont toutes pour point de départ 1 axiome ex nihilo ni/iil fil, et pour obiet final l'affranchissement de la transmigration par l'absorption de lame individuelle dans l'âme universelle.

Sous 1 influence de cette succession de livres et d'écoles, le védisme se modifia. Ses dieux s'efl'acent devant l'Etre suprême, nommé Brahma (neutre), assimilé au Pouroucha et au Pradjahati des Védas, et conçu comme une âme universelle, essence de toutes choses, présente en toutes choses tantôt considérée comme distincte de la matière {Pahiti et Mâi/â) éternelle, elle aussi, tantôt comme s'unissant étroitement avec elle; tantôt étrangère et tantôt identique à l'âme individuelle {Atman) des êtres vivants. Quand il s'agit de procéder à la création, £ra/ima (neutre), sortant de son repos, façonne un œuf d'or qu'il dépose sur les flots de l'océan chaotique et introduit dans cet œuf un germe, tiré de sa propre substance, qui sera Brahma (masculin), le Démiurge. Sorti de son œuf, qu'il rompt en deux parties égales dont il fait le ciel et la terre, Brahma crée ou engendre successivement les Dévas (dieux), les Asouras (démons), les hommes et tous les êtres vivants. Les dieux ainsi créés conservent leurs noms védiques, mais plusieurs d'entre eux changent do fonctions. Les démons deviennent les perturbateurs du sacrifice, les ennemis des dieux et des hommes, et se multiplient à l'infini.

Le brahmanisme divise l'univers créé par Brahma en trois régions : l'une supérieure, composée de six cieux superposés, résidences des divers dieux, dont les deux plus élevés sont le Svarga (paradis d'Indra), et le Brahmaloka ou Brahma-vrinda (paradis de Brahma); la terre, Bhoiimi, divisée en sept continents {Dvîpa) concentriques, séparés par autant d'océans et groupés autour du Mifrou (la montagne sainte), soutien du ciel; enfin, la région infémoures (ou Enfer). Tout

rantune nuit de durée égale à celle du jour, après laquelle

Brahma, s'éveillant, recommence l'œuvre de la création.

L'idée de l'immortalité de l'âme s'affirme sous la forme

de la transmigration, ou métempsy nitésimale de l'âme universelle, (

;e. L. ame, partie inhbien matière subtile intelligente, est souillée par son union avec la matière grossière, et, pour revenir à sa pureté première, doitévo-

breuses de la plante à l'homme ; elle s'élève par ses vertus jusqu'à redevenir assez pure pour rentrer dans le sein de l'âme universelle, ou bien ses crimes la font de nouveau déchoir au rang des animaux, des démons ou même dans l'enfer. Cette conception d'une sorte de rétribution des actes implique, naturellement, des notions de morale inconnues au temps des Védas et qui se développent sous la forme du péché.

En même temps, lo sacrifice a pris une importance beaucoup plus grande ; d'individuel il est devenu public, et son rituel s'est compliqué au point de nécessiter l'intervention de sacrificateurs spéciaux, los brahmanes, ou prêtres, à l'exclusion de l'arya laïque. Les brahmanes se déclarent issus de la bouche des Brahma et, par droit de naissance, supérieurs aux trois autres castes des kchatriyas (guerriers), des vaiçyas (bourgeois) et des coudras (artisans et laboureurs). Ces castes sont absolument fermées, et toute alliance est formellement interdite entre elles. Les membres des trois premières (brahmanes, kchatriyas et vaiçyas) ont seuls le droit de recevoir l'instruction religieuse et portent le nom de dvidja « deux fois né » , en raison de la seconde naissance que leur confèrent l'initiation et l'investiture du cordon sacré. La vie du parfait dvidja doit se diviser en quatre périodes: à partir de l'âge de cinq ans, il est brahmatchari » étudiant i> et apprend le Véda sous la dirojction d'un brahmane {Gourou) ; ses études finies, il se marie et devioat grihastha " maître de maison n; lorsque sa famille est élevée et c^ue ses enfants sontmariés, il leur partage ses biens et va vivre en anachorète méditatif {vibiaprastha) dans quelque forêt déserte ; enfin, pour parfaire son salut parla pénitence et les macérations, il se fera sannyâsi (religieux mendiant), et attendra ainsi que la mort lui procure le bonheur suprême de l'absorption dans Brahma. Toutefois, le brahmane seul est assez saint pour espérer cette absorption; la récompense des autres castes sera de renaître dans la caste brahmanique. Les devoirs du dvidja maître de maison consistent à célébrer les sacrifices domestiques quotidiens {sandhya), à accomplir les offrandes et les rits {çraddha) en l'honneur des ancêtres, à lire et â en enseigner le Véda. Les coudras n'ont pas le droit de recevoir Tinstructioa religieuse, et le seul acte méritoire qu'ils puissent accomplir est de faire des dons aux brahmanes.

Vers le m* ou lo ii' siècle avant notre ère, le brahmanisme subit une évolution dans le sens libéral et devient l'indouisme ou brahmanisme sectaire

BrahmapouRA, féminin (littéralement « Ville de Brahma ")i résidence du dieu Brahma, située au milieu du paradis nommé Brahma-loka. Le Gange en fait, dit-on, le tour avant de se précipiter sur la terre.

Brahma-POURANA, l'un des ouvrages les plus importants de la série des Pouranas (livres sacrés du brahmanisme sectaire ou indouisme). Le Brahma-pourana est aussi quelquefois a\y^e\Q Adi-pourana « Premier Pourana».

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