‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 32 sur 956 · V. Saist-Bernabd · texte numérisé non relu

V. Saist-Bernabd

Bernard (Lk), comm. de la 'Vendée, arrond. et à 28 liilom. des Sables-d'Olonne, près du fleuve côtier l'Allière ; 1.02S hab. Moulins. Dolmens, parmi lesquels celui de La Frébouchère, galgals, etc.

Bernard, petit-flls de Charlemagne, mort en 818, fut le premier roi national de l'Italie. Son père. Pépin, avait gouverné ce pays au nom de Charlemagne, et luimême avait succédé à'son père en 817. Mais, lorsque Louis le Débonnaire eut fait entre ses fils le partage d'Aix-la- Chapelle, en 817, Bernard se déclara lésé, et, entraîné par ses conseillers italiens, se proclama indépendant. Mais, dès

Débonnai ' ' "' * ' '

mengardi

trois jours après.

Bernard, duc de Septimanie, de 820 à 844. Sa vie fut singulièrement tragique. Accusé d'adultère avec l'impératrice Judith, dont il aurait eu Charles le Chauve, il fut poursuivi par la haine de Louis le Débonnaire, qui le dépouilla. Sous Charles le Chauve, s'étant révolté avec Pépin, cousin du roi, il fut tué de la main de celui qu'on lui attribuait pour fils.

Bernard de Menthon (saint), de 923 à lOOS. D'une noble famille de Savoie, prêtre, puis archidiacre d'Aoste, il consacra sa vie aux pauvres habitants des vallées alpestres et aux pèlerins de Rome, pour lesquels il fonda, vers 962, à la place de deux anciens temples de Jupiter, les deux hospices du mont Saint-Bernard, qu'il confia à des augustins. Fête le 15 juin.

Bernard (saint), fondateur et premier abbé de Clairvaux, docteur de l'Église, né en 1091 au château de Fontaine (près Dijon), mort en 1153 à Clairvaux (Aube). Il fut le troisième fils de 'Tecelin, seigneur de Fontaine, et de Alette de Montbard. Il fit ses études à Châtillon : en 1114, il entra comme religieux à Cîteaux. A cette époque, Cîteaux fondait des maisons-filles. L'une d'elles (1115) fut Clairvaux, dont Bernard fut ainsi le fondateur et premier abbé. Pendant plusieurs années, le jeune abbé mit toute son activité et les ressources puissantes de son intelligence et do son énergie à répandre les réformes monastiques dont il fut le promoteur. Il le fit avec le plus grand succès : Clairvaux se développa au point de compter sept cents moines et de s'agréger cent soixante monastères. Grâce à Bernard, l'influence exercée jusque-là dans les afl'aires religieuses par les moines de Cluny passa aux moines de Cîteaux. A partir de 1128, il commença à se mêler des afl'aires publiques, en prenant parti pour l'évoque de Paris et l'archevêque do Sens contre Louis le Gros. Il appuya énergiquement Hugues de Payons, créateur de l'ordre du Temple, et qui était venu en Occident recruter des adhésions. Bernard fut chargé de rédiger les statuts de l'ordre au concile de Troyes (1128), fit reconnaître officiellement les Templiers. Lorsque, à la mort d'Honorius II, deux papes furent élus, Bernard prit le parti d'Innocent II contre Anaclet, et c'est à son action puissante qu'Innocent dut son triomphe. A partir de ce moment, l'influence de Bernard dans les conseils de la cour pontificale devint pré- | pondérante. La seconde croisade (1147) | trouva en Bernard un apôtre clitipuMit.

Les harangues de Vézelav l'âi|ues, 1146) et de Spire (Noël, 1I4C' produisirent une impression retentissante.

L'insuccès de l'expédition lui fut, dans la suite, reproché ; on le traita de faux prophète. Il faut enfin citer dans sa vie politique sa belle intervention en Lorraine (^1153), étant déjà très soufl'rant. la concorde entre la noblesse et la bourgeoisie. Par des facultés vraiment prodigieuses, son intelligence, son énergie, son activité Bernard a été la plus srrande figure de son siècle. 11 a été canonise en 1 1- i j ar Alexandre III En théologie, saint Bern ir I me propre

Il est un contemplatif ^ est très

hostile à la fois au rational \ lard et à

l'orthodoxie mécanique de 1 I 1 imet trois

degrés pour s'élever jusqu a la 1 laii |ue la vie

contemplative, la vie extatique 11 eut un culte ter\ ent pour la 'Vierge. Il a combattu avec une égale force Abélard, Arnauld de Brescia et les hérétiques des bords du Rhin. Acharné contre les ennemis de 1 Eglise, il n'a cessé de dénoncer les abus tiui la mettaient en danger et d'adresser au pape Eugène III, son disciple, d'énergiques avertissements. Ecrivain, il a laissé des traités d'édification et de polémique : De conlemptu Dei; De consideratione ; De dlligendo Deo ;Adversus Abxlardum, etc. On a de lui trois cent quarante sermons et plusieurs poésies, dont l'une est le célèbre: Salve, caput cruenlalum. La première édition imprimée de ses œuvres est de 1475 (Mayence, chez Pierre Scnœfi'er) ; la meilleure est celle de Manillon (Paris, 1667- 1690, réimprimée par Gaume, 1835-1840).

— BiBLioGR. ; Anonyme (dans l'approbation, Lamy pseudonyme d'Antoine Lemaître), la Vie de saint Bem<ti'd (Paris, 1648); Ratisbonne, Histoire de saint Bernard {Y^slris, 1341-1843) ;J.Morison,(/ieZi/e and rime» of s. Bernard (Londres, 1864).

Bernard (représentations de saint). Comme tous les grands chefs d'ordres monastiques, saint Bernard a été fréquemment représenté par les artistes. On regarde comme étant son portrait authentique une figure ascétique gravée par Lambert Lombart, d'après un tableau peint en 1152. Le portrait, attribué à Andréa Sacchi, qui est à Versailles, n'a aucune ressemblance avec le précédent : le saint, vu de face et à mi-corps, a une grande barbe, les cheveux courts, la main droite tenant un livre, la gauche levée comme pour faire un geste oratoire; cette figure, fort belle, nous paraît être de pure fantaisie. Elle a été gravée par Pedretti. Parmi les autres portraits ou figures isolées de saint Bernard, nous citerons; un tableau de Sébastien del Piombo, au Quirinal ; un tableau de Ribera, au palais royal, à Gênes; un tableau d'Antonio Palomino, au musée royal de Madrid ; une gravure de Lorenzo Cremonesi, d'après Giovanni Bellini, etc. Il faut mettre à part le tableau où Philippe de Champaigne a représenté saint Bernard assis dans sa cellule, devant une table sur laquelle sont posés son livre ouvert et un crucifix, et celui de Filippino Lippi représentant saint Bernard écrivant sous la dictée de la Vierge. Des sujets analogues ont encore été traités par Murillo, Fra Angelico, etc.

Bernard de Chartres, philosophe scolastique du XII' siècle. Il dirigeait l'école de Chartres. Victor Cousin a découvert, à la Bibliothèque nationale, le manuscrit où Bernard de Chartres déveiopoe son système, et reproduit le platonisme alexandrin de Joan de Salisbury.

Bernard, comte de Comminges, cinquième du nom, prit part à la guerre des albigeois. Partisan du comte de Toulouse, il subit comme lui les conséquences de la défaite de Muret. Le Comminges fut conquis et ravagé par les croisés. En 1214, le légat Pierre de Bénévent admit Bernard V à rentrer dans le giron de l'Eglise, et le comte se rendit à Rome pour obtenir sa grâce. Au concile de Latran de 1215, le pape adjugea à Simon de Montfort toutes les terres conquises sur les hérétiques. Mais, à la faveur du soulèvement général qui suivit cette provocation, Bernard reconquit ses Etats ; en 1219, il contribua à la victoire de Baziège. Quand il mourut, en 1226, son fils abandonna la cause du comte de Toulouse, et vint faire hommage lige à Louis VIII, pour conserver ses terres.

r, nom donné au continuateur ■ de Tyr, parce qu'il exerça les tonctions do tn-sorier du monastère de Saint- Piern.--lr I ..i ■. ,■ ~,i< i ■, ji. ■■ii-iid de 1160 à 1231.

Berna HD il- v<nt;Hl.Mir, nl.adourdu xii' siècle, filsdiiti N'rntadour, fut chassé

de ce li i,i : 1: M li . ;i\r-i: la femme duquel il

avait entretenu un commerce ao galanterie. Il se retira auprès dEléoiiore de Guyenne, puis de Raymond V de Toulouse, enfin dans l'abbaye de Delon, en Limousin. On a conservé de lui cinquante canzones et quelques tensons. Pétrar.Mie le cite avec éloi.'e.

Bernard DE La Babthe, ir-.ubadourdus

liècle.

Bernard Guy '' ■ / '."/'/ohîs), dominicain, inquisiteur de Toulouse et évoque do Lodève, né vers 1261 à Royères, mort à Lauroux en 1331, condamna au feu plus de 630 hérétiques. Son principal ouvrage est la Pratique de Vlnyuisition, curieux pour l'histoire de l'Inquisition. Cet écrivain fécond a laissé un très grand nombre de chroniques sur les papes, les empereurs, les rois de France, les évéques de Toulouse, l'ordre des dominicains, etc.

Bernard Ptolomei (saint), né à Sienne en 1272, mort en 1348. D'abord professeur de droit, il se voua à la vie cénobitique, et fonda, en 1319, l'ordre des olivétains, ainsi nommé du mont Olivet, lieu de sa retraite. Ces religieux adoptèrent la règle de saint Benoît.

Bernard le Trévisan, alchimiste italien, né à Padoue en 1406, mort en 1490. Il consacra sa vie et une fortune immense à la recherche de la pierre philosophale. et jouit d'une grande célébrité. Pendant longtemps les alchimistes recherchèrent ses ouvrages, dont les principaux sont : De philosopkia hermetica (Strasbourg, 1567) ; Opns historico-dogmaticum (1598^ ; Tractatus de secretissijjio pliilosophorum opère chemico (Bâle, 1600), le plus important et le plus curieux de ses écrits.

Bernard (saint), margrave de Bade, né vers I430. mort en 1458 à Moncalieri, était fils du margrave Jacques V, auquel il succéda en 1453, mais abandonna, en 1458, le pouvoir à son frère Charles, pour se livrer entièrement aux pratiques de la dévotion. Il fut canonisé en 1498, et devint le patron du pays de Bade.

Bernard 'Salomon), surnommé le Petit Bernard, graveur français, né et mort à Lyon (1520-1570). Les amateurs font grand cas des pièces qu'il dessina et grava pour divers ouvrages, notamment pour les Métamorphoses d'Ovide et pour la Bible dite de Li/on; son morceau du Délttfje, dans ce dernier livre, passe pour son chef-d'œuvre.

Bernard (Etienne), avocat, puis conseiller au parlement de Dijon, no dans cette ville en 1553, mort en 1609. Il se fit remarquer aux états de Blois (1588), et servit d'abord aveuglément Mavonne et le parti de la Ligue, puis se soumit'â Henri IV victorieux, contribua à faire rentrer Marseille dans l'obéissance, et reçut la charge de lieutenant général du bailliage de Chalon-sur-Saône. Il est l'auteur de divers écrits : Discours de ce qui adi q) a la mort des Guises, publié dans les « î Li^ue "; Ai-is à la noblesse sur ce g Blois en I5SS-<S9Û; etc.

Bernard (Jean), dominicain français, né à Linicour en 1555, mort en 1620. Il se livra, pendant la plus grande partie de sa vie, à la prédication, et composa plusieurs écrits ascétiques, dont le plus curieux est intitulé ; te Fouet divin des jureurs, parjureurs et blasphémateurs du très saint nom de Dieu (Douai, 1608).

Bernard (Charlesl, historien français, né à Paris en 1571, mort en 1640. Il fut conseiller du roi et historiographe de France sous Louis XIII. Il a composé des ouvrages, ipaux sont ; Discours sur l'état des finances re des guerres de Louis XIII contre les religionnaires (1633) ; Histoire de Louis XIII jusqu'à la guerre déclarée contre les Espagnols (1646); etc.

Bernard (Claude), dit le Pau-vre prêtre du diocèse de Langres, né à Dijon, d'une famille noble, en

^ lots, justes de la (passé aux états de

1588, mort à Paris en 1641. Il fut une grande et noble figure, comparable de tout point à saint Vincent de Paul, dont il fut l'ami. Il consacra toute sa fortune , qui était considérable, aux œuvres de charité, et refusa tous les honneurs qu'on voulut lui donner. On a de lui un Testament du B. P. Bernard et ses pensées dévotes sur sa vie, sa vocation et sa mort (Paris, 1641).

Bernard, duc de Saxe-'W'eimar, un des généraux de la guerre de Trente ans, né à Weimar en 1604, mort à Neubourg-sur-Ie-Rhin en 1639, fut, pendant les guerres de religion, l'un des plus brillants capitaines du parti protestant. L'un des premiers, il joignit ses armes à celles de Gustave-Adolphe, assista à l'afl'aire de Werben, aux sièges de "Wurtzbourg et de Manheim, et prit le commandement en chef de l'armée suédoise à la bataille de Lutzen, lorsque Gustave-Adolphe eut été frappé mortellement (^1632). Vaincu à Nordlingen, en 1634, ahandonné des Suédois, il accepta les propositions de Richelieu et fit alliance avec la France. Il prit l'Alsace aux Imiiériaux, opéra une admirable retraite en Lorraine (1635 1, remporta une victoire décisive en 1638 à Rheinfeld, et s'empara de Fribourg et de Brisach.

Bernard (Samuel), peintre et graveur français, né et mort à Paris (1615-1687). Il eut pour maître Simon Vouet, et fut l'un des douze fondateurs de l'Académie de peinture, en 1648. Il exécuta en miniature et à la gouache des portraits, des paysages et des tableaux d'histoire '^ — -'-

:-fortes d'à

I portr;

, peint par-Ferdinand EUe.

Bernard ;Samuel), célèbre traitant, né à Sancerre en 1651, mort à Paris en 1739, était fils du précédent. 11 se livra aux spéculations financières, et amassa, sous le ministère Chamillard, une fortune immense, qu'on évaluait à 33 miUions de francs. Dans une circonstance critique, comme en vit plusieurs la fin du grand règne, Louis XH' humilia son orgueil jusqu'à caresser la vanité de ce financier, et lui faire lui-même les honneurs de Marly. On a dit par erreur que Samuel Bernard était juif; il était protestant.

Bernard (Edouard), philologue et savant anglais, né à Perry-Saint-Paul en 1638, inort en 1697. Il professa quelque temps l'astronomie à l'université d'Oxford, et fit plusieurs voyages en Hollande et en France. Bernard a composé de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : Traité sur les anciens poids et mesures (Oxford, 1688) ; Ettjmologicum britannicum, imprimé à la suite de la Grammatica anglo-saxonica de Hickes (Oxford, 1689;.

Bernard (Jacques), publiciste français, né à Nyons, de parents protestants, en 1658, mort en 1718. Il lit ses premières études à Die et sa philosophie à Genève, où il prit aussi ses grades en théologie. Consacré en 1679, il desservit l'église de Vinsobres. Il fut inquiété comme pasteur, et dut se réfugier à Genève, puis à Lausanne, où il fut obligé, pour gagner sa vie, de donner des leçons. Après la révocation de l'édit de Nantes, il partit pour la Hollande, se maria, et s'établit à La Haye. Le Clerc le chargea, en 1691, de continuer la publication de la Biblin- «lèçMunii'erseHe. Les six derniers volumes sont de lui. Il continua aussi la publication, un moment suspendue, des I^'ouvelles de la république des lettres; mais, entre ses mains, ce journal tomba. En 1705, Bernard fut nommé pasteur à Leyde et professeur à l'université de cette ville. Il a laissé de'nombreux écrits, publiés de 1686 à 1714.

Bernard (Catherine), femme de lettres, née à Rouen en 1662, morte à Paris en 1712, était parente de Corneille et fut l'amie de Fontenelle, qui, dit-on, l'aida dans ses ouvrages. Elle avait préludé par trois petits poèmes en l honn'eur de Louis XIV couronnés par 1 Académie française et elle remporta plusieurs prix de poésie à 1 académie des jeux Floraux de Toulouse On lui doit deux ira gedies Léodamte il&90) etBrutus{\690 qui eut le mente d inspirer à Voltaire la pensée de traiti r k m nu sujpt

Bernard (Jean-Fredenc) lut i n 1 i t 1 1 I \insterdam mort en 1752 On ade Im n 1 1-

ges Cérémonies et coutumes reh ; ' ^

il-'T i"n1 snu-^ent réimprimé 1 1 s

Bernard i I i h 1 ' " alU-

1 93 est surtout connu par la reimpression des Petits nu decins qiers collection devenue fort rare II a aussi laissé plusieurs ouvrages sur la médecine

Bernard (Pons-Joseph) mathématicien né près de Draguignan en 1748, mort en 1816 f t nomm ci 1 1 directeur adjoint de l'observatoire do Mirse lie F 1 1 h l'Académie des sciences le choisit on n e crresj niant et lui confia lo soin de faire sur le 11 i ^ai me

do nouvelles observations, qui 1 r lis

insérées dans la Connaissance des t \

cipal ouvrage est intitulé Nouiea

Bernard (Thomas), çhilantl r I

coin en 1750, mort à Leamingtoi s-j

en 1818. Fils d'un gouverneur di M j

dans l'administration à son retour t

cupa dès lors de l'amélioration d

et des classes laborieuses, fa-i or I | 1 la

vaccine, et fonda des institutions de 1 nt 1 an e t H s lue la Galerie britannique et l'Institut royal On a de lui des écrits politiques et économiques

Bernard (Simon), lieutenant général du génie ne à Dôle en 1779, mort en 1839. Sorti de l Ecole poh technique il devint aide de camp de Napoléon en I805 et combattit à Waterloo. Etant allé rejoindre La Fayette aux Etats Unis, il y construisit quinze places fortes, et un ensemble de routes et de canaux qui reliaient toutes les parties de l'Union. Ces immenses travaux étaient terminés, lorsque la patrie. Il de-'"* enant généra génie, et ministre de la guerre en 1836.

Bernard (Louis-Rose-Désiré), dit Bernard de Rennes, magistrat, né à Brest en 1788, mort en 1858. Conseiller à la cour d'appel de Rennes, à la Restauration, il rentra au barreau et plaida plusieurs causes politiques importantes, fut élu député en 1830, contribua à la révolution de Juillet, fut nommé alors procureur à la cour

yalo do Pars donra sa

> soustraire

1 politiques,

i ot roparut ù

ts II a donné divers écrits :

(1820) aa Plaidoyer c6-

do I aChalotais; plusieurs

K) 1 tnc ideoM la Conquête

I niodcom vétérinaire français, né

rt ùToilousoon 1818. Il devint pro-

oln le Iyoa(i820), puis professeur

I t 1 i t nommé liroctourcn 1838.

t de 1 académie do médo-

icndcirs et des acheteur»

émo ros II fonda !o « Jour-

ct il ai 1 orta d'heurousos

1 lo la ténotjmio plantaire et

la Peau du lion; le Gentithomi

Bernard (Aristide-Martin M.irlm Hrii.ir,!, ,.

à Montbrison (Loire) en 180S, iii.ii 1 !■ ,1 1 . M 1 ■ ; Il .1. cupa quelque temps de typographio, so j.>t:i avoc i.assion dans les luttes politiques après 1830, et devint un des chefs du parti républicain. A la suite de l'insurrection de 1839, où il- figura avec Barbes et Blanqui, il resta emprisonné au Mont-.Saint-Michel et â DouUens, jusqu'à la révolution de 18J8. Il fut nommé alors commissaire général de la République dans plusieurs départements, puis élu représentant du peuple à l'Assemblée constituante et à la Législative. Il prit une part active au mouvement du 13 juin 18-19, dont l'insuccès 1 obligea à se réfugier à l'étranger. Il ne rentra en France qu'après l'amnistie de 1859. Aux élections de 1871, il fut élu député à l'Assemblée nationale dans le département de la Seine. Après la dissolution de l'Assemblée , il posa sa candidature à Saint-Etienne ; mais il échoua, et rentra alors dans la vie privée. Il a publié : Dix ans de prison au Mont-Saint-Michel et à Doullens (1851-1852). — Son frère Auguste, érudit, né à Montbrison en 1811, mort à Paris en 1868, s'était rendu dans cette ville on 1829, et entra comme correcteur à l'Imprimerie royale ; il poursuivit simultanément ses études d'érudition. Ses travaux sur l'histoire de l'imprimerie font autorité, aujourd'hui encore : De l'origine et des débuts de l'imjjrimrrie fin Europe (1853-1854) ; les Estienne (1856); Geoffroy Tory, premier imprimeur royal (1857); etc.

Bernard (Claude), physiologiste français, né à Saint- Julien (Rhône) en 1813, mort à Paris en 1878. Après quelques essais littéraires, il commença ses études médicales à Paris. Interne des hôpitaux en 1837, préparateur de Magendie au Collège de France en 1841, docteur en médecine en 1843, suppléant de Magendie en 1 847, docteur es sciences en 1853 et membre de l'Académie de médecine, i! fut appelé, en 1854, à la chaire de physiologie expérimentale qui venait d'être créée à la Sorbonne, chaire qu il laissa à Paul Bert en 1868 pour occuper celle de jîhysiologie générale au Muséum. Elu membre de l'Académie des sciences en 1854, il remplaça, l'année suivante, Magendie au Collège de France, comme professeur de médecine expérimentale. Commandeur de la Légion d'honneur en 1867, appelé, en 1868, à remplacer Flourens à l'Académie française, sénateur en 1869, par la volonté personnelle de Napoléon III, Claude Bernard, bien qu'il ait échoué à tous les concours, a justifié, par l'importance de ses travaux et de ses découvertes, cotte phrase d'un de ses admirateurs : « Bernard n'est pas un physiologiste, c'est la physiologie mémo. »

Les recherches de Claude Bernard portèrent d'abord sur

les phénomènes chimiques

de la digestion et particulièrement de la digestion du sucre de canne par le ferment inversif et des corps gras par le suc pancréatique.Cestravaux ( rent à la publica mémoire qui fut par l'Académiedes sciences en 1849, le conduisirent j. la découverte de la f i glycoçénique du I i une théorie pathi du diabète sucré qui grand rotentisscm m II lui valurent de nom t au en 1851, le grand prix de

Shysiologie à 1 Académie es sciences; en 1853 il ob tint une troisième fois ce prixù la suite de ses travau\ sur le système nerveux du

grand sympathique et de sa découverte capitale ( vaso-moteurs et des nerfs d'arrêt ou d'inhibition En même temps, Bernard contribuait à rt-ipl:. I do l'observation physioloeique ; par ses li-"- -, sur les poisons et les anesthésiques, il iii^i i ratoire au sein même de l'organisme, r.'n : : cal.' .'t |.ass:ir:rrc, et faisait ainsi, comme la::: 1'

"rnard, pat icore par

P. Bort, A. Moroan, Oréhant, Ranvlor, etc., ont contribué

chant au néo-vitalismo (v. vitalisme), comme l'indique cette phrase qui résume sa doctrine : « Los procédés do la vie, dit-il, sont à la fois chimiques dans leur résultat ot spéciaux dans leur exécution. • Cotte idée l'entraîna à combattre la conception dualistique de la vie, mais aussi & distinguer les phénomènes fonctionnels des phénomènes plastiques qui en sont inséparables. Quant â sa métiiodc, elle tire sa valeur non seulement de l'observation, do l'expérience facilitée par les vivisections, et d'une critique expérimentale très sévère, mais aussi du rélo qu'y joue l'hypothèse, laquelle, si elle no doit jamais intervenir, au cours de l'expérience, de manière à influencer l'observateur, est cependant nécessaire pour grouper les faits, diriger les reclierches et coordonner les résultats.

::] . ■ •:.-, d'uno part.

■ige

Claude Bernard partage la Faculté des

principalement au dovi s et où il a jeté les ba d'autre nart, lo Collège iMe, il cnerchait, sous l' I xpérimentation dos i

lies théori- '■ r/énérale, 110 incom- . à déduire.

ssju'il.a citer 11

sur une nouvelle fonction du foie considéré comme organe producteur de matière sucrée (thèse de la Faculté des sciences, 1853); Leçons de physiologie expérimentale {\%^b) ; Leçons sur les substances toxiques et médicamenteuses {I8hl) ; Leçons sur la physiologie et la pathologie du système ncn-'cux (1858) ; / -ns sur les propriétés physiologiques et les altérations '■«ligues des liquides de l'organisme (1859) ; Jntroduc- ' /.(ude de la médecine expénmentale{\S6b)\ Leçonssur ; 'i^riétés des tissus vivants ^1866) ; Rapport sur les pro- , - ' ! la marche de la physiologie générale en /Vance (1867);

grnèse animale (1877) ; Leçons sur les phénomènes de la vie communs aux animaux et aux végétaux {m:-ls); la Science e.Tpérimentale(lili); Leçons de physiologie opéraloire{W19) ; Leçons de pathologie expérimentale (1880).

Bernard (Simon-François), homme politique français, né à Carcassonne en 1817, fut d'abord chirurgien de marine. Entré dans le mouvement républicain, il fut de presque tous les complots qui, à partir de 1851, s'ourdirent, en Angleterre où il s'était réfugié, contre la plupart des gouvernements du continent. Enfin, en 1857, il prit une part active dans le complot Orsini. Ce fut lui qui dirigea la fabrication de ces fameuses bombes qui firent tant de victimes au parvis de l'Opéra le 14 janvier 1858. Après la condamnation de ses complices, il fut, sur la plainte du gouvernement français, traduit devant les assises d'Old- Bailey ; mais le jury anglais, qui ne voulait pas paraître céder aune pression étrangère, le déclara innocent, ce qui faillit amener une rupture éclatante entre les deux pays.

Bernard (Thaïes), poète et littérateur, né et mort à " ■ ' ■ ' ■ I Jac-

de la Commune chargés de conduire Louis XVI à l'échafaud. C'était un homme très instruit, doué d'un esprit très fin, qui vécut à peu près constamment dans la misère et qui ne put jamais s'astreindre à faire, pour vivre, un travail qui n'était pas dans ses goûts. Bernard fonda la "Revue de la province» (1861) et collabora à une foule de recueils. Outre des volumes divers : Poésies nouvelles, Mélodies pastorales^ et des romans, on lui doit notamment : la Lisette de Béranger, souvenirs intimes (1864) ; Histoire de la poésie (1864), résumé substantiel qui n'a pas eu le succès qu'il méritait; (e Progrès (1869), poème didactique. Bernard (Victor) , auteur dramatique, né à Bézicrs en 1829. Il a donné au théâtre nombre de pièces, presque toutes en collaboration, et dont plusieurs ont eu du succès : Mesdames de Montanbrèche, comédie en cinq actes (1866); Geneviève de Brébant, folie-vaudeville en trois actes ; le Lis de la vallée, comédie en trois actes ( 1 868) ; ie Grelot, opérette

Vert-Galant, opéra-comique en trois actes (1876) ; Voyage à Philadelphie, vaudeville en quatre actes (1876) ; les Cris-cris (le fniis, revue en trois actes (1877) ; ta Brebis égarée, cométu en quatre actes (1882); etc.

Bernard Délicieux. Biogr. v. Délicieux.

BeRNARDES (Diego), poète, surnommé par ses compatrijtes le Théocrite portugais, né à Ponte do Barca \ ers 1540, mort en 1596. On a de lui divers recueils de vers ;

0 Li/ma (1596) ; Bimas varias flores da Lyma (1597) ; etc. Ses œuvres figurent parmi celles des classiques do la littérature portugaise.

BERNARDET (dé) n. m. Nom vulgaire d'un s(jua!e du genre centrine (centrina vulpecula), nommé aussi renard, liumantin, etc., et habitant nos côtes. "V. centrine.

BernaRDI (Joseph-Elzéar-Dominique), légiste fran- 11S né à Monieux (Provence) en 1751, mort en 1824. Avant la Révolution, il était lieutenant général au siège de sault Arrêté en 1793, il recouvra sa liberté lors de l'insurrection fédéraliste, se hâta d'émigrer, et ne rentra en France qu'après le 9 thermidor. Envoyé aux Cinq-Cents par le département de Vaucluse, il y prit la défense de ceuv qui avaient livré Toulon aux Anglais, et devint, sous

1 Empire, chef de division au ministère de la justice. Elu membre de l'Institut en 1812, il fut nommé, sous la Restauration, censeur des journaux. On a de lui quelques ou- \ra.'e';, dont les principaux sont : Essai sur les révolutions

' ' .^ français (1793); Inslitution au droit français civil ■ -nncl, etc. (^1800); De l'origine et des progrès de ta

ri, m française (1817).

BERNARDIE n. f. Genre d'euphorbiacées-jatrophées, reniermant des plantes frutescentes des régions chaudes

BERNARDIÉRE n. f. 'Variété de poire d'hiver. BernardiÉRE (L.\), comm. de la '\'endée, arrond. et ù 43 kilom. de La Roche-sur-Ton, sur un affluent de la

Page 1